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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Violences faites aux femmes : un combat de tous les jours</title>
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		<title>La violence faites aux femmes, un combat de tous les jours</title>
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		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;L'adoption &#224; l'unanimit&#233; par les d&#233;put&#233;s, en premi&#232;re lecture, le 25 f&#233;vrier 2010, de la proposition de loi &#171; renfor&#231;ant la protection des victimes et la pr&#233;vention et la r&#233;pression des violences faites aux femmes &#187; a actionn&#233; le tam-tam m&#233;diatique. Depuis, il se tait. Mais les violences, elles, courent toujours, avec en t&#234;te la violence conjugale dont les femmes sont les principales victimes : une sur dix en France. Tous les deux jours et demi l'une d'elles meurt sous les coups de son conjoint ou (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'adoption &#224; l'unanimit&#233; par les d&#233;put&#233;s, en premi&#232;re lecture, le 25 f&#233;vrier 2010, de la proposition de loi &#171; renfor&#231;ant la protection des victimes et la pr&#233;vention et la r&#233;pression des violences faites aux femmes &#187; a actionn&#233; le tam-tam m&#233;diatique. Depuis, il se tait. Mais les violences, elles, courent toujours, avec en t&#234;te la violence conjugale dont les femmes sont les principales victimes : une sur dix en France. Tous les deux jours et demi l'une d'elles meurt sous les coups de son conjoint ou compagnon ou ex. Un fl&#233;au, teint&#233; de barbarie, auquel notre soci&#233;t&#233; tente d'apporter des r&#233;ponses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des &#233;pouses et compagnes peuvent en t&#233;moigner : au commencement &#233;tait l'omerta. Il faut attendre la fin des ann&#233;es soixante-dix pour que le tabou se brise significativement : les femmes battues sortent de l'ombre pour se r&#233;fugier dans les foyers cr&#233;&#233;s &#224; leur intention. On stigmatise alors la violence physique en milieu d&#233;favoris&#233;. Il n'emp&#234;che, ces comportements violents sont point&#233;s comme anormaux, punissables par la loi. La femme victime peut s'y soustraire et &#234;tre prot&#233;g&#233;e. Au fil du temps, la connaissance de la probl&#233;matique s'affinant, on ose dire que tous les milieux sont touch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appellation violences conjugales appara&#238;t, nommant les autres formes de violence au sein du couple : les relations sexuelles forc&#233;es, reconnues comme viol entre &#233;poux en 2006 ; les violences &#233;conomiques ou privation de moyens mat&#233;riels, contr&#244;le des d&#233;penses, spoliation ; la large palette des violences psychologiques aux couleurs d'humiliation, propos d&#233;gradants, contr&#244;le des actes, emprise, isolement social et familial, sapant chez la femme toute estime de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces violences psychologiques qui sont aujourd'hui le fer de lance de la proposition de loi et qui, au pr&#233;texte qu'elles pr&#233;c&#232;dent quasiment toujours les violences physiques, doivent &#234;tre combattues, c'est une question de pr&#233;vention nous dit-on. Ce harc&#232;lement psychologique que l'on &#233;rige en d&#233;lit sp&#233;cifique sur le mod&#232;le du harc&#232;lement moral au travail, mais qui, comme lui, aura bien du mal &#224; &#234;tre prouv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le poids de la loi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On &lt;a href='https://www.lien-social.com/Quelques-dispositions-de-la-proposition-de-loi' class='spip_in'&gt;l&#233;gif&#232;re pour tenter de mieux d&#233;finir les contenus du fl&#233;au&lt;/a&gt;, mais aussi pour r&#233;primer les auteurs des d&#233;lits. On organise &#233;galement la protection des victimes en pr&#233;voyant notamment l'intervention d'urgence puisqu'il faut bel et bien, dans de nombreux cas, &#233;viter le meurtre. Il s'agit alors de mettre &#224; l'abri la femme, accompagn&#233;e la plupart du temps de ses enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; les foyers sp&#233;cialis&#233;s, l'accueil aupr&#232;s de la famille ou des amis n'&#233;tant souvent ni p&#233;renne ni ad&#233;quat. L'id&#233;e de logements r&#233;serv&#233;s par les bailleurs sociaux est &#233;mise de fa&#231;on r&#233;currente, mais sans grand succ&#232;s. Pour pr&#233;server les droits de la femme et des enfants, l'arsenal des proc&#233;dures civiles habituelles relatives au divorce et &#224; la s&#233;paration peut &#234;tre mobilis&#233; en urgence (r&#233;f&#233;r&#233;). L'&#233;viction du conjoint violent est possible depuis 2006. Afin de mieux prot&#233;ger la victime le plus t&#244;t possible, en amont de la plainte, le r&#233;cent texte de loi pr&#233;voit une &#171; ordonnance de protection &#187;. A noter que la protection est une composante omnipr&#233;sente du traitement de ces situations, un &#233;pisode aigu pouvant toujours surgir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu la teneur des comportements &#224; l'&#339;uvre, une prise en charge des protagonistes, dans l'urgence ou non, s'impose, au sein d'une probl&#233;matique o&#249; la violence est le r&#233;f&#233;rent principal du mode de communication. La relation de couple est &#233;videmment &#224; interroger ainsi que la protection de l'enfant, grand oubli&#233; dans ces situations o&#249;, en tant que t&#233;moin aux premi&#232;res loges, il est pourtant en risque sinon en danger. En termes de moyens, s'agissant des femmes, m&#234;me si l'offre est loin de couvrir les besoins, on trouve un existant non n&#233;gligeable : plates-formes d'&#233;coute 24 heures/24, consultations sp&#233;cialis&#233;es, centres d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rares sont, par contre, les services d'aide aux hommes violents. Il est vrai que, souvent dans le d&#233;ni, ils se montrent en g&#233;n&#233;ral moins accessibles &#224; une d&#233;marche de soin. Lien de cause &#224; effet ? L'accent est fortement mis sur la n&#233;cessit&#233; de la r&#233;pression, ce qui occulte totalement leur v&#233;cu de victimes en souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'accent sur la pr&#233;vention&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des pr&#233;conisations en termes de pr&#233;vention sont r&#233;guli&#232;rement align&#233;es dans les diff&#233;rents textes. Elle passe par l'information-sensibilisation bas&#233;e sur le rep&#233;rage pr&#233;coce des signaux d'alerte trop souvent banalis&#233;s, autant par l'auteur que par la victime, mais qui doivent inciter &#224; r&#233;agir : les &#171; petites &#187; manifestations de manque de respect &#171; il ne veut pas que je me maquille, que je porte une jupe &#187;, la gifle, grand classique, tant chez les jeunes que chez les adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aupr&#232;s des jeunes publics la pr&#233;vention trouve sa place dans les &#233;tablissements scolaires lors des s&#233;ances d'&#233;ducation &#224; la sexualit&#233; et la citoyennet&#233; qui gagneraient &#224; &#234;tre d&#233;velopp&#233;es. Un certain nombre de services et d'associations &#224; vocation pr&#233;ventive &#339;uvrent &#233;galement dans ce domaine. Et puis il y a les op&#233;rations de communication grand public. La journ&#233;e de la femme le 8 mars ; la journ&#233;e internationale &#8211; le sujet ne concerne pas que l'Hexagone, loin s'en faut &#8211; pour l'&#233;limination des violences faites aux femmes, le 25 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce cadre, du reste, que le gouvernement fran&#231;ais a d&#233;clar&#233; ces violences grande cause nationale en 2010, avec campagne de communication &#8211; spot TV, court m&#233;trage. Mais ces op&#233;rations, certes utiles, ne doivent pas faire oublier la racine du mal : la violence, sympt&#244;me d'une souffrance souvent fa&#231;onn&#233;e dans l'enfance au sein d'une famille maltraitante, o&#249; r&#232;gne la violence. Faire de la protection des enfants vivant dans ces contextes, une priorit&#233;, ne serait-il pas la plus efficace des pr&#233;ventions ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Encore des efforts&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On le voit, le sujet fait appel &#224; un large &#233;ventail d'actions n&#233;cessitant, &#224; toutes les &#233;tapes de l'intervention, des professionnels form&#233;s. Ainsi un &#171; r&#233;f&#233;rent violences intrafamiliales &#187;, est pr&#233;vu dans les brigades de gendarmerie et de police. D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale l'offre de formation s'est &#233;toff&#233;e ces derni&#232;res ann&#233;es, mais exclut certains professionnels : les isol&#233;s et ceux dont les employeurs manquent de moyens ou de motivation pour investir dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit des voix qui s'&#233;l&#232;vent contre cette ing&#233;rence dans la sph&#232;re priv&#233;e des couples, le train de la lutte contre les violences conjugales avance. Mais au lieu du TGV, on trouve un tortillard. D'o&#249; quelques questions : a-t-on pris la r&#233;elle mesure du probl&#232;me ? A-t-on la volont&#233; de se doter des moyens n&#233;cessaires pour progresser plus vite ? Sachant que la cr&#233;ation d'un observatoire national devant permettre une meilleure approche de la probl&#233;matique a &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e par la r&#233;cente proposition de loi, on est en droit d'en douter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, des batailles se gagnent. Pour preuve : les plaintes pour violences conjugales ont augment&#233; de 31 % entre 2004 et 2007, le taux de r&#233;ponse p&#233;nale &#224; l'encontre des auteurs est pass&#233; de 68,9 % en 2003 &#224; 83,8 % en 2008 (source Fnars). Par ailleurs, extrapolant la probl&#233;matique du couple et de la conjugalit&#233; et prenant en compte les &#233;volutions de la soci&#233;t&#233; &#8211; multiculturalisme, discriminations sexistes en tous genres, paup&#233;risation des femmes &#8211; d'autres violences faites aux femmes sont aujourd'hui combattues : celle qui s&#233;vit en milieu professionnel, sur l'espace public, les violences &#233;conomiques, les agressions et mutilations sexuelles, les mariages forc&#233;s&#8230;, promesses de luttes infinies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Quelques dispositions de la proposition de loi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quelques-dispositions-de-la-proposition-de-loi</link>
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		<dc:subject>976</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Loi adopt&#233;e en premi&#232;re lecture par l'Assembl&#233;e nationale le 25 f&#233;vrier 2010 &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;finition des violences psychologiques : &#171; le fait de soumettre son conjoint, partenaire li&#233; par un pacs ou concubin ou un ancien conjoint, partenaire li&#233; par un pacs ou concubin &#224; des agissements ou des paroles r&#233;p&#233;t&#233;s ayant pour objet ou pour effet une d&#233;gradation de ses conditions de vie susceptibles d'entra&#238;ner une alt&#233;ration de sa sant&#233; physique ou mentale. &#187; Cr&#233;ation d'une &#171; ordonnance de protection &#187; pouvant &#234;tre d&#233;livr&#233;e (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Loi adopt&#233;e en premi&#232;re lecture par l'Assembl&#233;e nationale le 25 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;finition des violences psychologiques&lt;/strong&gt; : &#171; le fait de soumettre son conjoint, partenaire li&#233; par un pacs ou concubin ou un ancien conjoint, partenaire li&#233; par un pacs ou concubin &#224; des agissements ou des paroles r&#233;p&#233;t&#233;s ayant pour objet ou pour effet une d&#233;gradation de ses conditions de vie susceptibles d'entra&#238;ner une alt&#233;ration de sa sant&#233; physique ou mentale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cr&#233;ation d'une &#171; ordonnance de protection &#187;&lt;/strong&gt; pouvant &#234;tre d&#233;livr&#233;e en urgence par le juge aux affaires familiales, pour une dur&#233;e maximale de quatre mois. Permettrait de statuer sur la r&#233;sidence s&#233;par&#233;e (&#233;viction du conjoint violent &#8211; &#233;tendue au pacs&#233; et au concubin &#8211; ou relogement de la femme victime), de suspendre l'autorit&#233; parentale. Concerne la femme menac&#233;e de coups, de mariage forc&#233;, de mutilations sexuelles. Concerne la femme &#233;trang&#232;re sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Possibilit&#233; pour la victime de &#171; ne pas consentir &#224; la m&#233;diation p&#233;nale &lt;br class='autobr' /&gt;
lorsqu'elle a saisi le juge aux affaires familiales (JAF) &#187; en raison de &lt;br class='autobr' /&gt;
violences conjugales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Possibilit&#233; pour la victime de &#171; se voir proposer l'attribution d'un dispositif t&#233;l&#233;phonique lui permettant d'alerter les autorit&#233;s publiques en cas de violation des obligations impos&#233;es &#187;. Exp&#233;rimentation en cours &#224; Bobigny (93) aupr&#232;s de vingt femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Possibilit&#233; de &#171; placement sous surveillance &#233;lectronique mobile &#187; de la personne &#171; mise en examen pour des violences ou des menaces commises &#187;. Exp&#233;rimentation envisag&#233;e sur trois parquets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N.B.	Un d&#233;cret du 1er avril 2010, conforme &#224; une pr&#233;c&#233;dente loi p&#233;nitentiaire, permet l'application de ces deux derni&#232;res mesures.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce qu'il faut savoir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Pour d&#233;poser plainte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecrire au procureur ou relater les faits &#224; la police ou &#224; la gendarmerie qui transmet au procureur. Il peut classer sans suite, demander, si l'auteur reconna&#238;t les faits, une m&#233;diation p&#233;nale (r&#232;glement &#224; l'amiable), faire convoquer l'auteur au tribunal correctionnel. Ce dernier peut condamner &#224; des peines d'amende et, ou d'emprisonnement. La victime peut se constituer partie civile et demander des dommages-int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Pas de plainte mais possibilit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aller &#224; la gendarmerie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire &#233;tablir un proc&#232;s-verbal de renseignements judiciaires. Transmis au procureur qui peut s'en saisir s'il juge les faits graves et donc poursuivre l'auteur, m&#234;me sans d&#233;p&#244;t de plainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aller &#224; la police :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire &#233;tablir une main courante : d&#233;clarations consign&#233;es sur un&lt;br class='autobr' /&gt;
registre. Pas d'envoi au procureur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les peines encourues&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;termin&#233;es suivant l'ITT (incapacit&#233; temporaire totale de travail, que la personne exerce ou non une activit&#233;)&lt;br class='autobr' /&gt;
ITT inf&#233;rieure &#224; huit jours : jusqu'&#224; trois ans d'emprisonnement et 45 000 &#8364; d'amende.&lt;br class='autobr' /&gt;
ITT sup&#233;rieure &#224; huit jours : jusqu'&#224; cinq ans d'emprisonnement et 75 000 &#8364; d'amende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; R&#233;f&#233;rences utiles&lt;br class='manualbr' /&gt;Le 39 19 num&#233;ro d'appel national unique destin&#233; aux victimes et t&#233;moins de violences conjugales.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;F&#233;d&#233;ration nationale solidarit&#233; femmes : T&#233;l. 01 40 33 80 90&lt;br class='manualbr' /&gt;CNIDFF centre national d'information sur les droits des femmes et des familles (f&#233;d&#232;re tous les CIDFF de France et d'Outre-Mer) &#8211; 7 rue du Jura &#8211; 75013 Paris. T&#233;l. 01 42 17 12 00 - &lt;a href=&#034;mailto:cnidff@infofemmes.com&#034; class='spip_mail'&gt;cnidff@infofemmes.com&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Coordination nationale pour le droit des femmes : T&#233;l. 01 43 56 36 44 - &lt;a href=&#034;mailto:colcadac@club-internet.f&#034; class='spip_mail'&gt;colcadac@club-internet.f&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mise &#224; l'abri et nouveau d&#233;part</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mise-a-l-abri-et-nouveau-depart</link>
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&lt;p&gt;&#192; Paris, le centre de stabilisation Suzanne-K&#233;p&#232;s accueille seize femmes victimes de violences intrafamiliales, avec ou sans enfants. Dans un cadre chaleureux, elles b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement social, juridique et psychologique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le centre Suzanne-K&#233;p&#232;s est n&#233; des volont&#233;s conjugu&#233;es de la ville de Paris, de l'Etat et de l'association Aurore qui le g&#232;re, d'&#233;toffer l'offre d'h&#233;bergement pour les femmes victimes de violences conjugales, il a ouvert ses portes en juillet 2007. La mission premi&#232;re du centre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Paris, le centre de stabilisation Suzanne-K&#233;p&#232;s accueille seize femmes victimes de violences intrafamiliales, avec ou sans enfants. Dans un cadre chaleureux, elles b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement social, juridique et psychologique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le centre Suzanne-K&#233;p&#232;s est n&#233; des volont&#233;s conjugu&#233;es de la ville de Paris, de l'Etat et de l'association Aurore qui le g&#232;re, d'&#233;toffer l'offre d'h&#233;bergement pour les femmes victimes de violences conjugales, il a ouvert ses portes en juillet 2007. La mission premi&#232;re du centre Suzanne-K&#233;p&#232;s est la mise en s&#233;curit&#233; des femmes accueillies. Les &#233;ducateurs, pr&#233;sents de 9h &#224; 21h, et les veilleurs de nuit se relaient afin d'assurer une surveillance constante de la structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A leur arriv&#233;e, les femmes se sentent rassur&#233;es, elles se d&#233;tendent, changeant m&#234;me rapidement d'apparence physique. Apr&#232;s avoir v&#233;cu dans la peur, elles affirment pouvoir enfin se reposer sans crainte. &#171; Paradoxalement, ce lieu qui les &#171; enferme &#187; par sa s&#233;curisation, les lib&#232;re &#187;, constate Liza Janoueix, chef de service. Les enfants aussi, tr&#232;s agit&#233;s &#224; leur arriv&#233;e, s'apaisent rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Porter plainte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs accompagnent les femmes dans leurs d&#233;marches juridiques, de mani&#232;re personnalis&#233;e. En 2008, 74 % d'entre elles ont port&#233; plainte. L'&#233;quipe am&#232;ne la m&#232;re &#224; porter rapidement plainte au commissariat et &#224; demander une audience au juge aux affaires familiales pour obtenir le droit de garde. En attendant sa d&#233;cision, elle peut proposer au p&#232;re de voir l'enfant chez un tiers. Cependant, l'&#233;quipe l'incite &#224; plut&#244;t organiser ces rencontres dans un lieu d'accueil pour des visites m&#233;diatis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la femme, rompre avec son ancien conjoint violent est souvent tr&#232;s difficile. &#171; Dans cette situation d'emprise, elle reste ambivalente surtout si son ancien compagnon est le p&#232;re de ses enfants. Le fait d'avoir des contacts avec leur ancien conjoint ne constitue pas, bien entendu, un motif d'exclusion de la structure. Nous ne portons aucun jugement, m&#234;me si nous incitons les femmes &#224; faire le point sur leurs sentiments et leurs &#171; ambigu&#239;t&#233;s &#187;, souligne la chef de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes accueillies au centre Suzanne-K&#233;p&#232;s &#233;prouvent en priorit&#233; un tr&#232;s fort besoin de parler, via des entretiens formels et informels avec l'&#233;quipe. Au moment de leur entretien d'admission, elles rencontrent &#233;galement la psychologue de la structure. D'autres sont orient&#233;es vers des partenaires proposant des entretiens de soutien psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A leur arriv&#233;e, la majorit&#233; des femmes n'ont ni travail ni ressources. Durant les premiers mois de leur s&#233;jour, l'association leur octroie des ch&#232;ques service pour la nourriture et la v&#234;ture et les dispense de participer aux frais d'h&#233;bergement. La moiti&#233; des r&#233;sidentes travaillent ou suivent une formation qualifiante, les autres en sont emp&#234;ch&#233;es (grossesse, maladie, absence de titre de s&#233;jour&#8230;) Certaines subissent le contrecoup de leur histoire et souffrent de divers maux. Pour les soutenir et les aider &#224; aller mieux, l'&#233;quipe organise des sorties et des ateliers en fonction de leurs d&#233;sirs et demandes (th&#233;&#226;tre, peinture&#8230;) Ces femmes ont besoin de reprendre confiance en elles, de se r&#233;approprier leur corps et de r&#233;apprendre la bientraitance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les enfants t&#233;moins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe est tr&#232;s attentive &#224; ce qui se passe pour l'enfant t&#233;moin des violences familiales. L'image de ses deux parents est souvent d&#233;grad&#233;e. L'&#233;quipe am&#232;ne la m&#232;re &#224; prendre conscience &#8211; si ce n'est d&#233;j&#224; fait &#8211; que son fils ou sa fille est une victime collat&#233;rale de ces violences. Ce sont les professionnels qui permettent le plus souvent &#224; l'enfant de trouver des appuis leur &#233;vitant d'&#234;tre pris dans des conflits de loyaut&#233; trop importants. Et en effet, &#224; la condition qu'ils b&#233;n&#233;ficient d'une aide en leur nom propre, les enfants se sentent rapidement mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le relogement des r&#233;sidentes constitue la principale difficult&#233; du centre Suzanne-K&#233;p&#232;s. La dur&#233;e d'accueil, fix&#233;e &#224; trois mois renouvelables, s'&#233;l&#232;ve en r&#233;alit&#233; &#224; une quinzaine de mois. 90 % des r&#233;sidentes ne rel&#232;vent pas d'un relogement en centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) et l'&#233;quipe estime que cela constituerait pour elles une r&#233;gression. En lien avec l'association Aurore, elle met en place des partenariats avec des propri&#233;taires solidaires et des bailleurs sociaux (Solibail, baux glissants&#8230;), pour favoriser l'acc&#232;s au logement autonome des femmes mais cela reste insuffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure actuelle, l'&#233;quipe assure une &#233;coute t&#233;l&#233;phonique pour les femmes qui la contactent. Cela leur permet de commencer &#224; m&#251;rir leur s&#233;paration et d'&#233;laborer un projet d'avenir en attendant une mise &#224; l'abri (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-violence-ne-s-arrete-pas-avec-la-separation' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Solem Degabriel, juriste au CIDEFF&lt;/a&gt;). En effet, dans 90 % des cas &#8211; surtout si elle a de jeunes enfants &#8211; une femme quittant son conjoint pour se r&#233;fugier &#224; l'h&#244;tel lors d'une crise de violence, regagnera le domicile familial, si elle ne b&#233;n&#233;ficie pas d'une &#233;coute et d'un soutien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; La violence ne s'arr&#234;te pas avec la s&#233;paration &#187;</title>
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&lt;p&gt;Entretien avec Solen Degabriel, juriste au centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Rennes qui re&#231;oit r&#233;guli&#232;rement des femmes victimes de violences conjugales . &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est l'int&#233;r&#234;t de l'information juridique pour les femmes victimes de violences conjugales ? Il est primordial car, pour la plupart, leur conjoint ou concubin leur r&#233;p&#232;te sans cesse qu'elles sont nulles, bien s&#251;r, mais aussi qu'elles n'ont aucun droit. Et que, par contre, lui les a tous : &#171; Si tu pars tu (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Solen Degabriel, juriste au centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Rennes qui re&#231;oit r&#233;guli&#232;rement des femmes victimes de violences conjugales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='CIDFF 35 &#8211; 21 rue de la Quintaine - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 30 80 89 - (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est l'int&#233;r&#234;t de l'information juridique pour les femmes victimes de violences conjugales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est primordial car, pour la plupart, leur conjoint ou concubin leur r&#233;p&#232;te sans cesse qu'elles sont nulles, bien s&#251;r, mais aussi qu'elles n'ont aucun droit. Et que, par contre, lui les a tous : &lt;i&gt;&#171; Si tu pars tu n'auras pas les enfants. Je suis le seul &#224; travailler, donc la maison c'est moi qui l'ai pay&#233;e, tu n'auras rien. &#187;&lt;/i&gt; En fait il est rare qu'un contrat de s&#233;paration des biens ait &#233;t&#233; fait. Mais peu importe la r&#233;alit&#233;, elles ont tellement peur de lui qu'elles croient ce qu'il dit. Ce n'est m&#234;me pas un manque d'information mais de la d&#233;sinformation totale. Et quand on leur explique leurs droits, ce que le conjoint n'a pas le droit de faire, elles tombent souvent des nues. Puis elles disent &lt;i&gt;&#171; de toute fa&#231;on il est capable de tout, je suis s&#251;re que devant le juge il va arriver &#224; me retirer les enfants &#187;&lt;/i&gt;. Si s'ajoute l'argument selon lequel &#171; il conna&#238;t du monde &#187;, on voit tout le travail qu'il y a &#224; faire pour d&#233;mystifier, aider &#224; cheminer. Souvent un rendez-vous ne suffit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peuvent-elles faire quand elles d&#233;cident de sortir de leur situation de violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a d&#233;pend du stade o&#249; elles en sont dans la conscience de leur probl&#232;me. Certaines disent clairement qu'elles sont victimes de violences conjugales, mais d'autres sont dans les balbutiements d'une prise de conscience. Il y en a beaucoup qui annoncent des probl&#232;mes conjugaux et qui, au cours de l'entretien, d&#233;couvrent qu'elles sont victimes de violences psychologiques, &#233;conomiques&#8230; Suivant la situation, elles sont pr&#234;tes ou non &#224; partir, &#224; engager les proc&#233;dures de divorce ou s&#233;paration. Quant au d&#233;p&#244;t de plainte, on en parle beaucoup, mais en fait seules 8 &#224; 10 % des femmes le font.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peu de plaintes, des difficult&#233;s &#224; partir. Quels sont les freins &#224; ces d&#233;marches ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a la peur des repr&#233;sailles, la peur de faire du mal au conjoint, en l'envoyant en prison, en le s&#233;parant de ses enfants car &lt;i&gt;&#171; c'est un bon p&#232;re, les enfants vont m'en vouloir &#187;&lt;/i&gt;. O&#249; inversement, elles pr&#233;f&#232;rent rester pour les prot&#233;ger. Il y a aussi l'espoir qu'il change car il y a des &#171; moments o&#249; &#231;a va mieux &#187;. Le fait qu'elles n'en aient jamais parl&#233; &#224; leur entourage familial ou amical par honte. Elles sont parfois loin de pouvoir quitter leur maison, leur jardin, o&#249; elles se sont beaucoup investies. Et puis, bien s&#251;r, il y a l'ind&#233;pendance financi&#232;re pour laquelle quelquefois on a h&#233;las peu de solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;cente proposition de loi met en avant la n&#233;cessit&#233; de prot&#233;ger la femme tr&#232;s rapidement, qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment cette ordonnance de protection reste vague. Apportera-t-elle vraiment des moyens en amont du d&#233;p&#244;t de plainte ? Mais c'est certain, c'est l&#224;-dessus qu'il faut progresser. Ceci dit, quand on voit que l'&#233;viction du conjoint violent est tr&#232;s peu utilis&#233;e, c'est un signe qu'il n'y a pas beaucoup de protection en amont. Est-ce que cette nouvelle ordonnance va mieux marcher ? En fait la loi fran&#231;aise est tr&#232;s protectrice de la libert&#233; individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc la protection, aujourd'hui, ne vient que s'il se passe quelque chose. Sur le risque il n'y a pas d'interventions. Vous pouvez dire &lt;i&gt;&#171; mon mari m'insulte tous les jours et l&#224;, il a dit qu'il allait me tuer &#187;&lt;/i&gt;. Il n'y a pas d'&#233;crit pas de trace. On ne sait pas s'il va passer &#224; l'acte ni quand. On ne peut rien. Ceci dit, aujourd'hui plusieurs interventions dans l'urgence sont d&#233;j&#224; possibles : une requ&#234;te aupr&#232;s du juge aux affaires familiales (JAF) par un avocat pour obtenir une autorisation de r&#233;sidence s&#233;par&#233;e en cas de mariage, des mesures sur la garde des enfants, une contribution aux charges du mariage, une participation &#224; l'entretien des enfants. Il y a des h&#233;bergements d'urgence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peu de recours &#224; l'&#233;viction du conjoint violent, pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, au niveau p&#233;nal le procureur peut ordonner l'&#233;viction du mari, partenaire ou concubin, mais cette d&#233;cision est prise in&#233;galement selon les parquets. Au niveau civil le JAF ne peut ordonner que l'&#233;viction du mari. Dans la r&#233;forme il est pr&#233;vu de l'&#233;tendre &#224; toutes les formes de couple. Mais, en fait ce qui se passe c'est que, soit les faits ne sont pas constitu&#233;s, soit c'est la femme qui, finalement, ne souhaite pas cette solution : elle craint trop l'irruption du conjoint au domicile dont il a l'adresse, la cl&#233; et o&#249; il se consid&#232;re chez lui. Elle pr&#233;f&#232;re aller dans un endroit neutre, &#233;loign&#233;, &#233;lire domicile chez un avocat pour que l'auteur ne connaisse pas son adresse. Psychologiquement elle se sent plus prot&#233;g&#233;e en partant. Comme elle ne se sent pas capable de faire les d&#233;marches pour prendre un appartement, quand elle le peut, elle va dans sa famille o&#249; elle trouve un soutien psychologique, une aide pour s'occuper des enfants. Pratiquement toujours, elle pr&#233;f&#232;re ne pas &#234;tre seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bracelet &#233;lectronique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mesure concerne les personnes d&#233;j&#224; condamn&#233;es, les cas de violences les plus graves, les menace de mort. C'est une mesure protectrice int&#233;ressante mais qui ne traite qu'une toute petite partie des violences conjugales. &#199;a ne va pas aider la femme qui est en train de se dire &lt;i&gt;&#171; si je d&#233;pose plainte qu'est-ce qui va se passer ? &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de ces situations de meurtre perp&#233;tr&#233; par le conjoint ou l'ex dans les cas de s&#233;paration o&#249; il a un droit de visite aupr&#232;s de l'enfant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le signe que la violence ne s'arr&#234;te pas avec la s&#233;paration ! C'est pour cela que les magistrats doivent &#234;tre tr&#232;s vigilants en mati&#232;re de droit de visite. Car c'est souvent l'occasion de nouvelles violences, de brimades, d'insultes. Il est donc parfois pr&#233;f&#233;rable que l'enfant soit vu dans un endroit neutre. La nouvelle proposition de loi pr&#233;voit que le JAF pourra statuer sur le retrait de l'autorit&#233; parentale. Aujourd'hui c'est tr&#232;s peu utilis&#233;. Il faut des moyens de preuve de la dangerosit&#233; envers l'enfant pour &#231;a. Quand il y a de gros risques de violence apr&#232;s la s&#233;paration, la meilleure solution est l'h&#233;bergement en foyer : ce sont des professionnels qui g&#232;rent le conjoint violent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;cente proposition de loi cr&#233;e un d&#233;lit de violences psychologiques, est-ce int&#233;ressant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le code p&#233;nal permet d&#233;j&#224; de les prendre en compte dans la mesure o&#249; il parle de violence au sens large. Il inclut donc toutes les violences. Au fil du temps, des articles sp&#233;cifiques sont venus pr&#233;ciser les choses : sur l'agression sexuelle, le viol, les violences &#233;conomiques, la confiscation par le mari des papiers d'identit&#233; et titre de s&#233;jour&#8230; Le fait de cr&#233;er cet article sp&#233;cifique va dans le m&#234;me sens. Et d&#233;finir la violence psychologique et ses cons&#233;quences peut avoir un impact. Certaines femmes vont peut-&#234;tre mieux se reconna&#238;tre dans cet article et d&#233;poser plainte plus facilement ? Les magistrats peut-&#234;tre poursuivre plus ? Ce sera int&#233;ressant de voir ce qui va se produire. Quoi qu'il en soit, sauf &#224; am&#233;nager les moyens de preuve, au risque de cr&#233;er de l'arbitraire, la question de la preuve reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors quelles preuves fournir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; L'apport de certificats m&#233;dicaux est important, mais assez difficile &#224; obtenir. Le m&#233;decin traitant est le mieux plac&#233; pour cela, &#224; c&#244;t&#233; des unit&#233;s m&#233;dico l&#233;gales qui ne voient la femme qu'une fois, car il peut rep&#233;rer une &#233;volution dans la sant&#233; physique et psychique de la personne. Or il n'est pas souvent form&#233; pour &#233;tablir ce type de certificat. Mais il y a aussi tous les t&#233;moignages : la famille, l'&#233;cole o&#249; l'enfant a pu exprimer certaines choses, les voisins qui ont appel&#233; la police la nuit &#224; l'occasion d'une forte altercation. Des amis qui au cours d'une soir&#233;e ont vu le mari ou le concubin insulter la femme, l'humilier devant tout le monde&#8230; Cela peut &#234;tre des mails, des courriers insultants, r&#233;p&#233;t&#233;s. Les messages sur le t&#233;l&#233;phone portable &#224; faire constater par la police ou un huissier. Il y a aussi l'expertise psychologique ou psychiatrique de la femme et de son conjoint ou concubin. Une pr&#233;c&#233;dente main courante peut &#234;tre apport&#233;e, non pas comme preuve, mais pour illustrer un contexte qui date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce n&#233;cessaire de l&#233;gif&#233;rer dans le domaine de la violence conjugale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui parce que c'est un probl&#232;me soci&#233;tal et pas seulement priv&#233;. Il faut montrer que ces actes sont graves, interdits et r&#233;prim&#233;s par la soci&#233;t&#233;. C'est important car cela permet &#224; la femme de se dire &#171; j'ai des moyens &#187;. Apr&#232;s, c'est &#224; elle de les utiliser &#224; son rythme. On insiste bien sur le fait qu'on est l&#224; pour informer mais que c'est &#224; elle de se saisir ou non des moyens &#224; sa disposition. C'est un cheminement long et difficile qui n&#233;cessite souvent un accompagnement psychologique, des informations compl&#233;mentaires aupr&#232;s d'autres professionnels du domaine juridique ou social. Et bien s&#251;r l'assistance d'un avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et le battage m&#233;diatique autour de la probl&#233;matique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait qu'on en parle au journal t&#233;l&#233;vis&#233;, c'est donner l'information aux femmes qui n'y auraient pas acc&#232;s autrement. &#199;a peut en &#171; r&#233;veiller &#187; certaines. C'est un message fort aussi aux auteurs. Maintenant, ce n'est pas suffisant pour endiguer le probl&#232;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CIDFF 35 &#8211; 21 rue de la Quintaine - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 30 80 89 - &lt;a href=&#034;mailto:cidff.35@orange.fr&#034; class='spip_mail'&gt;cidff.35@orange.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violences faites aux femmes &#8226; un combat de tous les jours</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Violences-faites-aux-femmes-o-un-combat-de-tous-les-jours</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Violences-faites-aux-femmes-o-un-combat-de-tous-les-jours</guid>
		<dc:date>2010-06-09T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>976</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'adoption &#224; l'unanimit&#233; par les d&#233;put&#233;s, en premi&#232;re lecture, le 25 f&#233;vrier dernier, de la proposition de loi &#171; renfor&#231;ant la protection des victimes et la pr&#233;vention et la r&#233;pression des violences faites aux femmes &#187; a actionn&#233; le tam-tam m&#233;diatique. Depuis, il se tait. Mais les violences, elles, courent toujours, avec en t&#234;te la violence conjugale dont les femmes sont les principales victimes : une sur dix en France. Tous les deux jours et demi l'une d'elles meurt sous les coups de son conjoint ou (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'adoption &#224; l'unanimit&#233; par les d&#233;put&#233;s, en premi&#232;re lecture, le 25 f&#233;vrier dernier, de la proposition de loi &#171; renfor&#231;ant la protection des victimes et la pr&#233;vention et la r&#233;pression des violences faites aux femmes &#187; a actionn&#233; le tam-tam m&#233;diatique. Depuis, il se tait. Mais les violences, elles, courent toujours, avec en t&#234;te la violence conjugale dont les femmes sont les principales victimes : une sur dix en France. Tous les deux jours et demi l'une d'elles meurt sous les coups de son conjoint ou compagnon ou ex. Un fl&#233;au, teint&#233; de barbarie, auquel notre soci&#233;t&#233; tente d'apporter des r&#233;ponses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;LIEN SOCIAL NUM&#201;RO 976 EST &#201;PUIS&#201;, MAIS DISPONIBLE EN &lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/Violences-faites-aux-femmes-combat-ebook/dp/B077PZ7L6Q/ref=sr_1_7?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1515594636&amp;sr=1-7&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;VERSION NUM&#201;RIQUE&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La politique de la Ville paralys&#233;e</title>
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&lt;p&gt;Alors que les in&#233;galit&#233;s s'y accroissent dangereusement, la banlieue n'int&#233;resse les pouvoirs publics que sous le seul angle de la s&#233;curit&#233;. Pourtant, avertissent les maires, elles peuvent exploser &#224; tout moment. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une lettre ouverte, le 22 mai dernier, 44 maires de banlieues appelaient, le gouvernement &#224; se mobiliser enfin pour les quartiers : &#171; Faudra-t-il de nouvelles &#233;meutes pour que les pouvoirs publics s'int&#233;ressent &#224; nos villes et &#224; ceux qui y vivent ? &#187; L'abandon est en effet patent. Mais il (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que les in&#233;galit&#233;s s'y accroissent dangereusement, la banlieue n'int&#233;resse les pouvoirs publics que sous le seul angle de la s&#233;curit&#233;. Pourtant, avertissent les maires, elles peuvent exploser &#224; tout moment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une lettre ouverte, le 22 mai dernier, 44 maires de banlieues appelaient, le gouvernement &#224; se mobiliser enfin pour les quartiers : &#171; Faudra-t-il de nouvelles &#233;meutes pour que les pouvoirs publics s'int&#233;ressent &#224; nos villes et &#224; ceux qui y vivent ? &#187; L'abandon est en effet patent. Mais il s'agit davantage de questions d'enclavement, d'&#233;chec scolaire, de mal logement, de ch&#244;mage, de p&#233;nurie de services publics que de d&#233;linquance ou de trafics qui, seuls, nourrissent &#224; sati&#233;t&#233; les m&#233;dias. L'association Ville et banlieue s'&#233;tait elle aussi alarm&#233;e des insuffisances en mati&#232;re de la politique de la Ville, tandis que la secr&#233;taire d'&#201;tat elle-m&#234;me s'inqui&#233;tait des retards pris en la mati&#232;re. Sous la pr&#233;sidence de Fillon, le Conseil national des villes (CNV) du 25 mai n'a fait que repousser de n&#233;cessaires r&#233;formes aux calendes grecques, ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les maires ont rappel&#233; le taux d'abstention record aux derni&#232;res &#233;lections, analys&#233; comme &#171; signe suppl&#233;mentaire de d&#233;fiance, [un] sentiment de ne pas vivre dans le m&#234;me monde &#187; remettant en cause, de fait, le pacte r&#233;publicain : certaines cit&#233;s se sont exclues du syst&#232;me &#233;lectoral&#8230; &#171; Sans d&#233;bat, sans m&#234;me s'en rendre compte, la France est en train de changer de soci&#233;t&#233; : la libert&#233;, l'&#233;galit&#233;, la fraternit&#233; sont menac&#233;es au profit de &#8220;l'entre-soi&#8221; et de l'in&#233;galit&#233; &#187;, s'exclame Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, initiateur de la d&#233;marche, en demandant &#8211; en vain &#8211; au CNV une &#171; mobilisation politique r&#233;elle &#187; en faveur des banlieues les plus difficiles, &#171; avant qu'il ne soit trop tard &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques semaines plus t&#244;t (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 9 f&#233;vrier), le sociologue Jacques Donzelot avait lui aussi lanc&#233; un vibrant appel intitul&#233; Repenser la politique de la Ville&#8230; Les maires en col&#232;re pr&#244;nent une solution de bon sens, sous forme de fonds national de solidarit&#233; fonctionnant comme une mutuelle, les communes ais&#233;es cotisant pour celles qui sont en difficult&#233;. Au d&#233;sespoir, certains d'entre eux ont annonc&#233; des op&#233;rations coups de poing s'ils n'&#233;taient pas entendus, genre blocage de l'a&#233;roport de Roissy&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; quand le pouvoir empilera-t-il les signaux d'alerte ? En fin d'ann&#233;e derni&#232;re, l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS, repr&#233;sentant 751 quartiers et 4,4 millions d'habitants) avait soulign&#233; les in&#233;galit&#233;s toujours croissantes entre les quartiers &#171; sensibles &#187; et le reste du territoire, le premier &#233;cart creus&#233; concernant l'&#233;chec scolaire, le ch&#244;mage et la pauvret&#233;. Celle-ci, par exemple, concerne aujourd'hui pr&#232;s d'un mineur sur deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Mauroy &#224; Borloo en passant par Jupp&#233; et Tapie, la politique de la Ville ne s'est jamais, semble-t-il, port&#233;e aussi mal. Le premier plan banlieue, Habitat et vie sociale, a trente-trois ans, les premi&#232;res &#233;meutes (Vaulx-en-Velin) plus de trente ans. La loi relative &#224; la solidarit&#233; et au renouvellement urbain (SRU) de 2000 imposant aux communes un minimum de 20 % de logements sociaux n'a jamais &#233;t&#233; appliqu&#233;e. Les &#233;meutes de Clichy-sous-Bois datent d'octobre 2005, avec proclamation de l'&#233;tat d'urgence. Alors, comme le craignent les maires concern&#233;s, &#224; quand les prochaines ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils viennent des associations caritatives n'assurant plus face &#224; l'explosion des demandes, ou du surendettement exponentiel des m&#233;nages, les indicateurs sont au rouge. On apprenait la semaine derni&#232;re que le ch&#244;mage &#8211; via sa version statistique la plus officielle &#8211; repartait &#224; la hausse. La cat&#233;gorie la plus touch&#233;e est celle des jeunes de moins de 25 ans. Par ailleurs, le nombre de ch&#244;meurs de longue dur&#233;e s'&#233;tait accru de pr&#232;s de 2 % pour le seul mois d'avril. Inqui&#233;tant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pour en finir avec les violences faites aux femmes</title>
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		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'auteur n'est rien moins que d&#233;put&#233; UMP. Nul n'est parfait. Autant dire qu'il serait l&#233;gitime que l'on se m&#233;fie de sa prose, tant sa force politique a montr&#233; depuis trois ans des &#233;lans profond&#233;ment antisociaux. On aurait bien tort. Il semble qu'ici la question f&#233;minine transcende les diff&#233;rences id&#233;ologiques : &#171; Depuis que les soci&#233;t&#233;s existent, les femmes subissent les pires exactions. De tout temps, elles ont vu leurs droits bafou&#233;s et leur honneur sali &#187; (p.18), affirme Chantal Brunel qui argumente avec (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'auteur n'est rien moins que d&#233;put&#233; UMP. Nul n'est parfait. Autant dire qu'il serait l&#233;gitime que l'on se m&#233;fie de sa prose, tant sa force politique a montr&#233; depuis trois ans des &#233;lans profond&#233;ment antisociaux. On aurait bien tort. Il semble qu'ici la question f&#233;minine transcende les diff&#233;rences id&#233;ologiques : &#171; Depuis que les soci&#233;t&#233;s existent, les femmes subissent les pires exactions. De tout temps, elles ont vu leurs droits bafou&#233;s et leur honneur sali &#187; (p.18), affirme Chantal Brunel qui argumente avec finesse et pertinence, n'h&#233;sitant pas &#224; accrocher au passage le machisme parfois de sa famille politique ou encore regrettant de n'avoir pu agir aupr&#232;s d'une femme battue sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re cible de son analyse : les violences conjugales qui ont provoqu&#233; 156 morts en 2008. Il n'est pas simple pour les victimes de r&#233;unir le courage pour d&#233;poser plainte et en assumer les cons&#233;quences. D'o&#249; son appel &#224; les aider et &#224; les accompagner. Parmi les propositions de la d&#233;put&#233;e, il y a certes un renforcement de la r&#233;pression, mais surtout une &#233;ducation pr&#233;coce aux relations de respect entre hommes et femmes : &#171; La pr&#233;vention &#224; long terme est plus efficace que la sanction, pour changer &#187; (p.73).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde cible, les violences coutumi&#232;res : mariages forc&#233;s, excision, polygamie&#8230; qu'elle identifie au viol, &#224; la mutilation et &#224; l'esclavage. Il n'y a rien &#224; excuser, rien &#224; justifier, rien &#224; relativiser, affirme-t-elle avec raison. Il est vrai qu'au nom de la lutte l&#233;gitime contre le racisme, on en vient parfois &#224; justifier l'injustifiable. Elle reconna&#238;t toutefois que la &#171; solution d&#233;pend autant de notre capacit&#233; &#224; int&#233;grer les communaut&#233;s que la capacit&#233; des dites communaut&#233;s &#224; accepter nos lois et nos valeurs &#187; (p.96). Et de proposer des proc&#232;s exemplaires, comme celui contre l'excision en 1999, pour signifier que ces coutumes doivent &#234;tre &#233;radiqu&#233;es de notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me cible, la pornographie, la prostitution, l'&#233;changisme ou le sado masochisme&#8230; autant de pratiques que l'auteure se refuse &#224; condamner, quand elles impliquent des adultes consentants. Ce sont leurs d&#233;rives qu'elle appelle &#224; combattre, quand il y a atteinte &#224; l'&#233;galit&#233; homme/femme ou &#224; la dignit&#233; de l'&#234;tre humain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Derni&#232;re cible, ce plafond de verre qui bloque toute promotion sociale des femmes, avec comme facteur aggravant le retard de notre pays en mati&#232;re de moyens de garde pour la petite enfance. L'auteur regrette l'inaptitude intellectuelle et culturelle de certains hommes &#224; consid&#233;rer la femme comme leur &#233;gale et la mixit&#233; des sexes comme la source d'une compl&#233;mentarit&#233; fondatrice. P&#233;tition de principe qu'on ne peut que valider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre document&#233;, argument&#233; et structur&#233; qui &#233;vite la langue de bois et qui d&#233;montre une grande honn&#234;tet&#233; et une toute aussi grande authenticit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Cherche Midi, 2010 (261 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le conflit, la femme et la m&#232;re</title>
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		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>976</dc:subject>

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&lt;p&gt;Limpide, lumineuse et passionnante, telle est la derni&#232;re livraison d'Elisabeth Badinter, qui va bien au-del&#224; de la simple pol&#233;mique pour ou contre les couches jetables, raccourci auquel on a eu un peu trop tendance &#224; la r&#233;duire. &#192; la fin des ann&#233;es 1970, explique-t-elle, les femmes ont acc&#233;d&#233; au choix entre d'un c&#244;t&#233; donner la priorit&#233; &#224; leurs ambitions personnelles en jouissant de leur c&#233;libat et de l'autre satisfaire &#224; leur d&#233;sir de maternit&#233;. Et puis, une nouvelle id&#233;ologie est venue s'instiller, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton3216-d1cf5.jpg?1694360302' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Limpide, lumineuse et passionnante, telle est la derni&#232;re livraison d'Elisabeth Badinter, qui va bien au-del&#224; de la simple pol&#233;mique pour ou contre les couches jetables, raccourci auquel on a eu un peu trop tendance &#224; la r&#233;duire. &#192; la fin des ann&#233;es 1970, explique-t-elle, les femmes ont acc&#233;d&#233; au choix entre d'un c&#244;t&#233; donner la priorit&#233; &#224; leurs ambitions personnelles en jouissant de leur c&#233;libat et de l'autre satisfaire &#224; leur d&#233;sir de maternit&#233;. Et puis, une nouvelle id&#233;ologie est venue s'instiller, faisant la part belle au retour &#224; la nature, &#224; l'instinct maternel, &#224; la n&#233;cessit&#233; incontournable du contact m&#232;re/enfant&#8230; On se devait de refuser l'accouchement en milieu hospitalier, la p&#233;ridurale et en revenir &#224; la douleur, aux couches en tissu moins polluantes et &#224; l'allaitement tellement plus naturel. De l&#224; &#224; pr&#233;coniser le retour de la m&#232;re au foyer, il n'y avait qu'un pas&#8230; franchi all&#232;grement par certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la d&#233;monstration d'Elisabeth Badinter consiste justement &#224; combattre et relativiser toutes ces &#171; v&#233;rit&#233;s &#187;. Non, la reproduction n'est pas le destin de toute femme qui serait faite, avant tout, pour procr&#233;er. Oui, &#171; qu'on le veuille ou non, la maternit&#233; n'est plus qu'un aspect important de l'identit&#233; f&#233;minine. Et non plus le facteur n&#233;cessaire &#224; l'acquisition du sentiment de pl&#233;nitude de soi f&#233;minine &#187; (p.229). Non, l'infertilit&#233; ne signe pas l'&#233;chec de toute f&#233;minit&#233;. Oui, d&#232;s que les femmes ma&#238;trisent leur reproduction, font des &#233;tudes, envahissent le march&#233; du travail, pr&#233;tendent &#224; l'ind&#233;pendance financi&#232;re ou &#224; faire carri&#232;re, la maternit&#233; n'est plus une &#233;vidence, mais une question, tant elle peut &#234;tre synonyme de bonheur infini que de tornade d&#233;vastatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de rappeler la mont&#233;e des Childfree qui ont fait le choix de renoncer aux enfants. Frapp&#233;s au coin du manque et de l'inachev&#233;, ils devraient se justifier, alors qu'on ne le demande jamais aux couples qui veulent &#234;tre parents. Non, la bonne m&#232;re n'est pas seulement celle qui allaite : les laits artificiels se rapprochent aujourd'hui de plus en plus de la qualit&#233; du lait maternel. Oui, l'allaitement comporte aussi beaucoup d'inconv&#233;nients. C'est &#224; la m&#232;re de choisir son mode de vie, au mieux de ses int&#233;r&#234;ts et ceux de son enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une tradition fran&#231;aise, remontant au XVIIe si&#232;cle, encourage l'accomplissement avant tout en tant qu'individu. Cela explique sans doute la statistique qui place les Fran&#231;aises bonnes derni&#232;res en mati&#232;re, par exemple, d'allaitement. Dans le combat qui oppose la vision naturaliste &#224; l'individualisme h&#233;doniste revendiquant le plaisir sans les frustrations, le stress et le sacrifice de soi, on peut refuser le tout ou rien. On peut aussi d&#233;cider de composer, en articulant le fait d'&#234;tre femme, professionnelle et m&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2010 (270 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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