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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Soins et prisons</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1318</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;tenu et/ou patient ? &lt;br class='autobr' /&gt;
IL aura fallu attendre 1944, pour qu'un service m&#233;dical et m&#233;dico-psychologique devienne obligatoire dans tout &#233;tablissement p&#233;nitentiaire. Et 1994, pour que les infirmiers supplantent les gardiens pour distribuer les m&#233;dicaments et que les d&#233;tenus soient rattach&#233;s au droit commun dans l'acc&#232;s aux soins. Cette reconnaissance du m&#233;dical n'a jamais r&#233;ussi &#224; rompre la dichotomie entre la perception du patient-d&#233;tenu par des soignants qui sont l&#224; pour gu&#233;rir et celle du d&#233;tenu-patient (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Hopital" rel="tag"&gt;H&#244;pital&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1318-" rel="tag"&gt;1318&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton10114-8761d.jpg?1693504002' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;tenu et/ou patient ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IL aura fallu attendre 1944, pour qu'un service m&#233;dical et m&#233;dico-psychologique devienne obligatoire dans tout &#233;tablissement p&#233;nitentiaire. Et 1994, pour que les infirmiers supplantent les gardiens pour distribuer les m&#233;dicaments et que les d&#233;tenus soient rattach&#233;s au droit commun dans l'acc&#232;s aux soins. Cette reconnaissance du m&#233;dical n'a jamais r&#233;ussi &#224; rompre la dichotomie entre la perception du patient-d&#233;tenu par des soignants qui sont l&#224; pour gu&#233;rir et celle du d&#233;tenu-patient par des surveillants dont la mission est de s&#233;curiser. La demande de soins passe par un courrier d&#251;ment rempli que la personne incarc&#233;r&#233;e confie au gardien du temps qui d&#233;tient le pouvoir d'acc&#233;l&#233;rer ou de ralentir les d&#233;lais de transmission. Le d&#233;tenu ne choisit ni le jour, ni l'heure de la consultation, ni son m&#233;decin. Et c'est l'&#233;quipe m&#233;dicale qui &#233;value les priorit&#233;s et l'ordre de passage. Les personnes sous &#233;crou pr&#233;sentent des caract&#233;ristiques sanitaires bien plus d&#233;grad&#233;es que le reste de la population. Ils sont deux fois plus malades et deux fois moins soign&#233;s. Au-del&#224; de sa mission d'enfermement, la prison remplit la fonction d'un h&#244;pital, d'un centre de lutte contre la toxicomanie. Mais aussi comme un lieu de fin de vie, comme l'illustre l'auteur &#224; travers son focus portant sur dix-sept d&#233;tenus sur le point de mourir, b&#233;n&#233;ficiant paradoxalement de bien plus d'interactions en prison que celles dont ils auraient b&#233;n&#233;fici&#233; &#224; l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. &#201;r&#232;s, 2019, (292 p. &#8211; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Art et social &#8226; Danser l'Autre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Art-et-social-o-Danser-l-Autre</link>
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		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>Maladie</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Danseur et chor&#233;graphe, Sylvain Groud, artiste engag&#233;, dirige le Centre chor&#233;graphique national (CCN) &#8212; Ballet du Nord &#8212; &#224; Roubaix (Nord). Outre ses cr&#233;ations, ce passionn&#233; de la rencontre avec l'autre m&#232;ne avec ses &#233;quipes, le programme CCN &amp; Vous ! : un foisonnement de projets qui se nourrissent des singularit&#233;s de chaque partenaire. Au coin d'une rue, dans un h&#244;pital, une entreprise ou un lyc&#233;e, la danse investit la ville, le quartier&#8230; pour revenir toujours au plateau de th&#233;&#226;tre. Tous les publics (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Hopital" rel="tag"&gt;H&#244;pital&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maladie" rel="tag"&gt;Maladie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Danseur et chor&#233;graphe, Sylvain Groud, artiste engag&#233;, dirige le Centre chor&#233;graphique national (CCN) &#8212; Ballet du Nord &#8212; &#224; Roubaix (Nord). Outre ses cr&#233;ations, ce passionn&#233; de la rencontre avec l'autre m&#232;ne avec ses &#233;quipes, le programme CCN &amp; Vous ! : un foisonnement de projets qui se nourrissent des singularit&#233;s de chaque partenaire. Au coin d'une rue, dans un h&#244;pital, une entreprise ou un lyc&#233;e, la danse investit la ville, le quartier&#8230; pour revenir toujours au plateau de th&#233;&#226;tre. Tous les publics peuvent participer &#224; ces ateliers de sensibilisation ou de pratique amateur, &#224; ces pi&#232;ces participatives ou manifestations hors les murs. Des liens se tissent avec le champ associatif, scolaire ou le milieu hospitalier. Rencontre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Depuis vos d&#233;buts vous ne cessez de questionner le social. Quelle est votre relation avec le champ du social ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4322 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH293/capture_d_e_cran_2022-01-12_a_11.20.24-47d67.png?1694601559' width='400' height='293' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Le champ social est compl&#232;tement intrins&#232;que &#224; mon aventure de danseur. Il en est le mat&#233;riau. Quand on me demande qu'est ce que vous dansez ? Je r&#233;ponds, je ne fais que danser le geste quotidien, le revisiter, le magnifier, le po&#233;tiser. Ce geste quotidien, je le cherche chez les autres partout o&#249; ils sont : l&#224; o&#249; ils travaillent, vivent, dorment, meurent. Quand j'arrive dans une chambre &#224; l'h&#244;pital, je ne fais que danser la personne. Je me nourris de ses petits gestes aussi anodins soient-ils : un grattement du cuir chevelu, un regard sur la montre&#8230; J'adore danser la dame qui, dans une salle d'attente, est dans l'inconfort de tourner les pages d'un magazine qu'elle ne lit pas. Je danse sur le rythme du bruit du papier et cela me met en relation avec elle. &#202;tre artiste repr&#233;sente une prise de risque permanente. En soins palliatifs, je danse en &#233;tant le plus connect&#233; au monde. Je ne peux pas &#234;tre plus en lien avec le vivant. N&#233;anmoins, je ne suis pas art-th&#233;rapeute. Mon seul objectif est de me mettre en totale disponibilit&#233; po&#233;tique, de me d&#233;dier &#224; ce qui est en train de se passer, tout en demeurant authentique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
L'un de vos projets &lt;i&gt;Danses et paroles de quartier &lt;/i&gt; s'adresse aux femmes. Que se passe-t-il dans cet atelier ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le quartier de l'&#201;peule, dans lequel est implant&#233; le CCN, compte 60 nationalit&#233;s et 60&#8239;% des gens ne paient pas d'imp&#244;ts. On ne voit pas de femmes. Les hommes sont dehors, bien visibles. Il y a un souci : o&#249; sont-elles ? J'interroge le territoire, rencontre une association de femmes qui n'accepte pas d'hommes. En me pr&#233;sentant comme un danseur et non comme un homme, je viens et je danse. Un &#233;change a lieu, elles me disent qu'elles n'ont plus droit de cit&#233; dans le quartier. &#171; &lt;i&gt;On n'est plus accept&#233;es dans les salons de th&#233;.&#8239;&lt;/i&gt; &#187; La mission de service public du CCN se doit de questionner &#231;a. Avec l'&#233;quipe, on r&#233;fl&#233;chit : &#171; &lt;i&gt;Qu'est ce qui fait d&#233;nominateur commun avec ces femmes ? Le manger, le repas, le chant, le rire, la convivialit&#233;, le foyer.&#8239;&lt;/i&gt; &#187; On embauche Malika, connue comme le loup blanc pour relier les gens entre eux. Elle donne des cours de cuisine. Le projet se construit avec le dispositif Contrat de ville en lien avec les centres sociaux. L'espace cr&#233;&#233; par ces ateliers de sensibilisation et de pratique devient un lieu de parole et de transmission entre les femmes d'&#226;ges et d'origines divers. Elles cuisinent, chantent et&#8230; dansent en d&#233;tournant les gestes de la cuisine. P&#233;trir la p&#226;te se transforme en un p&#233;trissage d'un poignet, d'un avant-bras, puis d'une &#233;paule. Elles rigolent et finissent par se chatouiller. Ces femmes passent le pas de la porte du CCN&#8230; pour faire de la cuisine. Et l&#224;, leur sortie est l&#233;gitime ! Le projet Danses et paroles de quartier travaille cette ann&#233;e avec la compagnie Les Sapharides, autour du th&#232;me du cocon. En d&#233;cembre, un banquet festif a restitu&#233; ces semaines d'exp&#233;riences partag&#233;es, avec les onze participantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; quel endroit se dessine la fronti&#232;re entre l'art et le social ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je n'en vois pas. D&#232;s lors que l'artiste pr&#233;sent est en processus de cr&#233;ation, cette fronti&#232;re n'existe pas. Mon travail a un impact qui g&#233;n&#232;re du social. Il est &#233;minemment politique et social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
Quelles relations entretenez-vous avec les travailleurs sociaux ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'artiste est l&#224; pour transmettre une vision du monde, pour fabriquer du lien autrement. Nous ne faisons pas le m&#234;me m&#233;tier. Leur devoir est de continuer &#224; faire leur travail au c&#244;t&#233; du danseur. Les travailleurs sociaux sont des r&#233;f&#233;rents, des interm&#233;diaires indispensables qui nous aident &#224; ne pas nous tromper d'acc&#232;s ou de m&#233;thode. On ne peut pas se passer d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
Quand vous travaillez aupr&#232;s des publics dits &#171; emp&#234;ch&#233;s &#187;, quel est le r&#244;le de la danse ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'ai appris en tant que chor&#233;graphe, c'est accueillir, apprendre &#224; avoir plus confiance en soi, en l'autre, en la situation. Quand une personne alit&#233;e dit aux soignants qu'elle adore me voir danser, c'est g&#233;nial. &#171; Vous dansez ma douleur, vous m'enlevez la douleur quand vous dansez. &#187; C'est parce que je danse nos peurs, je danse une r&#233;solution de ses peurs, je danse notre confiance. La danse est un outil de relation, de m&#233;diation, qui permet de comprendre le monde, le sens de l'existence. Tout comme l'art, le th&#233;&#226;tre, la po&#233;sie, elle n'est qu'un stratag&#232;me, un argument de rencontre. Un jour en dansant au supermarch&#233; du centre-ville, une femme pose ses cabas et me regarde. Je per&#231;ois une stup&#233;faction, voire de la sid&#233;ration. Je ressens que c'est la premi&#232;re fois qu'elle regarde un corps dansant de cette mani&#232;re. Sans un mot, je m'adresse &#224; elle en dansant : &#171; Je comprends aussi peu que toi ce qu'il est en train de se passer entre nous et je te rencontre, je te vois. Je te regarde. Qu'est-ce que l'on est en train de dire autant toi que moi ? &#187; Cette relation est essentielle. Je danse l'autre dans ce qu'il me donne de volume, d'&#233;quilibre, de d&#233;s&#233;quilibre, d'urgence, d'amour, de peur. Quand on ram&#232;ne cette exp&#233;rience humaine au plateau, le danseur est rempli de tout &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; l'issue des confinements, vous avez dans&#233; dans deux &#233;tablissements d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes (EHPAD) de Roubaix. Une vid&#233;o t&#233;moigne de votre intervention (1). Vous vous amusez en dansant. Sans un mot, vous tendez un index pour toucher la main d'une r&#233;sidente et au moment o&#249; celle-ci va vous fr&#244;ler, vous enlevez votre main prestement pour ne pas la toucher. C'est tr&#232;s enfantin ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je sens &#224; ce moment-l&#224; qu'elle est, elle-m&#234;me, pleine de cette espi&#232;glerie. Je ne fais que danser, ce que l'autre est en face de moi, ce qu'elle m'offre. Quand je danse, je suis un sonar, une chauve-souris qui re&#231;oit ce que l'autre &#233;met. Et l&#224;, il n'y a rien de meilleur que la gaminerie d'une personne &#226;g&#233;e qui sait qu'elle y est autoris&#233;e mais &#231;a ne se voit pas. Ce n'est que derri&#232;re son &#339;il qui dit : &#171; Toi je sais que tu m'as comprise &#187;. Elle est une danseuse en puissance outill&#233;e autrement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans vos cr&#233;ations, vous convoquez la responsabilit&#233; de chacun&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233; nous d&#233;responsabilise dangereusement tous. Nous sommes malades. L'art permet une r&#233;affirmation de soi. C'est l'endroit le plus privil&#233;gi&#233; pour rencontrer, ressentir ceux qui pensent qu'ils ne sont rien, dont la vie ne compte pas. C'est le sujet de ma prochaine cr&#233;ation dont le titre provisoire est Les Invisibles. La femme de m&#233;nage qui nettoie les bureaux et part quand les salari&#233;s arrivent. Elle travaille cach&#233;e. Ou les chauffeurs routiers chinois qui roulent de minuit &#224; 6&#8239;heures du matin. Il ne faut pas qu'on les voit pour ne pas effrayer la population et les accuser de polluer. Autant de r&#233;cits que je vais devoir r&#233;colter. Puis qu'est-ce que je vais en faire ? Comment les restituer sur le plateau ? La cr&#233;ation est pr&#233;vue pour l'automne 2023. Tout est &#224; cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3pblhtg&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/3pblhtg&lt;/a&gt;
&#192; lire : &lt;i&gt;Sylvain Groud, un ost&#233;opathe social&lt;/i&gt;, sous la direction de Philippe Verri&#232;le, &#201;d. Riveneuve, 2021.&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Docu &#8226; Danser la vie </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Docu-o-Danser-la-vie</link>
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		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
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		<dc:subject>1305</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; La danse m'a fait emprunter un chemin long et sinueux avant de me rendre compte qu'elle &#233;tait ma source de joie. &#187; Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; notaire pendant 17 ans Aude Michon, a bifurqu&#233; &#171; comme si j'avais fait le grand &#233;cart sans &#233;chauffement &#187;, raconte-t-elle lors d'une conf&#233;rence. Un choix qu'elle vit avec passion. Aujourd'hui, la jeune femme danse au chevet des patients dans les h&#244;pitaux. Dans les couloirs de Gustave Roussy, centre europ&#233;en de recherche et de soins du cancer &#224; Villejuif (94), des soignants, des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1305-" rel="tag"&gt;1305&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3886 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH366/oeto_1305_-_affiche-_elles_dansent_le-film-aff7b.jpg?1693476287' width='250' height='366' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &#171; &lt;i&gt;La danse m'a fait emprunter un chemin long et sinueux avant de me rendre compte qu'elle &#233;tait ma source de joie.&lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; notaire pendant 17 ans Aude Michon, a bifurqu&#233; &#171; &lt;i&gt;comme si j'avais fait le grand &#233;cart sans &#233;chauffement&lt;/i&gt; &#187;, raconte-t-elle &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=lTCR1Vm3Jsg&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;lors d'une conf&#233;rence&lt;/a&gt;. Un choix qu'elle vit avec passion. Aujourd'hui, la jeune femme danse au chevet des patients dans les h&#244;pitaux. Dans les couloirs de Gustave Roussy, centre europ&#233;en de recherche et de soins du cancer &#224; Villejuif (94), des soignants, des brancardiers passent et repassent. Au loin, une petite musique r&#233;sonne, la danseuse apparait telle une f&#233;e clochette ou une princesse des 1 001 nuits hors du temps, tourbillonnant entre les chariots, le personnel, les visiteurs, les brancards. Dans son documentaire &lt;i&gt;Elles dansent&lt;/i&gt;, le r&#233;alisateur Alexandre Messina l'a suivie dans son quotidien, en filmant avec pudeur, sans voyeurisme, des moments de vie empreints d'&#233;motion. Elle se faufile dans l'embrasure d'une porte. &#171; &lt;i&gt;Bonjour, je peux entrer ?&#8239;&lt;/i&gt; &#187; Dans l'intimit&#233; d'une chambre, Aude Michon improvise, entre le mur, le lit, la chaise, le pied &#224; perfusion et danse &#171; &lt;i&gt;dans un grand &#233;lan de joie et de g&#233;n&#233;rosit&#233;&#8239;&lt;/i&gt; &#187;. Dans ce service o&#249; la souffrance, la tristesse, la mort r&#244;dent au quotidien, le personnel soignant, r&#233;ticent au d&#233;but, s'inqui&#233;tait : &#171; &lt;i&gt;comment on va entra&#238;ner les patients et les familles dans cette histoire ?&#8239;&lt;/i&gt; &#187; Puis &#171; &lt;i&gt;tout naturellement, ce rendez-vous hebdomadaire a &#233;t&#233; attendu par tous. Je suis ravie que ce lieu de mort soit un lieu de vie&lt;/i&gt; &#187; commente Nicole Rousselot, cadre de sant&#233;. Les mains caressantes touchent, fr&#244;lent, massent. Toute en d&#233;licatesse, elles s'enlacent sur l'air d'une chanson fredonn&#233;e. Un sourire &#233;claire un visage tendu. Les regards disent un peu de bien-&#234;tre ou de soulagement ressentis. Le temps d'une danse, Aude Michon fait &#171; &lt;i&gt;oublier toute cette pesanteur qu'est la maladie.&#8239;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Elles dansent&lt;/i&gt;, un film de Alexandre Messina. 115 mn. Sortie nationale 17 novembre 2021.
Pour en savoir sur l''association Elles dansent, fond&#233;e en 2012, par Aude Michon &lt;a href=&#034;https://www.ellesdansent.org/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://www.ellesdansent.org/&lt;/a&gt;&lt;iframe width=&#034;600&#034; height=&#034;350&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/eUNb7xBwP2Y&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;HR&gt; Photographie &#169; Fidelio Production&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Film &#8226; Road-movie &#224; hauteur de fauteuil</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Film-o-Road-movie-a-hauteur-de-fauteuil</link>
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		<dc:date>2021-04-12T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1293</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Pour une fois, nos images sur nous-m&#234;mes. Nos souvenirs par nos voix. &#187; Ainsi d&#233;bute Fils de Garches, un film de R&#233;mi Gendarme-Cerquetti. L'auteur r&#233;alisateur, en situation de handicap, a fr&#233;quent&#233; enfant l'h&#244;pital Raymond-Poincar&#233; de Garches (92), un &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233; dans la prise en charge d'adultes et d'enfants souffrant de handicaps lourds. &#192; 34 ans, apr&#232;s plusieurs court-m&#233;trages, il r&#233;alise son premier long m&#233;trage documentaire. Il rencontre d'anciens enfants qui ont c&#244;toy&#233;, comme lui dans les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1293-" rel="tag"&gt;1293&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour une fois, nos images sur nous-m&#234;mes. Nos souvenirs par nos voix.&#8239;&lt;/i&gt; &#187; Ainsi d&#233;bute Fils de Garches, un film de R&#233;mi Gendarme-Cerquetti. L'auteur r&#233;alisateur, en situation de handicap, a fr&#233;quent&#233; enfant l'h&#244;pital Raymond-Poincar&#233; de Garches (92), un &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233; dans la prise en charge d'adultes et d'enfants souffrant de handicaps lourds. &#192; 34 ans, apr&#232;s plusieurs court-m&#233;trages, il r&#233;alise son premier long m&#233;trage documentaire. Il rencontre d'anciens enfants qui ont c&#244;toy&#233;, comme lui dans les ann&#233;es 80-90, ce lieu v&#233;tuste. Sous l'oeil de la cam&#233;ra, ils se souviennent de leur arriv&#233;e, de &#171; &lt;i&gt;ces grandes salles communes o&#249; les enfants &#233;taient allong&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;L&#224; on se sent vraiment handicap&#233;.&#8239;&lt;/i&gt; &#187; Mais surtout reviennent en m&#233;moire, les op&#233;rations &#171; &lt;i&gt;&#233;taient-elles n&#233;cessaires ?&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, le moulage des corsets, la difficile r&#233;&#233;ducation &#171; &lt;i&gt;qui ressemble &#224; de la torture&lt;/i&gt; &#187; pour &#171; &lt;i&gt;r&#233;parer et mettre droit&#8239;&lt;/i&gt; &#187;. Ces r&#233;cits se m&#233;tamorphosent en une histoire collective, celle d'enfants atteints de handicaps condamn&#233;s par le corps m&#233;dical &#224; ne pas vivre longtemps, et qui, aujourd'hui, &#224; l'&#226;ge adulte sont plein de vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur un toit, un balcon ou devant la chapelle, le musicien David Chiesa improvise avec sa contre-basse, quand R&#233;mi Gendarme dans son fauteuil d&#233;ambule dans les all&#233;es. Ces ponctuations musicales in situ accompagnent la narration, offrent une pause pour dig&#233;rer ces souvenirs douloureux, toujours pudiques, parfois amers. Entre fl&#226;neries &#224; hauteur de fauteuil, rencontres et confrontations avec des m&#233;decins, Fils de Garches bouscule les pr&#233;jug&#233;s. &#171; &lt;i&gt;&#8239;On est aussi victime du conditionnement que l'on nous impose.&lt;/i&gt; &#187; Et quand &#171; &lt;i&gt;la d&#233;pendance est totale&lt;/i&gt; &#187;, l'espi&#232;gle et po&#233;tique R&#233;mi Gendarme, poignant d'authenticit&#233;, trouve &#171; &lt;i&gt;&#8239;le calme, une harmonie de sentiments d'existence.&#8239;&lt;/i&gt; &#187; Magnifique et lumineux d'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3166 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L170xH233/capture_d_e_cran_2021-04-08_a_09.23.24-11a93.png?1694651123' width='170' height='233' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fils de Garches&lt;/i&gt;, &#233;crit et r&#233;alis&#233; par R&#233;mi Gendarme-Cerquetti&lt;br class='autobr' /&gt;
2020 | 90 min. Ce film a re&#231;u le prix B&#233;la Bartok lors de la 39e &#233;dition du Festival Jean Rouch, en d&#233;cembre dernier, pour le son et la musique compos&#233;s par David Chiesa. &lt;br class='autobr' /&gt;
Date de sortie annonc&#233;e au second semestre 2021.&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/242073268&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/242073268&#034;&gt;FILS DE GARCHES -TRAILER&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/user25218503&#034;&gt;The Kingdom&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Violences conjugales : entre protection et impuissance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Violences-conjugales-entre-protection-et-impuissance</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Madame A. a &#233;t&#233; hospitalis&#233;e &#224; 34 semaines d'am&#233;norrh&#233;e, pour un soutien &#224; l'investissement de sa grossesse et &#224; la parentalit&#233;. Elle a fait le choix d'&#234;tre admise sous le secret pour ne pas &#234;tre retrouv&#233;e. Elle est en effet victime de violences conjugales physiques, psychologiques et sexuelles (dont est issue la grossesse) de la part de son mari. Elle a d&#233;pos&#233; plainte. Elle arrive &#224; l'h&#244;pital m&#232;re-enfant avec un syndrome de stress post-traumatique aigu se traduisant par un &#233;tat de sid&#233;ration, des insomnies, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Madame A. a &#233;t&#233; hospitalis&#233;e &#224; 34 semaines d'am&#233;norrh&#233;e, pour un soutien &#224; l'investissement de sa grossesse et &#224; la parentalit&#233;. Elle a fait le choix d'&#234;tre admise sous le secret pour ne pas &#234;tre retrouv&#233;e. Elle est en effet victime de violences conjugales physiques, psychologiques et sexuelles (dont est issue la grossesse) de la part de son mari. Elle a d&#233;pos&#233; plainte. Elle arrive &#224; l'h&#244;pital m&#232;re-enfant avec un syndrome de stress post-traumatique aigu se traduisant par un &#233;tat de sid&#233;ration, des insomnies, des cauchemars, des attaques de panique. Elle a peu acc&#232;s &#224; ses &#233;motions. Un examen gyn&#233;cologique est impossible. Sur le plan somatique, sa grossesse est marqu&#233;e par un diab&#232;te gestationnel difficile &#224; &#233;quilibrer et par une an&#233;mie gravidique. Cons&#233;quences suppos&#233;es des violences subies, la grossesse a &#233;t&#233; d&#233;couverte &#224; trois mois et le suivi tardif qui a d&#233;marr&#233; &#224; six mois, peut indiquer un d&#233;faut d'investissement, de celle-ci. Au cours de son hospitalisation, Madame A. a pu cheminer. Elle t&#233;moigne de l'importance, &#224; ses yeux, de l'&#233;change avec d'autres patientes partageant les m&#234;mes traumatismes : &#171; &lt;i&gt;Le moment o&#249; l'on parle de son humeur du jour, &#224; partir de photos est tr&#232;s important, car on sent qu'on n'est plus seule face aux violences. On sent qu'on est ensemble et quand on est ensemble on a la libert&#233; de parler, de dire oui j'ai subi et on prend conscience que ce n'est pas de notre faute. Le groupe de femmes est tr&#232;s aidant&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'h&#244;pital m&#232;re-enfant, les &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es utilisent beaucoup le collectif de femmes comme outil. Le constat est unanime : il est vraiment porteur pour ces patientes souvent tr&#232;s isol&#233;es qui retrouvent l&#224; une &#171; &lt;i&gt;nouvelle famille&lt;/i&gt; &#187;, comme elles aiment la nommer. Ce collectif prend plusieurs formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le groupe en soutien du sujet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, un groupe de paroles qui r&#233;unit les patientes, une fois par mois, autour d'une th&#233;matique qu'elles ont choisi, le mois pr&#233;c&#233;dent. Elles y &#233;changent leur v&#233;cu, partagent leurs exp&#233;riences, et se transmettent des conseils. Les participantes aiment &#224; rappeler &#244; combien cet atelier entre femmes est important pour elles, leur permettant de s'entraider mutuellement et de se rendre compte que (comme le cite Ad&#233;la&#239;de Bon dans son dernier roman &#171; &lt;i&gt;Une autre petite fille habite sur la banquise&lt;/i&gt; &#187;) : &#171; &lt;i&gt;je ne serai plus jamais seule.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre atelier a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; il y a un peu plus d'un an : F&#233;minit&#233;-sexualit&#233;. Il fonctionne autour d'un jeu de soci&#233;t&#233; (qui peut &#234;tre facilement transmis aux institutions accueillant des femmes &#8211; et des hommes d'ailleurs &#8211; qui le souhaiteraient). M&#234;me si la forme ludique permet aux langues de se d&#233;lier, la violence des v&#233;cus et la dynamique de survie font passer au second plan le fait de &#171; jouer &#187; ou d'&#234;tre ensemble. Il faut donc prendre du temps pour les convaincre de participer. Une fois par mois, les participantes se retrouvent avec comme r&#232;gle du jeu la r&#233;ponse par &#171; vrai &#187; ou &#171; faux &#187; &#224; des questions tr&#232;s simples li&#233;es &#224; leur corps et notamment au droit &#224; en disposer, aux infections sexuellement transmissibles, au cycle menstruel, &#224; la contraception&#8230; Constitu&#233;es en &#233;quipes, les patientes ont soif de gagner la partie. Mais, elles &#233;coutent aussi les r&#233;ponses qui les int&#233;ressent, r&#233;agissent quand &#231;a leur parle ou posent des questions les concernant, en disant raconter l'histoire d'une de leurs amies. Sont &#233;voqu&#233;s des sujets qui peuvent appara&#238;tre comme des &#233;vidences. Mais ces femmes semblent n'avoir aucune conscience de leurs droits, ni des d&#233;marches peu connues &#224; entamer face au viol conjugal, au d&#233;p&#244;t de plainte ou &#224; l'ill&#233;galit&#233; de l'enr&#244;lement dans un r&#233;seau de prostitution&#8230; Revient souvent le sujet de la norme : &#224; quel moment la limite est-elle franchie ? Il n'est pas rare que des entretiens individuels se poursuivent sur des th&#232;mes bien pr&#233;cis aupr&#232;s de la sage-femme avec qui j'anime l'atelier ou de moi-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais notre travail ne se limite pas &#224; travailler dans les temps collectifs. Nous intervenons aussi dans la relation des victimes avec cet ext&#233;rieur qui peut repr&#233;senter une menace de se faire voir, constituant un enjeu de taille pour elles. Je propose syst&#233;matiquement un accompagnement physique au d&#233;p&#244;t de plainte s'il n'est pas d&#233;j&#224; fait. Souvent, cela devient possible en cours d'hospitalisation, quand tout le travail men&#233; par l'&#233;quipe compos&#233;e de m&#233;decins, psychologues, &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, assistantes sociales, &#233;ducatrices de jeunes enfants, psychomotricienne, sage-femme, infirmi&#232;re, auxiliaires&#8230; a port&#233; ses fruits. Quand la victime a exp&#233;riment&#233; la protection du cadre s&#233;curisant, elle nous sollicite alors pour qu'on l'accompagne. Nous proposons aussi de faire le lien avec une juriste (pr&#233;sente une fois par semaine &#224; l'h&#244;pital) qui lui apportera des informations li&#233;es aux droits, la soutiendra dans les d&#233;marches, l'aidera dans la demande d'ordonnance de protection et pourra poursuivre un suivi avec elle, une fois l'hospitalisation termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1669 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L331xH392/capture_d_e_cran_2020-10-14_a_08.58.53-02b27.png?1693569549' width='331' height='392' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Les limites de notre accompagnement &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; Madame A. qui souhaitait accueillir son enfant dans les meilleures conditions apr&#232;s l'accouchement, mais s'inqui&#233;tait de la rencontre avec ce dernier. Elle demande &#224; &#234;tre soutenue. En effet, les violences conjugales avaient eu un r&#233;el impact sur le foetus, puis sur le b&#233;b&#233; et sur le lien m&#232;re-enfant. Les m&#233;decins avaient pos&#233; une indication claire d'admission dans notre service de soins de suite post-natal. Mais Madame A. &#233;tait encore mari&#233;e et le temps de la justice est long, quand il s'agit de statuer sur des proc&#233;dures de demande de divorce, d'ordonnance de protection, de mesure d'&#233;loignement. Son mari agresseur &#233;tant d'office le p&#232;re du b&#233;b&#233;, l'h&#244;pital avait obligation l&#233;gale d'informer les deux tuteurs l&#233;gaux de l'hospitalisation d'un b&#233;b&#233;. Ce qui implique que le mari saurait o&#249; se trouvait Madame A. Sachant cela, celle-ci a pr&#233;f&#233;r&#233; retourner dans sa famille. Elle t&#233;moigne &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;but et apr&#232;s l'accouchement je ne pensais pas que les violences impacteraient le lien &#224; Rahim. J'ai cru que &#231;a passait. Mais, maintenant tout revient surtout en pr&#233;vision de la confrontation avec le p&#232;re, puis tous les jours Rahim change de traits et il ressemble de plus en plus &#224; son p&#232;re. Cela complique un peu les choses entre moi et mon fils : d'un c&#244;t&#233; je veux le prot&#233;ger mais d'un autre c&#244;t&#233; je vois qu'il ressemble de plus en plus &#224; son p&#232;re. J'esp&#232;re qu'il n'aura pas la m&#234;me attitude que lui. [&#8230;] Parfois, quand je le regarde, je me dis que je suis m&#232;re &#224; temps plein. Ce sont ces moments (bain, t&#233;t&#233;e) durant lesquels je regarde juste mon fils comme une partie de moi. &#192; d'autres moments, j'ai l'impression que je ne suis pas m&#232;re, que je me suis d&#233;tach&#233;e de lui. J'ai senti que j'&#233;tais en s&#233;curit&#233; chez vous, mais il y a juste le truc l&#233;gal, qu'il faut dire au p&#232;re l'hospitalisation alors que vous accueillez des femmes victimes de violences. J'aurais pu prendre le temps de construire un bon lien avec mon fils, s'il n'y avait pas cette obligation juridique. &#199;a a compliqu&#233; les choses pour moi.&lt;/i&gt; &#187; Les pratiques professionnelles protectrices mises en place au sein de l'h&#244;pital (questionnement syst&#233;matique, &#233;valuation du danger, &#233;coute, r&#233;f&#233;rences, suivi psychologique, collectifs, accompagnements ext&#233;rieurs&#8230;) se heurtent au cadre l&#233;gal hospitalier qui ne permet pas la protection de la victime en attente de la d&#233;cision de justice. Ce qui ne permet pas alors &#224; la victime de se lib&#233;rer de l'emprise de la violence conjugale et de soigner les troubles relationnels m&#232;re-b&#233;b&#233;. &#9679;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le prix de chaque jour</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-prix-de-chaque-jour</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Souffrance</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1276-77</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;silience hospitali&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Avoir un accident de la route au retour des vacances n'est pas facile &#224; vivre surtout quand on a seize ans. Heureusement, les cons&#233;quences ne sont pas dramatiques. Mais quand l'op&#233;ration chirurgicale qui doit vous remettre sur pied se termine mal, c'est encore plus angoissant. &#192; son r&#233;veil, Laurie se regarde dans la glace et c'est le choc : toute la moiti&#233; de son visage est paralys&#233;e.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Une longue r&#233;&#233;ducation va &#234;tre n&#233;cessaire sans garantie de r&#233;ussite. S'op&#232;re alors un tri entre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L118xH150/arton6170-43514.jpg?1693499126' width='118' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;silience hospitali&#232;re &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avoir un accident de la route au retour des vacances n'est pas facile &#224; vivre surtout quand on a seize ans. Heureusement, les cons&#233;quences ne sont pas dramatiques. Mais quand l'op&#233;ration chirurgicale qui doit vous remettre sur pied se termine mal, c'est encore plus angoissant. &#192; son r&#233;veil, Laurie se regarde dans la glace et c'est le choc : toute la moiti&#233; de son visage est paralys&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une longue r&#233;&#233;ducation va &#234;tre n&#233;cessaire sans garantie de r&#233;ussite. S'op&#232;re alors un tri entre ses amis : les uns la d&#233;laissent, les autres la soutiennent. La vie de l'h&#244;pital avec ses moments de d&#233;prime et de d&#233;sespoir, mais aussi ses soignants attentionn&#233;s et ses rencontres peu communes, sont au coeur d'un roman tout &#224; fait r&#233;jouissant, rempli d'optimisme et d'une intense humanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;monstration est faite ici que d'une situation difficile et douloureuse peut potentiellement na&#238;tre un nouveau d&#233;part, donnant tout son sens &#224; la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Le Muscadier, 2019, (152 p. &#8211; 12,50&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La casse du si&#232;cle. &#192; propos des r&#233;formes de l'h&#244;pital public</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-casse-du-siecle-A-propos-des-reformes-de-l-hopital-public</link>
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		<dc:date>2020-05-12T06:19:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Souffrance</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1273</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une faillite programm&#233;e L'analyse, ici, est limpide et la d&#233;monstration est implacable. Les politiques hospitali&#232;res ont suivi une remarquable continuit&#233; depuis les ann&#233;es 1980 : augmenter les moyens relevant de l'addiction &#224; la d&#233;pense publique, il fallait que les contraintes budg&#233;taires incitent les soignants &#224; se r&#233;organiser et &#224; faire preuve de plus d'efficience. Il suffisait alors de transformer chaque &#233;tablissement en structure autonome et flexible et de confier leur direction aux experts du New (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une faillite programm&#233;e &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse, ici, est limpide et la d&#233;monstration est implacable. Les politiques hospitali&#232;res ont suivi une remarquable continuit&#233; depuis les ann&#233;es 1980 : augmenter les moyens relevant de l'addiction &#224; la d&#233;pense publique, il fallait que les contraintes budg&#233;taires incitent les soignants &#224; se r&#233;organiser et &#224; faire preuve de plus d'efficience. Il suffisait alors de transformer chaque &#233;tablissement en structure autonome et flexible et de confier leur direction aux experts du New Management Public qui avaient d&#233;j&#224; fait leur preuve dans le priv&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Premier outil utilis&#233; : un budget local fix&#233; par un strict taux directeur impos&#233; par les ARS. Second moyen, une tarification &#224; l'acte (T2A) : toute intervention est r&#233;mun&#233;r&#233;e en fonction d'un co&#251;t moyen, aucun d&#233;passement n'&#233;tant compens&#233;. Troisi&#232;me orientation : le virage ambulatoire. Faire de l'h&#244;pital un a&#233;roport o&#249; le patient atterrit et red&#233;colle aussit&#244;t l'intervention r&#233;alis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces trois mesures ont pr&#233;cipit&#233; la crise sanitaire. Parce que les directions hospitali&#232;res ont prioris&#233; la recherche de rentabilit&#233; sur la sant&#233; des patients, tentant de conjurer l'endettement et de programmer leurs investissements par des emprunts parfois toxiques ou des partenariats public/priv&#233; aux effets d&#233;l&#233;t&#232;res. Parce que le financement &#224; l'acte a privil&#233;gi&#233; les activit&#233;s les plus lucratives, en excluant toute dimension humaine et relationnelle qui n'est jamais cot&#233;e dans les indicateurs formels servant &#224; mesurer la quantit&#233; d'interventions assur&#233;es. Parce que, si les h&#244;tels hospitaliers g&#233;r&#233;s par le secteur marchand permet bien de tenir les patients pas trop &#233;loign&#233;s des services, la carence de la m&#233;decine de ville susceptible de relayer l'h&#244;pital en amont comme en aval nuit aux suivis post op&#233;ratoires, les patients &#233;tant parfois r&#233;hospitalis&#233;s ensuite aux urgences. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'efficience est devenue le cheval de Troie permettant de faire des personnels la variable d'ajustement de la recherche de gisement d'&#233;conomies &#224; faire, de la performance financi&#232;re &#224; trouver et de la rationalisation gestionnaire &#224; r&#233;aliser. Ils ont vu leur savoir-faire m&#233;pris&#233;, les temps informels si utiles pour communiquer r&#233;duits, la relation de soin d&#233;valoris&#233;e, la notion de qualit&#233; n&#233;glig&#233;e. R&#233;sultat de ce g&#226;chis : absent&#233;isme, arr&#234;t maladie, d&#233;mission sont devenus les marqueurs d'une souffrance au travail record.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Raisons d'agir, 2020, (186 p. &#8211; 8 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>H&#244;pitaux en d&#233;tresse, patients en danger</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Hopitaux-en-detresse-patients-en-danger</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Souffrance</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1273</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ils sont devenus fous &lt;br class='autobr' /&gt;
Le harc&#232;lement a toujours exist&#233; &#224; l'h&#244;pital, comme ailleurs. Mais quand la rentabilit&#233; et le respect des objectifs budg&#233;taires deviennent l'unique objectif &#224; atteindre, il est favoris&#233; par l'ambiance d&#233;l&#233;t&#232;re qui se g&#233;n&#233;ralisent alors. La violence impos&#233;e n'est plus seulement interpersonnelle mais devient aussi institutionnelle. Ce livre regroupe une quinzaine de t&#233;moignages d&#233;montrant comment les agressions verbales, les d&#233;nigrements, les critiques syst&#233;matiques, les menaces de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1273-" rel="tag"&gt;1273&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton6129-b0e93.png?1693691158' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils sont devenus fous &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le harc&#232;lement a toujours exist&#233; &#224; l'h&#244;pital, comme ailleurs. Mais quand la rentabilit&#233; et le respect des objectifs budg&#233;taires deviennent l'unique objectif &#224; atteindre, il est favoris&#233; par l'ambiance d&#233;l&#233;t&#232;re qui se g&#233;n&#233;ralisent alors. La violence impos&#233;e n'est plus seulement interpersonnelle mais devient aussi institutionnelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre regroupe une quinzaine de t&#233;moignages d&#233;montrant comment les agressions verbales, les d&#233;nigrements, les critiques syst&#233;matiques, les menaces de proc&#233;dures disciplinaires, les injonctions paradoxales, les vexations en tout genre&#8230; sont devenus le nouveau mod&#232;le de management. Les exemples abondent de directions, &#224; qui la loi de 2009 a donn&#233; tous les pouvoirs, broyant des lanceurs d'alerte ayant os&#233; s'opposer aux strat&#233;gies th&#233;rapeutiques aberrantes et &#224; l'aveuglement irresponsable li&#233;es &#224; l'obs&#233;dante course &#224; la productivit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La culture de l'impunit&#233; l'emportant, le coupable m&#234;me condamn&#233; en justice reste prot&#233;g&#233; par sa hi&#233;rarchie. C'est la victime qu'on exfiltre, quand elle ne se suicide pas. La seule chose qui compte, c'est le produit commercial qu'est devenu le soin : rapporte-t-il ou non ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les soignants sont confront&#233;s &#224; une injonction : renoncer au respect, &#224; l'empathie et &#224; l'&#233;coute sacrifi&#233;s sur l'h&#244;tel du rendement et se transformer en une machine d&#233;shumanis&#233;e et sans &#233;motion &#224; la recherche du seul profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Flammarion, 2018, (292 p. &#8211; 19,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Urgences. H&#244;pital en danger</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Urgences-Hopital-en-danger</link>
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		<dc:subject>Souffrance</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1273</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce sont nos h&#233;ros qu'on sacrifie Le 18 mars 2019, commen&#231;ait le mouvement de gr&#232;ve illimit&#233;e des Urgences de l'h&#244;pital Saint-Antoine, progressivement rejoint par 270 autres services &#224; travers la France. Il faut lire ces t&#233;moignages d'une vingtaine de soignants qui, refusant de travailler dans des conditions d&#233;labr&#233;es et d&#233;grad&#233;es, insatisfaisantes et ins&#233;curisantes, se sont battus pour nous qui sommes toutes et tous des malades en puissance. Si les agressions verbales et physiques provenant de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1273-" rel="tag"&gt;1273&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton6130-6d564.jpg?1693691158' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce sont nos h&#233;ros qu'on sacrifie &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars 2019, commen&#231;ait le mouvement de gr&#232;ve illimit&#233;e des Urgences de l'h&#244;pital Saint-Antoine, progressivement rejoint par 270 autres services &#224; travers la France. Il faut lire ces t&#233;moignages d'une vingtaine de soignants qui, refusant de travailler dans des conditions d&#233;labr&#233;es et d&#233;grad&#233;es, insatisfaisantes et ins&#233;curisantes, se sont battus pour nous qui sommes toutes et tous des malades en puissance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les agressions verbales et physiques provenant de patients fragilis&#233;s par l'&#233;tat d'&#233;bri&#233;t&#233; ou de d&#233;mence, les troubles cognitifs ou psychiatriques ne sont acceptables, elles peuvent s'expliquer. Mais quand elles sont le produit d'heures d'attente sans interlocuteurs disponibles pour rassurer, informer et s&#233;curiser, la responsabilit&#233; des saboteurs de l'h&#244;pital public est engag&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Personnes &#226;g&#233;es abandonn&#233;es pendant des heures sur des brancards au point d'uriner sur elles ; &#234;tres humains en train de d&#233;c&#233;der sans que personne n'ait le temps de leur tenir la main ; stagnation des patients restant un temps infini du fait de l'indisponibilit&#233; des lits d'aval dans les services ; recherche permanente de solutions pour pallier les manques, l'activit&#233; incessante sous le flux tendu des arriv&#233;es ; r&#233;admission apr&#232;s que les suites ambulatoires en post-op&#233;ratoire se soient aggrav&#233;es par retour trop rapide &#224; domicile&#8230; C'est effarant et pourtant si fr&#233;quent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les urgences constituent le dernier espace d'accueil ouvert toute l'ann&#233;e, 24 heures sur 24, accueillant sans condition les sdf ou les femmes victimes de violence, les patients les plus pr&#233;caires ne pouvant avancer le montant de la consultation d'un g&#233;n&#233;raliste ou tout simplement celui ne voulant pas attendre plusieurs mois avant d'obtenir une consultation chez un sp&#233;cialiste. Ils ne sont pas pr&#232;s de d&#233;semplir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Albin Michel, 2020 (332 p. &#8211; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'h&#244;pital : sans tabou, ni trompettes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-hopital-sans-tabou-ni-trompettes</link>
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		<dc:date>2020-05-12T06:19:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Souffrance</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1273</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Capitaine du Titanic &lt;br class='autobr' /&gt; Comment parler d'un drame avec humour ? C'est le pari r&#233;ussi de Val&#233;rie Sugg&#8230; Quand elle compare les soignants &#224; la d&#233;esse Shiva dot&#233;e de quatre bras ; quand elle rappelle qu'il vaut mieux pr&#233;voir quatre mois &#224; l'avance une otite purulente avec perforation du tympan pour &#234;tre s&#251;r d'avoir un lit dans un service d'ORL ; quand elle rapporte que les soignants ont troqu&#233; leur paires de Crocs pour des baskets plus faciles pour courir dans tous les sens&#8230; c'est pour mieux laisser &#233;clater sa (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Souffrance" rel="tag"&gt;Souffrance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Hopital" rel="tag"&gt;H&#244;pital&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1273-" rel="tag"&gt;1273&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L108xH150/arton6131-6d13e.jpg?1693691158' width='108' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Capitaine du Titanic&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment parler d'un drame avec humour ? C'est le pari r&#233;ussi de Val&#233;rie Sugg&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand elle compare les soignants &#224; la d&#233;esse Shiva dot&#233;e de quatre bras ; quand elle rappelle qu'il vaut mieux pr&#233;voir quatre mois &#224; l'avance une otite purulente avec perforation du tympan pour &#234;tre s&#251;r d'avoir un lit dans un service d'ORL ; quand elle rapporte que les soignants ont troqu&#233; leur paires de Crocs pour des baskets plus faciles pour courir dans tous les sens&#8230; c'est pour mieux laisser &#233;clater sa col&#232;re : y a-t-il encore une activit&#233; intellectuelle et des connexions synaptiques dans le cerveau atrophi&#233; des capitaines du paquebot h&#244;pital &#224; la d&#233;rive ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le piloter, ils n'ont rien trouv&#233; de mieux que de l&#226;cher du lest, en se d&#233;barrassant d'une partie de leur personnel, en fermant des lits et supprimant des services. Alors que les besoins de soins suivent une pente ascendante, l'offre plonge dans les bas-fonds d'un gouffre sans fond ! Non seulement, les managers restent sourds aux appels &#224; l'aide, mais ils pers&#233;v&#232;rent dans leur action de sabotage et de rabotage. Epargnant &#224; tous les niveaux, blouses, masques, draps de lit, seringues, papier toilette manquent, mais en rendent responsables les personnels qui finissent par craquer et d&#233;missionner. &lt;br class='autobr' /&gt;
De la rel&#233;gation progressive de l'auscultation manuelle favorisant le lien soignant/ soign&#233; au profit des radios et des scanners jusqu'au cadre hospitalier seulement pr&#233;occup&#233; par les marges financi&#232;res &#224; respecter, en passant par la r&#233;duction des toilettes &#224; 6,66 minutes par patient (quand il en faudrait cinq fois plus), les &#233;conomies faites sur l'assiette du malade qui reste son seul plaisir de la journ&#233;e ou encore les blouses dont on l'affuble attentatoire &#224; son intimit&#233; et &#224; sa dignit&#233;, c'est la litanie d'une d&#233;shumanisation programm&#233;e que l'auteur &#233;gr&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Kawa, 2017, (225 p. &#8211; 23,95 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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