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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Autisme : un malaise fran&#231;ais</title>
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		<title>L'autisme, un malaise fran&#231;ais</title>
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		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
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&lt;p&gt;La pol&#233;mique n'a peut-&#234;tre jamais &#233;t&#233; aussi virulente. Elle a ressurgi &#224; la faveur de l'actualit&#233; sur l'autisme, particuli&#232;rement charg&#233;e depuis d&#233;but janvier : rapport de la s&#233;natrice Val&#233;rie L&#233;tard sur l'impact du plan autisme 2008-2010, condamnation en premi&#232;re instance de la r&#233;alisatrice Sophie Robert pour son film Le Mur : l'autisme &#224; l'&#233;preuve de la psychanalyse, d&#233;p&#244;t de la proposition de loi du d&#233;put&#233; Daniel Fasquelle et enfin publication des recommandations de la Haute autorit&#233; de sant&#233;. Comment parler (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1053-" rel="tag"&gt;1053&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La pol&#233;mique n'a peut-&#234;tre jamais &#233;t&#233; aussi virulente. Elle a ressurgi &#224; la faveur de l'actualit&#233; sur l'autisme, particuli&#232;rement charg&#233;e depuis d&#233;but janvier : rapport de la s&#233;natrice Val&#233;rie L&#233;tard sur l'impact du plan autisme 2008-2010, condamnation en premi&#232;re instance de la r&#233;alisatrice Sophie Robert pour son film Le Mur : l'autisme &#224; l'&#233;preuve de la psychanalyse, d&#233;p&#244;t de la proposition de loi du d&#233;put&#233; Daniel Fasquelle et enfin publication des recommandations de la Haute autorit&#233; de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment parler alors de la prise en charge de l'autisme en pleine controverse ? Simplement en donnant la parole &#224; diff&#233;rents acteurs. Psychanalyste, psychologue, p&#233;dopsychiatre et responsable associatif : de sensibilit&#233;s diff&#233;rentes, ils &#233;clairent les sources de tensions, donnent des clefs pour avancer et pour qu'un dialogue soit de nouveau possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pol&#233;mique n'a peut-&#234;tre jamais &#233;t&#233; aussi virulente. Elle a ressurgi &#224; la faveur de l'actualit&#233; sur l'autisme, particuli&#232;rement charg&#233;e depuis d&#233;but janvier : rapport de la s&#233;natrice Val&#233;rie L&#233;tard sur l'impact du plan autisme 2008-2010, condamnation en premi&#232;re instance de la r&#233;alisatrice Sophie Robert pour son film Le Mur : l'autisme &#224; l'&#233;preuve de la psychanalyse, d&#233;p&#244;t de la proposition de loi du d&#233;put&#233; Daniel Fasquelle et enfin publication des recommandations de la Haute autorit&#233; de sant&#233;. Avec pour point commun la mise en cause de la psychanalyse et de la psychoth&#233;rapie institutionnelle dans l'accompagnement des personnes autistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile, dans ce contexte, de rendre compte sereinement de la situation fran&#231;aise : les interlocuteurs se m&#233;fient, craignant une d&#233;formation ou une instrumentalisation de leurs propos, quand d'autres refusent d'ouvrir la porte de leur structure, ou simplement de parler. Difficile, mais pas impossible.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sanitaire et m&#233;dico-social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le malaise, profond, prend d'abord racine dans les causes de l'autisme. Longtemps myst&#233;rieuse, la science n'en a d&#233;voil&#233; qu'une partie. Il est av&#233;r&#233; aujourd'hui que l'autisme na&#238;t in utero, au moment o&#249; le cerveau se d&#233;veloppe. Des neurones en surnombre apparaissent et viendront g&#234;ner la communication apr&#232;s la naissance. A ce &#171; chaos &#187; c&#233;r&#233;bral s'ajoutent des facteurs g&#233;n&#233;tiques et environnementaux, objets de nombreuses recherches scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre difficult&#233; tient &#224; la diversit&#233; des troubles autistiques, appel&#233;s aujourd'hui &#171; troubles envahissants du d&#233;veloppement &#187; (TED). Car si elles ont des points communs (alt&#233;ration des interactions sociales, de la communication et du langage, st&#233;r&#233;otypies, champ d'int&#233;r&#234;ts et d'activit&#233;s restreints), les formes autistiques diff&#232;rent fortement d'un individu &#224; l'autre (l'autiste dit &#171; s&#233;v&#232;re &#187; ou &#171; profond &#187; a peu en commun avec l'enfant atteint du syndrome d'Asperger&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le syndrome d'Asperger tire son nom du travail du psychiatre autrichien Hans (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces enfants et leur famille, il a fallu apporter des r&#233;ponses en termes d'accompagnement. Et c'est l&#224; que le malaise prend corps. Chaque pays a d&#233;velopp&#233;, au fil des d&#233;cennies et de l'avanc&#233;e des connaissances, en fonction de sa culture et de son syst&#232;me de soin, des types de prise en charge. En France, les enfants souffrant de troubles mentaux ou du comportement ont toujours &#233;t&#233; dirig&#233;s vers les services de soins hospitaliers, majoritairement dirig&#233;s par des psychiatres qui sont parfois aussi psychanalystes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, si le diagnostic est le plus souvent pos&#233; par des &#233;quipes de p&#233;dopsychiatrie, notamment dans les Centres de ressource autisme (CRA), le secteur sanitaire et le secteur m&#233;dico-social se partagent la prise en charge (Sessad associatifs, h&#244;pital de jour, ou IME) (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Au-coeur-des-pratiques' class='spip_in'&gt;lire les reportages&lt;/a&gt;). Mais les psychanalystes sont accus&#233;s, par beaucoup de parents et leurs associations repr&#233;sentatives, d'avoir retard&#233; la prise en charge de l'autisme en France, et d'&#234;tre inop&#233;rants, voire n&#233;fastes, pour leurs enfants et eux-m&#234;mes. Il leur est reproch&#233; d'avoir culpabilis&#233; des g&#233;n&#233;rations de m&#232;res en reprenant &#224; leur compte la th&#233;orie du &#171; r&#244;le inconscient des m&#232;res &#187; d&#233;velopp&#233;e par Bruno Bettelheim dans son ouvrage La Forteresse Vide, paru en&#8230; 1967.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Teacch, Pecs, Makaton&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en 2012, et les psychanalystes se d&#233;fendent. Pourvu qu'ils se fassent entendre, ils parlent de leur pratique, hier et aujourd'hui. Quand Marie-Dominique Amy, psychologue, psychanalyste et pr&#233;sidente de la Cippa (Coop&#233;ration internationale entre psychoth&#233;rapeutes psychanalystes s'occupant de personnes avec autisme), commence sa carri&#232;re en 1979 &#224; Paris, au CMP et &#224; l'h&#244;pital de jour du XVIIe arrondissement, &lt;i&gt;&#171; la pratique de l'errance th&#233;rapeutique et l'application de la th&#233;orie de l'attente de l'&#233;mergence du d&#233;sir s&#233;vissaient encore. Tr&#232;s rapidement, j'ai dit que je ne cautionnerai pas tout cela. J'ai rencontr&#233; des &#233;ducateurs heureux de pouvoir &#233;voluer. Nous avons cr&#233;&#233; des plannings &#224; la journ&#233;e et &#224; la semaine, en int&#233;grant imm&#233;diatement et pleinement les parents dans ce dispositif. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En compl&#233;ment, Marie-Dominique Amy commence tr&#232;s t&#244;t &#224; se former, avec certains de ses coll&#232;gues, aux m&#233;thodes &#233;ducatives. &lt;i&gt;&#171; Teacch, Pecs, Makaton, &#233;valuations cognitives et plus r&#233;cemment ABA. Dans un souci permanent de jonctions entre les difficult&#233;s psychiques et cognitives, je pense m'&#234;tre davantage form&#233;e que certains de nos d&#233;tracteurs ! Ces m&#233;thodes, toutes diff&#233;rentes, sont des outils qui peuvent aider l'enfant &#224; communiquer et &#224; apprendre. Notre travail, c'est d'essayer de comprendre leurs &#233;motions sous-jacentes, qui font qu'&#224; tel moment, pour eux, ce qui se passe est insurmontable. Il faut les aider &#224; articuler leurs &#233;motions et leurs sensations avec ce qu'ils vivent dans le monde ext&#233;rieur. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la th&#233;orie de Bettelheim, Marie-Dominique Amy tient &#224; se d&#233;marquer : &lt;i&gt;&#171; Certains courants ne sont pas les miens et ont s&#251;rement fait du tort aux familles. Moi, j'ai toujours &#233;t&#233; choqu&#233;e d'entendre parler de vide. Je pense exactement le contraire, je pense que ces enfants vivent des contenus psychiques, &#233;motionnels, sensoriels qui sont fracass&#233;s, disparates, d&#233;sorganis&#233;s, et qu'il faut tout faire pour qu'ils arrivent &#224; mieux les comprendre. Notre travail consiste &#224; les aider &#224; faire des liens, tout envelopper, parce que chez eux tout est d&#233;sarticul&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Pr&#244;nant depuis toujours une prise en charge int&#233;grative (associant soin, &#233;ducation et p&#233;dagogie, comme dans la plupart des structures en France), adapt&#233;e &#224; chaque enfant, elle se dit &#171; bless&#233;e et outr&#233;e &#187; d'entendre que les psychanalystes rechignent &#224; utiliser les m&#233;thodes comportementales ou encore &#224; promouvoir le diagnostic pr&#233;coce. &lt;i&gt;&#171; Je me suis battue tr&#232;s t&#244;t pour l'int&#233;gration en milieu scolaire, pour le travail avec les &#233;ducateurs, les orthophonistes, dans l'institution mais aussi &#224; domicile. Et bien entendu pour le partenariat avec les parents. Si vous saviez le nombre de parents qui me disent, encore aujourd'hui : qu'aurions-nous fait sans vous ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Chemin de croix&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que faire, en effet. Que faire pour ces enfants, et leurs parents, &#233;puis&#233;s, isol&#233;s, portant seuls le poids du quotidien et cheminant sans avenir certain ? Marcel H&#233;rault, pr&#233;sident depuis dix-sept ans de S&#233;same-Autisme (il passe la main cette ann&#233;e), l'une des principales f&#233;d&#233;rations pour les autistes en France, en a rencontr&#233; beaucoup. S'il estime que &#171; le champ sanitaire et m&#233;dico-social se r&#233;f&#232;re trop &#224; la psychanalyse, pour tout et n'importe quoi &#187;, il ne pense pas qu'une loi ou des recommandations de la &lt;a href=&#034;http://www.has-sante.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Haute autorit&#233; de sant&#233;&lt;/a&gt; (HAS) apaiseront la situation. &lt;i&gt;&#171; On aurait pu r&#233;unir autour de la table des personnes susceptibles d'obtenir un consensus. Mais les pouvoirs publics n'ont pas cherch&#233; &#224; le faire. &#187;&lt;/i&gt; Ces gouvernements successifs qui ont, selon lui, &lt;i&gt;&#171; compl&#232;tement sous-estim&#233; la nature des probl&#232;mes id&#233;ologiques qui traversent l'autisme depuis des ann&#233;es. Par maladresse politique, par ignorance de la gravit&#233; des tensions, la situation s'est d&#233;t&#233;rior&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan aujourd'hui est connu : la prise en charge de l'autisme en France rel&#232;ve du chemin de croix (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Nous-n-avons-pas-de-dogme-ni-psychanalytique-ni-comportemental' class='spip_in'&gt;lire l'interview de deux professionnelles canadiennes&lt;/a&gt;). Trop peu de structures adapt&#233;es, une scolarisation al&#233;atoire, un saupoudrage de temps d'accueil en institution, des passages (de la petite enfance &#224; l'enfance, de l'adolescence &#224; l'&#226;ge adulte) d&#233;licats, et des parcours non s&#233;curis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coordonnatrice du Centre de ressource autisme de Languedoc-Roussillon, Amaria Baghdadli dresse le m&#234;me constat, chaque jour, aupr&#232;s des familles qu'elle re&#231;oit. &lt;i&gt;&#171; Je vois bien la difficult&#233; des &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux &#224; faire face. Et je pense qu'il faut aller d'urgence vers la mise en place de parcours coh&#233;rents et territorialis&#233;s pour les autistes, en d&#233;finissant les r&#244;les de chacun. Je pense que le sanitaire pourrait aider, en appui et en &#233;quipe mobile, le m&#233;dico-social. &#187;&lt;/i&gt; P&#233;dopsychiatre au CHU de Montpellier, qui &#171; parle d'autant plus librement qu' [elle n'est] pas psychanalyste &#187;, elle d&#233;plore &#171; le climat de guerre &#187; actuel. &lt;i&gt;&#171; On est tous d'accord pour dire que les parcours ne sont pas s&#233;curis&#233;s, mais de l&#224; &#224; accuser la psychanalyse et la psychoth&#233;rapie institutionnelle de tous les maux, je dis stop ! Le jour o&#249; on ne s'occupera plus d'un certain nombre de situations, o&#249; vont aller les enfants ? Quelqu'un comme Jacques Hochmann, psychiatre et psychanalyste, a &#233;t&#233; l'un des premiers &#224; monter une CLIS (classe pour l'inclusion scolaire) pour les enfants autistes. Et quand on y regarde de plus pr&#232;s, on s'aper&#231;oit que la psychanalyse est davantage un outil pour penser l'institution, o&#249; les pratiques sont tr&#232;s diff&#233;rentes et font bien s&#251;r appel aux m&#233;thodes &#233;ducatives et p&#233;dagogiques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Un pas vers l'autre &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des m&#233;thodes que Bernadette Rog&#233; n'a cess&#233; de d&#233;couvrir, d'apprendre et d'importer depuis plus de trente ans. Avec une philosophie : &#171; Faire ce qui me semble bon pour ces enfants. &#187; Psychologue, professeur des universit&#233;s &#224; Toulouse et directrice du Ceresa (Centre r&#233;gional d'&#233;ducation et de services pour l'autisme en Midi-Pyr&#233;n&#233;es), elle a travers&#233; l'Atlantique d&#232;s le d&#233;but de sa carri&#232;re pour &#233;tudier la neuropsychologie &#224; Los Angeles, et se rendre &#224; Chapel Hill en Caroline-du-Nord, berceau des m&#233;thodes &#233;ducatives. &lt;i&gt;&#171; J'y ai appris qu'avec ces enfants, il faut que chacun fasse un pas vers l'autre. Il ne faut pas chercher &#224; les adapter &#224; l'environnement mais &#224; d&#233;velopper leur qualit&#233; de vie, en tenant compte de leurs d&#233;ficits, mais aussi de leurs points forts. Ma d&#233;marche a toujours consist&#233; &#224; leur apporter des ressources, des moyens de communication, pour leur permettre d'acc&#233;der &#224; un confort de vie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne voulant pas s'attarder sur les conflits id&#233;ologiques, Bernadette Rog&#233; se positionne &lt;i&gt;&#171; du c&#244;t&#233; du progr&#232;s scientifique. On est en train d'assister en France &#224; un glissement de la prise en charge vers le m&#233;dico-social, qui peut tout &#224; fait r&#233;pondre aux besoins de ces enfants. On doit bien s&#251;r travailler en interdisciplinarit&#233;, avec les p&#233;dopsychiatres pour le diagnostic, et pour le suivi lorsqu'il y a des complications psychiatriques. Ils restent des partenaires avec lesquels on peut avancer, notamment quand ils connaissent les approches modernes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faire pour mettre fin au malaise, d&#233;battre sereinement, lutter contre les id&#233;es re&#231;ues, et, au final, servir la cause des autistes ? &lt;i&gt;&#171; Je rencontre &#233;norm&#233;ment de parents qui sont tr&#232;s contents du travail que l'on fait avec leur enfant,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Amaria Baghdadli. &lt;i&gt;Chaque jour, je re&#231;ois des le&#231;ons de vie. Bien s&#251;r, certains arrivent parfois en col&#232;re, car ils ont &#233;t&#233; mal orient&#233;s par leur p&#233;diatre, ou sont m&#233;contents du suivi qui leur a &#233;t&#233; propos&#233;. Mais on en parle ensemble, on les &#233;coute, et on les r&#233;oriente. &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Difficile, mais pas impossible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le syndrome d'Asperger tire son nom du travail du psychiatre autrichien Hans Asperger en 1944. Les personnes atteintes, comme les autistes dits de &#8220;haut niveau&#8221;, ont de fortes capacit&#233;s intellectuelles mais rencontrent des difficult&#233;s dans leurs rapports sociaux&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Banlieues sans illusions, les oubli&#233;es de la campagne &#233;lectorale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Banlieues-sans-illusions-les-oubliees-de-la-campagne-electorale</link>
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		<dc:subject>1053</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rel&#233;gu&#233;s, stigmatis&#233;s, les quartiers populaires de la politique de la Ville font figure, pour l'instant, de grands oubli&#233;s dans la campagne &#233;lectorale. Une initiative gonfl&#233;e a r&#233;cemment bouscul&#233; les candidats. &lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;e &#224; Clichy-sous-Bois apr&#232;s les &#171; &#233;meutes &#187; de 2005, l'association AClefeu a r&#233;ussi un joli coup : fin f&#233;vrier, elle installait pour quelques jours son Minist&#232;re de la Crise des banlieues en plein c&#339;ur de Paris et pr&#233;sentait aux candidats ses douze propositions pour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Parmi (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1053-" rel="tag"&gt;1053&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_776 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/jpg/derive-jiho.jpg' width=&#034;600&#034; height=&#034;367&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Rel&#233;gu&#233;s, stigmatis&#233;s, les quartiers populaires de la politique de la Ville font figure, pour l'instant, de grands oubli&#233;s dans la campagne &#233;lectorale. Une initiative gonfl&#233;e a r&#233;cemment bouscul&#233; les candidats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233;e &#224; Clichy-sous-Bois apr&#232;s les &#171; &#233;meutes &#187; de 2005, l'association AClefeu a r&#233;ussi un joli coup : fin f&#233;vrier, elle installait pour quelques jours son Minist&#232;re de la Crise des banlieues en plein c&#339;ur de Paris et pr&#233;sentait aux candidats ses douze propositions pour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Parmi celles-ci, des peines d'in&#233;ligibilit&#233; pour les maires ne respectant pas le quota de 20 % de logements sociaux, le vote obligatoire et la reconnaissance du bulletin blanc, un plan d'investissement pour l'&#233;ducation, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 16 au 26 mars, l'association sillonnera le pays, avec deux caravanes. Les militants d'AClefeu avaient d&#233;j&#224; fait signer en 2007 un contrat social et citoyen aux candidats d'alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le PS et Fran&#231;ois Bayrou se prononcent pour la cr&#233;ation d'un minist&#232;re de l'&#201;galit&#233; ; Fran&#231;ois Hollande promet 150 000 emplois d'avenir dans les quartiers de politique de la Ville ; de m&#234;me, le 27&#232;me de ses 60 engagements se veut clair : &lt;i&gt;&#171; Je maintiendrai les services publics dans nos banlieues &#187;.&lt;/i&gt; Il est en effet plus que temps&#8230; Eva Joly estime que &lt;i&gt;&#171; la solution pour les banlieues, ce sont ses habitants &#187; &lt;/i&gt; et veut leur octroyer un droit de veto sur les op&#233;rations de r&#233;novation urbaine et propose d'investir &lt;i&gt;&#171; un euro suppl&#233;mentaire dans l'humain pour chaque euro investi dans le b&#233;ton &#187;&lt;/i&gt;. Jean-Luc M&#233;lenchon parle m&#234;me, lui, de supprimer le minist&#232;re de la Ville pour plus d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un sentiment tr&#232;s fort de perte de partenariat avec l'&#201;tat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu est de taille : l'abstention bat des records absolus dans certains quartiers de la politique de la ville. Il y a un an, un rapport du think tank Terra Nova pointait une rupture progressive et plus ou moins consomm&#233;e entre leurs habitants et la gauche&#8230; Le plan Marshall promis en 2007 est devenu laborieusement plan Banlieue, puis plan Espoir banlieue ou Dynamique espoir banlieue, sans r&#233;alit&#233; consistante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cinq ans, les associations du Forum social des quartiers populaires (FSQP) tentent de se forger une identit&#233; commune. En novembre 2011, elles d&#233;non&#231;aient ensemble les &#171; politiques paternalistes &#187; et les handicaps inh&#233;rents &#224; ces territoires rel&#233;gu&#233;s en mati&#232;re d'emploi, de transports, de logement, de sant&#233;&#8230; Un cercle de r&#233;flexion sur les quartiers populaires, Graines de France, a r&#233;cemment montr&#233;, apr&#232;s &#233;tude, que le foss&#233; entre jeunes de certains quartiers et la police allait s'agrandissant. D&#233;but f&#233;vrier, un colloque intitul&#233; Banlieues, quelles propositions pour demain ? a surlign&#233; le manque de contenu sur ces banlieues dans les propositions &#233;lectorales des diff&#233;rents candidats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier, le Conseil national des villes (CNV) a rendu les conclusions des coordonnateurs de conseils locaux et intercommunaux de s&#233;curit&#233; et pr&#233;vention de la d&#233;linquance (CLSPD/CISPD) sur l'&#233;volution des politiques de pr&#233;vention de la d&#233;linquance. Le bilan est plus que mitig&#233;, le constat alarmant. &#171; Sentiment tr&#232;s fort de perte de partenariat avec l'&#201;tat &#187;, &#171; manque d'articulation et de synergie entre les diff&#233;rents financements qui pourraient &#234;tre mobilis&#233;s &#187;, associations en danger de tr&#233;sorerie, solitude des villes &#171; pour faire face aux enjeux de pr&#233;vention de la d&#233;linquance et de s&#233;curit&#233; urbaine &#187; y sont soulign&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion est rude : &#171; L'&#201;tat ne favorise pas l'animation de r&#233;seaux, la coordination par ses services notamment d&#233;partementaux, un travail collectif sur les &#233;volutions de la d&#233;linquance, la capitalisation des bonnes pratiques, les formations, les priorit&#233;s &#224; partager, les efforts &#224; conjuguer. Ces manquements se font cruellement sentir pour &#233;viter un essoufflement des acteurs ou une approche id&#233;ologique ou bureaucratique de la pr&#233;vention de la d&#233;linquance. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Parrainer les enfants d'&#224; c&#244;t&#233;</title>
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		<dc:subject>Filiation</dc:subject>
		<dc:subject>1053</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il y a des adultes qui tentent de tourner le dos &#224; leur enfance d&#233;chir&#233;e, en essayant de r&#233;ussir, malgr&#233; elle, le reste de leur existence. Catherine Enjolet, elle, n'a jamais pu oublier cette partie de sa vie. Elle l'a m&#234;me d&#233;crite dans plusieurs livres. Mais elle ne s'est pas content&#233;e de mettre des mots sur cette douloureuse exp&#233;rience. Elle a voulu &#233;viter que certains enfants vivent la m&#234;me d&#233;tresse qu'elle. En 1990, elle cr&#233;e l'association Parrains par'mille qui propose un parrainage aux enfants et aux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a des adultes qui tentent de tourner le dos &#224; leur enfance d&#233;chir&#233;e, en essayant de r&#233;ussir, malgr&#233; elle, le reste de leur existence. Catherine Enjolet, elle, n'a jamais pu oublier cette partie de sa vie. Elle l'a m&#234;me d&#233;crite dans plusieurs livres. Mais elle ne s'est pas content&#233;e de mettre des mots sur cette douloureuse exp&#233;rience. Elle a voulu &#233;viter que certains enfants vivent la m&#234;me d&#233;tresse qu'elle. En 1990, elle cr&#233;e l'association Parrains par'mille qui propose un parrainage aux enfants et aux familles qui le souhaitent. Avec 100 000 enfants en danger, deux millions d'enfants pauvres, trois millions d'enfants isol&#233;s et 800 000 orphelins de p&#232;re et de m&#232;re, il y a de quoi faire. Il ne s'agit ni de faire concurrence aux services sociaux, ni de pr&#233;tendre se substituer aux parents biologiques, mais de proposer des adultes relais &#224; des enfants en attente d'une relation bienveillante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux liens du sang qu'assument les familles naturelles, se rajoutent dans une logique de compl&#233;mentarit&#233; les liens du sens de ces parrains et marraines. L'association veille &#224; la qualit&#233; de la d&#233;marche de ses b&#233;n&#233;voles. Les candidats qui apparaissent dans la demande et dans un manque &#224; combler sont &#233;cart&#233;s. Seuls sont retenus ceux qui se montrent en capacit&#233; d'offrir leur temps et leur affection, acceptant ainsi de constituer un authentique tiers permettant &#224; l'enfant de s'ouvrir sur l'alt&#233;rit&#233;. Il n'y a aucune indemnisation, ni paiement du service ainsi rendu : on est dans le don r&#233;ciproque, le parrain et son filleul s'enrichissant mutuellement de la rencontre et du lien qui se tissent entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace familial est consid&#233;r&#233; comme un lieu priv&#233; o&#249; il est mal venu de faire intrusion. Bien s&#251;r, un sentiment de jalousie et de rivalit&#233; peut se manifester chez un parent, un conflit de loyaut&#233; na&#238;tre chez l'enfant et une tentation d'&#233;vincement chez le parrain. C'est pourquoi, aucun statut juridique ne vient p&#233;renniser la relation &#233;tablie, qui ne peut &#234;tre que librement consentie. Le contrat moral qui s'&#233;tablit alors ne peut fonctionner que sur la base d'un climat de confiance, pr&#233;alable et condition sine qua non d'un lien apaisant et constructif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catherine Enjolet revendique de se m&#234;ler de ce qui ne la regarde pas, d&#232;s lors o&#249; un enfant est en difficult&#233;. Ce n'est l&#224; ni un droit, ni un devoir, mais bien plut&#244;t un don d'ing&#233;rence, explique-t-elle. Un enfant ne peut se construire durablement qu'en s'appuyant sur les rep&#232;res stables que lui procure une s&#233;curit&#233; affective. De tout temps, des parents de secours ont &#233;t&#233; utilis&#233;s (co-parents, symboliques ou spirituels). Les Parrains par'mille jouent ce r&#244;le de ces tuteurs de r&#233;silience. Ils sont 4 000 dans toute la France. Un grain de sable peut-&#234;tre, mais un grain de sable utile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Rue de l'&#233;chiquier, 2010 (128 p. ; 9,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La voie de l'innovation sociale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-voie-de-l-innovation-sociale</link>
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		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Hugues Sibille est une figure incontournable de l'&#233;conomie sociale et solidaire. Son parcours professionnel est parsem&#233; de cr&#233;ations originales. Il a particip&#233;, de pr&#232;s ou de loin, &#224; nombre d'innovations des trente derni&#232;res ann&#233;es : p&#233;pini&#232;res d'entreprises, coop&#233;ratives d'activit&#233;, fabriques &#224; initiatives, les pr&#234;ts d'honneur, le microcr&#233;dit, les soci&#233;t&#233;s coop&#233;ratives d'int&#233;r&#234;t collectif. En 1997, quand il entre au cabinet de Martine Aubry, c'est pour mettre en application le projet des emplois-jeunes. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton3705-c34dc.jpg?1694626807' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hugues Sibille est une figure incontournable de l'&#233;conomie sociale et solidaire. Son parcours professionnel est parsem&#233; de cr&#233;ations originales. Il a particip&#233;, de pr&#232;s ou de loin, &#224; nombre d'innovations des trente derni&#232;res ann&#233;es : p&#233;pini&#232;res d'entreprises, coop&#233;ratives d'activit&#233;, fabriques &#224; initiatives, les pr&#234;ts d'honneur, le microcr&#233;dit, les soci&#233;t&#233;s coop&#233;ratives d'int&#233;r&#234;t collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, quand il entre au cabinet de Martine Aubry, c'est pour mettre en application le projet des emplois-jeunes. Aujourd'hui, quand il compare la dizaine de milliers d'embauches li&#233;es &#224; la baisse de la TVA dans la restauration, il est fier d'avoir pu cr&#233;er dix fois plus d'emplois, pour un co&#251;t moiti&#233; moins &#233;lev&#233;. En 2001, Hugues Sibille est nomm&#233; directeur des petites entreprises et de l'&#233;conomie sociale &#224; la Caisse des D&#233;p&#244;ts. Il renforce les financements en fonds propres des structures comme l'ADIE, France initiative ou France active et cr&#233;e les Dispositifs locaux d'accompagnement qu'utilisent actuellement 7 000 associations par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet homme a l'innovation sociale chevill&#233;e au corps. Ne confondant pas l'ambition qui l'anime dans les projets qu'il m&#232;ne &#224; bien et son plan de carri&#232;re, Hugues Sibille rejoint &#224; l'automne 2005 le Cr&#233;dit coop&#233;ratif dont il devient le vice-pr&#233;sident. Il va trouver, avec cette PME bancaire de 2 000 salari&#233;s et de 400 millions d'euros de produit net, une goutte d'eau dans l'oc&#233;an de la finance, l'occasion de d&#233;fendre ses valeurs sociales. Il met en place une contribution volontaire sur les transactions de change qui rapportera, en 2011, 100 000 &#8364; affect&#233;s &#224; des actions solidaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire que le regard qu'il porte sur le monde &#233;conomique est des plus critiques. Il s'oppose au pouvoir des actionnaires qui n'ont comme seul objectif que d'accro&#238;tre leurs dividendes et pr&#233;conise un mode de gouvernance participatif, par l'attribution de plus de pouvoirs aux salari&#233;s, aux usagers, aux citoyens et aux collectivit&#233;s. Plus qu'une nationalisation bien trop co&#251;teuse, il revendique des contr&#244;les collectifs. Il ne d&#233;nie pas au march&#233; le droit d'exister, mais refuse son extension &#224; tous les espaces de l'activit&#233; humaine. Il se fait le fervent d&#233;fenseur des soci&#233;t&#233;s de personnes qu'il souhaite voir se d&#233;velopper aux c&#244;t&#233;s des soci&#233;t&#233;s de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; gagner la bataille des id&#233;es. Ce qui n'est pas jou&#233; d'avance, comme le montre la faible proportion de coop&#233;ratives ouvri&#232;res sur les 2,2 millions d'entreprises dont le nombre n'est pass&#233;, de 1978 &#224; aujourd'hui, que de 1 500 &#224; 2 000. Mais Hugues Sibille croit en la possibilit&#233; de modifier le cours des choses. Et pour cela, il compte bien sur le formidable levier que constitue le monde associatif, premier laboratoire de l'innovation sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Rue de l'&#233;chiquier, 2011 (124 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Au c&#339;ur des pratiques</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Au-coeur-des-pratiques</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;tablissements sanitaires (h&#244;pitaux de jour) et m&#233;dico-sociaux se partagent la prise en charge des enfants autistes en France. Plong&#233;e dans trois structures diff&#233;rentes qui r&#233;v&#232;lent la pluralit&#233; des pratiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est 9h 15, ce vendredi. Thomas , six ans, part en s&#233;ance avec une psychologue du Sessad du Ceresa, (Centre r&#233;gional d'&#233;ducation et de services pour l'autisme en Midi-Pyr&#233;n&#233;es), bas&#233; &#224; Toulouse. Ce service sp&#233;cialis&#233; prend en charge trente-huit enfants pour travailler sur la communication, la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1053-" rel="tag"&gt;1053&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;tablissements sanitaires (h&#244;pitaux de jour) et m&#233;dico-sociaux se partagent la prise en charge des enfants autistes en France. Plong&#233;e dans trois structures diff&#233;rentes qui r&#233;v&#232;lent la pluralit&#233; des pratiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est 9h 15, ce vendredi. Thomas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, six ans, part en s&#233;ance avec une psychologue du Sessad du Ceresa, (Centre r&#233;gional d'&#233;ducation et de services pour l'autisme en Midi-Pyr&#233;n&#233;es), bas&#233; &#224; Toulouse. Ce service sp&#233;cialis&#233; prend en charge trente-huit enfants pour travailler sur la communication, la gestion des &#233;motions et l'adaptation sociale, les capacit&#233;s cognitives et l'autonomie, au moyen de m&#233;thodes comportementales et d&#233;veloppementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scolaris&#233; en grande section de maternelle, avec un bon niveau de langage et un tr&#232;s bon niveau intellectuel, Thomas a &#233;t&#233; diagnostiqu&#233; Asperger. Depuis un an et demi, il vient au Sessad deux matin&#233;es par semaine. &lt;i&gt;&#171; Il &#233;volue tr&#232;s bien,&lt;/i&gt; confie Fabienne, la psychologue. &lt;i&gt;Quand il est arriv&#233;, il &#233;tait beaucoup plus directif. &#187;&lt;/i&gt; Dans une pi&#232;ce aux murs gris et vierges, pour favoriser la concentration, Thomas s'installe face &#224; Fabienne : elle &#233;voque une situation qui a beaucoup contrari&#233; les parents du petit gar&#231;on. D&#233;sireux d'obtenir une petite voiture il s'est comport&#233; de fa&#231;on tr&#232;s p&#233;nible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En le questionnant, la psychologue l'am&#232;ne &#224; r&#233;fl&#233;chir sur cet &#233;v&#233;nement. Puis elle pose sur la table quatre photos repr&#233;sentant des sc&#232;nes de la vie quotidienne. Thomas choisit celle o&#249; des enfants sont effray&#233;s par une voiture, alors qu'ils traversent en dehors du passage clout&#233; : il d&#233;crit l'image, doit dire s'il trouve cette situation normale, raconte qu'il ne s'arr&#234;te pas toujours au bout du trottoir, ce qui effraie son papa. Au bout de trois quarts d'heure, quand la s&#233;ance touche &#224; sa fin, Fabienne aborde de nouveau la petite voiture qui pose probl&#232;me. Thomas conclut : &lt;i&gt;&#171; Je pense que je ne l'aurai pas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_759 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH167/1-_c_sessad_du_ceresa-80d99.png?1694626807' width='500' height='167' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Apprendre &#224; dire &#171; aide-moi &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rendez-vous maintenant en salle de psychomotricit&#233;. Thomas, habitu&#233;, consulte son planning, &#233;labor&#233; avec des pictogrammes, puis enl&#232;ve ses chaussures pour le parcours moteur. &#171; Doucement &#187;, &#171; regarde-moi &#187; : quand il s'agite trop ou se d&#233;concentre, la psychomotricienne intervient. Puis tous deux s'installent devant une table, pour travailler la concentration &#224; l'aide de plusieurs jeux, consistant par exemple &#224; retrouver des formes identiques. &lt;i&gt;&#171; On travaille sur le d&#233;veloppement des capacit&#233;s attentionnelles, de planification, d'organisation, de motricit&#233; manuelle, avec une ma&#238;trise de l'impulsivit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle. Thomas terminera sa matin&#233;e par une s&#233;ance avec un &#233;ducateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous suivons celle de Rapha&#235;l, au profil tr&#232;s diff&#233;rent. Sourire doux, cheveux bruns, le gar&#231;on de six ans se montre docile, et ne parle pas, ou tr&#232;s peu. Emeline, l'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, a pr&#233;par&#233; plusieurs ateliers. Images &#224; superposer, gommettes &#224; disposer : quand Rapha&#235;l peine sur un exercice difficile, Emeline lui apprend &#224; dire &#171; aide-moi &#187;. Et quand il termine, parfois, il obtient un renfor&#231;ateur. Utilis&#233;s pour susciter la motivation de l'enfant, il s'agit l&#224; de bulles de savons ou de petits jeux que Rapha&#235;l prend plaisir &#224; manipuler. &lt;i&gt;&#171; Chaque enfant a un programme individualis&#233;, &#233;tabli au d&#233;but de sa prise en charge,&lt;/i&gt; explique Emeline, un classeur &#224; la main, dans lequel elle note le travail effectu&#233; en s&#233;ance. &lt;i&gt;Nous essayons de leur donner de bonnes habitudes, des habilet&#233;s sociales et les moyens de communiquer. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sessad offre aussi un accompagnement &#224; domicile, &#224; l'&#233;cole, en centre de loisirs, et un soutien psychologique aux familles. Le lien entre les professionnels semble fort autour de l'enfant, dont les sp&#233;cificit&#233;s et les besoins sont respect&#233;s, repartant avec des outils pour mieux vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre lieu, autre m&#233;thode : nous voici &#224; la &lt;a href=&#034;http://www.vaincrelautisme.org/category/site/projets/futuroschool&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Futuroschool&lt;/a&gt; de Toulouse, cr&#233;&#233;e fin 2010. Bas&#233;e sur l'approche ABA, elle accueille huit enfants (avec un objectif de douze), pour une prise en charge de 22 heures par semaine et 10 heures &#224; domicile. Ici, les parents, consid&#233;r&#233;s comme &#171; co-intervenants &#187;, prennent une part tr&#232;s active dans le dispositif. &lt;i&gt;&#171; La prise en charge, c'est du &#171; un pour un &#187; : un adulte s'occupe d'un enfant,&lt;/i&gt; explique M'Hammed Sajidi, pr&#233;sident de l'association Vaincre l'Autisme, qui g&#232;re la Futuroschool. &lt;i&gt;Notre structure a moins de hi&#233;rarchie qu'une structure classique et plus d'efficacit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;quipe : deux psychologues, une quinzaine d'intervenants (nomm&#233;s ainsi quelle que soit leur profession initiale) et un sp&#233;cialiste su&#233;dois qui supervise toute l'&#233;quipe une fois par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque intervenant est amen&#233; &#224; travailler avec chaque enfant, pendant des s&#233;ances de 2 heures. Nous suivons celle de Justine, sept ans, autiste dite &#171; s&#233;v&#232;re &#187;. Devant une petite table, dans une grande pi&#232;ce color&#233;e avec des livres et des jouets, alors qu'une autre s&#233;ance se d&#233;roule non loin d'elle, l'enfant blonde aux yeux bleus fait face &#224; Claudia, l'intervenante. Justine encha&#238;ne les jeux avec elle, ex&#233;cutant du mieux possible, et souvent tr&#232;s bien, ce qui lui est demand&#233; : retrouver des animaux sur des images, montrer o&#249; se situe son nez, ses oreilles, assembler des pi&#232;ces en bois. D&#232;s qu'un atelier se termine, Claudia f&#233;licite vivement Justine et lui tape dans les mains, pronon&#231;ant le mot &#171; check &#187;. Ou alors souffle dans des bulles de savon. Puis encha&#238;ne sur un autre atelier. Si Justine tente de se lever, Claudia la rattrape et la rassoit. Quand elle a soif, l'enfant prend son cahier de pictogrammes pour l'exprimer. Elle boit un verre d'eau, puis reprend les exercices. La s&#233;ance semble interminable, tellement r&#233;p&#233;titive et intense. La Futuroschool veut offrir &#171; une solution alternative d'intervention en milieu ordinaire avec la mise en place de programmes individualis&#233;s permettant &#224; l'enfant de s'adapter &#187; &#224; son environnement. &#192; y regarder de pr&#232;s, cette approche et celle du Sessad n'ont quasiment rien de comparable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_760 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH167/3-_c_futuroschool-7d60e.png?1694626807' width='500' height='167' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Construire un socle solide&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Direction maintenant l'IME de Blacy, g&#233;r&#233; par l'APEI de Vitry-le-Fran&#231;ois, dans la Marne. Sur les quatre-vingt-cinq enfants accueillis, dix sont suivis en section TED (troubles envahissants du d&#233;veloppement), dont quatre en internat. Ce qui guide la pratique ici, c'est l'&#233;coute, la concertation avec les parents, et surtout l'adaptation constante aux besoins de l'enfant. &lt;i&gt;&#171; &#192; partir de ses comp&#233;tences et de ce que nous dit la famille, nous mettons en place des actions innovantes, en utilisant toutes les m&#233;thodes possibles, y compris celles que nous inventons,&lt;/i&gt; explique Am&#233;lie Chardon, psychologue. &lt;i&gt;Par exemple, avec un petit gar&#231;on qui s'automutile tout le temps, nous cr&#233;ons des outils pour qu'il communique avec nous et que nous puissions comprendre comment l'aider. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de m&#233;thode unique, car comme le souligne Jean-Pierre Regourd, directeur g&#233;n&#233;ral de l'APEI, fervent militant de l'accueil en institution et qui milite pour replacer les &#233;tablissements au c&#339;ur des zones urbaines, &#171; &#234;tre dans une pens&#233;e unique sur une m&#233;thode n'est pas un gage de bienveillance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de journ&#233;e type non plus : le planning inclut psychomotricit&#233; fine, travail de concentration, travail sur le bien-&#234;tre en piscine, relationnel, et m&#234;me m&#233;diation animale avec des &#226;nes. &lt;i&gt;&#171; Nous travaillons en lien avec toutes les &#233;quipes, dans l'&#233;tablissement et en dehors : nous emmenons les enfants au march&#233;, dans les centres commerciaux, &#224; la biblioth&#232;que, &lt;/i&gt; explique Daniel Da Silva, chef de service &#233;ducatif. &lt;i&gt;Le but c'est de construire un socle solide, au niveau de la famille et de l'environnement. &#187;&lt;/i&gt; De quoi jeter un autre regard sur le travail en institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_761 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH224/5-_c_ime_de_blacy-c505f.png?1694626807' width='500' height='224' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#171; Nous n'avons pas de dogme, ni psychanalytique, ni comportemental &#187;</title>
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&lt;p&gt;Quelle prise en charge de l'autisme au Canada, souvent cit&#233; pour pointer les limites du syst&#232;me fran&#231;ais ? Interview de Ghitza Thermidor, psycho-&#233;ducatrice, et Chantal Caron, psychiatre responsable de l'h&#244;pital de jour Pas &#224; pas, &#224; l'h&#244;pital Rivi&#232;re-des-prairies de Montr&#233;al. Elles travaillent avec le psychiatre fran&#231;ais Laurent Mottron, mondialement connu pour ses recherches et son discours sur les &#171; forces &#187; des personnes autistes. &lt;br class='autobr' /&gt;
La psychanalyse a-t-elle sa place dans la prise en charge de l'autisme au (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelle prise en charge de l'autisme au Canada, souvent cit&#233; pour pointer les limites du syst&#232;me fran&#231;ais ? Interview de Ghitza Thermidor, psycho-&#233;ducatrice, et Chantal Caron, psychiatre responsable de l'h&#244;pital de jour Pas &#224; pas, &#224; l'h&#244;pital Rivi&#232;re-des-prairies de Montr&#233;al. Elles travaillent avec le psychiatre fran&#231;ais Laurent Mottron, mondialement connu pour ses recherches et son discours sur les &#171; forces &#187; des personnes autistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La psychanalyse a-t-elle sa place dans la prise en charge de l'autisme au Canada ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chantal Caron&lt;/strong&gt; : Je suis en contact depuis trente ans avec la psychiatrie au Qu&#233;bec, et la psychanalyse n'a jamais eu sa place dans le traitement de l'autisme. Nous lisons la litt&#233;rature mondiale et nous n'y avons pas vu de fait scientifique sur l'apport de la psychanalyse. Ce n'est donc pas une opinion. De l&#224; &#224; dire que la pratique actuelle ici est &#171; behaviouriste &#187; (ndlr : comportementale), ce n'est pas vrai. La psychiatrie en Am&#233;rique du Nord est bio-psycho-sociale : elle prend l'individu dans son ensemble biologique, social et psychologique. Donc nous n'avons pas de dogme, ni psychanalytique, ni comportemental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous d&#233;crire vos m&#233;thodes d'accompagnement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ghitza Thermidor&lt;/strong&gt; : Nous accueillons l'enfant et l'&#233;valuons sur tous les plans. Cela va de l'ergoth&#233;rapie, l'orthophonie, &#224; la motricit&#233; globale, au plan social, au niveau de la famille et avec la vision du psychiatre. Cette &#233;valuation nous permet de d&#233;terminer les meilleures interventions et les moyens de communication &#224; mettre en place pour l'enfant, et les supports que nous pouvons donner aux parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chantal Caron&lt;/strong&gt; : Notre pratique d&#233;pend du besoin de l'enfant. L'H&#244;pital de jour n'a qu'un mandat limit&#233; : il accueille les enfants pendant une vingtaine de semaines, &#224; temps partiel. Nous n'intervenons pas pour traiter l'autisme, mais les sympt&#244;mes (crier trop fort, s'automutiler, ne rien manger&#8230;) qui emp&#234;chent l'enfant d'int&#233;grer les structures ext&#233;rieures, comme les cr&#232;ches ou l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel r&#244;le ont les psychiatres dans ce syst&#232;me ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chantal Caron&lt;/strong&gt; : Les psychiatres s'occupent du diagnostic et du traitement des pathologies co-morbides, pr&#233;sentes dans 50 % des cas : d&#233;pression, troubles anxieux, hyperactivit&#233;, troubles de l'alimentation&#8230; Mais sur l'autisme en tant que tel, ils n'interviennent pas. Dans nos centres de r&#233;adaptation multidisciplinaire, ce sont les psychologues et les travailleurs sociaux qui travaillent, pas les psychiatres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le diagnostic est-il &#233;tabli pr&#233;cocement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chantal Caron&lt;/strong&gt; : On esp&#233;rerait le faire le plus rapidement possible, mais entre le moment o&#249; les parents remarquent les troubles et leur arriv&#233;e &#224; l'h&#244;pital, il se passe souvent du temps et les intervenants sont nombreux. Il ne faut pas croire que tout est rose ici ! Nous avons des listes d'attente, nous manquons de places et de psychiatres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre particularit&#233; c'est de vous appuyer sur les autistes eux-m&#234;mes pour progresser dans la prise en charge. Pouvez-vous nous en dire plus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chantal Caron&lt;/strong&gt; : Oui, nous faisons place aux autistes eux-m&#234;mes dans les traitements que nous pouvons leur offrir. Certains adultes, qui sont chercheurs avec nous, comme Michelle Dawson (ndlr : une autiste devenue chercheuse, connue notamment pour sa critique envers la m&#233;thode ABA), peuvent nous donner des id&#233;es sur la fa&#231;on dont on devrait organiser une salle ou encore les jeux que l'on devrait utiliser. Ils l'ont eux-m&#234;mes v&#233;cu, ont une connaissance importante, qu'ils ont partag&#233;e avec d'autres, et sont donc capables de nous aider dans notre fa&#231;on d'aider. Ils nous corrigent, et on a toujours &#224; apprendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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