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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Fran&#231;oise Gl&#226;tre, assistante sociale aux urgences</title>
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&lt;p&gt;Souvent mal vue dans le travail social, l'urgence est pourtant une r&#233;alit&#233; qui existe et &#224; laquelle il faut faire face. Fran&#231;oise Gl&#226;tre, assistante sociale aux urgences du CHU de Rennes, nous parle d'un poste qu'elle ne souhaitait pas forc&#233;ment occuper mais pour lequel elle avoue avoir eu un coup de foudre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Lorsque je suis arriv&#233;e, personne ne voulait du poste des urgences puisque nous campions toutes sur la position &#171; comme quoi, il n'y a pas d'urgence dans le social &#187;. Aussi, nous partagions-nous (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Souvent mal vue dans le travail social, l'urgence est pourtant une r&#233;alit&#233; qui existe et &#224; laquelle il faut faire face. Fran&#231;oise Gl&#226;tre, assistante sociale aux urgences du CHU de Rennes, nous parle d'un poste qu'elle ne souhaitait pas forc&#233;ment occuper mais pour lequel elle avoue avoir eu un coup de foudre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Lorsque je suis arriv&#233;e, personne ne voulait du poste des urgences puisque nous campions toutes sur la position &#171; comme quoi, il n'y a pas d'urgence dans le social &#187;. Aussi, nous partagions-nous ce poste &#224; raison d'une journ&#233;e chacune &#187;&lt;/i&gt;, se souvient celle qui en est maintenant responsable depuis plusieurs ann&#233;es. &#192; l'&#233;poque, misant sur son statut de contractuelle qui n'oserait pas refuser, la direction la nomme rapidement &#224; plein-temps. &lt;i&gt;&#171; Effectivement, je ne pouvais rien dire, donc j'ai pris le poste. Mais en m&#234;me temps, j'ai eu le coup de foudre pour ce travail, j'ai tr&#232;s vite ador&#233; cette fa&#231;on de faire diff&#233;rente &#187;&lt;/i&gt;, raconte Fran&#231;oise Gl&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&#234;tue de sa blouse blanche, le bip dans la poche, Fran&#231;oise Gl&#226;tre n'a ni bureau, ni agenda et personne ne filtre les demandes de rendez-vous. &lt;i&gt;&#171; Quand un patient arrive et qu'il demande &#224; me voir, je le vois. Si c'est l'&#233;quipe qui pressent un besoin, elle m'appelle &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle. R&#233;sultat : sur les quelque cent quatre-vingts personnes prises en charge chaque jour aux urgences du CHU de Rennes, Fran&#231;oise Gl&#226;tre en voit une dizaine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dix minutes d'entretien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Mes entretiens ne durent jamais beaucoup plus de dix minutes. Je suis une AS tr&#232;s concr&#232;te avec une d&#233;marche tr&#232;s pragmatique. Quand un enfant arrive la nuit couvert de bleus, que ses parents vous racontent qu'il tombe des escabeaux, l'urgence est de trouver une solution rapidement &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au secret professionnel :&lt;i&gt; &#171; Je n'ai aucun secret pour les m&#233;decins, car eux, ils n'en ont pas pour moi &#187;&lt;/i&gt;. En revanche, dans la fiche d'admission, Fran&#231;oise Gl&#226;tre est extr&#234;mement concise et vigilante : &lt;i&gt;&#171; Je ne note que les choses essentielles et je n'&#233;cris pas ce que je n'aimerais pas que l'on &#233;crive sur moi. &#187; &lt;/i&gt; En revanche, elle garde un double de toutes les demandes qu'elle fait aupr&#232;s des institutions ext&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Gl&#226;tre r&#233;alise la plupart de ses entretiens dans les couloirs &lt;i&gt;&#171; Cela pose un probl&#232;me de confidentialit&#233;. Mais, j'ai parfois la conviction que les gens l&#226;chent plus de choses, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'ils sont ici. J'observe souvent des baisses de d&#233;fense, des carapaces qui craquent. Par exemple, toutes les femmes battues que je case ici en urgence, neuf fois sur dix, deux jours apr&#232;s, elles retournent avec leur mari. Mais &#231;a sert quand m&#234;me &#224; quelque chose, c'est un point de d&#233;part. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les personnes re&#231;ues, beaucoup de SDF, de routards, d'errants. &lt;i&gt;&#171; Il y en a que je vois depuis dix-sept ans. Tout le service joue le jeu de me pr&#233;venir lorsque l'un d'entre eux revient. Pour certains, la situation s'arrange parfois un peu, ils ont trouv&#233; un logement, ont suivi une cure, etc. &#187;&lt;/i&gt;, note-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si Fran&#231;oise Gl&#226;tre travaille en urgence, elle active tout un r&#233;seau de partenaires ext&#233;rieurs qui prennent le relais lorsque le patient quitte l'h&#244;pital. &lt;i&gt;&#171; Que ce soit avec les psys ou les AS d'addictologie ou encore le CCAS, le Secours catholique ou le Secours populaire &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-elle. De fait, les locaux de ces deux derni&#232;res associations ne sont pas tr&#232;s &#233;loign&#233;s du CHU. &lt;i&gt;&#171; Je faxe une petite note et les gens peuvent aller chercher un bon pour recevoir de quoi manger &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-elle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des injections d'humanit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'entretien son t&#233;l&#233;phone sonne, un pr&#234;tre-ouvrier l'appelle : un jeune homme qui est venu se faire recoudre r&#233;cemment au CHU est tr&#232;s agit&#233; et on craint que l'infirmi&#232;re charg&#233;e de lui enlever les fils &#224; son domicile soit mal re&#231;ue. &lt;i&gt;&#171; Qu'il vienne ici &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond aussit&#244;t Fran&#231;oise Gl&#226;tre. Et d'expliquer : &lt;i&gt;&#171; Il faut travailler avec tout le monde et notamment ceux qui sont efficaces. &#187;&lt;/i&gt; M&#234;me simplicit&#233; avec les infirmi&#232;res du restaurant social, situ&#233; en centre-ville : &lt;i&gt;&#171; Elles m'appellent pour que les personnes viennent ici enlever un pl&#226;tre, des fils, etc. &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fois chaleureuse et ferme, Fran&#231;oise Gl&#226;tre a trouv&#233; la bonne combinaison pour accueillir du mieux possible ses patients et faciliter la t&#226;che aux &#233;quipes soignantes. &lt;i&gt;&#171; Son travail n'est vraiment pas facile. Mais &#224; chaque fois que je la sollicite, elle trouve une solution &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Karine Savour&#233;, m&#233;decin dans le service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 90 % de son temps aux urgences, Fran&#231;oise Gl&#226;tre intervient pour les 10 % restants au service de r&#233;animation chirurgicale. D&#232;s qu'elle &#233;voque le sujet, sa voix se casse. &#171; &lt;i&gt; Dans ce service, ce sont de vraies choses dramatiques : un fils de 20 ans qui ne se r&#233;veillera jamais ou alors avec un cerveau tr&#232;s ab&#238;m&#233;, un agriculteur qui va mourir et sa femme qui se demande comment elle fera avec les quarante-cinq vaches, etc. C'est tr&#232;s grave quand on est l&#224;-bas. D'ailleurs, lorsqu'on m'appelle, je plaque tout. Pourquoi ? Parce que les familles ont besoin de beaucoup parler, parce que leur douleur est effroyable. &#187;&lt;/i&gt; Dans ces cas-l&#224;, l'entretien dure au moins 45 minutes. &lt;i&gt;&#171; C'est peu de patients dans l'ann&#233;e mais &#231;a remet &#224; chaque fois en cause, &#231;a fait vaciller les certitudes. &#192; chaque fois, on se prend une injection d'humanit&#233; et on mesure les limites de son travail. Aux urgences, on est un rouage dans une immense m&#233;canique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sophie Pelois, assistante sociale aux urgences p&#233;diatriques</title>
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&lt;p&gt;Aux urgences p&#233;diatriques depuis 2002, Sophie Pelois travaille tout &#224; fait diff&#233;remment que Fran&#231;oise Gl&#226;tre. &#171; C'est essentiellement parce que je n'ai pas le m&#234;me public &#187;, annonce-t-elle. De fait, de nombreuses familles qui font appel &#224; ses comp&#233;tences n'ont jamais vu une assistante sociale de leur vie. &#171; C'est la maladie, l'accident, qui provoque la rencontre &#187;, continue-t-elle. Car apr&#232;s l'annonce d'un diagnostic difficile, il faut aider les parents &#224; s'organiser du mieux possible : par exemple, dans le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aux urgences p&#233;diatriques depuis 2002, Sophie Pelois travaille tout &#224; fait diff&#233;remment que Fran&#231;oise Gl&#226;tre. &#171; &lt;i&gt; C'est essentiellement parce que je n'ai pas le m&#234;me public &lt;/i&gt; &#187;, annonce-t-elle. De fait, de nombreuses familles qui font appel &#224; ses comp&#233;tences n'ont jamais vu une assistante sociale de leur vie. &lt;i&gt;&#171; C'est la maladie, l'accident, qui provoque la rencontre &lt;/i&gt; &#187;, continue-t-elle. Car apr&#232;s l'annonce d'un diagnostic difficile, il faut aider les parents &#224; s'organiser du mieux possible : par exemple, dans le cas d'une pathologie h&#233;patique avec surveillance &#224; domicile, il faut mettre en place la prise en charge scolaire, solliciter parfois une disponibilit&#233; parentale, pr&#233;voir des tiers ext&#233;rieurs pour les fr&#232;res et s&#339;urs lors des s&#233;jours de contr&#244;le &#224; Paris, etc. &lt;i&gt;&#171; M&#234;me si la famille nous a sollicit&#233;s, toutes mes propositions ont au pr&#233;alable &#233;t&#233; r&#233;fl&#233;chies avec l'&#233;quipe de soins &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Sophie Pelois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre r&#232;gle d'or de cette professionnelle : toujours voir l'enfant avant de rencontrer ses parents, m&#234;me les b&#233;b&#233;s. Pour l'observation bien s&#251;r mais aussi parce que selon elle, &lt;i&gt;&#171; j'ai vu votre enfant &#187; est une bonne entr&#233;e en mati&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. Peut-&#234;tre la seule possible&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, Sophie Pelois traite quelque deux cent vingt situations, soit une toute petite partie des admissions. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s diversifi&#233;. Sur une m&#234;me journ&#233;e, je peux m'occuper de l'accueil d'une famille migrante, &#234;tre confront&#233;e &#224; une situation d'enfant en danger ou organiser un s&#233;jour dans un autre &#233;tablissement &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &#233;videmment, comme pour ses autres coll&#232;gues, c'est le temps m&#233;dical qui d&#233;finit son temps d'intervention. &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s, on ne revoit plus les gens &#187;&lt;/i&gt;, rappelle-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation parfois difficile, notamment aupr&#232;s des familles qui rencontrent des difficult&#233;s relationnelles et/ou &#233;ducatives avec leur enfant. &lt;i&gt;&#171; L'entr&#233;e reste le m&#233;dical. Mais si une famille nous fait part de difficult&#233;s, on s'en occupe &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;fend Sophie Pelois. Concr&#232;tement, l'id&#233;e est que le temps d'hospitalisation serve &#224; autre chose qu'au soin m&#233;dical : amorcer un d&#233;but de dialogue avec la famille, pr&#233;voir un passage de relais pour une continuit&#233; de soin, r&#233;assurer les parents &#224; propos de leurs comp&#233;tences ou encore envisager, une aide &#233;ducative. &lt;i&gt;&#171; Ce temps soignant n'est pas souvent en concordance avec les temps d'intervention des services ext&#233;rieurs &#187;&lt;/i&gt;, regrette-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, obtenir un rendez-vous dans un CDAS (centre d'action sociale) n&#233;cessite environ trois semaines. M&#234;me chose pour l'aide &#233;ducative qui avant d'&#234;tre attribu&#233;e n&#233;cessite la r&#233;union d'une commission. &lt;i&gt;&#171; Ces d&#233;lais existent et nous devons faire avec. Mais c'est un exercice difficile : que faire ? Que dire quand un ado est sortant et ne veut pas retourner &#224; l'&#233;cole ? Quand il s'alcoolise ? &#187;&lt;/i&gt; Alors Sophie Pelois assure en quelque sorte le service apr&#232;s-vente : &lt;i&gt;&#171; J'essaie de temporiser en recevant le jeune et sa famille, en les aidant &#224; trouver des personnes ressources parmi leurs proches. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Etre assistant social &#224; l'h&#244;pital</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Etre-assistant-social-a-l-hopital</link>
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		<dc:date>2009-10-29T15:21:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le CHU de Rennes a constitu&#233; un p&#244;le m&#233;decine et soins de support r&#233;unissant des professionnels comme les psychologues, les kin&#233;sith&#233;rapeutes ou les assistants sociaux. Cette nouvelle organisation a ainsi favoris&#233; un travail de r&#233;flexion sur ce que repr&#233;sente le m&#233;tier d'assistant social au sein de l'h&#244;pital et la cr&#233;ation d'un v&#233;ritable service social avec r&#233;unions de synth&#232;se. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Lorsque la loi a contraint l'h&#244;pital &#224; s'organiser en p&#244;les de comp&#233;tences, nous avons r&#233;fl&#233;chi &#224; une organisation nouvelle. Pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le CHU de Rennes a constitu&#233; un p&#244;le m&#233;decine et soins de support r&#233;unissant des professionnels comme les psychologues, les kin&#233;sith&#233;rapeutes ou les assistants sociaux. Cette nouvelle organisation a ainsi favoris&#233; un travail de r&#233;flexion sur ce que repr&#233;sente le m&#233;tier d'assistant social au sein de l'h&#244;pital et la cr&#233;ation d'un v&#233;ritable service social avec r&#233;unions de synth&#232;se.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Lorsque la loi a contraint l'h&#244;pital &#224; s'organiser en p&#244;les de comp&#233;tences, nous avons r&#233;fl&#233;chi &#224; une organisation nouvelle. Pour nous, l'objectif &#233;tait de cr&#233;er un service unique &#187;&lt;/i&gt;, raconte V&#233;ronique Peltier-Chevillard, chef du service social hospitalier du CHU de Rennes depuis d&#233;cembre 2006. Mais cette ambition pos&#233;e, restait une question fondamentale en suspens : o&#249; mettre le service social ? &lt;i&gt;&#171; Personne n'avait la r&#233;ponse &#187;&lt;/i&gt;, se souvient la responsable, assistante sociale de formation et cadre socio-&#233;ducatif depuis 1986.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de quelques mois d'&#233;changes et de r&#233;flexion, il est apparu &#233;vident que tous les intervenants hospitaliers comme les psychologues, les kin&#233;sith&#233;rapeutes, les sp&#233;cialistes de la douleur, etc. qui ont un lien particulier au patient, qui interviennent dans plusieurs services et qui travaillent avec de nombreux partenaires ext&#233;rieurs, devaient se regrouper.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle place pour le service social ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, jusqu'en 2006, les assistants sociaux &#233;taient-ils tous rattach&#233;s &#224; des unit&#233;s techniques comme la chirurgie, l'orthop&#233;die ou encore la p&#233;diatrie. &lt;i&gt;&#171; Ces p&#244;les cliniques ne comprenaient pas et ne voulaient pas forc&#233;ment que soit constitu&#233; un p&#244;le m&#233;decine et soins de supports &#187;&lt;/i&gt;, poursuit la responsable. En fait, chacun voulait garder &#171; son &#187; psychologue ou &#171; son &#187; assistante sociale. Les soignants craignant que les choses ne leur &#233;chappent, et qu'ils n'aient pas toujours le m&#234;me interlocuteur. Crainte l&#233;gitime mais infond&#233;e car s'il existe dor&#233;navant un service social structur&#233;, ses membres ne passent pas d'une sp&#233;cialit&#233; m&#233;dicale &#224; une autre mais sont affect&#233;s sur des postes permanents. En clair, pas question de jongler de la g&#233;riatrie &#224; la maternit&#233; ou de l'orthop&#233;die aux urgences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois ans plus tard, V&#233;ronique Peltier-Chevillard &#233;value tr&#232;s positivement cette transformation. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'h&#244;pital, tout paraissait simple : les soignants soignaient, les kin&#233;s r&#233;&#233;duquaient, et les assistants sociaux, que faisaient-ils ? Pour certains coll&#232;gues, ce n'&#233;tait pas forc&#233;ment tr&#232;s clair. La r&#233;flexion autour des p&#244;les a &#233;t&#233; notre chance. Elle nous a permis de d&#233;finir notre m&#233;tier en d&#233;cortiquant vraiment ce qu'est un service social hospitalier et quelle plus-value il apporte et ce, tant aux patients qu'aux &#233;quipes soignantes &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle. Toutefois, la responsable reconna&#238;t bien volontiers que le chantier est loin d'&#234;tre termin&#233; et que la question est toujours travaill&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; de la forme administrative, ce changement d'organisation a des enjeux tr&#232;s concrets. &lt;i&gt;&#171; Pendant des ann&#233;es, lorsqu'un patient partait dans un &#233;tablissement de convalescence, le dossier &#233;tait tr&#232;s ax&#233; sur la fili&#232;re du soin. Aujourd'hui, les soignants remplissent leur partie - et &#231;a a &#233;t&#233; une v&#233;ritable r&#233;volution - et nous, nous apportons au dossier m&#233;dical notre expertise sur le volet social &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne discr&#232;tement une assistante sociale. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; D'ailleurs, aujourd'hui, on sent bien que certains cadres de sant&#233; aimeraient revenir sur cette question. &#187;&lt;/i&gt; Aussi, un groupe de travail d&#233;di&#233; &#224; &lt;i&gt;&#171; la pr&#233;paration et &#224; l'organisation de la prise en charge du patient en vue de sa sortie &#187;&lt;/i&gt; a-t-il &#233;t&#233; constitu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un service &#224; part enti&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Sophie Pelois, assistante sociale aux urgences p&#233;diatriques, cette nouvelle organisation est positive : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, c'est un service social &#224; part enti&#232;re avec des r&#233;unions de synth&#232;se, de r&#233;flexion. Et il existe une v&#233;ritable dynamique de groupe sur les choses &#224; travailler. Par exemple, &#224; Rennes, nous sommes tous confront&#233;s &#224; la prise en charge des familles migrantes. On soigne les gens mais ensuite ? Quel h&#233;bergement, quelles conditions d'observation d'un traitement ou de convalescence ? &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille-t-elle (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Sophie-Pelois-assistante-sociale-aux-urgences-pediatriques' class='spip_in'&gt;lire son t&#233;moignage&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, le positionnement des assistants sociaux hospitaliers est plus facile : &lt;i&gt;&#171; Faisant partie d'un service &#224; part enti&#232;re, il est plus ais&#233; d'envisager - et surtout de faire entendre - ce qui fait la diff&#233;rence entre le travail de l'assistant social et celui des m&#233;decins, des infirmiers ou encore des cadres de sant&#233; &#187;&lt;/i&gt;, estime V&#233;ronique Peltier-Chevillard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, c'est la sp&#233;cificit&#233; du travail social &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me de l'h&#244;pital qui est d&#233;fendue : &lt;i&gt;&#171; Cette organisation est fondamentale car elle nous donne une autonomie dans l'exercice de nos fonctions et une libert&#233; de parole puisqu'il n'y a pas d'enjeu hi&#233;rarchique &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite la responsable. Et s'il est vrai que, statutairement, le personnel socio-&#233;ducatif ne d&#233;pend ni du soin, ni du m&#233;dical, l'appartenance &#224; un service social global vient conforter cette position, largement envi&#233;e par d'autres types de personnel, comme par exemple les cadres de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que l'organisation tr&#232;s hi&#233;rarchis&#233;e d'un service hospitalier emp&#234;che souvent la confrontation de points de vue. &lt;i&gt;&#171; Je ne pense pas qu'un infirmier soit autoris&#233; &#224; exprimer un d&#233;saccord avec son chef de service ou le cadre de sant&#233; sur la date de sortie d'un patient. Nous si ! &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie une assistante sociale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;licate pluridisciplinarit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, autonomie ne signifie pas travailler seul dans son coin ou ne pas tenir compte des avis des soignants. Aux yeux de V&#233;ronique Peltier-Chevillard, toute la difficult&#233; est l&#224; : &lt;i&gt;&#171; Il ne s'agit pas de faire cavalier seul mais d'&#234;tre en permanence en collaboration directe avec les deux autres maillons de la prise en charge que sont le m&#233;dical et le soin. En clair, notre parole ne vaut pas plus mais autant &#187;&lt;/i&gt;, rappelle-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Motif r&#233;current de frictions : les dates et les modalit&#233;s de sortie des patients. Et sur ce sujet, le passage &#224; la T2A (tarification &#224; l'activit&#233;) a &#233;t&#233; un grand bouleversement. &lt;i&gt;&#171; Le temps m&#233;dical est diff&#233;rent du temps social, lui-m&#234;me tr&#232;s &#233;loign&#233; du temps des gens bien portants &#187;&lt;/i&gt;, constate V&#233;ronique Peltier-Chevillard. Ainsi, en staff, si un assistant social ou un psychologue &#233;voque une fragilit&#233; chez un patient due par exemple &#224; une rupture familiale r&#233;cente, cette faiblesse ne rencontrera pas le m&#234;me &#233;cho chez le m&#233;decin ou l'infirmier. C'est &#224; peine exag&#233;r&#233; d'affirmer que, dans la plupart des cas, ils sont d&#233;j&#224; au patient suivant puisque le premier est gu&#233;ri. &#192; l'inverse, l'AS prendra en compte un syndrome d&#233;mentiel diagnostiqu&#233; par un m&#233;decin puisqu'elle doit &#234;tre l'interface entre l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur de l'h&#244;pital, en articulant ces deux ensembles autour du patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r qu'il y a une pression pour que le patient sorte et les assistantes sociales le vivent parfois mal. Mais c'est &#224; nous qu'il revient de rendre compatible le temps m&#233;dical et le temps social. Ces deux regards doivent se croiser et &#234;tre discut&#233;s pour envisager la meilleure solution &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;fend V&#233;ronique Peltier-Chevillard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il existe des exceptions comme par exemple au service des urgences : &lt;i&gt;&#171; Il faut trouver des solutions tr&#232;s vite. Mais si j'ai besoin de 24 heures suppl&#233;mentaires, on me les donne. &#192; 22 heures, &#231;a arrive &#233;galement que l'&#233;quipe de soins garde une personne sortante toute la nuit pour qu'elle puisse me voir le lendemain matin &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Fran&#231;oise Gl&#226;tre, assistante sociale du service (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Francoise-Glatre-assistante-sociale-aux-urgences' class='spip_in'&gt;lire son t&#233;moignage&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Trouver un langage commun&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait, la richesse de la pluridisciplinarit&#233; est l&#224;, au moins pour ceux qui savent la trouver. &lt;i&gt;&#171; Si la pluridisciplinarit&#233; est seulement une juxtaposition d'avis de diff&#233;rents professionnels, elle ne pr&#233;sente aucun int&#233;r&#234;t. Le vrai travail est de prendre en compte ce que l'autre professionnel exprime &#187;&lt;/i&gt;, plaide V&#233;ronique Peltier-Chevillard. &lt;i&gt;&#171; Le staff est utile car il permet de bien conna&#238;tre les pathologies trait&#233;es dans une &#233;quipe et les cons&#233;quences &#224; venir. Tr&#232;s rapidement, l'assistant social du service est donc en mesure d'avoir une vision globale de ce qui se passe autour du patient et par cons&#233;quent de l'aider. Par exemple, sur les maladies &#233;volutives, on peut parfois s'autoriser &#224; dire quelque chose au patient pour qu'il s'interroge sur son avenir. Incontestablement, cela facilite la relation de confiance avec la personne car elle constate que l'assistant social conna&#238;t son sujet &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;veloppe-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me point de vue chez Sophie Pelois : &lt;i&gt;&#171; Le travail en &#233;quipe pluridisciplinaire est int&#233;ressant car la confrontation, au bon sens du terme, des points de vue m&#233;dical et social est toujours int&#233;ressante. Le langage m&#233;dical est nouveau pour nous, de m&#234;me que notre jargon est parfois inconnu de l'&#233;quipe soignante. Mais depuis que j'occupe ce poste, j'ai appris &#224; avoir une repr&#233;sentation juste de la situation de l'enfant &#224; partir de trois termes m&#233;dicaux. &#187;&lt;/i&gt; Si en interne le temps m&#233;dical et le temps social parviennent &#224; s'accorder, il est, en revanche, de plus en plus difficile pour les assistantes sociales des services d'urgence de trouver des solutions post-h&#244;pital pour les personnes sans papiers. &lt;i&gt;&#171; Quand un patient est pr&#234;t &#224; quitter le service, trouver un h&#233;bergement &#224; l'ext&#233;rieur devient une gageure. En fait, il y a opposition entre deux syst&#232;mes institutionnels : celui du soin et celui de la l&#233;gislation &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Fran&#231;oise Gl&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre difficult&#233; du m&#233;tier : le recours inappropri&#233; &#224; l'assistant social avec, r&#233;guli&#232;rement, des soignants qui sollicitent son intervention sur le mode &lt;i&gt;&#171; faudrait passer voir M. ou Mme X qui ne va pas bien, qui a des soucis &#187;. &#171; D'autant plus quand la m&#233;decine n'a pas la th&#233;rapeuthique pour gu&#233;rir la personne &#187;&lt;/i&gt;, constate V&#233;ronique Peltier-Chevillard. Reste que l'assistant social hospitalier n'intervient que dans des cas tr&#232;s pr&#233;cis comme l'absence de couverture sociale ou lorsque le probl&#232;me m&#233;dical a un retentissement sur le logement, le travail ou les d&#233;placements du malade. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s que l'annonce d'un pronostic difficile a &#233;t&#233; faite aux parents, les &#233;quipes de soin ont tendance &#224; nous solliciter tout de suite. C'est souvent inutile, il faudrait attendre 24 ou 48 heures pour que la famille puisse &#234;tre un peu attentive, et non pas totalement obs&#233;d&#233;e par sa douleur &#187;&lt;/i&gt;, confirme Sophie Pelois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#202;tre assistant social &#224; l'h&#244;pital</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le travail th&#233;rapeutique en psychiatrie</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
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&lt;p&gt;Cet ouvrage, publi&#233; pour sa premi&#232;re &#233;dition en 1967, est ici r&#233;&#233;dit&#233; augment&#233; d'une introduction renouvel&#233;e, d'une pr&#233;face et d'une postface. Disparu en 1994, Fran&#231;ois Tosquelles s'est attach&#233; &#224; participer &#224; la modification des h&#244;pitaux psychiatriques et &#224; promouvoir la psychiatrie institutionnelle. Si les centres hospitaliers sp&#233;cialis&#233;s que nous connaissons aujourd'hui existent, ils correspondent &#224; une &#233;volution de la prise en charge de la pathologie mentale depuis les ann&#233;es 1970 notamment avec la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet ouvrage, publi&#233; pour sa premi&#232;re &#233;dition en 1967, est ici r&#233;&#233;dit&#233; augment&#233; d'une introduction renouvel&#233;e, d'une pr&#233;face et d'une postface. Disparu en 1994, Fran&#231;ois Tosquelles s'est attach&#233; &#224; participer &#224; la modification des h&#244;pitaux psychiatriques et &#224; promouvoir la psychiatrie institutionnelle. Si les centres hospitaliers sp&#233;cialis&#233;s que nous connaissons aujourd'hui existent, ils correspondent &#224; une &#233;volution de la prise en charge de la pathologie mentale depuis les ann&#233;es 1970 notamment avec la psychiatrie de secteur. Les prises de position de Fran&#231;ois Tosquelles, psychiatre, ayant travaill&#233; au centre &#171; La Cand&#233;lie &#187; dans le Lot-et-Garonne, favorisent toujours la r&#233;flexion de nos jours m&#234;me si certains &#233;l&#233;ments peuvent para&#238;tre quelque peu marqu&#233;s par le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rompre avec les pratiques en place, Fran&#231;ois Tosquelles s'appuie sur la mise au travail des patients. Les d&#233;buts de l'ergoth&#233;rapie prennent forme tant pour le personnel soignant que pour la population accueillie dans les institutions. &#171; Les activit&#233;s th&#233;rapeutiques ne sauraient &#234;tre con&#231;ues comme une simple occupation pour passer le temps, ou pour se distraire en attendant la sortie ou la gu&#233;rison. La perspective de l'ergoth&#233;rapie ne peut &#234;tre par d&#233;finition qu'une perspective m&#233;dicale &#187;. La possibilit&#233; de soigner devient ainsi d&#233;pendante non seulement du savoir du psychoth&#233;rapeute mais &#233;galement du comportement des infirmiers durant ce que le psychiatre nomme encore les &#171; activit&#233;s ergo ou ludoth&#233;rapeutiques. &#187; Le personnel soignant doit alors conna&#238;tre les aspects &#224; la fois techniques du travail propos&#233; mais &#233;galement des &#233;v&#233;nements susceptibles d'&#234;tre d&#233;clench&#233;s par l'activit&#233; en termes de comportement neuromusculaire, d'habilet&#233;s n&#233;cessaires ainsi que les relations entre partenaires de travail, ce que Tosquelles nomme l'ergologie, litt&#233;ralement &#233;tude du travail. Ce qui induit un choix pr&#233;cis des activit&#233;s selon les types de pathologies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2009 (168 p. ; 8 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une histoire de la violence</title>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>947</dc:subject>

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&lt;p&gt;De nombreuses &#233;tudes historiques convergent pour d&#233;crire le Moyen &#194;ge comme une &#233;poque domin&#233;e par une culture de grande violence. D&#232;s le plus jeune &#226;ge, l'&#233;ducation des gar&#231;ons y exalte la force physique et habitue les corps &#224; la souffrance par des punitions corporelles. Les codes de l'honneur et de la virilit&#233; ne souffrent pas le moindre affront : l'escalade va du d&#233;fi &#224; l'injure, &#224; la gifle, puis &#224; l'affrontement qui provoque parfois une blessure, alors fr&#233;quemment mortelle, tant la m&#233;decine est (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De nombreuses &#233;tudes historiques convergent pour d&#233;crire le Moyen &#194;ge comme une &#233;poque domin&#233;e par une culture de grande violence. D&#232;s le plus jeune &#226;ge, l'&#233;ducation des gar&#231;ons y exalte la force physique et habitue les corps &#224; la souffrance par des punitions corporelles. Les codes de l'honneur et de la virilit&#233; ne souffrent pas le moindre affront : l'escalade va du d&#233;fi &#224; l'injure, &#224; la gifle, puis &#224; l'affrontement qui provoque parfois une blessure, alors fr&#233;quemment mortelle, tant la m&#233;decine est balbutiante. Le risque est partout et n'&#233;pargne personne. L'homicide n'est r&#233;pr&#233;hensible que s'il est le produit d'une intention d&#233;lib&#233;r&#233;e. Le meurtre ne donne lieu, le plus souvent, &#224; aucune r&#233;pression particuli&#232;re, des lettres royales de r&#233;mission accordant l'absolution et l'indemnisation de la famille de la victime &#233;vitant toute vengeance. Et puis, lentement mais s&#251;rement, la soci&#233;t&#233; va r&#233;ussir &#224; r&#233;duire le taux de mort violente de 100 &#224;&#8230; 1 pour 100 000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'historien Robert Muchembled &#233;tudie ici les facteurs de cette impressionnante trajectoire d&#233;clinante de la violence physique et de la brutalit&#233; humaine qui intervient dans toute l'Europe occidentale, entre le XIIIe et le XXIe si&#232;cle. Il d&#233;crit la v&#233;ritable fabrique qui va se mettre &#224; refa&#231;onner les comportements et la sensibilit&#233; en d&#233;valorisant tant les affrontements arm&#233;s que la rudesse des codes relationnels. C'est d'abord la ville qui commence cette &#339;uvre, en prot&#233;geant ses habitants derri&#232;re ses murailles, sa garde et sa l&#233;gislation. Mais la s&#233;curit&#233; ainsi acquise se paie au prix de l'expulsion de ceux qui refusent de s'y soumettre. C'est ensuite une r&#233;volution judiciaire qui va inciter &#224; canaliser les pulsions. La justice invente un syst&#232;me gradu&#233; d'amendes pour toute insulte ou gifle. Elle n'h&#233;site pas &#224; condamner impitoyablement &#224; mort tout meurtrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, elle offre la possibilit&#233;, pour laver son honneur, de porter son diff&#233;rend devant un magistrat. L'Etat s'affirme bient&#244;t comme seule autorit&#233; l&#233;gitime &#224; pouvoir permettre l'homicide (en temps de guerre et lors des peines capitales) et s'arroge le monopole de la violence et du port des armes. Mais il ne faudrait pas oublier le mouvement g&#233;n&#233;ral de civilisation des m&#339;urs qui incite, pour para&#238;tre respectable, &#224; limiter le nombre et l'ampleur des conflits et en tout cas qui privil&#233;gie le combat &#224; main nue au couteau. Les nobles et la paysannerie tarderont &#224; abandonner leur culture ancestrale de valorisation de la virilit&#233;, en prolongeant un temps les duels et les jacqueries. Seule la jeunesse perp&#233;tuera sporadiquement ces pratiques, jusqu'&#224; nos jours. Il ne reste plus &#224; la violence qu'une sublimation qui remporte un &#233;norme succ&#232;s au travers de la litt&#233;rature ou du cin&#233;ma et un transfert inexorable de l'espace public vers le foyer familial toujours th&#233;&#226;tre d'agressions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2008 (499 p. ; 21,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoire de l'homicide en Europe de la fin du Moyen Age &#224; nos jours</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Histoire-de-l-homicide-en-Europe-de-la-fin-du-Moyen-Age-a-nos-jours</link>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>947</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux hypoth&#232;ses s'affrontent pour expliquer le profond changement qu'a connu l'Europe, en mati&#232;re d'homicide. La premi&#232;re, initi&#233;e par le sociologue allemand Norbert Elias, met l'accent sur le processus de civilisation des m&#339;urs qui entra&#238;na le contr&#244;le des &#233;motions, l'accroissement de la capacit&#233; empathique, le progr&#232;s du respect mutuel et de la coop&#233;ration pacifique. La seconde, inspir&#233;e par Michel Foucault, privil&#233;gie le processus de disciplinarisation : le contr&#244;le social et la stigmatisation des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton3045-29cec.jpg?1693464244' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux hypoth&#232;ses s'affrontent pour expliquer le profond changement qu'a connu l'Europe, en mati&#232;re d'homicide. La premi&#232;re, initi&#233;e par le sociologue allemand Norbert Elias, met l'accent sur le processus de civilisation des m&#339;urs qui entra&#238;na le contr&#244;le des &#233;motions, l'accroissement de la capacit&#233; empathique, le progr&#232;s du respect mutuel et de la coop&#233;ration pacifique. La seconde, inspir&#233;e par Michel Foucault, privil&#233;gie le processus de disciplinarisation : le contr&#244;le social et la stigmatisation des comportements consid&#233;r&#233;s comme asociaux. La recherche d'une cause mono factorielle &#233;tant r&#233;ductrice, il semble possible de concevoir l'interp&#233;n&#233;tration de ces deux facteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage coordonn&#233; par Laurent Mucchielli, reprenant les travaux d'un s&#233;minaire europ&#233;en tenu en 2007, illustre cette combinaison. Il nous propose de voyager &#224; travers un continent qui, pour avoir connu la m&#234;me &#233;volution globale, n'en pr&#233;sente pas moins des variantes locales. Ainsi, des Pays-Bas, r&#233;put&#233;s pour &#234;tre une nation particuli&#232;rement pacifique et qui se sont inscrits au cours des si&#232;cles dans la moyenne du taux d'homicide europ&#233;en, aucun t&#233;moignage historique ne venant y attester une quelconque tradition davantage non violente qu'ailleurs. L'Italie fut particuli&#232;rement marqu&#233;e, apr&#232;s la guerre, par la violence publique li&#233;e aux meurtres perp&#233;tr&#233;s par la mafia et le terrorisme. Dans la m&#234;me p&#233;riode, le tiers des homicides commis en Angleterre fut suivi du suicide de leur auteur. La Gr&#232;ce, quant &#224; elle, a longtemps gard&#233; comme premi&#232;re cause des homicides la d&#233;fense de l'honneur consid&#233;r&#233; par les hommes comme la d&#233;monstration principale de leur virilit&#233; triomphante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sous quelque latitude qu'elle se manifeste, la brutalisation des comportements ne peut &#234;tre simplement reli&#233;e &#224; une agressivit&#233; plus ou moins naturelle de l'&#234;tre humain. Les m&#234;mes faits objectifs sont per&#231;us diff&#233;remment selon les interactions sociales et les &#233;volutions des m&#339;urs, les habitudes collectives et les traditions sp&#233;cifiques, les valeurs culturelles et les circonstances du moment, les tol&#233;rances et les pr&#233;jug&#233;s. Chaque groupe humain circonscrit, &#224; un moment donn&#233;, un ensemble de comportements qu'il entend proscrire. Avec, parfois, un d&#233;calage entre la norme juridique et la norme sociale, comme le montre la multiplication, en France, au d&#233;but du XIXe si&#232;cle, des acquittements de meurtriers par les jurys populaires &#233;levant la bravade, la morgue, le d&#233;fi et la violence comme autant d'expressions de puissance sociale. Il faudra attendre, avant que ces normes coutumi&#232;res s'effritent et que l'intol&#233;rance s'installe face aux individus violents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2009 (334 p. ; 27 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;vention et diversit&#233; culturelle</title>
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&lt;p&gt;Faut-il, &#224; partir des exp&#233;riences acquises par la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, construire en bonne et due forme une p&#233;dagogie de la diversit&#233; ? Un rapport passionnant invite la &#171; pr&#233;v' &#187; &#224; se saisir &#224; bras-le-corps de cette question &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit maintenant de &#171; ne plus &#234;tre dans l'&#233;vitement et le non-dit &#187; et de &#171; ne plus ignorer qu'une partie importante des jeunes en difficult&#233; impliqu&#233;s dans les violences urbaines et dans la d&#233;linquance sont issus de l'immigration &#187;&#8230; D&#233;j&#224; en 2002, une &#233;tude du sociologue Sebastian (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_786 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/halal-educ-jiho.png' width=&#034;779&#034; height=&#034;507&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il, &#224; partir des exp&#233;riences acquises par la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, construire en bonne et due forme une p&#233;dagogie de la diversit&#233; ? Un rapport passionnant invite la &#171; pr&#233;v' &#187; &#224; se saisir &#224; bras-le-corps de cette question&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'agit maintenant de &#171; ne plus &#234;tre dans l'&#233;vitement et le non-dit &#187; et de &#171; ne plus ignorer qu'une partie importante des jeunes en difficult&#233; impliqu&#233;s dans les violences urbaines et dans la d&#233;linquance sont issus de l'immigration &#187;&#8230; D&#233;j&#224; en 2002, une &#233;tude du sociologue Sebastian Roch&#233; sur le d&#233;partement de l'Is&#232;re avait soulign&#233; que les deux tiers des jeunes d&#233;linquants &#233;taient &#171; d'origine &#233;trang&#232;re &#187;. Une d&#233;sesp&#233;rance sociale investirait de plus en plus des territoires communautaires en voie de ghetto&#239;sation, et les professionnels de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e eux-m&#234;mes auraient parfois &#171; de vraies difficult&#233;s &#224; se positionner &#187; vis-&#224;-vis de ces jeunes, par exemple concernant le ph&#233;nom&#232;ne &#171; religieux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, la fracture sociale deviendrait aussi ethnique, culturelle et religieuse. Et le manque d'efficacit&#233; de la lutte contre les discriminations a probablement, ici et l&#224;, discr&#233;dit&#233; les valeurs r&#233;publicaines. Dans un rapport intitul&#233; &lt;a href=&#034;http://www.cnlaps.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#224; l'heure de la diversit&#233; culturelle, le conseil technique de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt; (CTPS) s'est pench&#233; sur cette d&#233;licate question.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;&#233;quilibrer la place r&#233;serv&#233;e &#224; l'&#233;ducatif dans les quartiers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que repr&#233;sente aujourd'hui la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ? Un peu moins de 4000 &#233;ducateurs au sein d'environ 800 &#233;quipes, in&#233;galement r&#233;parties sur le territoire. Mais depuis les ann&#233;es 90, d'autres acteurs d'animation, de m&#233;diation et d'insertion sont apparus, moins qualifi&#233;s, les d&#233;partements investissant plus ou moins dans la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. Comment r&#233;pondent-ils aux questions du voile, de l'&#233;galit&#233; homme/femme ou aux demandes de viande halal ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, les savoir-faire, l'exp&#233;rience acquise par la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8211; par exemple aupr&#232;s des populations d'origine africaine sub saharienne ou des gens du voyage &#8211; doit permettre une v&#233;ritable &#171; p&#233;dagogie de la diversit&#233; culturelle &#187;. La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (PS) peut contribuer, au plan local, &#224; l'&#233;mergence de politiques de &#171; reconnaissance &#187; des populations issues de l'immigration. Le CTPS &#233;met une batterie de propositions en vue de doter celle-ci d'une m&#233;thode et d'outils. Sur un plan large, le rapport demande aux pouvoirs publics de d&#233;velopper la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e et de &#171; r&#233;&#233;quilibrer la place r&#233;serv&#233;e &#224; l'&#233;ducatif par rapport aux activit&#233;s d'animation et de m&#233;diation &#187; dans les quartiers relevant de la politique de la ville. La fonction de &#171; conseil &#187; et la capacit&#233; d'expertise de la PS doivent davantage s'affirmer aupr&#232;s des &#233;lus locaux. La mise en place d'actions de d&#233;veloppement social communautaire et les recherches action de ce type sont &#224; encourager, de m&#234;me que la cr&#233;ation d'&#171; une v&#233;ritable ing&#233;nierie de l'intervention communautaire &#187; est, selon le CTPS, &#224; r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, des &#171; espaces institutionnels de n&#233;gociation &#187; pourraient aider les professionnels &#224; se positionner par rapport aux demandes &#171; religieuses &#187; des jeunes. De fait, cette p&#233;dagogie de la diversit&#233; culturelle pourrait s'adapter aux formations initiales et continues, avec construction d'outils m&#233;thodologiques relatifs &#224; la probl&#233;matique de la diversit&#233; (jeux de r&#244;les, par exemple) et &#233;changes autour de l'analyse des pratiques professionnelles &#8211; en lien avec les IRTS &#8211; et avec d'autres &#233;ducateurs europ&#233;ens. Mais pour autant, certains &#171; besoins de formation devenus prioritaires &#187; devront se voir satisfaits : formation &#224; une approche la&#239;que des probl&#233;matiques religieuses rencontr&#233;es sur le terrain, formation des cadres au d&#233;veloppement social communautaire et &#224; la gestion des ressources humaines &#171; au regard de la diversit&#233; &#187;, formations transversales communes aux diff&#233;rents acteurs&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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