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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Du &#034;placement &#233;ducatif &#224; domicile&#034; &#224; l'AEMO</title>
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		<dc:subject>Placement familial</dc:subject>
		<dc:subject>957</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En C&#244;tes d'Armor, le centre d&#233;partemental de l'enfance et de la famille et un &#233;tablissement priv&#233;, l'Envol, pratiquent depuis neuf ans le placement &#224; domicile, qu'ils nomment placement &#233;ducatif &#224; domicile (PED). Aujourd'hui ils revoient leur copie. Survol de ce parcours avec Philippe Lepoullouin et Marine Hautemulle respectivement Directeur enfance famille et Conseill&#232;re technique enfance au Conseil g&#233;n&#233;ral . &lt;br class='autobr' /&gt; En 2000, vous mettez en route les placements &#233;ducatifs &#224; domicile. Pourquoi ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-957-" rel="tag"&gt;957&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En C&#244;tes d'Armor, le centre d&#233;partemental de l'enfance et de la famille et un &#233;tablissement priv&#233;, l'Envol, pratiquent depuis neuf ans le placement &#224; domicile, qu'ils nomment placement &#233;ducatif &#224; domicile (PED). Aujourd'hui ils revoient leur copie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Survol de ce parcours avec Philippe Lepoullouin et Marine Hautemulle respectivement Directeur enfance famille et Conseill&#232;re technique enfance au Conseil g&#233;n&#233;ral&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Conseil G&#233;n&#233;ral - Direction enfance famille - 1 rue du Parc - 22000 Saint (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_640 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L425xH314/hautemulle-lepoullouin-690f1.png?1693482483' width='425' height='314' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;En 2000, vous mettez en route les placements &#233;ducatifs &#224; domicile. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Lepoullouin&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Au Centre d&#233;partemental de l'enfance et de la famille (CDEF), on a commenc&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir sur le fait qu'il y avait des enfants plac&#233;s &#224; cause de carences familiales et &#233;ducatives. Pourquoi avait-on besoin de prise en charge physique pour ces enfants-l&#224; ? On se disait aussi qu'il y avait beaucoup d'illusion &#224; penser qu'en d&#233;pla&#231;ant un enfant de son syst&#232;me familial on allait changer ce syst&#232;me et &#171; gu&#233;rir &#187; l'enfant. C'est une vue de l'esprit. D'autant que regrouper ces enfants en &#233;tablissement c'est les mettre en situation de d&#233;velopper des troubles, des difficult&#233;s surajout&#233;s, dus aux effets de groupe, &#224; la violence&#8230; C'&#233;tait aussi l'&#233;poque o&#249; on a commenc&#233; &#224; parler s&#233;rieusement des comp&#233;tences des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment avez-vous b&#226;ti votre protocole ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marine Hautemulle&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;On s'est inspir&#233; du travail men&#233; dans le Gard. On a affirm&#233; l'id&#233;e que le PED devait &#234;tre une r&#233;ponse &#224; un type particulier de probl&#233;matique familiale, c'est-&#224;-dire qu'il ne devait pas &#234;tre sollicit&#233;, par d&#233;faut, quand tous les autres dispositifs avaient &#233;t&#233; consomm&#233;s. On a &#233;galement d&#233;fini cinq &#171; points de comp&#233;tence familiale &#187;, pr&#233;-requis, selon nous, &#224; une optimisation des fonctions parentales et donc au bon fonctionnement du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les familles devaient &#234;tre en capacit&#233; de dire la souffrance explicite ou implicite, de s'inscrire ou de s'ins&#233;rer dans la norme sociale, d'accepter d'&#233;laborer autour de la filiation, de mettre comme priorit&#233; le vivre ensemble, d'&#233;tayer et de chercher &#224; produire de la comp&#233;tence familiale en cherchant &#224; mieux se situer dans les &#233;changes sociaux et intra-familiaux. Dans les deux lieux pratiquant le PED on a mis en place une commission technique interinstitutionnelle d'&#233;valuation et d'aide &#224; la d&#233;cision que j'animais, o&#249; les diff&#233;rents professionnels du d&#233;partement pr&#233;sentaient les situations qui leur semblaient relever d'un PED. Le proc&#232;s-verbal de cette instance &#233;tait ensuite valid&#233; ou non par le juge. Par la suite il y a eu des PED administratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s neuf ans de cette pratique, vous revoyez votre copie, pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Lepoullouin&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;D'une part parce que &#231;a a un co&#251;t important. En PED on &#233;tait &#224; un &#233;quivalent temps plein pour six enfants ! Ici, en action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO), c'est un &#233;quivalent temps plein pour trente-cinq. D'autre part on a constat&#233; une mont&#233;e en fl&#232;che des PED, on est &#224; cent quarante gamins, au d&#233;triment de l'action &#233;ducative &#224; domicile et de l'AEMO. En fait les PED &#233;taient devenus de l'AEMO renforc&#233;e plus un lit. La lisibilit&#233; du dispositif &#233;tait donc devenue difficile. Et on s'est aper&#231;u que le lit de crise servait tr&#232;s peu. Il avait un c&#244;t&#233; rassurant, mais l'essentiel du boulot c'&#233;tait quand m&#234;me la pr&#233;sence deux &#224; trois fois par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marine Hautemulle&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Et puis c'est un dispositif qui pose des probl&#232;mes juridiques importants. Le d&#233;bat sur sa validit&#233; continue aujourd'hui. Est-ce qu'un magistrat peut aller jusqu'&#224; ouvrir un droit permanent d'h&#233;bergement aux parents alors que l'enfant est confi&#233; ? Alors qu'il y a danger puisque l'enfant est plac&#233; ? Question &#233;galement pour le service &#224; qui l'enfant est confi&#233; : il est chez ses parents et le service est responsable de tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers quoi allez-vous aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Lepoullouin&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le nouveau sch&#233;ma d&#233;partemental enfance famille pr&#233;voit une refonte de tout le dispositif. Aujourd'hui il y a un d&#233;s&#233;quilibre au niveau des moyens entre les PED et le reste des interventions sociales. On va donc transf&#233;rer une grande partie des moyens vers le milieu ouvert. On accepte de ne plus faire les actions intensives du PED. Le projet est de passer &#224; un &#233;quivalent temps plein pour vingt-cinq enfants en AEMO et un &#233;quivalent temps plein pour quinze en AEMO renforc&#233;e. On va essayer de faire une coupe moyenne entre deux exc&#232;s. Vu la pression qu'il y a aujourd'hui en terme de besoins sociaux et vu la constance des moyens on n'a pas vraiment le choix. Donc le projet c'est de renforcer toutes les pr&#233;ventions : la PMI, l'action &#233;ducative &#224; domicile&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On r&#233;fl&#233;chit &#224; des tuilages entre les aides financi&#232;res, les techniciens de l'intervention sociale et familiale et l'action &#233;ducative &#224; domicile. On va mettre en place des lits d'urgence. Des accueils de jour petite enfance vont se faire au centre d&#233;partemental de l'enfance et de la famille. On projette aussi de cr&#233;er sur les territoires des espaces &#233;ducatifs de transition o&#249; on pourrait faire de la m&#233;diation au sens large autour d'ateliers, de groupes de paroles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui doit guider l'action en protection de l'enfance aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Lepoullouin&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;On doit s'interdire de placer les gamins de la pr&#233;carit&#233;. On doit aller vers des prises en charge tr&#232;s discontinues. En laissant au maximum l'enfant dans une relation avec ses parents, mais avec la garantie de tiers, ponctuels dans le temps, mais durables. Quand &#231;a ne va pas, je retourne chez tata. Ou je sais que je vais chez tata tous les mercredis. &#199;a peut &#234;tre un accueil de jour, un peu de temps chez lui, un week-end ailleurs&#8230; Un lieu principal et de l'&#233;tayage dans des lieux tiers. Un des probl&#232;mes majeurs des organisations et des administrations aujourd'hui, c'est comment g&#233;rer le discontinu. : c'est difficile &#224; mettre en place et &#231;a co&#251;te cher.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conseil G&#233;n&#233;ral - Direction enfance famille - 1 rue du Parc - 22000 Saint Brieuc. T&#233;l 02 96 77 68 95&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>L'accompagnement dans un environnement familier</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-accompagnement-dans-un-environnement-familier</link>
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		<description>
&lt;p&gt;En Ille-et-Vilaine, une soixantaine d'enfants b&#233;n&#233;ficient de mesures alternatives au placement mises en &#339;uvre par des services appartenant &#224; deux maisons d'enfants du secteur associatif et un &#233;tablissement du conseil g&#233;n&#233;ral : le centre d&#233;partemental de l'enfance, o&#249; nous avons r&#233;alis&#233; un reportage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Situ&#233; dans l'enceinte du centre d&#233;partemental de l'enfance (CDE), sur la commune de Chantepie, limitrophe de Rennes, le dispositif alternatif d'accompagnement personnalis&#233; ou D2AP , cr&#233;&#233; en 2006 apr&#232;s dix-huit (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En Ille-et-Vilaine, une soixantaine d'enfants b&#233;n&#233;ficient de mesures alternatives au placement mises en &#339;uvre par des services appartenant &#224; deux maisons d'enfants du secteur associatif&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='SESAME (service &#233;ducatif de suivi alternatif de la maison de l'enfance) - (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et un &#233;tablissement du conseil g&#233;n&#233;ral : le centre d&#233;partemental de l'enfance, o&#249; nous avons r&#233;alis&#233; un reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Situ&#233; dans l'enceinte du centre d&#233;partemental de l'enfance (CDE), sur la commune de Chantepie, limitrophe de Rennes, le dispositif alternatif d'accompagnement personnalis&#233; ou D2AP&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='D2AP - Centre d&#233;partemental de l'enfance Henri Fr&#233;ville - 17 rue d'Hallouvry - (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cr&#233;&#233; en 2006 apr&#232;s dix-huit mois d'exp&#233;rimentation, y a ses propres locaux : une salle d'accueil-caf&#233;t&#233;ria, les bureaux se distribuant autour. L'&#233;quipe compte un chef de service &#224; mi-temps, quatre &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, une &#233;ducatrice de jeunes enfants, qui peuvent agir en co-intervention, et un psychologue, tous &#224; temps plein. Gros moyens, eu &#233;gard au nombre d'enfants pris en charge : vingt-cinq, entre z&#233;ro et dix-huit ans. Moyens incontournables au vu de la mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre service est n&#233; pour r&#233;pondre aux besoins d'un certain type d'ados en difficult&#233; : ceux qui arrivaient au CDE en urgence, non pas du fait de la mise en danger au domicile et d'une ordonnance de placement provisoire (OPP), mais &#224; cause de la r&#233;p&#233;tition des ruptures de placements classiques. Ces jeunes pour qui les travailleurs sociaux de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) passent leur temps &#224; chercher un accueil pour le soir et o&#249; aucun apaisement ne peut se faire. Ces jeunes qui sont en fugue de leur placement et qui n'ont pas le droit d'&#234;tre dans leur famille &#187;&lt;/i&gt;, explique Eric Delemar, chef de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce contingent d'ados en grande difficult&#233; - d&#233;scolaris&#233;s, troubles psychiatriques, pr&#233;-d&#233;linquance - dont &#171; personne ne sait quoi faire &#187; repr&#233;sente aujourd'hui 50 % de l'effectif. Le reste des interventions se fait de plus en plus sur le volet de la parentalit&#233; aupr&#232;s de jeunes enfants. De m&#234;me le public des familles monoparentales, recompos&#233;es et les situations de s&#233;paration conflictuelle sont en augmentation. Les mineurs suivis par le D2AP sont confi&#233;s &#224; l'ASE sur la base d'un prix de journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;24h sur 24h&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'enjeu de la mesure alternative, suivre un enfant en danger maintenu au domicile de ses parents, le D2AP se veut un service d'intervention tr&#232;s sp&#233;cifique, capable d'intervenir vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, gr&#226;ce &#224; la pratique de l'astreinte. &lt;i&gt;&#171; Ce choix qui est minoritaire dans les dispositifs alternatifs nous a paru obligatoire en tant que service public et CDE, puisque c'est bien le soir et le week-end que les tensions familiales peuvent &#234;tre maximales &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Eric Delemar. La fr&#233;quence, la r&#233;activit&#233; et la proximit&#233; caract&#233;risent en outre les interventions qui peuvent &#234;tre quasi quotidiennes, particuli&#232;rement en d&#233;but de mesure et en cas de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette hyperpr&#233;sence, le service s'est adjoint une bo&#238;te &#224; outils lui permettant de privil&#233;gier le lien au lieu, ce qui implique une forte capacit&#233; de mobilit&#233; et d'adaptation. C'est ainsi que l'&#233;ducateur intervient simultan&#233;ment sur quatre champs de l'action sociale, habituellement s&#233;par&#233;s : la pr&#233;vention (&#171; Je peux intervenir aupr&#232;s du jeune &#224; la maison de quartier, en bas de la cage d'escalier, dans la rue, &#224; l'&#233;cole&#8230; &#187;, illustre Ludovic Hou&#233;e, &#233;ducateur) ; le milieu ouvert, avec toutes les formes d'entretien au domicile ; le placement en internat (&#171; Les &#233;ducateurs ont le savoir-faire de la clinique du quotidien avec le jeune &#187;, pr&#233;cise Eric Delemar) ; enfin le champ de l'insertion en mati&#232;re de d&#233;marches socioprofessionnelles et dans l'organisation d'un r&#233;seau social avec la famille. En liant tous ces champs, le service d&#233;veloppe ce qu'il nomme &#171; une clinique de l'interstice &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces sp&#233;cificit&#233;s s'ajoute une m&#233;thode de travail pluridisciplinaire, avec une forte implication du psychologue, en priorit&#233; aupr&#232;s des enfants, mais aussi des familles, des partenaires - familles d'accueil notamment - et bien s&#251;r des &#233;ducateurs. Ce qui donne &#224; la pratique sa dimension psycho-&#233;ducative. Sachant que, parall&#232;lement, compte tenu de l'implication et des pressions qu'elle engendre, du risque de se laisser envahir, elle est sans cesse analys&#233;e et interrog&#233;e via de fr&#233;quents d&#233;briefings et une supervision.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire avec&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'intervention se focalise d'abord sur l'enfant et passe par un important &#171; faire avec &#187; tant avec lui qu'avec sa famille. &#202;tre l&#224; le soir aupr&#232;s d'une m&#232;re dont l'enfant a des probl&#232;mes d'endormissement, aider un parent &#224; faire les repas parce qu'il n'a plus l'&#233;nergie pour &#231;a&#8230; &lt;i&gt;&#171; On pourrait nous taxer de faire &#224; la place du parent mais nous sommes seulement &#224; l'endroit des carences pour remobiliser la famille ou pr&#233;sents lors d'une d&#233;faillance parentale momentan&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Eric Delemar. S'agissant des ados en grande difficult&#233;, cela passe aussi par un gros travail d'accompagnement vers la p&#233;do-psychiatrie et de lien avec ses services. Dans ces suivis tr&#232;s lourds, les professionnels ont un alli&#233; de taille : la non-s&#233;paration. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes v&#233;cus comme beaucoup moins dangereux par les parents &#187;&lt;/i&gt;, note Eric Delemar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, &#171; comme l'enfant est au c&#339;ur de sa famille, non stigmatis&#233;e par un placement, il lui est plus facile de remettre en question son fonctionnement &#187;, pr&#233;cise Christophe Horvat, psychologue. Enfin, l'enfant n'&#233;tant pas s&#233;par&#233; de son r&#233;seau, ce dernier continue d'&#234;tre op&#233;rationnel : le m&#233;decin de famille, un oncle, le club de sport, un voisin, ces tuteurs de r&#233;silience comme les nomme Boris Cyrulnik, que l'&#233;ducateur va s'appliquer &#224; conna&#238;tre et qui seront sollicit&#233;s en priorit&#233; en cas de crise, certains pour un accueil &#233;pisodique de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Parents rassur&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence de cette pratique tr&#232;s sp&#233;cifique au contexte particulier : elle apporte une s&#233;curit&#233; au groupe familial au point que petit &#224; petit les interventions au pied lev&#233; se rar&#233;fient, la majorit&#233; des appels &#224; l'aide se g&#233;rant par t&#233;l&#233;phone. En outre une grande confiance s'instaure &#224; l'&#233;gard des professionnels. Du coup les parents appellent quand ils se sentent d&#233;pass&#233;s. Ils acceptent un vrai travail sur la parentalit&#233;, impossible auparavant, dans le cadre de suivis plus sporadiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, note Eric Delemar : &lt;i&gt;&#171; Notre intervention vient changer les fa&#231;ons de faire des familles. &#187; &lt;/i&gt; Et de pr&#233;ciser : &lt;i&gt;&#171; Elle peut aussi cr&#233;er des reconfigurations familiales : des couples se rendent compte que c'est la non viabilit&#233; de leur union qui entra&#238;ne la maltraitance. Le parent maltraitant qui en prend conscience choisit de partir. &#187;&lt;/i&gt; Ce qui fait dire &#224; Ludovic Hou&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Notre pratique donne la possibilit&#233; de ne pas simplement travailler sur le sympt&#244;me mais sur son origine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant de l'impact sur la prise de conscience chez l'enfant, il explique : &lt;i&gt;&#171; Le fait qu'on soit r&#233;guli&#232;rement au domicile, qu'on partage la vie quotidienne de la famille permet &#224; l'enfant de voir d'autres positionnements intrafamiliaux et donc de remettre en question le fonctionnement familial. On peut ainsi par des positions &#233;ducatives fortes, jamais utilis&#233;es auparavant - faire intervenir les pompiers dans une situation de grosse pathologie mentale d'un parent par exemple - permettre &#224; l'enfant de se rendre compte que l&#224;, il y a quelque chose qui ne va pas. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confiance &#233;tablie permet &#233;galement la lib&#233;ration de la parole. Tant du c&#244;t&#233; des parents qui finissent par donner acc&#232;s &#224; leur histoire personnelle, aux secrets de famille, dont on sait l'importance dans la compr&#233;hension et la r&#233;solution des difficult&#233;s. Tant du c&#244;t&#233; de l'enfant qui va faire des r&#233;v&#233;lations, s'autoriser &#224; nommer la maltraitance, &#224; appeler : &lt;i&gt;&#171; Je crois que le ton est en train de monter, je voudrais sortir de l&#224; &#187;&lt;/i&gt;, illustre Christophe Horvat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La crise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vu le profil des situations, la crise, ou des moments de tension trop forte pour l'enfant, font forc&#233;ment partie, &#224; un moment donn&#233;, du paysage familial. Il faut alors parfois g&#233;rer l'impr&#233;vu, m&#234;me si tout est mis en place pour anticiper et tenter d'&#233;viter les crises. Le recours &#224; une solution de &#171; repli &#187; ou &#171; phase de respiration &#187; de l'enfant peut alors &#234;tre in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce placement a la particularit&#233; d'&#234;tre un moment dans la vie du groupe familial sans ce ressenti de cassure dont on ne conna&#238;t pas la dur&#233;e. D'o&#249; la lev&#233;e des r&#233;ticences familiales. Du reste l'enfant et sa famille continuent d'&#234;tre vus tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement. &lt;i&gt;&#171; C'est important que, dans cette situation de repli, on soit toujours pr&#233;sent pour signifier que la s&#233;paration n'est pas d&#233;finitive, que le travail de lien et de restauration du lien perdure &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Ludovic Hou&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le placement se fait prioritairement en famille d'accueil surtout pour les petits qui y sont pratiquement toujours accompagn&#233;s par leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant des ados, le service peut &#233;galement utiliser deux studios du CDE. &#171; On limite au maximum l'accueil collectif qui risquerait de renforcer le champ de l'excitation, les ph&#233;nom&#232;nes de groupe, les contagions &#187;, pr&#233;cise Eric Delemar. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'un r&#233;seau de familles d'accueil pouvant r&#233;pondre au pied lev&#233;. Cela implique une prospection permanente et une prise en compte de la difficult&#233; de leur travail en leur offrant un soutien maximum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi se g&#232;re la crise. Mais, comme le note Eric Delemar :&lt;i&gt; &#171; Le fait d'intervenir fr&#233;quemment, de cr&#233;er proximit&#233; et confiance avec les familles, diminue les risques de crise. &#199;a va d'autant moins &#171; p&#233;ter &#187; le samedi soir que l'&#233;ducateur sera pass&#233; le vendredi apr&#232;s-midi et repassera le lundi. &lt;/i&gt; &#187; De fait, tr&#232;s peu de replis sont effectu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Travailler sans s&#233;parer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En termes d'&#233;volution des mesures, le service manque un peu de recul. Il appara&#238;t n&#233;anmoins que tr&#232;s souvent une mesure judiciaire (aide contrainte) se transforme au bout de plusieurs mois en accueil provisoire (aide contractualis&#233;e). Il appara&#238;t que la bonne dur&#233;e soit d'au moins un an avec les plus jeunes enfants &lt;i&gt;&#171; pour que les familles en gardent un b&#233;n&#233;fice dans la dur&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, analyse Eric Delemar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les ados, huit &#224; dix mois semblent le bon timing. Cela peut para&#238;tre court mais comme le note Eric Delemar : &lt;i&gt;&#171; &#199;a n'aurait pas de sens d'intervenir dix fois par mois sur deux ou trois ans. On risquerait de se substituer aux obligations parentales au lieu de les suppl&#233;er ou d'&#233;viter le placement. &#187;&lt;/i&gt; En 2008, 80 % des mesures ont abouti &#224; une mainlev&#233;e, suivie parfois d'une mesure d'assistance &#233;ducative, alors que la moyenne des mainlev&#233;es au CDE est de 33 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il le dire ? L'&#233;quipe du D2AP est convaincue que beaucoup de placements pourraient et devraient &#234;tre &#233;vit&#233;s. Loin d'elle cependant l'id&#233;e de les radier des mesures de protection, loin d'elle aussi l'id&#233;ologie du maintien du lien. La preuve : 20 % en moyenne des situations suivies se terminent par un placement. Dans ces cas, pr&#233;cise Eric Delemar : &lt;i&gt;&#171; Le D2AP aura &#233;t&#233; l'&#233;tape n&#233;cessaire &#224; la pr&#233;paration du placement qui, de toute fa&#231;on, &#233;tait impossible quelques mois avant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ? Quelles seraient, selon lui, les vraies indications de placement ? &lt;i&gt;&#171; Tout ce qui est cens&#233; relever du p&#233;nal, c'est-&#224;-dire les violences sur mineur. Par contre, le champ de la carence peut &#234;tre trait&#233; dans le cadre de l'alternative au placement. De m&#234;me la maladie mentale combin&#233;e &#224; la pr&#233;carit&#233; sociale, car nous trouvons souvent un membre de la famille, un levier nous permettant de travailler sans s&#233;parer &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SESAME (service &#233;ducatif de suivi alternatif de la maison de l'enfance) - Maison de l'enfance de Carc&#233; - 35170 Bruz. T&#233;l. 02 99 52 61 37&lt;br class='manualbr' /&gt;SAEF (service d'accompagnement &#233;ducatif personnalis&#233;) de la maison d'enfants de Ker-Huel - 3 square de Luxembourg - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 35 17 16&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D2AP - Centre d&#233;partemental de l'enfance Henri Fr&#233;ville - 17 rue d'Hallouvry - 35135 Chantepie. T&#233;l. 02 99 41 02 20&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Et si on pla&#231;ait l'enfant&#8230; chez lui ?</title>
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		<dc:subject>Placement familial</dc:subject>
		<dc:subject>957</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le placement &#224; domicile, qui permet de suivre l'enfant dans son lieu de vie habituel, le plus souvent chez ses parents, existe depuis le d&#233;but des ann&#233;es 90. Cet accompagnement particulier, qui ne peut &#234;tre efficace que dans certaines conditions, a l'immense avantage de ne pas couper l'enfant de son environnement familier et d'&#233;viter certains placements douloureux. Toutefois, son application est limit&#233;e car elle n&#233;cessite un fort encadrement et la disponibilit&#233; permanente d'un lit en cas de crise (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_707 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/jpg/placement-domicile.jpg' width=&#034;714&#034; height=&#034;376&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le placement &#224; domicile, qui permet de suivre l'enfant dans son lieu de vie habituel, le plus souvent chez ses parents, existe depuis le d&#233;but des ann&#233;es 90. Cet accompagnement particulier, qui ne peut &#234;tre efficace que dans certaines conditions, a l'immense avantage de ne pas couper l'enfant de son environnement familier et d'&#233;viter certains placements douloureux. Toutefois, son application est limit&#233;e car elle n&#233;cessite un fort encadrement et la disponibilit&#233; permanente d'un lit en cas de crise grave.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'&#233;tat actuel de notre syst&#232;me de protection de l'enfance, vu les probl&#233;matiques de certaines familles, nul ne peut nier, dans certains cas, la n&#233;cessit&#233; de placer un enfant pour le prot&#233;ger de la maltraitance familiale. Ceci dit, il y a aussi consensus sur le fait que des placements pourraient &#234;tre &#233;vit&#233;s. &#192; condition de trouver des formules adapt&#233;es. Le placement &#224; domicile est une des r&#233;ponses possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le d&#233;partement du Gard qui, d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt, exp&#233;rimentait une prise en charge de l'enfant en danger autrement qu'en le pla&#231;ant. Il cr&#233;ait, en 1990, son service d'adaptation progressive en milieu naturel (SAPMN), &#233;tendu aujourd'hui &#224; tout le d&#233;partement (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Il-faut-des-solutions-intermediaires-entre-internat-et-AEMO' class='spip_in'&gt;lire LS n&#176;638&lt;/a&gt;). Depuis, cette pratique a fait des &#233;mules un peu partout en France. Avec un s&#233;rieux coup d'acc&#233;l&#233;rateur depuis la loi de mars 2007 qui pr&#233;conise, entre autres, la diversit&#233; des modes de prise en charge de l'enfance en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si chaque service exer&#231;ant des placements &#224; domicile (PAD) se cr&#233;e &#224; partir d'une &#233;valuation des besoins qui lui est propre, s'il apporte des variantes dans sa pratique, le sch&#233;ma de base est le m&#234;me : au d&#233;part, une d&#233;cision judiciaire ou administrative confie un mineur &#224; une structure d'accueil. Mais, pour diff&#233;rentes raisons, le placement traditionnel s'av&#232;re impossible : il aggrave la probl&#233;matique, amplifie les souffrances, ne peut aider &#224; la r&#233;solution des difficult&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Lieux familiers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors, au lieu d'amener l'enfant dans la structure, on le maintient dans son ou ses lieux de vie habituels. Le domicile des parents est majoritairement le lieu principal, mais il n'est parfois qu'un lieu parmi d'autres. Parfois, il peut &#234;tre totalement exclu. Ainsi le D de PAD peut-il perdre beaucoup de sa substance. D'o&#249; des d&#233;nominations plus appropri&#233;es : par exemple &#171; dispositif alternatif d'accompagnement personnalis&#233; &#187; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-accompagnement-dans-un-environnement-familier' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;). Pour permettre cette modalit&#233; d'ex&#233;cution de la mesure, juridiquement, les magistrats s'appuient sur la notion de &#171; large droit de visite et d'h&#233;bergement &#187; qui, en l'occurrence, peut devenir quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail des professionnels consiste alors &#224; transposer, sur le mode intensif, l&#224; o&#249; est l'enfant, les moyens &#233;ducatifs mobilis&#233;s traditionnellement en internat. Sans oublier qu'il y a danger caract&#233;ris&#233;. D'o&#249; la possibilit&#233;, inscrite dans la mesure, de placement de l'enfant en urgence en cas de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le PAD est une mesure adoss&#233;e &#224; un internat qui peut b&#233;n&#233;ficier de son plateau technique et de ses lits. C'est, de fait, une alternative au placement traditionnel, qui ne priorise plus la s&#233;paration et qui prend en compte les aptitudes des familles &#224; la parentalit&#233; sans en occulter la discontinuit&#233;, c'est-&#224;-dire les moments o&#249; l'enfant en danger doit &#234;tre mis &#224; l'abri ou pris en charge par d'autres lieux d'accueils adapt&#233;s &#224; ses besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PAD s'entend donc &#233;galement comme mesure de placements alternatifs, au sens d'allers et retours entre diff&#233;rents lieux d'accueil. En ce sens, il int&#232;gre le principe selon lequel un placement n'a pas toujours besoin d'&#234;tre continu. C'est une mesure qui intervient souvent apr&#232;s des &#233;checs de placements traditionnels ou de mesures en milieu ouvert. Mais ce peut &#234;tre une mesure initiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs d'alternative au placement sont-ils une bonne r&#233;ponse aux besoins des enfants en danger et de leurs familles ? Il semblerait que oui. Dans certaines situations en tout cas. Reste &#224; d&#233;finir ces situations, autrement dit &#224; se positionner sur l'appr&#233;ciation du danger, des capacit&#233;s et d&#233;ficiences parentales. Reste &#224; voir &#233;galement, dans l'hypoth&#232;se o&#249; cette pratique se g&#233;n&#233;raliserait, si les moyens suivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout &#233;tat de cause, m&#234;me si la mesure est sujette &#224; quelques controverses, elle a le m&#233;rite d'ouvrir le champ des pratiques innovantes et celui de la r&#233;flexion sur le placement et la protection de l'enfance, bases incontournables de leur indispensable toilettage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Et si on pla&#231;ait l'enfant... Chez lui ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Et-si-on-placait-l-enfant-Chez-lui-9011</link>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>SOS contre toute attente</title>
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		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>957</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quel est donc ce personnage sulfureux, provocateur et col&#233;rique qui dirige un groupe de 170 &#233;tablissements et services et de 2700 salari&#233;s, s'adressant &#224; 25 000 usagers ? Celui qu'on a, tour &#224; tour, compar&#233; &#224; un Messier ou &#224; un Tapie du social ne s'en laisse pas compter. C'est sans langue de bois, ni ronds de jambe qu'il s'exprime ici. Jean-Marc Borello appara&#238;t p&#233;tri de valeurs fortes, fonceur et agitateur d'id&#233;es. On comprend qu'il ne se soit pas fait que des amis dans l'&#233;conomie sociale. Il attaque fort (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L86xH150/arton3109-859e6.jpg?1693482483' width='86' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel est donc ce personnage sulfureux, provocateur et col&#233;rique qui dirige un groupe de 170 &#233;tablissements et services et de 2700 salari&#233;s, s'adressant &#224; 25 000 usagers ? Celui qu'on a, tour &#224; tour, compar&#233; &#224; un Messier ou &#224; un Tapie du social ne s'en laisse pas compter. C'est sans langue de bois, ni ronds de jambe qu'il s'exprime ici. Jean-Marc Borello appara&#238;t p&#233;tri de valeurs fortes, fonceur et agitateur d'id&#233;es. On comprend qu'il ne se soit pas fait que des amis dans l'&#233;conomie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il attaque fort en d&#233;non&#231;ant un monde associatif trop cloisonn&#233; et pas assez solidaire, restant centr&#233; sur un secteur particulier, l'emp&#234;chant de b&#233;n&#233;ficier de la plus value que repr&#233;sentent son poids et sa richesse. Apr&#232;s avoir fond&#233;, en 1984, avec la chanteuse R&#233;gine, le groupe SOS-drogue international, il ne s'est pas endormi sur ses lauriers. Au cours des ann&#233;es qui ont suivi, il s'est int&#233;ress&#233; &#224; bien d'autres domaines que la toxicomanie : soins palliatifs, accueil des SDF, protection de l'enfance, d&#233;veloppement durable, insertion&#8230; et la petite derni&#232;re, en octobre 2008, une cr&#232;che ouverte &#224; Paris et accueillant tant des enfants porteurs de handicap que valides. Mais cette grosse structure ressemble bien plus &#224; un banc de poissons qu'&#224; une grosse baleine au fonctionnement hi&#233;rarchique pyramidal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie pr&#233;vaut et si Jean-Marc Borello s'honore d'&#234;tre &#224; l'initiative de projets innovants qui bousculent les habitudes du secteur, il sait tr&#232;s vite d&#233;l&#233;guer &#224; des relais comp&#233;tents en s'adressant &#224; des professionnels. Aucun dispositif ne doit &#234;tre ni statique, ni immuable, les contours et la forme doivent rester mouvants : on imagine, on se lance, on exp&#233;rimente, on &#233;value et si cela marche, c'est ensuite repris dans les politiques sociales officielles, explique-t-il. Ce qui ne l'a pas emp&#234;ch&#233; de fermer un foyer d'accueil en Loz&#232;re qui &#233;tait devenu le d&#233;potoir des enfants en grande difficult&#233; de la r&#233;gion parisienne ou une structure d&#233;pass&#233;e style accueil de toxicomanes &#224; la campagne. Le ma&#238;tre mot doit &#234;tre l'adaptation aux besoins sociaux. Les dispositifs efficaces doivent remplacer ceux qui ne le sont pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marc Borello a ce c&#244;t&#233; battant que l'on pr&#234;te plus &#224; des capitaines d'industrie. Il ach&#232;te des h&#244;tels deux et trois &#233;toiles pour offrir des conditions d'accueil aux SDF, l&#224; o&#249; d'autres continuent &#224; les loger en dortoir. Il signe une circulaire ordonnant &#224; ses services de continuer &#224; accueillir des sans-papiers, malgr&#233; les menaces du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. Il refuse la commande officielle de cr&#233;er des centres ferm&#233;s pour les mineurs. Son ambition ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;largir le groupe SOS et continuer &#224; en faire une auberge espagnole o&#249; chacun am&#232;ne ses comp&#233;tences. Un dr&#244;le de bonhomme assez fascinant &#224; retrouver dans ce livre passionnant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Rue de l'&#233;chiquier, 2009 (158 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Relais envers et contre tout</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-Relais-envers-et-contre-tout</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
		<dc:subject>957</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Relais n'ont jamais excell&#233; dans la communication. Depuis 25 ans qu'ils existent, ils ont pr&#233;f&#233;r&#233; d&#233;montrer que leur utopie &#233;tait possible&#8230; en la concr&#233;tisant. Aujourd'hui, avec 1 100 salari&#233;s, 18 antennes r&#233;parties sur tout le territoire, traitant 60 000 tonnes de v&#234;tements r&#233;colt&#233;s dans 8000 conteneurs, cette entreprise d'insertion peut c&#233;l&#233;brer son plein succ&#232;s. Le concept a &#233;t&#233; mis au point en 1984, &#224; Bruay-La-Bussi&#232;re, dans le Nord. Puis l'essaimage s'est r&#233;alis&#233; en deux vagues, toujours selon le m&#234;me (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Relais n'ont jamais excell&#233; dans la communication. Depuis 25 ans qu'ils existent, ils ont pr&#233;f&#233;r&#233; d&#233;montrer que leur utopie &#233;tait possible&#8230; en la concr&#233;tisant. Aujourd'hui, avec 1 100 salari&#233;s, 18 antennes r&#233;parties sur tout le territoire, traitant 60 000 tonnes de v&#234;tements r&#233;colt&#233;s dans 8000 conteneurs, cette entreprise d'insertion peut c&#233;l&#233;brer son plein succ&#232;s. Le concept a &#233;t&#233; mis au point en 1984, &#224; Bruay-La-Bussi&#232;re, dans le Nord. Puis l'essaimage s'est r&#233;alis&#233; en deux vagues, toujours selon le m&#234;me sch&#233;ma. Le responsable voulant se lancer dans la cr&#233;ation d'un Relais vient s'immerger 6 &#224; 8 mois dans une antenne d&#233;j&#224; existante, pour s'impr&#233;gner de m&#233;thodes de l'association. La premi&#232;re &#233;quipe qu'il recrute vient, &#224; son tour, apprendre le travail dans une antenne pendant deux mois. Il faut bien cela, pour se familiariser avec le fonctionnement de ces Relais qui ne ressemblent &#224; rien que l'on connaisse ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme toute entreprise d'insertion, il s'agit bien de servir de transition &#224; l'int&#233;gration dans le monde ordinaire de l'entreprise. Des outils ont &#233;t&#233; con&#231;us pour le permettre. Mais la vocation de cette association &#233;tant d'aller vers ceux qui sont les plus &#233;loign&#233;s de l'emploi, les deux ann&#233;es maximum de contrat aid&#233; par l'&#201;tat ne suffisent parfois pas. Plut&#244;t que remettre l'usager &#224; la case d&#233;part, le Relais le garde le temps qu'il faudra. La recherche de performance &#233;conomique sert justement &#224; cela : trouver les ressources pour permettre de maintenir l'emploi de ceux qui continuent &#224; rencontrer de grosses difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre particularit&#233; de cette association d&#233;cid&#233;ment atypique : la d&#233;mocratie directe. Chaque mois, une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des personnels d&#233;bat des modalit&#233;s de fonctionnement. En contradiction avec la l&#233;gislation du travail, il n'y a ni d&#233;l&#233;gu&#233; du personnel ni comit&#233; d'entreprise. L'opposition capital/travail n'a pas lieu d'&#234;tre ici, puisque ce sont les salari&#233;s qui d&#233;cident du sort d'une entreprise qui n'appartient &#224; personne. Autre originalit&#233;, des salaires qui s'&#233;chelonnent entre 1000 et 3000 &#8364;, chacun recevant une r&#233;mun&#233;ration non en fonction de ses comp&#233;tences, mais de ses besoins : le salari&#233; qui a en charge une famille nombreuse percevra plus qu'un c&#233;libataire, m&#234;me si ce dernier est cadre ! Les Relais ont l'ambition de d&#233;montrer qu'une autre forme de d&#233;mocratie sociale est possible dans l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela marche. Tout n'est pourtant pas idyllique. Le travail propos&#233; est psychologiquement et surtout physiquement &#233;prouvant et exigeant. Si 30 &#224; 40 % des candidats seulement vont au-del&#224; du premier jour, 90 % de ceux qui tiennent trois mois, restent. Ce qui compte avant tout, c'est l'int&#233;gration des moins performants. Une exp&#233;rience &#224; d&#233;couvrir, absolument.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Rue de l'&#233;chiquier, 2009 (143 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les stages, en rade depuis deux ans</title>
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&lt;p&gt;La gratification des stages ne sera qu'une fausse bonne id&#233;e tant que l'&#201;tat ne prendra pas ses responsabilit&#233;s en termes de financement. Le 18 janvier, les organisations l'ont rappel&#233; aux pouvoirs publics &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 9 janvier 2010, six associations de travailleurs sociaux &#8211; ONES, ANAS, FNEJE, France ESF, CRAETS, Collectif des &#233;tudiants parisiens &#8211; lan&#231;aient un appel pour &#171; pr&#233;server la formation par alternance &#187;. Elles d&#233;noncent &#171; l'ass&#232;chement quantitatif et qualitatif des terrains de stage &#187; : soumis &#224; de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La gratification des stages ne sera qu'une fausse bonne id&#233;e tant que l'&#201;tat ne prendra pas ses responsabilit&#233;s en termes de financement. Le 18 janvier, les organisations l'ont rappel&#233; aux pouvoirs publics&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 9 janvier 2010, six associations de travailleurs sociaux &#8211; ONES, ANAS, FNEJE, France ESF, CRAETS, Collectif des &#233;tudiants parisiens &#8211; lan&#231;aient un appel pour &#171; &lt;i&gt; pr&#233;server la formation par alternance&lt;/i&gt; &#187;. Elles d&#233;noncent &#171; &lt;i&gt;l'ass&#232;chement quantitatif et qualitatif des terrains de stage&lt;/i&gt; &#187; : soumis &#224; de nouvelles obligations (r&#233;forme des dipl&#244;mes, mise en place de sites qualifiants&#8230;), les instituts souffrent de budgets trop serr&#233;s pour verser cette gratification. D'autre part, la rar&#233;faction du nombre des terrains de stage entra&#238;ne ipso facto la remise en cause des projets personnels de formation, les &#233;tudiants se voyant contraints d'accepter des stages sans rapport avec les objectifs p&#233;dagogiques de leur cursus. Par ailleurs, les signataires pointent les disparit&#233;s in&#233;galitaires selon les r&#233;gions, les acteurs &#233;tant pluriels : Etat, conseils g&#233;n&#233;raux, CAF, communes&#8230; Enfin, les &#233;tudiants disposant d'un financement Assedic ne sont pas soumis &#224; la gratification, b&#233;n&#233;ficiant d'un plus large choix de stages au d&#233;triment des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire provoque des remous depuis deux ans : le 31 janvier 2008, un d&#233;cret imposait la gratification pour les stages de plus de trois mois. Les effets pervers ne tardent pas &#224; se faire sentir : p&#233;nurie de stages, difficult&#233;s d'acc&#232;s &#224; des pans entiers des secteurs social et m&#233;dico-social, menaces pour les &#233;tudiants de ne pas achever leur formation&#8230; D&#232;s f&#233;vrier, plusieurs grandes villes voient des manifestations, d&#233;brayages, rassemblement devant les DRASS, et m&#234;me des blocages d'administrations. Les responsables de structures disent ne pas vouloir &#171; &lt;i&gt;laisser les gestionnaires d'&#233;tablissements batailler individuellement pour n&#233;gocier la charge nouvelle induite&lt;/i&gt; &#187; par les gratifications. Les formateurs font &#233;galement conna&#238;tre leur inqui&#233;tude. Le 3 avril de la m&#234;me ann&#233;e 2008, des centaines d'&#233;tudiants en travail social venant de quinze centres de formation, appuy&#233;s par quelques syndicats, manifestent devant la direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) de Paris. Un questionnaire tournant dans les promos dresse, en octobre, un &#233;tat des lieux alarmant. Les manifestations r&#233;gionales se multiplient&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Il en va du devenir du travail social dans notre pays &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s mai 2009, le groupement national des instituts r&#233;gionaux du travail social (GNI) et l'association fran&#231;aise des organismes de formation et de recherche en travail social (AFORTS) r&#233;clament un financement de l'&#201;tat pour la gratification des stages, dans la foul&#233;e des annonces faites par Sarkozy le 24 avril pr&#233;c&#233;dent lors de l'annonce d'un plan d'urgence pour la formation et l'acc&#232;s &#224; l'emploi des jeunes. &#192; la m&#234;me &#233;poque, l'organisation nationale des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s (ONES) craint que l'obligation annonc&#233;e de la gratification des stages d&#232;s le deuxi&#232;me mois &#171; &lt;i&gt;n'amplifie les effets pervers&lt;/i&gt; &#187; et demande un comit&#233; de pilotage pour &#233;valuer les cons&#233;quences induites par cette disposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ANAS, elle, r&#233;clame un moratoire pour l'ann&#233;e 2009/2010 avec assurance des financements de l'ann&#233;e suivante pour les institutions. Fin septembre, l'AFORTS envoie une lettre au chef de l'&#201;tat pour lui demander que la situation des &#233;tudiants &#171; &lt;i&gt;ne continue pas &#224; se d&#233;t&#233;riorer&lt;/i&gt; &#187;, arguant qu'&#171; &lt;i&gt; il en va du devenir du travail social dans notre pays&lt;/i&gt; &#187;. Ce 4 janvier, une coordination nationale des &#233;tudiants en travail social manifestait encore &#224; Lyon. Le 18 janvier, une table ronde &#233;tait organis&#233;e par la DGAS sur la question. Les organisations, dont le GNI et l'AFORTS, ont de nouveau demand&#233; la prise en charge de la gratification par les pouvoirs publics, craignant que ces difficult&#233;s ne se &#171; &lt;i&gt;g&#233;n&#233;ralisent dramatiquement&lt;/i&gt; &#187;. &#192; suivre, bien &#233;videmment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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