<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=741&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Le bas seuil d'exigence : une solution pour sortir les SDF de la rue ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-bas-seuil-d-exigence-une-solution-pour-sortir-les-SDF-de-la-rue-8949</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-bas-seuil-d-exigence-une-solution-pour-sortir-les-SDF-de-la-rue-8949</guid>
		<dc:date>2012-01-05T15:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>1044</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est la nouvelle ann&#233;e, l'heure est aux voeux de bonheur, de sant&#233;, de r&#233;ussite. Si Lien Social souhaite une excellente ann&#233;e 2012 &#224; tous ses lecteurs ce n'est pas sans ignorer que ce bonheur, cette sant&#233; et cette r&#233;ussite, s'&#233;loignent chaque jour davantage des publics que nous accompagnons. On le sait et nous nous en faisons r&#233;guli&#232;rement l'&#233;cho - les Fran&#231;ais sont de plus en plus nombreux &#224; renoncer aux soins faute de moyens, il est aussi de plus en plus difficile de trouver un logement pour les plus (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/SDF" rel="tag"&gt;SDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1044-" rel="tag"&gt;1044&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton8949-ad178.png?1694308253' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est la nouvelle ann&#233;e, l'heure est aux voeux de bonheur, de sant&#233;, de r&#233;ussite. Si Lien Social souhaite une excellente ann&#233;e 2012 &#224; tous ses lecteurs ce n'est pas sans ignorer que ce bonheur, cette sant&#233; et cette r&#233;ussite, s'&#233;loignent chaque jour davantage des publics que nous accompagnons. On le sait et nous nous en faisons r&#233;guli&#232;rement l'&#233;cho - les Fran&#231;ais sont de plus en plus nombreux &#224; renoncer aux soins faute de moyens, il est aussi de plus en plus difficile de trouver un logement pour les plus d&#233;munis ou une place dans un logement d'urgence. M&#234;me pour des familles avec enfants qui d&#233;sormais dorment &#224; la rue, ce qui &#233;tait impensable autrefois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;En miroir, d&#233;tention et r&#233;tention&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Le bas seuil d'exigence&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Une solution pour sortir les SDF de la rue&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Initiative&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Rester parents derri&#232;re les barreaux&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Lignes d'horizon&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La honte et la fiert&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'ann&#233;e de l'action sociale 2011 - Social et m&#233;dico-social : les nouvelles r&#232;gles du jeu - sous la dir. de Jean-Yves Gueguen&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Assistante sociale aujourd'hui - Brigitte Bouquet et Christine Garcette&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2012_-_1044_-_basse_def.pdf" length="16198049" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Place, un autre centre d'h&#233;bergement atypique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-Place-un-autre-centre-d-hebergement-atypique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-Place-un-autre-centre-d-hebergement-atypique</guid>
		<dc:date>2012-01-05T13:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1044</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme l'Accueil Carteret, La Place, &#224; Grenoble, fut un autre exemple de ce que peuvent apporter aux personnes en grande errance les centres d'h&#233;bergement &#224; bas seuil d'exigence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233; en m&#234;me temps que l'Accueil Carteret, La Place, &#224; Grenoble, n'a pas surv&#233;cu aux r&#233;ductions budg&#233;taires ambiantes. Cet &#233;t&#233;, ses dix-neuf occupants ont &#233;t&#233; pri&#233;s de faire leurs sacs et de reprendre leurs chiens. Ce centre d'h&#233;bergement n'&#233;tait pas seulement le voisin grenoblois de Carteret, le lyonnais. Il a aussi une histoire (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1044-" rel="tag"&gt;1044&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme l'Accueil Carteret, La Place, &#224; Grenoble, fut un autre exemple de ce que peuvent apporter aux personnes en grande errance les centres d'h&#233;bergement &#224; bas seuil d'exigence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en m&#234;me temps que l'Accueil Carteret, La Place, &#224; Grenoble, n'a pas surv&#233;cu aux r&#233;ductions budg&#233;taires ambiantes. Cet &#233;t&#233;, ses dix-neuf occupants ont &#233;t&#233; pri&#233;s de faire leurs sacs et de reprendre leurs chiens. Ce centre d'h&#233;bergement n'&#233;tait pas seulement le voisin grenoblois de Carteret, le lyonnais. Il a aussi une histoire similaire. C'est &#233;galement la mobilisation des Enfants de Don Quichotte durant l'hiver 2006/2007 qui est &#224; l'origine de sa cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en place, en 2007, du Plan d'action renforc&#233; en direction des personnes sans abri (Parsa) a conduit la DDASS de l'Is&#232;re &#224; demander &#224; l'association Relais Ozanam d'engager une r&#233;flexion avec dix-sept autres acteurs intervenant dans le champ du sans-abrisme &#224; Grenoble. La probl&#233;matique &#233;tait la m&#234;me que dans les autres grands centres urbains : comment accueillir de mani&#232;re p&#233;renne les personnes qui, du fait de leurs addictions, leurs comportements ou leurs chiens sont, au mieux, mises &#224; l'abri le temps de la p&#233;riode hivernale ? &#192; la diff&#233;rence de Carteret, cette r&#233;flexion a pris le temps de s'&#233;laborer (un an) et a d&#233;bouch&#233; sur la cr&#233;ation d'un CHRS dit &#171; de stabilisation &#187; au d&#233;but de l'ann&#233;e 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son fonctionnement, on retrouvait plus ou moins les m&#234;mes ingr&#233;dients qu'&#224; Carteret : s&#233;jour souple et individualis&#233;, tol&#233;rance ou h&#233;bergement non conditionn&#233; &#224; des actions d'insertion. L'association Ozanam et l'&#233;quipe de salari&#233;s de La Place ont ax&#233; leurs interventions sur l'accueil inconditionnel : r&#232;gles minimums co-constuites avec les h&#233;berg&#233;s, questionnement de la pratique &#233;ducative, mise en place d'une pratique internalis&#233;e de la r&#233;duction des risques li&#233;s &#224; l'usage des drogues et le principe de non-abandon. Ce principe consistait, entre autres, &#224; des interventions hors les murs de La Place si la personne en faisait la demande, m&#234;me en cas d'exclusion de la structure. La Place ne se limitait pas aux salari&#233;s de l'association mais s'appuyait sur un r&#233;seau indispensable &#224; la conduite d'un tel projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux anciens salari&#233;s de La Place tirent un bilan largement positif de ce CHRS. Audrey a connu l'accueil d'hiver Le Passage et La Place. Elle note une diff&#233;rence : &#171; Au Passage r&#233;gnait une tension g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Les personnes arrivaient dans un &#233;tat d'agressivit&#233; important, ne pensant qu'&#224; vivre au jour le jour. &#187; Et Patrice de compl&#233;ter : &#171; Une fois pos&#233;s, ils se sont apais&#233;s. Ils ont pu se pr&#233;occuper d'autres choses que de chercher &#224; manger et un coin pour dormir. Ils se sont resocialis&#233;s. Certains ont revu leur famille et d'autres vivent en appartement. Tous ont leurs papiers &#224; jour et ont engag&#233; des d&#233;marches de soin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la fermeture de La Place, le sentiment de gros g&#226;chis est &#224; la hauteur de ces changements personnels constat&#233;s par les travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La sant&#233; d&#233;l&#233;gu&#233;e aux &#233;quipes mobiles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-sante-deleguee-aux-equipes-mobiles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-sante-deleguee-aux-equipes-mobiles</guid>
		<dc:date>2012-01-05T13:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1044</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux &#233;quipes mobiles, Interface SDF, pour le versant psy, et le R&#233;seau social rue h&#244;pital, pour le versant somatique, interviennent r&#233;guli&#232;rement &#224; l'Accueil Carteret. &lt;br class='autobr' /&gt;
Structure purement sociale, l'Accueil Carteret s'appuie sur deux &#233;quipes mobiles pour la sant&#233;. Une pour le somatique, le R&#233;seau social Rue H&#244;pital (RSRH) et une pour le psychique, Interface SDF. L'&#233;quipe mobile du RSRH a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en juin 2001 pour accompagner vers le soin des personnes en grande pr&#233;carit&#233; dans l'agglom&#233;ration lyonnaise, en (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1044-" rel="tag"&gt;1044&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux &#233;quipes mobiles, Interface SDF, pour le versant psy, et le R&#233;seau social rue h&#244;pital, pour le versant somatique, interviennent r&#233;guli&#232;rement &#224; l'Accueil Carteret.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Structure purement sociale, l'Accueil Carteret s'appuie sur deux &#233;quipes mobiles pour la sant&#233;. Une pour le somatique, le R&#233;seau social Rue H&#244;pital (RSRH) et une pour le psychique, Interface SDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe mobile du RSRH a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en juin 2001 pour accompagner vers le soin des personnes en grande pr&#233;carit&#233; dans l'agglom&#233;ration lyonnaise, en lien avec des partenaires sociaux et sanitaires. Compos&#233;e d'un m&#233;decin, deux infirmiers, d'une assistante sociale et d'une secr&#233;taire, elle a le statut de Permanence aux soins de sant&#233; (PASS) mobile et est rattach&#233;e au Centre hospitalier Saint Joseph Saint-Luc. &#192; Carteret, il y a une permanence soignante tous les mercredis matin en plus d'un suivi bihebdomadaire en r&#233;union partenariale et d'interventions en urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport 2010, l'&#233;quipe mobile du RSRH note que globalement &#171; la tendance constat&#233;e depuis 2007 s'accentue avec une augmentation du nombre de personnes vieillissantes et d&#233;pendantes de plus de cinquante ans ayant souvent un long parcours de rue. 41 % ont plus de cinquante ans avec des prises en charge sur du long terme sans r&#233;ponse adapt&#233;e faute d'&#233;tablissements suffisamment &#233;tayants et/ou bienveillants. Cela pose de mani&#232;re pr&#233;gnante le probl&#232;me de la perte d'autonomie de personnes vieillissantes dans l'urgence sociale lyonnaise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Carteret comme ailleurs, l'&#233;quipe mobile regrette que &#171; souvent des personnes sont mises dehors sans que l'on pr&#233;vienne les structures. Certaines ont pu arriver avec le cath&#233;ter encore dans le bras &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tendance au raccourcissement de la prise en charge hospitali&#232;re, valable &#233;galement pour la psychiatrie, est vraie pour tout le monde. Sauf qu'un SDF n'a pas de &#171; chez soi &#187; pour sa convalescence. L'assistante sociale du RSRH le note : &#171; Il n'y a plus d'hospitalisation &#224; motif social. Avant, on gardait le SDF jusqu'&#224; ce qu'on lui trouve une maison de retraite ou une maison de convalescence. Il y a cinq ans, un SDF pouvait rester deux &#224; trois mois sur un lit d'h&#244;pital. Maintenant il reste trois jours. La dur&#233;e moyenne de s&#233;jour (DMS) est tr&#232;s courte. C'est une des cons&#233;quences de la Tarification &#224; l'acte (T2A). &#187; Il ne faut toutefois pas d&#233;nier les particularit&#233;s li&#233;es &#224; l'hospitalisation des SDF. Certains services redoutent qu'un SDF vienne &#171; enkyster &#187; un lit. Mais il y a aussi des situations o&#249; des personnes sans-abri s'excluent du soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe du RSRH &#233;voque le cas d'un Polonais qui a le &#171; foie foutu &#187;. &#171; Dans l'absolu, il serait mieux sur un lit d'h&#244;pital. On a fait venir un traducteur pour lui expliquer les cons&#233;quences de son alcoolisation. Il a dit &#171; je veux retourner &#224; Carteret &#187;. C'est difficile &#224; accepter pour des soignants. Mais d'une certaine mani&#232;re c'est un choix de vie. On ne va pas l'attacher &#224; un lit pour qu'il adh&#232;re &#224; un soin. &#187; Ces praticiens insistent pour dire qu'il faut des structures pour un accompagnement de fin de vie. Car Carteret n'est pas adapt&#233; pour les soins palliatifs et, dans tous les cas, il n'y a pas de structures adapt&#233;es. L'&#233;quipe pose une question pour l'instant sans r&#233;ponse : &#171; Qu'est-ce qu'on fait de ces personnes en fin de vie ? Carteret, c'est chez eux. Or si on ne les accepte plus &#224; Carteret, devront-ils mourir &#224; la rue ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le versant psychiatrique, unit&#233; mobile Interface SDF intervient au moins une fois par semaine, en la personne de la psychologue Marie-H&#233;l&#232;ne Bussac : &#171; &#192; Carteret, ce sont des personnes qui sont dans des probl&#233;matiques du lien. Leur histoire est faite de multiples traumatismes avec un quotidien d'une grande violence. G&#233;n&#233;ralement, cette souffrance est colmat&#233;e par l'addiction &#224; l'alcool. &#187; Comme pour le somatique, Interface SDF essaye de mettre en place un travail sur le plan psy. Et les travailleurs sociaux se demandent toujours si ces personnes n'auraient pas davantage leur place &#224; l'h&#244;pital. (Lire l'entretien du fondateur d'Interface SDF, le psychiatre Michel Bon dans &lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-centres-d-hebergement-nouveaux-asiles-psychiatriques' class='spip_in'&gt;Lien Social n&#176; 1018 du 12 mai 2011&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Carteret doit devenir une structure m&#233;dico-psycho-sociale &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Carteret-doit-devenir-une-structure-medico-psycho-sociale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Carteret-doit-devenir-une-structure-medico-psycho-sociale</guid>
		<dc:date>2012-01-05T13:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1044</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;J&#233;r&#244;me Colrat est directeur de l'association Alynea qui pilote l'accueil Carteret depuis un an. Ils pointent les limites de cet h&#233;bergement &#224; bas seuil d'exigence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous avez coutume de dire que Carteret est le projet le plus exigeant de tous les CHRS g&#233;r&#233;s par Alynea. Pourquoi ? C'est la notion de tol&#233;rance qui est difficile &#224; travailler car elle est subjective. Il est beaucoup plus facile de dire : &#171; Tu ne boiras pas, tu ne crieras pas, tu n'insulteras pas, tu ne viendras pas avec ton chien. &#187; Et de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1044-" rel="tag"&gt;1044&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J&#233;r&#244;me Colrat est directeur de l'association Alynea qui pilote l'accueil Carteret depuis un an. Ils pointent les limites de cet h&#233;bergement &#224; bas seuil d'exigence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez coutume de dire que Carteret est le projet le plus exigeant de tous les CHRS g&#233;r&#233;s par Alynea. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la notion de tol&#233;rance qui est difficile &#224; travailler car elle est subjective. Il est beaucoup plus facile de dire : &#171; Tu ne boiras pas, tu ne crieras pas, tu n'insulteras pas, tu ne viendras pas avec ton chien. &#187; Et de mettre en place une r&#232;gle et sa cons&#233;quence : exclusion d'un jour &#224; l'exclusion d&#233;finitive. &#192; Carteret, on accueille chacun l&#224; o&#249; il en est : il y en a &#224; qui on va demander plus et d'autres &#224; qui on va demander peu. Tr&#232;s souvent en r&#233;union d'h&#233;berg&#233;s, certains disent : &#171; J'ai fait le quart de ce qu'il a fait et j'ai un jour d'exclusion. &#187; Il oublie qu'il y a deux ans, nous avions la m&#234;me souplesse. Au regard de l&#224; o&#249; ils en sont, nous avons l'exigence de les tirer vers le haut. L'&#233;quipe &#233;ducative doit en permanence chercher cette ligne jaune qui n'est pas mat&#233;rialis&#233;e par un r&#232;glement strict : &#171; Oui j'accepte que tu boives ce troisi&#232;me litre mais pas le quatri&#232;me car quand tu le bois, tu sors un couteau. &#187; C'est accept&#233; d'&#234;tre dans la g&#233;om&#233;trie variable de ce r&#232;glement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dix ans apr&#232;s le d&#233;but, Carteret a permis d'accueillir des personnes que les structures classiques n'acceptent plus. Quelles limites voyez-vous &#224; ce projet &#224; bas seuil d'exigence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re limite est de l'ordre du b&#226;ti. Elle est assez simple &#224; r&#233;gler. On ne peut pas continuer &#224; h&#233;berger ces personnes dans des Algeco&#174;. M&#234;me si je suis d'accord pour dire qu'il faut un juste milieu entre la rue et l'habitat traditionnel, des Algeco&#174; ne sont pas adapt&#233;s. On a eu quatre jours de canicule cet &#233;t&#233;. Il faisait cinquante degr&#233;s thermom&#232;tre en main. J'ai eu tr&#232;s peur. Mais j'ai aussi eu honte de leur faire vivre &#231;a. Pour le froid, on s'en sort mieux m&#234;me si c'est aberrant du point de vue de la consommation &#233;lectrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par rapport &#224; ce qu'on renvoie aux personnes, nous avons &#233;galement une exigence du beau. Je me fais un point d'honneur &#224; ce qu'on leur offre quelque chose de plus digne. On a engag&#233; des n&#233;gociations avec la Ville de Lyon qui joue le jeu. Dans l'id&#233;al, il nous faudrait des structures en bois de type chalets qui soient de plain-pied, avec des sanitaires individualis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est l'autre limite que vous voyez au projet ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand nombre d'h&#233;berg&#233;s ont des pancr&#233;atites aigu&#235;s ou sont dans des phases terminales de cancer d&#251; &#224; l'alcool et au tabac. Leur pronostic vital est engag&#233; mais ils sont &#224; Carteret. Nous avons des partenaires qui viennent nous visiter. Mais le temps qu'ils nous consacrent n'est plus en ad&#233;quation avec les besoins. Aujourd'hui, nous sommes financ&#233;s pour une prise en charge uniquement sociale. Comme si on pouvait saucissonner une personne ! Le projet doit &#234;tre m&#233;dico-psycho-social. Et pour &#231;a, nous devons faire &#233;voluer nos modes de prise en charge. Devons-nous aller jusqu'&#224; proposer &#224; une &#233;quipe mobile en soins palliatifs d'intervenir pour accompagner la personne en fin de vie, l'&#233;quipe et les autres h&#233;berg&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question d'acc&#232;s au soin est d'autant plus complexe que la personne est dans le d&#233;ni de son &#233;tat. C'est le propre des personnes tr&#232;s d&#233;socialis&#233;es, comme si elles &#233;taient d&#233;tach&#233;es de leur enveloppe corporelle. On est estomaqu&#233; devant des plaies ou des purulences. Eux ne les sentent m&#234;me plus. Il faut donc r&#233;concilier la personne avec son corps. Il faut mettre &#224; profit ce lien de confiance tiss&#233; dans les structures d'accueil inconditionnel. Nous avons donc besoin, a minima, de comp&#233;tences m&#233;dicales &#224; demeure, ce qui n'exclut pas qu'on travaille en r&#233;seau pour faciliter une hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi Carteret est-il devenu un lieu de fin de vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouveaut&#233; est que le somatique s'exprime fortement dans l'h&#233;bergement d'urgence car aujourd'hui, le syst&#232;me de soin a chang&#233;. Les dur&#233;es d'hospitalisation sont tr&#232;s courtes. L'h&#244;pital intervient sur un temps de crise et apr&#232;s c'est la rue. Soit on dit &#224; la personne &#171; va mourir dehors parce qu'on est pas &#233;quip&#233; pour toi &#187;, soit on la garde avec le risque qu'elle meure chez nous.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il y a aussi des gens qui ont des comportements tr&#232;s &#224; la marge de ce qui est attendu &#224; l'h&#244;pital. Ils veulent continuer &#224; boire ou manger quand ils le d&#233;sirent et &#234;tre avec leur animal de compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Carteret, il y a des personnes qui sont l&#224; depuis l'ouverture dont on a vu l'&#233;tat de sant&#233; se d&#233;grader. Et aujourd'hui que faisons-nous avec cette personne tr&#232;s malade dont nous savons qu'elle va mourir ? Devons-nous lui dire d'aller voir ailleurs parce qu'elle est trop malade ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Parmi les personnes reconnues en fin de vie, il y en a une pour qui &#224; l'h&#244;pital on nous a dit &#171; j'ai fait ce que j'avais &#224; faire mais je ne gu&#233;rirais pas son cancer &#187;. Quand elle est en crise, on l'hospitalise mais le reste du temps, elle reste chez elle, c'est-&#224;-dire chez nous. Or chez nous, nous n'avons rien de vraiment adapt&#233;. Comment peut-elle nous alerter ? Les travailleurs sociaux vont vers celui qui gueule le plus. Mais la souffrance qui ne fait pas de bruit, on passe &#224; c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au regard du projet exigeant des origines, trouvez-vous que c'est plut&#244;t un succ&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intuition &#233;tait la bonne. Il y a des choses &#224; faire &#233;voluer sur le b&#226;ti et le soin comme je l'ai dit. Sans doute faut-il inventer &#233;galement nos propres autoformations et prendre plus soin de l'&#233;quipe. Sous pr&#233;texte de rejoindre les plus exclus, nous avons sans doute sacrifi&#233; des membres de l'&#233;quipe. Nous avons accept&#233; beaucoup de personnes qui &#233;taient dans des passages &#224; l'acte. On a gard&#233; vaille que vaille des gens qui en ont fait voir de toutes les couleurs aux professionnels qui ont pu se dire &#171; on compte pour quoi ? &#187;. L'institution doit marquer cette limite et offrir un cadre protecteur aux salari&#233;s et aux h&#233;berg&#233;s. Nous avons trop fait passer les h&#233;berg&#233;s avant les travailleurs sociaux. Je crois que c'est un tort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le bas seuil d'exigence : une solution pour sortir les SDF de la rue ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-bas-seuil-d-exigence-une-solution-pour-sortir-les-SDF-de-la-rue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-bas-seuil-d-exigence-une-solution-pour-sortir-les-SDF-de-la-rue</guid>
		<dc:date>2012-01-05T12:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1044</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de l'Accueil Carteret, &#224; Lyon, est quasi unique en France : depuis 2001, cette structure h&#233;berge une trentaine de SDF avec leurs addictions et leurs chiens. La majorit&#233; du public est constitu&#233; de grands exclus, qui ont connu dix ou quinze ans de rue. La souplesse est le ma&#238;tre-mot des travailleurs sociaux. Dans ce CHRS, nul besoin de remplir un contrat pour rester. Import&#233;e de l'accompagnement social des toxicomanes, la notion de bas seuil d'exigence semble pertinente pour certains (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/SDF" rel="tag"&gt;SDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Toxicomanie" rel="tag"&gt;Toxicomanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1044-" rel="tag"&gt;1044&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de l'Accueil Carteret, &#224; Lyon, est quasi unique en France : depuis 2001, cette structure h&#233;berge une trentaine de SDF avec leurs addictions et leurs chiens. La majorit&#233; du public est constitu&#233; de grands exclus, qui ont connu dix ou quinze ans de rue. La souplesse est le ma&#238;tre-mot des travailleurs sociaux. Dans ce CHRS, nul besoin de remplir un contrat pour rester. Import&#233;e de l'accompagnement social des toxicomanes, la notion de bas seuil d'exigence semble pertinente pour certains sans-abri. Explication.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des bouteilles de ros&#233;, des joints qui tournent et des chiens qui aboient autour d'une table basse bricol&#233;e. Si ce n'&#233;tait la pr&#233;sence des bungalows Algeco&#174;, on se croirait dans un de ces rep&#232;res de SDF sous les ponts. L'Accueil Carteret ne ressemble &#224; aucun autre centre d'h&#233;bergement. Ici, aux confins du quartier industriel de Gerland, &#224; Lyon, on tol&#232;re la consommation d'alcool et de drogue. C'est le sens m&#234;me de ce centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) : donner un toit &#224; tous ceux qui ne peuvent pas entrer dans des structures classiques &#224; cause de leurs addictions, de leurs chiens ou de la violence de leur comportement. Et &#231;a concerne beaucoup de monde quand on sait que la vie &#224; la rue rime g&#233;n&#233;ralement avec alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouverture de ce village d'Algeco&#174; r&#233;sulte d'une commande publique. Il y a dix ans, les &#233;lus lyonnais ne voulaient plus voir tra&#238;ner les &#171; punks &#224; chiens &#187;, comme ils disaient, dans le centre-ville de Lyon, particuli&#232;rement place des Terreaux o&#249; ils pouvaient se regrouper jusqu'&#224; une cinquantaine. Missionn&#233;e par la DDASS de l'&#233;poque, l'association Entretemps ouvrit seulement pour la saison des festivals d'&#233;t&#233; une structure souple du point de vue de son r&#232;glement (bas seuil d'exigence) et de son b&#226;ti (des bungalows) &#224; proximit&#233; du quartier de Perrache. Apr&#232;s un premier &#233;t&#233;, le centre d'accueil ferma ses portes pour ne rouvrir que les hivers suivants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette exp&#233;rience (appel&#233;e &#171; Mont-rochet &#187; du nom du lien d'implantation) fut un &#233;chec et un succ&#232;s. Echec, parce que tr&#232;s peu de jeunes errants se d&#233;plac&#232;rent dans ces Algeco&#174;. Succ&#232;s, parce que d'autres sans-abri, parmi les plus ab&#238;m&#233;s de la rue y d&#233;pos&#232;rent leurs sacs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux regards des pouvoirs publics, cette premi&#232;re exp&#233;rience ayant fait ses preuves, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de la renouveler dans un autre lieu, Carteret, et de fa&#231;on p&#233;renne. Cette d&#233;cision est prise durant l'hiver 2006/2007. Apr&#232;s le d&#233;part des tentes des Don Quichotte du centre-ville de Lyon, il restait des personnes incasables sur la place Bellecour, c'est ce qui a fini de convaincre les tutelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, alors que la structure est devenue un CHRS ouvert toute l'ann&#233;e, les &lt;i&gt;&#171; teufeurs &#187;&lt;/i&gt; qui courent les festivals sont toujours minoritaires. La majorit&#233; du public est constitu&#233; de grands exclus, qui ont connu dix &#224; quinze ans de rue. Et dans la vie &#224; la rue, comme l'explique le chef de service Thierno Diallo, &lt;i&gt;&#171; il y a deux r&#232;gles : la loi du plus fort et la fuite devant les travailleurs sociaux &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'absence de projet de vie est un projet&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La mise &#224; l'abri est une premi&#232;re victoire pour les travailleurs sociaux. &#192; partir de l&#224;, le travailleur social va suivre le rythme de l'h&#233;berg&#233;. C'est aussi le sens de la notion de bas seuil d'exigence. &lt;i&gt;&#171; On ne d&#233;finit pas de projet pour la personne. On fait des bilans selon sa disponibilit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, continue le responsable du CHRS Thierno Diallo. Orient&#233;e par le 115, le Samu Social ou la Maison de la veille sociale, la personne peut arriver avec un pseudo. &lt;i&gt;&#171; L'entretien d'entr&#233;e est d&#233;claratif. Pour nous une personne qui n'a pas de projet a un projet. On a pu voir un toxicomane rester des mois durant dans son bungalow pour se shooter. On gardait un &#339;il sur lui. Et puis lorsqu'il a &#233;merg&#233;, on a pu commencer &#224; travailler avec lui sur ses droits. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de temps est essentielle avec ce public. Un CHRS plus classique demandera &#224; l'usager de signer d&#232;s l'entr&#233;e un contrat d'accompagnement social dans lequel il s'engage &#224; r&#233;aliser telles ou telles d&#233;marches de r&#233;insertion. Ces d&#233;marches conditionnant sa pr&#233;sence dans la structure d'h&#233;bergement. &#192; Carteret, nul besoin de remplir un contrat pour rester. &lt;i&gt;&#171; On ne met pas la pression. On leur dit d'abord de se poser. Ce sont des gens qui ont connu l'errance. Si on les brusque, ils repartent &#187;&lt;/i&gt;, affirme Eug&#232;ne, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La structure est con&#231;ue comme un lieu de transition : les Algeco&#174; ont &#233;t&#233; pr&#233;f&#233;r&#233;s &#224; des structures en dur. &lt;i&gt;&#171; Ici, la personne h&#233;berg&#233;e est dedans et dehors, il a encore les m&#234;mes voisins qu'&#224; la rue, les m&#234;mes odeurs. Mais il n'a pas l'indiff&#233;rence de la rue. Il est &#224; l'abri. Il peut prendre soin de son corps pour penser ensuite &#224; un logement. Car ce sont des personnes qui ont perdu l'habitude de l'hygi&#232;ne que suppose la tenue d'un appartement &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Mahmoud, travailleur social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;On se voit boire donc on boit moins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La souplesse majeure dans le r&#232;glement reste la tol&#233;rance de la consommation d'alcool et, dans une moindre mesure, de stup&#233;fiants. Il est tol&#233;r&#233; de boire partout sauf dans la salle commune. Quant aux stup&#233;fiants, leur consommation est contenue dans le domaine priv&#233; que sont les Algeco&#174;. Les partisans du projet, au premier rang desquels les travailleurs sociaux, d&#233;fendent l'id&#233;e que consommer dans la structure est mieux qu'en dehors. &lt;i&gt;&#171; C'est beaucoup moins hypocrite &#187;&lt;/i&gt;, mart&#232;lent-ils. Car au lieu de vider d'un trait une bouteille avant de rentrer se coucher dans leur foyer, ils boivent r&#233;guli&#232;rement toute la journ&#233;e au vu et au su de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'alcool agit comme une locomotive,&lt;/i&gt; explique Mahmoud. &lt;i&gt;C'est ce qui leur permet de supporter ce qu'ils sont, de ne pas sentir la souffrance psychique et physique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs sociaux &#339;uvrent au quotidien &#224; la limitation de l'alcool et de ses exc&#232;s. Et &#231;a marche, affirment-ils. La psychologue Marie-H&#233;l&#232;ne Bussac, du r&#233;seau Interface SDF qui intervient au moins une fois par semaine &#224; Carteret, donne une explication &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne d'autolimitation de la consommation : &lt;i&gt;&#171; Beaucoup de ces personnes sont dans le d&#233;ni de leur alcoolisme. La prise d'alcool respective leur donne un regard sur leur propre consommation. &#199;a peut donner une limite aux consommations des uns et des autres. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le cadre fait baisser la violence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Plus globalement, la reprise du cadre permet de faire accepter les limites. Les personnes sont moins dans la violence que l'on conna&#238;t &#224; la rue &#187;&lt;/i&gt;, insiste la psychologue. La violence reste, malgr&#233; tout, une constante &#224; Carteret. En 2010, on a comptabilis&#233; onze agressions, g&#233;n&#233;ralement sans arme blanche. Face &#224; cette situation inqui&#233;tante pour le personnel mais aussi pour les h&#233;berg&#233;s, la nouvelle association dont d&#233;pend d&#233;sormais Carteret, a d&#233;cid&#233; de resserrer le cadre. &#192; la fin de l'ann&#233;e 2010, la fusion entre Entretemps et Regis a conduit le directeur de Regis, J&#233;r&#244;me Colrat, &#224; prendre la t&#234;te d'une nouvelle entit&#233; associative, Alynea. L'un de ses premiers chantiers a &#233;t&#233; de se pencher sur le fonctionnement de Carteret (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Carteret-doit-devenir-une-structure-medico-psycho-sociale' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;). Parmi ses premi&#232;res d&#233;cisions, l'interdiction de l'alcool dans la salle commune et la fermeture de la structure par un portail. Selon les travailleurs sociaux, le niveau de violence a diminu&#233;. En lien, certainement, avec un renouvellement relatif de la population. Plusieurs vieux routards ont &#233;t&#233; orient&#233;s ailleurs (en CHRS diffus, par exemple) ou ont &#233;t&#233; exclus. Ils ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par des d&#233;bout&#233;s de l'asile ou des jeunes qui consomment nettement moins d'alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce cadre, m&#234;me resserr&#233;, reste souple. Il n'y a ni entretien, ni rendez-vous obligatoire r&#233;gulier. La plupart des contacts se font de mani&#232;re informelle. Les entretiens formalis&#233;s se d&#233;roulent uniquement quand il s'agit de passer &#224; une &#233;tape suivante, quand l'&#233;tat de la personne s'am&#233;liore ou quand s'engage un processus de sortie.&lt;br class='manualbr' /&gt;Seuls des actes de violence conduisent &#224; l'exclusion. &lt;i&gt;&#171; Si un travailleur social ne supporte pas d'entendre des insultes, il ne peut pas travailler ici &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le chef de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; souple, le cadre peut &#234;tre adapt&#233; &#224; la personne. &lt;i&gt;&#171; Par exemple, on voyait une personne qui avait un endroit pour dormir o&#249; elle se faisait r&#233;guli&#232;rement abuser par le commer&#231;ant du quartier qui lui vendait de l'alcool,&lt;/i&gt; raconte le travailleur social Mahmoud. &lt;i&gt;Elle n'arrivait pas &#224; couper avec la rue et retournait r&#233;guli&#232;rement dormir dans son rep&#232;re. On lui a fait confiance en lui gardant sa place alors qu'on aurait d&#251; la donner &#224; un nouvel h&#233;berg&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment travailler dans un cadre aussi souple pour am&#233;liorer la situation des personnes ? Seuls les temps de vie du quotidien permettent au travailleur social d'entrer en relation avec les personnes h&#233;berg&#233;es et de gagner cette confiance qui permettra ensuite de refaire des papiers, de reprendre contact avec des proches ou d'engager des soins. Et enfin d'envisager la sortie vers des appartements relais ou des pensions de famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;i&gt; &#171; C'est dans les moments les plus banals que la personne se met &#224; raconter sa vie &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Eug&#232;ne, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. &lt;i&gt;&#171; Celui qui se fait appeler Le P&#232;re, une figure de la rue, nous a demand&#233; de reprendre contact avec ses enfants alors qu'on buvait un Coca avec lui sur la terrasse. &#187;&lt;/i&gt; Inversement, il est arriv&#233; des moments o&#249; les travailleurs sociaux n'ont pas capt&#233; la bonne information. &lt;i&gt;&#171; On avait demand&#233; &#224; une personne qui vivait dans un bungalow extr&#234;mement sale de le nettoyer. Elle n'a pas support&#233; elle est partie &#187;,&lt;/i&gt; raconte Eug&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce qui nous appara&#238;t le plus banal est souvent un combat h&#233;ro&#239;que pour eux. Cinq ans &#224; la rue, c'est cinq ans pour remonter &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Mahmoud.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le risque, comme le souligne un ancien pensionnaire de Carteret, est que les personnes s'enkystent &#224; Carteret, consid&#233;r&#233; &#171; &lt;i&gt; comme un h&#244;tel &lt;/i&gt; &#187;. Bien que les personnes sans ressources assurent l'entretien collectif et que les personnes qui touchent le RSA ou l'AAH participent &#224; hauteur de 10 % de leur revenu, cette image perdure chez certains. Une nouvelle pensionnaire : &lt;i&gt;&#171; Ici, on leur fait tout. Ils se laissent vivre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et parfois, au bout de Carteret, il y a la mort. En novembre 2011, Bogdan, un Polonais, est d&#233;c&#233;d&#233; des suites d'un alcoolisme chronique. En fin de vie, il avait choisi de mourir &#224; Carteret. Sa mort a traumatis&#233; les h&#233;berg&#233;s mais aussi les salari&#233;s de Carteret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur, lui, s'interroge sur l'orientation du lieu. Car, outre des personnes en fin de vie, la structure accueille des personnes remises &#224; la rue apr&#232;s un passage par l'h&#244;pital, y compris psychiatrique. Il plaide donc pour une transformation en une structure m&#233;dico-psycho-sociale. &lt;i&gt;&#171; Le nombre de personnes h&#233;berg&#233;es n'est pas suffisant &lt;/i&gt; &#187;, r&#233;pond l'&#233;quipe du R&#233;seau social rue h&#244;pital qui intervient r&#233;guli&#232;rement &#224; Carteret sur le plan des soins somatiques (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-sante-deleguee-aux-equipes-mobiles' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;&#171; Ce serait plut&#244;t pour rassurer les salari&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin des id&#233;es re&#231;ues qui circulent sur ce CHRS atypique, Carteret n'est pas une serpilli&#232;re o&#249; la drogue coulerait &#224; flot. C'est une exp&#233;rience pertinente qui m&#233;riterait d'&#234;tre d&#233;velopp&#233;e. D'autres associations ont d&#233;j&#224; fait le voyage &#224; Lyon pour s'en inspirer (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-Place-un-autre-centre-d-hebergement-atypique' class='spip_in'&gt;lire l'article sur La Place, un autre centre d'h&#233;bergement atypique qui a ferm&#233;&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En miroir, d&#233;tention et r&#233;tention, un bilan catastrophique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/En-miroir-detention-et-retention-un-bilan-catastrophique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/En-miroir-detention-et-retention-un-bilan-catastrophique</guid>
		<dc:date>2012-01-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1044</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'ils concernent la prison ou les centres de r&#233;tention, deux r&#233;cents rapports soulignent la proximit&#233; des constats (catastrophiques) et le peu de consid&#233;ration du pouvoir pour ceux qu'il enferme. Bilans accablants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un premier rapport commun rendu public en d&#233;cembre, les cinq associations autoris&#233;es &#224; p&#233;n&#233;trer dans les vingt-sept centres de r&#233;tention administrative (CRA) &#8212; Cimade (dont le monopole avait &#233;clat&#233; en 2008), France Terre d'asile, Forum r&#233;fugi&#233;s, ASSFAM et Ordre de Malte &#8212; d&#233;plorent un (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1044-" rel="tag"&gt;1044&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qu'ils concernent la prison ou les centres de r&#233;tention, deux r&#233;cents rapports soulignent la proximit&#233; des constats (catastrophiques) et le peu de consid&#233;ration du pouvoir pour ceux qu'il enferme. Bilans accablants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un &lt;a href=&#034;http://www.copilcra.org/Rapport_retention_2010.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;premier rapport commun rendu public en d&#233;cembre&lt;/a&gt;, les cinq associations autoris&#233;es &#224; p&#233;n&#233;trer dans les vingt-sept centres de r&#233;tention administrative (CRA) &#8212; Cimade (dont le monopole avait &#233;clat&#233; en 2008), France Terre d'asile, Forum r&#233;fugi&#233;s, ASSFAM et Ordre de Malte &#8212; d&#233;plorent un recours &#224; l'enfermement &#171; syst&#233;matique, sans recherche d'alternatives &#187;. En effet, le nombre de places dans les CRA a augment&#233; de plus de 80 % dans les six derni&#232;res ann&#233;es, d&#233;di&#233;es &#224; un nombre croissant d'enfants et de familles&#8230; Pour l'ann&#233;e 2010, plus de 60 000 personnes y ont s&#233;journ&#233;, dont 500 enfants (356 enfants accompagn&#233;s d'au moins un parent, contre 318 l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente), pour dix jours en moyenne. Les femmes y sont de plus en plus nombreuses (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Mesnil-Amelot-l-usine-a-retention' class='spip_in'&gt;voir LS n&#176; 1042&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Improbable acc&#232;s aux droits, absence de r&#233;el service m&#233;dical, interpr&#233;tariat insuffisant, abus, tensions et violences diverses, r&#233;gime d'exception, obsession de la politique du chiffre et&#8230; inefficacit&#233; (seuls 41 % ont &#233;t&#233; expuls&#233;s, les autres &#233;tant au final lib&#233;r&#233;s) sont d&#233;nonc&#233;s dans l'&#233;crit, illustrations &#224; l'appui. Les tentatives de suicide s'y sont multipli&#233;es. Autrement dit, l'arbitraire, la banalisation, la surench&#232;re r&#233;pressive et une &#171; criminalisation injustifiable des migrants en situation irr&#233;guli&#232;re &#187; sont &#224; l'ordre du jour, concernant des personnes &#233;trang&#232;res &#8212; cent cinquante-cinq nationalit&#233;s sont r&#233;pertori&#233;es, celles des pays du Maghreb arrivant en t&#234;te &#8212; accus&#233;es d'aucun crime. En juillet dernier, une loi avait allong&#233; la dur&#233;e de r&#233;tention de 32 &#224; 45 jours, ne rendant possible l'intervention d'un juge qu'au 5e jour de r&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la prison, la &#171; vraie &#187; ? L'&lt;a href=&#034;http://www.oip.org/index.php/rapports/969-rapport-les-conditions-de-detention-en-france&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Observatoire international des prisons&lt;/a&gt; (OIP) avait simultan&#233;ment rendu public (&lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a2750684/Oip-Les-conditions-de-detention-en-France&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;en librairies aujourd'hui 5 janvier aux &#233;ditions La D&#233;couverte&lt;/a&gt;) une sorte de radiographie de l'univers carc&#233;ral du pays. Sans concession l&#224; aussi : la question de la surpopulation reste enti&#232;re (taux global de 113 %), l'acc&#232;s aux soins y est difficile (pr&#233;valence de la tuberculose dix fois plus &#233;lev&#233;e en d&#233;tention), droit du travail et droit d'expression non appliqu&#233;s, droit &#224; la vie priv&#233;e et familiale trop restreints&#8230; Le nombre de d&#233;tenus vivant avec moins de 45 &#8364; par mois aurait doubl&#233; depuis 2004&#8230; Sur les dix premiers mois de 2011, le nombre des d&#233;tenus suicid&#233;s &#8211; 97 au total &#8211; a augment&#233; d'environ 8 % (un des taux les plus &#233;lev&#233;s dans l'Europe des Quinze).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bracelet &#233;lectronique a connu une &#171; ascension fulgurante &#187; (+370 % en cinq ans) au d&#233;triment de la lib&#233;ration conditionnelle et autres am&#233;nagements de peine. Or, ils sont 63 % des d&#233;tenus &#224; r&#233;cidiver dans les cinq ans suivant leur lib&#233;ration, contre 39 % en lib&#233;ration conditionnelle et 45 % pour les peines alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En amont, la politique p&#233;nale se caract&#233;rise par l'empilement de lois (18 contre la r&#233;cidive en cinq ans) et fait preuve d'inefficacit&#233;. L'OIP &#233;num&#232;re : peines plancher contre-productives, &#171; faiblesse chronique des moyens humains mis &#224; la disposition &#187; des services p&#233;nitentiaires, d'insertion et de probation (SPIP), effacement de la notion m&#234;me de r&#233;insertion, r&#233;gimes diff&#233;renci&#233;s au sein d'un m&#234;me &#233;tablissement engendr&#233;s par la loi p&#233;nitentiaire de 2009, selon la personnalit&#233; ou la dangerosit&#233; suppos&#233;e, entra&#238;nant fichage et s&#233;gr&#233;gation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me est &#171; antinomique avec une logique &#233;ducative et de pr&#233;vention de la r&#233;cidive &#187;, conclut l'OIP. Qui s'inqui&#232;te du projet actuel de construction de structures sp&#233;cifiques pour les personnes condamn&#233;es &#224; de courtes peines : &#171; Un renoncement &#224; la politique d'am&#233;nagement des courtes peines de prison &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ann&#233;e de l'action sociale 2011</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-annee-de-l-action-sociale-2011</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-annee-de-l-action-sociale-2011</guid>
		<dc:date>2012-01-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1044</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toujours aussi passionnantes ces livraisons qui &#233;gr&#232;nent, d'ann&#233;e en ann&#233;e, la r&#233;trospective des enjeux de l'action sociale. L'&#233;dition 2011 revient sur l'appropriation des r&#233;formes qui ont bouscul&#233; le secteur les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. La Direction de la solidarit&#233; et de la coh&#233;sion sociale qui a succ&#233;d&#233; (entre autres) &#224; la DGAS, a pris ses marques, r&#233;partissant son activit&#233; entre trois p&#244;les (les politiques sociales et m&#233;dico-sociales, le droit des femmes et les politiques d'appui). La loi H&#244;pital sant&#233; patient (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-sociale" rel="tag"&gt;Politique sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1044-" rel="tag"&gt;1044&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH149/arton3655-fa39a.jpg?1693468827' width='110' height='149' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toujours aussi passionnantes ces livraisons qui &#233;gr&#232;nent, d'ann&#233;e en ann&#233;e, la r&#233;trospective des enjeux de l'action sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;dition 2011 revient sur l'appropriation des r&#233;formes qui ont bouscul&#233; le secteur les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. La Direction de la solidarit&#233; et de la coh&#233;sion sociale qui a succ&#233;d&#233; (entre autres) &#224; la DGAS, a pris ses marques, r&#233;partissant son activit&#233; entre trois p&#244;les (les politiques sociales et m&#233;dico-sociales, le droit des femmes et les politiques d'appui). La loi H&#244;pital sant&#233; patient et territoire, qui a instaur&#233; parall&#232;lement les Agences r&#233;gionales de sant&#233; (venues remplacer les DRASS et DASS) a aussi impos&#233; de nouvelles dispositions de cr&#233;ation ou d'extension pour les &#233;tablissements sociaux ou m&#233;dico-sociaux. Dor&#233;navant, ce sont les autorit&#233;s publiques qui lancent des appels &#224; projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CROSMS (commissions regroupant de multiples partenaires) qui validaient ces propositions, sans leur apporter pour autant la garantie de financement, ont disparu, remplac&#233;es par des commissions d'appel &#224; projet, instances directement op&#233;rationnelles qui pr&#233;cisent les publics cibles, les territoires concern&#233;s, les financements mobilisables ainsi que les d&#233;lais de r&#233;alisations attendus. Les r&#233;ponses obtenues sont ensuite mises en concurrence. Les financeurs reprenant l'initiative, la loi a toutefois pr&#233;vu l'expression de modalit&#233;s exp&#233;rimentales ou innovantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut s'emp&#234;cher de rapprocher cette orientation prise par la loi de la directive europ&#233;enne de 2006, visant &#224; cr&#233;er un vaste march&#233; int&#233;rieur des services, &#224; l'image de celui d&#233;j&#224; existant pour les capitaux et l'industrie. Le domaine de la petite enfance et celui de l'aide &#224; domicile ont d'ores et d&#233;j&#224; &#233;t&#233; sortis du secteur prot&#233;g&#233; et sont soumis &#224; la concurrence, faisant peser sur eux la menace d'une activit&#233; expos&#233;e &#224; la comp&#233;titivit&#233;. Cette rentabilit&#233; qui s'introduit subrepticement dans le social, l'Agence nationale d'appui &#224; la performance (ANAP), la rejette, en rappelant que son souci n'est pas de faire d&#233;penser moins, mais de proposer l'&#233;tablissement de contrats privil&#233;giant la r&#233;ponse aux besoins des usagers, un financement &#233;quitable ainsi que la qualit&#233; de l'environnement de travail des professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2011, c'est aussi l'ann&#233;e qui aura vu se poursuivre l'accr&#233;ditation des organismes d'&#233;valuation externes des &#233;tablissements sociaux et m&#233;dico-sociaux, avec toujours la m&#234;me interrogation : en demandant aux &#233;tablissements de choisir et de payer ces &#233;valuations, n'a-t-on pas &#233;tabli un lien de subordination entre le commanditaire et le prestataire de service ? Coup de projecteur, enfin, sur ces MDPH qui voient leur charge de travail s'accro&#238;tre chaque ann&#233;e de 10 %, &#224; moyens constants, et frisent l'embolie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2011 (162 p. ; 30 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Assistante sociale aujourd'hui</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Assistante-sociale-aujourd-hui-3656</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Assistante-sociale-aujourd-hui-3656</guid>
		<dc:date>2012-01-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1044</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout ce que vous avez toujours voulu savoir du m&#233;tier d'assistant de service social sans n'avoir jamais os&#233; le demander est sans doute l&#224;. Et dire que cet ouvrage en est &#224; sa cinqui&#232;me r&#233;&#233;dition, sans que Lien Social s'en soit fait l'&#233;cho jusqu'&#224; pr&#233;sent. Voil&#224; une injustice enfin corrig&#233;e. En tout bien tout honneur, les auteures commencent par rappeler les pr&#233;cuseures de la profession : ces femmes venant habiter dans les quartiers ouvriers au sein des &#171; r&#233;sidences sociales &#187; ; ces infirmi&#232;res visiteuses (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-sociale" rel="tag"&gt;Assistante sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1044-" rel="tag"&gt;1044&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton3656-626d6.jpg?1694308253' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout ce que vous avez toujours voulu savoir du m&#233;tier d'assistant de service social sans n'avoir jamais os&#233; le demander est sans doute l&#224;. Et dire que cet ouvrage en est &#224; sa cinqui&#232;me r&#233;&#233;dition, sans que &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; s'en soit fait l'&#233;cho jusqu'&#224; pr&#233;sent. Voil&#224; une injustice enfin corrig&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout bien tout honneur, les auteures commencent par rappeler les pr&#233;cuseures de la profession : ces femmes venant habiter dans les quartiers ouvriers au sein des &#171; r&#233;sidences sociales &#187; ; ces infirmi&#232;res visiteuses luttant contre le fl&#233;au de la tuberculose ; ces surintendantes d'usine intervenant dans le monde du travail depuis 1918 ; ces premi&#232;res assistantes sociales exer&#231;ant dans les services de p&#233;diatrie des h&#244;pitaux. L'effort conjugu&#233; de ces premi&#232;res &#171; travailleuses sociales &#187; et des &#233;coles de formation (fond&#233;es d&#232;s 1911) aboutira &#224; la cr&#233;ation, en 1938, du dipl&#244;me d'&#201;tat d'assistante sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effectifs ne vont cesser de cro&#238;tre, r&#233;pondant aux besoins qui se font jour tant au moment de la guerre, que des Trente Glorieuses ou de la crise intervenant dans le second quart du XXe si&#232;cle. Se d&#233;gageant du traditionnel triptyque regroupant les professionnelles en polyvalence, polyvalence de cat&#233;gorie et services sp&#233;cialis&#233;s, les auteures d&#233;crivent les diff&#233;rents champs d'intervention des 40 000 assistantes sociales en activit&#233; : fonction publique, organismes de protection sociale, h&#244;pitaux, &#233;tablissements sanitaires et sociaux, entreprises, associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la profession est confront&#233;e &#224; de multiples mutations : la marchandisation croissante du secteur social ; la multiplication des intervenants m&#234;lant de nouveaux m&#233;tiers et des associations caritatives b&#233;n&#233;voles ; le red&#233;ploiement des missions d'un &#201;tat de plus en plus soumis &#224; la culture du r&#233;sultat ; la crise sociale qui a fait &#233;merger une nouvelle question sociale ; l'impuissance de pouvoir donner les r&#233;ponses appropri&#233;es aux demandes d'emploi, de logement ou de ressources etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les ressorts qui lui ont permis, par le pass&#233;, de montrer de fortes capacit&#233;s d'adaptation et de r&#233;activit&#233; devraient prouver, &#224; l'avenir, leur vitalit&#233;. Que ce soit sous la forme d'une aide &#224; la personne ou d'une intervention d'ordre collectif, qu'il s'agisse de d&#233;velopper le pouvoir d'agir du sujet singulier ou de travailler sur les r&#233;seaux dans lequel il est impliqu&#233;, les m&#234;mes valeurs s'imposent : &#171; Aider l'adaptation r&#233;ciproque des individus et de leur milieu social &#187; (Nations Unies 1959).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de l'accusation, lanc&#233;e en 1968, d'&#234;tre un agent de contr&#244;le social, l'assistante sociale met tout en &#339;uvre pour, certes, permettre &#224; la personne de trouver sa place dans la soci&#233;t&#233; o&#249; elle vit, mais, tout autant, pour adapter les r&#233;ponses sociales aux difficult&#233;s des plus fragiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Maloine, 2011 (191 p.18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
