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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Former &#224; l'accompagnement des personnes handicap&#233;es</title>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>948</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; un livre &#224; ne pas manquer. L'auteur, handicap&#233; de naissance, y fait preuve d'une libert&#233; de ton et d'un sens de l'innovation dont bien des acteurs du secteur pourraient s'inspirer. Peu adepte de la langue de bois, Marcel Nuss fera un passage &#233;clair en 2003 au secr&#233;tariat d'Etat aux personnes handicap&#233;es, refusant de servir de faire-valoir. En 2006, il est charg&#233; d'un rapport sur l'accompagnement des personnes &#171; autrement capables &#187;. C'est ce document qui est publi&#233; ici. Un chapitre introductif nous (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-948-" rel="tag"&gt;948&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton3049-f2ec6.jpg?1693479395' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un livre &#224; ne pas manquer. L'auteur, handicap&#233; de naissance, y fait preuve d'une libert&#233; de ton et d'un sens de l'innovation dont bien des acteurs du secteur pourraient s'inspirer. Peu adepte de la langue de bois, Marcel Nuss fera un passage &#233;clair en 2003 au secr&#233;tariat d'Etat aux personnes handicap&#233;es, refusant de servir de faire-valoir. En 2006, il est charg&#233; d'un rapport sur l'accompagnement des personnes &#171; autrement capables &#187;. C'est ce document qui est publi&#233; ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un chapitre introductif nous fait d&#233;couvrir les coulisses de sa gen&#232;se. Il nous d&#233;crit l'&#233;tat pitoyable des rouages d'une administration psychorigide et technocratique cens&#233;e piloter la politique du handicap. La franchise de l'auteur pourrait bien lui fermer les portes minist&#233;rielles. Et ce serait bien dommage, car ce qu'il expose et propose, en se revendiquant de l'expertise usag&#232;re, est &#224; la fois pertinent et d'un bon sens roboratif, mais aussi d'une finesse d'analyse qui justifie qu'on s'y attarde. Les lois de 1975, explique-t-il, se sont centr&#233;es sur la prise en charge des corps et des infirmit&#233;s sp&#233;cifiques. L'assistance, qui s'en est suivie, eut pour d&#233;faut essentiel de saucissonner la personne en de multiples interventions, dans une logique compassionnelle et de r&#233;ification humaniste. La loi de 2005 a ouvert la voie &#224; la prise en compte de la personne dans sa dimension &#224; la fois singuli&#232;re et holistique, cherchant avant tout &#224; valoriser les capacit&#233;s. L'accompagnement qui en r&#233;sulte privil&#233;gie non plus le &#171; penser et agir pour &#187;, mais le &#171; faire avec &#187; : rien ne peut ni ne doit plus &#234;tre r&#233;alis&#233; sans la personne concern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;volutions signent le basculement d'une intervention bas&#233;e sur une relation asym&#233;trique vers un rapport entre pairs, du moins du point de vue de l'&#233;gale dignit&#233; et du rang. Mais ces belles intentions sont loin de s'&#234;tre concr&#233;tis&#233;es dans les faits : &#171; soyons-en s&#251;r, le changement des mentalit&#233;s sera long et fastidieux &#187; (p.31). Marcel Nuss passe en revue une s&#233;rie de r&#233;formes qui favoriseraient cette concr&#233;tisation. Ainsi de l'adaptation du code du travail qui permettrait aux accompagnants de rester 24 heures de suite aupr&#232;s des personnes lourdement handicap&#233;es et de la revalorisation salariale de ces intervenants, condition indispensable pour favoriser leur motivation et leur comp&#233;tence. Ainsi de la d&#233;l&#233;gation de soins permettant &#224; ces m&#234;mes accompagnants de changer une canule, d'administrer un m&#233;dicament en cas de crise ou de proc&#233;der &#224; une aspiration endo-trach&#233;ale, autant de gestes qui peuvent s'av&#233;rer vitaux. Ainsi de la cr&#233;ation d'une cellule d'urgence permettant un remplacement imm&#233;diat, en cas de maladie subite d'un accompagnant habituel. Mais aussi, l'assurance de la pr&#233;sence de ce tiers en cas d'hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de Marcel Nuss fourmille de suggestions justifi&#233;es, utiles et constructives&#8230; dont on attend toujours un d&#233;but d'application.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2007 (219 p. ; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La timide prise en charge du handicap</title>
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		<dc:subject>948</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M&#234;me si la l&#233;gislation sur le handicap se veut vertueuse, les bonnes pratiques &#8211; principalement en termes d'emploi et d'accessibilit&#233; &#8211; ont du mal &#224; suivre. Les nouvelles &#233;ch&#233;ances vont-elles y changer quelque chose ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Peu &#224; peu, la loi du 11 f&#233;vrier 2005 sur l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es enregistre ses (timides) effets : le 23 octobre, un d&#233;cret imposait l'accessibilit&#233; aux personnes handicap&#233;es &#224; tous les lieux de travail. &#192; partir (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me si la l&#233;gislation sur le handicap se veut vertueuse, les bonnes pratiques &#8211; principalement en termes d'emploi et d'accessibilit&#233; &#8211; ont du mal &#224; suivre. Les nouvelles &#233;ch&#233;ances vont-elles y changer quelque chose ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peu &#224; peu, la loi du 11 f&#233;vrier 2005 sur l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es enregistre ses (timides) effets : le 23 octobre, un d&#233;cret imposait l'accessibilit&#233; aux personnes handicap&#233;es &#224; tous les lieux de travail. &#192; partir d'avril 2010, celles-ci doivent pouvoir &#171; y circuler, les &#233;vacuer, se rep&#233;rer, communiquer avec la plus grande autonomie possible &#187;. N&#233;anmoins, l'effet sera limit&#233;, dans la mesure o&#249; une d&#233;rogation est pr&#233;vue &#171; en cas d'impossibilit&#233; technique r&#233;sultant de l'environnement du b&#226;timent &#187;&#8230; Et le d&#233;cret sur l'accessibilit&#233; des b&#226;timents existants, lui, n'est toujours pas encore &#233;dict&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion de la treizi&#232;me &lt;a href=&#034;http://www.semaine-emploi-handicap-agefiph.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;semaine pour l'emploi des personnes handicap&#233;es&lt;/a&gt; (SEPH), pr&#233;vue du 16 au 22 novembre, le fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicap&#233;es (Agefiph) a produit une &#233;tude intitul&#233;e Handicap et travail au c&#339;ur de l'entreprise, &#224; partir de l'analyse de cent cinquante situations professionnelles. Une belle proportion des employeurs interrog&#233;s (90 %) soulignait la motivation, l'implication, le r&#244;le positif des salari&#233;s handicap&#233;s dans les &#233;quipes de travail. Du point de vue des salari&#233;s, le travail est consid&#233;r&#233; comme un &#171; enjeu fondamental &#187; et se caract&#233;rise souvent par un surinvestissement professionnel, et m&#234;me le sentiment &#171; de devoir en faire plus que les autres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, de graves questions restent irr&#233;solues : celle de l'am&#233;nagement du poste de travail n'est quasiment jamais pos&#233;e, alors qu'il est n&#233;cessaire dans 23 % des situations, lacune entra&#238;nant ipso facto un risque d'aggravation du handicap du salari&#233;&#8230; Par ailleurs, ni le salari&#233;, ni l'entreprise n'osent &#171; mettre des mots sur le handicap &#187; et cohabitent trop souvent dans une situation de non-dit, voire d'incompr&#233;hension, alors que l'int&#233;gration du handicap doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e &#171; comme une donn&#233;e professionnelle parmi d'autres &#187;. Il s'agirait donc de mieux communiquer par l'exemple, avec valorisation des am&#233;nagements de postes, de la formation, des &#233;volutions professionnelles r&#233;ussies&#8230; Mais sur 122 800 entreprises employant au moins vingt salari&#233;s, 12 000 n'emploient encore aucun travailleur handicap&#233;. Et environ la moiti&#233; des entreprises employeuses sont au-dessous du seuil des 6 %&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;8,8 % d'augmentation du nombre de ch&#244;meurs handicap&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Selon une enqu&#234;te emploi de l'Insee en 2007, les personnes handicap&#233;es d'&#226;ge actif seraient au nombre de 1,8 million, dont la moiti&#233; &#226;g&#233;es de plus de cinquante ans, avec un taux d'emploi de&#8230; 35 %. Les demandeurs d'emploi handicap&#233;s pr&#233;sentent un faible niveau de formation, et un &#226;ge plut&#244;t &#233;lev&#233;. Les initiateurs de la SEPH &#233;voquent, eux, un taux d'augmentation de 8,8 % du nombre de ch&#244;meurs handicap&#233;s, s'&#233;levant fin juin dernier &#224; 214 233 personnes. Coordonn&#233;e par l'Agefiph, mais aussi par le fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicap&#233;es dans la fonction publique (FIPHFP) et l'association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicap&#233;es (l'ADAPT), cette treizi&#232;me SEPH prendra cette ann&#233;e une dimension particuli&#232;re, dans la mesure o&#249; la loi majore en 2010 la contribution des entreprises n'ayant conduit aucune action en direction de l'emploi des personnes handicap&#233;es pendant trois ans. Consid&#233;rant cette perspective, l'Agefiph s'attend, optimiste, &#224; ce que la fin d'ann&#233;e repr&#233;sente une p&#233;riode charni&#232;re par rapport &#224; l'emploi. Les &#233;v&#233;nements devraient se d&#233;cliner plus nombreux que les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes &#8211; environ 300 doivent avoir lieu &#8211;, intensifiant d'autant les contacts entre personnes handicap&#233;es et employeurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Accompagner la personne gravement handicap&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Accompagner-la-personne-gravement-handicapee</link>
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		<description>
&lt;p&gt;L'ouvrage pr&#233;sente la recherche-formation effectu&#233;e par des professionnels, des formateurs et des chercheurs entre 2004 et 2006. Tout part d'un constat : &#234;tre confront&#233; &#224; une population lourdement d&#233;ficitaire est un d&#233;fi pour des professionnels qui ont parfois le sentiment que leurs comp&#233;tences sont mises &#224; mal. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de se reposer les questions &#233;thiques de cette intervention. Premi&#232;re dimension : reconna&#238;tre la personne d&#233;ficiente comme un &#234;tre humain &#224; part enti&#232;re. M&#234;me si le handicap nous est (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton3050-c9abf.jpg?1693479395' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ouvrage pr&#233;sente la recherche-formation effectu&#233;e par des professionnels, des formateurs et des chercheurs entre 2004 et 2006. Tout part d'un constat : &#234;tre confront&#233; &#224; une population lourdement d&#233;ficitaire est un d&#233;fi pour des professionnels qui ont parfois le sentiment que leurs comp&#233;tences sont mises &#224; mal. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de se reposer les questions &#233;thiques de cette intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re dimension : reconna&#238;tre la personne d&#233;ficiente comme un &#234;tre humain &#224; part enti&#232;re. M&#234;me si le handicap nous est indispensable pour mesurer le degr&#233; de fragilit&#233; de notre condition, il nous renvoie d'une mani&#232;re insupportable &#224; cette partie d'animalit&#233; qui est en nous et que l'on pense devoir rejeter pour acc&#233;der &#224; l'humanit&#233;. L'&#233;poque moderne a inaugur&#233; toute une s&#233;rie de classifications opposant le normal et le pathologique, l'int&#233;grable et le s&#233;gr&#233;gu&#233;, l'inapte et le performant. Et il faut se d&#233;prendre de ces cat&#233;gories de pens&#233;e pour r&#233;ussir &#224; consid&#233;rer la personne handicap&#233;e non comme malade ou diminu&#233;e, mais comme un sujet singulier riche d'un potentiel, aussi minime soit-il, qu'il faut essayer de valoriser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde dimension, le statut de la personne handicap&#233;e. Les interventions qui lui sont propos&#233;es sont tr&#232;s souvent correctrices et cherchent &#224; la normaliser : r&#233;adaptation, r&#233;&#233;ducation, orthop&#233;die&#8230; D&#232;s lors, deux paradigmes s'affrontent. L'un, diff&#233;rentialiste, revendique l'identit&#233; d'un groupe minoritaire et r&#233;clame des droits sp&#233;cifiques. L'autre, universaliste, affirme que nous sommes tous handicap&#233;s ou du moins temporairement valides. S'appuyer sur une entr&#233;e ou sur l'autre change le regard et l'action men&#233;e en direction de cette population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me figure, celle qui s'int&#233;resse &#224; la nature de la posture d'accompagnement. La fragilit&#233; de l'usager et le choix du professionnel d'y r&#233;pondre induisent une in&#233;galit&#233; de position faite d'un c&#244;t&#233;, de compassion et de comp&#233;tence, et de l'autre, de soumission et d'une mentalit&#233; d'assist&#233;. Construire un vivre ensemble doit s'appuyer sur l'instauration d'une r&#233;ciprocit&#233; entre personnes &#233;gales et diff&#233;rentes. Cette relation doit se tricoter &#224; l'aide de deux valeurs : le respect et la sollicitude. Le respect s'oppose &#224; la tentation de vouloir modeler l'autre &#224; son image ou l'assujettir au bien qu'on veut pour lui. La sollicitude, c'est prendre soin, avoir le souci de l'autre. Mais fonder un &#233;change bas&#233; sur la sym&#233;trie passe aussi par la construction d'un champ de comp&#233;tences professionnelles transversales non seulement juxtapos&#233;es, mais articul&#233;es et partag&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2008 (205 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La difficult&#233; de construire une relation de confiance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-difficulte-de-construire-une-relation-de-confiance</link>
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		<dc:date>2009-11-05T13:24:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>948</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans un quartier o&#249; cohabitent diff&#233;rentes communaut&#233;s ethniques, le travail social de rue pr&#233;sente certaines particularit&#233;s. En t&#233;moignent deux salari&#233;s de l'Association d&#233;partementale pour le d&#233;veloppement des actions de pr&#233;vention dans les Bouches-du-Rh&#244;ne (Addap) qui interviennent au Parc Bellevue, dans le IIIe arrondissement de Marseille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Boulevard National, l'une des plus longues art&#232;res de la cit&#233; phoc&#233;enne. &#192; deux pas de la station de m&#233;tro &#233;ponyme, les fa&#231;ades d&#233;cr&#233;pites pars&#232;ment le quartier. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-948-" rel="tag"&gt;948&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un quartier o&#249; cohabitent diff&#233;rentes communaut&#233;s ethniques, le travail social de rue pr&#233;sente certaines particularit&#233;s. En t&#233;moignent deux salari&#233;s de l'Association d&#233;partementale pour le d&#233;veloppement des actions de pr&#233;vention dans les Bouches-du-Rh&#244;ne (Addap) qui interviennent au Parc Bellevue, dans le IIIe arrondissement de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Boulevard National, l'une des plus longues art&#232;res de la cit&#233; phoc&#233;enne. &#192; deux pas de la station de m&#233;tro &#233;ponyme, les fa&#231;ades d&#233;cr&#233;pites pars&#232;ment le quartier. Mais elles cachent aussi un floril&#232;ge d'activit&#233;s en tous genres. Ici, un &#233;picier. Par l&#224;, un garage. Plus loin, la mosqu&#233;e Es-Sunna, r&#233;put&#233;e pour son orthodoxie. &#192; quelques m&#232;tres, sur le trottoir oppos&#233;, une vitrine abrite l'un des locaux de l'Addap13&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Addap 13 Immeuble Le Flamand - 2 boulevard Gustave-Ganay - 13009 Marseille (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est le point de ralliement de Fran&#231;ois Murian et Edi Barro. Le premier est &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, le second &#233;ducateur sportif. Ils effectuent un travail de rue dans le Parc Bellevue, un ensemble de b&#226;timents plus connu sous le nom de cit&#233; F&#233;lix-Pyat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ancienne copropri&#233;t&#233; laiss&#233;e un temps &#224; l'abandon d&#233;pend aujourd'hui d'un bailleur social. Elle regroupe plusieurs communaut&#233;s, en majorit&#233; d'origines maghr&#233;bine et comorienne. Le bin&#244;me la parcourt ainsi chaque jour pour y mener diff&#233;rentes missions &#224; destination d'un public &#226;g&#233; de 13 &#224; 21 ans. Pr&#233;sence sociale dans le quartier, accompagnement &#233;ducatif personnalis&#233; et d&#233;veloppement social local, voici les trois axes qui r&#233;gissent les journ&#233;es de ces deux salari&#233;s de l'Addap. Viennent &#233;galement s'ajouter d'autres actions plus ponctuelles comme des chantiers &#233;ducatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut apprendre &#224; aller vers &#187;&lt;/i&gt;, insiste Fran&#231;ois Murian. C'est en effet le propre du travail social, a fortiori du travail de rue. Reste que cette d&#233;marche peut s'av&#233;rer plus complexe quand le public concern&#233; se r&#233;fugie derri&#232;re des a priori. Un coup de pouce permet parfois d'avancer&#8230; C'est ainsi que l'&#233;quipe de l'Addap a pu franchir les freins du d&#233;part. &lt;i&gt;&#171; Nous avons b&#233;n&#233;fici&#233; de l'aide d'une personne d'origine comorienne qui travaillait au coll&#232;ge et habitait le quartier &#187;&lt;/i&gt;, confie Fran&#231;ois Murian. De quoi faire sauter les verrous pour ensuite construire avec les familles &lt;i&gt;&#171; une v&#233;ritable relation de confiance &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; croire que, pour p&#233;n&#233;trer l'univers de quelqu'un, il faille une sorte d'introduction par une personne &lt;i&gt;&#171; semblable &#187;&lt;/i&gt;. Serait-ce une n&#233;cessit&#233; ? Sans pousser l'analyse top loin, Fran&#231;ois Murian le constate r&#233;guli&#232;rement aux c&#244;t&#233;s de son coll&#232;gue. M&#233;tis de p&#232;re burkinab&#233; et de m&#232;re vietnamienne, le teint d'Edi ressemble quelque peu &#224; celui des Comoriens que le bin&#244;me rencontre chaque jour. Et, &#224; la surprise des deux &#233;ducateurs, le regard de ce public se porte en g&#233;n&#233;ral en premier sur le plus mat&#8230; &lt;i&gt;&#171; Cela arrive r&#233;guli&#232;rement,&lt;/i&gt; confirme Edi.&lt;i&gt; J'imagine que les gens croient que je vais mieux les comprendre, soit parce qu'ils pensent que je parle leur langue, soit&#8230; &#187;&lt;/i&gt; C'est simplement l'apparence physique d'Edi qui inspire confiance &#224; son public comorien&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si son teint lui permet de traverser les premiers obstacles, il ne suffit pas &#224; lui seul &#224; b&#226;tir une relation de confiance. &lt;i&gt;&#171; Il faut comprendre les codes sociaux des familles,&lt;/i&gt; poursuit Fran&#231;ois. &lt;i&gt;On les apprend avec le temps&#8230; J'ai par exemple d&#233;couvert r&#233;cemment qu'il ne fallait pas interroger un papa comorien dans la rue au sujet de son enfant. Du moins, c'est ce que j'ai compris. &#187; &lt;/i&gt; Sans aucune certitude, munis d'une bonne dose d'humilit&#233;, les deux &#233;ducateurs acqui&#232;rent ainsi peu &#224; peu une forme de reconnaissance. En attestent les &#233;changes de Fran&#231;ois avec les habitants de la cit&#233;. Qu'il s'arr&#234;te pour parler, discuter ou simplement &#233;couter, les riverains savent qui il est. Et lui aussi les conna&#238;t. &lt;i&gt;&#171; Ici c'est aussi une mosqu&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit-il en montrant le rez-de-chauss&#233;e d'un immeuble. Aucune pancarte ne l'indique, mais il en est convaincu. D&#233;sormais, les habitudes des habitants ne lui sont pas &#233;trang&#232;res. Si bien qu'il a notamment &lt;i&gt;&#171; appris &#224; ne plus faire la bise aux filles dans la rue &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_ Le quartier a une dominance musulmane, ce qui laisse une empreinte dans les pratiques quotidiennes. Certaines femmes portent le hijab (voile simple), d'autres le niqab (voile qui couvre le visage) et bon nombre d'hommes conservent la barbe. Face &#224; ce public, en majorit&#233; d'origine maghr&#233;bine, l'&#233;ducateur doit aussi composer avec les m&#233;sententes locales. &lt;i&gt;&#171; Ils n'aiment pas les Balza, c'est-&#224;-dire les Noirs, selon leurs propres mots &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fran&#231;ois Murian. D'ailleurs, l'&#233;quipe de foot f&#233;minin du quartier qu'il a mont&#233;e (avec l'aide de la Ligue m&#233;diterran&#233;enne de football) en est la preuve. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, il n'y avait que des joueuses d'origine maghr&#233;bine. Puis la tendance s'est invers&#233;e : maintenant, il n'y a que des filles d'origine comorienne ou mahoraise &#187;&lt;/i&gt;, insiste l'&#233;ducateur, qui distingue Comorien de Mahorais, en notant la querelle qui anime ces communaut&#233;s d'origine ethnique si proche&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, ce genre de situation influence le travail social. Impossible en effet de gommer les us et coutumes des publics que l'on accompagne, m&#234;me lorsque la structure se revendique la&#239;que comme l'Addap. Cela peut m&#234;me se montrer d&#233;terminant, si bien qu'il peut causer de gros d&#233;bats entre professionnels, parfois m&#234;me des tensions, comme en atteste Fran&#231;ois Murian. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s qu'il y a une sortie organis&#233;e, voire un s&#233;jour, et qu'il faut penser aux repas, la question revient, &lt;/i&gt; souligne l'&#233;ducateur. &lt;i&gt;Certains expriment du racisme et d'autres tombent dans l'extr&#234;me en ne s'organisant qu'en fonction du public musulman. &#187;&lt;/i&gt; En la mati&#232;re, les interrogations sont l&#233;gion. Choisir de la viande halal ou pas ? Faut-il r&#233;v&#233;ler que la viande n'est pas halal ou mentir ? Ou encore : doit-on s'adapter au Ramadan ? Si les r&#233;ponses demeurent complexes, un constat appara&#238;t &#224; chaque fois : &lt;i&gt;&#171; Il est difficile de ne pas y pr&#234;ter attention quand le rythme de tout le quartier se modifie au moment du Ramadan. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Addap 13 Immeuble Le Flamand - 2 boulevard Gustave-Ganay - 13009 Marseille - T&#233;l. 04 91 71 80 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#171; Le but &#224; atteindre c'est l'autonomie &#187;</title>
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&lt;p&gt;Entretien avec Gilles Verbunt, docteur en sociologie et auteur de La question interculturelle dans le travail social (La D&#233;couverte, 2009) &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est le propos de votre ouvrage ? En &#233;crivant ce livre, je m'&#233;tais fix&#233; un objectif. Je souhaitais montrer que les travailleurs sociaux peuvent utiliser les diff&#233;rences culturelles comme un moyen d'enrichissement. M&#234;me si, dans un premier temps, elles sont surtout un obstacle. Bien &#233;videmment, elles posent probl&#232;me en termes de communication. La question de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Gilles Verbunt, docteur en sociologie et auteur de &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=2707157856&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La question interculturelle dans le travail social&lt;/a&gt; (La D&#233;couverte, 2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le propos de votre ouvrage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;crivant ce livre, je m'&#233;tais fix&#233; un objectif. Je souhaitais montrer que les travailleurs sociaux peuvent utiliser les diff&#233;rences culturelles comme un moyen d'enrichissement. M&#234;me si, dans un premier temps, elles sont surtout un obstacle. Bien &#233;videmment, elles posent probl&#232;me en termes de communication. La question de la langue est tr&#232;s importante, mais il y a d'autres points qui rel&#232;vent de l'&#233;ducation et dont on ne s'aper&#231;oit pas forc&#233;ment. Il peut s'agir de la gestion du temps, de rapport au corps&#8230; La plupart des gens n'en sont pas conscients. Par exemple, en pr&#233;sence de Maghr&#233;bins, d'Africains ou d'Asiatiques, la notion de la famille n'est du tout la m&#234;me qu'en France. Idem pour la question de solidarit&#233;. En France, elle est en grande partie anonyme. Ce qui n'est pas le cas dans d'autres soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; votre avis, la langue n'est pas le seul frein qui peut ternir la relation entre un travailleur social et la personne qu'il accompagne. &#192; quel exemple pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on parle avec quelqu'un qui n'a pas les m&#234;mes codes, on ne parle pas de la m&#234;me chose. Prenons l'exemple de la gestion du temps. Cela pose probl&#232;me lors d'un rendez-vous. Si le travailleur social est per&#231;u comme un membre de la famille (c'est souvent le cas chez les Africains ou les Maghr&#233;bins), la personne sera moins stricte et arrivera en retard. C'est une question d&#233;licate car tous les Maghr&#233;bins et tous les Africains ne r&#233;agissent pas n&#233;cessairement ainsi. Dans le livre, j'&#233;vite d'ailleurs de parler de Maghr&#233;bins comme s'il y avait une seule et m&#234;me culture qui pr&#233;d&#233;finirait le comportement de tous les Maghr&#233;bins. D'une part, cette communaut&#233; comporte bon nombre de composantes (Chaouis, Berb&#232;res, etc.) et s'est adapt&#233;e &#224; la vie en France. D'autre part, il faut &#233;viter d'enfermer les gens dans leur culture et de pr&#233;supposer que, en tant que Maghr&#233;bins, ils se comporteront comme-ci ou comme-&#231;a : &#233;viter &#224; tout prix de cataloguer les gens. On a des id&#233;es re&#231;ues dont on a du mal &#224; se s&#233;parer. Il est vrai que les probl&#232;mes ne se posent pas qu'avec des &#233;trangers. Il peut pourtant y avoir des diff&#233;rences culturelles entre un Breton et un M&#233;ridional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi, les diff&#233;rences culturelles sont-elles source d'enrichissement dans le cadre d'une intervention sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on communique bien, en acceptant les diff&#233;rences, on peut arriver &#224; cr&#233;er une relation. Par l'empathie, on peut y parvenir. J'emploie souvent l'exemple de la musique. Quand je joue un accord &#171; do &#8211; mi &#187;, chaque note enrichit l'autre. La relation est une valeur ajout&#233;e. Cet enrichissement se manifeste par le fait que vous vous sentez plus &#224; l'aise avec des gens diff&#233;rents de vous. Cela vous ouvre aux autres et ajoute quelque chose &#224; ce que vous &#234;tes d&#233;j&#224;. Cela ne se borne pas au savoir. Avec cette valeur ajout&#233;e, vous int&#233;grez un peu ce que l'autre apporte. Car derri&#232;re chaque coutume, il y a toujours la r&#233;ponse &#224; un besoin vital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les pr&#233;alables pour atteindre ce niveau de relation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour y parvenir, il faut du temps. C'est souvent le probl&#232;me. Quand on doit passer dix minutes maximum avec la personne, &#231;a commence mal. Comment rentrer dans un contexte familier en si peu de temps ? En supposant que le travailleur social ait davantage de temps, la communication peut commencer &#224; s'&#233;tablir. Si les deux personnes sont convaincues que le dialogue est possible, on commence &#224; se conna&#238;tre. On peut atteindre une relation de confiance. On peut alors modifier le comportement de l'autre et, inversement, infl&#233;chir ses propres positions. Pensons notamment aux questions d'excisions ou de femmes battues, s'il n'y a pas de relation de confiance, on ne peut pas vraiment faire &#233;voluer les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous rappelez &#171; qu'aucune culture n'est parfaite &#187;. Qu'entendez-vous par l&#224; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie est une valeur universelle. Tous les traits culturels sp&#233;cifiques doivent &#234;tre jug&#233;s &#224; l'aune de cette valeur. Tout le reste est n&#233;gociable. Les grands principes sont tr&#232;s bien. Mais il faut les replacer dans le contexte, voir s'ils d&#233;truisent une personne ou si, au contraire, ils augmentent son autonomie. Dans ce domaine, les grands principes sont extr&#234;mement dangereux. Si je me retrouve face &#224; une femme en burqa, le probl&#232;me sera d'ordre psychologique et religieux. Par contre, si je me trouve avec une m&#232;re de famille qui a douze enfants, le probl&#232;me est autre. Finalement, le but &#224; atteindre c'est l'autonomie tout en repla&#231;ant les personnes dans leur contexte. Il ne faut pas oublier que les choses &#233;voluent, qu'il existe une &#233;chelle de valeurs qui m&#233;rite parfois d'&#234;tre revue autant chez soi que chez l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>M&#233;diatrice aupr&#232;s des Tziganes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mediatrice-aupres-des-Tziganes</link>
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		<dc:subject>948</dc:subject>

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&lt;p&gt;Entretien avec Myriam Fanjaud, agent de d&#233;veloppement de 2001 &#224; 2004 &#224; l'Association r&#233;gionale des Tziganes et de leurs amis Gadj&#233; (Artag) bas&#233;e dans le d&#233;partement du Rh&#244;ne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle &#233;tait votre mission au sein de l'Artag ? Mon travail visait &#224; accompagner socialement les gens du voyage pour qu'ils aient de meilleures conditions de vie. Cela concernait essentiellement les questions li&#233;es &#224; l'habitat mais aussi la repr&#233;sentation sociale, leur insertion dans les villes o&#249; ils se posent, leur insertion (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Myriam Fanjaud, agent de d&#233;veloppement de 2001 &#224; 2004 &#224; l'Association r&#233;gionale des Tziganes et de leurs amis Gadj&#233; (Artag)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Artag - BP 105 - 69150 D&#233;cines. T&#233;l : 04 78 79 60 80' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; bas&#233;e dans le d&#233;partement du Rh&#244;ne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle &#233;tait votre mission au sein de l'Artag ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon travail visait &#224; accompagner socialement les gens du voyage pour qu'ils aient de meilleures conditions de vie. Cela concernait essentiellement les questions li&#233;es &#224; l'habitat mais aussi la repr&#233;sentation sociale, leur insertion dans les villes o&#249; ils se posent, leur insertion professionnelle, la scolarit&#233;, la sant&#233;&#8230; C'&#233;tait une approche globale. Je faisais un travail de proximit&#233;. J'avais un territoire g&#233;ographique donn&#233;. Car le public que je rencontrais &#233;tait, en majorit&#233;, s&#233;dentaire ou semi-s&#233;dentaire (ce qui signifie qu'il restait sur place neuf mois par an). J'ai parfois eu affaire &#224; des voyageurs compl&#232;tement itin&#233;rants. Je venais avec l'&#233;tiquette Artag, mais j'avais aussi une assise institutionnelle : je venais en effet dans le cadre du RMI et du FSL (fonds de solidarit&#233; pour le logement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment avez-vous men&#233; cette action de m&#233;diation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'outil que j'employais consistait surtout &#224; cr&#233;er du lien. Il fallait que je sois reconnue. Le fait de venir avec la casquette Artag me conf&#233;rait une certaine l&#233;gitimit&#233;, &#233;tant donn&#233; qu'il s'agit d'une association de voyageurs (dont le conseil d'administration est, en partie, compos&#233; de gens du voyage). Mais cela pouvait aussi &#234;tre handicapant car certaines personnes &#233;taient tr&#232;s d&#233;&#231;ues de l'Artag du fait que cette association n'a pas toujours pu r&#233;pondre &#224; leurs attentes. Au d&#233;but, j'allais sur place sans rendez-vous. Je souhaitais me pr&#233;senter, ouvrir un espace de parole mais aussi mieux comprendre leurs codes culturels et leurs conditions de vie. J'ai appris sur le tas ! L'id&#233;e &#233;tait de ne surtout pas venir en disant &#171; je sais tout &#187; etc. Mon but &#233;tait de faire en sorte qu'ils se mobilisent eux-m&#234;mes, de leur apporter un appui. Et tout cela, en cr&#233;ant un lien de confiance. Je pense que ce n'est jamais acquis, mais c'est en tout cas le but que j'ai essay&#233; d'atteindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles diff&#233;rences avez-vous ressenties vis-&#224;-vis du public que vous accompagniez ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait, tout d'abord, l'habitat. La premi&#232;re fois que je me suis rendue dans un camp de gens du voyage, c'est une autre salari&#233;e de l'Artag qui m'avait accompagn&#233;e. Je me souviens de cette vision : le terrain &#233;tait isol&#233;, dans une d&#233;chetterie&#8230; J'&#233;tais stup&#233;faite ! J'&#233;tais certes contente d'aller vers l'inconnu, mais je dois reconna&#238;tre que j'avais une appr&#233;hension. Un habitat tr&#232;s &#233;loign&#233; de la ville, &#224; c&#244;t&#233; des usines et des d&#233;chetteries, dans des mobile homes et des caravanes, cela repr&#233;sente une diff&#233;rence, comme un Noir qui se retrouverait au milieu de Blancs. M&#234;me si l'on peut ne pas y pr&#234;ter attention, cela pose une diff&#233;rence. La fa&#231;on de s'habiller ou de se comporter aussi, de m&#234;me que le physique. Par exemple, la premi&#232;re fois que je suis all&#233;e &#224; leur rencontre, c'&#233;tait un groupe de Y&#233;niches. Ce sont des personnes originaires d'Allemagne : elles ont les yeux bleus et les cheveux blonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quelles mesures, votre intervention a-t-elle connu des limites ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a tr&#232;s vite &#233;t&#233; compliqu&#233;e par la pression que le conseil g&#233;n&#233;ral exer&#231;ait sur les b&#233;n&#233;ficiaires du RMI. Il &#233;tait difficile d'avoir &#224; la fois la casquette Artag (d&#233;fense des gens du voyage, valorisation de la culture et m&#233;diation) et de porter le discours institutionnel d'insertion professionnelle notamment. L'objectif &#233;tant de les amener vers du droit commun, soit en l&#233;galisant les activit&#233;s artisanales qu'ils avaient (avec une inscription au registre du commerce), soit en les orientant vers du salariat. Cela m'a beaucoup interrog&#233;e sur ma posture et mon positionnement. Sous pr&#233;texte de &#171; diff&#233;rences culturelles &#187;, j'&#233;tais amen&#233;e &#224; intervenir. Mais qui &#233;tais-je, moi, pour venir chez eux, pour bousculer leur quotidien ? J'ai parfois eu l'impression de faire du voyeurisme. Pourtant, pour les aider, il fallait bien que je les questionne. Ma position &#233;tait tout aussi inconfortable en comit&#233; local d'insertion. Quand j'y allais, on ne me regardait pas comme une m&#233;diatrice. J'&#233;tais plus consid&#233;r&#233;e comme l'une des leurs. Parmi les membres du comit&#233;, certaines personnes projetaient leurs peurs sur moi. Dans leurs propos, il y avait une forme de racisme que j'ai clairement ressentie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que retenez-vous de cette exp&#233;rience ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a parfois des id&#233;es re&#231;ues. Je m'en suis rendue compte au fur et &#224; mesure. Par exemple, la plupart du temps, je pr&#233;venais au moins une famille avant de venir en pensant qu'elle en informerait les autres. Mais cela ne suffisait pas ! C'est notamment le cas pour l'am&#233;lioration de l'habitat : il faut aller voir chaque famille. Malgr&#233; ce c&#244;t&#233; collectif dont on parle souvent concernant les gens du voyage, ce sont avant tout des individualit&#233;s. Il m'a fallu du temps pour le comprendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Artag - BP 105 - 69150 D&#233;cines. T&#233;l : 04 78 79 60 80&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les travailleurs sociaux confront&#233;s aux diff&#233;rences culturelles</title>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>948</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; l'heure de la mondialisation, la rencontre interculturelle devient courante. Aussi enrichissante soit-elle, elle provoque n&#233;anmoins des difficult&#233;s dans le cadre de l'intervention sociale et soul&#232;ve un certain nombre de questions. Le travailleur social doit-il et jusqu'&#224; quel point respecter la culture du public suivi ? Doit-il remettre en questions ses propres valeurs, sa culture et comment ? Le reportage et les personnes rencontr&#233;es nous confortent dans la certitude qu'ici comme ailleurs, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'heure de la mondialisation, la rencontre interculturelle devient courante. Aussi enrichissante soit-elle, elle provoque n&#233;anmoins des difficult&#233;s dans le cadre de l'intervention sociale et soul&#232;ve un certain nombre de questions. Le travailleur social doit-il et jusqu'&#224; quel point respecter la culture du public suivi ? Doit-il remettre en questions ses propres valeurs, sa culture et comment ? Le reportage et les personnes rencontr&#233;es nous confortent dans la certitude qu'ici comme ailleurs, l'important est de resituer la personne dans son contexte et de v&#233;rifier si les principes choisis vont l'aider &#224; devenir autonome ou pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comprendre les attentes de son public pour mieux l'accompagner. Si l'&#233;coute rev&#234;t une importance capitale dans le travail social, elle peut parfois souffrir d'interf&#233;rences, d'autant plus lorsque l'&#233;metteur et le r&#233;cepteur ne disposent pas du m&#234;me langage, voire des m&#234;mes codes sociaux. Comment, en effet, nouer une relation de confiance et le dialogue avec une personne qui ne parle pas toujours le fran&#231;ais ou dont les traditions divergent avec les m&#233;thodes pratiqu&#233;es en France ? Comment franchir les barri&#232;res linguistiques ? Dans quelle mesure le recours &#224; un interpr&#232;te est-il possible ou n&#233;cessaire ? &#192; quel point l'intervention du travailleur social doit-elle - voire peut-elle - respecter la culture du public qu'il accompagne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de se borner &#224; de la m&#233;taphysique, ce questionnement s'av&#232;re d&#233;terminant dans certains cas. L'&#233;tude publi&#233;e le 3 mars par l'Institut national de veille sanitaire (InVs) en fournit une illustration : elle constate la &#171; surmortalit&#233; maternelle des femmes de nationalit&#233; &#233;trang&#232;re en France &#187;, en particulier chez les patientes issues d'Afrique subsaharienne. D'apr&#232;s l'enqu&#234;te, &#171; des difficult&#233;s de communication entre les femmes et les soignants peuvent contribuer &#224; des soins inad&#233;quats du fait de sympt&#244;mes non diagnostiqu&#233;s ou de mauvaise observance du traitement &#187;. &#192; cela s'ajoutent d'autres facteurs : une tendance &#224; d&#233;clarer sa grossesse plus tardivement que les femmes fran&#231;aises, ainsi que l'absence de traducteur et de &#171; soins culturellement adapt&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;tude de l'InVs se limite au secteur sanitaire, elle sugg&#232;re toutefois des interrogations qui peuvent tout autant concerner le champ social. Pour s'y pencher, le livre Famille et institutions : cultures, identit&#233;s et imaginaires, du m&#233;decin de sant&#233; publique St&#233;phane Tessier, apporte quelques pistes de r&#233;flexion int&#233;ressantes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Famille et institutions : cultures, identit&#233;s et imaginaires, sous la (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce dernier ne r&#233;duit pas la culture &#224; une appartenance ethnique, il l'apparente davantage &#224; un &#171; ph&#233;nom&#232;ne d'identification &#187;. &#171; Que l'on songe &#224; ce que repr&#233;sentent la bande, la cit&#233; ou le quartier pour certains jeunes &#187;, note-il aussi. Par cons&#233;quent, la m&#233;diation culturelle ne peut pas se restreindre aux seuls migrants (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Mediatrice-aupres-des-Tziganes' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Myriam Fanjaud, m&#233;diatrice aupr&#232;s des Tsiganes&lt;/a&gt;) . Poussant l'analyse plus loin encore, l'auteur renvoie ses lecteurs &#224; leurs propres repr&#233;sentations. Les st&#233;r&#233;otypes qu'il faut d&#233;passer sont l&#233;gion. L'histoire coloniale est ainsi pass&#233;e en revue, tout comme les traces ind&#233;l&#233;biles qu'elle a laiss&#233;es dans l'imaginaire occidental. Partant de ces constats, le travail social &#8211; a fortiori en milieu pluriculturel &#8211; impose une r&#233;flexion sur sa propre culture.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'inter au transculturel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette approche permet certes d'&#233;branler quelques id&#233;es re&#231;ues. Mais elle ne donne pas davantage de moyens pour franchir l'obstacle de la langue ou celui de l'image que renvoie l'intervenant &#224; son public. De ce point de vue, la d&#233;marche transculturelle offre peut-&#234;tre des solutions. En t&#233;moigne le travail men&#233; par le Dr Djamel Bourriche au travers d'une consultation de p&#233;rinatalit&#233; transculturelle dans une cit&#233; situ&#233;e dans les quartiers nord de Marseille et o&#249; r&#233;side une grande communaut&#233; comorienne. Avec une &#233;quipe compos&#233;e de cinq autres personnes issues de milieux sociaux et ethniques diff&#233;rents, et de diverses tranches d'&#226;ges (une &#233;ducatrice de jeunes enfants, une m&#233;diatrice de sant&#233; charg&#233;e de la traduction fran&#231;ais-comorien, un infirmier, une psychologue et une secr&#233;taire), ce p&#233;dopsychiatre conduit une action de pr&#233;vention aupr&#232;s de m&#232;res en situation d&#233;pressive. &#171; Trois &#224; six s&#233;ances suffisent en g&#233;n&#233;ral, explique le m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre dispositif groupal interpelle la PMI (protection maternelle et infantile). On nous dit que cela ressemble &#224; un tribunal. Mais c'est justement ce dispositif qui rassure les mamans (comoriennes en majorit&#233;) qui viennent nous voir. Dans leur communaut&#233;, le groupe est porteur. &#187; Accueillies avec un g&#226;teau et du caf&#233;, le vendredi sur rendez-vous, elles peuvent ainsi retrouver un contexte familier. S'appuyant sur les origines de chacun de ses membres, l'&#233;quipe dispose de connaissances qui peuvent en effet simplifier le dialogue. &#171; Quand vous savez ce que repr&#233;sentent les djinns [g&#233;nies ou d&#233;mons, ndlr] pour un Maghr&#233;bin, il vous est plus facile de comprendre ses angoisses &#187;, poursuit le p&#233;dopsychiatre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Jusqu'&#224; l'alt&#233;rit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Faut-il pour autant syst&#233;matiquement user de son histoire personnelle ou de son appartenance ethnique comme outil de dialogue ? L'exercice para&#238;t limit&#233;. D'autant que le travail social est souvent conditionn&#233; par la structure porteuse de l'action. Une collectivit&#233;, suppos&#233;e porter des valeurs la&#239;ques, attendra une approche exempte de consid&#233;rations religieuses. A contrario une association d'ob&#233;dience chr&#233;tienne ou musulmane en tiendra forc&#233;ment compte. Se servir de son propre bagage culturel peut faciliter le contact, voire la compr&#233;hension. Mais cet outil comporte un risque, celui de communautariser l'action sociale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;diation dite empirique suppose en effet quelques pr&#233;cautions. Et pour cause : &#171; L'homog&#233;n&#233;it&#233; n'est pas proportionnelle au degr&#233; de la m&#233;lanodermie [pigmentation de la peau (ndlr], observe St&#233;phane Tessier. Et un continent aussi vaste et diversifi&#233; que l'Afrique subsaharienne, par exemple, ne saurait &#234;tre repr&#233;sent&#233; par un seul de ses habitants. &#187; Ce type de distinction ne se borne d'ailleurs pas aux &#233;trangers. Comme l'indique le Dr Bouriche, &#171; l'ethnopsychiatrie peut &#234;tre confront&#233;e &#224; tout le monde ! Un Chtimi qui d&#233;barque &#224; Marseille aura tout autant un choc culturel ! &#187; Au final, la question de la langue semble presque subsidiaire. Pour le Pr Pitaud, directeur de l'Institut de g&#233;rontologie sociale de Marseille (qui intervient aupr&#232;s de vieux migrants originaires du Maghreb), &#171; la langue n'est pas un barrage &#187;, ce serait m&#234;me &#171; une vue de l'esprit des continentaux &#187;. En somme, la question des diff&#233;rences culturelles revient &#224; celle de l'alt&#233;rit&#233; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-but-a-atteindre-c-est-l-autonomie' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Gilles Verbunt, sociologue&lt;/a&gt;). Vaste programme&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=2749210496&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Famille et institutions : cultures, identit&#233;s et imaginaires&lt;/a&gt;, sous la direction de St&#233;phane Tessier, &#233;d. &#233;r&#232;s (2009)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les travailleurs sociaux confront&#233;s aux diff&#233;rences culturelles</title>
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