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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>La Villa Pr&#233;aut, trente ans de prise en charge d'incasables</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>960</dc:subject>

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&lt;p&gt;Certains jeunes se font exclure successivement de leurs lieux d'accueil. &#192; la Villa Pr&#233;aut, &#224; Villiers-sur-Marne, on leur dit en entrant, qu'on ne les renverra pas. Cela dure depuis bient&#244;t trente ans&#8230; et &#231;a tient. Radiographie d'un fonctionnement qui marche. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire de la Villa Preault est tout d'abord remarquable par sa banalit&#233;. Ici, pas de d&#233;bauche de moyens, ni d'exp&#233;rimentations hors du commun, pas plus que d'&#233;quipe surdimensionn&#233;e ou de s&#233;jours organis&#233;s &#224; l'autre bout du monde. Juste un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-960-" rel="tag"&gt;960&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_720 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/jpg/chier-jiho.jpg' width=&#034;600&#034; height=&#034;433&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains jeunes se font exclure successivement de leurs lieux d'accueil. &#192; la Villa Pr&#233;aut, &#224; Villiers-sur-Marne, on leur dit en entrant, qu'on ne les renverra pas. Cela dure depuis bient&#244;t trente ans&#8230; et &#231;a tient. Radiographie d'un fonctionnement qui marche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire de la Villa Preault&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Foyer Villa Pr&#233;aut - 2 ter rue de Coeuilly - 94350 Villiers-sur-Marne. T&#233;l. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est tout d'abord remarquable par sa banalit&#233;. Ici, pas de d&#233;bauche de moyens, ni d'exp&#233;rimentations hors du commun, pas plus que d'&#233;quipe surdimensionn&#233;e ou de s&#233;jours organis&#233;s &#224; l'autre bout du monde. Juste un quotidien g&#233;r&#233; dans la continuit&#233; et la pers&#233;v&#233;rance. L'&#233;quipe &#233;ducative conna&#238;t une grande stabilit&#233;. Le renouvellement des personnels se fait au gr&#233; des stagiaires qui viennent y passer une partie de leurs &#233;tudes et qui d&#233;cident ensuite de poser leur candidature pour remplacer les coll&#232;gues qui partent. Pas d'h&#233;morragie particuli&#232;re li&#233;e &#224; la souffrance et/ou &#224; l'&#233;puisement professionnel : juste des changements de postes li&#233;s &#224; l'&#233;volution de carri&#232;re ou &#224; un souhait de diversifier ses interventions aupr&#232;s de publics diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette description pourrait faire penser &#224; un internat &#233;ducatif qui se prot&#233;gerait, en triant sur le volet ses pensionnaires et en &#233;cartant toutes celles qui appara&#238;traient hors norme et susceptibles de venir bousculer la qui&#233;tude du lieu. Rien de tel pour une structure ayant la r&#233;putation d'accueillir des jeunes filles &#171; incasables &#187; particuli&#232;rement r&#233;tives &#224; l'action &#233;ducative et qui ont souvent mis en &#233;chec une succession de placements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, quatre-vingts candidatures ont &#233;t&#233; pos&#233;es pour trois ou quatre places rendues disponibles par des fins de prise en charge de jeunes. La Villa Pr&#233;aut ne les anesth&#233;sie pourtant pas, ces adolescentes qui explosent, ici comme ailleurs, leur jeune vie massacr&#233;e par des viols, des maltraitances, des abandons. Elles expriment leur mal-&#234;tre, leurs souffrances, leurs d&#233;sespoirs, sans forc&#233;ment plus de m&#233;nagement que dans les structures o&#249; elles sont pass&#233;es auparavant. Comment fait donc ce foyer pour tenir et contenir un public aussi difficile, tout en maintenant une s&#233;r&#233;nit&#233; aussi &#233;tonnante ? (&lt;a href='https://www.lien-social.com/De-plus-grandes-difficultes-psychiatriques' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Monique Pacot, directrice&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Petites unit&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Villa Pr&#233;aut est issue d'une mutation des plus classiques dans le secteur. Comme bien d'autres, l'association Jean Cotxet g&#232;re au d&#233;but des ann&#233;es 1980 une grosse structure de quatre-vingts places &#224; Charenton, dans le d&#233;partement du Val-de-Marne. Elle a pris le relais de la c&#233;l&#232;bre congr&#233;gation du Bon Pasteur. Le b&#226;timent de l'&#233;poque a laiss&#233; dans les m&#233;moires les traces d'un fonctionnement ancestral : de grands couloirs sinistres avec ses enfilades de &#171; cellules &#187; individuelles de part et d'autre, des gamelles en alu que l'on remontait &#224; l'&#233;tage pour servir les repas, une entr&#233;e commune o&#249; chaque soir, &#224; tour de r&#244;le, des adolescentes en crise venaient mettre en sc&#232;ne de fa&#231;on spectaculaire leurs souffrances&#8230; Jusqu'au jour o&#249; le conseil g&#233;n&#233;ral demande que cette grosse institution disparaisse au profit de structures &#224; taille plus humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des unit&#233;s du foyer de Charenton d&#233;m&#233;nage en 1982. Une grosse maison est trouv&#233;e &#224; Villiers-sur-Marne. Au cours des ann&#233;es qui suivent, deux pavillons voisins seront achet&#233;s, permettant ainsi de constituer un ensemble susceptible d'accueillir une trentaine de pension-naires. Le nouveau foyer s'installe au milieu de ce qui constitue alors encore un gros village isol&#233;, en p&#233;riph&#233;rie de la r&#233;gion parisienne. Ce quartier r&#233;sidentiel et paisible va tisser des relations de bon voisinage avec une structure qui se montre tr&#232;s r&#233;active, en cas de probl&#232;me. Son choix est d'ailleurs de rester discret : aucun panneau, aucune inscription, n'indiquent la nature de l'activit&#233; qui se d&#233;roule derri&#232;re ses murs. La commune sera d&#233;senclav&#233;e en 1999, avec l'inauguration de la ligne RER E dont l'une des stations s'installe &#224; une centaine de m&#232;tres de la Villa.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; l'abri de la temp&#234;te&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour faire comprendre comment ce foyer met en &#339;uvre son projet, on peut d&#233;cliner trois axes autour desquels se structure l'action &#233;ducative au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier d'entre eux s'oppose de front &#224; l'un des principaux tabous de la protection de l'enfance : une suppl&#233;ance bien temp&#233;r&#233;e. &#192; force de vouloir travailler &#224; tout prix avec les parents, on en oublie trop souvent que les enfants ont parfois besoin d'une mise &#224; distance. La Villa Pr&#233;aut n'a pas de contacts directs avec les familles, laissant ce soin aux r&#233;f&#233;rents de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE). Elle con&#231;oit l'espace qu'elle propose aux adolescentes comme une parenth&#232;se, un relais, un lieu prot&#233;g&#233; o&#249; celles-ci vont pouvoir grandir le plus sereinement possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'admission ne se fait pas sur un projet de retour en famille. Les jeunes filles qui sont accueillies &#224; partir de quinze ans viennent l&#224; pour finir leur adolescence et pr&#233;parer leur vie adulte. Elles trouvent &#224; la Villa un accueil chaleureux, qui plus est affectif. Elles vont pouvoir s'y investir et d&#233;velopper un attachement indispensable &#224; leur &#233;volution ult&#233;rieure, contrairement &#224; l'id&#233;ologie dominante dans notre secteur qui proscrit ce type de relation forte soup&#231;onn&#233;e d'&#234;tre substitutive au lien sacr&#233; avec les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe envisage son action dans une logique avant tout compl&#233;mentaire et non pas comp&#233;titive avec les familles. C'est peut-&#234;tre l&#224; un des ressorts qui lui permet de mettre un terme &#224; la carri&#232;re d'incasable de certaines adolescentes : &#171; Il faut penser la rencontre avant de penser la distance &#187;, r&#233;sume Abdel B&#233;bouche, son directeur adjoint. La Villa Pr&#233;aut propose d'ailleurs depuis 1999 un service de suite pour assurer le suivi des anciennes r&#233;sidentes d&#233;sirant solliciter ce lieu ressources qui leur a permis de tant progresser&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Lire le reportage sur le service de suite de la Villa Pr&#233;aut - LS n&#176; 934 du (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas de r&#232;glement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Second axe de l'action men&#233;e, la continuit&#233;. Quand une jeune fille est admise, on commence par lui dire qu'on veut que ce soit son dernier lieu de placement avant qu'elle ait son propre chez elle. L'engagement de ne jamais la renvoyer constitue un v&#233;ritable pari face &#224; des adolescentes qui viennent de se faire exclure &#224; plusieurs reprises. Pour r&#233;ussir &#224; relever ce d&#233;fi, l'&#233;quipe doit faire preuve d'une grande souplesse. Pour y arriver, elle a commenc&#233; par ne pas &#233;tablir de r&#232;glement int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#232;gles sont n&#233;goci&#233;es au cas par cas, avec chaque jeune, en fonction de ses probl&#233;matiques et des capacit&#233;s. Si l'on commence &#224; exiger qu'elle ne commette pas les transgressions pour lesquelles elles ont justement &#233;t&#233; plac&#233;es, on va in&#233;vitablement aller &#224; la rupture. Si une jeune refuse de se lever pour manger et arrive &#224; 16 heures pour prendre son petit-d&#233;jeuner, cela est possible. L'&#233;quipe va lui en faire la remarque, l'objectif &#233;tant qu'&#224; un moment ou &#224; un autre elle accepte d'adopter un meilleur &#233;quilibre de mode de vie. Le travail sur la dur&#233;e peut le permettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le personnel de la Villa est investi de la fonction &#233;ducative. Un &#233;clat de voix, un &#233;nervement qui raisonnent dans la maison d&#233;clenchent la vigilance de tous. Cela se calme, chacun se remet &#224; son travail. Cela s'envenime, la ma&#238;tresse de maison, l'homme d'entretien, la psychologue, la comptable ou la directrice, toute personne pr&#233;sente, se rapproche de la jeune &#233;ventuellement en crise, afin de l'apaiser. Le groupe d'adultes fait bloc pour aider le professionnel de service et ne pas le laisser seul dans une relation duelle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;S'occuper de soi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me axe, celui qui constitue le c&#339;ur du projet de l'&#233;quipe &#233;ducative : travailler sur le mal-&#234;tre. On ne demande pas &#224; une adolescente en grande souffrance, qui plus est ayant subi un parcours chaotique, d'&#234;tre suffisamment disponible pour r&#233;ussir &#224; s'ins&#233;rer dans une formation ou un apprentissage. Ce qui va lui &#234;tre propos&#233;, c'est avant tout de se centrer sur ses difficult&#233;s. La th&#233;rapie par entretien de face &#224; face n'&#233;tant pas toujours fa-cile &#224; engager, toute une s&#233;rie de m&#233;dias a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e pour suppl&#233;er cette mise en mots parfois malais&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, des prises en charges corporelles assur&#233;es par l'interm&#233;diaire de massages, de soins esth&#233;tiques, de baln&#233;oth&#233;rapie, de coiffure. Mais se d&#233;roulent aussi des ateliers de th&#233;&#226;tre, de peinture, d'&#233;criture, de danse, qui leur permettent de lib&#233;rer ce qu'il y a de plus profond&#233;ment enfoui au fond d'elles. L'objectif est bien que ces jeunes filles s'occupent d'elles, de leur corps et de leurs difficult&#233;s. Ce n'est qu'ensuite qu'un projet professionnel se fera jour, parfois au cours de leur placement, parfois apr&#232;s. L'&#233;quipe en est persuad&#233;e - ce que montrent d'ailleurs les anciennes qui sont nombreuses &#224; revenir - tout ce travail porte ses fruits, m&#234;me si cette visibilit&#233; n'est pas &#233;vidente tout de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une p&#233;riode qui valorise la performance imm&#233;diate, l'action men&#233;e sur un long terme n'est pas toujours facile &#224; justifier tant aux autorit&#233;s de tutelles qu'aux familles, voire aux jeunes elles-m&#234;mes qui ne voient rien venir de concret et ne comprennent pas toujours que passer du temps pour prendre soin de soi est parfois plus efficace que de chercher un stage.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode exportable ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les filles se sentent si bien ici, que certaines n'h&#233;sitent pas &#224; se balader nues entre leur chambre et la salle de bain. Je leur rappelle alors qu'il y a des hommes dans la maison et qu'elles doivent se couvrir &#187;, explique avec humour Carlos Oliveira, &#233;ducateur depuis quinze ans. La Villa Pr&#233;aut est un lieu o&#249; non seulement on est autoris&#233; &#224; se sentir un peu chez soi, mais o&#249; l'on prend le temps de se (re) construire avant de se lancer dans la vie adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patience, pers&#233;v&#233;rance, bienveillance, &#233;coute, accompagnement, y sont les ma&#238;tres mots. L'&#233;change avec les membres de l'&#233;quipe donne un fort sentiment de naturel et de spontan&#233;it&#233;. Le mode de fonctionnement de ce foyer ne rel&#232;ve ni de l'application d'une savante conceptualisation, ni de l'&#233;laboration approfondie de principes th&#233;oriques particuli&#232;rement r&#233;novateurs. Ici beaucoup de pragmatisme et une v&#233;ritable culture qui s'est cons-truite au fil des ann&#233;es. Cette m&#233;thodologie est-elle exportable ? Difficilement telle quelle, tant elle ne peut &#234;tre comprise qu'en &#233;tant &#233;prouv&#233;e, v&#233;cue et exp&#233;riment&#233;e. Mais elle a au moins l'avantage de nous amener &#224; nous interroger sur notre propre pratique, quand nous &#233;chouons face &#224; nos propres incasables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Foyer Villa Pr&#233;aut - 2 ter rue de Coeuilly - 94350 Villiers-sur-Marne. T&#233;l. 01 49 30 82 90&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire le reportage sur le service de suite de la Villa Pr&#233;aut - LS n&#176; 934 du 25 juin 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Travailler en r&#233;seau dans l'observation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Travailler-en-reseau-dans-l-observation</link>
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		<dc:subject>960</dc:subject>

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&lt;p&gt;Une collaboration entre professionnels qui pouvait sembler difficile &#224; concr&#233;tiser s'est pourtant r&#233;alis&#233;e en Loire-Atlantique, pendant quelques ann&#233;es, ouvrant de nouvelles perspectives dans les modalit&#233;s d'intervention. L'exemple du r&#233;seau d'observation crois&#233;e (ROC). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le constat est r&#233;current. Certains jeunes trouvent une r&#233;ponse &#224; leurs troubles dans les services de psychiatrie. D'autres b&#233;n&#233;ficient des services propos&#233;s par la protection de l'enfance. D'autres s'int&#232;grent fort bien aux dispositifs de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une collaboration entre professionnels qui pouvait sembler difficile &#224; concr&#233;tiser s'est pourtant r&#233;alis&#233;e en Loire-Atlantique, pendant quelques ann&#233;es, ouvrant de nouvelles perspectives dans les modalit&#233;s d'intervention. L'exemple du r&#233;seau d'observation crois&#233;e (ROC).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le constat est r&#233;current. Certains jeunes trouvent une r&#233;ponse &#224; leurs troubles dans les services de psychiatrie. D'autres b&#233;n&#233;ficient des services propos&#233;s par la protection de l'enfance. D'autres s'int&#232;grent fort bien aux dispositifs de l'enseignement adapt&#233;. Mais aucune institution ne peut r&#233;pondre &#224; un jeune qui manifeste des besoins de prise en charge &#224; la fois socio-&#233;ducative, de formation adapt&#233;e et de soins psychiques. Se cr&#233;e alors un &#171; incasable &#187;, ballott&#233; d'un &#233;tablissement ou d'un service &#224; un autre. Avec comme autre cons&#233;quence, des professionnels r&#233;duits &#224; l'urgence ou aux passages &#224; l'acte, sans oublier le temps et l'&#233;nergie d&#233;pens&#233;s pour un r&#233;sultat le plus souvent d&#233;sastreux, contre-productif et anti-th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;fl&#233;chir pour agir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re r&#233;flexion, engag&#233;e &#224; Nantes en 1997, pour tenter d'&#233;laborer une pens&#233;e organisatrice et distanci&#233;e partag&#233;e, n'aboutira pas. Elle est relanc&#233;e en 2001 : un groupe de travail inter-institutionnel reprend l'&#233;tude clinique de plusieurs situations pass&#233;es, avec pour objectifs d'interroger les zones de fragilit&#233;s dans l'articulation entre les diff&#233;rents secteurs, de d&#233;gager les constances, d'identifier les (dys)fonctionnements entre services et enfin de proposer tant des hypoth&#232;ses d'articulation pertinentes, que des solutions &#224; mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail engag&#233; propose la mise en place d'une instance sp&#233;cifique permettant l'observation, l'&#233;valuation et la synth&#232;se d'une situation donn&#233;e. L'agence r&#233;gionale d'hospitalisation s'engage &#224; financer son coordinateur. Le 21 f&#233;vrier 2003, une convention est sign&#233;e. Toutes les institutions ayant affaire &#224; des adolescents s'engagent dans ce qui devient le ROC, (r&#233;seau d'observation crois&#233;e) : les services de psychiatrie, du minist&#232;re de la justice, le conseil g&#233;n&#233;ral, les maisons d'enfants &#224; caract&#232;re social, IME, ITEP etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Observation multiple&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chaque partenaire r&#233;serve une place. Le jeune b&#233;n&#233;ficiaire se voit proposer une succession de s&#233;jours courts dans diff&#233;rents lieux charg&#233;s chacun de r&#233;aliser une observation, contribuant ainsi &#224; une &#233;valuation globale clinique, sociale, familiale et scolaire, &#224; la fois partenariale et pluridisciplinaire. Afin d'&#233;viter que l'institution qui re&#231;oit ponctuellement le jeune ne se retrouve pi&#233;g&#233;e, il est retenu comme principe qu'elle ne puisse &#234;tre contrainte &#224; son accueil ult&#233;rieur. Dans les faits, beaucoup d'&#233;quipes s'engageront, de fa&#231;on modulable ou s&#233;quentielle, en fonction de leurs places disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un de ces cinq crit&#232;res suivants suffit pour saisir le ROC : trois placements dans l'histoire du jeune, trois intervenants institutionnels dans sa situation, errance, refus de l'orientation propos&#233;e ou impossibilit&#233; de trouver un lieu de placement ou de scolarisation. Ce qui compte au final, c'est surtout l'impasse dans laquelle se trouve l'&#233;quipe. Un protocole pr&#233;cis est con&#231;u : une synth&#232;se initiale, une convention d'accueil sign&#233;e par les parties concern&#233;es, un livret d'observation et un livret d'&#233;valuation qui suivent le jeune tout au long de son parcours, enfin une synth&#232;se finale. De 2003 &#224; fin 2006, le dispositif aura &#233;t&#233; sollicit&#233; pour quatre-vingt-dix cas de gar&#231;ons et filles &#226;g&#233;s de quatorze &#224; dix-sept ans au profil lourd : situations familiales graves et complexes, d&#233;scolarisation, d&#233;sinsertion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit parce que le profil ne r&#233;pondait pas aux crit&#232;res soit parce qu'une solution a pu &#234;tre trouv&#233;e par ailleurs, un tiers de ces jeunes a b&#233;n&#233;fici&#233; du parcours avec des r&#233;sultats plut&#244;t encourageants : forte diminution des passages &#224; l'acte pour 62 %, nette am&#233;lioration avec l'entourage pour 70 %, entr&#233;e dans un parcours scolaire ou d'insertion pour 66 % et d&#233;marche th&#233;rapeutique pour 25 %. Mais, au-del&#224; du quantitatif, le r&#233;sultat est aussi qualitatif : une dynamique de synergie s'est enclench&#233;e entre partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tensions institutionnelles et inter-institutionnelles n'ont pas totalement disparu mais la culture du partage a progress&#233;, gr&#226;ce &#224; la cr&#233;ation de cet espace tiers de m&#233;diation. Chacun commence &#224; accepter le regard port&#233; sur ses propres pratiques. Face aux d&#233;rives du jeune, le questionnement a remplac&#233; notamment l'escalade de la violence, permettant la remotivation des &#233;quipes. Pour Dominique Guilhaume, coordinatrice durant six ans, tout l'int&#233;r&#234;t du ROC, &lt;i&gt;&#171; au-del&#224; de la culture du r&#233;seau, c'est la place d'acteur de l'observation-&#233;valuation que prend le jeune dans son parcours. On lui donne le temps de faire ses propres exp&#233;riences. Rien ne se fait sans lui. C'est cela qui enclenche sa mobilisation &#187;.	&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; De plus grandes difficult&#233;s psychiatriques &#187;</title>
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		<dc:subject>960</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rencontre avec Monique Pacot, directrice de la Villa Pr&#233;aut. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est fr&#233;quent de parler du public que vous accueillez comme &#233;tant de plus en plus difficile. Qu'en pensez-vous ? Je ne suis pas s&#251;re que les jeunes que l'on re&#231;oit soient plus difficiles qu'avant. Lorsque j'ai commenc&#233; ce m&#233;tier, il y a trente ans, les adolescentes &#233;taient beaucoup plus confront&#233;es &#224; la toxicomanie et elles h&#233;sitaient bien moins qu'aujourd'hui &#224; partir en fugue le soir avec leur copain, dans une voiture vol&#233;e. Ce qui a chang&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rencontre avec Monique Pacot, directrice de la Villa Pr&#233;aut.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est fr&#233;quent de parler du public que vous accueillez comme &#233;tant de plus en plus difficile. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas s&#251;re que les jeunes que l'on re&#231;oit soient plus difficiles qu'avant. Lorsque j'ai commenc&#233; ce m&#233;tier, il y a trente ans, les adolescentes &#233;taient beaucoup plus confront&#233;es &#224; la toxicomanie et elles h&#233;sitaient bien moins qu'aujourd'hui &#224; partir en fugue le soir avec leur copain, dans une voiture vol&#233;e. Ce qui a chang&#233; peut-&#234;tre, c'est de plus grandes difficult&#233;s psychiatriques, comme la boulimie ou l'anorexie avec une tendance aussi plus marqu&#233;e &#224; l'auto-agression plut&#244;t qu'&#224; l'h&#233;t&#233;ro-agression. Mais ce qui a aussi chang&#233;, ce sont les r&#233;actions des professionnels qui sont devenus plus rigides. Tous les pr&#233;textes sont bons parfois pour exclure et ne plus s'occuper des jeunes les plus en difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, on n'accepte plus de prendre autant de risques qu'autrefois. Pourtant, avec ce public, il faut savoir apporter parfois des r&#233;ponses d&#233;stabilisantes et hors normes. Cela nous est arriv&#233;, par exemple, avec l'accord de l'inspecteur ASE et du magistrat, d'accepter l'admission d'une jeune qui fuguait tout le temps, en lui demandant d'&#234;tre pr&#233;sente au moins deux fois par semaine. Cela a fonctionn&#233;. Mais nous ne savions pas o&#249; elle &#233;tait le reste du temps. Ce lien t&#233;nu a permis de la stabiliser ensuite. Nous avons pris l&#224; des risques importants, mais c'&#233;tait un pari. Nous l'avons gagn&#233;, mais nous aurions pu le perdre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, comment r&#233;ussissez-vous &#224; prendre en charge des jeunes qui mettent en &#233;chec tant d'&#233;quipes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partageons des moments forts avec elles. Nos &#233;ducateurs ne se contentent pas de prendre un rendez-vous &#224; la mission locale, derri&#232;re l'ordinateur de leur bureau. Ils sont au milieu des jeunes et vivent au quotidien avec elles. Et puis, tout le monde est sur le pont quand quelque chose ne va pas, moi en premier en tant que directrice. Je fais plus d'&#233;ducatif que d'administratif. Autre atout important, nous avons su tisser des relations partenariales de grande qualit&#233;. Nous avons d'excellentes relations avec la brigade des mineurs, ce qui nous permet parfois d'exon&#233;rer nos jeunes qui ne sont pas toujours responsables des actes de d&#233;linquance dans le quartier. Nous avons aussi des liens de confiance avec l'h&#244;pital psychiatrique qui n'h&#233;site pas &#224; admettre une ado de la Villa, sans craindre que l'on demande une mainlev&#233;e juste apr&#232;s son hospitalisation. Il est vrai que nous avons la chance d'avoir un m&#233;decin-psychiatre pr&#233;sent plusieurs fois par semaine qui peut servir d'interface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous n'allez pas pr&#233;tendre qu'en trente ans, vous n'avez jamais eu de crise grave qui vous aurait contraints &#224; exclure une adolescente, comme par exemple &#224; la suite de l'agression d'un adulte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#251; proc&#233;der &#224; des exclusions, la raison la plus grave &#233;tant que la jeune fille avait d&#233;lib&#233;r&#233;ment mis le feu &#224; la Villa. Pour ce qui est des agressions, c'est plus celles entre jeunes auxquelles nous avons &#224; faire face. Cela est arriv&#233; qu'un adulte se prenne un coup, mais c'&#233;tait en contenant une jeune pour la prot&#233;ger de ses auto-agressions. Cela se termine alors le plus souvent par la jeune fille en pleurs dans les bras du professionnel. Cela peut aussi se passer &#224; la suite d'une r&#233;action maladroite de l'&#233;ducateur. Mais, jamais, d'agression d&#233;lib&#233;r&#233;e et froidement pr&#233;m&#233;dit&#233;e, pour faire mal. Des menaces, il y en a. Lorsqu'un professionnel ne se sent pas en s&#233;curit&#233;, nous ne le laissons jamais seul face &#224; la jeune avec qui il peut &#234;tre en difficult&#233; dans une confrontation o&#249; aucun ne veut perdre la face. Cela nous est aussi arriv&#233; de permuter la jeune de groupe, puisque nous avons la chance d'avoir trois unit&#233;s de vie dans des maisons diff&#233;rentes mais mitoyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous en demandez beaucoup &#224; votre &#233;quipe. Comment est-elle aid&#233;e de son c&#244;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait plus de vingt ans que nous faisons fonctionner un espace de supervision. La participation &#224; ces s&#233;ances est obligatoire. Elle a lieu sur le temps de travail, une fois toutes les trois semaines, pour chacun des groupes de vie, ainsi que pour le service de suite. Plusieurs intervenants se sont succ&#233;d&#233;, avec plus ou moins de succ&#232;s. Mais ce travail est appr&#233;ci&#233; par les professionnels qui peuvent ainsi exposer leurs difficult&#233;s et ne pas se retrouver seuls face &#224; leurs questionnements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand les ados incasables trouvent leur place</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>960</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le terme &#171; incasables &#187; d&#233;signe ces jeunes en grande difficult&#233; qu'aucune institution n'arrive &#224; accompagner dans la continuit&#233;. Ces adolescents mettent en &#233;chec tous les dispositifs pr&#233;vus pour les accueillir. Pourtant quelques structures, parce qu'elles ont su inventer un autre mode de prise en charge, r&#233;ussissent l&#224; o&#249; beaucoup ont &#233;chou&#233;. C'est le cas de la Villa Pr&#233;aut qui propose depuis 30 ans une p&#233;dagogie originale centr&#233;e sur la souffrance des jeunes filles qu'elle re&#231;oit, ou du r&#233;seau d'observation (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le terme &#171; incasables &#187; d&#233;signe ces jeunes en grande difficult&#233; qu'aucune institution n'arrive &#224; accompagner dans la continuit&#233;. Ces adolescents mettent en &#233;chec tous les dispositifs pr&#233;vus pour les accueillir. Pourtant quelques structures, parce qu'elles ont su inventer un autre mode de prise en charge, r&#233;ussissent l&#224; o&#249; beaucoup ont &#233;chou&#233;. C'est le cas de la Villa Pr&#233;aut qui propose depuis 30 ans une p&#233;dagogie originale centr&#233;e sur la souffrance des jeunes filles qu'elle re&#231;oit, ou du r&#233;seau d'observation crois&#233;e (ROC) qui a mis sur pied un v&#233;ritable travail de partenariat pour observer et comprendre le jeune avant de lui proposer une r&#233;ponse adapt&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;poque est &#224; la sinistrose. Il est vrai que la crise &#233;conomique et la mont&#233;e du ch&#244;mage et de la mis&#232;re, la fin de l'&#201;tat providence avec l'exigence pour les services sociaux d'en faire toujours plus &#224; moyens constants, les attaques r&#233;currentes contre les dispositifs de solidarit&#233; r&#233;guli&#232;rement mis &#224; mal au nom du paradigme n&#233;o-lib&#233;ral&#8230; cela fait quand m&#234;me beaucoup de choses qui peuvent expliquer le pessimisme ambiant. Mais, il est une autre plainte lancinante qui s'&#233;tend dans notre secteur : les jeunes seraient de plus en plus difficiles, les prises en charge de plus en plus complexes, les &#233;quipes &#233;ducatives de plus en plus souvent mises en &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut effectivement constater l'&#233;volution pas toujours positive du public adolescent que notre modernit&#233;, frapp&#233;e au coin d'un individualisme social envahissant, rend de plus en plus intol&#233;rant &#224; la frustration et &#224; la gestion de ses pulsions. Mais comme dans une relation, il faut toujours au minimum &#234;tre deux, il n'est pas juste de se focaliser uniquement sur l'autre pour comprendre l'origine d'un probl&#232;me. S'il est l&#233;gitime de s'interroger sur ce qu'est devenue la jeunesse d'aujourd'hui, il l'est tout autant de se demander comment nous nous y prenons pour faire face &#224; ses repr&#233;sentants les plus en difficult&#233;. La question est donc bien de savoir si les &#171; jeunes incasables &#187; le sont du fait de l'explosion de leurs modes de comportement, ou bien parce qu'on ne sait pas adapter nos modalit&#233;s d'intervention &#224; leurs probl&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse ne saurait &#234;tre univoque, tant il est n&#233;cessaire d'invoquer &#224; la fois l'un et l'autre de ces deux registres. Si nous ne nous penchons pas dans ce dossier sur la premi&#232;re dimension, cela ne signifie par pour autant que nous la n&#233;gligeons. Le choix de nous consacrer aux d&#233;marches &#233;ducatives mises en &#339;uvre pour &#234;tre r&#233;actifs aux probl&#233;matiques particuli&#232;res qui &#233;mergent, ne fait qu'explorer une facette du probl&#232;me, d'autres dossiers ayant pu ou pouvant &#224; l'avenir compl&#233;ter l'approche de cette semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la une donc, aujourd'hui, des dispositifs innovants ou d&#233;j&#224; anciens montrant que le secteur de la protection de l'enfance sait faire face, quand il s'en donne les moyens. Ces derniers ne rel&#232;vent pas forc&#233;ment d'une d&#233;bauche financi&#232;re exorbitante. Il y a aussi un savoir-faire quotidien &#224; r&#233;habiliter, fait de patience, de bienveillance et de temps. Si ces &#233;l&#233;ments ne sont nullement suffisants ils n'en sont pas moins n&#233;cessaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les &#171; recettes &#187; simples utilis&#233;es dans les pistes pr&#233;sent&#233;es ici, certaines d'entre elles semblent n&#233;cessiter une v&#233;ritable r&#233;volution copernicienne impliquant de d&#233;centrer l'intervention &#233;ducative. La pratique de la Villa Pr&#233;aut montre l'importance de ne pas partir exclusivement de l'exigence des adultes, mais tout autant de l&#224; o&#249; en sont les jeunes (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-Villa-Preaut-trente-ans-de-prise-en-charge-d-incasables' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience du ROC (r&#233;seau d'observation crois&#233;e), de son c&#244;t&#233;, d&#233;montre l'importance d'une action en partenariat et de la conviction qu'il ne faut pas rester seul, en renon&#231;ant au fantasme plus ou moins inconscient d'&#234;tre l'&#233;quipe qui r&#233;ussira l&#224; o&#249; tout le monde a &#233;chou&#233; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Travailler-en-reseau-dans-l-observation' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand les ados incasables trouvent leur place</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quand-les-ados-incasables-trouvent-leur-place-9010</link>
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		<dc:date>2010-02-11T10:13:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>960</dc:subject>

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		<title>Rencontrer l'autiste et le psychotique</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
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&lt;p&gt;Fran&#231;ois H&#233;bert est formateur en &#233;cole d'&#233;ducateurs. Docteur en linguistique, form&#233; &#224; l'&#233;coute rog&#233;rienne et aux ateliers d'&#233;critures d'&#201;lisabeth Bing, il nous fait partager sa pratique de terrain aupr&#232;s des personnes autistes et psychotiques. Ce livre est donc le fruit de nombreuses ann&#233;es de recherches et de pratiques pour un accompagnement sp&#233;cifique aupr&#232;s d'un public qui questionne, dont les messages sont souvent cod&#233;s et &#233;nigmatiques. Comment s'adapter &#224; ces personnes ? Fran&#231;ois H&#233;bert part du principe (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-960-" rel="tag"&gt;960&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton3125-afcf8.jpg?1693781779' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois H&#233;bert est formateur en &#233;cole d'&#233;ducateurs. Docteur en linguistique, form&#233; &#224; l'&#233;coute rog&#233;rienne et aux ateliers d'&#233;critures d'&#201;lisabeth Bing, il nous fait partager sa pratique de terrain aupr&#232;s des personnes autistes et psychotiques. Ce livre est donc le fruit de nombreuses ann&#233;es de recherches et de pratiques pour un accompagnement sp&#233;cifique aupr&#232;s d'un public qui questionne, dont les messages sont souvent cod&#233;s et &#233;nigmatiques. Comment s'adapter &#224; ces personnes ? Fran&#231;ois H&#233;bert part du principe qu'elles n'arr&#234;tent pas de communiquer, qu'elles souhaitent souvent provoquer des effets sur nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage propose des pistes concr&#232;tes pour le quotidien &#233;ducatif. L'&#233;ducateur se fait chercheur engag&#233; dans une p&#233;dagogie nouvelle et dynamique. Il s'inscrit dans la lign&#233;e de ceux, qui comme Paul Fustier, pensent que l'&#233;ducateur se doit d'&#234;tre cr&#233;atif et &#233;nigmatique : &#171; &lt;i&gt;On joue alors &#224; ne pas savoir, on s'int&#233;resse du dehors &#224; leur monde clos, on se fait alors questionneur &#171; na&#239;f &#187; pour les requalifier comme sujets pensants&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons prendre conscience que les personnes psychotiques peuvent aussi avoir besoin qu'on se mette en situation d'apprendre d'eux. Cette pratique ne se fait pas sans une d&#233;marche r&#233;fl&#233;chie et construite. Comment envisager un accompagnement avec des pistes, des objectifs bien d&#233;finis qui visent &#224; construire une v&#233;ritable relation &#233;ducative ? Ainsi, pouvons-nous nous interroger sur la fa&#231;on dont on s'adresse &#224; eux. Nous sommes peut-&#234;tre parfois trop intrusifs, la relation indirecte devient alors une cl&#233; pour ouvrir les portes de la communication. L'&#233;criture est aussi : &#171; Une autre voie pour leur donner la parole &#187;. Quels peuvent &#234;tre les int&#233;r&#234;ts de l'&#233;criture sous la dict&#233;e, la correspondance, des ateliers d'&#233;critures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage riche d'exp&#233;riences et d'apports th&#233;oriques nous entra&#238;ne vers ce qui sera tr&#232;s certainement la pratique de demain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Vuibert, 2006 (341 p. ; 29 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le handicap par ceux qui le vivent</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-handicap-par-ceux-qui-le-vivent</link>
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		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>960</dc:subject>

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&lt;p&gt;N'y a-t-il pas une certaine imposture &#224; parler au nom des personnes porteuses de handicap, en ignorant leur capacit&#233; et leur comp&#233;tence &#224; le faire elles-m&#234;mes ? M&#234;me si la condition pour comprendre la pauvret&#233;, la toxicomanie ou la prostitution ne r&#233;side pas dans le fait de les avoir &#233;prouv&#233;es, le t&#233;moignage de ceux qui vivent ces situations ne peut &#234;tre &#233;cart&#233;. Il en va de m&#234;me pour celles et ceux qui sont confront&#233;s &#224; la r&#233;alit&#233; quotidienne du handicap : ils sont d&#233;tenteurs d'un savoir et d'une expertise (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N'y a-t-il pas une certaine imposture &#224; parler au nom des personnes porteuses de handicap, en ignorant leur capacit&#233; et leur comp&#233;tence &#224; le faire elles-m&#234;mes ? M&#234;me si la condition pour comprendre la pauvret&#233;, la toxicomanie ou la prostitution ne r&#233;side pas dans le fait de les avoir &#233;prouv&#233;es, le t&#233;moignage de ceux qui vivent ces situations ne peut &#234;tre &#233;cart&#233;. Il en va de m&#234;me pour celles et ceux qui sont confront&#233;s &#224; la r&#233;alit&#233; quotidienne du handicap : ils sont d&#233;tenteurs d'un savoir et d'une expertise incontournables. Qu'ils s'&#233;reintent &#224; escamoter leurs alt&#233;rations ou qu'ils les revendiquent pour mieux attirer l'attention sur eux, leur avis doit &#234;tre pris en compte dans le d&#233;bat, &#224; sa juste place. Convenons que, jusqu'&#224; pr&#233;sent, ce sont surtout les sp&#233;cialistes qui ont tenu le haut du pav&#233;, ceux qui sont cens&#233;s &#171; savoir &#187;. L'ouvrage de Charles Gardou contribue &#224; r&#233;parer cette injustice. Souhaitons que ce ne soit pas l&#224; une initiative sans lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que nous disent ces t&#233;moins ? Beaucoup de choses, qu'il est bien difficile de r&#233;sumer ici. Ce qui &#233;merge peut-&#234;tre le plus, c'est le poids des regards n&#233;gatifs ou indiff&#233;rents qui font na&#238;tre un sentiment d'inf&#233;riorit&#233; et d'&#233;chec, parfois bien plus corrosif encore que la d&#233;ficience elle-m&#234;me. Le handicap effraie autant qu'il fascine, repousse autant qu'il attire. La soci&#233;t&#233; validocratique, con&#231;ue et organis&#233;e par et pour les valides, nourrit des pr&#233;jug&#233;s et des st&#233;r&#233;otypes. Ainsi, les personnes en situation de handicap contreviennent aux images de f&#233;minit&#233;, de virilit&#233;, de s&#233;duction que notre culture ch&#233;rit. Et elles ne trouveront jamais leur place tant que l'on tiendra comme condition du bonheur la n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre jeune, beau, performant et en bonne sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la majorit&#233; de la population, le handicap implique au contraire de mener une existence morne, inactive, solitaire et renferm&#233;e. &#201;chapper &#224; ce mis&#233;rabilisme requiert des qualit&#233;s particuli&#232;rement exceptionnelles. &#171; &lt;i&gt;Nous devons toujours &#234;tre un peu meilleur, pour &#234;tre simplement &#233;gal aux autres &lt;/i&gt; &#187; (p. 27). On ne peut aller &#224; la rencontre de cette population souffrant de d&#233;ficience dans une perspective d'&#233;galit&#233;, si on l'appr&#233;hende sous les seuls aspects du mis&#233;rable ou du h&#233;ros. Ni l'utiliser seulement pour se rassurer sur son sort, en utilisant le handicap comme miroir d&#233;formant de nos propres angoisses. Les passerelles avec le monde des valides font encore trop largement d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces t&#233;moignages revendiquent le destin commun qui unit les &#234;tres humains, quelle que soit leur fragilit&#233; : nous sommes tout fr&#232;res en humanit&#233; et l'imperfection est d&#233;l&#233;gataire d'une partie de la nature de notre esp&#232;ce.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2009 (244 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au nom de la fragilit&#233;</title>
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		<dc:date>2010-02-11T05:52:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>960</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ils sont trente &#224; avoir r&#233;pondu favorablement &#224; la sollicitation de Charles Gardou qui leur a demand&#233; d'&#233;crire sur le handicap. Ce ne sont pas des sp&#233;cialistes : ils ne sont ni psychologues, ni &#233;ducateurs. Certains ont parfois c&#244;toy&#233; le handicap dans l'intimit&#233; de leur vie de famille. Pour d'autres, il s'agit d'un exercice de pure cr&#233;ation. Ces &#233;crivains qui nous proposent ici leurs nouvelles, leurs r&#233;cits ou leurs po&#232;mes ont tous un palmar&#232;s non n&#233;gligeable de publications derri&#232;re eux. On trouve m&#234;me des (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont trente &#224; avoir r&#233;pondu favorablement &#224; la sollicitation de Charles Gardou qui leur a demand&#233; d'&#233;crire sur le handicap. Ce ne sont pas des sp&#233;cialistes : ils ne sont ni psychologues, ni &#233;ducateurs. Certains ont parfois c&#244;toy&#233; le handicap dans l'intimit&#233; de leur vie de famille. Pour d'autres, il s'agit d'un exercice de pure cr&#233;ation. Ces &#233;crivains qui nous proposent ici leurs nouvelles, leurs r&#233;cits ou leurs po&#232;mes ont tous un palmar&#232;s non n&#233;gligeable de publications derri&#232;re eux. On trouve m&#234;me des plumes parmi les plus prestigieuses de la litt&#233;rature contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui les a pouss&#233;s ? Pour les uns, c'est la conscience des failles qui se logent au plus profond de chacun d'entre nous, de nos incompl&#233;tudes et de notre finitude. Leurs &#233;crits s'abreuvent &#224; la source et &#224; la lisi&#232;re de leurs propres blessures. Ne cessent-ils jamais au travers de leur &#339;uvre de r&#233;parer une blessure originelle et un &#233;tat d'in&#233;quation au monde ? Pour d'autres, c'est la discrimination qui est insupportable : on oublie l'humanit&#233; de l'autre en le r&#233;duisant &#224; son &#233;trange apparence physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, notre statut est frapp&#233; au coin de la fragilit&#233; : l'aventure de la vie est marqu&#233;e par le prodige de l'&#233;closion, mais tout autant par le spectre du fl&#233;trissement. &#171; &lt;i&gt;Un rien suffit pour exclure du cercle ordinaire de la soci&#233;t&#233; : une taille un peu au-dessous ou au-dessus de la moyenne, une difformit&#233; affectant telle ou telle partie du corps, une mutilation, une couleur de peau, d'yeux ou de cheveux distincte de celles des autres, une voix trop haut perch&#233;e ou b&#233;gayante ou mal audible&lt;/i&gt; &#187; (p. 174). Un &#233;tonnement qui vire alors &#224; l'amusement puis &#224; la moquerie ou &#224; un l&#233;ger d&#233;go&#251;t qui &#224; son tour se transforme en r&#233;pulsion, voire en agacement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, l'allergie n'est pas loin qui peut se muer en intol&#233;rance. Alors m&#234;me que ces normes qui nous font l'&#233;carter sont tout &#224; fait al&#233;atoires : tol&#233;r&#233;es ou encens&#233;es aujourd'hui, elles peuvent s'av&#233;rer d&#233;pass&#233;es ou condamn&#233;es demain. Pour d'autres encore, il s'agit d'une r&#233;volte contre une soci&#233;t&#233; hant&#233;e par la vitesse, la comp&#233;tition acharn&#233;e de la normalit&#233;, la vaine performance, l'impatience. Et de s'inscrire ici dans un mouvement de contre-culture face &#224; la puissance bruyamment c&#233;l&#233;br&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ces auteurs arborent tout ou partie de ces motivations, ils proclament tous, en un temps o&#249; il est mal vu d'appara&#238;tre fragile, leur connivence avec la d&#233;chirure des &#234;tres et du monde et nous invitent &#224; faire le deuil d'une irr&#233;elle perfection. Nous proc&#233;dons tous du m&#234;me patrimoine et de la m&#234;me histoire et nous sommes marqu&#233;s d'une commune humanit&#233; faite de d&#233;pendance, de pr&#233;carit&#233;, de provisoire, d'ind&#233;termin&#233;e, d'&#233;vanescence et d'inachev&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2009 (249 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Non &#224; la marchandisation du social </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Non-a-la-marchandisation-du-social</link>
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		<dc:subject>960</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le sujet est ingrat mais d&#233;terminant : la d&#233;finition des services sociaux, &#224; l'&#233;chelon europ&#233;en, pourrait s'infl&#233;chir dans le sens tant redout&#233; de la marchandisation du social. Des secteurs entiers sont concern&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 26 janvier, l'Assembl&#233;e nationale a rejet&#233; une proposition de loi sur les services sociaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (SSIG) &#8211; 306 voix contre (la droite), 153 pour (la gauche) &#8211;, ob&#233;issant ainsi fid&#232;lement &#224; la position du gouvernement qui y &#233;tait oppos&#233;. La secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233;e des A&#238;n&#233;s, Nora (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le sujet est ingrat mais d&#233;terminant : la d&#233;finition des services sociaux, &#224; l'&#233;chelon europ&#233;en, pourrait s'infl&#233;chir dans le sens tant redout&#233; de la marchandisation du social. Des secteurs entiers sont concern&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 26 janvier, l'Assembl&#233;e nationale a rejet&#233; une proposition de loi sur les services sociaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (SSIG) &#8211; 306 voix contre (la droite), 153 pour (la gauche) &#8211;, ob&#233;issant ainsi fid&#232;lement &#224; la position du gouvernement qui y &#233;tait oppos&#233;. La secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233;e des A&#238;n&#233;s, Nora Berra, l'avait qualifi&#233;e peu auparavant d'&#171; &lt;i&gt;inutile, contre-productive et dangereuse&lt;/i&gt; &#187;, tandis qu'elle ne repr&#233;sentait qu'une &#171; &lt;i&gt;coquille vide&lt;/i&gt; &#187; pour Laurent Wauquiez, secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'Emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que r&#233;clamait le texte ? Simplement de faire b&#233;n&#233;ficier les fameux SSIG du principe de &#171; &lt;i&gt;primaut&#233; de l'accomplissement de leur mission&lt;/i&gt; &#187; sur les r&#232;gles du march&#233; et de la concurrence, d'int&#233;grer une &#171; &lt;i&gt;juste compensation&lt;/i&gt; &#187;, d'&#233;tablir une convention de partenariat pour &#233;viter le recours syst&#233;matique aux march&#233;s publics, en excluant ces services sociaux ainsi mandat&#233;s du champ d'application de la Directive services. Autrement formul&#233;, il s'agit de prot&#233;ger les missions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral des services sociaux, et de faire reconna&#238;tre les SSIG comme services non &#233;conomiques d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (SNEIG), alors qu'ils sont qualifi&#233;s actuellement de services d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique g&#233;n&#233;ral (SIEG). On s'y perd, mais l'affaire est capitale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Deux logiques : l'une marchande, l'autre non rentable &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La transposition de cette directive est controvers&#233;e. Fort d'une vingtaine de r&#233;seaux (dont la Fnars, l'Uniopss, l'Unccas&#8230;), un &lt;a href=&#034;http://www.ssig-fr.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;collectif SSIG&lt;/a&gt; s'est cr&#233;&#233; : en janvier, il publiait un communiqu&#233; intitul&#233; Une Europe qui prot&#232;ge les services sociaux dans les &#201;tats membres, except&#233; en France et interpellait les parlementaires au moyen d'un dossier sur la question. Quoi qu'il en soit, une clarification du droit communautaire applicable aux services sociaux s'impose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement pour une parole politique des professionnels du champ social (&lt;a href=&#034;http://www.mp4-chamsocial.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;MP4&lt;/a&gt;) s'est mobilis&#233; depuis plusieurs mois en lan&#231;ant une p&#233;tition clairement d&#233;nomm&#233;e Les services sociaux ne sont pas des services marchands&#8230; &#171; &lt;i&gt;Les t&#226;ches d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral pour lesquelles les services sociaux publics ou appartenant au tiers secteur sans but lucratif sont mandat&#233;s rel&#232;vent de fonctions r&#233;galiennes, universelles, gratuites, accessibles et de qualit&#233;. Elles doivent imp&#233;rativement &#234;tre prot&#233;g&#233;es de toute forme de marchandisation, sous peine de transformer les ayants droit en clients solvables et de les voir soumis aux contraintes de la recherche de plus-values financi&#232;res, au contraire du principe de solidarit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, affirment les signataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, tout un pan du secteur &#8211; services d'aide et d'accompagnement &#224; domicile, services accueillant les enfants de moins de six ans&#8230; &#8211; resterait inclus dans la directive, donc menac&#233; en premi&#232;re ligne. L'exclusion de la directive, qui porte par exemple sur les secteurs du logement social ou de l'aide &#224; l'enfance, se fonde sur des principes de protection sociale et de solidarit&#233;. Alors pourquoi pas les autres ? Autrement dit, le secteur social va-t-il officiellement se scinder entre deux logiques, l'une marchande, l'autre non rentable ? Pour l'association fran&#231;aise du conseil des communes et r&#233;gions d'Europe (AFCCRE), elle aussi mobilis&#233;e, cette Directive services &#171; &lt;i&gt;a pour objectif de cr&#233;er un v&#233;ritable march&#233; int&#233;rieur des services en facilitant la mise en &#339;uvre des libert&#233;s d'&#233;tablissement et de libre prestation de services&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; est bien le probl&#232;me. Les centres communaux d'action sociale (CCAS) sont eux aussi inquiets : quelle place laisseraient aux plus d&#233;munis le champ des services &#224; la personne et celui de la petite enfance, entr&#233;s dans le domaine concurrentiel ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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