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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Travail social en lib&#233;ral : &#233;volution ou r&#233;volution ?</title>
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		<title>Des travailleurs sociaux en lib&#233;ral</title>
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&lt;p&gt;Ce sont des assistantes sociales qui ont commenc&#233;. Peut-&#234;tre parce que c'est la corporation parmi le travail social qui peut, pour le moment s'accommoder au mieux d'un statut ind&#233;pendant. Mais d'autres vont s&#251;rement embo&#238;ter le pas. Situation enviable ou difficile pour les candidats &#224; la libert&#233; ? Deux pionni&#232;res r&#233;pondent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Monique Prudet, assistante sociale en lib&#233;ral &#224; Boissy-Saint-L&#233;ger &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel type de r&#233;flexion vous a amen&#233;e &#224; choisir une pratique lib&#233;rale ? Quels sont les avantages dont peuvent (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce sont des assistantes sociales qui ont commenc&#233;. Peut-&#234;tre parce que c'est la corporation parmi le travail social qui peut, pour le moment s'accommoder au mieux d'un statut ind&#233;pendant. Mais d'autres vont s&#251;rement embo&#238;ter le pas. Situation enviable ou difficile pour les candidats &#224; la libert&#233; ? Deux pionni&#232;res r&#233;pondent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Monique Prudet, assistante sociale en lib&#233;ral &#224; Boissy-Saint-L&#233;ger&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel type de r&#233;flexion vous a amen&#233;e &#224; choisir une pratique lib&#233;rale ? Quels sont les avantages dont peuvent b&#233;n&#233;ficier les usagers ou les organismes qui font appel &#224; vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai travaill&#233; 6 ans en polyvalence de secteur et 11 ans en milieu prot&#233;g&#233; (CAT). Apr&#232;s ces 17 ann&#233;es de pratique, les lourdeurs administratives et les d&#233;rives hi&#233;rarchiques et institutionnelles me pesaient. J'ai d&#233;cid&#233; de m'inspirer des exp&#233;riences canadiennes en ce domaine, et de celles de quelques pionni&#232;res en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, aucune loi n'interdit de s'installer en lib&#233;ral. J'ai bas&#233; ma pratique autour d'un axe essentiel : celui-ci repose sur des conventions avec des &#233;tablissements. Il ne s'agit pas de contrat de travail mais d'un forfait mensuel en fonction des demandes. C'est donc un calcul d'honoraires qui n'est pas bas&#233; sur la quantit&#233; de travail. Ces structures employeuses de mes prestations sont des entreprises, des cliniques priv&#233;es, des maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es ou des offices d'HLM. L'int&#233;r&#234;t se fonde sur le fait que je reste ma&#238;tre de mon temps et de ma technique. Ce qui par contre, suscite l'int&#233;r&#234;t de ces &#233;tablissements, est la souplesse d'intervention que ce type de pratique leur procure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas dire qu'il y ait un rejet des administrations, mais seulement une certaine surprise. Mais finalement, dans la mesure o&#249; elles comprennent mes interventions et que celles-ci sont &#8220;claires&#8221; tout se passe bien. Bien s&#251;r, il reste encore certaines id&#233;es re&#231;ues, comme le fait de s'imaginer que je ne m'occupe que de particuliers, alors que ces derniers ne repr&#233;sentent qu'un faible pourcentage au sein de ma palette de prestations. Ainsi par exemple, les offices d'HLM ont compris depuis longtemps que s'ils voulaient r&#233;cup&#233;rer des impay&#233;s de loyers, il leur &#233;tait plus facile de faire intervenir une assistante sociale qu'un huissier. Or, leurs relations avec le service social public est souvent houleux, entre autres &#224; cause du fait que beaucoup d'usagers ne demandent rien aux assistants sociaux de secteur et aussi parce que ceux-ci sont souvent surcharg&#233;s de travail, et qu'il existe beaucoup de secteurs vacants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment vos coll&#232;gues de secteur vous per&#231;oivent-elles ? Et votre exp&#233;rience apporte-t-elle une forme d'&#233;mulation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart du temps, mes coll&#232;gues de secteurs sont ravies de mes interventions et nous travaillons souvent en partenariat, notamment au SSE (service social de l'enfance). Quelques-unes d'ailleurs sont stimul&#233;es pour entreprendre ce type de d&#233;marche en lib&#233;ral : n&#233;anmoins, elles sont encore trop rares &#224; mon sens. Ainsi, avec une cons&#339;ur du sud de la France, nous organisons des formations o&#249; beaucoup de coll&#232;gues viennent par curiosit&#233;, mais finalement tr&#232;s peu prennent le risque de s'installer &#224; leur compte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela tient au fait que les assistantes sociales ne sont gu&#232;re habitu&#233;es &#224; une trop grande autonomie de pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi par exemple, en lib&#233;ral, la libert&#233; d'action est totale dans la mesure o&#249; nous sommes notre propre d&#233;cideur ; nous utilisons les &#8220;lignes directes&#8221; pour intervenir y compris aupr&#232;s des directions. La contrepartie est que nous ne pouvons jamais &#8220;ouvrir le parapluie&#8221;. Ce qui bloque les initiatives, en effet, ce n'est pas l'aspect financier, puisqu'on peut tr&#232;s bien d&#233;marrer petit &#224; petit, tout en conservant sa pratique institutionnelle, mais c'est le fait d'&#234;tre seule responsable en tant que personne, car &#224; ce moment ce n'est plus le service social qui porte le &#8220;chapeau&#8221; mais Madame X, citoyenne &#224; part enti&#232;re, face aux usagers et aux &#233;tablissements&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;anmoins, cette r&#233;ticence ne rel&#232;ve-t-elle pas aussi d'un a priori id&#233;ologique vis-&#224;-vis d'une pratique sociale pay&#233;e &#224; l'acte par les plus riches des usagers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble effectivement qu'il existe aussi une r&#233;ticence id&#233;ologique &#8220;tr&#232;s mal plac&#233;e&#8221;. Les particuliers ne repr&#233;sentent que 10 % de mon chiffre d'affaires. Ils viennent souvent envoy&#233;s par les m&#233;decins ou par hasard car je suis la seule sur l'annuaire, et il y a toute une population qui cherche une assistante sociale &#8220;disponible&#8221;, mais tr&#232;s peu d'entre eux sont suivis par le secteur. Ce sont surtout des cadres qui sont mal inform&#233;s sur leurs droits en pr&#233;retraite, ou en maladie et au ch&#244;mage. Il faut bien admettre que souvent lorsqu'on s'adresse &#224; la S&#233;curit&#233; sociale, on est renseign&#233; sur la S&#233;cu, si c'est aux Assedic on est inform&#233; dans ce domaine et ainsi de suite, sans v&#233;ritablement avoir de r&#233;ponses globalisantes sur telle ou telle probl&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, par exp&#233;rience j'ai appris que les plus &#8220;pauvres&#8221; ne sont pas toujours ceux que l'on croit et qu'il existe pour eux des &#8220;possibles&#8221;. Ainsi, dans le cas de surendettement, on s'aper&#231;oit vite qu'il y a des choix qui ont &#233;t&#233; faits. Or, quand certains viennent me consulter, ils n'arrivent pas avec une &#8220;demande de secours&#8221; mais surtout avec la volont&#233; de sortir de cette spirale. C'est tout un &#233;tat d'esprit diff&#233;rent, car finalement, il existe une prise en charge d'eux-m&#234;mes beaucoup plus importante que sur le &#8220;secteur&#8221;. De m&#234;me, la g&#233;rance de tutelle repr&#233;sentant aussi une grosse partie de mon travail, permet une &#233;galit&#233; de relation avec les tribunaux, les psychiatres, et les avocats, qu'on ne peut pas trouver en tant qu'assistants sociaux de secteur ; et ce simple fait ralentit aussi consid&#233;rablement la lourdeur administrative pour l'aboutissement des dossiers&#8230; Et l'am&#233;lioration des situations parfois des plus d&#233;munis (handicap&#233;s&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que si la pratique &#8220;priv&#233;e&#8221; se d&#233;veloppait, le service public y gagnerait en efficacit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut absolument que le service public continue, mais je pense qu'une certaine parit&#233; public/priv&#233; permettrait tr&#232;s certainement une efficacit&#233; plus grande dans les prises en charge sociales. Il faut &#224; mon sens &#233;liminer la peur qui consiste &#224; dire : &#8220;le service public pour les plus pauvres, et le priv&#233; pour les plus riches&#8221;, car il existe aussi des besoins dans des associations qui n'ont pas les moyens d'embaucher des assistants sociaux et qui ont cependant des demandes occasionnelles ; et il en va ainsi dans d'autres domaines comme pour les mesures de justice. En outre, le service public est l&#224; pour organiser et faire remonter les besoins afin d'engager des actions plus globales, et non plus faire du &#8220;cas par cas&#8221; comme lorsqu'il n'y avait que 300 000 ch&#244;meurs en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est votre salaire moyen actuel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne compte pas en salaire. Ce sont des honoraires d&#233;cal&#233;s, comme pour les tutelles o&#249; je suis pay&#233;e une fois l'an ; de m&#234;me pour les conventions avec les &#233;tablissements. Ainsi au d&#233;but je gagnais moins d'argent que lorsque je travaillais en CAT ou en secteur. Aujourd'hui, je fais un bon salaire mais avec beaucoup plus d'heures. N&#233;anmoins, je m'organise comme je veux. A mon bilan 1995, j'ai &#8220;sorti&#8221; un salaire d'environ 20 000 F par mois. Toutefois, si je tombe malade, il n'y aura pas d'indemnit&#233;s journali&#232;res&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Marie-Th&#233;r&#232;se Wojtusiak-Cygan, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en lib&#233;ral dans la r&#233;gion de Lille&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Marie-Th&#233;r&#232;se Wojtusiak-Cygan a commenc&#233; &#224; travailler en 1995 et est &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e depuis 1973. Apr&#232;s avoir connu plusieurs exp&#233;riences en institution, elle se d&#233;cide &#224; franchir le pas : aujourd'hui, sa carte de visite porte la mention &#8220;Educatrice sp&#233;cialis&#233;e lib&#233;rale DE&#8221;. Elle cr&#233;e un lieu de vie, travaille chez elle. Mais en lib&#233;ral. Elle se m&#233;fie en effet des associations gestionnaires de lieux de vie, des pressions &#8212; &#8220;p&#233;dagogiques principalement&#8221; &#8212; qu'elles peuvent exercer sur les professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, elle n'accepte pas le statut d'assistante maternelle, bloquant ainsi le processus d'agr&#233;ment DASS : &#8220;j'estime que le travail est diff&#233;rent&#8221;, explique-t-elle&#8230; Notre &#233;ducatrice s'en va &#224; l'Urssaf, fait &#233;tat de ses dipl&#244;mes et de son intention de faire un travail &#233;ducatif, d'accueil et d'h&#233;bergement de jeunes, chez elle : elle ne rencontre aucune opposition. Elle d&#233;termine alors un prix de journ&#233;e. Elle se rend ensuite au centre des imp&#244;ts expliquer la situation. Tout va bien. Elle demande un rendez-vous &#224; l'inspectrice-chef DASS avant de commencer, l'obtient en plus d'un an. &#8220;J'avais d&#233;j&#224; commenc&#233;&#8221;, pr&#233;cise-t-elle. L'inspectrice lui fait part de son souhait d'avoir un r&#233;seau de vrais travailleurs sociaux et en revient au statut d'assistante maternelle ; Marie-Th&#233;r&#232;se, de nouveau, refuse, &#8220;ne voulant pas changer d'identit&#233;&#8221;. La DASS vient voir les lieux, qu'elle trouve corrects &#8212; une belle vieille maison de vingt pi&#232;ces &#8212;, mais ne donne aucun agr&#233;ment. Statu quo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La DASS du Nord n'envoie pas d'enfants &#224; l'&#233;ducatrice en lib&#233;ral, ce qui n'emp&#234;che pas celle-ci de travailler, sous forme de &#8220;prestation de service&#8221; ou d'enfant &#8220;confi&#233; &#224; tiers digne de confiance&#8221; : par le biais d'&#233;tablissements, de DASS de la r&#233;gion parisienne (Bobigny, Versailles), par un r&#233;seau de professionnels qui conna&#238;t bien l'&#233;ducatrice et son mari, lui aussi &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. En 1995, le lieu de vie a &#8220;fait&#8221; 781 journ&#233;es : accueil de jeunes &#8212; deux &#224; quatre en moyenne, un peu plus au moment des vacances, de plus de dix-sept ans ou majeurs &#8212; qui parfois reviennent r&#233;guli&#232;rement, s&#233;jours de rupture, de travail, de vacances, de quelques jours &#224; un an (grand maximum). Ils pr&#233;sentent des troubles psychologiques ou de comportement, cas sociaux et handicap&#233;s mentaux. Mais ils doivent &#234;tre autonomes dans les actes de la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De jeunes adultes sont aussi accueillis. Une convention de s&#233;jour temporaire est &#233;tablie, stipulant que les repr&#233;sentants du ou des services concern&#233;s seront tenus au courant de l'&#233;volution du jeune, et aussi qu'un projet &#233;ducatif ou th&#233;rapeutique commun sera d&#233;gag&#233; en fonction de la demande. En cas de difficult&#233;, Marie-Th&#233;r&#232;se fait appel au r&#233;f&#233;rent et envoie en cas de besoin ses r&#233;sidents en ville consulter psychologue ou psychiatre. Des &#233;checs, parfois, comme avec cette personne autiste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Ma responsabilit&#233;, tient &#224; pr&#233;ciser l'&#233;ducatrice dans la convention, est celle de tout gardien de fait, une assurance professionnelle est prise &#224; cet effet&#8221;. Elle a entre six et huit appels par semaine de travailleurs sociaux qui demandent l'accueil d'un jeune, et est oblig&#233;e de faire un tri en fonction du projet p&#233;dagogique. Le prix de journ&#233;e n'a pas boug&#233; depuis octobre 1991, (350 F). Une facture, en bonne et due forme, est envoy&#233;e aux &#233;tablissements qui justifient ainsi du s&#233;jour aupr&#232;s de leurs tutelles. Administrativement, tout est en r&#232;gle. Jamais Marie-Th&#233;r&#232;se n'a &#233;t&#233;, en quoi que ce soit, inqui&#233;t&#233;e et d'ailleurs, qui lui ferait probl&#232;me ? Un lieu suppl&#233;mentaire est toujours bon &#224; prendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la tutelle &#224; Lille pendant douze ans aupr&#232;s de handicap&#233;s mentaux, ayant par la suite cr&#233;&#233; un service de tutelle &#8220;Ariane&#8221;, le mari de l'&#233;ducatrice s'est servi d'une ann&#233;e sabbatique pour cr&#233;er &#8220;des supports d'activit&#233;s&#8221; pour le lieu de vie g&#233;r&#233; par sa femme : quatre chambres d'h&#244;tels qui accueillent des personnes dans le cadre du tourisme social, en lien avec les G&#238;tes de France &#8212; petite h&#244;tellerie &#8212; et une brocante. Un dossier pour cette derni&#232;re activit&#233; a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; en 1991 mais n'a pas &#233;t&#233; accept&#233;. Donc, Monsieur est &#8220;commer&#231;ant&#8221;, mais sa brocante, de fait, est un support d'activit&#233; pour les jeunes accueillis. Tout le monde est, au quotidien, &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan financier est clair : &#8220;Lorsque nous &#233;tions &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s en &#233;tablissement, mon mari et moi avions trois enfants &#224; charge et nous &#233;tions imposables ; maintenant que nous avons, au niveau comptable, trois activit&#233;s &#224; g&#233;rer &#8212; les chambres, le commerce et l'accueil &#8212;, et plus qu'une enfant &#224; charge, nous ne sommes plus imposables depuis trois ans. Vous voyez comme notre niveau de vie a baiss&#233;. Nos charges sont &#233;normes. Au niveau salaire, ou plut&#244;t b&#233;n&#233;fice, j'ai 2 000 F par mois&#8221;. Alors pourquoi ? &#8220;Nous sommes autonomes et ind&#233;pendants&#8221;, et &#8220;au niveau de ce m&#233;tier d'&#233;ducatrice que j'aime toujours de la m&#234;me mani&#232;re et que je fais avec autant de plaisir, il &#233;tait n&#233;cessaire que je travaille plus en relation individuelle.&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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