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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Au secours des d&#233;crocheurs scolaires</title>
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		<title>Au secours des d&#233;crocheurs scolaires</title>
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&lt;p&gt;Environ 60 000 jeunes sortent chaque ann&#233;e du syst&#232;me scolaire sans formation. Avant d'en arriver l&#224;, ils ont &#233;t&#233; r&#233;guli&#232;rement absents des cours, voire exclus pour leur comportement perturbateur, signe de leur mal-&#234;tre. De nombreux dispositifs existent pour rep&#233;rer ces &#171; d&#233;crocheurs &#187; avant qu'ils n'atteignent l'&#226;ge de seize ans et disparaissent du paysage. Mais leurs moyens sont limit&#233;s et parfois remis en question comme c'est le cas pour les r&#233;seaux d'aides sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233;. (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Environ 60 000 jeunes sortent chaque ann&#233;e du syst&#232;me scolaire sans formation. Avant d'en arriver l&#224;, ils ont &#233;t&#233; r&#233;guli&#232;rement absents des cours, voire exclus pour leur comportement perturbateur, signe de leur mal-&#234;tre. De nombreux dispositifs existent pour rep&#233;rer ces &#171; d&#233;crocheurs &#187; avant qu'ils n'atteignent l'&#226;ge de seize ans et disparaissent du paysage. Mais leurs moyens sont limit&#233;s et parfois remis en question comme c'est le cas pour les r&#233;seaux d'aides sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'expression vient du Qu&#233;bec, pays dans lequel est consid&#233;r&#233; comme d&#233;crocheur tout &#233;l&#232;ve inscrit au d&#233;but d'une ann&#233;e scolaire et qui ne l'est plus dans les mois suivants sans &#234;tre titulaire d'un dipl&#244;me d'&#233;tudes secondaires. C'est en tout cas, selon la d&#233;finition canadienne, un &#233;l&#232;ve qui ne comprend pas ce qu'il fait en classe : en France, au moins 1 % des coll&#233;giens seraient d&#233;scolaris&#233;s, le plus souvent entre 14 et 16 ans, les filles &#233;tant presque autant concern&#233;es que les gar&#231;ons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs solutions ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; test&#233;es, notamment des classes relais, cr&#233;&#233;es en 1998 dans les coll&#232;ges, souvent anim&#233;es par des &#233;ducateurs et des instituteurs sp&#233;cialis&#233;s. Elles accueillent provisoirement &#8211; de quatre mois &#224; un an &#8211; les &#233;l&#233;ments perturbateurs, des &#233;l&#232;ves d&#233;scolaris&#233;s, en &#233;chec ou en absent&#233;isme chronique. De m&#234;me, en 2006, le concept de veille &#233;ducative a &#233;merg&#233;. L'id&#233;e &#233;tait de cr&#233;er un outil partenarial de pr&#233;vention adoss&#233; &#224; des institutions enfin mises en r&#233;seau, susceptible de rem&#233;dier aux situations individuelles des d&#233;crocheurs scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'an dernier, &#224; l'initiative du Haut-commissaire &#224; la jeunesse, Martin Hirsch, une exp&#233;rimentation intitul&#233;e La mallette des parents &#233;tait r&#233;alis&#233;e dans l'acad&#233;mie de Cr&#233;teil pour faire baisser l'absent&#233;isme. L'objectif en &#233;tait d'accro&#238;tre la participation des parents d'&#233;l&#232;ves de 6e &#224; la scolarit&#233; de leurs enfants, par des ateliers d'accompagnement et des d&#233;bats. Les r&#233;sultats &#8211; 20 % des parents volontaires, 17 % ayant particip&#233; aux trois d&#233;bats &#8211; ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme &#171; tr&#232;s encourageants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ soixante mille jeunes sortent encore chaque ann&#233;e du syst&#232;me scolaire sans formation leur permettant de s'ins&#233;rer. Ce ne sont certes pas des solutions simplistes qui r&#233;gleront le probl&#232;me : ainsi, la suppression des allocations familiales, d&#233;j&#224; adopt&#233;e dans la loi pour l'&#233;galit&#233; des chances en 2006, n'a jamais &#233;t&#233; appliqu&#233;e. R&#233;guli&#232;rement (encore en janvier), la droite relance le d&#233;bat : un amendement en vue de la simplification du contrat de responsabilit&#233; parentale (CRP) devait &#234;tre d&#233;pos&#233; ce mois de f&#233;vrier &#224; l'Assembl&#233;e nationale, sur fond de suppression des allocations&#8230; On se souvient de l'id&#233;e d'une cagnotte pour motiver les lyc&#233;ens, exp&#233;rience foireuse mise en place dans le Val-de-Marne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le politique sait peut-&#234;tre o&#249; se situe la r&#233;ponse : devant son panel TF1 de &#171; vraies gens &#187; du 25 janvier dernier, quand un habitant de banlieue parisienne lui a demand&#233; &#8211; &#171; Que devient le plan Marshall de Fadela Amara, qui devait tout changer en banlieue ? &#187; &#8211;, Sarkozy, apr&#232;s n'avoir pu que convenir de la lenteur des choses, a pr&#233;f&#233;r&#233; mettre en avant des mesures telles que la lutte contre le d&#233;crochage scolaire ou la cr&#233;ation d'internats d'excellence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faits sont l&#224; : en 2009, les r&#233;seaux d'aides sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233; (Rased) se sont vus amput&#233;s de milliers de postes. La p&#233;tition Sauvons les Rased avait alors recueilli pr&#232;s de 300 000 signatures. Sous le discutable pr&#233;texte de deux heures hebdomadaires d'aide individualis&#233;e pour les &#233;l&#232;ves en difficult&#233; (install&#233;es via la suppression des cours du samedi matin et dispens&#233;es par les ma&#238;tres), tout un dispositif sp&#233;cifique, qui avait fait ses preuves, est en voie de passer aux oubliettes. Il y a bien eu quelques reculs et l&#226;chages de lest dans les suppressions de postes d'enseignants, mais la logique destructrice est bel et bien en marche. De m&#234;me, en 2009 aussi, le Conseil national des villes (CNV) avait pr&#233;conis&#233; la mise en &#339;uvre de mesures relatives &#224; l'&#233;ducation dans le cadre du plan Espoir banlieues, concernant l'accompagnement &#233;ducatif dans les coll&#232;ges et &#233;coles de l'&#233;ducation prioritaire, la lutte contre l'absent&#233;isme et le d&#233;crochage scolaires, ou le d&#233;veloppement des &#201;coles de la deuxi&#232;me chance&#8230; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-atelier-scolaire-facteur-de-reussite' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience d'un atelier scolaire&lt;/a&gt;). Simultan&#233;ment, il avait exprim&#233; ses r&#233;serves sur les mesures d'assouplissement de la carte scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2009, Xavier Darcos annon&#231;ait, dans le cadre d'un &#233;ni&#232;me Plan jeunes, le recrutement de 5 000 agents m&#233;diateurs de la r&#233;ussite scolaire en emplois aid&#233;s, pour lutter contre l'absent&#233;isme &#224; l'&#233;cole, faire l'interface entre &#233;cole et parents, aller &#224; la rencontre des &#233;l&#232;ves absents. L'objectif annonc&#233; officiellement est de faire chuter de 10 % le nombre des &#171; d&#233;crocheurs &#187; Dans la foul&#233;e, Sarkozy pr&#233;vient que d&#232;s la rentr&#233;e suivante, les jeunes de seize ans ayant quitt&#233; l'&#233;cole seront r&#233;pertori&#233;s et suivis : &#171; Aucun jeune ne devra rester en dehors de tout syst&#232;me de formation, sauf s'il a d&#233;j&#224; un emploi. &#187; Paroles, paroles&#8230; Car une autre lecture peut &#234;tre faite du ph&#233;nom&#232;ne&#8230; Selon Bernard Defrance, ex-&#233;ducateur et professeur de philo, les &#233;l&#232;ves sont porteurs d'une triple ligne de violence : celle li&#233;e &#224; leur propre origine et aux repr&#233;sentations qui en sont faites ; celle due &#224; la s&#233;lection scolaire ; celle, enfin, rencontr&#233;e dans les quartiers, criante d'in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'atelier scolaire, facteur de r&#233;ussite</title>
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		<dc:subject>966</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Abdel Ajenoui est chef de service d'un atelier scolaire : Rencontre 93, &#224; Saint-Denis. Atelier inscrit dans un &#233;tablissement d'h&#233;bergement pour adolescents, comprenant une maison d'enfants &#224; caract&#232;re social et un service d'accueil et d'accompagnement. Fort d'une pratique de plus de vingt ans, il est pass&#233; de l'exp&#233;rimentation &#224; une offre r&#233;fl&#233;chie, construite et en continuelle &#233;volution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle d&#233;finition pouvez-vous donner d'un atelier scolaire et comment vous est venue l'id&#233;e d'en cr&#233;er un ? Pour moi, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Abdel Ajenoui est chef de service d'un atelier scolaire : Rencontre 93, &#224; Saint-Denis. Atelier inscrit dans un &#233;tablissement d'h&#233;bergement pour adolescents, comprenant une maison d'enfants &#224; caract&#232;re social et un service d'accueil et d'accompagnement. Fort d'une pratique de plus de vingt ans, il est pass&#233; de l'exp&#233;rimentation &#224; une offre r&#233;fl&#233;chie, construite et en continuelle &#233;volution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle d&#233;finition pouvez-vous donner d'un atelier scolaire et comment vous est venue l'id&#233;e d'en cr&#233;er un ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, l'atelier scolaire est un espace o&#249; va pouvoir s'exercer le droit au savoir pour tout adolescent, essentiellement de moins de seize ans, sorti des circuits traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la gen&#232;se de l'atelier, il faut remonter au d&#233;but des ann&#233;es 80. J'assure alors les fonctions d'&#233;ducateur de nuit dans un foyer de filles. Quand j'arrive, vers 22 heures, je constate que certaines d'entre elles n'ont pas &#233;t&#233; en classe et n'ont rien fait de la journ&#233;e. Comme je poursuis des &#233;tudes universitaires, je d&#233;pose mes livres sur la table pour travailler &#224; mes cours quand elles seront couch&#233;es. Tr&#232;s vite, cela les intrigue : elles sont curieuses &#8211; je fais des &#233;tudes ? &#192; mon &#226;ge ? &#8211; et commencent &#224; poser des questions&#8230; Celles qui ont des devoirs &#224; faire demandent mon aide ; les autres cherchent &#224; participer. L'&#233;mulation cr&#233;e un cercle d'adolescentes jusque-l&#224; r&#233;tives &#224; l'apprentissage et qui sont maintenant en demande d'un soutien, soutien aux devoirs mais peut-&#234;tre plus encore, soutien moral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La directrice du foyer accepte de formaliser les choses : j'arriverai dor&#233;navant &#224; 19 heures au lieu de 22 heures, afin de disposer d'un vrai temps de soutien. Par ailleurs, &#224; l'accueil d'urgence, une &#233;ducatrice scolaire &#8211; Isabelle Bermond &#8211; fait des &#233;valuations pour orienter les jeunes en transit. Il est d&#233;cid&#233; de r&#233;unir les synergies des deux groupes dans une structure commune : ce sera l'atelier. Des locaux sont am&#233;nag&#233;s &#8211; &#224; distance de l'internat &#8211; et, malgr&#233; quelques al&#233;as et r&#233;ticences, les choses se mettent en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s va &#234;tre tr&#232;s rapide et les demandes ext&#233;rieures se multiplient. Au bout de trois ans, l'atelier scolaire s'ouvre &#224; tous et, pendant vingt ans, Isabelle et moi accompagnerons des centaines d'adolescents, par groupes de vingt &#224; vingt-cinq. Un &#233;ducateur sera toutefois embauch&#233; pour les sorties culturelles, fr&#233;quentes, et qui joueront un r&#244;le tr&#232;s important dans la r&#233;ussite de notre entreprise. Il faudra attendre les ann&#233;es 2000 pour que deux nouveaux postes soient cr&#233;&#233;s et que des subventions permettent de nouvelles m&#233;diations. Notre bilan a de quoi nous rendre fiers : sur un millier d'enfants accompagn&#233;s, environ 75 % ont retrouv&#233; le chemin de l'&#233;cole ou d'une formation. Et certains se sont engag&#233;s dans de brillantes &#233;tudes et carri&#232;res !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, en 2007 mes coll&#232;gues et moi nous saisissons d'une opportunit&#233; et transf&#233;rons notre savoir faire dans une structure qui vient d'ouvrir : celle o&#249; nous sommes actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont donc les jeunes accueillis &#224; l'atelier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des adolescents de douze &#224; dix-huit ans, dont beaucoup sont donc encore soumis &#224; l'obligation scolaire et qui, pourtant, peuvent n'avoir pas mis les pieds au coll&#232;ge ou re&#231;u un quelconque enseignement depuis des mois, voire des ann&#233;es ! Il faut pr&#233;ciser qu'initialement nous pensions accueillir aussi bien des jeunes de la MECS que de l'ext&#233;rieur mais nous nous sommes vite aper&#231;us que les premiers diff&#233;renciaient mal les espaces &#8211; ils venaient presque en pantoufles ! L'atelier est donc aujourd'hui exclusivement ouvert aux seconds &#8211; mais reste &#224; la disposition des internes certains soirs, en soutien scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous adaptons &#224; chacun : si un jeune n'est pas pr&#234;t, nous allons &#224; son domicile pour discuter, prendre le temps de rep&#233;rer ses blocages. Certains sont en tr&#232;s grande difficult&#233;, des &#171; incasables &#187; avec un parcours chaotique, des comportements &#224; risques. L'objectif est de les r&#233;int&#233;grer dans les circuits de droit commun en mati&#232;re d'&#233;ducation ou de formation mais, plus encore, de favoriser leur insertion sociale. Actuellement, dix-neuf adolescents fr&#233;quentent l'atelier : certains en sont &#224; l'apprentissage de la lecture et de l'&#233;criture et d'autres pr&#233;parent un BEP&#8230; Sur ceux qui sont partis l'an dernier, trois sont en seconde g&#233;n&#233;rale et deux en premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment fonctionne l'atelier et quelles propositions sont faites aux ados ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;veloppons un projet individualis&#233;, du sur-mesure permettant &#224; chacun de trouver son rythme, ses centres d'int&#233;r&#234;t, ses outils. L'atelier est ouvert toute la semaine mais un accueil s&#233;quentiel est possible. De m&#234;me, nous gardons leur place aux fugueurs ou d&#233;crocheurs &#8211; sous r&#233;serve d'accord de la tutelle &#8211; ce qui les rassure &#233;norm&#233;ment, habitu&#233;s qu'ils sont &#224; passer d'un lieu &#224; un autre dans une logique d'&#233;chec et de rejet. Un autre point important est l'implication des parents avec qui nous maintenons un maximum de rapports tout au long de la scolarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif &#233;tant de permettre la r&#233;int&#233;gration dans un &#233;tablissement scolaire mais aussi un rapport apais&#233; et dynamique &#224; la soci&#233;t&#233; et &#224; soi-m&#234;me, nous mettons en &#339;uvre une p&#233;dagogie r&#233;active qui alterne les contenus cognitifs, d'&#233;veil, d'apprentissage de la vie sociale, d'expression du corps et de connaissance de soi. Nous utilisons l'enseignement assist&#233; par ordinateur &#8211; une m&#233;thode conviviale et ludique &#8211; mais aussi, bien entendu, le CNED, seul habilit&#233; &#224; reconna&#238;tre le niveau atteint par l'&#233;l&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin et surtout, nous utilisons des m&#233;diations susceptibles de mettre la notion de plaisir au c&#339;ur de l'apprentissage : &#233;quitation, arts plastiques, slam, informatique, th&#233;&#226;tre, relaxation&#8230; Le fait de ne pas devoir &#234;tre dans l'imm&#233;diatet&#233;, soumis &#224; un programme et un groupe &#8211; ce qui est le cas des enseignants &#8211; donne une grande libert&#233; aux &#233;ducateurs scolaires (ils sont quatre, plus un &#233;ducateur sportif et des intervenants ponctuels) soutenus en outre par une &#233;quipe, une psychologue, des intervenants ext&#233;rieurs et b&#233;n&#233;ficiant des outils d'une institution vou&#233;e aux enfants en grande difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En moyenne combien de temps un ado reste-t-il &#224; l'atelier et quelles sont les orientations &#224; sa sortie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de dur&#233;e de prise en charge &#233;tablie ; celle-ci est fonction du niveau acquis et surtout de la capacit&#233; du jeune &#224; int&#233;grer le coll&#232;ge, le lyc&#233;e ou une formation. Il faut n&#233;anmoins six &#224; douze mois pour que l'intervention soit efficace mais certains peuvent rester beaucoup plus longtemps. Je dois pr&#233;ciser que l'atelier ne convient pas &#224; tous, nous nous en apercevons en principe rapidement et faisons en sorte que le d&#233;part ne soit pas consid&#233;r&#233; comme un &#233;chec de plus mais une r&#233;elle orientation &#233;labor&#233;e par l'&#233;quipe avec le jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sinon, pour la plupart de ceux pass&#233;s par l'atelier les r&#233;sultats sont tr&#232;s satisfaisants, le jeune qui r&#233;int&#232;gre le syst&#232;me de droit commun &#233;tant assur&#233; qu'il garde sa place &#224; l'atelier : d'abord par une extension de la prise en charge et ensuite comme ancien. Il peut venir quand il veut, pour un soutien scolaire ou moral, participer &#224; certaines activit&#233;s. Depuis deux ans que l'atelier est ouvert, la preuve a &#233;t&#233; faite que cet accueil permanent, hors mandat, est un facteur de r&#233;ussite et que l'apr&#232;s atelier fait partie int&#233;grante de notre investissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e au secours des d&#233;crocheurs</title>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>966</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Evreux, dans l'Eure, Pause Chocolat accueille des &#233;l&#232;ves temporairement exclus de leur &#233;tablissement scolaire. G&#233;r&#233; par le service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e Point Jeunes, en partenariat avec la Ligue de l'enseignement et l'Education nationale, le lieu permet aux adolescents de se poser, de s'occuper et de r&#233;fl&#233;chir &#224; leur situation pendant et apr&#232;s la p&#233;riode d'exclusion. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Vous avez vu ? Avatar a battu Titanic mais alors avec succ&#232;s ! &#187;, s'enthousiasme Sophie une adolescente brune et vive, queue de cheval (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Evreux, dans l'Eure, Pause Chocolat accueille des &#233;l&#232;ves temporairement&lt;br class='autobr' /&gt;
exclus de leur &#233;tablissement scolaire. G&#233;r&#233; par le service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e Point Jeunes, en partenariat avec la Ligue de l'enseignement et l'Education nationale, le lieu permet aux adolescents de se poser, de s'occuper et de r&#233;fl&#233;chir &#224; leur situation pendant et apr&#232;s la p&#233;riode d'exclusion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Vous avez vu ? Avatar a battu Titanic mais alors avec succ&#232;s ! &#187;&lt;/i&gt;, s'enthousiasme Sophie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; une adolescente brune et vive, queue de cheval haut perch&#233;e. Avec une dizaine de camarades et quelques parents, elle partage une galette avec l'&#233;quipe de Pause Chocolat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Contact : 02 32 34 81 93' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Apr&#232;s avoir vant&#233; les m&#233;rites du lieu et &#233;voqu&#233; les raisons pour lesquelles ils avaient &#8211; &#224; un moment donn&#233; &#8211; &#233;t&#233; exclus de leur coll&#232;ge, les jeunes s'&#233;clipsent dans la pi&#232;ce conviviale et color&#233;e qui leur est d&#233;di&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pause Chocolat est une maison avec jardin et saule pleureur, situ&#233;e dans le quartier sensible de N&#233;treille. Elle accueille des jeunes d&#233;scolaris&#233;s, des grands absent&#233;istes et des coll&#233;giens exclus du syst&#232;me scolaire, &#226;g&#233;s de douze &#224; seize ans. Le lieu est anim&#233; par R&#233;gis Bouget, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, d&#233;tach&#233; de Point Jeunes, l'association de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e de la ville, habilit&#233;e par le conseil g&#233;n&#233;ral, et par deux stagiaires en formation de travailleur social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Pause Chocolat, les jeunes peuvent se poser, discuter avec l'&#233;quipe et participer &#224; des activit&#233;s servant de support &#233;ducatif (r&#233;novation et embellissement du lieu, courses, cuisine, jardinage, coup de main &#224; la Banque alimentaire&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_654 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH371/2-pause-chocolat-8b7a5.png?1694582997' width='500' height='371' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;viter le vide&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience r&#233;alis&#233;e depuis quelques ann&#233;es dans la ville en direction des jeunes d&#233;crocheurs scolaires &#224; travers diff&#233;rents outils (classes et ateliers-relais, aide individualis&#233;e au cycle central&#8230;), a montr&#233; que les &#233;l&#232;ves exclus de l'&#233;cole se retrouvent souvent dans un vide qui peut provoquer de mauvaises rencontres. Un risque que l'association Point Jeunes, le coll&#232;ge Henri-Dunant et la Ligue de l'enseignement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Elle repr&#233;sente le projet Pause Chocolat aupr&#232;s de la pr&#233;fecture dans le cadre (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont d&#233;cid&#233; d'enrayer en travaillant ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s janvier 2009, Sylvette Laudouar, inspectrice de l'information et de l'orientation de l'Inspection acad&#233;mique, a l&#233;gitim&#233; l'intervention de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e dans les coll&#232;ges avec le soutien de la Ligue de l'enseignement. Ainsi, R&#233;gis Bouget a-t-il occup&#233; le poste d'&#233;ducateur de l'atelier-relais aupr&#232;s des jeunes d&#233;crocheurs pendant deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis en avril 2009, les trois partenaires ont ouvert les portes de Pause Chocolat &#224; la demande de la pr&#233;fecture dans le cadre de la circulaire Espoir banlieues. &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e doit intervenir tr&#232;s t&#244;t, d&#232;s la premi&#232;re exclusion sans attendre que le jeune ait seize ans, se retrouve sans formation puis s'&#233;loigne des dispositifs de droit commun, &lt;/i&gt; estime R&#233;gis Bouget. &lt;i&gt;A Pause Chocolat, nous accueillons les &#233;l&#232;ves durant leur temps d'exclusion &#8211; entre une demi-journ&#233;e et huit jours &#8211; afin de leur &#233;viter de rester inactifs chez eux ou d'errer dans le quartier. Notre objectif n'est pas de compenser toute la dur&#233;e de l'exclusion mais de cr&#233;er une relation &#224; travers une activit&#233; commune, de faire le lien avec la famille, dans un principe de libre adh&#233;sion, propre &#224; la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Pause Chocolat continue &#224; accueillir les jeunes qui le souhaitent apr&#232;s la reprise des cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains passent avant d'aller &#224; l'&#233;cole pour d&#233;poser leurs angoisses, viennent d&#233;jeuner, faire leurs devoirs, go&#251;ter le mercredi et parler de leurs relations avec les professeurs. D'autres, trouvent dans le pavillon le calme qui leur fait d&#233;faut chez eux ou dans le quartier (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Temoignages-d-adolescents-accueillis-a-Pause-Chocolat' class='spip_in'&gt;lire les t&#233;moignages de jeunes&lt;/a&gt;). L'&#233;quipe accueille aussi ces jeunes durant les vacances scolaires et leur propose des chantiers, des actions, artistiques et des s&#233;jours de rupture. Ainsi, un petit groupe a-t-il d&#233;couvert la haute montagne et construit un igloo dans lequel il a pass&#233; une nuit. Un tr&#232;s bon souvenir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Attitude ing&#233;rable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les professeurs du coll&#232;ge Henri-Dunant observent un mal-&#234;tre chez un adolescent, ils le signalent &#224; Val&#233;rie Berecochea, la conseill&#232;re principale d'&#233;ducation (CPE). Celle-ci le re&#231;oit, met en place une commission de suivi et peut rencontrer les parents. Selon sa situation, l'&#233;l&#232;ve est orient&#233; vers l'infirmi&#232;re, la psychologue du centre d'orientation scolaire, l'assistante sociale ou une structure ext&#233;rieure (centre m&#233;dico social&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si son comportement pose probl&#232;me pendant le cours, le jeune peut en &#234;tre exclu, tout en restant dans les murs du coll&#232;ge pour r&#233;fl&#233;chir. Si son attitude devient ing&#233;rable, le principal organise une commission de discipline et prononce son exclusion temporaire. Les raisons de l'exclusion ? &lt;i&gt;&#171; Elles sont multiples : absence en cours, violence sur un autre &#233;l&#232;ve, conflit avec les enseignants&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, &#233;gr&#232;ne la CPE. Le plus souvent, ces jeunes se sentent mal en cours et provoquent les adultes pour exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains ont des attitudes inacceptables pour les enseignants dont ils n'ont pas forc&#233;ment conscience (port d'une casquette en cours, consultation de leur messagerie, utilisation du m&#234;me registre de langage avec les camarades et les professeurs&#8230;).&lt;i&gt; &#171; Ces &#233;l&#232;ves vivent souvent une situation sociale et affective tr&#232;s compliqu&#233;e entra&#238;nant une absence compl&#232;te d'app&#233;tence pour le travail scolaire,&lt;/i&gt; analyse G&#233;rald Hochart, le principal du coll&#232;ge. &lt;i&gt;Cependant, les raisons du d&#233;crochage scolaire sont aussi inh&#233;rentes au fonctionnement de l'Education nationale, au fait que nous travaillons pour le plus grand nombre sans toujours r&#233;ussir &#224; nous adapter aux cas particuliers. Nous manquons de formation et nous souffrons aussi de l'inertie de cette lourde administration. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_655 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH376/3-pause-chocolat-a9824.png?1694582998' width='500' height='376' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Partenariat avec le coll&#232;ge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; la sanction de l'exclusion, le principal organise une rencontre entre l'&#233;l&#232;ve, ses parents et R&#233;gis Bouget pour leur permettre de dialoguer avec un tiers ext&#233;rieur &#224; l'&#201;ducation nationale, pour offrir au jeune un lieu d'accueil durant le temps de son exclusion avec un projet individualis&#233;. Une proposition que le jeune et la famille sont libres de refuser, m&#234;me si cela n'est jamais arriv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal de ce coll&#232;ge de quatre cents &#233;l&#232;ves, situ&#233; en ZEP, est partisan du travail en partenariat avec l'environnement social du jeune, les associations de quartier et la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Si nous travaillons seuls face &#224; un gamin qui a des difficult&#233;s avec l'&#233;cole, nous sommes perdants, &lt;/i&gt; observe-t-il. &lt;i&gt;Il faut le raccrocher &#224; des partenaires. Charge &#224; eux de garder leur identit&#233;, leur domaine et leurs pr&#233;rogatives. Ce partenariat fonctionne lorsque les intervenants ont une communaut&#233; de vues et la capacit&#233; relationnelle de conduire quelque chose ensemble. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail avec R&#233;gis Bouget, permet aussi &#224; l'&#233;quipe &#233;ducative du coll&#232;ge de pr&#233;parer la famille lorsqu'elle souhaite mettre en place une mesure d'action &#233;ducative &#224; domicile (AED). Aujourd'hui, dans un souci de pr&#233;vention pr&#233;coce, l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; intervient dans le coll&#232;ge d&#232;s la sixi&#232;me et d&#233;jeune r&#233;guli&#232;rement au sein de l'&#233;tablissement pour que les &#233;l&#232;ves l'identifient. Il travaille &#233;galement en partenariat avec les autres coll&#232;ges et lyc&#233;es de la ville. &#192; partir du mois de mars, une psychologue interviendra &#224; Pause Chocolat trois heures par semaine dans le cadre des missions de l'Association nationale de pr&#233;vention en alcoologie et addictologie (ANPAA).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Prise de conscience&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; son arriv&#233;e &#224; Pause Chocolat, le jeune se pose et fait un point avec l'&#233;quipe sur son attitude &#224; l'&#233;cole. &lt;i&gt;&#171; Au travers des diverses exp&#233;riences men&#233;es avec l'&#201;ducation nationale, nous avons constat&#233; l'importance d'&#233;tablir un diagnostic pr&#233;cis de l'image que le jeune renvoie &#224; l'&#233;tablissement,&lt;/i&gt; explique R&#233;gis Bouget. &lt;i&gt;Nous avons &#233;labor&#233; un tableau permettant aux professeurs de livrer leurs observations sur l'&#233;l&#232;ve. Lors de son accueil &#224; Pause Chocolat, cette photographie nous permet de confronter l'image qu'il pense renvoyer avec celle donn&#233;e par les enseignants. Le d&#233;calage est souvent important. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en charge &#224; Pause Chocolat permet au jeune de travailler sur son attitude d'&#233;l&#232;ve afin d'&#234;tre accept&#233; &#224; l'&#233;cole. Pour autant, certains &#233;l&#232;ves ne se projettent pas dans l'avenir, ils ne sont pas forc&#233;ment motiv&#233;s pour changer et ils n'ont pas toujours conscience de handicaper leur avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Pause Chocolat, l'&#233;quipe invite l'&#233;l&#232;ve &#224; exprimer les raisons pour lesquelles il ne va pas bien et elle r&#233;fl&#233;chit &#224; la fa&#231;on de l'aider. &lt;i&gt;&#171; Le fait que la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e porte ce projet est riche. Nous avons la chance d'avoir du temps et de la disponibilit&#233; pour &#233;couter le jeune,&lt;/i&gt; appr&#233;cie l'&#233;ducateur. &lt;i&gt;S'il a un probl&#232;me lorsque je suis absent, il peut m'adresser un texto. Pause Chocolat est un m&#233;lange de Maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS) et d'action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) qui laisse toutefois &#224; l'&#233;l&#232;ve la libert&#233; d'adh&#233;rer ou pas &#224; nos propositions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait de pouvoir se d&#233;fouler &#224; Pause Chocolat gr&#226;ce aux activit&#233;s et d'en recueillir une valorisation, offre &#224; l'adolescent l'opportunit&#233; de d&#233;couvrir d'autres facettes de sa personnalit&#233; et peut le remobiliser sur son projet personnel. L'&#233;quipe &#233;ducative lui renvoie une image positive : il a &#233;t&#233; capable de se concentrer, de respecter le lieu et le mat&#233;riel, les adultes crois&#233;s, de participer au rangement et au nettoyage&#8230; En somme, il s'est plac&#233; dans une situation acceptable pour les adultes qui l'ont accompagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dix mois de fonctionnement, Pause Chocolat a accueilli une vingtaine de jeunes. Son projet imm&#233;diat : salarier une ma&#238;tresse de maison, pr&#233;sente d&#232;s 8 heures pour accueillir les &#233;l&#232;ves avant les cours, leur permettre de livrer leur &#233;nervement &#233;ventuel li&#233; &#224; une soir&#233;e familiale ou &#224; des conflits dans le quartier et repartir en cours plus calmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Contact : 02 32 34 81 93&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elle repr&#233;sente le projet Pause Chocolat aupr&#232;s de la pr&#233;fecture dans le cadre de la circulaire Espoir banlieues&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;moignages d'adolescents accueillis &#224; Pause Chocolat</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Temoignages-d-adolescents-accueillis-a-Pause-Chocolat</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Temoignages-d-adolescents-accueillis-a-Pause-Chocolat</guid>
		<dc:date>2010-03-25T07:43:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>966</dc:subject>

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&lt;p&gt;St&#233;phane, treize ans, exclu trois jours &lt;br class='autobr' /&gt;
St&#233;phane, treize ans, exclu du coll&#232;ge pour trois jours, vient pour la premi&#232;re fois &#224; Pause Chocolat, &#224; l'invitation de R&#233;gis Bouget, rencontr&#233; dans son &#233;tablissement scolaire juste avant la commission disciplinaire. Isabelle Hardy, stagiaire en formation d'assistante sociale, lui offre un chocolat, des g&#226;teaux et lui propose de visiter la maison. &#171; Je suis venu car R&#233;gis m'a dit que je pourrais rencontrer d'autres jeunes, explique l'adolescent, v&#234;tu d'un sweater (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;St&#233;phane, treize ans, exclu trois jours&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;St&#233;phane, treize ans, exclu du coll&#232;ge pour trois jours, vient pour la premi&#232;re fois &#224; Pause Chocolat, &#224; l'invitation de R&#233;gis Bouget, rencontr&#233; dans son &#233;tablissement scolaire juste avant la commission disciplinaire. Isabelle Hardy, stagiaire en formation d'assistante sociale, lui offre un chocolat, des g&#226;teaux et lui propose de visiter la maison. &lt;i&gt;&#171; Je suis venu car R&#233;gis m'a dit que je pourrais rencontrer d'autres jeunes,&lt;/i&gt; explique l'adolescent, &lt;i&gt;v&#234;tu d'un sweater vert &#224; manches jaunes. Il s'agit de ma seconde exclusion. Pendant la commission, en pr&#233;sence de ma m&#232;re, j'&#233;tais mal &#224; l'aise &#224; cause de mon acte : j'ai frapp&#233; des coll&#233;giens qui m'ont insult&#233;. Je r&#233;agis trop vite, je ne sais pas me contr&#244;ler, je tape et voil&#224;. Le passage en commission m'a permis de comprendre pourquoi je suis puni. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;l&#233;onore, quinze ans, exclue &#224; deux reprises&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;El&#233;onore, quinze ans, manteau violet et chouchou dans les cheveux, fr&#233;quente Pause Chocolat depuis son ouverture. Suite &#224; un drame familial, l'adolescente a connu de s&#233;rieuses difficult&#233;s au coll&#232;ge.&lt;i&gt; &#171; Je n'arrivais pas &#224; me canaliser, j'&#233;tais trop agit&#233;e. J'ai &#233;t&#233; exclue &#224; deux reprises et le principal adjoint du coll&#232;ge m'a fait rencontrer R&#233;gis Bouget. Il m'a accueillie au moment o&#249; les travaux de r&#233;novation du pavillon d&#233;marraient. J'ai jardin&#233;, d&#233;coll&#233; du papier peint, lessiv&#233; les murs&#8230; J'&#233;tais &#224; fond dans ce que je faisais, cela m'a calm&#233;, m'a coup&#233; de mes pr&#233;occupations scolaires et familiales. Le contact avec R&#233;gis m'a stabilis&#233;e, j'ai m&#234;me voulu arr&#234;ter de voir mon psychologue &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque l'adolescente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la reprise des cours, El&#233;onore a continu&#233; &#224; fr&#233;quenter le lieu pour parler de ses difficult&#233;s avec certains professeurs. De temps &#224; autre, elle vient d&#233;jeuner avec R&#233;gis ou lui propose de partager un repas au coll&#232;ge ou au McDonald's. &lt;i&gt;&#171; Si je ne vois pas mon &#233;ducateur pendant deux semaines, je me sens mal &#187;,&lt;/i&gt; plaisante-t-elle. Jardiner &#224; Pause Chocolat a permis &#224; l'adolescente de trouver sa vocation professionnelle et de s'orienter vers un lyc&#233;e horticole. Au coll&#232;ge, les choses se passent mieux, le principal lui a accord&#233; l'autorisation de quitter un cours pour se calmer lorsqu'elle est trop tendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#232;re d'El&#233;onore ne tarit pas d'&#233;loges sur le partenariat entre le coll&#232;ge et Pause Chocolat. &lt;i&gt;&#171; A la suite du drame qui a frapp&#233; notre famille, ma fille a v&#233;cu une situation de grand d&#233;s&#233;quilibre. L'&#233;quipe p&#233;dagogique du coll&#232;ge nous a beaucoup aid&#233;es avant de nous mettre en lien avec Pause Chocolat. Le contact qu'El&#233;onore a nou&#233; avec R&#233;gis l'a &#233;norm&#233;ment apais&#233;e. Avant, elle &#233;tait si incontr&#244;lable que les professeurs refusaient sa pr&#233;sence lors des sorties, ce n'est plus le cas. Lorsque El&#233;onore va &#224; Pause Chocolat, tout pr&#232;s de notre domicile, je me sens tranquille. Elle se d&#233;foule, elle bricole, elle participe &#224; des sorties et &#224; des s&#233;jours. Si j'ai un probl&#232;me ou si je me sens d&#233;pass&#233;e, j'appelle R&#233;gis qui sait la canaliser. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cyril, quatorze ans, exclu &#224; plusieurs reprises&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cyril, quatorze ans, a fr&#233;quent&#233; les ateliers-relais anim&#233;s par R&#233;gis Bouget avant l'ouverture de Pause Chocolat. Il a particip&#233; &#224; la r&#233;novation du pavillon. &lt;i&gt;&#171; J'ai peint les toilettes, coup&#233; les branches du saule pleureur, fait de la manutention aux Restos du c&#339;ur&#8230;&lt;/i&gt; &#233;gr&#232;ne cet adolescent aux yeux rieurs.&lt;i&gt; Nous avons encore du travail sur la planche : repeindre la salle de bains pour que les filles puissent s'isoler et se maquiller. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; exclu de son coll&#232;ge &#224; plusieurs reprises, Cyril a trouv&#233; sa voie professionnelle : le b&#226;timent. Aujourd'hui, il suit un stage en entreprise parall&#232;lement &#224; ses cours, que le principal a accept&#233; d'all&#233;ger. Si l'adolescent est heureux de son orientation, il n'appr&#233;cie toujours pas l'&#233;cole. Il admet adorer amuser la galerie et ne pas savoir r&#233;sister aux sollicitations de ses camarades qui le poussent &#224; d&#233;passer les limites avec les adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#232;re de Cyril appr&#233;cie le soutien apport&#233; par Pause Chocolat aux parents : &lt;i&gt;&#171; Lorsque le proviseur m'a parl&#233; d'une rencontre avec un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, j'avoue que j'ai &#233;t&#233; un peu effray&#233;e,&lt;/i&gt; sourit-elle. &lt;i&gt;En r&#233;alit&#233;, R&#233;gis nous a beaucoup aid&#233;s. Il sait prendre mon fils qui se braque pourtant facilement avec les adultes. Il l'a aid&#233; &#224; passer un cap, &#224; prendre conscience de son comportement. Il m'apporte aussi une aide, il me guide dans cette p&#233;riode difficile de l'adolescence. Je fais tout pour aider Cyril mais par moments, je ne sais plus o&#249; donner de la t&#234;te, la pr&#233;sence de l'&#233;ducateur est alors inestimable. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Filles de justice. Du Bon Pasteur &#224; l'Education surveill&#233;e</title>
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		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>966</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; &#224; Angers en 1829, le Bon Pasteur comptera en 1948 trente-quatre maisons dans l'hexagone et trois cent neuf dans le reste du monde. Cette expansion rapide fut proportionnelle &#224; l'ampleur de la mission moralisatrice et r&#233;demptrice qu'il s'&#233;tait fix&#233;e. S'il accueillait volontiers des moniales retir&#233;es du monde, il se donna tr&#232;s t&#244;t pour vocation le redressement des jeunes filles : des p&#233;nitentes (celles qui ont commis des p&#233;ch&#233;s), des orphelines et des pr&#233;serv&#233;es (jeunes filles de bonne famille que l'on (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton3160-b9b64.jpg?1694582998' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; &#224; Angers en 1829, le Bon Pasteur comptera en 1948 trente-quatre maisons dans l'hexagone et trois cent neuf dans le reste du monde. Cette expansion rapide fut proportionnelle &#224; l'ampleur de la mission moralisatrice et r&#233;demptrice qu'il s'&#233;tait fix&#233;e. S'il accueillait volontiers des moniales retir&#233;es du monde, il se donna tr&#232;s t&#244;t pour vocation le redressement des jeunes filles : des p&#233;nitentes (celles qui ont commis des p&#233;ch&#233;s), des orphelines et des pr&#233;serv&#233;es (jeunes filles de bonne famille que l'on veut prot&#233;ger des tentations). De fait, on trouve l&#224; toutes les mineures qui ont mal tourn&#233; ou aurait pu mal tourner : celles qui ont &#233;t&#233; viol&#233;es ou auraient pu l'&#234;tre, celles qui sont jug&#233;es aguicheuses ou qui sont soup&#231;onn&#233;es de le devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat va tr&#232;s vite se d&#233;charger de la responsabilit&#233; des mineures confi&#233;es au titre de la d&#233;linquance ou de la protection de l'enfance, en les confiant &#224; l'initiative priv&#233;e et plus particuli&#232;rement &#224; ce type de congr&#233;gation. Jusqu'en 1967, le secteur public n'accueillera que 8 % de ce public f&#233;minin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Bon Pasteur dispose de plusieurs ressources (pensions vers&#233;es par les familles, charit&#233; publique&#8230;), mais c'est surtout le prix de journ&#233;e accord&#233; par l'&#201;tat pour les pensionnaires plac&#233;s &#224; titre correctionnel, qui nourrit la communaut&#233;. Sans compter le produit de l'activit&#233; &#233;conomique &#224; laquelle sont soumises les filles form&#233;es &#224; la couture, la blanchisserie, la lingerie ou au repassage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, la presse d&#233;nonce les mauvais traitements et les s&#233;vices commis par des s&#339;urs accus&#233;es d'&#171; embastiller dans leurs cachots les pauvres cr&#233;atures que le bigotisme ou l'hypocrisie livrent &#224; leur pouvoir &#187;. La congr&#233;gation s'enferme encore plus derri&#232;re ses hauts murs. Ce qui n'emp&#234;chera pas, en 1903, la fermeture minist&#233;rielle de l'&#233;tablissement de Nancy, apr&#232;s qu'il ait &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; verser des dommages et int&#233;r&#234;ts &#224; une ancienne pensionnaire. Une inspection, effectu&#233;e &#224; Bourges en 1963, d&#233;noncera &#171; un &#233;tablissement trop ferm&#233; avec une discipline trop rigide &#187; responsable de la r&#233;volte des &#233;l&#232;ves et d'un &#171; mauvais esprit permanent &#187;. La congr&#233;gation annonce en 1966 son intention de vendre tous ses &#233;tablissements. L'Education surveill&#233;e se rend acqu&#233;reur de celui de Bourges. La passation de pouvoir se fait le 1er ao&#251;t 1968.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monographie de Fran&#231;oise T&#233;tard et Claire Dumas d&#233;crit dans le d&#233;tail le changement qui intervient alors : recrutement de professionnels qualifi&#233;s, p&#233;dagogie institutionnelle (assembl&#233;e de tout le personnel tous les quinze jours, r&#233;union avec les mineurs dans chaque groupe&#8230;), ouverture sur l'ext&#233;rieur, libre acc&#232;s aux diff&#233;rents espaces &#224; l'int&#233;rieur, introduction aux c&#244;t&#233;s de l'internat d'une action en milieu ouvert, souplesse et cr&#233;ativit&#233; dans les modalit&#233;s d'intervention&#8230; Tout un projet &#233;ducatif &#224; l'oppos&#233; de la fossilisation des m&#233;thodes disciplinaires qui s'&#233;taient enkyst&#233;es, depuis pr&#232;s de cent quarante ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Beauchesne &amp; ENPJJ, 2009 (483 p. ; 32 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Dieu n'est pas grand. Comment la religion empoisonne tout</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Dieu-n-est-pas-grand-Comment-la-religion-empoisonne-tout</link>
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		<dc:subject>Religion</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, toute une litt&#233;rature fleurit faisant la part belle &#224; l'ath&#233;isme, &#224; l'ouverture d'esprit et au libre examen critique. Face &#224; des religions d&#233;fendant bec et ongle leur droit de regard sur la soci&#233;t&#233;, rien n'est plus l&#233;gitime que le droit d'inventaire sur leurs diff&#233;rentes doctrines. C'est ce que nous propose ici Christopher Hitchens, en affirmant d'embl&#233;e que les croyants peuvent bien croire en ce qu'ils veulent, du moment qu'ils ne l'imposent pas au reste de l'humanit&#233;. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, toute une litt&#233;rature fleurit faisant la part belle &#224; l'ath&#233;isme, &#224; l'ouverture d'esprit et au libre examen critique. Face &#224; des religions d&#233;fendant bec et ongle leur droit de regard sur la soci&#233;t&#233;, rien n'est plus l&#233;gitime que le droit d'inventaire sur leurs diff&#233;rentes doctrines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que nous propose ici Christopher Hitchens, en affirmant d'embl&#233;e que les croyants peuvent bien croire en ce qu'ils veulent, du moment qu'ils ne l'imposent pas au reste de l'humanit&#233;. Malheureusement, c'est exactement l'inverse qui s'est pass&#233;. Si les diff&#233;rents cultes tendent volontiers les mains aujourd'hui et offrent consolation, solidarit&#233; et &#233;l&#233;vation morale, c'est pour mieux faire oublier la barbarie avec laquelle ils se sont conduits quand ils &#233;taient tous puissants. Et de rappeler cette Eglise catholique qui br&#251;la et interdit les &#233;crits de l'antiquit&#233;, au pr&#233;texte qu'il ne pouvait y avoir de r&#233;flexion philosophique valable avant la venue de J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui lui permit de faire &#233;merger les vraies questions, essentielles et fondatrices de toute pens&#233;e : quelle est la longueur des ailes des anges ou encore quel est le nombre de cr&#233;atures mythiques pouvant danser sur la pointe d'une aiguille ? Autre apport indispensable de la recherche scientifique chr&#233;tienne : l'in&#233;narrable calcul r&#233;alis&#233; au XVII si&#232;cle par l'archev&#234;que irlandais James Ussher qui permit, enfin, de savoir depuis combien de temps le monde existait : il r&#233;ussit ainsi l'exploit de trouver que notre monde &#233;tait n&#233; le dimanche 22 octobre de l'an 4004 avant JC, &#224; 18 heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien d'&#233;tonnant &#224; tout cela, si l'on pense &#224; l'&#233;poque d'ignorance abyssale o&#249; vivaient les p&#232;res de la foi. Du coup, certains passages du livre ressemblent &#224; de la science-fiction. Les auteurs des quatre &#233;vangiles officiels ne sont d'accord que sur peu de chose, tant leurs r&#233;cits sont contradictoires. Le texte sacr&#233; des juifs n'est pas en reste : il fourmille d'appels au meurtre, au viol et au g&#233;nocide, actes choquants certes, mais totalement banals &#224; l'&#233;poque. Quant au Coran, il fut r&#233;dig&#233; apr&#232;s que le proph&#232;te qui l'avait inspir&#233; soit mort et deux si&#232;cles avant que la langue arabe ne se soit stabilis&#233;e et unifi&#233;e. Ces textes, souvent impr&#233;cis et approximatifs, ont &#233;t&#233; expurg&#233;s et modifi&#233;s pour r&#233;pondre aux n&#233;cessit&#233;s politiques de l'&#233;poque, ce qui n'emp&#234;che pas de les consid&#233;rer aujourd'hui comme l'expression sacr&#233;e de la parole de Dieu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forte charge contre la religion, cette d&#233;monstration p&#232;che toutefois par pessimisme, semblant exclure qu'on puisse aussi vivre sa foi dans le respect d'autrui, ce qu'il ne d&#233;montre pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;ed. Belfond, 2009 (321 p. ; 21 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment va la France captive ?</title>
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&lt;p&gt;Oubli social des d&#233;tenus, vision maximaliste de la s&#233;curit&#233;, &#171; politiques d'effroi &#187; en vigueur dans certains lieux : le Contr&#244;leur des prisons d&#233;nonce un &#171; recul de l'humain &#187; dans un rapport accablant &lt;br class='autobr' /&gt;
L'an dernier, le Contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; (CGLPL), Jean-Marie Delarue, avait d&#233;j&#224; compar&#233; la s&#233;curit&#233; &#224; &#171; un ogre jamais rassasi&#233;, qui mange trop de droits de la personne &#187; (LS n&#176; 949). D&#233;non&#231;ant les modalit&#233;s indignes des gardes &#224; vue &#8211; confiscation de lunettes, de soutien-gorge, de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Oubli social des d&#233;tenus, vision maximaliste de la s&#233;curit&#233;, &#171; politiques d'effroi &#187; en vigueur dans certains lieux : le Contr&#244;leur des prisons d&#233;nonce un &#171; recul de l'humain &#187; dans un rapport accablant&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'an dernier, le Contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; (&lt;a href=&#034;http://www.cglpl.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CGLPL&lt;/a&gt;), Jean-Marie Delarue, avait d&#233;j&#224; compar&#233; la s&#233;curit&#233; &#224; &#171; un ogre jamais rassasi&#233;, qui mange trop de droits de la personne &#187; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-Controleur-des-prisons-recidive' class='spip_in'&gt;LS n&#176; 949&lt;/a&gt;). D&#233;non&#231;ant les modalit&#233;s indignes des gardes &#224; vue &#8211; confiscation de lunettes, de soutien-gorge, de stylos, de m&#233;dicaments&#8230; &#8211;, la surpopulation des prisons, la r&#233;duction des moyens des h&#244;pitaux psychiatriques, le rapport, force est de le constater, n'avait pas beaucoup fait fr&#233;mir le pouvoir. &#171; On est t&#234;tu. On le redira &#187;, avait averti le Contr&#244;leur (nomm&#233; en juin pour six ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dont acte. Le 10 mars dernier, il revenait &#224; la charge, pointant de nouveau la &#171; v&#233;tust&#233;, la pauvret&#233;, la brutalit&#233; &#187; des prisons (et de certains commissariats), la faible proportion de d&#233;tenus ayant acc&#232;s au travail en maison d'arr&#234;t (seuls 15 % des d&#233;tenus travaillent), une r&#233;insertion d&#233;faillante (68 % des lib&#233;rations en 2009 ont &#233;t&#233; &#171; s&#232;ches &#187;, c'est-&#224;-dire sans pr&#233;paration).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la loi p&#233;nitentiaire de l'an dernier pr&#233;voit que &#171; toute personne condamn&#233;e est tenue d'exercer au moins une des activit&#233;s &#187; propos&#233;es, l'immense majorit&#233; des prisonniers &#171; s'ennuie &#224; mourir &#187; : manque de personnels et de moyens pour les rares activit&#233;s, listes d'attente kilom&#233;triques, situation encore pire pour ce qui concerne la formation professionnelle. Pourtant, l'importance de la lutte contre l'oisivet&#233; est aujourd'hui archi-reconnue pour conjurer le suicide et la r&#233;cidive, et favoriser la r&#233;insertion. Loin d'&#234;tre &#171; un &#233;l&#233;ment consubstantiel &#224; l'ex&#233;cution de la peine &#187;, l'activit&#233; est v&#233;cue par l'administration comme subalterne et encombrante. Et lorsqu'il y a travail, ajoute le CGLPL, il est sous-pay&#233;. En outre, la crise aurait entra&#238;n&#233; la diminution du travail en d&#233;tention de 30 % depuis juin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires g&#233;ants favoriseront l'augmentation de la violence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral d&#233;plore aussi les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires g&#233;ants dont la construction (2008-2012) pr&#233;voit 13 200 nouvelles places. Il se d&#233;clare &#171; pessimiste &#187;, estimant qu'ils favoriseront l'augmentation de la violence : &#171; On a amenuis&#233; plut&#244;t qu'accru les relations humaines et les surveillants sont d&#233;bord&#233;s. &#187; Il craint une acc&#233;l&#233;ration des fermetures des petits &#233;tablissements, qui observent pourtant moins de tensions, moins d'actes de violence, moins de suicides. &#171; On ne sait plus qui effectue le travail social en prison &#187;, insiste aussi le CGLPL, pointant un manque cruel de conseillers d'insertion et de probation (CIP) &#171; d&#233;bord&#233;s par les am&#233;nagements de peine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, l'omnipr&#233;sence de la vid&#233;osurveillance, y compris dans les lieux de confidentialit&#233; (parloirs avocat, local d'accueil des familles, unit&#233;s de consultation m&#233;dicale, etc.) est critiqu&#233;e. Le centre de r&#233;tention administrative de Toulouse compte ainsi 300 cam&#233;ras. Les surveillants, estime encore le Contr&#244;leur, vivent dans la crainte d'une sanction en cas du moindre incident, et &#171; entre la dignit&#233; d'un d&#233;tenu qu'ils vont c&#244;toyer pendant quelques mois et leur responsabilit&#233; personnelle, ils ont vite fait de choisir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pays compte aujourd'hui quelque 5 800 lieux d'enfermement (&#233;tablissements p&#233;nitentiaires, centres de r&#233;tention, locaux de garde &#224; vue, h&#244;pitaux psychiatriques, d&#233;p&#244;ts&#8230;), dont 215 ont &#233;t&#233; visit&#233;s par les services du CGLPL. C'est finalement la philosophie m&#234;me de ces lieux d'enfermement qui a fermement &#233;t&#233; mis en cause : &#171; Les personnes sortent rarement de ces lieux autrement que bris&#233;es ou r&#233;volt&#233;es. &#187; Mais ce Contr&#244;leur des prisons est lui-m&#234;me menac&#233; de disparition par le projet de loi sur le nouveau D&#233;fenseur des droits&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au secours des d&#233;crocheurs scolaires</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Au-secours-des-decrocheurs-scolaires-5484</link>
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		<dc:subject>966</dc:subject>

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&lt;p&gt;Environ 60 000 jeunes sortent chaque ann&#233;e du syst&#232;me scolaire sans formation. Avant d'en arriver l&#224;, ils ont &#233;t&#233; r&#233;guli&#232;rement absents des cours, voire exclus pour leur comportement pertubateur, signe de leur mal-&#234;tre. De nombreux dispositifs existent pour rep&#233;rer ces &#171; d&#233;crocheurs &#187; avant qu'ils n'atteignent l'&#226;ge de seize ans et disparaissent du paysage.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais leurs moyens sont limit&#233;s et parfois remis en question comme c'est le cas pour les r&#233;seaux d'aides sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
LIEN (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Environ 60 000 jeunes sortent chaque ann&#233;e du syst&#232;me scolaire sans formation. Avant d'en arriver l&#224;, ils ont &#233;t&#233; r&#233;guli&#232;rement absents des cours, voire exclus pour leur comportement pertubateur, signe de leur mal-&#234;tre. De nombreux dispositifs existent pour rep&#233;rer ces &#171; d&#233;crocheurs &#187; avant qu'ils n'atteignent l'&#226;ge de seize ans et disparaissent du paysage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais leurs moyens sont limit&#233;s et parfois remis en question comme c'est le cas pour les r&#233;seaux d'aides sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;p&gt;LIEN SOCIAL NUM&#201;RO 966 EST &#201;PUIS&#201;, MAIS DISPONIBLE EN &lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/secours-d%C3%A9crocheurs-scolaires-Lien-Social-ebook/dp/B077PJTXG5/ref=sr_1_10?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1515594636&amp;sr=1-10&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;VERSION NUM&#201;RIQUE&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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