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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Mineur, &#233;tranger, isol&#233; : triple handicap ?</title>
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		<title>Mineur, &#233;tranger, isol&#233; : triple handicap ?</title>
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		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
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&lt;p&gt;Quelle protection ? Quand seront pris en compte leurs droits fondamentaux ? Bien qu'ils rel&#232;vent de la protection de l'enfance, les mineurs isol&#233;s &#233;trangers sont rarement trait&#233;s comme des enfants en danger&#8230; Ils sont de plus en plus nombreux, surtout &#224; Paris. Les associations appellent l'Union europ&#233;enne &#224; cr&#233;er un statut sp&#233;cifique pour eux et &#224; s'int&#233;resser beaucoup plus &#224; leur prise en charge. &lt;br class='autobr' /&gt;
Gomm&#233;s des statistiques &#8211; on les estime &#224; environ 6 000 sur le sol national, arriv&#233;s de partout &#8211;, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelle protection ? Quand seront pris en compte leurs droits fondamentaux ? Bien qu'ils rel&#232;vent de la protection de l'enfance, les mineurs isol&#233;s &#233;trangers sont rarement trait&#233;s comme des enfants en danger&#8230; Ils sont de plus en plus nombreux, surtout &#224; Paris. Les associations appellent l'Union europ&#233;enne &#224; cr&#233;er un statut sp&#233;cifique pour eux et &#224; s'int&#233;resser beaucoup plus &#224; leur prise en charge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gomm&#233;s des statistiques &#8211; on les estime &#224; environ 6 000 sur le sol national, arriv&#233;s de partout &#8211;, disparaissant trop facilement des institutions dans lesquelles on a pu parfois les placer, les mineurs isol&#233;s &#233;trangers peuvent se d&#233;finir en plusieurs sous-cat&#233;gories, avec une vraie diversit&#233; de profils. Ils sont exil&#233;s fuyant la guerre, jeunes errants d&#233;j&#224; livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes depuis longtemps y compris dans leur pays, exploit&#233;s fuyant un r&#233;seau, fugueurs, jeunes envoy&#233;s par leur famille pour travailler, rejoignant un parent, &#171; oubli&#233;s &#187; par des passeurs&#8230; Il y en aurait, selon une estimation forc&#233;ment incertaine des associations, environ 100 000 en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mi-f&#233;vrier, l'association France terre d'asile lan&#231;ait un appel pour une protection europ&#233;enne des mineurs isol&#233;s &#233;trangers (MIE, appel&#233;s aussi en Europe mineurs &#233;trangers non accompagn&#233;s). Sign&#233; par de grands r&#233;seaux internationaux, de nombreuses personnalit&#233;s et des parlementaires europ&#233;ens, le texte d&#233;ploie quinze propositions d&#233;clin&#233;es autour de cinq axes : &#171; accepter, respecter, accompagner, prot&#233;ger, r&#233;unir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les vingt-sept &#201;tats membres de l'Union sont actuellement caract&#233;ris&#233;s par une absence totale d'harmonisation concernant la prise en charge de ces MIE ; la Commission europ&#233;enne doit toutefois pr&#233;senter avant la fin du semestre un plan d'action les concernant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pouvoirs publics auraient-ils enfin senti le probl&#232;me ? En d&#233;cembre dernier, la ministre de la Justice a confi&#233; &#224; une s&#233;natrice UMP, Isabelle Debr&#233;, une mission sur les MIE qui doit rendre ses conclusions fin mars. Elle doit analyser d'une part l'articulation entre &#201;tat et d&#233;partements et d'autre part celle entre juges pour enfants et autres magistrats. La D&#233;fenseure des enfants, de son c&#244;t&#233;, r&#233;clame la mise en place de plateformes d&#233;partementales pour faciliter leur prise en charge. Enfin, un observatoire missionn&#233; pour formuler des propositions d'am&#233;lioration de la prise en charge des MIE doit &#234;tre mis en place &#224; Paris dans l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ils sont de plus en plus nombreux &#224; Paris : en 2009, l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) en a accueilli environ 450 (et pr&#232;s d'un millier sur l'ensemble du territoire), le premier chiffre ayant plus que doubl&#233; en deux ans (11 % de filles, 89 % de gar&#231;ons). Si plus de quarante nationalit&#233;s sont d&#233;nombr&#233;es, les jeunes sont principalement originaires d'Afghanistan, d'Afrique (hors Maghreb) et du Moyen-Orient. Le 19 novembre dernier, un colloque intitul&#233; Quelle protection pour les mineurs isol&#233;s &#233;trangers ? avait indiqu&#233; qu'ils &#233;taient accueillis, via une cellule d'accueil des mineurs isol&#233;s (CAMI), soit en h&#233;bergement collectif (68 %), soit en placement familial (17 %), parfois en semi-autonomie (10 %), mais aussi &#224; l'h&#244;tel (7 %) pour des solutions provisoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e avait &#233;galement d&#233;nonc&#233; le d&#233;sengagement gouvernemental pour une question relevant &#224; la fois de la protection de l'enfance et du s&#233;jour des &#233;trangers&#8230; Ainsi, nombre d'enfants demandeurs d'asile (originaires par exemple du Congo, de Sierra Leone, d'Afghanistan, du Sri Lanka&#8230;) se voient au final opposer trop souvent par l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (Ofpra) des r&#233;ponses n&#233;gatives&#8230; Mais les associations &#8211; Hors la rue, la Fondation d'Auteuil, France terre d'asile, Enfants du monde-droits de l'homme (EM-DH) &#8211; ont &#233;voqu&#233; un v&#233;ritable processus d'engorgement : jusqu'&#224; &#171; quarante dossiers envoy&#233;s par l'ASE pour&#8230; trois places &#187;, t&#233;moignera Richard Galicier, de la fondation d'Auteuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un nouveau programme 2010 &#8211; 2014, la Ville de Paris a d'ailleurs d&#233;cid&#233; de cr&#233;er 85 places d'accueil, dont trente en placement familial, tout en demandant &#224; l'&#201;tat de cr&#233;er une plateforme r&#233;gionale de coordination et d'orientation des mineurs &#233;trangers isol&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le travail des associations&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me en d&#233;cembre, les premi&#232;res assises europ&#233;ennes des mineurs &#233;trangers isol&#233;s, tenues &#224; Lille (le Nord et le Pas-de-Calais sont &#233;galement particuli&#232;rement concern&#233;s), avaient rappel&#233; que l'acc&#232;s &#224; une protection, malgr&#233; la loi de 2007 qui les faisait en principe b&#233;n&#233;ficier, &#233;tait un v&#233;ritable parcours sem&#233; d'emb&#251;ches : refoulement, d&#233;tention, d&#233;faut de signalement, contestation de minorit&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, les associations font un boulot remarquable, d'autant plus que, selon les psychologues qui approchent ces jeunes, leur capacit&#233; de r&#233;silience est exceptionnelle. Leurs moyens : maraudes, suivis &#233;ducatifs, contrats jeunes majeurs n&#233;goci&#233;s avec l'ASE, essai de visualisation des parcours, mais aussi formation des travailleurs sociaux pour un changement de regard sur les changements de logique surprenants de ces m&#234;mes jeunes&#8230; Elles r&#233;clament, entre autres, la prohibition de tout enfermement de mineur isol&#233;, &#171; notamment en zone d'attente &#187;, l'abandon de d'expertise m&#233;dicale pour d&#233;terminer leur &#226;ge, une r&#233;elle application des mesures de protection de l'enfance, dont certaines sp&#233;cifiques pour les MIE la d&#233;livrance d'un titre de s&#233;jour au jeune majeur ayant fait l'objet de cette mesure de protection&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quelques propositions, en fin d'ann&#233;e, du ministre de l'Immigration sur les MIE n'ont pas, loin s'en faut, convaincu les associations, qui l'ont fait savoir : qu'elles concernent l'outil statistique, la s&#233;curisation des parcours, la s&#233;paration en zone d'attente des mineurs et des majeurs, l'administrateur ad hoc ou l'expertise osseuse, elles sont consid&#233;r&#233;es comme vell&#233;itaires et insuffisantes. D&#233;j&#224;, le 2 juin 2009, le comit&#233; des droits de l'enfant des Nations unies avait d&#233;nonc&#233; le non-respect de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) par les autorit&#233;s fran&#231;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au carrefour d'enjeux politiques et id&#233;ologiques, ces jeunes nous ram&#232;nent aux fondamentaux du travail social : il s'agit de fait, actuellement, de faire appliquer la convention internationale des droits de l'enfant dans une France particuli&#232;rement peu solidaire. Au-del&#224;, l'enjeu est puissant pour les associations et les pouvoirs publics : celui d'&#233;tablir des liens entre les diff&#233;rents dispositifs europ&#233;ens de protection de l'enfance (&lt;a href='https://www.lien-social.com/A-Caen-le-Samie-propose-un-accueil-jusqu-a-vingt-et-un-ans' class='spip_in'&gt;lire le reportage au service d'accueil des mineurs isol&#233;s &#233;trangers de Caen&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#192; Caen, le Samie propose un accueil jusqu'&#224; vingt et un ans</title>
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		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
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&lt;p&gt;Ouvert depuis septembre 2006, le service d'accueil des mineurs isol&#233;s &#233;trangers (Samie) est aujourd'hui constitu&#233; d'une &#233;quipe de neuf professionnels, dont six intervenants sociaux qui, au quotidien, assurent les suivis. Avec un &#226;ge moyen &#224; leur arriv&#233;e de dix-sept ans, les jeunes, qui d&#232;s le d&#233;but de leur prise en charge vivent en autonomie, restent en moyenne trente-cinq mois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au quatri&#232;me &#233;tage d'un immeuble, Xhevahir et Abbu partagent un petit appartement, certes modeste mais o&#249; chacun des deux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouvert depuis septembre 2006, le service d'accueil des mineurs isol&#233;s &#233;trangers (Samie) est aujourd'hui constitu&#233; d'une &#233;quipe de neuf professionnels, dont six intervenants sociaux qui, au quotidien, assurent les suivis. Avec un &#226;ge moyen &#224; leur arriv&#233;e de dix-sept ans, les jeunes, qui d&#232;s le d&#233;but de leur prise en charge vivent en autonomie, restent en moyenne trente-cinq mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au quatri&#232;me &#233;tage d'un immeuble, Xhevahir et Abbu partagent un petit appartement, certes modeste mais o&#249; chacun des deux jeunes hommes a sa chambre. Xhevahir, bient&#244;t dix-huit ans est arriv&#233; d'Albanie au printemps dernier tandis qu'Abbu, originaire du Sierra Leone, a pos&#233; le pied sur le sol fran&#231;ais en ao&#251;t 2008. Scolaris&#233;s dans un PIJA (P&#244;le d'insertion pour jeunes allophones), tous deux esp&#232;rent int&#233;grer un lyc&#233;e professionnel. Ils disposent d'un compte bancaire o&#249; chaque mois sont vers&#233;s 317 &#8364;. &lt;i&gt;&#171; Avec ce p&#233;cule, ils doivent se nourrir, se v&#234;tir, acheter les produits d'hygi&#232;ne et leur carte de bus. L'association prend en charge leurs licences sportives et leur participation &#224; la cantine scolaire du midi est limit&#233;e &#224; 30 &#8364; par mois &#187;&lt;/i&gt;, indique Christophe, intervenant social &#224; France terre d'asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, depuis trois ans, le conseil g&#233;n&#233;ral du Calvados, pr&#233;sid&#233;e par l'UMP Anne d'Ornano, finance dans le cadre de l'ASE, cette politique d'accueil innovante. Apr&#232;s avoir remport&#233; en 2004 l'appel d'offres pour reprendre la gestion d'une plate-forme d'accueil des mineurs isol&#233;s &#233;trangers, France terre d'asile propose ensuite &#224; son financeur d'aller plus loin. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'&#233;poque de la plate-forme, tous les jeunes &#233;taient mis &#224; l'h&#244;tel et il n'y avait qu'une seule intervenante sociale. Evidemment, face &#224; la charge de travail, elle privil&#233;giait le suivi administratif. Nous avons donc propos&#233; un projet avec un suivi des mineurs optimis&#233; &#187;&lt;/i&gt;, raconte Jean-Yves Delaunay, directeur du Samie, de la plate-forme d'accueil mais aussi d'un Cada (Centre d'accueil pour les demandeurs d'asile).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que dans ce centre agr&#233;&#233; pour quatre-vingts adolescents et o&#249; sur le seul dernier semestre 2009, quarante nouveaux venus sont arriv&#233;s, la t&#226;che n'est pas ais&#233;e. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s que nous pouvons, nous les inscrivons aux tests d'orientation organis&#233;s par le CIO. Ils restent en moyenne trois ans ici, il n'y a donc pas un seul jour &#224; perdre &#187;&lt;/i&gt;, estime Jean-Yves Delaunay. Evidemment c'est plus simple pour les francophones. Mais les anglophones ou les lusophones peuvent &#233;galement y participer. Car ici, de tr&#232;s nombreuses nationalit&#233;s se c&#244;toient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si en 2008, vingt-trois jeunes de dix nationalit&#233;s ont &#233;t&#233; admis, l'an pass&#233;, cinquante-six r&#233;fugi&#233;s sont arriv&#233;s de 20 pays dont dix d'Afghanistan. &lt;i&gt;&#171; Au pire, il se passe deux &#224; trois mois entre le moment o&#249; ils arrivent, les tests d'orientation et leur admission dans un &#233;tablissement scolaire &#187;&lt;/i&gt;, poursuit le directeur. Mais quand Agn&#232;s, bient&#244;t dix-sept ans et arriv&#233;e l'&#233;t&#233; dernier d'un pays francophone, est d&#233;j&#224; scolaris&#233;e en terminale g&#233;n&#233;rale, Abbu ou Xhevahir suivent les enseignements du Pija pour acqu&#233;rir le fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les filles qui repr&#233;sentent seulement 15 % de l'effectif s'accrochent plus &#224; leurs &#233;tudes, mais aussi d'une fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale au projet que l'&#233;quipe essaie de d&#233;terminer. Toutefois, un jeune qui n'accepte pas le suivi &#233;ducatif et la scolarisation ne peut pas &#234;tre pris en charge par la structure. Les jeunes s'ins&#232;rent diff&#233;remment selon leur pays d'origine. Les Afghans, par exemple, qui ne connaissent que tr&#232;s rarement le fran&#231;ais s'int&#232;grent mieux que d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, les jeunes Africains sont plus souvent en difficult&#233;. &lt;i&gt;&#171; Il y a le cas tr&#232;s particulier des enfants-soldats traumatis&#233;s par leur pass&#233; &lt;/i&gt; &#187;, constate Jean-Yves Delaunay. &lt;i&gt;&#171; Globalement, ceux qui arrivent en France sont ceux qui ont le plus de ressources. Le parcours est si difficile qu'il faut &#224; la fois avoir la niaque, le courage, l'audace, les ressources financi&#232;res, une bonne sant&#233;, etc. On peut &#234;tre admiratif ; ils ont vraiment fait le plus dur &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Jean-Yves Delaunay.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Acteurs de leur vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aussi, lorsqu'ils arrivent, l'&#233;quilibre entre leur laisser le temps de souffler, de poser les valises et les aider pour qu'ils s'investissent dans un projet est-il d&#233;licat. &lt;i&gt;&#171; Il arrive qu'un jeune mette en avant son histoire pour ne pas aller &#224; un entretien ou &#224; un stage de d&#233;couverte &#187;&lt;/i&gt;, souligne Soizic Mrani, intervenante sociale. Dans ces cas-l&#224;, la professionnelle n'esquive pas la difficult&#233; et r&#233;pond toujours la m&#234;me chose : &lt;i&gt;&#171; Ici, vous avez tous une histoire particuli&#232;rement difficile. &#187;&lt;/i&gt; Car au centre des pr&#233;occupations de France terre d'asile, la question majeure est bien que les jeunes continuent d'&#234;tre les acteurs de leur vie et non pas qu'ils la subissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se saisir de son destin passe bien s&#251;r par un dossier de demandeur d'asile aupr&#232;s de l'Ofpra, l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et des apatrides. &lt;i&gt;&#171; La demande d'asile est quelque chose de douloureux car elle n&#233;cessite de se souvenir, de verbaliser. Pour ces raisons, nous ne lan&#231;ons pas imm&#233;diatement cette d&#233;marche. Mais nous ne tra&#238;nons pas car il faut veiller &#224; ce qu'ils n'oublient pas et prendre en compte le temps &#8211; souvent tr&#232;s long &#8211; pour r&#233;unir les pi&#232;ces justificatives &#187;&lt;/i&gt;, insiste Jean-Yves Delaunay.&lt;br class='manualbr' /&gt;En outre, si les premi&#232;res bribes du r&#233;cit sont pos&#233;es dans le mois qui suit l'arriv&#233;e du jeune, la demande d'asile ne se fait qu'&#224; sa majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Demande d'asile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans cette structure o&#249; en moyenne chaque intervenant social suit entre dix et douze jeunes, Marion Bazin, titulaire d'un master 2 &#171; droits de l'homme &#187;, se charge de la r&#233;daction des dossiers. &lt;i&gt;&#171; Lors de la premi&#232;re visite en pr&#233;fecture pour la prise d'empreintes et la conformit&#233; avec l'accord Dublin 2&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#232;glement 243/2003 du 18 mars 2003 qui dans un objectif de meilleure (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;,&lt;i&gt; l'adolescent est accompagn&#233; de son intervenant r&#233;f&#233;rent. Ensuite, je prends le relais &#187;&lt;/i&gt;, explique la jeune femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier rendez-vous, la jeune femme les &#233;coute, les relance parfois. Pourquoi ont-ils quitt&#233; leur pays ? Qu'y ont-ils v&#233;cu ? Qu'est-ce qui les a pouss&#233;s &#224; partir ? De fait, ne pas perdre de vue qu'il faut apporter la preuve &#224; l'Opfra que &lt;i&gt;&#171; les craintes sont personnelles et actuelles &#187;&lt;/i&gt;. Marion Bazin prend des notes mais se garde bien de pointer les impr&#233;cisions ou les incoh&#233;rences. &lt;i&gt;&#171; Pour cette premi&#232;re fois, il est important qu'ils soient mis en confiance, qu'ils puissent raconter leur histoire &#187;&lt;/i&gt;, reprend-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que l'intransigeance des officiers de l'Ofpra contraint parfois la juriste &#224; bousculer ensuite les jeunes gens pour qu'ils se souviennent d'une date, d'un nom, d'un lieu. &lt;i&gt;&#171; Ils traitent les jeunes comme des adultes. Ils ont des questions tr&#232;s pr&#233;cises sur les partis politiques d'opposition, les menaces dont ont pu &#234;tre victimes leurs familles, etc. Ils ont en face d'eux des jeunes majeurs mais ils oublient compl&#232;tement l'adjectif &#171; jeune &#187;. Ils les consid&#232;rent trop souvent comme des adultes &#224; part enti&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, Marion Bazin pr&#233;f&#232;re pr&#233;parer les jeunes. &#171; Je mets le doigt sur les passages les plus &#171; faibles &#187; de leur histoire, les moments o&#249; ils ont le moins d'&#233;l&#233;ments en les pr&#233;venant que l'officier va pointer ces faiblesses et qu'il faudra savoir y r&#233;pondre &#187;, d&#233;taille-t-elle. Le rendez-vous &#224; l'Ofpra est donc ressenti par chacun comme une &#233;ch&#233;ance cruciale. Chaque intervenant social accompagne les jeunes qu'il suit mais une fois arriv&#233;s, le professionnel n'est pas toujours autoris&#233; &#224; assister &#224; l'entretien. &lt;i&gt;&#171; Dans la mesure o&#249; il s'agit de jeunes majeurs, ils ne sont pas cens&#233;s b&#233;n&#233;ficier, hormis le traducteur, de la pr&#233;sence d'un tiers. C'est &#224; la discr&#233;tion de l'officier et cela se produit une fois sur deux. M&#234;me si nous n'intervenons pas, c'est important d'&#234;tre l&#224;, et de plus, cela nous sert pour pr&#233;parer les entretiens suivants &#187;&lt;/i&gt;, note Marion Bazin. &lt;i&gt;&#171; L'entretien peut durer deux trois heures et l&#224;, c'est bon signe. Dans ce cas, le jeune s'est senti &#233;cout&#233;. Lorsque cela prend quinze minutes, c'est terrible et souvent, c'est une mauvaise indication sur l'issue du dossier &#187;&lt;/i&gt;, confie-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;riode de stress &#233;lev&#233;, la demande d'asile prend plusieurs semaines, voire plusieurs mois. &lt;i&gt;&#171; Du d&#233;but de la proc&#233;dure jusqu'&#224; sa fin, les jeunes sont inquiets, ils nous en parlent constamment &#187;&lt;/i&gt;, rapporte-t-elle. Ces derniers mois, les r&#233;fugi&#233;s ont essuy&#233; un tr&#232;s grand nombre de refus. &lt;i&gt;&#171; Nous avons actuellement une douzaine de recours &#224; la CNDA (Cour nationale du droit d'asile o&#249; les demandes sont &#233;tudi&#233;es par des magistrats), l'instance qui permet de faire appel &#187;&lt;/i&gt;, informe la juriste. En cas d'&#233;chec, il restera au jeune la possibilit&#233; de solliciter un titre de s&#233;jour. &#192; d&#233;faut, il vivra en France sans papiers ou partira vers un autre pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Projet d'int&#233;gration&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de construire un projet d'int&#233;gration avec le jeune et de le mettre en condition d'autonomie. Dans cet objectif, la direction a privil&#233;gi&#233; le logement autonome et ce, d&#232;s le d&#233;marrage de la prise en charge. &lt;i&gt;&#171; L'h&#244;tel est le sas d'entr&#233;e. Nous les observons, notamment leur sociabilit&#233;, leur capacit&#233; &#224; respecter une r&#232;gle, leur autonomie, etc. D&#232;s que c'est possible, ils entrent en appartement ou en r&#233;sidence h&#244;teli&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Jean-Yves Delaunay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que l'an pass&#233; l'afflux important de jeunes a largement contribu&#233; &#224; allonger l'acc&#232;s &#224; un appartement. Ainsi, Helder, arriv&#233; d'Angola en ao&#251;t dernier est-il toujours &#224; l'h&#244;tel. A presque dix-huit ans, le gar&#231;on ne se plaint pas mais l'on sent que c'est dur : &lt;i&gt;&#171; Vous pouvez venir me voir dix fois, vingt fois par jour si vous le souhaitez &#187;&lt;/i&gt;, lance-t-il &#224; St&#233;phane Cassiat et Soazic Mrani, deux intervenants sociaux qui, comme leurs coll&#232;gues, doivent aller visiter les jeunes &#224; leur domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses dix appartements lou&#233;s dans le parc priv&#233; (les bailleurs sociaux locaux refusent que des jeunes occupent leurs logements), le Samie h&#233;berge vingt-huit personnes. Les autres sont dans des r&#233;sidences h&#244;teli&#232;res ou &#224; l'h&#244;tel. &lt;i&gt;&#171; Au total, les jeunes sont r&#233;partis dans seize lieux de vie diff&#233;rents. L'avantage est que d&#232;s le d&#233;but, ils sont immerg&#233;s dans la soci&#233;t&#233;, dans une forme de r&#233;gime de droit commun. L'inconv&#233;nient est que lorsque nous organisons des r&#233;unions, ils ne sont pas forc&#233;ment motiv&#233;s puisqu'il faut venir jusqu'aux bureaux du Samie. Toutefois, nous pensons qu'il serait mieux d'accueillir les nouveaux arrivants dans une structure collective de type foyer. Les jeunes n'en expriment pas forc&#233;ment le besoin, mais nous sentons bien que l'h&#244;tel n'est pas la solution id&#233;ale. Ils se sentent isol&#233;s, nous devons aller les voir tr&#232;s souvent &#187;&lt;/i&gt;, regrette Jean-Yves Delaunay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, quand un nouveau arrive, l'intervenant social r&#233;f&#233;rent &#171; utilise &#187; souvent les pairs de la jeune personne. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, &#224; l'h&#244;tel, les plus anciens aident les nouveaux pour venir jusqu'au Samie, passer aux caisses automatiques dans les supermarch&#233;s ou encore aller renouveler le titre de transport &#187;&lt;/i&gt;, note Marion Bazin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis septembre dernier, l'amplitude horaire de l'&#233;quipe s'est &#233;largie : de 8h 30 &#224; 21h contre 9h-18h auparavant. Les six travailleurs sociaux sont r&#233;partis en trois bin&#244;mes mixtes (une volont&#233; de la direction g&#233;n&#233;rale) et deux semaines sur trois travaillent de 13h &#224; 21h. &lt;i&gt;&#171; L&#224; o&#249; est le bin&#244;me est int&#233;ressant c'est qu'&#224; partir de dix-huit heures, nous partons visiter les jeunes, voir comment cela se passe, si l'appartement est en bon &#233;tat, s'ils mangent, c'est plus facile d'arriver &#224; deux. Seul, l'intervenant social peut &#234;tre per&#231;u come un intrus. &#187;&lt;/i&gt; Cons&#233;quence directe de ces nouveaux horaires, la chute tr&#232;s sensible du nombre d'appels nocturnes aupr&#232;s du professionnel d'astreinte. &lt;i&gt;&#171; Ils ont &#233;t&#233; divis&#233;s par deux ou par trois. C'&#233;tait souvent des trucs li&#233;s &#224; des petites angoisses &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Jean-Yves Delaunay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre objectif de ces visites, parfois impromptues : v&#233;rifier comment les jeunes font face aux n&#233;cessit&#233;s de la vie quotidienne. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'ils arrivent, nous leur donnons des tickets service (fonctionnent comme des tickets resto et permettent d'acheter dans des magasins ndlr) et la possibilit&#233; d'acheter par exemple des v&#234;tements sur devis. C'est-&#224;-dire que si nous estimons qu'ils ont besoin de 45 euros d'habits, ils rep&#232;rent dans un magasin et se font &#233;tablir un devis &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Christophe. Avant de disposer d'un compte bancaire et d'une carte de paiement et de retrait, les adolescents passent par l'&#233;tape du demi-budget : &lt;i&gt;&#171; Nous leur confions des tickets-service pour les produits alimentaires et du liquide pour tout le reste &#187;&lt;/i&gt;, continue l'&#233;ducateur. Et d&#232;s que cela se passe bien, le jeune re&#231;oit chaque mois son p&#233;cule, distribu&#233; par l'association mais financ&#233; par le conseil g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que la mise en place des visites en fin de journ&#233;e &#8211; en moyenne deux par semaine &#8211; ne r&#233;jouissent pas du tout les plus anciens. &lt;i&gt;&#171; Ils vivent parfois cela comme une intrusion, estime Christophe. D'o&#249; l'importance d'&#234;tre &#224; deux. Toutefois, la plupart nous r&#233;serve un tr&#232;s bon accueil. D'ailleurs, les retours des jeunes sur notre travail sont tr&#232;s positifs ; ce qui est &#233;galement bon pour notre ego. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le temps des vacances&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me chose pour les activit&#233;s du week-end mises en place par l'&#233;quipe. &lt;i&gt;&#171; Il est extr&#234;mement difficile de les mobiliser &#187;&lt;/i&gt;, regrette Jean-Yves Delaunay. Marion Bazin et Christophe qui forment un autre bin&#244;me estiment que &lt;i&gt;&#171; c'est normal que les plus anciens dans la structure ne viennent pas. Cela signifie qu'ils se sont cr&#233;&#233; d'autres relations sociales. &#187;&lt;/i&gt; Si les week-ends se passent plut&#244;t bien, l'&#233;quipe ainsi que les jeunes appr&#233;hendent les vacances scolaires. &lt;i&gt;&#171; C'est toujours une p&#233;riode que je redoute, confie Jean-Yves Delaunay. Leurs copains d'&#233;cole sont en vacances avec leurs parents&#8230; Nous recevons des ch&#232;ques-vacances du Secours populaire mais lorsque nous voulons monter un projet, nous avons &#233;norm&#233;ment de mal &#224; mobiliser les jeunes en amont &#187;&lt;/i&gt;, regrette-t-il. Et d'&#233;voquer la possibilit&#233; de monter un camp d'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vacances mais aussi la sortie du dispositif d'un jeune constituent une &#233;ch&#233;ance importante : &#224; ce moment-l&#224;, d'autres structures comme la Mission Locale ou le service d'aide aux jeunes en difficult&#233; vont prendre le relais. &lt;i&gt;&#171; Au dernier renouvellement du contrat jeune majeur, nous attirons toute leur attention sur cette date. A nous de les accompagner pour qu'ils sachent r&#233;diger un curriculum vitae, qu'ils aient un appartement, qu'ils sachent l'assurer, etc. &#187;&lt;/i&gt; conclut Jean-Yves Delaunay.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#232;glement 243/2003 du 18 mars 2003 qui dans un objectif de meilleure r&#233;partition des demandeurs d'asile sur le territoire de l'Union Europ&#233;enne pr&#233;voit que le &#171; premier &#187; pays o&#249; la personne a pos&#233; le pied sera le pays de r&#233;f&#233;rence&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Etre adulte &#233;ducateur c'est&#8230;</title>
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		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>965</dc:subject>

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&lt;p&gt;La couverture du livre commise par l'ami Jiho donnerait &#224; penser qu'il s'agit d'un manuel de coups de pieds au cul subventionn&#233; par l'extr&#234;me droite. Ce dessin ouvre, au second degr&#233; bien s&#251;r, un parcours de r&#233;flexions sur la philosophie d'un m&#233;tier o&#249; les fesses des m&#244;mes ne risquent (plus) rien. D'embl&#233;e, l'auteur rappelle cette boutade de Freud : &#233;duquer est un m&#233;tier impossible. Nullement d&#233;courag&#233;, Philippe Gaberan s'attache en deux cents pages et trente pr&#233;conisations &#224; d&#233;montrer le contraire ! Ce petit (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton3152-061b8.jpg?1693464249' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La couverture du livre commise par l'ami Jiho donnerait &#224; penser qu'il s'agit d'un manuel de coups de pieds au cul subventionn&#233; par l'extr&#234;me droite. Ce dessin ouvre, au second degr&#233; bien s&#251;r, un parcours de r&#233;flexions sur la philosophie d'un m&#233;tier o&#249; les fesses des m&#244;mes ne risquent (plus) rien. D'embl&#233;e, l'auteur rappelle cette boutade de Freud : &#233;duquer est un m&#233;tier impossible. Nullement d&#233;courag&#233;, Philippe Gaberan s'attache en deux cents pages et trente pr&#233;conisations &#224; d&#233;montrer le contraire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce petit livre est une m&#233;ditation religieusement la&#239;que sur notre impossible m&#233;tier, organis&#233;e autour de la sainte trinit&#233; constitu&#233;e par le p&#232;re, le professeur et l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. Bien s&#251;r que l'autorit&#233; est en chute libre et que la postmodernit&#233; retire la sienne &#224; l'Etat central. Mais, l'&#233;ducateur est investi du devoir de transmettre une histoire humaine, constitu&#233;e d'exp&#233;riences et de valeurs d'o&#249; surgit, sans cesse r&#233;actualis&#233;e et vivifi&#233;e, la question du sens &#224; la vie, et, par cons&#233;quent, celle du sens de la relation &#233;ducative qui doit s'&#233;tablir sur un socle anthropologique et subversif : &#171; Par-del&#224; la relation &#224; l'autre, veilleurs de l'humain et sentinelles des droits de l'homme, le p&#232;re, le professeur et l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; sont trois figures de l'adulte &#233;ducateur qui viennent taquiner la question du pouvoir et de son exercice (p.8-9) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par les temps qui courent, vaste programme ! On comprend que les p&#232;res soient en difficult&#233;, les profs dans la rue et les &#233;ducateurs suspects de complicit&#233; avec les jeunes. Le pouvoir n'aime pas, n'aimera jamais, qu'on propose aux jeunes des exp&#233;riences de libert&#233;. Gaberan a raison d'affirmer que si l'&#233;ducation est un art, elle est aussi une science confront&#233;e sans cesse &#224; la complexit&#233;, &#224; la diversit&#233; et &#224; la mouvance de son objet. Reste une obligation de moyens sinon de r&#233;sultats. Le libertarisme &#233;conomique et id&#233;ologique n'aime pas &#231;&#224; non plus ! Et l'auteur en col&#232;re de murmurer (quand on le conna&#238;t, on appr&#233;cie sa retenue) : &#171; Ceux qui, managers des temps modernes, pr&#233;tendent pouvoir &#233;tablir un autre rapport &#224; la r&#233;alit&#233; que celui-l&#224;, sont des petits comptables de la chose humaine et non des responsables de dispositifs d'aide &#233;ducative et de soin &#187; (p.71)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impossible de commenter ici les trente ma&#238;tres mots qui ouvrent au possible nos impossibles m&#233;tiers. Ils tombent en fin de chaque paragraphe comme l'ainsi-soit-il d'une sorte de pri&#232;re professionnelle, pri&#232;re parce qu'elle touche au sacr&#233; de l'enfant. Reste une &#233;nigme. Si le p&#232;re s'occupe de l'enfant, le prof de l'&#233;l&#232;ve, l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, selon Gaberan, s'occupe de l'autre, sans jamais nommer explicitement l'enfant, l'ado ou le jeune. Est-ce &#224; dire que ce qui sp&#233;cifie cette relation &#233;ducative singuli&#232;re, c'est une exp&#233;rience d'alt&#233;rit&#233; qui engage l'&#234;tre de l'&#233;ducateur dans la clinique de la souffrance ? Comme a dit Freud : &#171; L'autre, c'est moi &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2010 (206 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accompagner l'enfant incasable et sa famille</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
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&lt;p&gt;Ils sont engag&#233;s dans une funeste et chronique farandole d'institutions, de familles d'accueil, et de lieux de vie, qu'ils mettent successivement en &#233;chec. Ils ont &#233;t&#233; au choix : abandonn&#233;s, mal adopt&#233;s, battus, viol&#233;s, victimes d'inceste, prostitu&#233;s, exploit&#233;s, drogu&#233;s, quand ils n'ont pas &#233;t&#233; simplement mal d&#233;sir&#233;s ou n&#233;s au mauvais moment. Mais ce n'est pas suffisant pour entrer dans le club des borderline et des patates chaudes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour r&#233;ussir son examen de sales gosses, encore faut-il qu'ils ne puissent (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton3153-a316a.jpg?1693464249' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont engag&#233;s dans une funeste et chronique farandole d'institutions, de familles d'accueil, et de lieux de vie, qu'ils mettent successivement en &#233;chec. Ils ont &#233;t&#233; au choix : abandonn&#233;s, mal adopt&#233;s, battus, viol&#233;s, victimes d'inceste, prostitu&#233;s, exploit&#233;s, drogu&#233;s, quand ils n'ont pas &#233;t&#233; simplement mal d&#233;sir&#233;s ou n&#233;s au mauvais moment. Mais ce n'est pas suffisant pour entrer dans le club des borderline et des patates chaudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;ussir son examen de sales gosses, encore faut-il qu'ils ne puissent exprimer leurs souffrances que par une violence qui devient leur seul mode d'expression. Leurs comportements inadapt&#233;s d&#233;clenchent une machine r&#233;pressive qui ne fait que d&#233;cupler en retour leur r&#233;volte et leurs transgressions. Quand une &#233;claircie se fait jour, c'est le syndrome de l'&#233;lastique qui leur colle &#224; la peau : leur moindre faux pas ou leur saute d'humeur est alors syst&#233;matiquement renvoy&#233; &#224; leur lourd pass&#233;. Retour &#224; la case d&#233;part : ils n'ont plus droit &#224; l'erreur. Les &#233;quipes &#233;ducatives s'&#233;puisent, ne sachant plus comment leur faire face et s'inqui&#232;tent surtout du danger qu'ils repr&#233;sentent face aux autres enfants du groupe qu'ils entra&#238;nent ou menacent physiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armand de Soto n'a pas de solution &#224; nous proposer. Il n'a que son exp&#233;rience de chef de service, poste qu'il exerce en parall&#232;le avec une qualification de th&#233;rapeute familial syst&#233;micien. Des six r&#233;cits de prise en charge d'incasables que cet &#171; &#233;ducoth&#233;rapeute familial &#187; nous pr&#233;sente ici, on peut retenir trois enseignements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier d'entre eux tient aux rencontres d&#233;cisives que ces enfants peuvent faire avec des adultes qui s'engagent aupr&#232;s eux dans un travail pugnace et de longue haleine, en ne craignant ni le risque du transfert, ni celui de l'implication affective : &#171; de ce qui fait du p&#232;re pour un enfant dans sa rencontre avec un homme &#187; (p.49). L'enclenchement d'une dynamique de r&#233;silience est bien l'une des conditions de la reconqu&#234;te de leur estime de soi : compter aux yeux de quelqu'un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second enseignement : &#171; Il faut inventer, s'adapter. Beaucoup le disent, peu osent &#187; (p.19). Car la d&#233;marche p&#233;dagogique tend &#224; s'aseptiser et &#224; se vider de son sens humaniste au profit du principe de pr&#233;caution qui prive la relation de bien des rep&#232;res. Et l'auteur de d&#233;crire les s&#233;jours de rupture sollicit&#233;s tant sur mer que sur le continent africain, pour tenter des solutions improbables&#8230; qui fonctionnent souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me enseignement : ne pas r&#233;duire ce que met en sc&#232;ne l'enfant &#224; une simple probl&#233;matique individuelle mais consid&#233;rer son sympt&#244;me comme significatif des dysfonctionnements de son groupe familial. Ce qu'illustre longuement l'auteur dans sa pratique aupr&#232;s des familles, qui s'appuie sur les apports de la syst&#233;mie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2010 (199 p. ; 17,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une journ&#233;e sans immigr&#233;s</title>
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&lt;p&gt;Malgr&#233; le fait qu'ils aient d'&#233;vidence un r&#244;le d&#233;terminant &#8211; ils renforcent la croissance &#8211;, les travailleurs issus de l'immigration sont largement stigmatis&#233;s. Mais &#224; quoi ressemblerait une France sans immigr&#233;s ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon les donn&#233;es issues du recensement Insee de 2007, les immigr&#233;s r&#233;sidant en France travaillant ou en situation de ch&#244;mage atteignaient 2,4 millions, soit 8,6 % des actifs. Selon l'organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE), la part de la seule &#171; population active (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; le fait qu'ils aient d'&#233;vidence un r&#244;le d&#233;terminant &#8211; ils renforcent la croissance &#8211;, les travailleurs issus de l'immigration sont largement stigmatis&#233;s. Mais &#224; quoi ressemblerait une France sans immigr&#233;s ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon les donn&#233;es issues du recensement Insee de 2007, les immigr&#233;s r&#233;sidant en France travaillant ou en situation de ch&#244;mage atteignaient 2,4 millions, soit 8,6 % des actifs. Selon l'organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE), la part de la seule &#171; population active occup&#233;e &#187; (hors ch&#244;meurs) s'&#233;tablissait pour la m&#234;me ann&#233;e &#224; 11,7 %, restant stable au fil des ann&#233;es. L'organisme estimait que &#171; quelle que soit la conjoncture, on ne s'en passe pas &#187;. Les secteurs concern&#233;s couvrent un large &#233;ventail : industrie, agriculture, construction, h&#244;tellerie, services, repr&#233;sentant parfois jusqu'&#224; 20 % de la main-d'&#339;uvre. Leur part progresse dans certaines sph&#232;res, telle celle de l'informatique. Aujourd'hui, les fils d'immigr&#233;s sont &#233;boueurs, m&#233;decins, r&#233;alisateurs, plongeurs, comptables ou ministres. Parfois, ils sont sans papiers, mais paient des imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, &#171; le mot immigr&#233; est presque devenu une insulte &#187;, estiment les organisateurs de &lt;a href=&#034;http://www.lajourneesansimmigres.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la journ&#233;e sans immigr&#233;s&lt;/a&gt;. Le 1er mars &#8211; jour anniversaire de l'entr&#233;e en vigueur du code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et du droit d'asile (Ceseda) instaurant une immigration choisie sur des crit&#232;res &#233;conomiques &#8211;, cette journ&#233;e particuli&#232;re a voulu d&#233;montrer l'apport des immigr&#233;s dans la vie &#233;conomique. Rassemblements devant les mairies, prises de RTT symboliques, port d'un ruban jaune ont concr&#233;tis&#233; la protestation. &#192; Paris et dans les grandes villes du pays, &#224; l'initiative du collectif 24 heures sans nous soutenu par de nombreuses associations, les mairies ont vu des milliers de personnes r&#233;unies dans un m&#234;me refus de la stigmatisation actuelle et de l'instrumentalisation politique de l'immigration, avec d&#233;bats, &#233;changes, musiques partag&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Exasp&#233;ration grandissante face au m&#233;pris et &#224; la stigmatisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce boycott &#233;conomique (une journ&#233;e sans production ni consommation) est issu d'une id&#233;e ayant germ&#233; il y a quelques ann&#233;es chez les immigr&#233;s latino-am&#233;ricains des &#201;tats-Unis. En 2006, plusieurs villes importantes avaient &#233;t&#233; paralys&#233;es outre-Atlantique par ces travailleurs hispaniques, &#224; la suite d'une loi criminalisant le travail clandestin (ils avaient eu gain de cause, obtenant le retrait du texte). L'initiative du 1er mars s'est faite europ&#233;enne : des collectifs se sont form&#233;s en Italie, Espagne, Gr&#232;ce&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le d&#233;rapage en septembre dernier de Brice Hortefeux, ministre de l'Int&#233;rieur, au sujet d'un jeune militant UMP d'origine maghr&#233;bine &#8211; avec ceux de Morano, de Fr&#234;che et de quelques autres &#8211; avaient mis le feu aux poudres, f&#233;d&#233;rant des milliers de personnes via un groupe Facebook. M&#234;me n&#233; ici, rappellent les protestataires, un jeune &#171; issu de l'immigration &#187; n'est jamais un Fran&#231;ais &#224; part enti&#232;re : certains, par exemple, ont quinze fois plus de probabilit&#233;s de se faire contr&#244;ler par la police qu'un autre jeune. Les membres du collectif avaient propos&#233; &#224; Sarkozy, lui aussi fils d'immigr&#233;, de prendre position sur le sujet. Certes, le mouvement reste symbolique, et son impact sera probablement plus qualitatif que quantitatif. Quoi qu'il en soit, il aura d&#233;montr&#233; le r&#244;le de l'immigration dans l'&#233;conomie &#8211; que la France, contrairement &#224; d'autres pays voisins, n'a jamais cherch&#233; &#224; conna&#238;tre &#8211;, mais aussi l'exasp&#233;ration grandissante face au m&#233;pris et &#224; la stigmatisation, de plus en plus francs dans les discours politiques actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est n&#233;anmoins d'en faire un &#233;v&#233;nement annuel et europ&#233;en. Le mouvement se rapproche d'autres initiatives citoyennes, tel l'appel &#224; la suppression du minist&#232;re de l'Identit&#233; nationale, et pr&#233;pare des propositions &#224; soumettre au Parlement europ&#233;en.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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