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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le placement ext&#233;rieur, gage de r&#233;insertion</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), l'Association r&#233;flexion action prison et justice (Arapej) h&#233;berge, accompagne et emploie des d&#233;tenus b&#233;n&#233;ficiant d'une mesure de placement ext&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le chat et la souris, tel est le titre du journal de quatre pages qu'Akim (le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;) et Kikuo Londo, r&#233;alisent chaque mois. Lien entre les adh&#233;rents de l'Arapej 93, il traite de prison, d'actualit&#233;, de droit&#8230; Les deux hommes sont employ&#233;s en contrat d'accompagnement &#224; l'emploi (CAE). Akim a connu la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), l'Association r&#233;flexion action prison et justice (Arapej) h&#233;berge, accompagne et emploie des d&#233;tenus b&#233;n&#233;ficiant d'une mesure de placement ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le chat et la souris, tel est le titre du journal de quatre pages qu'Akim (le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;) et Kikuo Londo, r&#233;alisent chaque mois. Lien entre les adh&#233;rents de l'Arapej 93, il traite de prison, d'actualit&#233;, de droit&#8230; Les deux hommes sont employ&#233;s en contrat d'accompagnement &#224; l'emploi (CAE). Akim a connu la d&#233;tention et a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une mesure de placement ext&#233;rieur dans l'association, Kikuo a des difficult&#233;s sociales. S'ils aimeraient avoir davantage de documentation et un acc&#232;s Internet &#224; leur disposition pour enrichir le journal, les deux hommes se f&#233;licitent de la formation dispens&#233;e par une journaliste sur une ann&#233;e et du coup de pouce donn&#233; par l'Arapej : h&#233;bergement, suivi social et mise &#224; l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;
&lt;strong&gt;Le placement ext&#233;rieur d'Akim&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Akim a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une mesure de placement ext&#233;rieur &#224; l'Arapej durant quatre mois. &lt;i&gt;&#171; Le juge d'application des peines m'a tout d'abord propos&#233; une mesure de semi-libert&#233;. Je devais effectuer des recherches d'emploi en journ&#233;e et rentrer en prison le soir. Je ne cherchais pas de travail, &#231;a ne m'int&#233;ressait pas,&lt;/i&gt; &#233;voque-t-il. &lt;i&gt;Le juge m'a alors propos&#233; une mesure de placement ext&#233;rieur &#224; l'Arapej. Un handicap ne me permettant pas de travailler dans le b&#226;timent, j'ai &#233;t&#233; orient&#233; vers le journal. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Akim a appr&#233;ci&#233; cette opportunit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Tout ce qui permet d'&#233;viter la prison est bon &#224; prendre,&lt;/i&gt; dit-il. &lt;i&gt;Cette mesure permet de travailler, d'avoir un toit et de b&#233;n&#233;ficier d'un accompagnement, m&#234;me s'il pourrait &#234;tre renforc&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Incarc&#233;r&#233; &#224; plusieurs reprises, Akim juge que l'administration p&#233;nitentiaire ne remplit pas sa mission de r&#233;insertion : &lt;i&gt;&#171; En prison, on purge sa peine et on sort sans que notre situation n'ait chang&#233;. D&#233;bord&#233;s, les assistants de service social n'ont pas les moyens de nous aider. Personne ne nous motive pour bouger, d&#233;crocher un am&#233;nagement de peine&#8230; En d&#233;tention, on ne fait rien. Certes, il est possible de travailler, mais seules les personnes qui n'ont vraiment aucune ressource acceptent de le faire. Le droit ne s'appliquant pas en prison, elles sont exploit&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin du placement ext&#233;rieur, Akim a &#233;t&#233; embauch&#233; par Arapej 93 en contrat d'accompagnement &#224; l'emploi. &lt;i&gt;&#171; &#192; force d'en vouloir, je m'en suis sorti. L'association m'a bien aid&#233;, elle fournit la logistique et donne un petit travail. J'ai &#233;galement pu b&#233;n&#233;ficier d'une remise &#224; niveau en fran&#231;ais au Greta. Aujourd'hui, je vis dans un logement social et je suis bien. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience du journal lui donne-t-elle envie de continuer &#224; &#233;crire ? &lt;i&gt;&#171; &#212; combien ! Si l'&#233;criture est une arme, alors j'ai un bazooka dans la t&#234;te, je vais tirer &#224; vue et sans sommation ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tr&#232;s d&#233;socialis&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, l'administration p&#233;nitentiaire confie &#224; l'Arapej la prise en charge de vingt hommes et femmes en mesure de placement ext&#233;rieur. Les d&#233;tenus finissent leur peine en milieu ouvert en travaillant. Pour b&#233;n&#233;ficier de cette mesure, ils doivent &#234;tre condamn&#233;s &#224; une courte peine (mois d'un an) ou avoir un reliquat de peine inf&#233;rieur &#224; trois ans. Log&#233;s dans un appartement partag&#233;, ils b&#233;n&#233;ficient d'un emploi aid&#233; coupl&#233; &#224; un volet formation et travaillent dans l'un des trois chantiers d'insertion de l'association (BTP, espaces verts, logistique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assign&#233;s &#224; r&#233;sidence, ils s'engagent &#224; respecter un cadre horaire d'entr&#233;e et de sortie d&#233;fini par le juge de l'application des peine (JAP). Les personnes orient&#233;es en placement ext&#233;rieur sont en grande majorit&#233; tr&#232;s d&#233;socialis&#233;es. Elles ont souvent connu les foyers de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE), la maltraitance, purg&#233; plusieurs peines de prison, souffert d'addictions et elles gardent peu de liens familiaux. En 2008, l'Arapej en a accueilli soixante-huit, parmi elles, 68 % ne b&#233;n&#233;ficiaient d'aucunes ressources financi&#232;res ; 63 % faisaient l'objet d'une obligation de soins (toxicomanie, alcoolisme, soins m&#233;dico-psychologiques&#8230;) ; 25 % avaient effectu&#233; une longue peine et 47 % avaient une formation de niveau V (CAP ou BEP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;i&gt; &#171; L'&#233;quipe de direction, directrice et psychologue, re&#231;oit les candidats au placement ext&#233;rieur &#224; leur demande dans le cadre d'une permission de sortie accord&#233;e par le JAP. Elle fait le point avec eux sur leurs souhaits et leur situation (administrative, sant&#233;&#8230;),&lt;/i&gt; explique Christine Perrine, la directrice. &lt;i&gt;Ces candidats n'ont souvent pas de projet professionnel. Nous mettons alors en place avec les personnes retenues un parcours social et professionnel. &#187;&lt;/i&gt; Elles sont embauch&#233;es par les chantiers d'insertion dans le cadre du placement ext&#233;rieur et b&#233;n&#233;ficient de la convention collective de l'Arapej s'inscrivant ainsi dans le droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Parcours d'insertion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'une dur&#233;e moyenne de trois mois et demi, la mesure de placement ext&#233;rieur est contraignante. &lt;i&gt;&#171; Les d&#233;tenus imaginent souvent qu'ils vont &#234;tre libres, or les obligations sont grandes et nul gardien ne les cadre, &lt;/i&gt; souligne la directrice. &lt;i&gt;Ils vivent dans un appartement, font leurs courses, circulent, conduisent leur voiture&#8230; avec la contrainte de travailler et de rentrer &#224; 20 heures. S'ils ne le font pas, nous alertons le Service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (SPIP). De plus, ils doivent &#234;tre actifs dans leurs d&#233;marches. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, malgr&#233; sa courte dur&#233;e et ses contraintes, la mesure de placement ext&#233;rieur offre un cadre et s'av&#232;re tr&#232;s mobilisatrice pour les d&#233;tenus qui doivent &#234;tre op&#233;rationnels rapidement. &lt;i&gt;&#171; Nous proposons un parcours d'insertion progressif et individualis&#233; qui repose sur trois fondamentaux : un travail r&#233;mun&#233;r&#233;, un accompagnement social individualis&#233; et l'acquisition des savoirs et savoir-faire indispensables au d&#233;veloppement de l'employabilit&#233;,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Christine Perrine. &lt;i&gt;L'accompagnement rassure le salari&#233; sur ses possibilit&#233;s et ses comp&#233;tences et le soutient dans l'emploi. Il permet la m&#233;diation en cas de conflit ou de difficult&#233;s. Il valorise l'estime de soi, il participe &#224; la construction d'un projet personnel et professionnel, soutient sa r&#233;alisation (recherche de formation, d'emploi&#8230;) et permet l'acc&#232;s &#224; l'emploi durable. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, les freins &#224; l'emploi ne manquent pas : le casier judiciaire exclu par exemple les anciens d&#233;tenus de certains secteurs d'activit&#233;. &#192; la fin de la mesure, les personnes plac&#233;es sont libres et peuvent continuer leur emploi dans un chantier d'insertion de l'association en contrat d'accompagnement &#224; l'emploi ou trouver un poste ailleurs. Si elles d&#233;crochent un contrat durant le temps du placement ext&#233;rieur, elles peuvent quitter l'emploi conclu avec l'Arapej si le JAP donne son accord. En 2008, 64 % des personnes embauch&#233;es dans le chantier de BTP &#8211; le plus important &#8211; ont eu une sortie positive (CDI, CDD, int&#233;rim, formation). &#192; l'issue de la mesure de placement ext&#233;rieur, 26 % des personnes ont &#233;t&#233; orient&#233;es vers un foyer ou un centre d'h&#233;bergement, 23 % sont retourn&#233;es dans leur famille, 8 % &#8211; locataires ou propri&#233;taires &#8211; ont r&#233;int&#233;gr&#233; leur logement et 8 % sont reparties en d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rentrer des fonds&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'administration p&#233;nitentiaire participe au financement du placement ext&#233;rieur &#224; hauteur de 35 euros par jour, or les d&#233;penses sont &#233;valu&#233;es &#224; 77 euros par jour,&lt;/i&gt; explique la directrice. &lt;i&gt;D'autres partenaires financent le projet : la CAF via l'aide au logement temporaire (ALT), le conseil g&#233;n&#233;ral pour les b&#233;n&#233;ficiaires du RMI/RSA, l'Agefiph pour les personnes handicap&#233;es, le Cnasea pour les contrats aid&#233;s. Nous percevons &#233;galement une aide pour les chantiers et sommes ponctuellement soutenus par des fondations. Je passe beaucoup de temps &#224; chercher des financements, d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de r&#233;aliser de nombreux chantiers pour faire rentrer des fonds. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Arapej 93 g&#232;re aussi d'autres services en direction des personnes sortant de prison : un centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) ; un service pour les personnes souffrant d'addictions et un atelier de r&#233;adaptation &#224; la vie active. Elle ouvre ses chantiers d'insertion sur l'ext&#233;rieur, travaille avec des associations, des collectivit&#233;s locales et des entreprises. Une multinationale italienne a par exemple fait appel au groupe BTP pour s&#233;curiser un parc dans le Val d'Oise. &lt;i&gt;&#171; Pour les salari&#233;s, travailler pour une entreprise ext&#233;rieure &#224; l'association, rencontrer d'autres personnes est tr&#232;s important,&lt;/i&gt; estime la directrice, &lt;i&gt;cela les valorise et leur redonne confiance en eux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'administration p&#233;nitentiaire doit pr&#233;parer l'insertion des d&#233;tenus</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-administration-penitentiaire-doit-preparer-l-insertion-des-detenus</link>
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		<dc:subject>949</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Philippe Pottier, adjoint au sous-directeur des personnes plac&#233;es sous main de justice au sein de l'administration p&#233;nitentiaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'administration p&#233;nitentiaire a quatre missions : prot&#233;ger la soci&#233;t&#233;, assurer la punition du condamn&#233;, favoriser son amendement et permettre sa r&#233;insertion. Pensez-vous que la derni&#232;re soit remplie ? Notre mission d'insertion est sp&#233;cifique puisqu'elle comprend la pr&#233;vention de la r&#233;cidive. Elle est principalement confi&#233;e au Service p&#233;nitentiaire d'insertion (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Philippe Pottier, adjoint au sous-directeur des personnes plac&#233;es sous main de justice au sein de l'administration p&#233;nitentiaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'administration p&#233;nitentiaire a quatre missions : prot&#233;ger la soci&#233;t&#233;, assurer la punition du condamn&#233;, favoriser son amendement et permettre sa r&#233;insertion. Pensez-vous que la derni&#232;re soit remplie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre mission d'insertion est sp&#233;cifique puisqu'elle comprend la pr&#233;vention de la r&#233;cidive. Elle est principalement confi&#233;e au Service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) qui g&#232;re &#233;galement les peines alternatives. Toutes les actions men&#233;es, qu'elles soient culturelles, sociales ou professionnelles, contribuent &#224; la r&#233;insertion du d&#233;tenu et sont r&#233;alis&#233;es en lien avec des partenaires dans une volont&#233; de responsabilit&#233; sociale partag&#233;e. En ce qui concerne l'enseignement g&#233;n&#233;ral, l'Education nationale d&#233;tache du personnel dans chaque &#233;tablissement p&#233;nitentiaire depuis de longues ann&#233;es. La formation professionnelle est confi&#233;e &#224; des organismes ext&#233;rieurs, l'action culturelle &#224; des associations, des collectivit&#233;s territoriales et des &#233;tablissements culturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi p&#233;nitentiaire adopt&#233; par le Parlement le 13 octobre, modifie les modalit&#233;s de mise en place de la formation professionnelle et amorce un mouvement de d&#233;centralisation : &#224; partir de 2010, elle sera assur&#233;e par des R&#233;gions dans un cadre exp&#233;rimental. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une politique de d&#233;cloisonnement et d'inscription du d&#233;tenu dans les dispositifs de droit commun. En 2008, 21 972 personnes incarc&#233;r&#233;es (sur 90 000) ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une formation professionnelle r&#233;mun&#233;r&#233;e. En tenant compte du fait que la grande majorit&#233; des 80 000 personnes entrant chaque ann&#233;e en prison sont condamn&#233;es &#224; de courtes peines ne leur permettant pas de suivre une formation et que celles purgeant de longues peines ne se forment pas chaque ann&#233;e, ces chiffres ne sont pas mauvais. Nous souhaitons toutefois obtenir des moyens suppl&#233;mentaires pour la d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le travail, facteur favorisant sa r&#233;insertion, le d&#233;tenu a le choix entre trois propositions : celle de la r&#233;gie industrielle (imprimerie &#224; Melun ; num&#233;risation d'archives &#224; Nantes, Rennes et Poissy ; menuiserie &#224; Muret, Toul et Riom&#8230;) qui emploie entre 1 000 et 1 200 d&#233;tenus ; celle des services g&#233;n&#233;raux (restauration, blanchisserie, maintenance&#8230;) qui embauchent entre 6 000 et 7 000 d&#233;tenus ; et celle des organismes ext&#233;rieurs qui emploient 8 000 &#224; 9 000 d&#233;tenus dans des ateliers de production (montage et assemblage &#224; Bapaume ; centre d'appel &#224; Rennes&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les conseillers d'insertion et de probation (CIP), surcharg&#233;s de travail, ont-ils r&#233;ellement les moyens de mener &#224; bien l'accompagnement vers la sortiedes personnes d&#233;tenues ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cinq ans, leur nombre est pass&#233; de 1 600 &#224; 3 000 pour l'ensemble du territoire. On compte aujourd'hui en moyenne un CIP pour 80 d&#233;tenus, contre un pour 120, voire pour 150 en 2005. L'&#201;tat a donc consid&#233;rablement augment&#233; les postes. Ils restent cependant insuffisants et il faut poursuivre ces recrutements car les am&#233;nagements de peine se d&#233;veloppent et les missions d'insertion se complexifient. Les CIP sont form&#233;s &#224; l'Ecole nationale de l'administration p&#233;nitentiaire (Enap) &#224; l'entretien individuel, au travail de groupe, au d&#233;veloppement de partenariats avec les diff&#233;rents acteurs sociaux et &#224; la mise en place des am&#233;nagements de peine. Depuis trois ans, ils animent &#233;galement des groupes de parole de pr&#233;vention de la r&#233;cidive (PPR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon l'OIP, 82 % des sortants de prison quittent les murs sans b&#233;n&#233;ficier d'un am&#233;nagement de peine, il offre pourtant un sas entre la d&#233;tention et la sortie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas tout &#224; fait les m&#234;mes chiffres. Plus de 30 % des sortants de prison b&#233;n&#233;ficient chaque ann&#233;e d'un am&#233;nagement de peine et l'administration p&#233;nitentiaire se bat pour que ce chiffre augmente. Le projet de loi p&#233;nitentiaire contient d'ailleurs des dispositions visant &#224; d&#233;velopper les alternatives &#224; l'incarc&#233;ration : le port du bracelet &#233;lectronique et les am&#233;nagements de peine sont &#233;tendus aux condamn&#233;s &#224; des peines allant jusqu'&#224; deux ans de prison (contre un an auparavant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la loi souligne que toute personne doit (et non plus peut) b&#233;n&#233;ficier d'une peine am&#233;nag&#233;e. Elle cr&#233;e le placement sous surveillance &#233;lectronique syst&#233;matique pour les quatre derniers mois de la peine. Elle facilite aussi la lib&#233;ration conditionnelle : le d&#233;tenu pourra proposer un projet de r&#233;insertion au juge d'application des peines (JAP) pour en b&#233;n&#233;ficier (aujourd'hui, il doit justifier d'une promesse d'embauche). Cette loi souligne que la finalit&#233; de la peine est la lutte contre la r&#233;cidive. Dans ce cadre, l'administration p&#233;nitentiaire doit pr&#233;parer l'insertion ou la r&#233;insertion de la personne d&#233;tenue, celle-ci &#233;tant aussi responsable de la gestion de sa r&#233;cidive. Enfin, la loi souligne que les collectivit&#233;s locales doivent participer &#224; la mission de r&#233;insertion du d&#233;tenu. L'administration p&#233;nitentiaire ne peut pas agir seule.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La prison : et apr&#232;s ? Pour que la punition s'arr&#234;te &#224; la sortie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-prison-et-apres-Pour-que-la-punition-s-arrete-a-la-sortie</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>949</dc:subject>

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&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, 90000 personnes quittent les murs de la prison mais la pr&#233;paration &#224; leur sortie laisse &#224; d&#233;sirer. En soulignant la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper les am&#233;nagements de peine, le projet de loi p&#233;nitentiaire changera-t-il la donne ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;insertion professionnelle des personnes d&#233;tenues ? Une question qui fait doucement rigoler Jean-Baptiste Selleret, ancien &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; aupr&#232;s des usagers de drogues &#224; la maison d'arr&#234;t de Nanterre (Hauts-de-Seine). &#171; C'est juste mission impossible, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, 90000 personnes quittent les murs de la prison mais la pr&#233;paration &#224; leur sortie laisse &#224; d&#233;sirer. En soulignant la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper les am&#233;nagements &lt;br class='autobr' /&gt;
de peine, le projet de loi p&#233;nitentiaire changera-t-il la donne ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;insertion professionnelle des personnes d&#233;tenues ? Une question qui fait doucement rigoler Jean-Baptiste Selleret, ancien &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; aupr&#232;s des usagers de drogues &#224; la maison d'arr&#234;t de Nanterre (Hauts-de-Seine). &lt;i&gt;&#171; C'est juste mission impossible&lt;/i&gt;, estime-t-il. &lt;i&gt;Entre 2004 et 2008, cet &#233;tablissement p&#233;nitentiaire comptait sept conseillers d'insertion et de probation (CIP) pour 2000 d&#233;tenus par an. Comment pouvaient-ils pr&#233;parer leur r&#233;insertion professionnelle ? De plus, leur double mission &#8211; assurer la r&#233;insertion et la probation (mise &#224; l'&#233;preuve ndlr) &#8211; rend la fonction de ces professionnels ambigu&#235;. Aujourd'hui, la mission de probation prend le pas sur celle de r&#233;insertion, ce qui les met tr&#232;s mal &#224; l'aise et ne facilite pas les liens de confiance avec les d&#233;tenus. &#187;&lt;/i&gt; Un constat partag&#233; par de nombreux intervenants, les CIP eux-m&#234;mes, les d&#233;tenus, le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des prisons&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ses missions, le service public p&#233;nitentiaire doit favoriser la r&#233;insertion sociale des personnes que lui confie l'autorit&#233; judiciaire. Cette mission rel&#232;ve principalement des Services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP). Leurs conseillers, les CIP, doivent assurer le suivi des condamn&#233;s avec tous les intervenants sociaux et institutionnels du d&#233;partement. Ils ont &#233;galement en charge le maintien des liens avec les familles, la pr&#233;paration des am&#233;nagements de peine, l'orientation des d&#233;tenus &#224; l'ext&#233;rieur&#8230; 3 000 CIP pour l'ensemble du territoire n'y suffisent pas. &lt;i&gt;&#171; Trop souvent, au moment de la lev&#233;e d'&#233;crou, les sortants de prison se retrouvent dehors avec la liste des h&#233;bergements, quelques tickets de m&#233;tro et de restaurant,&lt;/i&gt; constate Marie Cretenot de l'Observatoire international des prisons (OIP)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'OIP &#233;dite le Guide du sortant de prison (&#233;d. la D&#233;couverte, 2006)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;Les choses diff&#232;rent un peu selon les SPIP et les dispositifs existants dans leur d&#233;partement. Certains tissent des partenariats forts et proposent des choses int&#233;ressantes avant la sortie (permanences en d&#233;tention assur&#233;es par des Centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), par la CAF&#8230;) mais ils restent minoritaires. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Insertion ou r&#233;insertion ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les personnes d&#233;tenues n'ont, en grande majorit&#233;, jamais v&#233;ritablement &#233;t&#233; ins&#233;r&#233;es socialement. Carences affectives, &#233;ducatives, placements, probl&#232;mes psychosociaux&#8230; n'ont pas permis une trajectoire de vie positive et l'encellulement n'arrange rien. &lt;i&gt;&#171; L'administration p&#233;nitentiaire ne se donne pas les moyens de favoriser l'insertion des d&#233;tenus,&lt;/i&gt; estime l'OIP. &lt;i&gt;Certes, elle n'est pas responsable du manque de logements et du taux de ch&#244;mage qui les attendent &#224; la sortie, mais elle pourrait agir. En appliquant le droit du travail en prison, en mettant en place des ateliers d'insertion par l'&#233;conomique, elle offrirait aux d&#233;tenus un emploi valorisant et formateur servant de passerelle vers l'ext&#233;rieur. &#187;&lt;/i&gt; En effet, le travail en prison ne favorise pas vraiment la qualification des d&#233;tenus et l'acquisition de comp&#233;tences transf&#233;rables hors les murs (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-administration-penitentiaire-doit-preparer-l-insertion-des-detenus' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Philippe Pottier, de l'administration p&#233;nitentiaire&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, 27,6 % des personnes incarc&#233;r&#233;es ont travaill&#233; pour l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire (cuisine, entretien, maintenance), dans des activit&#233;s de production (m&#233;tallurgie, menuiserie&#8230;) propos&#233;es par la r&#233;gie industrielle ou par des concessionnaires priv&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Le travail en d&#233;tention n'est ni gratifiant, ni qualifiant, m&#234;me si &#224; la marge il existe des initiatives int&#233;ressantes comme celle men&#233;e par Nicolas Frise, compositeur et militant de la Ligue des droits de l'homme, &#224; l'origine de la signature d'une convention entre plusieurs &#233;tablissements p&#233;nitentiaires et l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Ce dernier propose aux d&#233;tenus de restaurer les images d'archives avec une formation &#224; la cl&#233; et parfois un poste &#224; la sortie,&lt;/i&gt; souligne Marie Cretenot. &lt;i&gt;Ce militant a voulu faire entrer du droit en prison, constituant par exemple une cagnotte pour indemniser les d&#233;tenus malades. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; professionnelle en prison manque &#233;galement de souplesse, des conseillers de P&#244;le emploi intervenant dans les murs regrettent par exemple que les d&#233;tenus qui travaillent ne puissent pas participer &#224; leurs stages de groupe gr&#226;ce &#224; un am&#233;nagement d'horaires. La formation professionnelle r&#233;mun&#233;r&#233;e dans les murs laisse elle aussi &#224; d&#233;sirer et n'a profit&#233; selon l'OIP qu'&#224; 5,3 % des d&#233;tenus en 2007. Le manque de fonds et de locaux complique sa mise en place. De plus, elle n'est pas toujours transposable au parcours du d&#233;tenu, ni adapt&#233;e &#224; son temps de d&#233;tention (la formation concerne peu les courtes peines).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi p&#233;nitentiaire adopt&#233; par le Parlement le 13 octobre 2009, changera peut &#234;tre la donne en confiant, dans un cadre exp&#233;rimental, la formation professionnelle des d&#233;tenus &#224; des R&#233;gions &#224; partir de 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, l'enseignement g&#233;n&#233;ral a, pour sa part, concern&#233; 23,10 % des d&#233;tenus. Des d&#233;tenus tr&#232;s peu dipl&#244;m&#233;s : &lt;i&gt;&#171; &#192; leur entr&#233;e en prison, 89 % d'entre eux n'avaient aucun dipl&#244;me ou un dipl&#244;me inf&#233;rieur au bac ; 28,2 % &#233;taient en situation d'illettrisme ou rencontraient des difficult&#233;s de lecture ; 3 % ne parlaient pas fran&#231;ais &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise l'OIP. L'offre de remise &#224; niveau pour les personnes ma&#238;trisant peu ou pas le fran&#231;ais est tr&#232;s satisfaisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, le fait de ne pas pouvoir acc&#233;der aux bourses freine les d&#233;tenus souhaitant suivre des &#233;tudes. 35 % des personnes incarc&#233;r&#233;es &#233;tant indigentes, elles vivent avec moins de 45 euros par mois, elles privil&#233;gient le travail aux &#233;tudes. Les d&#233;tenus dont le niveau d'&#233;tude est sup&#233;rieur au brevet ont peu d'enseignants &#224; leur disposition. Ils se tournent vers les &#233;tudes par correspondance qu'ils doivent financer, m&#234;me si certains &#233;tablissements prennent en charge une partie de leur co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un p&#244;le emploi sp&#233;cialis&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;tention, les d&#233;tenus peuvent rencontrer un correspondant justice de P&#244;le emploi. &#192; Paris, l'Espace libert&#233; emploi est sp&#233;cialis&#233; dans l'accompagnement des personnes d&#233;tenues en Ile-de-France. &lt;i&gt;&#171; Notre principale mission consiste &#224; pr&#233;parer leur sortie et &#224; favoriser leur inscription dans les dispositifs de droit commun,&lt;/i&gt; explique Nelly Grosdoigt, la directrice. &lt;i&gt;Nous facilitons &#233;galement les peines alternatives en proposant, par exemple, la prestation &#171; cible emploi &#187; aux d&#233;tenus b&#233;n&#233;ficiant d'une mesure de semi-libert&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce r&#233;gime am&#233;nag&#233; de d&#233;tention permet &#224; une personne condamn&#233;e &#224; une peine (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour suivre cette recherche d'emploi intensive, ils doivent &#234;tre tr&#232;s motiv&#233;s et ne pas souffrir de probl&#232;mes p&#233;riph&#233;riques trop importants (maladie, addictions&#8230;). Ils suivent ce stage en journ&#233;e dans nos locaux et dorment la nuit en prison. S'ils d&#233;crochent un emploi, ils passent en libert&#233; conditionnelle. Cependant, seules 200 personnes par an b&#233;n&#233;ficient de cette prestation qui r&#233;clame un tr&#232;s fort investissement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Espace libert&#233; emploi regrette aussi la disparition &#8211; faute de financements &#8211; d'une prestation permettant &#224; ses conseillers de suivre et de soutenir les anciens d&#233;tenus retrouvant un job. Aujourd'hui, ce p&#244;le emploi d&#233;sire proposer aux personnes incarc&#233;r&#233;es une pr&#233;-inscription &#224; l'int&#233;rieur des murs afin qu'elles puissent pr&#233;parer au mieux leur sortie (acc&#233;der &#224; un stage, d&#233;marrer un dossier RSA&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes d&#233;tenus &#226;g&#233;s de moins de vint-cinq ans, en grande majorit&#233; peu qualifi&#233;s, peuvent b&#233;n&#233;ficier de la pr&#233;sence dans les murs d'un r&#233;f&#233;rent justice de la mission locale. Cependant, toutes n'offrent pas cette possibilit&#233;. Pascal Redondo qui coordonne les r&#233;f&#233;rents des missions locales parisiennes, intervient aussi &#224; la maison d'arr&#234;t de Fleury M&#233;rogis qui compte 3600 d&#233;tenus dont 40 % de jeunes. &lt;i&gt;&#171; Mon r&#244;le consiste &#224; faciliter la relation entre le jeune et la mission locale dont il d&#233;pend. Nous amor&#231;ons ensemble un projet professionnel qu'il poursuit avec elle &#224; sa sortie d&#233;finitive ou dans le cadre d'un am&#233;nagement de peine d&#233;livr&#233; par le juge d'application des peines (JAP). &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en oeuvre du programme CIVIS (contrat d'insertion dans la vie sociale) en faveur des jeunes plac&#233;s sous main de justice constitue une des mesures prioritaires du comit&#233; interminist&#233;riel des villes (CIV). En 2006, le fonds d'intervention &#224; la ville (FIV) a attribu&#233; 1,2 million d'euros pour le recrutement de vingt-six postes suppl&#233;mentaires de r&#233;f&#233;rents au sein des missions locales pour l'accompagnement de ces jeunes pour une dur&#233;e de trois ans. Une dotation qui concerne les six d&#233;partements b&#233;n&#233;ficiant d'un pr&#233;fet d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; l'&#233;galit&#233; des chances. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;valuation de ce dispositif exp&#233;rimental est positive, il devrait donc &#234;tre d&#233;ploy&#233; sur l'ensemble du territoire, &lt;/i&gt; esp&#232;re Pascal Redondo. &lt;i&gt;Par ailleurs le Haut commissaire &#224; la jeunesse a pr&#233;vu une enveloppe de trois millions d'euros pour soutenir des initiatives favorisant l'acc&#232;s &#224; l'emploi des jeunes d&#233;tenus &#224; leur sortie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Seconde chance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La loi pr&#233;voit un sas entre la d&#233;tention et la lib&#233;ration et le SPIP doit examiner le dossier de toute personne condamn&#233;e &#224; une peine comprise entre six mois et cinq ans pour d&#233;terminer la mesure d'am&#233;nagement de peine la plus adapt&#233;e &#224; sa situation et &#224; sa personnalit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Pourtant, 82 % des sortants de prison quittent les murs en sortie s&#232;che faute de placements ext&#233;rieurs propos&#233;s par les collectivit&#233;s territoriales ou les associations &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce l'OIP. De leur c&#244;t&#233;, 78 % des d&#233;tenus consult&#233;s en 2006, &#224; l'occasion des Etats g&#233;n&#233;raux de la condition p&#233;nitentiaire, se d&#233;clarent &#171; insatisfaits &#187; de la pr&#233;paration &#224; la sortie. Leurs attentes ? &#171; Syst&#233;matiser le recours aux permissions de sortie pour pr&#233;parer la vie libre &#187; ; &#171; faire de la r&#233;insertion la mission premi&#232;re de l'administration p&#233;nitentiaire &#187; ; &#171; d&#233;velopper les am&#233;nagements de peine destin&#233;s &#224; favoriser la recherche d'un travail et d'un h&#233;bergement &#224; la sortie &#187; ; &#171; faire en sorte que les d&#233;tenus puissent b&#233;n&#233;ficier d&#232;s leur sortie des allocations de ressources auxquelles ils peuvent pr&#233;tendre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prison est encore bien trop souvent per&#231;ue par l'opinion publique comme un lieu o&#249; les d&#233;tenus doivent souffrir. &#171; Casser les repr&#233;sentations &#187;, &#171; Offrir une seconde chance aux d&#233;tenus &#187;, telle est la volont&#233; affich&#233;e par certaines associations et collectivit&#233;s. Ainsi, l'association En passant par la montagne (EPPM), pr&#232;s de Chamonix, propose-t-elle aux d&#233;tenus de diverses maisons d'arr&#234;t de Rh&#244;ne-Alpes des projets li&#233;s &#224; l'environnement et &#224; l'&#233;cocitoyennet&#233;. &lt;i&gt;&#171; En 2009, un partenariat avec trois maisons d'arr&#234;t a permis la mise en place d'un projet de trois jours en montagne pour un groupe de six d&#233;tenus, accompagn&#233;s d'encadrants de l'administration p&#233;nitentiaire et de guides,&lt;/i&gt; illustre Marie Vaillant, charg&#233;e de mission. &lt;i&gt;Ils ont particip&#233; au chantier de r&#233;fection d'une terrasse de refuge et gravi la Pointe perc&#233;e (2 750 m) en Haute Savoie. L'accueil sans jugement de la gardienne du refuge, le fait d'avoir r&#233;alis&#233; des travaux utiles, les a valoris&#233;s. Dans le cadre de la pr&#233;paration &#224; la sortie, ils ont pu constater que, contrairement &#224; leurs craintes, l'&#233;tiquette prison ne les suivra peut-&#234;tre pas durant toute leur vie. De plus, en soutenant ce projet, via le Lions Club, des chefs d'entreprise ont montr&#233; leur volont&#233; d'aider des d&#233;tenus. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville d'Ermont (Val d'Oise) - 28 000 habitants - m&#232;ne pour sa part des actions avec la maison d'arr&#234;t d'Osny en direction des condamn&#233;s &#224; de courtes peines. Objectif ? Favoriser leur mieux &#234;tre et leur expression (atelier d'&#233;criture, atelier d'expression th&#233;&#226;trale) et leur formation (ateliers d'alphab&#233;tisation) en lien avec des artistes et des associations d'Ermont. La Ville a &#233;galement embauch&#233; un sortant de prison dans ses services techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi p&#233;nitentiaire contient diff&#233;rentes dispositions visant &#224; d&#233;velopper les alternatives &#224; l'incarc&#233;ration. Il affirme que chaque d&#233;tenu doit pouvoir b&#233;n&#233;ficier d'une peine am&#233;nag&#233;e, il assouplit la lib&#233;ration conditionnelle et cr&#233;e le placement sous surveillance &#233;lectronique syst&#233;matique pour les quatre derniers mois de peine (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-placement-exterieur-gage-de-reinsertion' class='spip_in'&gt;lire le reportage &#224; l'association Arapej&lt;/a&gt;). Un projet de loi qui laisse Jean-Baptiste Selleret r&#234;veur. &lt;i&gt;&#171; M&#234;me s'il a permis d'effleurer l'horreur que peuvent vivre certains d&#233;tenus, ce projet de loi reste un leurre sur le fond&lt;/i&gt;, estime-t-il. &lt;i&gt;Vu l'&#233;tat du dispositif judiciaire, les am&#233;nagements de peine n'auront jamais les moyens d'&#234;tre appliqu&#233;s ! De plus, les &#171; peines am&#233;nag&#233;es &#187; risquent d'&#234;tre, &#224; mon sens, trop souvent utilis&#233;es par l'appareil judiciaire comme une possibilit&#233; de punir en &#171; plus &#187; plut&#244;t que de punir &#171; mieux &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? &#171; Parce qu'un juge voulant punir prend in&#233;luctablement en compte les remises de peine et l'am&#233;nagement th&#233;oriquement possible. Ainsi, il aura beaucoup moins de retenue &#224; prononcer des peines fermes en se disant qu'avec la nouvelle loi p&#233;nitentiaire, elles se r&#233;duiront comme peau de chagrin. Et s'il d&#233;sire que le condamn&#233; fasse r&#233;ellement au moins X mois de prison ferme, il le condamnera au double, s'assurant ainsi que la sanction est assez dure, tout en disant au condamn&#233; : &lt;i&gt;&#171; Ne vous inqui&#233;tez pas, votre peine sera am&#233;nag&#233;e ! &#171; . L'immense majorit&#233; des d&#233;tenus aspirent &#224; une vie digne et paisible. Si la soci&#233;t&#233; civile d&#233;cidait de croire en leur possible r&#233;insertion, il n'y aurait pas besoin de projet de loi ! La r&#233;insertion passera par des moyens humains ou ne passera pas. Un choix politique que le gouvernement n'a visiblement pas encore fait. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'OIP &#233;dite le Guide du sortant de prison (&#233;d. la D&#233;couverte, 2006)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce r&#233;gime am&#233;nag&#233; de d&#233;tention permet &#224; une personne condamn&#233;e &#224; une peine d'emprisonnement ferme de rester sans surveillance continue hors d'un &#233;tablissement p&#233;nitentiaire, le temps n&#233;cessaire &#224; l'exercice d'une activit&#233; professionnelle, d'un stage, d'un traitement m&#233;dical&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La prison : et apr&#232;s ?</title>
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		<title>Sexualit&#233; et vieillissement</title>
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&lt;p&gt;M&#234;me si elle n'est pas vitale, la sexualit&#233; conditionne notre accession au bonheur. Elle est un facteur essentiel d'&#233;panouissement individuel et de bonne estime de soi. Pourtant, nombre de soci&#233;t&#233;s l'ont circonscrite au seul horizon de la procr&#233;ation, refusant son r&#244;le moteur dans l'&#233;quilibre personnel. Ce qui peut expliquer que les deux extr&#233;mit&#233;s de la vie en aient toujours &#233;t&#233; exclues. L'enfance s'est vue reconna&#238;tre, depuis Freud, l'existence d'une sexualit&#233; infantile sp&#233;cifique, car non g&#233;nitale. Ce qui (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me si elle n'est pas vitale, la sexualit&#233; conditionne notre accession au bonheur. Elle est un facteur essentiel d'&#233;panouissement individuel et de bonne estime de soi. Pourtant, nombre de soci&#233;t&#233;s l'ont circonscrite au seul horizon de la procr&#233;ation, refusant son r&#244;le moteur dans l'&#233;quilibre personnel. Ce qui peut expliquer que les deux extr&#233;mit&#233;s de la vie en aient toujours &#233;t&#233; exclues. L'enfance s'est vue reconna&#238;tre, depuis Freud, l'existence d'une sexualit&#233; infantile sp&#233;cifique, car non g&#233;nitale. Ce qui est encore loin d'&#234;tre le cas pour la vieillesse, sur qui p&#232;se une s&#233;rie impressionnante de tabous et de st&#233;r&#233;otypes qui ont la vie dure, explique l'auteur qui s'attache &#224; les r&#233;futer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pass&#233; un certain &#226;ge, le d&#233;sir s'affaiblirait, l'impuissance physique se g&#233;n&#233;raliserait, l'acte sexuel constituerait un risque pour la sant&#233;, l'attirance dispara&#238;trait du fait du vieillissement des corps ou encore l'attirance pour l'autre rel&#232;verait d'une forme de perversit&#233;&#8230; La vieillesse est trop souvent assimil&#233;e, &#224; tort, &#224; une forme d'ang&#233;lisme excluant toute sensation corporelle. Or, chaque individu reste sexu&#233; par-del&#224; son &#226;ge, sa maladie ou son handicap. &#171; Aimer se d&#233;cline &#224; tout &#226;ge. D&#233;sirer est le plus fort moteur de l'existence &#187; (p.143). Bien s&#251;r, chaque &#233;tape de la vie n&#233;cessite une adaptation : de la naissance &#224; la mort, l'humain est en perp&#233;tuelle &#233;volution, en constante mutation. Cela concerne aussi la vieillesse. Mais qui dit ajustement ne dit pas disparition ; la sexualit&#233; y prend simplement une autre couleur. Elle devient moins une urgence ou une pulsion et plus une relation, la part agressive s'estompant au profit de la tendresse et de la sensualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'investissement du corps n'est jamais constant, tout au long de la vie. Il varie en fonction de la disponibilit&#233; que l'on a envers soi et les autres. Celle-ci se construit, s'alimente et se cr&#233;e. S'il y a bien quelque chose qui ne change pas, quel que soit l'&#226;ge, c'est la n&#233;cessit&#233; d'alimenter la rencontre avec l'autre, de le surprendre, de l'amuser et de le s&#233;duire. Et puis, on vieillit comme on a v&#233;cu : les plus actifs quand ils &#233;taient jeunes, le restent quand ils deviennent &#226;g&#233;s. Si le sentiment amoureux chez nos a&#238;n&#233;s est donc bien l&#233;gitime, il est aussi une garantie d'un vieillissement de qualit&#233; : il confirme la fonctionnalit&#233; du corps et renforce une bonne image corporelle, maintient les sentiments d'identit&#233; et d'affirmation de soi, apporte une protection contre l'anxi&#233;t&#233;, confirme des capacit&#233;s affectives, imaginatives et les habilet&#233;s communicationnelles, d&#233;montrant au final que la vie m&#233;rite de continuer &#224; &#234;tre v&#233;cue. Bien s&#251;r, des probl&#232;mes sexuels peuvent appara&#238;tre. Mais, outre que la vieillesse est loin d'en avoir le monopole, ils se traitent et se g&#232;rent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique sociale, 2009 (144 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vieillir en institution</title>
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		<dc:date>2009-11-12T06:17:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>949</dc:subject>

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&lt;p&gt;La sexualit&#233; impr&#232;gne, &#224; tout &#226;ge, toutes les relations humaines, rappelle l'auteur qui va encore plus loin, en proclamant qu'elle marque chez l'&#234;tre humain le passage de l'&#233;tat de nature &#224; l'&#233;tat de culture. Le grand &#226;ge ne met pas un terme &#224; cette fonction centrale. Pourtant, un ensemble de facteurs culturels, relationnels et sociaux contribuent, en consid&#233;rant les personnes &#226;g&#233;es comme asexu&#233;es, &#224; les priver d'une partie de leur humanit&#233;. Cela concerne tout particuli&#232;rement l'institution soignante, en (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La sexualit&#233; impr&#232;gne, &#224; tout &#226;ge, toutes les relations humaines, rappelle l'auteur qui va encore plus loin, en proclamant qu'elle marque chez l'&#234;tre humain le passage de l'&#233;tat de nature &#224; l'&#233;tat de culture. Le grand &#226;ge ne met pas un terme &#224; cette fonction centrale. Pourtant, un ensemble de facteurs culturels, relationnels et sociaux contribuent, en consid&#233;rant les personnes &#226;g&#233;es comme asexu&#233;es, &#224; les priver d'une partie de leur humanit&#233;. Cela concerne tout particuli&#232;rement l'institution soignante, en contact quotidien avec les vieillards d&#233;pendants. L'auteur est particuli&#232;rement critique &#224; son &#233;gard. Alors que travailler avec des personnes d&#233;munies implique un minimum de disponibilit&#233; psychique, il lui reproche de s'enfermer dans des rep&#232;res r&#233;ducteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, c'est pour mieux r&#233;ussir &#224; apprivoiser la complexit&#233; de la r&#233;alit&#233; et se prot&#233;ger face &#224; la maladie et &#224; la souffrance, qu'elle a recours &#224; la limitation de la fonction corporelle &#224; une m&#233;canique organique et &#224; l'enfermement de cette population dans une logique de chosification et de d&#233;s&#233;rotisation de son corps. Mais, pour mieux d&#233;nier la sexualit&#233; et l'intimit&#233;, elle incite &#224; d&#233;saffectiver les relations. Alors que la notion de &#171; prendre soin &#187; va bien au-del&#224; des gestes m&#233;dicaux m&#233;caniques. C'est aussi l'&#233;coute, la chaleur, la tendresse, l'apaisement, la consolation, l'accueil de la tristesse, du d&#233;sespoir ou de la col&#232;re, la valorisation&#8230; Enfin tout ce qui permet d'aller &#224; la rencontre de l'autre. Les services qui ne permettent pas aux soignants d'exprimer l'affection qu'ils &#233;prouvent pour leurs patients ne se contentent pas de subir de multiples arr&#234;ts de travail et d'acc&#233;l&#233;rer l'usure professionnelle. Ils s'inscrivent aussi dans un fonctionnement profond&#233;ment maltraitant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#202;tre un soignant reconnu en g&#233;rontologie, c'est plut&#244;t finir par adh&#233;rer aux pratiques de d&#233;shumanisation des vieux, que d'avoir un souci particulier de leur libert&#233; et de leur bien-&#234;tre &#187; (p.167). Accepter la corpor&#233;it&#233; plurielle et singuli&#232;re, respecter la pudeur de l'usager comme manifestation de sa position sexu&#233;e, consid&#233;rer que la tendresse et l'affection sont des valeurs essentielles du soin&#8230; En un mot, tout ce qui permet de bien soigner des vieillards, implique de transgresser la consigne implicite des institutions qui les prive de toute identit&#233; et de tout d&#233;sir. Cette posture est dangereuse pour celui qui l'adopte, car elle peut provoquer la r&#233;action de rejet d'un groupe professionnel qui cherche avant tout &#224; pr&#233;server ses valeurs initiales. Mais c'est la seule voie qui permet d'&#233;viter l'installation dans cette indiff&#233;rence qui, pour d&#233;vastatrice qu'elle puisse &#234;tre pour le vieillard, n'en est pas moins une parade efficace pour le soignant : c'est ce qui lui permet d'&#233;viter de percevoir la cruaut&#233; dont il se fait complice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique sociale, 2008 (175 p. ; 17,5 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Contr&#244;leur des prisons r&#233;cidive</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-Controleur-des-prisons-recidive</link>
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		<dc:date>2009-11-12T06:17:22Z</dc:date>
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		<dc:subject>949</dc:subject>

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&lt;p&gt;Revenant &#224; la charge apr&#232;s un premier rapport il y a six mois, le Contr&#244;leur des lieux privatifs de libert&#233; r&#233;it&#232;re ses recommandations concernant la confidentialit&#233;, certaines humiliations et autres manquements &#233;vidents &lt;br class='autobr' /&gt;
En avril, le nouveau contr&#244;leur des prisons, Jean-Marie Delarue, avait d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; une situation &#171; grave &#187; dans les 5800 lieux privatifs de libert&#233;, &#224; savoir les prisons, locaux de garde &#224; vue ou de r&#233;tention, h&#244;pitaux psychiatriques. Il avait signal&#233; de nombreuses atteintes &#224; la dignit&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Revenant &#224; la charge apr&#232;s un premier rapport il y a six mois, le Contr&#244;leur des lieux privatifs de libert&#233; r&#233;it&#232;re ses recommandations concernant la confidentialit&#233;, certaines humiliations et autres manquements &#233;vidents&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En avril, le nouveau contr&#244;leur des prisons, Jean-Marie Delarue, avait d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; une situation &#171; grave &#187; dans les 5800 lieux privatifs de libert&#233;, &#224; savoir les prisons, locaux de garde &#224; vue ou de r&#233;tention, h&#244;pitaux psychiatriques. Il avait signal&#233; de nombreuses atteintes &#224; la dignit&#233; et &#224; l'intimit&#233; faites au nom de la recherche de &#171; s&#233;curit&#233; &#187;, concept carr&#233;ment compar&#233; &#224; &#171; un ogre jamais rassasi&#233; qui mange trop de droits de la personne &#187;. Ainsi, la dur&#233;e de s&#233;jour dans les quartiers d'isolement &#8211; nouveaux quartiers de haute s&#233;curit&#233; (QHS) ? &#8211; est parfaitement arbitraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte de v&#233;tust&#233; et de malpropret&#233; o&#249; &#171; l'intimit&#233; des personnes est la plus malmen&#233;e &#187;, il avait parl&#233; en particulier de 55 000 femmes &#171; profond&#233;ment humili&#233;es &#187; chaque ann&#233;e pendant leur garde &#224; vue. Sans aucune r&#233;ponse du gouvernement, il revient &#224; la charge avec de nouvelles recommandations. Par exemple, le retrait syst&#233;matique du soutien-gorge sous pr&#233;texte d'&#233;viter un &#233;ventuel suicide &#8211; et des lunettes ! &#8211; aux personnes gard&#233;es &#224; vue constituent, r&#233;p&#232;te-t-il, une &#171; atteinte &#224; la dignit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un avis du 15 octobre, il r&#233;clame des changements substantiels en mati&#232;re d'inventaire des objets retir&#233;s &#224; une personne gard&#233;e &#224; vue, ou encore de d&#233;nomination d'un &#171; registre d'&#233;crou &#187; g&#233;n&#233;ratrice de confusion, &#171; y compris chez les fonctionnaires &#187; car visant autant les personnes susceptibles d'&#234;tre &#233;crou&#233;es que celles qui sont plac&#233;es en d&#233;grisement&#8230; Le registre de garde &#224; vue, lui, doit &#234;tre mieux tenu pour davantage de fiabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Contr&#244;leur constate aussi que ses recommandations apr&#232;s sa visite, en d&#233;but d'ann&#233;e, du commissariat de Besan&#231;on, n'ont pas &#233;t&#233; suivies d'effet : rien de permet aux &#171; plac&#233;s &#187; de se laver apr&#232;s 24 heures pass&#233;es dans une cellule sale, ni de b&#233;n&#233;ficier d'un v&#233;ritable exercice des droits de la d&#233;fense. Autre probl&#232;me r&#233;current, le manque de confidentialit&#233; : qu'il s'agisse des entretiens avec m&#233;decins ou avocats ou de la correspondance des d&#233;tenus. Cette derni&#232;re est distribu&#233;e par un vaguemestre, le contr&#244;le et la lecture pr&#233;alables par plusieurs personnes non sp&#233;cialis&#233;es rendent le secret plus qu'al&#233;atoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disparates selon les &#233;tablissements, des pratiques sont &#224; harmoniser, par exemple sur l'aide pour l'&#233;criture que peut trouver une personne d&#233;tenue. Dans un autre avis du 21 octobre, le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; (CGLPL) recommande la mise &#224; disposition de trois bo&#238;tes m&#233;talliques ferm&#233;es &#224; relever quotidiennement : une pour le courrier interne, une autre &#224; destination des personnels soignants, et la derni&#232;re pour l'ext&#233;rieur. Il demande &#224; ce que les vaguemestres soient assujettis au secret professionnel et tiennent un &#233;tat statistique non nominatif des lettres contr&#244;l&#233;es ou retenues. Les correspondances aux personnels m&#233;dicaux ne doivent plus &#234;tre lues par d'autres personnels, et les courriers retenus ne devraient l'&#234;tre que par d&#233;cision du chef d'&#233;tablissement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il revendique aussi un droit &#224; une vie priv&#233;e et familiale qui &#171; comporte le droit de rester aussi proche que possible des siens &#187;. De m&#234;me, les questions relatives &#224; l'expression des d&#233;tenus, &#224; leurs rapports entre eux et avec les surveillants n'ont absolument pas &#233;t&#233; trait&#233;es. Les pouvoirs publics auraient m&#234;me commenc&#233; &#224; ficher les personnes s'adressant au Contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral ! Contrairement &#224; ce qui &#233;tait convenu, le Pr&#233;sident de la R&#233;publique n'a encore jamais re&#231;u le Contr&#244;leur pour remise du rapport, traduisant ipso facto une volont&#233; politique tr&#232;s limit&#233;e en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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