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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>SDF, pourtant des solutions existent</title>
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		<title>SDF, pourtant des solutions existent</title>
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&lt;p&gt;Les rapports qui se multiplient sur les sans domicile fixe font &#233;tat d'une situation de plus en plus difficile. La loi DALO ne tient pas ses promesses, les logements sociaux manquent cruellement, les CHRS sont satur&#233;s et loger les plus pr&#233;caires ne semble pas &#234;tre la priorit&#233; du gouvernement. Face &#224; ces personnes toujours plus nombreuses &#224; se retrouver &#224; la rue, il arrive que des citoyens se mobilisent. C'est le cas de la belle aventure de copains nantais qui se sont r&#233;unis au sein de l'association (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les rapports qui se multiplient sur les sans domicile fixe font &#233;tat d'une situation de plus en plus difficile. La loi DALO ne tient pas ses promesses, les logements sociaux manquent cruellement, les CHRS sont satur&#233;s et loger les plus pr&#233;caires ne semble pas &#234;tre la priorit&#233; du gouvernement. Face &#224; ces personnes toujours plus nombreuses &#224; se retrouver &#224; la rue, il arrive que des citoyens se mobilisent. C'est le cas de la belle aventure de copains nantais qui se sont r&#233;unis au sein de l'association de Toit &#224; moi pour acheter des appartements afin d'y h&#233;berger des SDF (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Quand-les-citoyens-prennent-en-charge-les-SDF' class='spip_in'&gt;lire l'article&lt;/a&gt;). Une action citoyenne qui doit interroger les pouvoirs publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La situation des sans-logis en France s'aggrave d'ann&#233;e en ann&#233;e : selon le dernier rapport 2009 de la fondation Abb&#233; Pierre, 350 000 personnes vivent dehors ou dans un centre d'h&#233;bergement d'urgence ou d'insertion, 100 000 en camping, 150 000 chez un tiers et plus de 300 000 sont log&#233;es de mani&#232;re atypique : h&#244;tel &#224; l'ann&#233;e, constructions provisoires, habitations de fortune&#8230; Et parmi elles de plus en plus d'enfants. &#171; Notre coll&#232;ge accueille 615 &#233;l&#232;ves et j'en suis personnellement 170, dont 22 vivent &#224; l'h&#244;tel et 65 dans des squats ou chez des amis &#187;, t&#233;moigne Dominique Vilaine, assistante sociale scolaire au coll&#232;ge Jos&#233;phine-Baker de Saint-Ouen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une &#233;tude parue en 2006, 36 % des effectifs h&#233;berg&#233;s par les CHRS &#233;taient constitu&#233;s de mineurs. Et &#224; Paris, en 2007, le Samu social a log&#233; 6 480 personnes en famille &#224; l'h&#244;tel et 3 138 autres en centre d'urgence. Nombre d'enfants et d'adolescents sont ainsi ballott&#233;s avec leurs parents, au gr&#233; des disponibilit&#233;s du 115 : h&#244;tels, gymnases, foyers quand ce ne sont pas des squats. On peut imaginer les effets que cette instabilit&#233; et cette ins&#233;curit&#233; permanentes peuvent produire sur leur &#233;quilibre et leur &#233;volution. Dominique Vilaine rapporte ces situations d'enfants qui n'osent pas se plaindre, mais qui somatisent, souffrent de maux de t&#234;te, refont pipi au lit : &#171; Un gamin de quinze ans me r&#233;p&#233;tait sans cesse qu'il avait mal au dos, alors j'ai fini par faire une visite &#224; son domicile. En fait, il dormait dans une chambre d'h&#244;tel minuscule, dans le m&#234;me lit que sa m&#232;re qui pla&#231;ait un traversin entre elle et lui. La nuit, le m&#244;me se contorsionnait pour ne pas tomber ni toucher le corps de sa m&#232;re, d'o&#249; les lombaires ankylos&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est loin du clich&#233; du clochard seul au monde. En effet, m&#234;me si les s&#233;parations conjugales, les conflits pass&#233;s, les placements ou l'exil ont pu distendre les liens, 97 % des SDF ont une famille avec laquelle ils restent en contact r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La loi Dalo, une fiction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il manque environ 800 000 logements. Pour r&#233;sorber cette situation, il faudrait en construire 400 &#224; 500 000 par an, dont 120 000 logements sociaux. Cette absence de toute possibilit&#233; d'offre r&#233;sidentielle explique la saturation des 300 000 places d'accueil d'urgence o&#249; stagnent nombre de personnes qui n'auraient rien &#224; y faire, s'ils pouvaient obtenir un logement d&#233;cent et p&#233;renne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi dite du droit opposable au logement (Dalo) vot&#233;e le 5 mars 2007, qui a pu constituer en son temps un espoir, reste une fiction. Fin f&#233;vrier 2009, 67 000 demandes avaient &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;es. Un tiers d'entre elles ont &#233;t&#233; reconnues valides. Seuls 4 300 m&#233;nages ont obtenu un toit. Logique quand on sait que rien qu'&#224; Paris 1 000 logements sont disponibles chaque ann&#233;e pour 6 000 dossiers prioritaires. Les sages du Conseil d'Etat ont not&#233; r&#233;cemment : &#171; Sur la p&#233;riode 2002-2005, 28 rapports ont &#233;t&#233; recens&#233;s contenant &#224; eux seuls plus d'un millier de propositions r&#233;guli&#232;rement recycl&#233;es faute d'avoir &#233;t&#233; toutes mises en &#339;uvre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des solutions existent donc. Ce qui manque, c'est la volont&#233; politique. Un gouvernement, occup&#233; &#224; pr&#233;server les int&#233;r&#234;ts des plus riches (paquet fiscal), &#224; diminuer les imp&#244;ts des entreprises (suppression de la taxe professionnelle, diminution du taux de la TVA pour les restaurateurs) et &#224; r&#233;duire les cr&#233;dits accord&#233;s aux organismes charg&#233;s d'accompagner les SDF vers l'insertion, ne peut s'int&#233;resser &#224; une machine &#224; broyer les familles les plus pauvres. Mais, le taux de 44 % de communes de l'Ile-de-France qui pr&#233;f&#232;rent payer une taxe plut&#244;t que de respecter le quota l&#233;gal de 20 % de logements sociaux impos&#233;s par l'article 55 de la loi Solidarit&#233; et renouvellement urbain vot&#233;e le 13 d&#233;cembre 2000 d&#233;montre que le probl&#232;me ne se limite pas au seul Etat central, mais nous interroge tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, les politiques sociales ne restent pas inertes face &#224; la d&#233;tresse des sans-logis. Mais on marche totalement sur la t&#234;te. Par exemple, un m&#233;nage h&#233;berg&#233; en CHRS co&#251;te &#224; la collectivit&#233; 52 254 euros par an. &#192; l'h&#244;tel, il revient &#224; 19 122 euros. Une location ou une sous-location dans le priv&#233; reviendrait &#224; 10 000 euros, selon le rapport remis par le d&#233;put&#233; UMP Etienne Pinte au premier ministre, en janvier 2008. &#192; ce jour, les 55 millions d'euros annuels d&#233;pens&#233;s par les services sociaux pour loger 4 000 familles dans des chambres d'h&#244;tel pas toujours salubres et d&#233;centes ne servent qu'&#224; engraisser des marchands de sommeil.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand les citoyens prennent en charge les SDF</title>
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		<dc:subject>SDF</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; Nantes, un groupe de personnes, r&#233;unies au sein de l'association Toit &#224; moi, vient de d&#233;montrer que l'action sociale n'est l'apanage ni des politiques ni des professionnels. Un exemple &#224; suivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il est un public que l'on peut difficilement ignorer, c'est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centres-ville. Ils se postent &#224; la porte des sup&#233;rettes ou devant les cabines de paiement des parkings, esp&#233;rant les quelques pi&#232;ces de monnaie qu'on vient de r&#233;cup&#233;rer. On les retrouve parfois, au (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Nantes, un groupe de personnes, r&#233;unies au sein de l'association &lt;a href=&#034;http://www.toitamoi.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Toit &#224; moi&lt;/a&gt;, vient de d&#233;montrer que l'action sociale n'est l'apanage ni des politiques ni des professionnels. Un exemple &#224; suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est un public que l'on peut difficilement ignorer, c'est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centres-ville. Ils se postent &#224; la porte des sup&#233;rettes ou devant les cabines de paiement des parkings, esp&#233;rant les quelques pi&#232;ces de monnaie qu'on vient de r&#233;cup&#233;rer. On les retrouve parfois, au d&#233;tour d'une rue pi&#233;tonne, dans une posture d'imploration, &#224; genoux, les mains tendues, la t&#234;te baiss&#233;e. Une telle visibilit&#233; ne peut laisser insensible. Si certains d'entre nous tournent les yeux, g&#234;n&#233;s, d'autres les regardent furibonds en pensant tr&#232;s fort &#171; ils n'ont qu'&#224; aller bosser, ces fain&#233;ants &#187;. Mais nous sommes tout aussi nombreux &#224; nous r&#233;volter, voire &#224; culpabiliser de notre impuissance face &#224; une situation qui non seulement perdure, mais s'amplifie au fil des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas, en ce jour de 2006, de Denis Castin (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Denis-Castin-president-de-l-association-Toit-a-moi' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;), attabl&#233; &#224; une terrasse de caf&#233; et qui supporte difficilement de rester passif face aux SDF qui se trouvent de l'autre c&#244;t&#233; de la rue. Pourtant, il n'est pas pr&#234;t &#224; en accueillir chez lui. Pas plus qu'il n'a les moyens de leur payer un loyer. Na&#238;t alors une id&#233;e aussi utopique que saugrenue : et s'ils s'y mettaient &#224; plusieurs pour r&#233;unir les sommes n&#233;cessaires &#224; la location d'un logement ? Il en parle &#224; un ami, Gwena&#235;l Morvan, qui loin de le dissuader, d&#233;cide de le rejoindre dans cette aventure. Et nos deux comp&#232;res de solliciter leur r&#233;seau familial, amical, professionnel, relationnel&#8230; qui, contre toute attente, r&#233;pond favorablement &#224; leur id&#233;e. Le 1er janvier 2007, se cr&#233;e l'association Toit &#224; moi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La gen&#232;se de l'association&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toute l'ann&#233;e va &#234;tre consacr&#233;e &#224; des &#233;tudes de faisabilit&#233;. La DDASS est contact&#233;e. Mais cette administration appara&#238;t tr&#232;s hostile. Non seulement, elle refuse le principe du versement du m&#234;me prix de journ&#233;e que celui qu'elle accorde aux CHRS, mais elle se montre tout &#224; fait incr&#233;dule face &#224; ce projet. Pourtant, l'effet boule de neige agissant, le nombre de particuliers pr&#234;ts &#224; s'engager non sur un don ponctuel, mais sur un vrai parrainage, s'accro&#238;t. De fait, ils sont aujourd'hui plus d'une centaine &#224; verser mensuellement une somme moyenne de 15 &#224; 20 &#8364;. Les personnes morales ne sont pas oubli&#233;es : sur les nombreux artisans, entreprises, collectivit&#233;s, banques, institutions sociales, fondation sollicit&#233;s, plus d'une quinzaine s'engagent financi&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que vers une location, l'association s'oriente alors vers une acquisition. Un emprunt est contract&#233;, avec un remboursement sur cinq ans. Les promesses de contributions r&#233;guli&#232;res permettent, en octobre 2008 l'achat, pour 80 000 &#8364;, d'un premier T1bis. Mais il ne suffit pas d'avoir la bienveillance n&#233;cessaire et une bonne volont&#233; &#224; revendre, pour savoir comment accompagner une population aussi complexe. La n&#233;cessit&#233; d'une intervention professionnelle s'impose &#224; tous. C'est Caroline Spagnol, d&#233;j&#224; b&#233;n&#233;vole dans l'association et par ailleurs conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale de formation, qui va venir remplir cette fonction : elle devient salari&#233;e de Toit &#224; moi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les crit&#232;res d'admission&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le logement acquis et un professionnel recrut&#233;, il ne restait plus qu'&#224; trouver la personne b&#233;n&#233;ficiaire. L'association va alors &#233;laborer des crit&#232;res permettant d'&#233;tudier les candidatures &#224; ce logement. On a trop souvent tendance &#224; globaliser et g&#233;n&#233;raliser les situations des personnes sans domicile fixe. Pourtant, chaque cas est diff&#233;rent. On peut se retrouver &#224; la rue &#224; la suite d'un accident de parcours ponctuel, comme on peut y &#234;tre depuis des ann&#233;es dans un processus de chronicisation. La personne concern&#233;e peut &#234;tre dot&#233;e de comp&#233;tences pouvant assez rapidement &#234;tre r&#233;activ&#233;es, comme elle peut &#234;tre plong&#233;e dans une d&#233;socialisation aggrav&#233;e pas des difficult&#233;s psychiatriques que d'aucuns jugent irr&#233;versibles. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'apporter des r&#233;ponses adapt&#233;es &#224; la probl&#233;matique de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cr&#233;neau choisi par Toit &#224; moi n'est pas celui du premier accueil : l'h&#233;bergement d'urgence est &#233;cart&#233;. L'association consid&#232;re son intervention comme une transition vers une situation normalis&#233;e : elle permet d'avoir chaque soir un toit sous lequel dormir, qui plus est, toit que l'on peut payer chaque mois &#224; partir de ses propres ressources. Trois crit&#232;res sont donc d&#233;finis : une recherche de logement certes, mais aussi une situation d'isolement et de rupture sociale, avec quand m&#234;me un minimum de capacit&#233; &#224; se prendre en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment &#231;a marche ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toit &#224; moi n'a jamais imagin&#233; fonctionner dans une logique de charit&#233;. Sa d&#233;marche rel&#232;ve de la solidarit&#233; citoyenne. Il n'est donc pas question d'une quelconque gratuit&#233; pour la personne b&#233;n&#233;ficiaire qui est invit&#233;e &#224; signer un contrat d'occupation pr&#233;caire. Il lui est demand&#233; de payer une indemnit&#233; d'occupation de 270 &#8364;. Le prix du march&#233; pour les studios &#233;quivalents s'&#233;l&#232;ve dans le m&#234;me immeuble &#224; 450 &#8364;. Une fois l'APL d&#233;duite, il lui reste 18 &#8364; &#224; d&#233;bourser. A quoi, il lui faut rajouter les charges aff&#233;rentes tels l'EDF ou l'assurance habitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de l'association &#233;tant bien de donner un coup de main pour permettre de retrouver sa place dans la soci&#233;t&#233;, il ne s'agit ni d'imaginer une installation d&#233;finitive, ni d'attendre passivement que la situation s'am&#233;liore d'elle-m&#234;me. M&#234;me si la personne accueillie n'est pas plac&#233;e devant une &#233;ch&#233;ance imp&#233;rative, tout est mis en &#339;uvre pour lui permettre de progresser dans son projet d'autonomisation. C'est d'abord Caroline Spagnol, la conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale de l'association, qui se met &#224; disposition &#224; raison d'un &#224; deux entretiens par semaine, pour favoriser la r&#233;appropriation de la vie quotidienne dans une logique d'accompagnement social global. Mais c'est aussi une dizaine de b&#233;n&#233;voles qui donnent de leur temps pour rendre visite &#224; la personne accueillie. Il s'agit d'&#234;tre pr&#233;sent aupr&#232;s d'elle pour l'aider &#224; retisser progressivement son r&#233;seau relationnel. Cette mobilisation de tant d'&#233;nergie autour d'une m&#234;me personne n'est pas sans poser un certain nombre de questions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sous le feu des critiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout &#231;a, pour loger une seule personne ! &#187; La r&#233;flexion fuse de temps &#224; autre, quand l'association explique son action. Il est vrai que le r&#233;sultat obtenu est infime au regard des efforts d&#233;ploy&#233;s et des besoins restant encore &#224; satisfaire. M&#234;me si une personne r&#233;ins&#233;r&#233;e, c'est toujours &#231;a de fait, ce n'est pas d&#233;lib&#233;r&#233;ment que l'association a commenc&#233; par un seul occupant dans un seul logement. Elle n'en est qu'&#224; sa deuxi&#232;me ann&#233;e d'existence. L'augmentation du nombre de parrains vient de permettre l'achat d'un second appartement (le 21 janvier 2010). En route pour l'achat d'un troisi&#232;me. A terme, en fonction de la mobilisation des donateurs, l'ambition est de se constituer un petit parc d'une demi-douzaine de T1/T2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourquoi pas plus. Quant &#224; l'approche tr&#232;s individualis&#233;e, qui peut appara&#238;tre comme un luxe, elle ne pr&#233;sente pas plus d'effets pervers que la gestion collective qui am&#232;ne un certain nombre de SDF &#224; pr&#233;f&#233;rer dormir dehors plut&#244;t que de se retrouver dans des dortoirs o&#249; r&#232;gnent toujours la promiscuit&#233; et parfois l'ins&#233;curit&#233;. Et puis, il y a le choix de ne pas fonctionner exclusivement avec les financements publics. A une &#233;poque o&#249; l'Etat cherche &#224; se d&#233;sengager de ses obligations sociales, de tels actes de solidarit&#233; de la part de particuliers ne vont-ils pas l'encourager &#224; se retirer encore un peu plus ? Il est difficile d'imaginer une telle substitution, ne serait-ce qu'en terme d'&#233;chelle. Il faut raisonner dans une logique de compl&#233;mentarit&#233;, l'action d'une association comme Toit &#224; moi ne pouvant rester que bien modeste au regard de l'importance des besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Toit &#224; moi n'a pas la pr&#233;tention d'apporter LA bonne solution. Elle apporte sa contribution, tout simplement, qui n'est qu'une parmi tant d'autres. Au final, l'immense avantage de cette initiative, c'est avant tout d'exister. Une utopie que l'on pouvait juger au d&#233;part un peu na&#239;ve, voire d&#233;lirante, a pu se concr&#233;tiser. Cela montre que l'on peut toujours inventer quelque chose. Le bon r&#233;flexe, c'est peut-&#234;tre de refuser au d&#233;part de penser que ce n'est pas possible. Des citoyens se sont mobilis&#233;s pour r&#233;pondre avec leurs faibles moyens &#224; ce qui ne leur semblait pas supportable. Et &#231;a marche ! Cette sacr&#233;e bonne nouvelle m&#233;ritait d'&#234;tre annonc&#233;e, surtout dans une p&#233;riode gagn&#233;e par la sinistrose et une certaine forme de d&#233;couragement. Ce projet n'a pas pour vocation de se limiter &#224; la r&#233;gion nantaise. Ses promoteurs ne cherchent pas &#224; le garder jalousement pour eux. Il peut donner des id&#233;es &#224; bien d'autres. D&#233;j&#224; des contacts ont &#233;t&#233; pris par des personnes int&#233;ress&#233;es tant &#224; l'est du pays que dans la r&#233;gion de Marseille. Qu'une telle d&#233;marche essaime et fasse des petits, c'est tout le mal qu'on lui souhaite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Entretien avec Denis Castin, pr&#233;sident de l'association Toit &#224; moi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Denis-Castin-president-de-l-association-Toit-a-moi</link>
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		<dc:subject>962</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si vous aviez &#224; pr&#233;senter votre association en trois concepts, lesquels retiendriez-vous ? Voyons&#8230; Je choisirais &#171; mobilisation &#187;, &#171; mutualisation &#187; et &#171; durable &#187;. Mobilisation, parce que c'est le terme qui me vient pour d&#233;crire notre action et que reprend bien notre derni&#232;re plaquette : &#171; Gwen et Denis, avec leurs amis, puis les amis de leurs amis, ont permis de loger un sans-abri &#187; C'est une v&#233;ritable cha&#238;ne de solidarit&#233; qui permet d'accomplir ce que nous r&#233;alisons. Chacun de son c&#244;t&#233; est impuissant. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous aviez &#224; pr&#233;senter votre association en trois concepts, lesquels retiendriez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons&#8230; Je choisirais &#171; mobilisation &#187;, &#171; mutualisation &#187; et &#171; durable &#187;. Mobilisation, parce que c'est le terme qui me vient pour d&#233;crire notre action et que reprend bien notre derni&#232;re plaquette : &#171; Gwen et Denis, avec leurs amis, puis les amis de leurs amis, ont permis de loger un sans-abri &#187; C'est une v&#233;ritable cha&#238;ne de solidarit&#233; qui permet d'accomplir ce que nous r&#233;alisons. Chacun de son c&#244;t&#233; est impuissant. Seul, on ne peut pas faire grand-chose. Ce n'est qu'en nous y mettant toutes et tous, les uns avec les autres, que l'on peut y arriver : c'est cela la mutualisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, ce qui est tr&#232;s important, c'est l'engagement durable. Les emprunts contract&#233;s devront &#234;tre rembours&#233;s sur cinq ans. Il nous faut donc des parrains au minimum sur la dur&#233;e : entre 75 et 100 pour financer un seul appartement. C'est apr&#232;s nous &#234;tre lanc&#233;s, que nous avons d&#233;couvert la d&#233;fiscalisation : 75 % de r&#233;duction d'imp&#244;t, cela fait d&#233;bourser v&#233;ritablement 5 &#8364; pour 20 &#8364; vers&#233;s. Chaque centime apport&#233; par les donateurs individuels va au remboursement du logement. Tous les frais annexes (le salaire de notre conseill&#232;re, l'impression de nos plaquettes, la communication&#8230;) sont financ&#233;s par les dons des personnes morales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles r&#233;actions votre initiative a-t-elle provoqu&#233;es dans le secteur social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons eu deux types de r&#233;actions. La premi&#232;re est plut&#244;t hostile. Certains nous prennent au mieux pour de doux r&#234;veurs, au pire ils nous reprochent de venir piquer leurs subventions. Nous reconnaissons que nous sommes un peu des emp&#234;cheurs de tourner en rond et le poil &#224; gratter de ce secteur. Mais c'est justement ce qui alimente le deuxi&#232;me type de r&#233;action : il y a des professionnels qui trouvent finalement que nous sommes innovants et que l'on fait un peu bouger les habitudes du secteur. Nous travaillons d'ailleurs tr&#232;s bien avec certains d'entre eux qui nous conseillent sur des candidats qu'ils sentent pr&#234;ts &#224; int&#233;grer notre dispositif. Lors de sa campagne pr&#233;sidentielle, Nicolas Sarkozy s'&#233;tait engag&#233; &#224; ce que plus personne ne soit oblig&#233; de dormir sur le trottoir dans les deux ans qui suivraient son &#233;lection. Le r&#233;sultat aujourd'hui n'est pas vraiment probant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous refusons quant &#224; nous de nous situer dans une dimension politique ou id&#233;ologique. Nous faisons le choix de l'exp&#233;rimentation pragmatique. Notre mode de financement nous permet de ne pas avoir de fil &#224; la patte et de devoir nous plier aux exigences de la DDASS qui, par exemple, ne pourrait accepter un d&#233;ploiement de tant de moyens pour un seul usager. Cette ind&#233;pendance est notre force, mais aussi notre faiblesse, puisque cela freine notre d&#233;veloppement. Nous d&#233;pendons de la publicit&#233; faite &#224; notre action &#224; travers des m&#233;dias comme le v&#244;tre. Mais nous n'excluons pas non plus de retourner solliciter cette DDASS qui n'a pas cru en notre projet et de lui montrer que cela a fonctionn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le public que vous approchez est fragile et sujet aux rechutes : quelle pr&#233;caution prenez-vous pour ne pas &#233;puiser vos b&#233;n&#233;voles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que r&#233;apprendre &#224; vivre et r&#233;parer peu &#224; peu la cassure sociale prend du temps. Nous devons r&#233;ussir &#224; la fois &#224; ce que la personne se sente vraiment chez elle, mais qu'elle ait conscience de ne pouvoir vraiment s'installer &#224; demeure. Il nous faut faire preuve d'une grande patience, de beaucoup de souplesse et aussi de toute la tol&#233;rance n&#233;cessaire. Nous prenons soin de ne pas poser des exigences trop rigides. Ainsi, notre projet de troisi&#232;me logement int&#232;gre l'id&#233;e que la personne accueillie puisse y vivre avec un animal de compagnie. Pour l'instant nous nous sommes content&#233;s de deux poissons rouges !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes soucieux de nous adapter aux besoins de ce public. Nos statuts pr&#233;voient d'ailleurs que l'un des administrateurs &#233;lus au conseil d'administration, soit issu du coll&#232;ge des d'usagers. Tout doit pouvoir se n&#233;gocier, du moment que cela puisse se faire dans la transparence. Mais nous sommes aussi conscients des fragilit&#233;s de ces personnes. Pour mieux y &#234;tre attentifs, nous avons fait suivre &#224; nos b&#233;n&#233;voles deux cycles de formation, l'un men&#233; par une psychologue exp&#233;riment&#233;e (sur la relation d'aide), l'autre par la Fnars (approche globale de la pr&#233;carit&#233;). Notre salari&#233;e a aussi pour mission de coordonner l'investissement des b&#233;n&#233;voles et de cultiver leur r&#233;seau afin qu'il ne s'&#233;puise pas, qu'il se renouvelle et pourquoi pas s'amplifie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Papa, maman, la rue et moi un livre sur les sans-logis</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>962</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pendant deux ann&#233;es, V&#233;ronique Mougin, journaliste, et Pascal Bachelet, photographe, ont suivi sept familles sans logis b&#233;n&#233;ficiant d'un accompagnement du centre d'action sociale protestant. Ils en ont fait un tr&#232;s beau livre : Papa, maman, la rue et moi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les auteurs nous livrent dans cet ouvrage le r&#233;sultat vivant de cette aventure commune qui leur a permis de voir ces personnes &#233;voluer, changer, avancer, douter, se mobiliser &#8230; Au final, un magnifique ouvrage que l'on peut d&#233;dier aux centaines de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant deux ann&#233;es, V&#233;ronique Mougin, journaliste, et Pascal Bachelet, photographe, ont suivi sept familles sans logis b&#233;n&#233;ficiant d'un accompagnement du centre d'action sociale protestant. Ils en ont fait un tr&#232;s beau livre : Papa, maman, la rue et moi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les auteurs nous livrent dans cet ouvrage le r&#233;sultat vivant de cette aventure commune qui leur a permis de voir ces personnes &#233;voluer, changer, avancer, douter, se mobiliser&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Papa, maman, la rue et moi. Quelle vie de famille pour les &#171; sans domicile &#187; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&#8230; Au final, un magnifique ouvrage que l'on peut d&#233;dier aux centaines de milliers de familles souffrant du mal logement. L'&#233;criture est alerte et percutante. Les photos sont toujours respectueuses, sans jamais donner dans l'exhibitionnisme. Le propos est d'une grande justesse et d'une pertinence sans faille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit des sept destin&#233;es pr&#233;sent&#233;es permet de plonger dans l'existence r&#233;elle et palpable de familles que peu de chose distingue du sort de la plupart des lecteurs. Car, si perdre sa maison ou &#234;tre expuls&#233; et se retrouver &#224; la rue &#233;tait impensable lorsque l'emploi, les solidarit&#233;s familiales et le filet de protection sociale constituaient un rempart efficace, aujourd'hui, ce n'est plus le cas. 60 % des Fran&#231;ais jugent qu'eux-m&#234;mes ou l'un de leurs proches peut finir un jour &#224; la rue. Rien d'&#233;tonnant, puisque 2,5 millions d'entre eux ce sont un jour retrouv&#233;s, &#224; un moment de leur existence, sans chez soi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tranches de vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage nous parle d'abord de Madame And&#232;s et de ses deux enfants h&#233;berg&#233;s au foyer l'Eglantine, heureux de n'&#234;tre pas &#224; la rue, mais p&#233;tris de honte de ne pouvoir b&#233;n&#233;ficier d'un toit. Avec Marie-Madeleine Yossa et la famille Awad, nous croisons le drame des r&#233;fugi&#233;s sans papiers, leur errance, leurs espoirs et leur confrontation avec l'absurdit&#233; d'une r&#233;glementation qui ne leur permet pas de s'ins&#233;rer tout en n'&#233;tant pas expulsables. Mais le sort ne s'acharne pas que sur des familles venues de l'autre bout du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les destin&#233;es tragiques sont aussi hexagonales, avec cet impressionnant portrait de celui qui se fait appeler sous le pseudonyme de Bruno Dupont, agent immobilier et SDF et qui camoufle sa d&#233;ch&#233;ance provisoire &#224; ses coll&#232;gues et &#224; sa famille, pour mieux rebondir et s'en sortir. David Lafraise, quant &#224; lui, est un enfant de la DASS qui a vu ses propres enfants plac&#233;s &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance. Ancien taulard, ancien braqueur, ancien mauvais gar&#231;on, r&#233;ins&#233;r&#233; gr&#226;ce &#224; un r&#233;seau de v&#233;ritables anges gardiens qui l'ont soutenu, il se bat pour retrouver ses trois enfants. Mais l'on ne saurait refermer l'ouvrage sans lire l'histoire &#233;difiante de C&#233;lestine Mague, une battante hors du commun qui finira par obtenir un HLM, apr&#232;s un combat quotidien qui lui aura sembl&#233; une &#233;ternit&#233;. L'ouvrage de V&#233;ronique Mougin et de Pascal Bachelet ne se contente pas de constater le terrible sort que r&#233;serve la patrie des droits de l'homme &#224; ses membres les plus d&#233;munis, il nourrit l'espoir et la r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les travailleurs sociaux face aux sans-logis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces assistantes sociales, ces &#233;ducateurs, ces chefs de service qui se penchent sur les dossiers des sans-logis, V&#233;ronique Mougin et Pascal Bachelet leur rendent hommage. Certains sont investis comme une famille de substitution, d'autres font l'objet de vertes critiques pour leur inefficacit&#233; et leur incomp&#233;tence, leur peu d'&#233;coute et leur action jug&#233;e par trop routini&#232;re. Dur, dur que d'&#234;tre au contact de toute la mis&#232;re du monde et de se sentir impuissants face &#224; des demandes de logement auxquelles on n'a d'autres choix que de r&#233;pondre par la n&#233;gative. Alors, certains somatisent (maux de t&#234;te, insomnies, d&#233;prime&#8230;). Difficile de rentrer chez soi, serein et &#233;panoui, apr&#232;s avoir d&#251; laisser des familles dans des conditions d'existence sordides ou pr&#233;caires. D'autres, face aux moyens d&#233;risoires qui sont mis &#224; leur disposition, se prot&#232;gent et &#171; n'&#233;coutent plus, ou mal, l'&#234;tre humain d&#233;muni assis en face d'eux &#187; (p. 110).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en reste pas moins que tout n'est pas fig&#233; dans le marbre. Ainsi, de m&#233;thodologies d'action encore trop souvent tourn&#233;es vers l'individu, qui n'utilisent pas suffisamment les r&#233;seaux de sociabilit&#233; tant &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur des institutions et qui m&#233;riteraient d'&#233;voluer. &#171; Pourtant les amis, conjoints et parents sont des atouts pour rebondir &#187; (p. 118). Sans compter les modalit&#233;s d'accueil des centres d'h&#233;bergement cr&#233;&#233;s pour accueillir les SDF d'antan et qui ne sont pas toujours con&#231;us pour prendre en charge le nouveau public des couples et de plus en plus souvent des parents accompagn&#233;s de leurs enfants. Entre les structures qui n'acceptent pas les conjoints, celles qui admettent les enfants de moins de six ans, celles qui ne les prennent qu'&#224; partir de six ans&#8230; conserver dans ces conditions des relations familiales rel&#232;ve du challenge, alors m&#234;me que le cercle familial joue un r&#244;le structurant et &#233;panouissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les droits progressent. Il a fallu attendre 1994 pour que les SDF puissent se faire &#233;tablir une carte nationale d'identit&#233;, 1998 pour qu'ils puissent s'inscrire sur les listes &#233;lectorales, 2002 pour qu'ils puissent donner leur avis sur leurs modalit&#233;s d'h&#233;bergement. Le droit &#224; une vie affective et familiale leur sera &#224; terme non seulement reconnu, mais mis en &#339;uvre, comme cela a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; l'&#234;tre en maints endroits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Papa, maman, la rue et moi. Quelle vie de famille pour les &#171; sans domicile &#187; ? Photographies de Pascal Bachelet, textes de V&#233;ronique Mougin, &#233;d. Pascal Bachelet, 2009, (132 p. ; 30 &#8364;) &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a2777015/Veronique-Mougin-Papa-maman-la-rue-et-moi&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La fille d&#233;vast&#233;e</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233; ne tol&#232;re gu&#232;re que l'on ne se sente pas capable de faire face &#224; son enfant. Tout est mis en &#339;uvre pour favoriser, encourager et aider &#224; la parentalit&#233;. Mais il n'y a que deux postures possibles : &#234;tre un bon ou un mauvais parent. Cette forte pression morale interdit d'avouer, et de s'avouer, qu'on ne peut apporter ce dont un enfant a besoin pour vivre et qu'il serait bien mieux de passer le relais. M&#234;me l'abandon est consid&#233;r&#233; comme un geste d'amour. On est bien loin d'avoir reconnu, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton3135-93769.jpg?1694616297' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233; ne tol&#232;re gu&#232;re que l'on ne se sente pas capable de faire face &#224; son enfant. Tout est mis en &#339;uvre pour favoriser, encourager et aider &#224; la parentalit&#233;. Mais il n'y a que deux postures possibles : &#234;tre un bon ou un mauvais parent. Cette forte pression morale interdit d'avouer, et de s'avouer, qu'on ne peut apporter ce dont un enfant a besoin pour vivre et qu'il serait bien mieux de passer le relais. M&#234;me l'abandon est consid&#233;r&#233; comme un geste d'amour. On est bien loin d'avoir reconnu, banalis&#233; et int&#233;gr&#233; le concept introduit en son temps par Bernard Lempert : le d&#233;samour (l'impossibilit&#233; d'aimer son enfant). Ce sont des ouvrages comme celui de Rozenn Guilcher qui aideront peut-&#234;tre &#224; y arriver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son premier roman, La fille d&#233;vast&#233;e, l'auteure nous ouvre au drame v&#233;cu par une m&#232;re et sa fille confront&#233;es &#224; cette terrible r&#233;alit&#233;. Tout commence par un accouchement dans l'isolement, la jeune maman abandonnant son nourrisson dans la neige. Le b&#233;b&#233; sera miraculeusement retrouv&#233; par le chien d'un promeneur. Une vie qui commence mal. Malgr&#233; les aides et la surveillance exerc&#233;e, l'existence va devenir un enfer tant pour l'enfant que pour sa m&#232;re. Pour la petite fille d'abord, qui grandit enferm&#233;e dans les placards, battue et n&#233;glig&#233;e, incorporant la haine dont elle est l'objet quotidien. Mais pour la m&#232;re aussi, contrainte d'&#233;lever un enfant dont elle n'a jamais voulu, devant sauver les apparences tout en &#233;tant consciente de ce trou b&#233;ant qu'il y a &#224; la place de cet instinct maternel qu'on pr&#233;tend lui voir assumer. Quand elle frappe le chat et le laisse se vider de son sang durant trois jours, c'est sans doute pour ne pas le faire &#224; sa fille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un style r&#233;solument moderne, Rozenn Guilcher nous fait passer successivement de l'esprit de l'enfant &#224; celui de sa m&#232;re, le morcellement syntaxique venant parfois symboliser l'&#233;clatement de la pens&#233;e de l'enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Sulliver, 2009 (173 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le corps dans le langage des adolescents</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>962</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notre corps est une source d'informations multiples dans notre rapport au monde. Le plus souvent, les codes culturels que nous partageons nous permettent une compr&#233;hension imm&#233;diate des signes que notre corps arbore. Il existe toute une grammaire favorisant l'interpr&#233;tation de nos diff&#233;rentes postures, chaque geste ou indice visuel pouvant &#234;tre compris comme interdiction, ouverture, d&#233;sir, admiration ou r&#233;pulsion&#8230; Pourtant, il arrive qu'apparaisse une dissonance cognitive entre le langage corporel et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre corps est une source d'informations multiples dans notre rapport au monde. Le plus souvent, les codes culturels que nous partageons nous permettent une compr&#233;hension imm&#233;diate des signes que notre corps arbore. Il existe toute une grammaire favorisant l'interpr&#233;tation de nos diff&#233;rentes postures, chaque geste ou indice visuel pouvant &#234;tre compris comme interdiction, ouverture, d&#233;sir, admiration ou r&#233;pulsion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il arrive qu'apparaisse une dissonance cognitive entre le langage corporel et sa traduction langagi&#232;re. D'o&#249; l'importance de ne pas s'en tenir aux expressions spontan&#233;es et naturelles, mais de prendre le temps d'identifier et de d&#233;chiffrer leurs significations plus profondes. Ainsi, en va-t-il des conduites &#224; risque adopt&#233;es par certains adolescents, notamment quand ceux-ci mettent en jeu leur enveloppe corporelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart d'entre eux optent pour un marquage mod&#233;r&#233;, esth&#233;tique et r&#233;versible. Mais ceux qui vont le plus mal n'h&#233;sitent pas &#224; inscrire sur eux leur souffrance intime, &#224; la fois pour l'exprimer et tenter de s'en d&#233;faire. Au gr&#233; de leur histoire personnelle, ils couvent ou &#233;corchent, soignent ou maltraitent, aiment ou ha&#239;ssent ce corps mature et sexu&#233;, qui &#224; la fois les fascine et leur fait peur, depuis qu'il est devenu capable de procr&#233;er et d'agresser l'adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les limites manquent, ils vont les chercher &#224; la surface de leur chair, la douleur et la blessure jouant le r&#244;le de but&#233;e identitaire. L'effraction de leur propre organisme doit &#234;tre comprise comme une tentative de reprise de possession de leur existence. L'incision est avant tout une chirurgie du sens : au lieu d'&#234;tre victime de la douleur, l'entaille permet d'en &#234;tre acteur. La restauration brutale des fronti&#232;res du corps stoppe la chute dans la souffrance et provoque la sensation d'&#234;tre vivant et r&#233;el. Si les difficult&#233;s de mise en mots de leurs tourments int&#233;rieurs pousse certains adolescents vers les passages &#224; l'acte, il s'agit bien plus d'une production psychique que d'une absence de mentalisation. Car le langage de l'indicible trouve l&#224; une fa&#231;on d'exprimer la blessure narcissique, une soupape de s&#233;curit&#233; &#233;vitant l'explosion et un d&#233;versoir destin&#233; &#224; drainer le mal-&#234;tre et &#224; r&#233;guler les d&#233;bordements internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel de ne pas enfermer ces actes dans des d&#233;signations cliniques stigmatisantes (automutilations, auto-agressions, masochisme&#8230;). Ce sont avant tout des appels &#224; vivre et des appels &#224; l'aide. &#202;tre capable d'y r&#233;pondre avec pertinence, c'est permettre le passage entre ces exp&#233;rimentations visant &#224; s'&#233;prouver et une symbolisation favorisant l'investissement du corps comme interface dans les relations avec les autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2009 (133 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'adolescence scarifi&#233;e</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
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&lt;p&gt;Paradoxe &#233;tonnant : notre soci&#233;t&#233; pacifi&#233;e, qui pr&#233;tend &#233;radiquer toute forme de violence, voit augmenter, d'ann&#233;e en ann&#233;e, le nombre de ses adolescents qui retournent cette violence contre eux-m&#234;mes en se scarifiant. Plusieurs raisons &#224; cette contradiction. Premi&#232;re piste, la crise de la notion de limite qui est concomitante &#224; la volont&#233; devenue commune de s'affranchir de toute entrave. Le corps social ne fournissant plus de balises &#224; la qu&#234;te des adolescents, ceux-ci investissent leur peau, pour (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paradoxe &#233;tonnant : notre soci&#233;t&#233; pacifi&#233;e, qui pr&#233;tend &#233;radiquer toute forme de violence, voit augmenter, d'ann&#233;e en ann&#233;e, le nombre de ses adolescents qui retournent cette violence contre eux-m&#234;mes en se scarifiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs raisons &#224; cette contradiction. Premi&#232;re piste, la crise de la notion de limite qui est concomitante &#224; la volont&#233; devenue commune de s'affranchir de toute entrave. Le corps social ne fournissant plus de balises &#224; la qu&#234;te des adolescents, ceux-ci investissent leur peau, pour trouver leurs marques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre hypoth&#232;se : la sur-protection entourant l'enfant. Celui-ci, en grandissant, cherche &#224; se d&#233;gager de cette gangue &#233;touffante. &#201;viter l'asphyxie passe par le d&#233;chirement de ces liens trop fusionnels : apposer son propre sceau sur le corps l&#233;gu&#233; par ses parents permet de s'&#233;manciper, en t&#233;moignant d'un nouveau statut. Pour autant, m&#234;me si l'on peut consid&#233;rer ces scarifications comme typiques de la p&#233;riode de l'adolescence, on ne saurait les banaliser, tant les s&#233;vices corporels qui les produisent, se rapprochent plus de la torture que de la parure. Cela va de l'automutilation aux tentatives de suicide par section volontaire des vaisseaux sanguins, en passant par les blessures cutan&#233;es. Ces conduites n'ont pas de signification univoque qui renverrait &#224; un sc&#233;nario immuable. Il faut, &#224; chaque fois, tenter de d&#233;crypter le passage &#224; l'acte, en tenant compte du contexte du moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, ces l&#233;sions apportent &#224; leurs auteurs un soulagement qui leur donne l'illusion d'une capacit&#233; &#224; r&#233;tablir les limites de leur souffrance et de r&#233;ussir &#224; mettre &#224; distance leur corps. Il est essentiel de commencer par regarder puis commenter la blessure qu'ils se sont inflig&#233;es, apr&#232;s l'avoir soign&#233;e, comme preuve de notre capacit&#233; &#224; accueillir leur sympt&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tape suivante consiste bien &#224; tenter de produire du sens. Et cela n'est gu&#232;re facile car les adolescents s'adonnant &#224; ces pratiques parlent peu et se montrent en difficult&#233;, pour verbaliser leur probl&#233;matique. Avec pour r&#233;sultat fr&#233;quent des contre attitudes de la part des soignants, agacement, d&#233;couragement et parfois rejet, proportionnellement &#224; leur sentiment d'impuissance. Le risque est grand alors qu'ils ne s'orientent vers le registre de l'intentionnalit&#233;, avec des contrats de non passage &#224; l'acte totalement inefficaces. Il n'est pas facile de trouver l'&#233;quilibre appropri&#233; entre une r&#233;ponse favorisant la dramatisation (pour faire prendre conscience des risques) et celle privil&#233;giant l'indiff&#233;rence (pour &#233;viter que l'adolescent n'utilise cet acte pour attirer l'attention sur lui). Mais si ces scarifications signifient au moins une chose, c'est &#171; je vais mal &#187; et &#171; prenez soin de moi &#187; ; alors, la r&#233;ponse &#224; apporter n'est pas &#171; il ne faut pas faire cela &#187;, mais &#171; trouvons comment le faire autrement &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2009 (129 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les Roms, abandonn&#233;s comme jamais </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-Roms-abandonnes-comme-jamais</link>
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		<dc:subject>962</dc:subject>

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&lt;p&gt;Citoyens europ&#233;ens, les Roms sont de plus en plus institutionnellement maltrait&#233;s. La non-scolarisation de milliers d'enfants est un scandale criant, d&#233;nonc&#233; aujourd'hui par certains parlementaires &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes en 2010, aux portes de Paris. Le 7 f&#233;vrier, deux enfants roms de trois ans et quinze mois mouraient dans l'incendie de leur cabane, situ&#233;e sur un terrain d'Orly (94). Cens&#233;es avoir les m&#234;mes droits que tous les citoyens, les familles roms continuent de subir les discriminations les plus (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Citoyens europ&#233;ens, les Roms sont de plus en plus institutionnellement maltrait&#233;s. La non-scolarisation de milliers d'enfants est un scandale criant, d&#233;nonc&#233; aujourd'hui par certains parlementaires&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en 2010, aux portes de Paris. Le 7 f&#233;vrier, deux enfants roms de trois ans et quinze mois mouraient dans l'incendie de leur cabane, situ&#233;e sur un terrain d'Orly (94). Cens&#233;es avoir les m&#234;mes droits que tous les citoyens, les familles roms continuent de subir les discriminations les plus violentes. Quelques jours apr&#232;s, les 11 et 12 f&#233;vrier, le secr&#233;taire d'&#201;tat aux Affaires europ&#233;ennes, Pierre Lellouche, se rendait en Roumanie pour &#171; renforcer la coop&#233;ration bilat&#233;rale en mati&#232;re de r&#233;pression des trafics et d'insertion sociale &#187; [on notera l'ordre des priorit&#233;s, ndlr]. Il s'agira clairement de limiter la libre circulation, dont le principe, d&#233;clare le ministre, &#171; ne doit pas servir d'alibi au trafic d'&#234;tres humains &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop de &#171; rapatri&#233;s &#187; (8000 personnes l'an dernier) &#8211; avec une aide au retour de 300 &#196; par adulte et 100 &#196; par enfant &#8211; seraient revenus en France, et un fichier avec empreintes digitales, comme au bon vieux temps, doit &#234;tre mis en place d'ici quelques mois. Il s'agit, rappelons-le, de citoyens europ&#233;ens. Mais visiblement de seconde zone. De fait, originaires de diff&#233;rents pays europ&#233;ens mais &#224; 90 % Roumains, ils sont &#224; distinguer des gens du voyage qui, eux, sont citoyens fran&#231;ais. Les Roms b&#233;n&#233;ficient en principe des m&#234;mes droits que les autres communautaires&#8230; except&#233; l'acc&#232;s au salariat pour une p&#233;riode transitoire cens&#233;e s'achever fin 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le volet insertion est incontestablement plus compliqu&#233;. D'ailleurs l'office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration (OFII) pr&#233;voit en principe une aide de 4000 &#196; aux Roms initiant un projet professionnel. Qu'y aura-t-il de plus ? On ne sait. Les collectivit&#233;s locales de chaque pays pourraient, au mieux, coop&#233;rer pour pr&#233;senter un projet. Une conf&#233;rence europ&#233;enne sur les Roms doit avoir lieu &#224; Cordoue au mois d'avril.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une quarantaine de camions d'enseignement en France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte actuel de cette improbable insertion, il existe un &#233;l&#233;ment cl&#233;, pivot d'avenir : la scolarisation. Entre cinq et sept mille enfants roms sont, en France, directement concern&#233;s, selon le r&#233;seau Romeurope. Pourtant, &#171; l'exclusion de l'&#233;cole constitue presque la norme pour les enfants roms pr&#233;sents en France, plus encore qu'en Roumanie &#187; : le 10 f&#233;vrier, quelques d&#233;put&#233;s et s&#233;nateurs (Verts, PCF, PS) ont re&#231;u les associations de soutien et quelques enfants roms &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Il y a &#233;t&#233; dit qu'environ 2200 habitants de bidonvilles avaient &#233;t&#233; expuls&#233;s dans les deux derniers mois de 2009 ; deux &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es ont t&#233;moign&#233; des obstacles administratifs &#233;rig&#233;s par les communes pour l'inscription des enfants &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette discrimination sociale, ethnique, Romeurope r&#233;pond, dans une &#233;tude de 78 pages, par quelques propositions, dont certaines sont un rappel du droit commun : recensement par les communes des enfants en &#226;ge d'&#234;tre scolaris&#233;s, respect du principe de leur affectation dans l'&#233;cole du secteur, contr&#244;le par l'inspection acad&#233;mique&#8230; Le fait, par exemple, qu'il existe une quarantaine de camions d'enseignement en France ne doit pas d&#233;douaner les &#233;lus de scolariser les enfants dans leurs communes. En outre, les classes d'initiation (CLIN) et d'accueil (CLA) doivent enfin b&#233;n&#233;ficier de moyens suffisants, et la scolarisation d&#232;s la maternelle favoris&#233;e. Les conseils g&#233;n&#233;raux devraient pr&#233;voir aussi des aides incitatives (cantine, transport, fournitures&#8230;), et les professionnels de l'&#201;ducation nationale disposer de formations adapt&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Etude en ligne sur http://www.romeurope.org' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment intol&#233;rable, cette situation contrevient aux engagements du pays pour les droits de l'enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Etude en ligne sur &lt;a href=&#034;http://www.romeurope.org&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.romeurope.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>SDF, pourtant des solutions existent</title>
		<link>https://www.lien-social.com/SDF-pourtant-des-solutions-existent-5478</link>
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		<dc:subject>962</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les rapports qui se multiplient sur les sans domicile fixe font &#233;tat d'une situation de plus en plus difficile. La loi DALO ne tient pas ses promesses, les logements sociaux manquent cruellement, les CHRS sont satur&#233;s et loger les plus pr&#233;caires ne semble pas &#234;tre la priorit&#233; du gouvernement. Face &#224; ces personnes toujours plus nombreuses &#224; se retrouver &#224; la rue, il arrive que des citoyens se mobilisent. C'est le cas de la belle aventure de copains nantais qui se sont r&#233;unis au sein de l'association (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les rapports qui se multiplient sur les sans domicile fixe font &#233;tat d'une situation de plus en plus difficile. La loi DALO ne tient pas ses promesses, les logements sociaux manquent cruellement, les CHRS sont satur&#233;s et loger les plus pr&#233;caires ne semble pas &#234;tre la priorit&#233; du gouvernement. Face &#224; ces personnes toujours plus nombreuses &#224; se retrouver &#224; la rue, il arrive que des citoyens se mobilisent. C'est le cas de la belle aventure de copains nantais qui se sont r&#233;unis au sein de l'association de Toit &#224; moi pour acheter des appartements afin d'y h&#233;berger des SDF. Une action citoyenne qui doit interroger les pouvoirs publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;LIEN SOCIAL NUM&#201;RO 962 EST &#201;PUIS&#201;, MAIS DISPONIBLE EN &lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/pourtant-solutions-existent-Lien-Social-ebook/dp/B0784BLYBW/ref=sr_1_3?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1515594636&amp;sr=1-3&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;VERSION NUM&#201;RIQUE&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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