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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>La confiance dans la relation d'aide</title>
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		<title>Les pauvres pr&#233;f&#232;rent la banlieue</title>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
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&lt;p&gt;Insensiblement et sans qu'on s'en soit aper&#231;u, une construction mentale s'est &#233;labor&#233;e au fil des ann&#233;es, transformant la banlieue en exutoire de nos peurs collectives fantasm&#233;es. Etienne Liebig en fait la d&#233;monstration ici, en identifiant les m&#233;canismes et les r&#233;flexes qui nous emprisonnent et nous pi&#232;gent. Ce n'est plus la r&#233;alit&#233; que l'on regarde, mais son interpr&#233;tation au travers d'une grille de d&#233;codage qui nous am&#232;ne &#224; traduire tout ce qui se passe dans les quartiers d&#233;favoris&#233;s, &#224; partir de sch&#233;mas (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton3233-e26d3.jpg?1694237234' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Insensiblement et sans qu'on s'en soit aper&#231;u, une construction mentale s'est &#233;labor&#233;e au fil des ann&#233;es, transformant la banlieue en exutoire de nos peurs collectives fantasm&#233;es. Etienne Liebig en fait la d&#233;monstration ici, en identifiant les m&#233;canismes et les r&#233;flexes qui nous emprisonnent et nous pi&#232;gent. Ce n'est plus la r&#233;alit&#233; que l'on regarde, mais son interpr&#233;tation au travers d'une grille de d&#233;codage qui nous am&#232;ne &#224; traduire tout ce qui se passe dans les quartiers d&#233;favoris&#233;s, &#224; partir de sch&#233;mas bien ancr&#233;s. La violence est consid&#233;r&#233;e comme un d&#233;bordement, quand elle se manifeste dans le monde sportif ? En banlieue, elle serait constitutive d'un syst&#232;me de valeur &#224; part enti&#232;re. L'acte de transgression d'un adolescent est volontiers identifi&#233; comme inh&#233;rent &#224; sa classe d'&#226;ge ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En banlieue, ce serait l&#224; l'expression de codes sociaux sp&#233;cifiques &#233;chappant &#224; la norme psychop&#233;dagogique. Un jeune drogu&#233; est souvent assimil&#233; &#224; une personne en souffrance n&#233;cessitant une prise en charge psychologique ? En banlieue, il serait un dangereux individu pr&#234;t &#224; tout pour avoir sa dose. Les jeunes aiment bien se r&#233;unir pour faire la f&#234;te et s'amuser ? En banlieue, il s'agit de bandes organis&#233;es pr&#234;tes &#224; tout mettre &#224; feu et &#224; sang. Les adolescents volent parfois par app&#226;t du gain, se bagarrent aussi pour d&#233;fendre leur territoire ? En banlieue, ces m&#234;mes comportements sont per&#231;us comme irrationnels. La d&#233;linquance criminelle est le fait des adultes ? En banlieue, elle serait le fait des jeunes. Le rap amplifie les id&#233;es re&#231;ues, en banalisant le mythe du ghetto domin&#233; par le non-droit et d'une terre sauvage o&#249; l'on croiserait un cadavre &#224; chaque coin de rue. La r&#233;alit&#233;, c'est que les suicides font 25 fois plus de victimes et les accidents de la route 17 fois plus que les assassinats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de nier les faits, explique Etienne Liebig, mais de comprendre comment ils sont analys&#233;s, au pr&#233;texte qu'ils se produisent dans ces quartiers. La banlieue est consid&#233;r&#233;e presque par essence comme communautaire, violente et primitive. Les femmes ne pourraient qu'y &#234;tre survictimis&#233;es et les jeunes incivils. Celui qui s'exprime ainsi sait de quoi il parle, puisqu'il dispose d'un poste d'observation averti en tant qu'&#233;ducateur de rue. Et ce qu'il constate surtout, c'est que l'&#201;tat n'a jamais cherch&#233; &#224; r&#233;partir les classes populaires sur l'ensemble du territoire, mais plut&#244;t &#224; les circonscrire et &#224; les contr&#244;ler. Et devant la mont&#233;e d&#233;sastreuse de chiffres de la mis&#232;re, il a surtout multipli&#233; les cam&#233;ras de surveillance, sa strat&#233;gie principale relevant de la r&#233;pression. Transformer les banlieues en territoire peupl&#233; de barbares lui a permis d'&#233;lever sa politique s&#233;curitaire liberticide en v&#233;ritable croisade de survie culturelle de la France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Michalon, 2010 (187 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La confiance dans la relation d'aide</title>
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		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>977</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;marche d'aide et d'accompagnement peut difficilement aboutir si la personne qui en b&#233;n&#233;ficie ne ressent pas ne serait-ce qu'un d&#233;but de confiance &#224; l'&#233;gard des professionnels. Mais, &#224; l'inverse, l'intervenant peut-il vraiment agir avec pertinence et efficacit&#233; s'il ne nourrit pas une certaine confiance &#224; l'&#233;gard des usagers ? Il y a l&#224; une forme de r&#233;ciprocit&#233; qui se d&#233;ploie &#224; juste distance entre deux extr&#234;mes : d'un c&#244;t&#233; une parit&#233; s'appuyant sur une pleine relation d'&#233;galit&#233; et, de l'autre, une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;marche d'aide et d'accompagnement peut difficilement aboutir si la personne qui en b&#233;n&#233;ficie ne ressent pas ne serait-ce qu'un d&#233;but de confiance &#224; l'&#233;gard des professionnels. Mais, &#224; l'inverse, l'intervenant peut-il vraiment agir avec pertinence et efficacit&#233; s'il ne nourrit pas une certaine confiance &#224; l'&#233;gard des usagers ? Il y a l&#224; une forme de r&#233;ciprocit&#233; qui se d&#233;ploie &#224; juste distance entre deux extr&#234;mes : d'un c&#244;t&#233; une parit&#233; s'appuyant sur une pleine relation d'&#233;galit&#233; et, de l'autre, une soumission et une d&#233;pendance de l'aid&#233; envers l'aidant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les psychologues ont pris l'habitude de fonder leur intervention sur une d&#233;marche de demande de la part de leur patient. Sans une adh&#233;sion minimale, ils affirment ne pas pouvoir intervenir aupr&#232;s d'eux. M&#234;me si l'on peut comprendre qu'il est difficile, voire carr&#233;ment impossible, d'&#233;laborer un travail psychique avec quiconque si celui-ci est hostile &#224; cette d&#233;marche, une telle posture a connu de multiples d&#233;rives, r&#233;duisant le champ de l'intervention au seul public d&#233;j&#224; convaincu de ses difficult&#233;s et de la pertinence du soutien qui pourrait lui &#234;tre apport&#233;. Certains psychologues ont toutefois compris qu'il ne fallait pas se limiter &#224; l'expression formelle de cette sacro-sainte demande et qu'il fallait aussi la travailler, la solliciter et la stimuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renon&#231;ant &#224; se r&#233;fugier dans leur tour d'ivoire, quelques-uns n'h&#233;sitent plus, rompant ainsi avec les arcanes de la profession, &#224; partager des moments du quotidien avec les publics qu'ils c&#244;toient. En participant, par exemple, aux repas dans un foyer &#233;ducatif ou en &#233;tant pr&#233;sents &#224; des activit&#233;s informelles, ils rompent avec le dogme de la neutralit&#233; bienveillante qui interdit d'avoir &#224; entrer dans un r&#233;el partag&#233;. Ils perdent certes en distanciation, mais cette proximit&#233; relative favorise d'autant plus l'adh&#233;sion et la confiance, d&#232;s lors o&#249; ils n'apparaissent plus seulement comme ces interlocuteurs &#233;nigmatiques, silencieux et un peu inqui&#233;tants. Pour autant, c'est bien aux psychologues que l'on doit la prise de conscience de nos professions, de placer l'usager en situation non d'objet mais bien de sujet de l'action qui le concerne. La personne aid&#233;e ne doit pas se comporter tel un &#234;tre passif, mais comme actrice de tout ce qui joue pour elle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comp&#233;tences de l'usager&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux auraient potentiellement plus de facilit&#233; &#224; tisser un lien de confiance r&#233;ciproque avec les usagers. Inscrite dans la dynamique du &#171; vivre avec &#187; et du &#171; faire ensemble &#187;, leur action peut plus facilement obtenir des r&#233;sultats visibles et concrets. M&#234;me si elles ne sont pas forc&#233;ment couronn&#233;es de succ&#232;s, les d&#233;marches entreprises, les orientations propos&#233;es et les solutions esquiss&#233;es permettent de faire &#233;voluer peu ou prou la probl&#233;matique dans l'&#171; ici et le maintenant &#187;, au mieux en la d&#233;nouant, au pire en provoquant une mobilisation. Pour autant, la professionnalisation de ces intervenants, si elle a permis d'accro&#238;tre leur qualification et leur comp&#233;tence, a aussi entra&#238;n&#233; un certain nombre d'effets pervers. L'enrichissement que peuvent apporter les sciences humaines peut ainsi induire une forme de m&#233;pris &#224; l'&#233;gard du savoir profane, celui que peut d&#233;velopper tout individu confront&#233; &#224; des difficult&#233;s et plac&#233; dans l'obligation d'avoir &#224; tenter de les r&#233;soudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La posture de technicien de la relation, &#233;prouv&#233; aux m&#233;thodes d'aide, peut amener &#224; n&#233;gliger les comp&#233;tences dont sont dot&#233;s des usagers tr&#232;s souvent aptes &#224; &#233;laborer par eux-m&#234;mes des modalit&#233;s pour progresser, pour peu qu'on y soit attentif. La conviction et/ou l'envie qui animent l'intervenant dans son d&#233;sir de vouloir et de savoir ce qui est bien pour l'autre peut parfois se concr&#233;tiser par une d&#233;rive h&#233;g&#233;monique &#224; son &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Assumer sa subjectivit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;tention &#224; l'objectivit&#233; est un leurre et une illusion. Chacun d'entre nous, fonctionne avec des a priori et des pr&#233;jug&#233;s. C'est m&#234;me l&#224; notre principale fa&#231;on d'appr&#233;hender la r&#233;alit&#233;. La psychologie &#233;volutive explique que dans la savane, nos lointains anc&#234;tres de la Pr&#233;histoire devaient identifier toute situation nouvelle dans un d&#233;lai d'autant plus bref que leur survie pouvait &#234;tre mise en jeu : y avait-il un danger qui allait provoquer une fuite salvatrice ou pouvaient-ils rester sur place, sans risque ? Leur cerveau recherchait rapidement dans leur m&#233;moire des analogies avec ce qu'ils avaient d&#233;j&#224; rencontr&#233; pour identifier et tenter de cat&#233;goriser la nouveaut&#233; &#224; laquelle ils avaient &#224; faire. Cinq millions d'ann&#233;es apr&#232;s, nous n'avons gu&#232;re chang&#233;. Confront&#233;s &#224; ce que nous ne connaissons pas, nous &#233;tablissons des comparaisons avec ce que nous avons d&#233;j&#224; v&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spontan&#233;ment, nous nous attendons &#224; ce qu'un jeune de banlieue soit en difficult&#233;, un parent d'enfant maltrait&#233; manque de comp&#233;tences &#233;ducatives et une personne porteuse de handicap peu apte &#224; faire preuve d'autonomie. Faire confiance &#224; l'usager, c'est rompre avec ces repr&#233;sentations automatiques. &#202;tre professionnel, ce n'est pas renoncer &#224; ses pr&#233;jug&#233;s ni aux in&#233;vitables repr&#233;sentations, mais r&#233;ussir &#224; les reconna&#238;tre pour mieux les d&#233;passer. Aller &#224; la rencontre de l'autre, c'est tenter de mieux le d&#233;couvrir tant dans son potentiel que dans ses fragilit&#233;s, non pas tel que nous l'imaginons, mais tel qu'il est.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#192; la recherche de la confiance perdue</title>
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&lt;p&gt;La particularit&#233; des journ&#233;es de Paroles d'enfant, c'est de se poser des questions d&#233;cal&#233;es que pourtant chacun a en t&#234;te, sans toujours savoir y r&#233;pondre. En d&#233;cembre 2009, le th&#232;me choisi traitait de la confiance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout devrait &#234;tre simple : d'un c&#244;t&#233; il y a des personnes en recherche d'aide et de l'autre des professionnels form&#233;s pour la leur apporter. Et pourtant, cela ne fonctionne pas toujours comme on le souhaiterait. Se tissent parfois un d&#233;sespoir et une m&#233;fiance qui circulent dans les deux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La particularit&#233; des journ&#233;es de Paroles d'enfant, c'est de se poser des questions d&#233;cal&#233;es que pourtant chacun a en t&#234;te, sans toujours savoir y r&#233;pondre. En d&#233;cembre 2009, le th&#232;me choisi traitait de la confiance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout devrait &#234;tre simple : d'un c&#244;t&#233; il y a des personnes en recherche d'aide et de l'autre des professionnels form&#233;s pour la leur apporter. Et pourtant, cela ne fonctionne pas toujours comme on le souhaiterait. Se tissent parfois un d&#233;sespoir et une m&#233;fiance qui circulent dans les deux directions. M&#234;me lorsque les usagers semblent se montrer coop&#233;ratifs, ils peuvent percevoir nos interventions comme une forme de violence, de pi&#232;ge, de probl&#232;me qui va se rajouter &#224; ceux d&#233;j&#224; existant. Il est vrai que leur histoire est souvent jalonn&#233;e de sentiments de trahison, de col&#232;re, d'injustice ou d'abandon de la part de ceux qui ont pu pr&#233;tendre leur apporter de l'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre c&#244;t&#233;, quel professionnel n'a jamais &#233;t&#233; gagn&#233; par un profond sentiment de d&#233;couragement, se demandant s'il &#233;tait vraiment raisonnable de fonder quelque espoir sur les capacit&#233;s d'&#233;volution d'une personne, d'une famille, d'un couple parental, d'un adolescent d&#233;linquant&#8230; Est-il possible de regagner cette confiance perdue ? C'&#233;tait l&#224; le sujet des deux journ&#233;es de Paroles d'enfant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='A la recherche de la confiance perdue. Au-del&#224; de la disqualification et de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#233;gitime d&#233;fiance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est Yves Stevens, psychologue &#224; Paroles d'enfant, qui a ouvert le bal. La confiance est un support qui est &#224; la fois esp&#233;r&#233; et craint, a-t-il rappel&#233;. Du c&#244;t&#233; du professionnel, la bonne volont&#233; et la franchise recherch&#233;es chez les usagers ont pour pendant la peur de se faire instrumentaliser par eux. Du c&#244;t&#233; des familles, le respect attendu de la part de l'intervenant n'a d'&#233;gal que la crainte d'&#234;tre jug&#233;es et trahies par lui, avec le risque de voir les failles qui lui sont volontiers pr&#233;sent&#233;es &#234;tre utilis&#233;es contre elles. De part et d'autre, chacun ressent le besoin de se sentir en s&#233;curit&#233;. Mais, comme dans toute relation, l'authenticit&#233; totale est un leurre, s'assimilant plut&#244;t &#224; la qu&#234;te du Graal. Et l'ins&#233;curit&#233; comme le doute constituent plus des conditions que des freins &#224; toute intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a une l&#233;gitimit&#233; &#224; ressentir de la d&#233;fiance au d&#233;but de tout contact, le pi&#232;ge est alors de vouloir rassurer &#224; tout prix, en se refusant de valider la prudence et la m&#233;fiance ressenties. Ne faut-il pas au contraire concevoir la confiance comme une qualit&#233; &#233;mergente de la relation d'aide qui se construit, se m&#233;rite et s'entretient ? Son &#233;laboration n&#233;cessite un d&#233;lai incompressible, variable selon les circonstances et les personnes. C'est juste le temps n&#233;cessaire devant permettre &#224; chacun d'&#233;prouver l'autre et de pouvoir progressivement se faire cr&#233;dit, sans garantie aucune d'y arriver jamais. Car la confiance, quand elle est aveugle, fait le lit des gourous, des sectes et des abus de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fondements de la confiance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quilibre &#224; rechercher est donc celui qui se situe juste entre le sentiment de toute puissance (&#171; vous &#234;tes tout pour moi &#187; dit l'usager, &#171; je peux tout pour vous &#187; r&#233;pond le professionnel &#187;) et le sentiment d'impuissance (&#171; vous ne pouvez rien pour moi &#187; dit l'usager, &#171; je ne peux rien pour vous &#187; r&#233;plique le professionnel). &#171; Laissons-nous deux ou trois entretiens, pour trouver comment nous pourrions travailler ensemble &#187; semble &#234;tre l'approche permettant le mieux d'&#233;laborer cette confiance r&#233;ciproque. Encore faut-il &#234;tre en &#233;tat d'entrer dans cette posture. Et c'est le philosophe &#201;ric Fiat qui pr&#233;cisera la condition sine qua non pour y arriver : respecter l'autre, c'est regarder tant dans son pass&#233; que dans son avenir, en ne le r&#233;duisant pas &#224; ce qu'il est maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esp&#232;ce humaine &#233;tant pauvre en instinct, il lui faut en permanence faire une gymnastique de la raison pour s'adapter au monde. C'est ce qui explique sa plasticit&#233; et qui permet de ne jamais d&#233;sesp&#233;rer d'elle. Il ne peut d&#232;s lors y avoir confiance que l&#224; o&#249; il y a incertitude, doute, d&#233;ficit en mati&#232;re de connaissance, que l&#224; o&#249; l'on reconna&#238;t que chacun n'est jamais vraiment o&#249; il devrait ou voudrait &#234;tre, que l&#224; o&#249; l'on consid&#232;re qu'il y a une place en chacun pour la libert&#233;. Et faire le pari de la libert&#233;, c'est parier sur autrui, en le cr&#233;ditant plut&#244;t qu'en le d&#233;bitant. En tout homme, il y a une pluralit&#233; de destins. Il y a donc place pour le changement et l'&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Facteurs favorisants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La confiance est bien avant tout un positionnement global &#224; l'&#233;gard d'autrui, confirme Andr&#233; Gr&#233;goire, psychologue &#224; Qu&#233;bec et praticien de la th&#233;rapie narrative. Et s'il est des techniques de relation d'aide qui vont avoir tendance &#224; la freiner, il en est d'autres qui jouent un r&#244;le bien plus favorisant. Nos mod&#232;les th&#233;oriques traditionnels nous incitent &#224; &#234;tre convaincus de savoir ce qui est bien pour l'autre. On est l&#224; dans une forme de pouvoir et de lutte d'influence : &#171; La main qui donne est toujours plus au-dessus de la main qui re&#231;oit &#187;, dit un proverbe africain. C'est justement ce savoir expert qui nuit &#224; l'&#233;mergence des comp&#233;tences de l'usager. Tout autre est la d&#233;marche qui place la famille en situation de consult&#233;e plut&#244;t que de consultante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs ressorts peuvent, d&#232;s lors, &#234;tre utilis&#233;s : passer de l'affirmation au questionnement, d&#233;professionnaliser le langage en utilisant le plus possible les termes de l'usager, le d&#233;culpabiliser en ne le confondant pas avec ses probl&#232;mes, identifier les moments o&#249; cela va bien et mettre en avant ce que cela dit de ses comp&#233;tences potentielles, l'inciter &#224; prendre position et &#224; s'engager, l'associer &#224; l'&#233;valuation du travail r&#233;alis&#233; en commun&#8230; Ces diff&#233;rentes pratiques favorisent d'autant plus la confiance qu'elles positionnent l'usager en tant qu'acteur, les r&#233;ponses &#224; ses probl&#232;mes &#233;tant essentiellement entre ses mains et l'aide propos&#233;e relevant d'une construction commune. &#171; Il s'agit de prendre un r&#244;le plut&#244;t de sherpa que de guide &#187; : aller l&#224; o&#249; la famille souhaite aller, non o&#249; nous voudrions l'amener.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce qui peut miner&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est pourtant des circonstances o&#249; la confiance peut &#234;tre &#233;branl&#233;e, comme &#224; l'occasion de r&#233;v&#233;lations faites par des enfants sur des agressions sexuelles qu'ils ont subies. Mireille Lasbats, psychologue et experte judiciaire, a pass&#233; en revue les diff&#233;rentes raisons permettant d'expliquer pourquoi un tiers, t&#233;moin de telles confidences, peut parfois ne rien voir, ni ne rien comprendre. Et d'&#233;voquer les d&#233;ficits d'expression chez le jeune enfant ou encore l'attribution de ses signes de souffrance &#224; d'autres causes, mais aussi le manque d'information et de formation des professionnels (l'enfant se lib&#232;re souvent de son v&#233;cu aupr&#232;s de personnes pas toujours pr&#234;tes &#224; le recevoir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, il est un facteur essentiel entre tous, c'est la trop grande distance prise pour se prot&#233;ger d'une r&#233;alit&#233; bien trop traumatisante. Distance qui peut mener soit &#224; un d&#233;ni, soit &#224; un diagnostic trop h&#226;tif. Ce mode de d&#233;fense peut concerner tout autant la victime que l'intervenant : abolir la r&#233;alit&#233; m&#234;me d'une perception permet alors de mieux se blinder contre l'afflux d'affects douloureux et insupportables. D&#233;passer cette sid&#233;ration psychique passe par une tentative d'objectivation : les &#233;chelles d'&#233;valuation et tests projectifs peuvent y aider. Mais cela n&#233;cessite aussi de prendre le temps n&#233;cessaire, de faire tout particuli&#232;rement attention aux premiers contacts et d'accepter de regarder la r&#233;alit&#233; de l'enfant que l'on a devant soi, avant m&#234;me de se r&#233;f&#233;rer &#224; la doctrine et aux syst&#232;mes th&#233;oriques d'interpr&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment y rem&#233;dier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les enfants victimes parlent souvent en fonction de ce qu'ils pensent que leur interlocuteur peut entendre, compl&#233;tera H&#233;l&#232;ne Romano, psychoth&#233;rapeute sp&#233;cialis&#233;e dans la prise en charge des &#233;v&#233;nements traumatiques. Mais, ils ne sont pas condamn&#233;s &#224; errer, pour autant qu'ils rencontrent des adultes transitionnels susceptibles de tisser avec eux un maillage humanisant, de constituer un relais fiable face &#224; l'horreur qu'ils ont v&#233;cue et de se positionner en tant que traducteur de sens. Mais les adultes sont parfois bien trop pris dans leurs propres &#233;motions pour &#234;tre v&#233;ritablement disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la difficult&#233; consiste alors &#224; savoir s'ajuster : se laisser affecter par le trauma de l'enfant tout en ne s'effondrant pas, l'accompagner malgr&#233; ses limites, sans tomber dans la totipotence. Mais, si essayer de restaurer la relation de confiance perdue du fait de l'agression subie n&#233;cessite bien s&#251;r de ne pas banaliser le traumatisme v&#233;cu, il ne faut pas, pour autant, enfermer l'enfant dans un statut de victime. Lui offrir un espace intersubjectif lui permettant de se reconstruire n&#233;cessite de devenir acteur et non spectateur passif de la monstruosit&#233; qu'il a subie. Cela implique d'&#234;tre d&#233;positaire de sa parole et non de pr&#233;tendre savoir mieux que lui, de respecter ses th&#233;ories et ses repr&#233;sentations et non de les invalider en lui imposant la mani&#232;re dont il doit penser, de lui offrir un espace pour restituer sa personnalit&#233; d'enfant et non de lui coller une &#233;tiquette.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Du c&#244;t&#233; des professionnels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la confiance n&#233;cessite d'&#234;tre entretenue entre les professionnels et leurs usagers, c'est tout aussi vrai entre les intervenants eux-m&#234;mes. La bonne sant&#233; d'une &#233;quipe n'est pas dans l'absence de crise, mais dans sa capacit&#233; &#224; la g&#233;rer et &#224; lui trouver des solutions, a pu expliquer Muriel Maynckeus-Fourez, p&#233;dopsychiatre et directrice m&#233;dicale d'un h&#244;pital. Ce qui devrait &#233;tonner, continue-t-elle, ce n'est pas quand cela va mal, mais quand cela va bien. Car de multiples raisons peuvent expliquer la rupture de confiance entre coll&#232;gues de travail. Ne serait-ce que la recherche d'une illusoire perfection possible ou l'envie de changer l'autre &#224; son image, sans oublier la tendance &#224; rechercher un coupable, en cas de dysfonctionnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'erreur principale dans la gestion d'une &#233;quipe consiste bien &#224; chercher une coh&#233;rence qui nierait les diff&#233;rences et &#224; ne pas reconna&#238;tre le droit de chacun d'avoir son propre mode d'emploi, ses id&#233;ologies, ses &#233;motions et de vouloir les pr&#233;server face au groupe. Cinq conseils judicieux doivent, d&#232;s lors, permettre d'entretenir ou r&#233;tablir la confiance au sein de l'&#233;quipe : engager un processus de diff&#233;renciation permettant &#224; chacun de pr&#233;server sa place &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me du travail d'&#233;quipe, am&#233;nager une fonction tierce, privil&#233;gier le &#171; et &#187; inclusif (additionnant les pistes et hypoth&#232;ses) plut&#244;t que le &#171; ou &#187; exclusif (cherchant la bonne solution), pr&#233;server la place de celui qui est en difficult&#233; et enfin faire circuler toutes les informations pertinentes pour &#233;viter les bruits de couloir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confiance r&#233;ciproque dans la relation d'aide n'est jamais inn&#233;e et ce &#224; quelque niveau que ce soit. Elle est le produit d'un entretien permanent. On doit donc la cultiver pour la pr&#233;server et l'amplifier. Quelques r&#233;flexes qui ne sont pas forc&#233;ment ni naturels, ni spontan&#233;s la favorisent : agir en transparence, reconna&#238;tre ses limites, ses failles et ses erreurs, mais aussi, &#224; chaque fois que nous diabolisons l'autre, aller chercher ce qu'il bouscule en nous, afin de le requalifier, lui autant que nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A la recherche de la confiance perdue. Au-del&#224; de la disqualification et de l'impuissance dans la relation d'aide. &lt;a href=&#034;http://www.parole.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Paroles d'enfant&lt;/a&gt;, 7 et 8 d&#233;cembre 2009, Palais de l'Unesco&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title> Une convention collective au rabais ?</title>
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		<dc:subject>977</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les n&#233;gociations concernant les conventions collectives du secteur inqui&#232;tent les professionnels. Certains craignent l'apparition d'un texte unique et affaibli, rempla&#231;ant les conventions collectives existantes pour l'ensemble du secteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis des mois, voire des ann&#233;es, des n&#233;gociations sont engag&#233;es pour toiletter les conventions collectives des travailleurs sociaux. Mais pour nombre de professionnels r&#233;unis en collectifs, la situation s'enlise. Ainsi, la CC 66 est consid&#233;r&#233;e comme vivement (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les n&#233;gociations concernant les conventions collectives du secteur inqui&#232;tent les professionnels. Certains craignent l'apparition d'un texte unique et affaibli, rempla&#231;ant les conventions collectives existantes pour l'ensemble du secteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis des mois, voire des ann&#233;es, des n&#233;gociations sont engag&#233;es pour toiletter les conventions collectives des travailleurs sociaux. Mais pour nombre de professionnels r&#233;unis en collectifs, la situation s'enlise. Ainsi, la CC 66 est consid&#233;r&#233;e comme vivement attaqu&#233;e, m&#234;me si la mobilisation a &#171; &#233;vit&#233; pour le moment le pire &#187;. Concernant la CC 51, les professionnels accusent la f&#233;d&#233;ration des &#233;tablissements hospitaliers et d'aide &#224; la personne (Fehap, syndicat employeur) de vouloir supprimer l'anciennet&#233; et de g&#233;n&#233;raliser le salaire au m&#233;rite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une convention unique serait m&#234;me &#224; l'ordre du jour, align&#233;e &#171; sur le moins-disant de chacune des conventions, rabaissant le co&#251;t du travail et les droits des salari&#233;s &#187;. Ceux-ci d&#233;noncent aussi &#8211; sous couvert de crise et de modernisation &#8211; la concurrence entre associations, les fusions favoris&#233;es par l'&#201;tat, les agences r&#233;gionales de sant&#233; (ARS) renfor&#231;ant le poids de la gestion et de la rentabilit&#233; au d&#233;triment de la qualit&#233; du service. Quant aux &#233;tudiants en formation, leurs conditions (gratifications, conditions de stage, droits d'inscription) ne font que se d&#233;grader.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 mai, la coordination nationale r&#233;unie en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale dressait un tableau pessimiste du secteur : restructuration des associations, budget des collectivit&#233;s territoriales en baisse, licenciements, attaque des conventions collectives, situation des centres sociaux, gr&#232;ve du Samu social&#8230; Une manifestation nationale &#233;tait alors d&#233;cid&#233;e pour le 1er juin. D&#233;j&#224;, des mobilisations r&#233;gionales avaient &#233;t&#233; organis&#233;es aux mois de f&#233;vrier et mars ; le 11 mai dernier, un &#171; accueil &#187; bruyant des n&#233;gociateurs de la CC 66 avait &#233;t&#233; organis&#233; &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, le collectif Sauvons le soin psychique a &#233;mis une hypoth&#232;se : la construction par les syndicats employeurs d'une convention unique &#171; au rabais &#187; qui, lorsqu'elle serait pr&#234;te, permettrait la d&#233;nonciation de la convention collective 66, dont les n&#233;gociations, particuli&#232;rement, tra&#238;nent. Des tentatives existeraient pour un rapprochement entre les syndicats employeurs des deux conventions collectives. Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, le syndicat des organismes priv&#233;s sanitaires et sociaux (SOP) et le (Snasea) ont fusionn&#233; pour cr&#233;er un syndicat d'employeurs associatifs de l'action sociale et sant&#233; (Syneas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, la m&#233;diatrice du gouvernement, prenant acte que les n&#233;gociations ne seraient pas abouties en juillet prochain comme annonc&#233;, a propos&#233; un nouveau calendrier de commissions paritaires de septembre &#224; d&#233;cembre 2010&#8230; Au final, les salari&#233;s craignent que les syndicats employeurs &#8211; qui, peut-&#234;tre, n'en formeront qu'un seul un jour ? &#8211; ne fassent &#233;merger une convention vid&#233;e du contenu et de la valeur juridique des conventions actuelles, les conditions de travail et de r&#233;mun&#233;ration des salari&#233;s &#233;tant d&#233;finis par des accords d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un texte appelant &#224; la mobilisation pour l'am&#233;lioration de la CC 66 &#8211; qui, selon la CGT, repr&#233;sente 254 000 salari&#233;s &#8211;, le m&#234;me collectif avait d&#233;nonc&#233; la &#171; maltraitance &#187; mena&#231;ant les professionnels : &#171; d&#233;qualification, progression &#224; l'anciennet&#233; remise en cause, comptage en forfait jours pour des missions quel que soit le temps r&#233;ellement pass&#233;, suppression des cong&#233;s trimestriels&#8230; &#187; Le 1er juin, on pouvait entendre de clairs slogans : &#171; Les conventions elles sont &#224; nous, on s'est battus pour les gagner, on se battra pour les garder ! &#187;, &#171; Nos conventions, pas &#224; la casserole ! &#187; (instruments de cuisine &#224; l'appui), ou encore &#171; Fehap, tu d&#233;rapes ! Fegapei, on te surveille ! Syneas, tu nous la casses ! &#187;. &#192; suivre de pr&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La loi du ghetto. Enqu&#234;te dans les banlieues fran&#231;aises</title>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
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&lt;p&gt;Dans son introduction, le journaliste Luc Bronner fait appel au sociologue Didier Lapeyronnie pour d&#233;finir le terme de ghetto : &#171; Pour que se constitue un ghetto, il faut &#224; la fois la fermeture d'un territoire vis-&#224;-vis du reste de la soci&#233;t&#233; et la construction dans cette cit&#233; d'une contre-soci&#233;t&#233; ou d'un mode de vie particulier &#187;, indique le sp&#233;cialiste. Une d&#233;finition pr&#233;cise que d'aucuns refusent d'appliquer aux quartiers dits &#171; difficiles &#187;. Et si on pressent que l'auteur lui-m&#234;me a h&#233;sit&#233; &#224; qualifier (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton3232-a6f60.jpg?1694237234' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son introduction, le journaliste Luc Bronner fait appel au sociologue Didier Lapeyronnie pour d&#233;finir le terme de ghetto : &lt;i&gt;&#171; Pour que se constitue un ghetto, il faut &#224; la fois la fermeture d'un territoire vis-&#224;-vis du reste de la soci&#233;t&#233; et la construction dans cette cit&#233; d'une contre-soci&#233;t&#233; ou d'un mode de vie particulier &#187;&lt;/i&gt;, indique le sp&#233;cialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;finition pr&#233;cise que d'aucuns refusent d'appliquer aux quartiers dits &lt;i&gt;&#171; difficiles &#187;&lt;/i&gt;. Et si on pressent que l'auteur lui-m&#234;me a h&#233;sit&#233; &#224; qualifier ces banlieues de ghettos, sa d&#233;monstration est implacable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Journaliste au Monde, en charge des banlieues depuis plusieurs ann&#233;es, Luc Bronner alterne dans ce livre facile &#224; lire, les reportages sur le terrain et la prise de distance en convoquant des chiffres et des experts. Dans les premiers, l'auteur nous plonge dans la r&#233;alit&#233; : les trafics en tout genre, les embuscades contre les policiers, les batailles rang&#233;es entre bandes, les r&#232;glements de compte, les menaces sur les habitants du quartier, les tabassages de gardiens d'immeuble, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, les titres des chapitres mettent imm&#233;diatement les points sur les i : l'automutilation, hormones, le bizness, les fronti&#232;res, les hi&#233;rarchies invisibles, les tabous de l'immigration, l'ombre m&#233;diatique, d&#233;sert politique, l'ennemi int&#233;rieur et enfin, zones de non-droit. Si les faits sont aussi accablants qu'attristants, Luc Bronner ne c&#232;de jamais &#224; la caricature en se contentant de d&#233;crire la violence. Car &#224; c&#244;t&#233; de cette duret&#233;, il raconte &#233;galement et ce, avec force conviction, le r&#244;le des associations, l'indispensable pr&#233;sence des travailleurs sociaux, les appartements trop petits, le d&#233;lit de &lt;i&gt;&#171; sale g. &#187;&lt;/i&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, que ses terrains d'enqu&#234;te s'appellent Vitry-le-Fran&#231;ois (Marne), Cavaillon (Vaucluse) ou encore Grigny, Noisy-le-Sec ou Montfermeil, le journaliste ne s'en tient pas qu'aux faits. Il interroge le syst&#232;me fran&#231;ais et ses blocages. Ainsi, Mich&#232;le Tribalat, directrice de recherche &#224; l'Ined (Institut national des &#233;tudes d&#233;mographiques) a-t-elle tent&#233; de chiffrer la part de jeunes d'origine &#233;trang&#232;re ville par ville. Pas de surprise quant &#224; l'augmentation de la proportion de jeunes d'origine &#233;trang&#232;re sur ces quarante derni&#232;res ann&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Mais l&#224; o&#249; l'&#233;tude de la d&#233;mographe devient politiquement explosive, c'est dans l'analyse de la r&#233;partition de la population. Parce qu'elle montre l'ampleur des ph&#233;nom&#232;nes de ghetto&#239;sation &#224; l'&#339;uvre dans les banlieues fran&#231;aises, notamment autour de pays &#187;&lt;/i&gt;, souligne Luc Bronner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour preuve, les chiffres indiquent qu'&lt;i&gt;&#171; en 2005, la proportion des jeunes d'origine &#233;trang&#232;re d&#233;passe 60 % dans vingt villes. Toutes, sauf Vaux-en-Velin, sont en Ile-de-France &#187;&lt;/i&gt;. Autre mise au point importante, la mise en place d'un arsenal juridique visant &#224;&lt;i&gt; &#171; tenir les quartiers &#187; : &#171; Contrairement aux id&#233;es re&#231;ues, cet arsenal r&#233;pressif &#8211; dix-sept lois vot&#233;es entre 2001 et 2009 &#8211; a &#233;t&#233; largement coproduit par la Gauche et la Droite &#187;&lt;/i&gt;, conclut le journaliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Calmann-L&#233;vy, 2010 (259 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un film sur les premi&#232;res relations amoureuses</title>
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&lt;p&gt;&#171; Pourquoi ce ne serait pas la fille qui tiendrait le r&#244;le du loup dans le jeu du Petit chaperon rouge ? Pourquoi doit-elle toujours attendre ? &#187;, demande, mutine, Aude &#224; Karim. &#171; C'est la vie, on ne peut rien y changer ! &#187;, r&#233;pond l'adolescent. Pourtant, lors d'un s&#233;jour &#224; la campagne o&#249; &#171; tout est vert et bleu &#187;, lui et son petit groupe d'amis, venus d'une cit&#233; parisienne, vont voir leurs certitudes bouscul&#233;es en mati&#232;re de relations filles/gar&#231;ons. La rencontre avec Aude et le flirt entre les uns et les (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Pourquoi ce ne serait pas la fille qui tiendrait le r&#244;le du loup dans le jeu du Petit chaperon rouge ? Pourquoi doit-elle toujours attendre ? &#187;, demande, mutine, Aude &#224; Karim. &#171; C'est la vie, on ne peut rien y changer ! &#187;, r&#233;pond l'adolescent. Pourtant, lors d'un s&#233;jour &#224; la campagne o&#249; &#171; tout est vert et bleu &#187;, lui et son petit groupe d'amis, venus d'une cit&#233; parisienne, vont voir leurs certitudes bouscul&#233;es en mati&#232;re de relations filles/gar&#231;ons. La rencontre avec Aude et le flirt entre les uns et les autres vont soulever des questions sur la fa&#231;on de consid&#233;rer son rapport &#224; l'autre dans la vie amoureuse. Les r&#233;ponses seront inattendues pour Juan, le don Juan, Elton son souffre-douleur, Karim, le plus dr&#244;le, le couple Damien/Annabelle et la timide Elise. Cette adolescente aux longs cheveux liss&#233;s, confie &#224; son journal ce qu'elle n'arrive pas &#224; dire &#224; ses amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Journal d'Elise est un court-m&#233;trage r&#233;alis&#233; par le comit&#233; de pilotage des actions gar&#231;ons/filles de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de Seine-Saint-Denis et produit par la Cathode. Le comit&#233; de pilotage a d&#233;j&#224; cr&#233;&#233; diff&#233;rents outils pour aborder ces questions avec les jeunes (th&#233;&#226;tre forum, affiche, &#233;mission de radio&#8230;). Cette fois, l'id&#233;e de r&#233;aliser un film est venue d'eux. Ils l'ont co&#233;crit avec une r&#233;alisatrice et tiennent les r&#244;les principaux. Un commentaire d'Isabelle Clair, sociologue et auteure du livre &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=9782200351151&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Les jeunes et l'amour dans les cit&#233;s&lt;/a&gt; (&#233;d. Armand Colin, 2008), enrichit le DVD.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le journal d'Elise, 26 minutes, 2010&lt;br class='manualbr' /&gt;R&#233;alisation Arlette Girardot&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Diffusion La Cathode&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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