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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>ITEP : les chemins de l'&#233;cole</title>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; l'Institut th&#233;rapeutique &#233;ducatif et p&#233;dagogique de Saint-Imoges, un petit village de la Marne, un &#233;ducateur accompagne la scolarit&#233; des enfants suivis &#224; l'ITEP en &#233;tant pr&#233;sent physiquement dans les &#233;tablissements scolaires. L'exp&#233;rience men&#233;e depuis la rentr&#233;e 2006 est positive. L'objectif : faire reprendre confiance &#224; des &#233;l&#232;ves perturb&#233;s par leurs difficult&#233;s psychologiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Moi, je n'irai jamais &#224; l'&#233;cole. &#187; Le petit gar&#231;on a murmur&#233; tristement la phrase, le nez dans sa trousse. &#192; c&#244;t&#233; de lui, son (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1040-" rel="tag"&gt;1040&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'Institut th&#233;rapeutique &#233;ducatif et p&#233;dagogique de Saint-Imoges, un petit village de la Marne, un &#233;ducateur accompagne la scolarit&#233; des enfants suivis &#224; l'ITEP en &#233;tant pr&#233;sent physiquement dans les &#233;tablissements scolaires. L'exp&#233;rience men&#233;e depuis la rentr&#233;e 2006 est positive. L'objectif : faire reprendre confiance &#224; des &#233;l&#232;ves perturb&#233;s par leurs difficult&#233;s psychologiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Moi, je n'irai jamais &#224; l'&#233;cole. &#187;&lt;/i&gt; Le petit gar&#231;on a murmur&#233; tristement la phrase, le nez dans sa trousse. &#192; c&#244;t&#233; de lui, son camarade vient d'expliquer tout fier que l'ann&#233;e prochaine, il retournerait en classe. Quatre gar&#231;ons sont dans la classe &#224; l'unit&#233; d'enseignement de l'institut th&#233;rapeutique &#233;ducatif et p&#233;dagogique (ITEP) de Saint-Imoges, un petit village de la Marne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enseignant d&#233;tach&#233; par l'&#201;ducation nationale leur explique ce qu'est un p&#233;rim&#232;tre. &lt;i&gt;&#171; Regardez, combien de carrelage il faudrait pour refaire cette classe ? &#187;&lt;/i&gt; Ils s'agitent. L'&#233;ducatrice intervient au moindre signe de d&#233;concentration : &lt;i&gt;&#171; Levez la main pour r&#233;pondre. &#187; &#171; Alain&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;calme-toi, &#233;coute. &#187;&lt;/i&gt; Le cadre est fort. L'&#233;ducatrice ne laisse rien passer mais encourage aussi : &lt;i&gt;&#171; On a bient&#244;t fini, tiens bon. &#187; &#171; Ces enfants n'ont pas de cadre interne,&lt;/i&gt; assure Jean-Luc Farcette, le p&#233;dopsychiatre de l'ITEP, &lt;i&gt;ils ont donc besoin de ce cadre externe fort pour &#234;tre rassur&#233;s, sinon ils explosent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre enfants-l&#224; ont encore besoin de l'institution mais l'objectif est qu'ils retrouvent le chemin de l'&#233;cole. M&#234;me pour ce petit gar&#231;on qui pense aujourd'hui ce but inaccessible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, lorsque l'ITEP ouvre ses portes son projet est, pour l'&#233;poque, audacieux : la scolarisation en milieu ordinaire doit &#234;tre privil&#233;gi&#233;e. Jusqu'alors, dans ce qui s'appelait encore des instituts de r&#233;&#233;ducation (IR), la r&#232;gle reste le plus souvent une scolarisation en interne. L'ITEP de Saint-Imoges innove. Mais l'innovation se heurte rapidement aux r&#233;alit&#233;s de la pratique. &lt;i&gt;&#171; Nous avions le projet de personnaliser le lieu d'accueil pour chaque enfant en fonction de ses besoins, se souvient le directeur de l'ITEP, Pierre Carpentier. Et puis, aucune &#233;cole n'aurait alors accept&#233; de recevoir seule les vingt enfants. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;quipe se retrouve avec quatorze &#233;coles pour vingt enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un vrai casse-t&#234;te. 480 kilom&#232;tres &#224; parcourir quotidiennement et une question : comment faire pour que tous soient &#224; l'heure &#224; l'&#233;cole ? Impossible. &lt;i&gt;&#171; Les enfants arrivaient presque syst&#233;matiquement en retard&lt;/i&gt; t&#233;moigne Pierre Carpentier. &lt;i&gt;Nous faisions des tourn&#233;es avec des regroupements explosifs d'enfants dans les voitures ; l'&#233;ducateur, toujours en retard, prenait des risques au volant. &#187;&lt;/i&gt; Enfin, lorsqu'un enfant avait un probl&#232;me &#224; l'&#233;cole, il fallait trouver un v&#233;hicule libre et repartir, parfois &#224; 25 kms : le temps d'arriver, la crise &#233;tait d&#233;j&#224; pass&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Nous ne r&#233;pondions pas au besoin de soutien des &#233;quipes p&#233;dagogiques &#187;&lt;/i&gt;, souligne Pierre Carpentier. &lt;i&gt;&#171; Rapidement, les punitions augmentent, les exclusions se multiplient, la fatigue se fait sentir pour tous &#187;&lt;/i&gt;, note le rapport de l'ITEP. Et Pierre Carpentier de conclure : &lt;i&gt;&#171; Au final, nous rajoutions des difficult&#233;s &#224; des enfants qui en avaient d&#233;j&#224; assez &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation est alors repens&#233;e. Dans un premier temps, les huit enfants en &#226;ge d'&#234;tre scolaris&#233;s au coll&#232;ge sont accueillis dans deux &#233;tablissements diff&#233;rents puis dans un seul, le coll&#232;ge Terres rouges, &#224; Epernay. Cette organisation fonctionne depuis 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au coll&#232;ge, il y a toujours un &#233;ducateur pr&#233;sent &#187;&lt;/i&gt;, explique Marie Thiney, &#233;ducatrice. Mais ce n'est pas toujours le m&#234;me. L'ITEP compte pour cette tranche d'&#226;ge cinq &#233;ducateurs qui se relaient en fonction de leur emploi du temps. Le r&#244;le de l'&#233;ducateur au coll&#232;ge est essentiellement de r&#233;assurance, de soutien et d'intervention en cas de crise. &lt;i&gt;&#171; Les besoins d&#233;pendent des jeunes accompagn&#233;s : probl&#232;mes de concentration, non-respect du cadre, peur de l'&#233;chec &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Marie Thiney. &lt;i&gt;&#171; Pour l'un de nos jeunes, la peur de l'&#233;chec d&#233;passe le cadre scolaire et peut m&#234;me se r&#233;v&#233;ler pendant un jeu de cartes ou une partie de foot. Son manque de confiance en lui est si fort, qu'en classe, il pr&#233;f&#232;re exploser pour avoir une &#171; excuse &#187; et ne pas subir le regard de la classe et du professeur &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle. Elle d&#233;cide donc de rester pr&#232;s de l'enfant quand il peut se retrouver dans ces situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducateur n'est cependant pas en permanence &#224; c&#244;t&#233; du coll&#233;gien. &lt;i&gt;&#171; Nous nous adaptons, selon les cours, selon les jours &#187;&lt;/i&gt;, explique Marie Thiney. Pour l'un, les maths posent probl&#232;me, l'&#233;ducateur l'accompagnera dans cette heure de cours. Pour un autre, c'est un probl&#232;me de concentration et l'&#233;ducateur sera pr&#233;sent pendant le premier quart d'heure du cours. Toutefois, la r&#233;partition peut changer si l'&#233;ducateur per&#231;oit l'&#233;nervement d'un jeune pendant la r&#233;cr&#233;ation, il peut d&#233;cider de passer l'heure qui suit avec lui. &lt;i&gt;&#171; Nous faisons une prise de temp&#233;rature en permanence avant de d&#233;cider d'aller avec tel jeune ou tel autre. Nous sommes constamment &#224; droite et &#224; gauche selon ce qu'il se passe dans la journ&#233;e. Il faut sentir les choses &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Marie Thiney.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, ces va-et-vient de l'&#233;ducateur pouvaient &#234;tre mal per&#231;us par les professeurs. Certains acceptaient difficilement qu'un autre adulte soit simplement pr&#233;sent dans la classe. Mais depuis 2006, du chemin a &#233;t&#233; parcouru et d&#233;sormais les &#233;ducateurs sont bien mieux accept&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Certains professeurs nous ont m&#234;me dit que nous &#233;tions &#224; leurs yeux indispensables et que notre pr&#233;sence les rassurait &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Marie Thiney. &#192; chaque rentr&#233;e, il faut toutefois que les &#233;ducateurs expliquent leur r&#244;le aux nouveaux venus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'ann&#233;e, des points r&#233;guliers sont faits entre les professionnels de l'ITEP et du coll&#232;ge. Au fil du temps, des liens se sont construits. &lt;i&gt;&#171; Je me souviens d'une f&#234;te &#224; l'ITEP, il y a deux ans o&#249;, sans concertation entre nous, une vingtaine de professionnels du coll&#232;ge &#233;taient all&#233;s&lt;/i&gt;, se rem&#233;more le principal de Terres Rouges, Denis Varin. &lt;i&gt;Nous &#233;tions nous-m&#234;mes surpris de notre nombre et les enfants tr&#232;s heureux de nous faire d&#233;couvrir l'ITEP et de voir que leurs enseignants s'int&#233;ressaient &#224; eux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cinq ans d'existence du dispositif &#224; Terres rouges, deux &#233;l&#232;ves de l'ITEP ont &#233;t&#233; exclus par le conseil de discipline. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s peu compte tenu des actes que sont capables de poser ces enfants-l&#224; &#187;&lt;/i&gt;, estime le principal. Dans les deux cas d'exclusion, une r&#233;p&#233;tition de passages &#224; l'acte violent avait abouti &#224; cette d&#233;cision &#171; &lt;i&gt; pour prot&#233;ger la collectivit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, justifie le principal. Au regard de cette belle r&#233;ussite, ne peut-on envisager une scolarit&#233; compl&#232;te pour tous les enfants d'ITEP ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Clairement, non &#187;&lt;/i&gt;, affirment en ch&#339;ur Pierre Carpentier et le docteur Jean-Luc Farcette, p&#233;dopsychiatre de l'ITEP. &lt;i&gt;&#171; Il faut d&#233;j&#224; que l'individu tienne pour que l'&#233;l&#232;ve advienne &#187;&lt;/i&gt;, expose joliment le p&#233;dopsychiatre. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;cole, on s'en fiche, l&#224; n'est pas le probl&#232;me &#187;&lt;/i&gt;, appuie Pierre Carpentier. L'ITEP n'a pas pour mission de r&#233;sorber des probl&#232;mes scolaires mais avant tout de soigner les difficult&#233;s psychologiques des enfants. Une approche parfois difficilement entendue dans le cadre scolaire o&#249; l'absence d'un enfant fait craindre retard et difficult&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Mais ces enfants sont tout &#224; fait capables de rattraper le retard d&#232;s lors qu'ils n'ont plus les difficult&#233;s psychologiques qui les freinaient &#187;&lt;/i&gt;, affirme Pierre Carpentier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se souvient d'un gar&#231;on qui ne savait ni lire, ni &#233;crire en cinqui&#232;me et qui en une ann&#233;e a rattrap&#233; tout son retard &lt;i&gt;&#171; parce que nous avions trait&#233; ses difficult&#233;s psychologiques et non fait du soutien scolaire &#187;&lt;/i&gt;. Il est donc important d'adapter le temps scolaire au temps du soin, de faire si n&#233;cessaire des allers et retours. Si tous les coll&#233;giens de l'ITEP sont scolaris&#233;s &#224; temps plein en d&#233;but d'ann&#233;e, sauf les mercredis matin et vendredis apr&#232;s-midi, des demi-journ&#233;es peuvent &#234;tre ensuite retir&#233;es si n&#233;cessaire. &lt;i&gt;&#171; L'erreur est de croire que c'est en ajoutant du temps scolaire et du soutien que nous aidons ces enfants. Au contraire, cela va renforcer les d&#233;fenses et aboutir &#224; l'effet inverse&lt;/i&gt;, soutient Pierre Carpentier. &lt;i&gt;Il faut all&#233;ger l'&#233;cole et traiter les difficult&#233;s psychologiques pour permettre l'acc&#232;s aux apprentissages. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective de soin, le travail d'&#233;quipe est consid&#233;r&#233; comme essentiel &#224; l'ITEP de Saint-Imoges et organis&#233; en plusieurs temps. &lt;i&gt;&#171; Chaque p&#244;le se r&#233;unit pour produire une r&#233;flexion que nous appelons une &#233;laboration th&#233;rapeutique, &#233;ducative et p&#233;dagogique sur un enfant donn&#233;, puis nous mettons en commun cette r&#233;flexion au cours d'une r&#233;union dite d'harmonisation en pr&#233;sence du directeur, du chef de service, de l'&#233;ducateur r&#233;f&#233;rent, du p&#233;dopsychiatre et du responsable du service social &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Luc Farcette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;flexion commune est ensuite pr&#233;sent&#233;e aux parents qui sont associ&#233;s &#224; la r&#233;flexion et appel&#233;s &#224; valider le projet. Les liens avec les parents sont essentiels et valoris&#233;s par des contacts r&#233;guliers. &lt;i&gt;&#171; Nous n'avons pas un projet dans lequel l'enfant doit entrer mais nous accompagnons le projet de l'enfant et de sa famille &#187;&lt;/i&gt;, assure Pierre Carpentier. La volont&#233; de l'&#233;tablissement est que les enfants, &#224; la fin de la prise en charge qui dure en moyenne deux ans, puissent repartir dans le circuit ordinaire. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, il faut traiter les causes des troubles et ne pas se focaliser sur les sympt&#244;mes.&lt;i&gt; &#171; Dans ce but, l'ITEP doit &#234;tre suffisamment contenant pour que le sympt&#244;me s'exprime &#187;&lt;/i&gt;, avance Pierre Carpentier. &lt;i&gt;&#171; Parfois, c'est explosif ici mais ce n'est pas du tout, &#224; mes yeux, synonyme d'&#233;chec, au contraire. C'est en les laissant s'exprimer que nous pouvons comprendre les sympt&#244;mes, sinon il suffit de mettre les enfants sous m&#233;dicaments et le probl&#232;me est soit disant r&#233;gl&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une approche qui exige beaucoup des &#233;ducateurs. L'institution se doit de prot&#233;ger les enfants, de leur permettre d'exprimer leurs souffrances &lt;i&gt;&#171; mais aussi de faire attention aux adultes &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Jean-Luc Farcette. Car eux aussi, tout comme l'&#233;cole et les parents avant eux, peuvent &#234;tre us&#233;s par la r&#233;p&#233;tition des actes de ces enfants. Des analyses de pratique ont lieu toutes les semaines, les r&#233;unions d'&#233;quipe sont r&#233;guli&#232;res et le directeur favorise particuli&#232;rement les &lt;i&gt;&#171; temps perdus &#187;. &#171; Nous avions propos&#233; des r&#233;unions avec les services g&#233;n&#233;raux qui doivent aussi &#234;tre associ&#233;s au travail d'&#233;quipe mais personne n'y disait rien. Nous avons arr&#234;t&#233; ces r&#233;unions et j'ai institu&#233; une pause-caf&#233; &#224; 10 heures et &#224; 16 heures o&#249; je m'arrange toujours pour &#234;tre pr&#233;sent. Les &#233;changes se font tr&#232;s bien &#224; ce moment, rien n'est formalis&#233; mais c'est une r&#233;union &#187;&lt;/i&gt;, raconte Pierre Carpentier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ses yeux, l'essentiel dans un ITEP est que l'&#233;quipe soit dans le lien car plut&#244;t que de troubles du comportement, il estime que ces enfants souffrent de troubles du lien. Et si l'&#233;quipe n'est pas elle-m&#234;me en lien autour de l'enfant, alors aucun soin n'est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marianne Langlet&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Des IR aux ITEP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les instituts de r&#233;&#233;ducation (IR) sont devenus des instituts th&#233;rapeutiques, &#233;ducatifs et p&#233;dagogiques (ITEP) par le d&#233;cret du 6 janvier 2005. Auparavant, ils avaient de multiples habilitations et les enfants pouvaient y &#234;tre orient&#233;s tant par l'aide sociale &#224; l'enfance que par une d&#233;cision de justice. Les situations et les besoins divers pouvaient cr&#233;er des m&#233;langes explosifs. D'autant plus que, bien souvent, toute la prise en charge avait lieu &#224; l'int&#233;rieur de l'IR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, selon le texte du d&#233;cret &lt;i&gt;&#171; Les instituts th&#233;rapeutiques, &#233;ducatifs et p&#233;dagogiques accueillent les enfants, adolescents ou jeunes adultes qui pr&#233;sentent des difficult&#233;s psychologiques dont l'expression, notamment l'intensit&#233; des troubles du comportement, perturbe gravement la socialisation et l'acc&#232;s aux apprentissages. Ces enfants, adolescents et jeunes adultes se trouvent, malgr&#233; des potentialit&#233;s intellectuelles et cognitives pr&#233;serv&#233;es, engag&#233;s dans un processus handicapant qui n&#233;cessite le recours &#224; des actions conjugu&#233;es et &#224; un accompagnement personnalis&#233;. &#187;&lt;/i&gt; L'orientation est d&#233;cid&#233;e par la MDPH (maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ITEP sont donc clairement positionn&#233;s dans le champ m&#233;dico-social. Et ils revendiquent aujourd'hui un travail en partenariat avec tous les professionnels &#224; l'ext&#233;rieur. &lt;i&gt;&#171; L'ITEP ne doit pas &#234;tre seul &#187;&lt;/i&gt;, insiste le pr&#233;sident de l'Aire, Gilles Gonnard. Il met en garde contre le dispositif des &#233;tablissements de r&#233;insertion scolaire, annonc&#233;s en mars 2010 par Nicolas Sarkozy et lanc&#233;s &#224; la rentr&#233;e 2010. Ces dispositifs, qui regroupent en classe r&#233;duite des &#233;l&#232;ves aux comportements difficiles dans un &#233;tablissement scolaire loin de leur domicile, ont connu des d&#233;buts mouvement&#233;s avec de multiples incidents. Pas &#233;tonnant, selon Gilles Gonnard : &lt;i&gt;&#171; Nous n'avons pas de solution miracle mais nous avons l'exp&#233;rience de ce qui ne marche pas. Mettre &#224; distance, &#224; des centaines de kilom&#232;tres de chez eux, des pr&#233;adolescents avec des troubles psychologiques ne fonctionne pas. Nous le savons car nous l'avons v&#233;cu et si nous sommes pass&#233;s des instituts de r&#233;&#233;ducation &#224; des instituts th&#233;rapeutiques, &#233;ducatifs et p&#233;dagogiques, ce n'est pas pour rien, il y a des modalit&#233;s de travail diff&#233;rentes entre les deux concepts. &#187;&lt;/i&gt; Pierre Carpentier le rejoint : &lt;i&gt;&#171; Ce dispositif a &#233;t&#233; mont&#233; &#224; la va-vite, sans projet, en r&#233;action &#224; des mouvements d'opinion, cela ne peut donc pas fonctionner. Marginaliser des enfants dans une institution scolaire ordinaire : cela s'appelle de la discrimination. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faciliter la scolarisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Gilles Gonnard, pr&#233;sident de l'AIRe, association nationale des instituts th&#233;rapeutiques &#233;ducatifs et p&#233;dagogiques et de leurs r&#233;seaux, souligne la tendance des ITEP &#224; multiplier les r&#233;ponses pour favoriser la scolarisation des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment un enfant arrive en ITEP ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la majeure partie des cas ces jeunes mettent &#224; mal le cadre scolaire, parfois jusqu'&#224; l'insupportable. Leurs difficult&#233;s psychologiques s'expriment par des perturbations importantes de la socialisation et du rapport &#224; la r&#232;gle. Dans un premier temps, les parents peuvent rencontrer le m&#233;decin et/ou le psychologue scolaire ainsi que l'&#233;quipe RASED. Si n&#233;cessaire, ils incitent la famille &#224; rencontrer une &#233;quipe de CMPP, CMP, CAMPS. La saisine de la MDPH pour une orientation en ITEP vient ensuite. D'autres situations plus complexes existent pour des enfants qui rel&#232;vent de l'aide sociale &#224; l'enfance ou sont d&#233;j&#224; suivis dans des h&#244;pitaux de jour. Ces structures, en accord avec la famille, interpellent la MDPH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les caract&#233;ristiques des enfants qui arrivent en ITEP ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;cret ITEP de 2005, il n'y a plus d'ambigu&#239;t&#233;. Avant, nous avions de multiples habilitations et nous pouvions avoir au sein des instituts de r&#233;&#233;ducation, comme nous nous appelions alors, des jeunes d&#233;linquants et des jeunes avec des troubles psychologiques. D&#233;sormais, les ITEP sont des &#233;tablissements qui ne re&#231;oivent que des enfants qui ont des troubles psychiques, qui souffrent d'un handicap psychique. Nous n'accueillons pas en ITEP aujourd'hui des enfants qui rel&#232;veraient de la protection judiciaire de la jeunesse m&#234;me s'ils peuvent relever des deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le terme de trouble du comportement dont on qualifie les enfants d'ITEP est aussi un peu ambigu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, nous avons souhait&#233; dans le d&#233;cret ITEP que ce terme ne domine plus. Le d&#233;cret d&#233;finit les jeunes en ITEP comme pr&#233;sentant des troubles psychologiques dont l'intensit&#233; a pour cons&#233;quence &#233;ventuelle des troubles du comportement. Les troubles psychologiques pr&#233;dominent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi y a-t-il tant de gar&#231;ons en ITEP ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se manifestent plus bruyamment et plus t&#244;t que les filles dont les troubles se signalent plut&#244;t vers l'adolescence. Mais le probl&#232;me, c'est que ce n'est pas forc&#233;ment l'aspect bruyant qui r&#233;v&#232;le la gravit&#233; des troubles, certains troubles ne font aucun bruit. C'est pourquoi il faut aujourd'hui travailler sur la pr&#233;vention car lorsque les enfants sont orient&#233;s en ITEP entre le primaire et le coll&#232;ge, les troubles sont souvent l&#224; depuis longtemps. Il est complexe de dire d'un enfant de sept ans qu'il a des troubles psychologiques mais c'est &#224; cet &#226;ge-l&#224; qu'il faudrait d&#233;marrer un accompagnement un peu plus l&#233;ger plut&#244;t que d'attendre la situation gravissime &#224; 12-13 ans avec une rupture scolaire compl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de l'annonce d'une nouvelle &#233;valuation en maternelle ? Peut-elle permettre le d&#233;pistage de ces troubles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut s'occuper des enfants qui ont des troubles psychologiques le plus t&#244;t possible. Mais ces &#233;valuations se concentrent sur le versant scolaire, elles s'attachent &#224; ce que l'enfant montre, or les troubles psychologiques ne sont pas forc&#233;ment visibles dans ce cadre. Et puis, que sera-t-il propos&#233; aux enfants dont les difficult&#233;s seront rep&#233;r&#233;es dans ce cadre ? Rien n'est dit sur ce point. Quelle utilisation sera faite de ces &#233;valuations ? Nous sommes sur le versant du soin et, pour nous, la pr&#233;vention des troubles doit &#234;tre faite par des professionnels (CAMS - centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce, CMPP, psychologue scolaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que tous les enfants d'ITEP doivent &#234;tre scolaris&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les enfants d'ITEP doivent avoir une inscription scolaire en milieu ordinaire. Ils doivent aller &#224; l'&#233;cole ordinaire s'ils le peuvent. Si n&#233;cessaire, nous devons proposer une alternance pour permettre de soulager l'enfant. Nous proposons donc une scolarit&#233; partag&#233;e entre le milieu ordinaire et l'ITEP avec son unit&#233; d'enseignement. La temporalit&#233; est ensuite variable. Nous avons des coll&#233;giens qui peuvent tr&#232;s bien aller une semaine &#224; temps plein &#224; l'&#233;cole puis la semaine suivante avoir besoin d'un repli sur l'unit&#233; d'enseignement de l'ITEP. Cette alternance est pr&#233;ventive : elle pr&#233;vient la d&#233;scolarisation et l'exclusion scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que la souplesse des ITEP et de l'Education nationale permet ce type d'aller et retour ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous y travaillons. Apr&#232;s la loi de 2005, nous avons eu un mouvement de balancier qui a fait que nous &#233;tions dans le tout &#233;cole ordinaire. Aujourd'hui il y a un revers de balancier : les enfants qui arrivent en ITEP sont tous d&#233;scolaris&#233;s. Or, si nous arrivions &#224; une coop&#233;ration un peu plus resserr&#233;e d&#232;s les premiers temps de rep&#233;rage des troubles de l'enfant, nous &#233;viterions la d&#233;scolarisation compl&#232;te o&#249; il faut reconstruire tout un parcours vers l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de la formule mise en place &#224; l'ITEP de Saint-Imoges ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les solutions qui facilitent la scolarisation et &#233;vitent les ruptures sont bienvenues. Aujourd'hui, la majeure partie des ITEP sont dans cette mouvance-l&#224;. L'ITEP se d&#233;ploie comme un dispositif qui n'a pas de r&#233;ponse unique. Il comprend un Sessad, un semi-internat, un internat, une unit&#233; d'enseignement, pour les plus &#226;g&#233;s, quelque chose de l'ordre de l'apprentissage et il peut y avoir aussi un accueil familial sp&#233;cialis&#233;. Si tous les ITEP &#233;taient agr&#233;&#233;s dans cette forme-l&#224;, cela permettrait une scolarisation plus fluide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que beaucoup d'ITEP ont obtenu l'agr&#233;ment de dispositif ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notre bataille politique actuelle. L'ann&#233;e derni&#232;re nous avons fait le tour de France des r&#233;gions sur cette id&#233;e de dispositif ITEP. Nous avons rencontr&#233; des ITEP qui n'avaient pas forc&#233;ment l'ensemble des composantes mais &#233;taient pr&#234;ts &#224; les avoir. Nous avons rencontr&#233; des pouvoirs publics qui sont favorables &#224; cette mise en &#339;uvre-l&#224; comme les MDPH, les ARS (agence r&#233;gionale de sant&#233;)&#8230; Quelques points entravent encore l'agr&#233;ment global ITEP : la notion d'&#233;tablissements et services qui partage le dispositif en deux et le financement en prix de journ&#233;e ou en dotation globale. Il faudrait un agr&#233;ment dispositif ITEP pour &#233;viter le partage entre l'agr&#233;ment de services ou l'agr&#233;ment d'&#233;tablissement avec un mode de financement adapt&#233;. Certains ITEP ont obtenu cet agr&#233;ment dans le cadre de CPOM (contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens) mais cela reste du cas par cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2011, lors de nos journ&#233;es annuelles &#224; Reims, nous proposerons un document, mis au point avec l'Uniopss, qui valide juridiquement, financi&#232;rement et administrativement le dispositif ITEP. Ensuite, nous attendons une r&#233;ponse du c&#244;t&#233; des politiques. &#192; ce jour nous avons eu des &#233;chos extr&#234;mement favorables mais pas de d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par M.L.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ITEP : les chemins de l'&#233;cole</title>
		<link>https://www.lien-social.com/ITEP-les-chemins-de-l-ecole</link>
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		<dc:date>2011-11-24T10:24:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;ficience</dc:subject>
		<dc:subject>1040</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'Institut th&#233;rapeutique &#233;ducatif et p&#233;dagogique de Saint-Imoges, un petit village de la Marne, un &#233;ducateur accompagne la scolarit&#233; des enfants suivis &#224; l'ITEP en &#233;tant pr&#233;sent physiquement dans les &#233;tablissements scolaires. L'exp&#233;rience men&#233;e depuis la rentr&#233;e 2006 est positive. L'objectif : faire reprendre confiance &#224; des &#233;l&#232;ves perturb&#233;s par leurs difficult&#233;s psychologiques. Social actualit&#233;s La chronique d'Etienne Liebig Le billet de Jacques Tr&#233;mintin L'actu de la semaine Bizutage et d&#233;rapages, pourtant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3630-67e71.jpg?1693474180' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'Institut th&#233;rapeutique &#233;ducatif et p&#233;dagogique de Saint-Imoges, un petit village de la Marne, un &#233;ducateur accompagne la scolarit&#233; des enfants suivis &#224; l'ITEP en &#233;tant pr&#233;sent physiquement dans les &#233;tablissements scolaires. L'exp&#233;rience men&#233;e depuis la rentr&#233;e 2006 est positive. L'objectif : faire reprendre confiance &#224; des &#233;l&#232;ves perturb&#233;s par leurs difficult&#233;s psychologiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Bizutage et d&#233;rapages, pourtant punis par la loi&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Accompagner la scolarit&#233; ordinaire des enfants en ITEP&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;ITEP : les chemins de l'&#233;cole&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Faciliter la scolarisation, entretien avec Gilles Gonnard, pr&#233;sident de l'AIRe&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Reportage&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Un espace solidaire d'h&#233;bergement pour les Roms &#224; Marseille&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'enfant qui ne me disait rien&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;R&#233;flexion&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le ch&#244;mage des jeunes dans les quartiers sensibles, entretien avec Olivier Galland, sociologue et directeur de recherche au CNRS&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Vieillir vieux, vieillir mieux ? Sous la direction de Laurence Hardy&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Malaise dans la relation - Sous la direction de Guy Schmitt&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Bizutage et d&#233;rapages, pourtant punis par la loi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Bizutage-et-derapages-pourtant-punis-par-la-loi</link>
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		<dc:date>2011-11-23T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>1040</dc:subject>

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&lt;p&gt;Bien loin de leur d&#233;finition, les soir&#233;es d'int&#233;gration virent trop souvent au cauchemar, &#224; l'humiliation et &#224; la &#171; d&#233;sint&#233;gration &#187; ; le bizutage est pourtant, depuis plus de dix ans, un d&#233;lit puni par la loi. &lt;br class='autobr' /&gt;
En un &#233;ni&#232;me d&#233;fraiement de chronique, un bizutage humiliant a eu lieu dans une universit&#233; parisienne, avec blessures physiques. Pour une fois, la victime portait plainte, et l'association responsable de l'&#233;v&#233;nement, pourtant consid&#233;r&#233;e comme prestigieuse &#8212; dirig&#233;e par des jeunes issus des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bien loin de leur d&#233;finition, les soir&#233;es d'int&#233;gration virent trop souvent au cauchemar, &#224; l'humiliation et &#224; la &#171; d&#233;sint&#233;gration &#187; ; le bizutage est pourtant, depuis plus de dix ans, un d&#233;lit puni par la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En un &#233;ni&#232;me d&#233;fraiement de chronique, un bizutage humiliant a eu lieu dans une universit&#233; parisienne, avec blessures physiques. Pour une fois, la victime portait plainte, et l'association responsable de l'&#233;v&#233;nement, pourtant consid&#233;r&#233;e comme prestigieuse &#8212; dirig&#233;e par des jeunes issus des arrondissements les plus dor&#233;s de la capitale &#8212;, se voyait interdite d'activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il y a quelques semaines, en octobre dernier, des mesures de pr&#233;vention et d'accompagnement avaient &#233;t&#233; engag&#233;es contre cette forme trop souvent barbare d'&#171; int&#233;gration &#187; : num&#233;ro vert dans chaque acad&#233;mie pour lib&#233;rer la parole, d&#233;claration pr&#233;alable obligatoire pour les organisateurs de soir&#233;es, cellule d&#233;di&#233;e aupr&#232;s de chaque recteur pour informer les familles, mise en place de testings, partenariats avec les mutuelles &#233;tudiantes, la s&#233;curit&#233; routi&#232;re&#8230; Un des objectifs est de parvenir &#224; un label qualit&#233; des organisateurs de soir&#233;es, avec charge &#233;thique v&#233;rifi&#233;e, et plus grande responsabilisation des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; national contre le bizutage (CNCB) recense ces &#233;preuves humiliantes, voire psychologiquement traumatisantes : ainsi l'an dernier, deux plaintes pour viol avaient &#233;t&#233; enregistr&#233;es lors de week-ends d'int&#233;gration d'&#233;coles de commerce. Comment en est-on arriv&#233; l&#224; ? Depuis le 17 juin 1998, une loi punit pourtant toute personne amenant autrui, contre son gr&#233; ou non, &#224; subir ou &#224; commettre des actes d&#233;gradants portant atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; physique et morale d'un &#233;tudiant, lors de manifestations ou r&#233;unions li&#233;es aux milieux scolaire et socio-&#233;ducatif, &#224; six mois d'emprisonnement et de 7 500 &#8364; d'amende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peines sont doubl&#233;es lorsque le bizutage est commis sur une personne dont la vuln&#233;rabilit&#233; &#8212; due &#224; une maladie, un handicap, &#224; une d&#233;ficience physique ou psychique, &#224; un &#233;tat de grossesse, &#224; l'&#226;ge&#8230; &#8212; est apparente ou connue de l'auteur. En outre, les personnes qui n'ont pas caus&#233; directement de violences mais &#171; ont contribu&#233; &#224; cr&#233;er la situation qui a permis la r&#233;alisation du dommage ou n'ont pas pris les mesures permettant de l'&#233;viter &#187; sont responsables p&#233;nalement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Il est bien question de domination, de m&#233;pris et de rel&#233;gation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Alcool + rapport de domination = cocktail explosif &#187;, rappelait il y a quelques jours l'association SOS Bizutage. Le souci est r&#233;current mais la loi du silence pr&#233;vaut. Selon le site officiel de l'administration fran&#231;aise, service-public.fr, le ph&#233;nom&#232;ne concerne largement les &#233;l&#232;ves et &#233;tudiants des &#233;tablissements du premier, second degr&#233;, de l'enseignement sup&#233;rieur et de l'enseignement sp&#233;cialis&#233;, mais aussi toute personne appartenant &#224; un organisme public ou priv&#233; ayant une activit&#233; d'enseignement ou socio-&#233;ducative. La pratique est particuli&#232;rement r&#233;pandue dans les &#233;coles d'ing&#233;nieurs, de commerce et dans les classes, de pharmacie, de m&#233;decine, de pr&#233;paration aux grandes &#233;coles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, le CNCB, fort alors d'une vingtaine d'associations et organisations syndicales, avait lanc&#233; une campagne pr&#233;ventive d'alerte, et &#233;labor&#233; un document explicatif sur le bizutage &#224; diffuser aux &#233;l&#232;ves de terminale. En novembre 2005, le rapport de la D&#233;fenseure des enfants, Claire Brisset, avait fait part de la n&#233;cessit&#233; de prot&#233;ger contre les violences institutionnelles, dont le bizutage. L'ann&#233;e suivante, le minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale avait recens&#233; une augmentation de 0,5 % pour les violences (dont sexuelles) y compris dans le cadre du bizutage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien question, dans cette affaire-l&#224;, de domination, de m&#233;pris et de rel&#233;gation : il n'est pas anodin, par exemple, que les collectifs G&#233;n&#233;ration pr&#233;caire ou Jeudi noir affirment par leurs actions vouloir &#171; refuser le bizutage social actuel &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Vieillir vieux, vieillir mieux ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Vieillir-vieux-vieillir-mieux</link>
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		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1040</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le &#171; vieux &#187; est devenu une figure repoussoir, une cat&#233;gorisation par exclusion qui privil&#233;gie le prisme de la d&#233;mence, de la perte progressive d'autonomie et de la d&#233;pendance. Sans compter la notion de d&#233;ficit : il est cet autre soup&#231;onn&#233; de puiser dans des ressources qui ne sont pas in&#233;puisables (revenus, habitat, espaces de circulation). Mieux vaut parler de vieillissement, ce qui permet d'aborder ce double m&#233;canisme concernant tout un chacun : on est toujours le vieux de quelqu'un. Il y a d'abord le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Personne-agee" rel="tag"&gt;Personne &#226;g&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1040-" rel="tag"&gt;1040&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3632-971ca.jpg?1693474180' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; vieux &#187; est devenu une figure repoussoir, une cat&#233;gorisation par exclusion qui privil&#233;gie le prisme de la d&#233;mence, de la perte progressive d'autonomie et de la d&#233;pendance. Sans compter la notion de d&#233;ficit : il est cet autre soup&#231;onn&#233; de puiser dans des ressources qui ne sont pas in&#233;puisables (revenus, habitat, espaces de circulation). Mieux vaut parler de vieillissement, ce qui permet d'aborder ce double m&#233;canisme concernant tout un chacun : on est toujours le vieux de quelqu'un. Il y a d'abord le processus biologique qui commence d&#232;s l'&#226;ge de 18-20 ans, aux multiples cons&#233;quences physiques, physiologiques et psychologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vieillesse n'est pas seulement un &#233;coulement paisible et ordinaire du temps. Elle est aussi accompagn&#233;e par la maladie et l'amoindrissement des forces. Mais il y a tout autant un construit social qui &#233;volue selon les &#233;poques et les repr&#233;sentations. L'arbitraire et la subjectivit&#233; r&#232;gnent en ma&#238;tre quand il s'agit d'appr&#233;hender les stades de la vie et leurs passerelles. L'esp&#233;rance de vie limit&#233;e, en 1946, &#224; 59,9 ans faisait que le passage th&#233;orique &#224; la retraite concernait bien plus les morts que les vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on vit beaucoup plus longtemps. Les personnes &#226;g&#233;es qui avaient connu les guerres et les privations sont remplac&#233;es par ces anciens ados tr&#232;s rationnels et utilitaristes de la soci&#233;t&#233; h&#233;doniste : le papy fumeur de joints succ&#232;de &#224; celui qui se contentait de la pipe ! Au &#171; jeunisme &#187; qui ne constitue pas tant une complaisance &#224; l'&#233;gard de la jeunesse qu'une d&#233;valorisation ontologique d'une vieillesse associ&#233;e bien &#224; tort &#224; un naufrage, s'oppose un &#171; vieillisme &#187; qui voit dans les plus &#226;g&#233;s une &#233;nergie revigorante et un accomplissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me &#226;ge est dor&#233;navant consid&#233;r&#233; plus comme un potentiel que comme un g&#226;chis. &#171; La vie commence &#224; cinquante ans &#187;, entend-on parfois. Et de parler du &#171; continent gris &#187;, de la &#171; mar&#233;e grise &#187;, des &#171; nouveaux vieux &#187; &#224; l'esprit jeune et au corps vigoureux, des &#171; jeunes seniors &#187;. Cette perception de la vieillesse modifie les pratiques. L'entr&#233;e dans des lieux o&#249; l'on arrive pour attendre d'y mourir n'est plus consid&#233;r&#233;e avec la m&#234;me r&#233;signation qu'autrefois. Elle peut &#234;tre per&#231;ue avec un sentiment d'abandon et de d&#233;ch&#233;ance. Et m&#234;me si les familles sont parfois amen&#233;es &#224; faire des choix de placement en institution qui ne sont pas approuv&#233;s par leurs a&#238;n&#233;s, ceux-ci gardent des droits et justifient d'une &#233;coute bienveillante, prenant en compte leurs r&#233;ticences. Il est essentiel de les consid&#233;rer au-del&#224; de leurs pertes, de leurs d&#233;ficits et de leurs manques, comme des personnes restant citoyennes &#224; part enti&#232;re et devant &#234;tre impliqu&#233;es dans leurs choix de vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le Sociographe n&#176; 35, mai 2011 (128 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Malaise dans la relation. Des sentiments dans le travail social</title>
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&lt;p&gt;Il est de coutume de consid&#233;rer que la valeur &#233;conomique accord&#233;e &#224; une activit&#233; professionnelle serait inversement proportionnelle aux sentiments qui lui sont attach&#233;s. On ne travaillerait bien que dans une relation d&#233;saffectiv&#233;e &#224; l'autre, d&#233;barrass&#233;e de toutes les &#233;motions parasites. Or, ce sont ces m&#234;mes sentiments &#224; l'&#233;gard d'autrui qui constituent le soubassement de toute relation d'aide. Ce paradoxe est au c&#339;ur du malaise des professions sociales. On ne peut comprendre cette probl&#233;matique qu'en (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est de coutume de consid&#233;rer que la valeur &#233;conomique accord&#233;e &#224; une activit&#233; professionnelle serait inversement proportionnelle aux sentiments qui lui sont attach&#233;s. On ne travaillerait bien que dans une relation d&#233;saffectiv&#233;e &#224; l'autre, d&#233;barrass&#233;e de toutes les &#233;motions parasites. Or, ce sont ces m&#234;mes sentiments &#224; l'&#233;gard d'autrui qui constituent le soubassement de toute relation d'aide. Ce paradoxe est au c&#339;ur du malaise des professions sociales. On ne peut comprendre cette probl&#233;matique qu'en fonctionnant en permanence sur deux registres contigus. Le premier est celui de l'empathie. Cette d&#233;marche est fond&#233;e sur une profonde intol&#233;rance &#224; la souffrance et &#224; l'injustice. Il ne s'agit pas de souffrir avec l'usager, mais de p&#233;n&#233;trer son &#233;tat d'esprit pour mieux cerner ses &#233;motions et son v&#233;cu et lui t&#233;moigner d'une attitude inconditionnellement bienveillante qui fasse de lui une personne digne d'attention et d'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette perm&#233;abilit&#233; pr&#233;sente, toutefois, le risque permanent de voir la souffrance de l'usager entrer en r&#233;sonance avec le v&#233;cu et l'histoire de l'intervenant&#8230; et de le confronter &#224; autant de d&#233;sirs, d'attentes, de projections r&#233;ciproques, quant &#224; une r&#233;paration, un remplacement, une adoption ou &#224; un rapt, avec toute la charge affective que cela induit. S'ils ne sont pas suffisamment compris et ma&#238;tris&#233;s, tous ces sentiments et fantasmes qui &#233;mergent ainsi peuvent faire de gros d&#233;g&#226;ts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et c'est bien l&#224; la seconde facette du paradoxe d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; : on ne peut &#234;tre suffisamment disponible &#224; l'autre, si l'on cherche &#224; travers lui &#224; satisfaire surtout ses propres besoins &#233;motionnels. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'&#233;laborer une posture professionnelle qui permette de conscientiser ces sentiments, plus ou moins diffus, qui innervent toute relation d'aide. Il ne s'agit donc pas de les enfouir dans un quelconque d&#233;ni, mais de les mettre au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;thique, la raison, le travail r&#233;flexif, la mise &#224; distance sont autant d'outils pour y arriver. Le cadre institutionnel, et plus particuli&#232;rement la zone temp&#233;r&#233;e que doit constituer la r&#233;union de l'&#233;quipe professionnelle, permet de limiter les risques d'une privatisation de la relation d'aide et de pr&#233;venir la r&#233;alisation de certains d&#233;sirs qui perdaient de vue que la priorit&#233; de l'autre est bien la finalit&#233; premi&#232;re. Dans les m&#233;tiers socio-&#233;ducatifs, on est pass&#233; d'une motivation religieuse et vocationnelle de l'&#171; amour du prochain &#187;, &#224; une professionnalisation fond&#233;e sur l'illusion d'un savoir-faire technique qui permettrait de s'affranchir de toute la dimension affective. Le travail social implique la technicit&#233;. Mais la gestion de l'&#233;conomie des sentiments qu'induisent les exp&#233;riences &#233;motionnelles in&#233;vitablement g&#233;n&#233;r&#233;es par toute relation, lui est tout aussi indispensable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le Sociographe n&#176; 36, septembre 2011 (128 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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