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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>T&#233;moignage de Christophe Lamazere</title>
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&lt;p&gt;Responsable communication interne et membre de la DRH de SNCF-Voyages, il a re&#231;u deux &#233;l&#232;ves pour une simulation d'entretien d'embauche. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai trouv&#233; cette initiative tr&#232;s int&#233;ressante, et m&#234;me n&#233;cessaire, c'est pourquoi j'ai accept&#233; d'y participer. J'ai re&#231;u deux jeunes, un gar&#231;on et une fille entre dix-huit et vingt ans, en BTS &#233;lectrotechnique et en bac pro de comptabilit&#233;. Ils &#233;taient tr&#232;s impressionn&#233;s car ils venaient pour la premi&#232;re fois &#224; la D&#233;fense. Ils se sont pr&#233;sent&#233;s &#224; l'accueil et je les ai fait (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Responsable communication interne et membre de la DRH de SNCF-Voyages, il a re&#231;u deux &#233;l&#232;ves pour une simulation d'entretien d'embauche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai trouv&#233; cette initiative tr&#232;s int&#233;ressante, et m&#234;me n&#233;cessaire, c'est pourquoi j'ai accept&#233; d'y participer. J'ai re&#231;u deux jeunes, un gar&#231;on et une fille entre dix-huit et vingt ans, en BTS &#233;lectrotechnique et en bac pro de comptabilit&#233;. Ils &#233;taient tr&#232;s impressionn&#233;s car ils venaient pour la premi&#232;re fois &#224; la D&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se sont pr&#233;sent&#233;s &#224; l'accueil et je les ai fait attendre un peu pour les mettre en situation. Ensuite, l'entretien a dur&#233; une vingtaine de minutes, j'avais leur CV et leur lettre de motivation, et j'ai pos&#233; les questions types, puis on a d&#233;brief&#233; pendant une heure et demie. Ils ont fait un vrai effort de ponctualit&#233; et de tenue vestimentaire. Par exemple, le gar&#231;on qui venait pour un poste technique &#233;tait bien habill&#233;, mais pas en costume-cravate, ce qui aurait &#233;t&#233; d&#233;plac&#233; pour un m&#233;tier de terrain. Ils ont serr&#233; la main, bonjour monsieur, ont regard&#233; droit dans les yeux, ont fait tr&#232;s attention &#224; leur vocabulaire, &#224; la gestuelle : &#224; ce niveau-l&#224; ils &#233;taient bien au point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, ils ne savent pas se vendre &#224; l'&#233;crit, &#231;a se voit dans leur lettre de motivation. Je leur ai dit qu'il ne suffit pas d'&#234;tre d&#233;vou&#233;, il faut se renseigner sur l'entreprise, dire pourquoi on la choisit, mettre en valeur ses comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, dans leur CV, ils n'ont pas indiqu&#233; qu'ils font du sport, ou du soutien scolaire, alors que &#231;a les valorise aux yeux d'un employeur. Ce sont des jeunes volontaires, intelligents mais leur horizon est tr&#232;s ferm&#233;, ils n'imaginent pas qu'ils peuvent faire autre chose qu'un boulot qu'on leur a impos&#233;, dans une fili&#232;re qu'ils n'ont pas toujours choisie. Je leur ai racont&#233; mon parcours, ils ont vu que je n'&#233;tais pas du tout destin&#233; &#224; devenir cadre dans une grande entreprise et &#231;a m'a plu de leur montrer qu'ils peuvent avoir de l'ambition m&#234;me s'ils viennent de banlieue. Je pense que ce genre de rencontre est salutaire, toutes les entreprises devraient le faire, et pas seulement pour les gamins de banlieue, car l'&#233;cole ne pr&#233;pare pas du tout au monde de l'entreprise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vivre avec 300 mots</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Le langage des jeunes, vivre avec 300 mots</title>
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		<dc:subject>Langage</dc:subject>

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&lt;p&gt;Que se passe-t-il lorsque l'on n'a pas les mots pour le dire ? D'&#233;ventuelles insuffisances peuvent-elles entra&#238;ner d'autres expressions plus violentes ? Comment, par exemple, le langage structure-t-il l'exclusion des jeunes de certaines cit&#233;s ? Des initiatives sont men&#233;es aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves pour les aider &#224; ma&#238;triser le langage, vecteur d'insertion, en dehors de leur propre code. Reportage &#224; Aulnay-sous-Bois. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re, dans trois d&#233;partements franciliens (Val-de-Marne, Seine-et-Marne, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que se passe-t-il lorsque l'on n'a pas les mots pour le dire ? D'&#233;ventuelles insuffisances peuvent-elles entra&#238;ner d'autres expressions plus violentes ? Comment, par exemple, le langage structure-t-il l'exclusion des jeunes de certaines cit&#233;s ? Des initiatives sont men&#233;es aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves pour les aider &#224; ma&#238;triser le langage, vecteur d'insertion, en dehors de leur propre code. Reportage &#224; Aulnay-sous-Bois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re, dans trois d&#233;partements franciliens (Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis), 12 000 &#233;l&#232;ves (450 classes) de 6e ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;s sur leur langage pendant deux semaines. Plusieurs exercices leur &#233;taient propos&#233;s : recherche d'informations dans un texte, &#233;criture de mini-r&#233;dactions&#8230; S'ajoutant aux &#233;valuations men&#233;es en CM2, cette formule pr&#233;sentait l'originalit&#233; de concerner toutes les mati&#232;res, et non pas le seul fran&#231;ais : en effet, que ce soit en histoire ou en maths, un &#233;l&#232;ve ne pourra pas faire ses devoirs s'il ne comprend pas ce qui lui est demand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;r&#233;s comme dressant un portrait des connaissances ma&#238;tris&#233;es (et aussi des autres), les r&#233;sultats furent partag&#233;s entre les enseignants, et un recueil de sites Internet et autres outils proposant des r&#233;ponses adapt&#233;es furent mis &#224; disposition des profs. Quelques autres exp&#233;riences existent pour un rapport apais&#233; avec la langue : un camion des mots sillonne la France depuis quatre ans et va &#224; la rencontre d'enfants scolaris&#233;s du CE2 &#224; la 3e, c'est-&#224;-dire d'environ huit &#224; quinze ans. En l'occurrence, animations p&#233;dagogiques sur ordinateur, jeux divers et interactifs avec les pi&#232;ges, les r&#232;gles, l'histoire de la langue fran&#231;aise sont autant de r&#233;ponses ludiques &#224; certaines difficult&#233;s scolaires, voire &#224; un possible sentiment d'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me l'association &lt;a href=&#034;http://www.lireetfairelire.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Lire et faire lire&lt;/a&gt;, qui f&#234;te ses dix ans cette ann&#233;e, se veut &#234;tre un &#171; programme de d&#233;veloppement du plaisir de la lecture et de la solidarit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle en direction des enfants fr&#233;quentant les &#233;coles primaires et autres structures &#233;ducatives (centres de loisirs, cr&#232;ches, biblioth&#232;ques&#8230;) &#187; &#192; la demande d'un enseignant, d'un &#233;ducateur ou d'un animateur, des &lt;a href=&#034;http://www.camiondesmots.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;b&#233;n&#233;voles&lt;/a&gt; de plus de 50 ans offrent une partie de leur temps libre aux enfants pour stimuler leur go&#251;t de la lecture et favoriser leur approche de la litt&#233;rature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 avril 2010, Banlieues d'Europe organisait &#224; Marseille un s&#233;minaire intitul&#233; Autour de l'&#233;crit, des exp&#233;riences engag&#233;es avec les habitants, autour des ateliers d'&#233;criture participatifs avec les habitants : &#171; Quelle nouvelle relation au langage, &#224; l'&#233;crit, peut na&#238;tre de ces ateliers ? Quels impacts et r&#233;sonances peuvent avoir ce type de projets sur un territoire ? &#187;, s'&#233;taient interrog&#233;s en amont les organisateurs (&lt;a href='https://www.lien-social.com/ZEP-ateliers-sur-le-langage' class='spip_in'&gt;lire le reportage &#224; Aulnay-sous-Bois&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#234;me le pr&#233;sident&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'incapacit&#233; &#224; s'exprimer g&#233;n&#232;re la frustration. Faute de mots, l'instrument d'&#233;change devient alors la castagne &#187;, avait observ&#233; un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, Aziz Sahiri, dans un article intitul&#233; Vivre avec 400 mots (Le Monde, 19 mars 2005). Au lendemain de 1968, Dario Fo, amateur gourmand de langage, avait cr&#233;&#233; une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre dont le titre &#233;tait une provocante hypoth&#232;se sociologique : L'ouvrier conna&#238;t 300 mots, le patron en conna&#238;t 1000, c'est pour &#231;a qu'il est le patron&#8230; Tout le monde s'accorde en g&#233;n&#233;ral sur le fait que la ma&#238;trise de l'&#233;crit est un levier de l'ascension sociale et celle de l'orthographe un rouage qui doit &#234;tre accessible &#224; tous. Pourtant, l'&#233;criture du fran&#231;ais est consid&#233;r&#233;e comme l'une des plus difficiles&#8230; Par exemple, pourquoi doit-on &#233;crire &#171; aquarelle &#187; avec un &#8220;e&#8221; sans accent et deux &#8220;l&#8221;, alors que &#171; mod&#232;le &#187; l'est avec un &#8220;e&#8221; accentu&#233; et un seul &#8220;l&#8221; ? &#171; Toilettage &#187; avec deux t, mais &#171; &#233;tage &#187; avec un seul &#8220;t&#8221; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que penser de la d&#233;t&#233;rioration de l'orthographe observ&#233;e partout, m&#234;me dans les documents officiels, y compris sur le site Internet de l'&#201;lys&#233;e ? D'un pr&#233;sident de la R&#233;publique qui m&#233;prise en m&#234;me temps la syntaxe et la Princesse de Cl&#232;ves ? De discours ou interventions de Sarkozy truff&#233;s de fautes graves (&#171; si on dit plus qu'est-ce qui va et qu'est-ce qui va pas &#187;, &#171; nos principals partenaires &#187;, &#171; l'apprentissage, elle a&#8230; &#187;, &#171; nous sommes la derni&#232;re g&#233;n&#233;ration qui peuvent sauver le monde &#187;, &#171; repliement communautaire &#187;, tous ces exemples &#233;tant puis&#233;s dans une seule apparition t&#233;l&#233;, en janvier dernier sur TF1) ? Signe des temps, l'&#233;preuve de culture g&#233;n&#233;rale disparaissait l'an dernier de nombreux concours administratifs&#8230; Pourtant, selon le sociologue Edgar Morin, elle reste indispensable pour &#171; &#224; partir des &#233;crits, des arts, de la pens&#233;e, aider &#224; s'orienter dans la vie et &#224; affronter les probl&#232;mes de sa propre vie &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le &#171; parler caillera &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unis au sein d'un laboratoire de la d&#233;l&#233;gation g&#233;n&#233;rale &#224; la langue fran&#231;aise et aux langues de France (DGLFLF), quelques linguistes essaient de &#171; rationaliser &#187; l'orthographe de la langue fran&#231;aise, en estimant que 500 mots pourraient, dans un premier temps, &#234;tre ainsi modifi&#233;s (doublement des consonnes, pluriel en x, accentuation unifi&#233;e&#8230;). Des rectifications orthographiques avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; vot&#233;es par l'Acad&#233;mie il y a vingt ans, peu suivies d'effet, mais la d&#233;marche se poursuit. Quoi qu'il en soit, le dynamisme de notre langue se v&#233;rifie depuis des lustres. Certains jargons ont m&#234;me eu de fort belles destin&#233;es : le louch&#233;bem, argot des bouchers en vogue depuis la fin du XIXe si&#232;cle (remplacer la consonne initiale par un l, la rejeter en fin de mot, la compl&#233;ter par un suffixe : louch&#233;bem = boucher), serait encore parl&#233; par cinq &#224; sept mille locuteurs. Environ cent cinquante ans plus tard, avec l'apparition du verlan &#8211; aujourd'hui d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; &#8211; et surtout l'appropriation de mots et d'expressions d'autres cultures (tsiganes, arabes, africains, anglais, vieil argot fran&#231;ais, etc), le vocabulaire s'est largement enrichi, parfois officiellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux ans, &#224; l'initiative de l'association Permis de vivre la ville, un Lexik des cit&#233;s (&#233;d. Fleuve noir) sign&#233; par un groupe de jeunes d'Evry (91) avait compil&#233; &#8211; et illustr&#233; &#8211; les expressions du moment : chanm&#233; (formidable), wesh (qu'est-ce qu'il y a ?), meskin (le pauvre), et mille autres. De toute &#233;vidence, ce &#171; parler caillera &#187;, invent&#233; dans les marges pour des besoins identitaires, se retrouve, en fin de course, parfois dans les dictionnaires. Il arrive (assez fr&#233;quemment) qu'il soit mal tol&#233;r&#233; socialement : mais le d&#233;cri&#233; nique ta m&#232;re ne serait-il pas, comme l'ont not&#233; certains linguistes, autre chose que le putain, con ! du sud de la France ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vitalit&#233; du slam&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors de la Semaine de la langue fran&#231;aise et de la francophonie, tenue partout dans l'hexagone entre le 20 et le 27 mars derniers, le slam a &#233;t&#233; &#224; l'honneur &#224; travers une op&#233;ration intitul&#233;e Dis-moi dix mots dans tous les slams, preuve s'il en fallait que le fran&#231;ais reste une langue en mouvement. Dix mots ont donc &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s (dont l'excellent remue-m&#233;ninges, ou le bel escagasser proven&#231;al) pour autoriser mille broderies cr&#233;atives. Cette op&#233;ration, a d&#233;clar&#233;, un poil emphatique, le ministre de la Culture, Fr&#233;d&#233;ric Mitterrand, &#171; doit &#234;tre l'occasion de mettre en lumi&#232;re cette pratique vivante et partag&#233;e du Verbe, qui cr&#233;e l'alchimie avec les publics, et qui essaime un peu partout sur nos territoires. C'est ainsi aussi, j'en suis convaincu, que nous ferons r&#233;sonner crescendo la beaut&#233; et les richesses insoup&#231;onn&#233;es de notre langue. &#187; En tout cas, des mots nouveaux se cr&#233;ent (comme baladeur r&#233;cemment, lui aussi choisi dans les dix mots), s'empruntent &#224; d'autres langues (crescendo ou zapper, par exemple) ou encore acqui&#232;rent de nouvelles significations (gal&#232;re, mobile&#8230;). Qui plus est, le d&#233;veloppement vertigineux des textos (aujourd'hui on licencie par SMS&#8230;) et des courriels &#8211; sans parler des sigles omnipr&#233;sents &#8211; acc&#233;l&#232;rent un processus de n&#233;cessaire adaptation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la rubrique du slam est particuli&#232;rement dynamique depuis quelques ann&#233;es, d'autres outils ont &#233;galement fait leurs preuves : partage de mots dans les caf&#233;s, ateliers d'&#233;criture en &#233;tablissements scolaires, tournois d'improvisation&#8230; De plus en plus nombreux, des professionnels de la culture et du champ social travaillent ensemble, s'int&#233;ressent &#224; la pratique du slam, organisent des joutes. En effet, ce maniement ludique du verbe autorise une certaine audace dans la prise de parole, permettant parfois de renouer avec des traditions orales, allant jusqu'&#224; donner forme exutoire &#224; d'&#233;ventuelles pulsions violentes. Cr&#233;&#233;e fin 2009, la &lt;a href=&#034;http://www.ligueslamdefrance.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Ligue Slam de France&lt;/a&gt; rassemble aujourd'hui une vingtaine de collectifs, avec le but d'apporter plus de reconnaissance, dans et hors nos fronti&#232;res, &#224; ce moyen d'expression hautement po&#233;tique. Le 28 mars, au salon du livre de Paris, une Nuit du slam avait ainsi encha&#238;n&#233; quelques belles cr&#233;ations in&#233;dites, collectives ou individuelles. Se revendiquant de la d&#233;mocratie culturelle, des ap&#233;ros slam, des ateliers, avaient encore une fois d&#233;montr&#233; l'apport de cette musique verbale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un bilinguisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les mots, outil anti-exclusion ? Probablement. Mais c'est une histoire de codes. Le langage des exclus, d'une certaine mani&#232;re, peut devenir parler urbain. D'une ville &#224; l'autre, d'un quartier &#224; l'autre, d'une cit&#233; &#224; l'autre, le vocabulaire varie, s'essaie, se transmet parfois. Le linguiste Alain Bentolila, qui estimait (dans l'article du Monde cit&#233; plus haut) que ce langage permettait de partager surtout &#171; les m&#234;mes anxi&#233;t&#233;s, les m&#234;mes manques, la m&#234;me exclusion, le m&#234;me vide &#187;, entre 12 % et 15 % de la population jeune l'utiliseraient aujourd'hui. L'appropriation se fait en g&#233;n&#233;ral &#224; la vitesse grand V. Actualis&#233; en permanence, un &lt;a href=&#034;http://www.dictionnairedelazone.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;dr&#244;le de dictionnaire&lt;/a&gt; t&#233;moigne ainsi sur Internet des &#233;volutions linguistiques de l'argot des banlieues. M&#234;me si les langues de proximit&#233;, voire de ghetto, ont leur richesse intrins&#232;que, il est &#233;vident que plus l'&#233;ventail du vocabulaire sera large, plus l'acc&#232;s &#224; ce qui permet la vie en soci&#233;t&#233; sera ais&#233;. D'&#233;vidence, il est n&#233;cessaire que certains jeunes deviennent bilingues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>ZEP, ateliers sur le langage</title>
		<link>https://www.lien-social.com/ZEP-ateliers-sur-le-langage</link>
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		<dc:subject>974</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour favoriser un dialogue citoyen et ouvrir des perspectives aux jeunes des banlieues pauvres, le programme Bien dit ! sensibilise les &#233;l&#232;ves de ZEP aux codes de langage et organise des rencontres avec des employeurs qui acceptent de les coacher. Reportage &#224; Aulnay-sous-Bois. Je m'appelle Medhi et j'aime le foot. Avance-toi plus pr&#232;s, sinon on dirait que tu as peur, conseille la com&#233;dienne, et ne t'en vas pas avant d'avoir &#233;cout&#233; la r&#233;ponse, &#231;a donne l'impression que tu t'en fous, alors que tu es (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour favoriser un dialogue citoyen et ouvrir des perspectives aux jeunes des banlieues pauvres, le programme Bien dit ! sensibilise les &#233;l&#232;ves de ZEP aux codes de langage et organise des rencontres avec des employeurs qui acceptent de les coacher. Reportage &#224; Aulnay-sous-Bois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Je m'appelle Medhi et j'aime le foot.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Avance-toi plus pr&#232;s, sinon on dirait que tu as peur, conseille la com&#233;dienne, et ne t'en vas pas avant d'avoir &#233;cout&#233; la r&#233;ponse, &#231;a donne l'impression que tu t'en fous, alors que tu es juste intimid&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre &#233;l&#232;ve s'approche : Je m'appelle Hassan et j'aime le rap.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Quand tu me dis ton nom, c'est comme si tu allais m'agresser, dis-le plus calmement et d&#233;croise les bras. Et s'adressant au groupe : Essayez de trouver la bonne distance par rapport &#224; votre interlocuteur, regardez-le dans les yeux et n'h&#233;sitez pas &#224; sourire, &#231;a illumine votre visage .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une classe de seconde, sp&#233;cialis&#233;e en &#233;lectrotechnique au lyc&#233;e Voillaume d'Aulnay-sous-Bois, participe &#224; un atelier dans le cadre du programme Bien Dit ! port&#233; par l'association Citoyennet&#233; Possible (CPossible), autour des codes communs de langage, &#224; travers des jeux de r&#244;le et des improvisations. Destin&#233;e &#224; faciliter l'acc&#232;s &#224; l'emploi et &#224; renforcer le lien citoyen, cette exp&#233;rience est men&#233;e dans deux lyc&#233;es class&#233;s ZEP, le second &#233;tant le lyc&#233;e Auguste-Blanqui &#224; Saint-Ouen. &#171; Cela fait longtemps que j'avais ce projet en t&#234;te, explique Sou&#226;d Belhadad, journaliste et &#233;crivain qui a con&#231;u le programme, j'avais &#233;t&#233; frapp&#233;e, lors d'autres interventions en lyc&#233;e, de voir &#224; quel point les &#233;l&#232;ves ne ma&#238;trisent pas le langage en dehors de leurs codes ; souvent, ils n'ont pas conscience de la port&#233;e de leurs propos, de l'image qu'ils renvoient, du ton qu'ils emploient. Or, je crois que le partage de codes f&#233;d&#232;re une citoyennet&#233; commune. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'id&#233;e de mener cette exp&#233;rimentation qui s'articule en trois phases. La premi&#232;re phase, anim&#233;e par la journaliste et Sandrine Friedman, chef d'entreprise, porte sur les diff&#233;rents niveaux de langage et la pr&#233;paration de demandes de stage. La deuxi&#232;me phase, anim&#233;e par Sou&#226;d Belhadad et Nathalie Bernard-Br&#251;cher, com&#233;dienne, est plus ax&#233;e sur la diction et l'expression corporelle, et la troisi&#232;me consiste en des simulations d'entretiens d'embauche avec des chefs d'entreprise qui ont accept&#233; de recevoir ces jeunes. Chaque phase comprend quatre s&#233;ances de deux heures. &#171; Ces gamins de milieux d&#233;favoris&#233;s ne savent pas adapter leur comportement et leur langage en fonction de l'interlocuteur, ils ne ma&#238;trisent pas les codes de communication &#187;, constate Karine Olivier, leur professeure principale. &#171; Notre objectif est de leur apprendre ces codes sociaux, ajoute la journaliste, de leur donner un langage commun, pas seulement verbal, mais aussi &#224; travers l'attitude physique, et de permettre un dialogue avec des chefs d'entreprise. &#187; Le projet est financ&#233; par Fact, une fondation franco-am&#233;ricaine qui lutte contre les discriminations, la fondation Un monde pour Tous ainsi que le Conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis et la fondation Sciences Po. Apr&#232;s r&#233;daction d'un protocole, l'exp&#233;rience a vocation &#224; &#234;tre &#233;tendue &#224; d'autres lyc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Convaincre son auditoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce matin-l&#224;, le groupe d'&#233;l&#232;ves de seconde en est &#224; la deuxi&#232;me &#233;tape du programme, l'expression corporelle. Apr&#232;s quelques exercices d'&#233;chauffement et de concentration, la com&#233;dienne donne aux &#233;l&#232;ves les consignes de l'improvisation : &#171; Vous &#234;tes candidat &#224; une &#233;lection, vous pr&#233;sentez les deux points de votre programme et vous argumentez pour convaincre le public. &#187; Rudy passe en premier, debout devant les autres &#233;l&#232;ves assis par terre. Il propose d'instaurer des menus halal &#224; la cantine et d'all&#233;ger certaines mati&#232;res scolaires. Il s'emm&#234;le un peu les pinceaux et ne se fait pas tr&#232;s bien comprendre. &#171; Est-ce qu'il vous a convaincu ? Qui peut me r&#233;sumer ses propositions en deux mots ? demande la com&#233;dienne. Vous voyez, il faut donner l'information tout de suite, aller droit au but, sinon votre interlocuteur n'&#233;coute plus, et il faut &#233;viter le jargon technique pour &#234;tre compris par tout le monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre &#233;l&#232;ve se pr&#233;sente pour &#234;tre maire d'Aulnay-sous-Bois. Il propose une ville plus propre, y compris dans les quartiers pauvres. Il r&#233;pond du tac au tac aux questions, argumente, convainc son auditoire. &#171; On a bien compris sa proposition et ses arguments, commente un autre &#233;l&#232;ve, il &#233;tait convaincu et solide. &#187; &#171; Oui, et qu'est-ce que vous observez au niveau du regard ? Il se tient droit et il fixe les gens, c'est tr&#232;s convaincant et &#231;a donne confiance. &#187; En apart&#233;, elle explique que regarder dans les yeux est souvent difficile pour les &#233;l&#232;ves car cela peut &#234;tre interpr&#233;t&#233; comme une provocation, ou, pour ceux originaires d'Afrique noire, comme un manque de respect envers un a&#238;n&#233;. Les &#233;l&#232;ves se succ&#232;dent sans trop se faire prier : un &#171; maire &#187; propose d'aider les jeunes et de restaurer les immeubles, un &#171; promoteur &#187; veut construire un centre commercial pour les habitants d'Aulnay-sous-Bois, deux &#171; s&#233;lectionneurs de foot &#187; veulent rajeunir l'&#233;quipe. &#192; chaque passage on observe et commente la posture, l'&#233;loquence, l'argumentation. Un seul &#233;l&#232;ve refuse de se pr&#234;ter au jeu, on lui demande de justifier son refus par deux arguments. &#171; Cette classe est tr&#232;s facile, il y a beaucoup d'&#233;coute et de participation, souligne Sou&#226;d Belhadad, peut-&#234;tre aussi parce qu'ils ont choisi cette fili&#232;re et sont contents de leur formation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Registres de langage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'ils n'articulent pas toujours bien, se tiennent souvent affal&#233;s, ou que leur discours n'est pas tr&#232;s structur&#233;, les &#233;l&#232;ves font un effort pour s'exprimer dans un fran&#231;ais correct. Ils ont d&#233;j&#224; suivi la premi&#232;re phase du programme sur les diff&#233;rents niveaux de langage. Lors de cette premi&#232;re phase, une improvisation consistait par exemple &#224; s'adresser &#224; un copain pour lui demander des excuses par rapport &#224; son comportement de la veille. Puis les &#233;l&#232;ves devaient s'adresser &#224; la m&#232;re du copain, utiliser le vouvoiement et un autre registre de langage, moins familier. &#171; Je leur demandais de reformuler, de trouver d'autres mots, cette improvisation &#233;tait aussi l'occasion de travailler sur le message, qui doit &#234;tre simple et clair &#8211; &#171; je veux des excuses &#187; &#8211; et sur le ton le plus ad&#233;quat pour atteindre cet objectif. &#187; Pendant les s&#233;ances sur la gestuelle et la diction, la com&#233;dienne travaille aussi sur l'imaginaire. Par exemple, une improvisation consistait &#224; pr&#233;senter la biographie imaginaire d'un camarade &#8211; &#171; Monsieur Machin, 85 ans, brillante carri&#232;re de scientifique, prix Nobel de physique en telle ann&#233;e&#8230; &#187; &#8211; et l'autre, d&#233;couvrant son propre personnage, pouvait rebondir, ajouter des &#233;l&#233;ments. &#171; Ils se sont si bien pr&#234;t&#233;s au jeu que l'un d'eux a pr&#233;sent&#233; la biographie d'une femme, et son camarade a d&#251; incarner ce personnage f&#233;minin, raconte la com&#233;dienne. Je veux leur montrer que l'on peut s'amuser &#224; changer de personnage, &#224; &#234;tre quelqu'un d'autre, sans perdre son identit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rencontre avec les employeurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors de la troisi&#232;me phase du programme Bien Dit ! les &#233;l&#232;ves participeront &#224; des simulations d'entretiens d'embauche avec des chefs d'entreprise (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Temoignage-de-Christophe-Lamazere' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de Christophe Lamazere, de la DRH de SNCF-Voyages&lt;/a&gt;). Selon le protocole &#233;tabli, l'&#233;l&#232;ve doit se d&#233;placer dans les locaux de l'entreprise pour un entretien de 15 minutes, suivi d'un temps de d&#233;briefing pour analyser les points forts du candidat et ceux qui restent &#224; am&#233;liorer. &#171; C'est important de leur renvoyer une image positive d'eux-m&#234;mes, car ce sont souvent des gamins en &#233;chec scolaire depuis la cinqui&#232;me, souligne Sou&#226;d Belhadad. On demande &#224; l'employeur d'avoir un regard bienveillant et de leur transmettre une exp&#233;rience, de raconter son propre parcours. &#187; L'entreprise n'est pas toujours en rapport avec la mati&#232;re &#233;tudi&#233;e. Un &#233;l&#232;ve en maintenance de machines industrielles peut &#234;tre re&#231;u par la DRH de la FNAC, par un avocat, ou par la direction de la communication du minist&#232;re de l'Environnement. &#171; Nous voulons cr&#233;er une ouverture, une rencontre, qu'ils puissent voir d'autres milieux, &#234;tre re&#231;us dans des lieux qu'ils n'auraient jamais imagin&#233;s. &#187; Le but &#233;tant de lutter contre les pr&#233;jug&#233;s, de part et d'autre. &#171; L'impact des ateliers est encore difficile &#224; &#233;valuer, confie la professeure principale, mais les &#233;l&#232;ves de seconde ont tous trouv&#233; leur stage et deux &#233;l&#232;ves de terminale sont pr&#233;s&#233;lectionn&#233;s pour un BTS, je suis s&#251;re que &#231;a leur a servi &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Casse-toi ! Je ne veux pas de p&#233;d&#233; dans ma vie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/casse-toi-je-ne-veux-pas-de-pede</link>
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		<dc:date>2010-05-27T04:49:36Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>974</dc:subject>
		<dc:subject>Homosexualit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La libert&#233; de ton des m&#233;dias, le succ&#232;s annuel de la gay pride, la r&#233;&#233;lection du maire de la capitale qui n'a jamais cach&#233; son orientation sexuelle&#8230; autant de facteurs qui pourraient laisser croire que le c&#339;ur de la France bat au m&#234;me rythme que le quartier du Marais &#224; Paris. Mais, c'est sans compter sur le poids des pr&#233;jug&#233;s qui p&#232;se sur une partie non n&#233;gligeable de la population, pour qui l'homosexualit&#233; est encore au choix une malformation, une tare, une horreur, une honte ou une incontr&#244;lable aversion. (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton3202-27cdc.jpg?1694056544' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La libert&#233; de ton des m&#233;dias, le succ&#232;s annuel de la gay pride, la r&#233;&#233;lection du maire de la capitale qui n'a jamais cach&#233; son orientation sexuelle&#8230; autant de facteurs qui pourraient laisser croire que le c&#339;ur de la France bat au m&#234;me rythme que le quartier du Marais &#224; Paris. Mais, c'est sans compter sur le poids des pr&#233;jug&#233;s qui p&#232;se sur une partie non n&#233;gligeable de la population, pour qui l'homosexualit&#233; est encore au choix une malformation, une tare, une horreur, une honte ou une incontr&#244;lable aversion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve cette homophobie dans toutes les couches sociales. La peur de l'autre et de sa diff&#233;rence est ce qui est le plus universellement partag&#233;, source des pires horreurs. Et, notamment, chez certains hommes pour qui la hantise de retrouver en soi tout ce qui peut ressembler &#224; l'autre, c'est-&#224;-dire aux femmes, est insupportable. Jean-Marie P&#233;rier, c&#233;l&#232;bre photographe people, a toujours consid&#233;r&#233; l'homosexualit&#233; comme une &#233;vidence. Ce milieu ne lui est pas &#233;tranger, m&#234;me s'il l'avoue : &lt;i&gt;&#171; Je ne peux pas dire que le spectacle de deux gar&#231;ons s'embrassant me mette vraiment &#224; l'aise &#187;&lt;/i&gt; (p.90).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc pas un militant de la cause gay qui s'exprime ici, mais un simple citoyen qui d&#233;couvre un matin, en lisant son quotidien, une information qui le stup&#233;fie : &lt;i&gt;&#171; Chass&#233;s par leur famille de jeunes gays se retrouvent &#224; la rue. &#187;&lt;/i&gt; Des &#233;tudes r&#233;alis&#233;es aux USA font &#233;tat que 20 &#224; 40 % des SDF sont en fait de jeunes homosexuels mis &#224; la porte par leurs parents. Aucun chiffre n'existe sur cette r&#233;alit&#233; dans notre pays. Mais elle existe, puisque l'association Le Refuge accueille ces jeunes (cf. dossier Lien Social n&#176;916).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur est all&#233; &#224; leur rencontre. Le r&#233;cit qu'il nous en fait est digne du pire des obscurantismes. L'atmosph&#232;re dans laquelle grandit tout enfant est parfois d&#233;l&#233;t&#232;re. Ces cours d'&#233;cole o&#249; les gamins se traitent de p&#233;d&#233;. Ces parents s'&#233;criant, quand ils entendent parler des gays : &lt;i&gt;&#171; Que Dieu leur envoie le sida &#187; &lt;/i&gt; ou encore&lt;i&gt; &#171; je pr&#233;f&#233;rerais savoir mon fils mort que d'apprendre qu'il est p&#233;d&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Sentir monter en soi une attirance pour une personne du m&#234;me sexe devient alors synonyme d'angoisse face &#224; la possible r&#233;action familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci peut &#234;tre bienveillante. Mais il arrive qu'elle soit d'une violence impensable : &#234;tre tra&#238;n&#233; de force chez un psy ou pire chez un exorciste, menac&#233; &#171; &lt;i&gt; Tu as int&#233;r&#234;t &#224; courir vite, car si je te rattrape, je t'&#233;gorge &#187;&lt;/i&gt;, reni&#233;, se retrouver &#224; la rue, avec ses deux sacs poubelles remplies d'affaires, sans savoir o&#249; coucher le soir. Les accueils d'urgence, la prostitution, l'hostilit&#233; parfois m&#234;me des intervenants sociaux&lt;i&gt; &#171; Vous n'avez qu'&#224; vous trouver un vieux dans le Marais &#187;&lt;/i&gt; aurait dit une assistante sociale !.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'horreur et la honte : c'est ce qu'inspire cette intol&#233;rance insupportable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Oh ! &#233;ditions, 2010 (169 p. ; 14,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Adolescents homosexuels. Des pr&#233;jug&#233;s &#224; l'acceptation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Adolescents-homosexuels-Des-prejuges-a-l-acceptation</link>
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		<dc:date>2010-05-27T04:49:23Z</dc:date>
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		<dc:subject>974</dc:subject>
		<dc:subject>Homosexualit&#233;</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; n'en pas douter, l'acceptation de l'homosexualit&#233; a progress&#233; depuis quelques d&#233;cennies. Pour autant, il reste encore du chemin &#224; parcourir. &#192; preuve, des situations que la majorit&#233; de la population est encore bien en peine d'accepter : tels deux hommes se promenant en se tenant par la main ou un enseignant programmant une s&#233;ance de pr&#233;vention contre l'homophobie. R&#233;ussir &#224; banaliser l'homosexualit&#233; permettrait d'abord de progresser dans la lutte contre les discriminations. Si les pr&#233;jug&#233;s bas&#233;s sur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton3203-f7537.jpg?1694056544' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; n'en pas douter, l'acceptation de l'homosexualit&#233; a progress&#233; depuis quelques d&#233;cennies. Pour autant, il reste encore du chemin &#224; parcourir. &#192; preuve, des situations que la majorit&#233; de la population est encore bien en peine d'accepter : tels deux hommes se promenant en se tenant par la main ou un enseignant programmant une s&#233;ance de pr&#233;vention contre l'homophobie. R&#233;ussir &#224; banaliser l'homosexualit&#233; permettrait d'abord de progresser dans la lutte contre les discriminations. Si les pr&#233;jug&#233;s bas&#233;s sur l'origine ethnique sont de moins en moins tol&#233;r&#233;s, il n'en va pas de m&#234;me pour ceux li&#233;s &#224; l'orientation sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il s'agit l&#224; aussi d'un enjeu de sant&#233; publique : les jeunes homosexuels ont 8,4 fois plus de risques de commettre une tentative de suicide, 3,4 fois plus de risque de subir une d&#233;pression s&#233;v&#232;re ou de consommer de la drogue que leurs pairs h&#233;t&#233;rosexuels. Rien de vraiment &#233;tonnant : la crise identitaire que l'on peut conna&#238;tre entre 13 et 17 ans peut &#234;tre d&#233;cupl&#233;e par les doutes que l'on ressent quand on est attir&#233; par les personnes de m&#234;me genre et que l'on doit s'affronter &#224; un entourage au mieux dubitatif, au pire hostile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage que nous propose Elisabeth Thorens-Gaud constitue un pr&#233;cieux outil. Le premier conseil consiste &#224; nous interroger sur le sch&#233;ma h&#233;t&#233;rosexiste qui domine notre discours quotidien, comme si la relation amoureuse homme/femme &#233;tait la seule valable. La seconde proposition concerne ces plaisanteries, injures et r&#233;flexions que l'on tol&#232;re trop souvent quand elles sont homophobes, alors qu'on les reprend &#224; juste raison quand elles sont racistes. La troisi&#232;me piste propose de sortir du tabou qui enferme cette question, au pr&#233;texte qu'en en parlant aupr&#232;s d'un jeune public, il y aurait un risque de pros&#233;lytisme. Ces comportements nous concernent tous et en les modifiant, nous pouvons contribuer &#224; faire &#233;voluer la perception sur l'homosexualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, c'est du c&#244;t&#233; des familles qui sont encore trop peu nombreuses &#224; accepter sereinement l'orientation de leur enfant que l'auteur s'adresse tout particuli&#232;rement. Elle compare leur r&#233;action aux m&#233;canismes du deuil : les signes annonciateurs que l'on ne veut pas toujours reconna&#238;tre ; l'annonce que l'on re&#231;oit comme un choc ; le repli sur soi, m&#233;lange de sentiments de col&#232;re, de culpabilit&#233;, de honte, de tristesse, de rejet ; la confrontation au regard des autres ; l'acceptation ; l'officialisation aupr&#232;s de son entourage familial et amical ; et parfois l'engagement dans la cause gay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, on ne le r&#233;p&#233;tera jamais ni assez souvent, ni assez fort : ce n'est pas l'homosexualit&#233; qui pose probl&#232;me, mais l'homophobie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Favre, 2009 (183 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Samu social parisien : l'apr&#232;s gr&#232;ve</title>
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&lt;p&gt;Le printemps a &#233;t&#233; chaud &#224; Emma&#252;s et au Samu social. Les deux structures ont connu leur premi&#232;re grande gr&#232;ve. Largement m&#233;diatis&#233; pour Emma&#252;s, le mouvement du Samu social est rest&#233; beaucoup plus dans l'ombre &lt;br class='autobr' /&gt;
Les salari&#233;s d'Emma&#252;s revendiquaient de meilleures conditions de travail, en accord avec la philosophie fondatrice du mouvement. Lanc&#233;e le 9 mars, la gr&#232;ve a abouti &#224; la signature d'un protocole d'accord le 15 mars. Analyse des pratiques et supervision l&#224; o&#249; cela manquait encore, lancement d'une (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le printemps a &#233;t&#233; chaud &#224; Emma&#252;s et au Samu social. Les deux structures ont connu leur premi&#232;re grande gr&#232;ve. Largement m&#233;diatis&#233; pour Emma&#252;s, le mouvement du Samu social est rest&#233; beaucoup plus dans l'ombre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les salari&#233;s d'Emma&#252;s revendiquaient de meilleures conditions de travail, en accord avec la philosophie fondatrice du mouvement. Lanc&#233;e le 9 mars, la gr&#232;ve a abouti &#224; la signature d'un protocole d'accord le 15 mars. Analyse des pratiques et supervision l&#224; o&#249; cela manquait encore, lancement d'une expertise par le CHSCT sur les difficult&#233;s rencontr&#233;es, revalorisation salariale, primes, transformation des CDD en CDI, mise en place d'un service social&#8230; Les avanc&#233;es sont importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse, les salari&#233;s du Samu social de Paris ont eu bien du mal &#224; se faire entendre. D&#233;but&#233;e le 31 mars, leur gr&#232;ve s'est achev&#233;e par un protocole le 26 avril. Eux aussi ont obtenu la transformation des CDD en CDI, une petite revalorisation salariale, le paiement des heures suppl&#233;mentaires, des primes, la mise en place d'un CHSCT, d'un service de m&#233;decine du travail, d'une cellule de soutien psychologique&#8230; Quelques avanc&#233;es apr&#232;s de longs jours d'attente. La direction est rest&#233;e pr&#232;s de quinze jours sourde &#224; la gr&#232;ve. Elle touchait pourtant la plate-forme du 115, les maraudes, les deux centres d'h&#233;bergement d'urgence, les lits infirmiers&#8230; La m&#233;diatisation a &#233;galement &#233;t&#233; beaucoup moins importante que pour Emma&#252;s. TF1 a m&#234;me avou&#233; en off aux gr&#233;vistes que le sujet ne passerait pas. Politiquement trop sensible ? Impossible de r&#233;v&#233;ler &#224; la soci&#233;t&#233; l'envers du d&#233;cor ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que le Samu social est notre bonne conscience. En appelant le 115, nous pensons que l'homme qui dort au coin de notre rue sera mis &#224; l'abri. Difficile d'apprendre que les salari&#233;s, souvent vacataires, sont mal pay&#233;s : 1190 &#8364; net pour une animatrice de nuit, 1150 &#8364; pour un permanencier de jour ; qu'il n'y a pas de CHSCT, de convention collective, de possibilit&#233;s de formation, de supervision, d'analyses des pratiques ; que l'un des deux centres d'accueil d'urgence est dans un &#233;tat d'insalubrit&#233; extr&#234;me. Le b&#226;timent du centre Yves-Garel est en effet soumis depuis 2001 &#224; un avis de d&#233;molition&#8230; &#171; Nous avions tout : les fourmis, les cafards, les souris et depuis quelques mois cela devient invivable &#224; cause d'une invasion de gros rats &#187;, t&#233;moigne Miren B&#233;hax&#233;t&#233;guy, animatrice dans ce centre. Fils &#233;lectriques qui pendent partout, chambres inond&#233;es quand il pleut, escaliers pourris&#8230; Comment ce centre peut-il accueillir des personnes dans ces conditions depuis pr&#232;s de dix ans ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Samu social a un statut particulier : c'est un groupement d'int&#233;r&#234;t public (GIP) depuis sa cr&#233;ation en 1993. Or, ce statut est, en principe, destin&#233; aux structures temporaires, exp&#233;rimentales, cens&#233;es &#8211; en cas de succ&#232;s &#8211; &#234;tre p&#233;rennis&#233;es. L'inspection du travail, sollicit&#233;e par les salari&#233;s d'Yves-Garel, a refus&#233; d'intervenir en raison de ce statut. Absence de convention collective, impossibilit&#233; de CDI, le GIP est un no man's land du code du travail. Les avanc&#233;es obtenues par les gr&#233;vistes pourront donc toutes &#234;tre effac&#233;es &#224; la fin du GIP, en d&#233;cembre 2011. Sera-t-il permis au Samu social de relancer un nouveau GIP ? Les salari&#233;s esp&#232;rent bien que non. Un v&#339;u vot&#233; au Conseil de Paris du 10 mai, pr&#233;sent&#233; par le PCF, le PG et les Verts, soulevait, entre autre, la question du changement de statut pour le Samu social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, les salari&#233;s ont repris le travail. Pour les SDF, rien n'a boug&#233;. En toute ill&#233;galit&#233;, la direction a remplac&#233; les gr&#233;vistes par des b&#233;n&#233;voles et des vacataires. D&#233;sormais, elle p&#233;nalise les vacataires gr&#233;vistes. L'un d'eux, dont les vacations repr&#233;sentaient un plein-temps depuis plusieurs mois, n'a re&#231;u que 20 heures pour le mois de mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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