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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; L'autonomie renforce la citoyennet&#233; &#187;</title>
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&lt;p&gt;Entretien avec Jean-Pierre Ringler, pr&#233;sident de la coordination Handicap et Autonomie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment est n&#233;e votre coordination ? En 2002, les seuls moyens dont disposaient les personnes en situation de handicap pour vivre &#224; domicile &#233;taient l'AAH (l'allocation adulte handicap&#233;) et l'ACTP (l'allocation compensatrice tierce personne). Ces deux allocations ne suffisaient pas pour vivre &#224; domicile. Il fallait sacrifier le travail du conjoint qui restait &#224; la maison et faisait office d'auxiliaire de vie, ou (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Jean-Pierre Ringler, pr&#233;sident de la coordination Handicap et Autonomie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment est n&#233;e votre coordination ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, les seuls moyens dont disposaient les personnes en situation de handicap pour vivre &#224; domicile &#233;taient l'AAH (l'allocation adulte handicap&#233;) et l'ACTP (l'allocation compensatrice tierce personne). Ces deux allocations ne suffisaient pas pour vivre &#224; domicile. Il fallait sacrifier le travail du conjoint qui restait &#224; la maison et faisait office d'auxiliaire de vie, ou repartir en institution. Nous avons fait des gr&#232;ves de la faim, comme celle de Marcel Nuss en 2002. La coordination est n&#233;e de cette lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'avez-vous obtenu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promesse de forfaits grande d&#233;pendance : 6 000 &#224; 7 000 euros par mois pour une auxiliaire de vie &#224; temps plein. Mais ces forfaits n'ont concern&#233; en fait que quelques dizaines de personnes. Nous avons aussi obtenu la possibilit&#233; d'embaucher des auxiliaires 24 heures sur 24, ce qui n'&#233;tait pas inscrit dans les d&#233;crets d'application de la loi de 2005. En octobre 2006 nous avons &#233;galement acquis la possibilit&#233; pour l'aidant familial d'&#234;tre salari&#233; et pas seulement d&#233;dommag&#233; &#224; trois euros de l'heure. C'est essentiel qu'un parent d'enfant handicap&#233; qui sacrifie sa carri&#232;re professionnelle puisse pr&#233;tendre &#224; un salaire et une retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui l'action est-elle toujours aussi revendicative ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Handicap et Autonomie a d'abord &#233;t&#233; une coordination pour manifester et revendiquer le droit &#224; l'autonomie des personnes handicap&#233;es. C'est aujourd'hui une association dont j'ai repris la pr&#233;sidence en essayant d'insuffler un nouvel &#233;lan. Nous voulons sensibiliser les personnes handicap&#233;es vivant dans les institutions &#224; la vie autonome &#224; domicile. Trop de personnes ne savent pas quels sont leurs droits. C'est un travail d'information et de sensibilisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une vie am&#233;nag&#233;e</title>
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&lt;p&gt;Bernard Gaudon n&#233;gocie son quotidien pour gagner le maximum d'autonomie autour de la pr&#233;sence obligatoire d'un auxiliaire de vie sociale deux heures par jour. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'ai toujours tendance &#224; dire aux personnes qui m'aident : &#171; Vous &#234;tes mes mains &#187;. Et puis un jour, une auxiliaire de vie m'a dit : &#171; Vous savez, j'ai aussi une t&#234;te &#187;. J'ai trouv&#233; que c'&#233;tait une fa&#231;on &#233;l&#233;gante de me dire qu'elle n'&#233;tait pas un robot. &#187; Bernard Gaudon est un fondu d'informatique. Son appartement s'apparente davantage &#224; un cimeti&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bernard Gaudon n&#233;gocie son quotidien pour gagner le maximum d'autonomie autour de la pr&#233;sence obligatoire d'un auxiliaire de vie sociale deux heures par jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai toujours tendance &#224; dire aux personnes qui m'aident : &#171; Vous &#234;tes mes mains &#187;. Et puis un jour, une auxiliaire de vie m'a dit : &#171; Vous savez, j'ai aussi une t&#234;te &#187;. J'ai trouv&#233; que c'&#233;tait une fa&#231;on &#233;l&#233;gante de me dire qu'elle n'&#233;tait pas un robot. &#187;&lt;/i&gt; Bernard Gaudon est un fondu d'informatique. Son appartement s'apparente davantage &#224; un cimeti&#232;re d'unit&#233;s centrales qu'&#224; un living-room. Tout ce qu'il peut faire ex&#233;cuter par un ordinateur, il le programme. &lt;i&gt;&#171; Pour moi une auxiliaire de vie c'est quelqu'un qui fait des choses que je ne peux pas faire faire par une machine. &#187;&lt;/i&gt; Bernard doit &#234;tre sous assistance respiratoire la nuit. Il ne peut ni s'habiller, ni se d&#233;shabiller, ni faire sa toilette, ni pr&#233;parer la cuisine sans une personne pour l'aider. Quelqu'un doit v&#233;rifier tous les jours que sa machine d'assistance respiratoire fonctionne : c'est absolument vital !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard a toujours recrut&#233; lui-m&#234;me ses auxiliaires de vie. Les associations exigent une prise en charge minimum de deux heures de travail cons&#233;cutives, alors qu'il n'a besoin que d'une heure le matin et une heure le soir. &lt;i&gt;&#171; J'en ai recrut&#233; plusieurs, je me souviens qu'avec la deuxi&#232;me, &#231;a ne s'est pas bien pass&#233;. Elle n'&#233;tait jamais bien s&#251;re de venir. Une fois, je me suis trouv&#233; sans personne pendant deux jours. Je me suis nourri de Mars, de cacahu&#232;tes. Je l'ai pris comme un test, pour mesurer le temps d'autonomie dont je disposais vraiment ! &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-il narquois. &lt;i&gt;&#171; J'ai aussi recrut&#233; une SDF, dans la rue. Je l'ai aid&#233; par la suite &#224; retrouver un travail. Aujourd'hui, professionnellement parlant, elle est sortie d'affaire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bin&#244;me aidant-aid&#233; conna&#238;t donc parfois d'&#233;tranges rebondissements. &lt;i&gt;&#171; Quand je vais dans un bar, je peux demander &#224; un consommateur ou au patron du bar, un coup de main pour des petites choses. Si je fais tomber un objet, par exemple je suis incapable de le ramasser. Ce sont des aides quotidiennes qui en d&#233;finitive ne rentrent pas dans l'aide ordinaire organis&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Bernard Gaudon s'est am&#233;nag&#233; une vie autour de son handicap avec un minimum d'aide obligatoire qui lui laisse une large autonomie. La digestion produit des gaz carboniques qui exigent qu'il soit allong&#233; sous assistance respiratoire pour dig&#233;rer correctement apr&#232;s chaque repas. Il a donc abandonn&#233; les deux premiers repas au profit du seul d&#238;ner du soir. Un r&#233;gime qu'il tient depuis vingt-sept ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En partant tr&#232;s t&#244;t et en revenant tr&#232;s tard, il peut m&#234;me faire l'aller et retour Paris-Lyon en une journ&#233;e, ce qui augmente encore sa libert&#233; car il sait qu'il peut revenir chez lui le soir, obligatoire pour &#234;tre sous assistance respiratoire la nuit. Cet &#233;t&#233;, il est aussi parti &#224; New York, avec sa machine pour respirer. Une autonomie acquise de haute lutte, qui semble presque ordinaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Br&#232;ve histoire de l'aidant informel</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Breve-histoire-de-l-aidant-informel</link>
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		<dc:date>2009-10-15T14:57:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>945</dc:subject>

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&lt;p&gt;D'apr&#232;s l'intervention de Marie-Eve Jo&#235;l, &#233;conomiste de la sant&#233;, pendant le colloque &#171; N&#233;gocier sa vie &#187;, le 19 mai 2009, &#224; Lyon. Marie-Eve Jo&#235;l est aussi professeure &#224; l'Universit&#233; de Paris Dauphine, et directrice du laboratoire d'&#233;conomie et de gestion des organisations de sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
De l'ignorance, &#224; l'approche laborieuse &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant les ann&#233;es 80, l'aidant informel faisait g&#233;n&#233;ralement partie du cercle familial et ne faisait pas parler de lui. L'Etat intervenait en cas de d&#233;faillance des proches, dans une logique de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'apr&#232;s l'intervention de Marie-Eve Jo&#235;l, &#233;conomiste de la sant&#233;, pendant le colloque &#171; N&#233;gocier sa vie &#187;, le 19 mai 2009, &#224; Lyon. Marie-Eve Jo&#235;l est aussi professeure &#224; l'Universit&#233; de Paris Dauphine, et directrice du laboratoire d'&#233;conomie et de gestion des organisations de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'ignorance, &#224; l'approche laborieuse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant les ann&#233;es 80, l'aidant informel faisait g&#233;n&#233;ralement partie du cercle familial et ne faisait pas parler de lui. L'Etat intervenait en cas de d&#233;faillance des proches, dans une logique de subsidiarit&#233;. Au fur et &#224; mesure de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; et du vieillissement de la population, l'aidant informel est devenu visible. Il s'est fray&#233; un chemin sur le devant de la sc&#232;ne. Les pouvoirs publics craignant la d&#233;sertion de l'aide des proches et du cercle familial, l'aidant est devenu un objet d'&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un aidant souffrant et fragile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu vingt ans pour &#233;laborer une image de l'aidant. Elle s'est construite sur l'arch&#233;type de la femme, souvent la fille se sacrifiant pour veiller sur la vieillesse de ses parents et subissant cette situation d'aide contrainte. Un aidant qui g&#232;re les incapacit&#233;s de ses proches et du reste de sa famille ; un aidant qui travaille beaucoup et dont l'action est peu valoris&#233;e ; un aidant assez souvent d&#233;pressif. Les politiques de sant&#233; publique se sont interrog&#233;es sur cette population informelle, fragile et non r&#233;mun&#233;r&#233;e : comment all&#233;ger sa charge ? Apporter du r&#233;pit &#224; l'aidant ? Lui donner les moyens de vivre ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'aide aux aidants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 2000, des initiatives pour apporter un r&#233;pit &#224; ces aidants informels ont vu le jour : des lieux de vie collectif ou l'aidant et l'aid&#233; ont pu prendre des vacances ensemble, des aides plus directes d'information, de formation, de r&#233;seaux, de soutien, de conseils. Des mesures incitatives pour reconna&#238;tre le travail de l'aidant et lui donner un statut en finan&#231;ant ses cotisations retraites. Beaucoup de propositions, mais en pratique peu de choses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Auxiliaire de vie sociale : femme de m&#233;nage ou travailleur social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Auxiliaire-de-vie-sociale-femme-de-menage-ou-travailleur-social</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Auxiliaire-de-vie-sociale-femme-de-menage-ou-travailleur-social</guid>
		<dc:date>2009-10-15T14:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>945</dc:subject>
		<dc:subject>Auxiliaire de vie sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'auxiliaire de vie sociale est promis &#224; un bel avenir. D'ici 2015, 400 000 emplois devraient voir le jour pour soutenir le d&#233;veloppement de l'accompagnement &#224; domicile des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes et handicap&#233;es. Un enjeu pour l'emploi, la qualit&#233; de vie et l'&#233;thique. &#192; condition toutefois de professionnaliser les intervenants qui exercent un m&#233;tier complexe, &#233;puisant, sous valoris&#233;, mal r&#233;mun&#233;r&#233; et souffrent d'un manque de reconnaissance. &lt;br class='autobr' /&gt;
A mi-chemin entre la femme de m&#233;nage et le travailleur social, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Auxiliaire-de-vie-sociale" rel="tag"&gt;Auxiliaire de vie sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'auxiliaire de vie sociale est promis &#224; un bel avenir. D'ici 2015, 400 000 emplois devraient voir le jour pour soutenir le d&#233;veloppement de l'accompagnement &#224; domicile des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes et handicap&#233;es. Un enjeu pour l'emploi, la qualit&#233; de vie et l'&#233;thique. &#192; condition toutefois de professionnaliser les intervenants qui exercent un m&#233;tier complexe, &#233;puisant, sous valoris&#233;, mal r&#233;mun&#233;r&#233; et souffrent d'un manque de reconnaissance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A mi-chemin entre la femme de m&#233;nage et le travailleur social, l'auxiliaire de vie sociale vient conforter une politique de l'accompagnement et du maintien &#224; domicile des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes, des femmes isol&#233;es et des personnes en situation de handicap. Mais il soul&#232;ve aussi des questions &#233;thiques. La vie &#224; domicile confronte les personnes d&#233;pendantes, en particulier celles en situation de handicap, &#224; de multiples aidants qui se succ&#232;dent et vont plonger de fa&#231;on pr&#233;gnante, quotidienne et durable dans leur intimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, la mission de l'aidant se r&#233;alise dans un environnement complexe. Elle est faite d'une succession de petits actes professionnels, des t&#226;ches pr&#233;cises et mat&#233;rielles auxquelles il doit s'adapter. Le minist&#232;re du Travail d&#233;finit la mission de l'auxiliaire de vie sociale ainsi : &lt;i&gt;&#171; Il intervient aupr&#232;s de toute personne qui ne peut assumer seule les t&#226;ches de la vie quotidienne (personnes &#226;g&#233;es, familles, personnes handicap&#233;es, malades&#8230;). Il les &#233;paule et les assiste pour permettre leur maintien &#224; domicile. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mission paradoxale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La fonction d'AVS requiert une grande capacit&#233; d'organisation, une extr&#234;me flexibilit&#233; des horaires, surtout en cas de handicap lourd. Mais c'est aussi une mission paradoxale. L'aide ne se limite pas aux t&#226;ches mat&#233;rielles, elle s'accompagne d'une pr&#233;sence, qui exige une capacit&#233; de soutien, des temps d'&#233;coute, finalement un investissement physique et affectif. &lt;i&gt;&#171; Mon m&#233;tier d'AVS consiste &#224; faire le m&#233;nage, ainsi que la toilette et les soins de la personne, ce que ne font pas les aides m&#233;nag&#232;res. Mais nous aidons aussi les personnes dans leurs d&#233;marches sociales par exemple &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Pierrette Auxerre, auxiliaire de vie sociale depuis vingt ans &#224; Lyon. &lt;i&gt;&#171; Le probl&#232;me de notre profession c'est son identit&#233;. Depuis une douzaine d'ann&#233;es elle a &#233;volu&#233;. Pour certains, nous faisons partie des travailleurs sociaux, mais pour nos employeurs nous restons des aides m&#233;nag&#232;res &#187;,&lt;/i&gt; poursuit-elle. Entre se cantonner au balai ou se prendre pour une psychologue, les deux postures extr&#234;mes du m&#233;tier illustrent sa difficult&#233; et son manque de reconnaissance (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Breve-histoire-de-l-aidant-informel' class='spip_in'&gt;lire l'histoire de l'aidant informel&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AVS doit autant faire preuve de ses qualit&#233;s techniques qu'humaines, mais le m&#233;tier demeure encore peu valoris&#233;. La r&#233;mun&#233;ration est faible : 10 euros brut de l'heure pour une d&#233;butante. &lt;i&gt;&#171; Avec vingt ans de carri&#232;re, je suis &#224; 12,30 euros brut de l'heure,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Pierrette Auxerre, &lt;i&gt;c'est pour cela que l'on trouve personne pour faire ce m&#233;tier. Nous ne sommes pas reconnues, nous sommes mal pay&#233;es, il y a une surcharge de travail avec les trajets. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2002, il existe un dipl&#244;me d'Etat d'auxiliaire de vie sociale qui revalorise la formation. Mais faute de dipl&#244;m&#233;s sur le march&#233; de l'emploi, les associations recrutent des personnes sans qualification particuli&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Le secteur a chang&#233; d'&#233;chelle, en tr&#232;s peu de temps. Il a fallu brutalement entrer dans un processus de croissance rapide, avec une faiblesse de l'encadrement et de la structuration, &lt;/i&gt; explique Marie-Eve Jo&#235;l, directrice du laboratoire d'&#233;conomie et de gestion des organisations de sant&#233; Paris-Dauphine. &lt;i&gt;On a cru pouvoir transformer une ch&#244;meuse longue dur&#233;e de cinquante-cinq ans en auxiliaire de vie, simplement en allant chercher au fond de son &#234;tre une vocation d'aidant en attente. On a cru pouvoir du jour au lendemain en faire une aidante familiale pour les personnes &#226;g&#233;es et celles en situation de handicap. C'est une repr&#233;sentation &#224; c&#244;t&#233; du r&#233;el. Je note aussi que c'est un secteur o&#249; il y a du travail au noir dont personne ne parle, ou si peu. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Nombreuses d&#233;missions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Virginie, &#224; Reims, devrait valider son DEAVS (Dipl&#244;me d'Etat d'AVS) fin d'octobre, apr&#232;s huit ans d'aide &#224; domicile. &lt;i&gt;&#171; Il y a beaucoup de d&#233;missions, il faut se plier aux horaires au d&#233;pend de notre vie familiale &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne-t-elle. L'auxiliaire de vie sociale souffre d'un d&#233;ficit chronique de professionnalisation. &lt;i&gt;&#171; Je travaille dans un CCAS depuis plus de vingt ans,&lt;/i&gt; raconte Martine, &lt;i&gt;j'ai un DEAVS qui n'est pas reconnu pour les agents territoriaux. En plus, on nous demande de faire des toilettes compl&#232;tes, alors que nous avons un service d'infirmi&#232;res et d'aides-soignantes. &#187;&lt;/i&gt; Un plein temps d'auxiliaire correspond &#224; quatre visites de deux heures par journ&#233;e de travail, sans compter les temps de d&#233;placement d'un domicile &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierrette Auxerre travaille &#224; mi-temps depuis longtemps car dit-elle, &lt;i&gt;&#171; je ne pourrais pas tenir un plein temps &#224; mon &#226;ge &#187;&lt;/i&gt;. Pour elle la question des plannings est tr&#232;s importante pour son &#233;quilibre entre vie familiale et vie professionnelle. Avec son employeur, elle programme toutes ses visites pour deux semaines cons&#233;cutives. Elle dispose de trois heures r&#233;mun&#233;r&#233;es pour &#233;tablir le calendrier avec les autres auxiliaires de son &#233;quipe. &lt;i&gt;&#171; C'est important d'avoir la possibilit&#233; de se retrouver en &#233;quipe pour faire le planning, mais aussi pour expliquer les cas dont nous nous occupons, pour dire ce qui va et ce qui ne va pas. Je suis aussi d&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale, et je me bats pour que les assistantes de vie sociale &#233;voluent &#187;&lt;/i&gt;, insiste-t-elle. Mais toutes les associations ne mettent pas en place cette organisation. Le plus souvent, les horaires sont communiqu&#233;s par t&#233;l&#233;phone et les plannings peuvent changer d'un jour &#224; l'autre ou m&#234;me du matin au soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'autre bout de la probl&#233;matique de l'aidant professionnel, il y a l'aid&#233; : la personne &#226;g&#233;e d&#233;pendante, malade, d&#233;pressive ou handicap&#233;e. Dans le cas d'une personne totalement d&#233;pendante, l'enjeu de la relation est consid&#233;rable et exacerb&#233;. Il p&#232;se sur le quotidien et dans l'intimit&#233; de fa&#231;on permanente. &lt;i&gt;&#171; Mon mari a connu trois cent cinquante auxiliaires de vie sociale tout au long de sa vie &#187;&lt;/i&gt; raconte Marie-H&#233;l&#232;ne Lacroix, &#233;pouse d'Yves Lacroix, t&#233;trapl&#233;gique et infirme moteur c&#233;r&#233;bral qui n'a cess&#233; de se battre pour mener une vie autonome. Dans son dernier ouvrage paru quelques mois apr&#232;s son d&#233;c&#232;s, il &#233;crivait : &lt;i&gt;&#171; Pour pouvoir vivre &#224; domicile et construire son projet de vie, la personne handicap&#233;e a besoin de ne pas &#234;tre soumise &#224; la pr&#233;carit&#233; du turnover incessant des aidants professionnels &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Accompagner les personnes handicap&#233;es &#224; domicile, une vie n&#233;goci&#233;e, Yves (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Mireille Stickel vit en fauteuil depuis sa naissance, elle souffre d'infirmit&#233; motrice c&#233;r&#233;brale (IMC). Dipl&#244;m&#233;e en sciences physiques, elle habite chez elle de fa&#231;on autonome &#224; Montpellier depuis plus de trente ans. Tous les actes de la vie courante sont principalement assum&#233;s par des auxiliaires de vie. Au long de ses journ&#233;es, se succ&#232;dent les aidants, morcelant sa journ&#233;e en temps successifs de prise en charge sans v&#233;ritable continuit&#233; d'accompagnement. Elle r&#233;sume ainsi sa vie en autonomie dans une lettre ouverte adress&#233;e &#224; la Ddass de l'H&#233;rault en mai 2004 : &lt;i&gt;&#171; Imaginez tr&#232;s concr&#232;tement devoir int&#233;grer quelque quarante personnes dans votre quotidien, l'&#233;tat du frigo qui voit d&#233;filer quarante personnes, l'ordre du placard ou se servent quarante personnes, (&#8230;) Je suis nourrie par quarante personnes, habill&#233;e et d&#233;shabill&#233;e par quarante personnes, mise aux toilettes par quarante personnes puis essuy&#233;e par quarante personnes. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-vie-amenagee' class='spip_in'&gt;lire &#233;galement le t&#233;moignage de Bernard Gaudon&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tiers arbitre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience, ainsi rapport&#233;e dans des d&#233;tails les plus prosa&#239;ques de la vie quotidienne, sonne ici comme une protestation, un combat qui vise une transformation du mod&#232;le de la prise en charge et de l'accompagnement. &lt;i&gt;&#171; Dans cette confrontation de l'employeur et de l'employ&#233;, le risque de tension et de maltraitance se situe de part et d'autre &#187;&lt;/i&gt;, analyse Jos&#233; Puig, directeur de I=MC2, une association &#224; Marne-la-Vall&#233;e qui propose de d&#233;velopper une formation qualifiante aux pratiques de l'accompagnement des personnes handicap&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Il y a des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes et des personnes handicap&#233;es qui peuvent r&#233;duire &#224; l'esclavage les aidants qui les accompagnent. Il y a aussi pour les accompagnants, la possibilit&#233; d'exercer de fa&#231;on tr&#232;s subtile un grand nombre de chantages ou de menaces. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette relation d'aidant professionnel, qu'elle se situe dans le secteur public ou priv&#233;, par les associations prestataires, ou m&#234;me en emploi direct, il semble indispensable pour Jos&#233; Puig d'instaurer un tiers arbitre qui vienne de temps en temps superviser la situation. &lt;i&gt;&#171; Nous avions r&#234;v&#233; que le personnel des MDPH (maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es) puisse jouer ce r&#244;le de tuteur, mais il me semble encore illusoire que ce soit le cas partout &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore-t-il. Complexe, &#233;puisant sur le plan physique et psychique, sous valoris&#233;, mal r&#233;mun&#233;r&#233;, le m&#233;tier d'auxiliaire de vie sociale cumule les paradoxes et les obstacles. &lt;i&gt;&#171; Ce m&#233;tier exige un savoir &#234;tre et un savoir faire qui eux-m&#234;mes naviguent entre le d&#233;ni et la reconnaissance &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Olivier Grim, anthropologue sp&#233;cialiste du secteur m&#233;dico-social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Handicap et Autonomie milite pour am&#233;liorer la reconnaissance et pour une formation sanctionn&#233;e par un dipl&#244;me universitaire. &lt;i&gt;&#171; Il est n&#233;cessaire de revaloriser le montant de la prestation de compensation du handicap (PCH) pour payer plus convenablement les auxiliaires de vie sociale &#187;&lt;/i&gt;, revendique Jean-Pierre Ringler, le pr&#233;sident d'Handicap et Autonomie (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-autonomie-renforce-la-citoyennete' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;&#171; Il y a un turnover trop important, les personnes en situation de grande d&#233;pendance ont &#233;norm&#233;ment de difficult&#233;s &#224; trouver dans la dur&#233;e des auxiliaires r&#233;ellement motiv&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2008, Val&#233;rie L&#233;tard, secr&#233;taire d'Etat &#224; la Solidarit&#233;, a d&#233;voil&#233; un plan pour les m&#233;tiers au service des personnes handicap&#233;es et des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes. Au total, 400000 emplois devraient &#234;tre cr&#233;&#233;s avant 2015 pour r&#233;pondre aux besoins. Ce chiffre tient compte du doublement des personnes &#226;g&#233;es de plus de quatre-vingts ans dans les dix ans &#224; venir et des besoins grandissant des cinq millions de personnes handicap&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'association des directeurs au service des personnes &#226;g&#233;es (ADPA), les pouvoirs publics ne pourront avancer sur ces sujets sans &lt;i&gt;&#171; am&#233;liorer les conditions salariales des professionnels &#187;&lt;/i&gt;. Des projets pilotes sont &#233;galement exp&#233;riment&#233;s dans trois r&#233;gions : Nord-Pas de Calais, Alsace et Centre. &lt;i&gt;&#171; Nous avons re&#231;u en Alsace une enveloppe de 37000 euros pour mener une formation exp&#233;rimentale qui a d&#233;but&#233; en septembre &#224; Strasbourg,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Jean-Pierre Ringler. &lt;i&gt;Je souhaite que ces projets aient des lendemains &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Accompagner les personnes handicap&#233;es &#224; domicile, une vie n&#233;goci&#233;e, Yves Lacroix, &#233;d. Chronique Sociale, Lyon, 2008&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Auxiliaire de vie sociale : femme de m&#233;nage ou travailleur social ?</title>
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		<title>Lebrac : trois mois de prison</title>
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&lt;p&gt;La Guerre des boutons, publi&#233; en 1912 par Louis Pergaud et port&#233; &#224; l'&#233;cran en 1961 par Yves Robert, est un classique de la litt&#233;rature fran&#231;aise qui s'est vendu &#224; plus d'un million d'exemplaires. Il met en sc&#232;ne deux villages, Longueverne et Velrans, qui se font la guerre depuis des d&#233;cennies, par enfants interpos&#233;s. Innovation de la nouvelle g&#233;n&#233;ration : le butin exig&#233; par les vainqueurs, &#224; l'issue de chaque affrontement, ce sont les boutons et les lacets des vaincus, ce qui constitue une &#171; triple peine &#187; : (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Guerre des boutons, publi&#233; en 1912 par Louis Pergaud et port&#233; &#224; l'&#233;cran en 1961 par Yves Robert, est un classique de la litt&#233;rature fran&#231;aise qui s'est vendu &#224; plus d'un million d'exemplaires. Il met en sc&#232;ne deux villages, Longueverne et Velrans, qui se font la guerre depuis des d&#233;cennies, par enfants interpos&#233;s. Innovation de la nouvelle g&#233;n&#233;ration : le butin exig&#233; par les vainqueurs, &#224; l'issue de chaque affrontement, ce sont les boutons et les lacets des vaincus, ce qui constitue une &#171; triple peine &#187; : la d&#233;faite, l'humiliation de rentrer le pantalon au bas des chevilles et la racl&#233;e paternelle. Premi&#232;re strat&#233;gie de Lebrac, chef des Longueverne : constituer un tr&#233;sor de guerre compos&#233; de ces pr&#233;cieux accessoires, les filles &#233;tant r&#233;quisitionn&#233;es comme couturi&#232;res. Mais, la cachette est pill&#233;e par l'adversaire, le tra&#238;tre ayant fourni l'information &#233;tant cruellement battu par ses anciens copains. Finalement, l'arm&#233;e de Longueverne se d&#233;cidera &#224; attaquer&#8230; compl&#232;tement nue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bertrand Roth&#233; a imagin&#233; un r&#233;cit transf&#233;rant ce roman du d&#233;but du XXe &#224; nos jours. Qu'arriverait-il aux adolescents de la Guerre des boutons ? Ce qui &#233;tait alors consid&#233;r&#233; comme de banales transgressions juv&#233;niles, que le syst&#232;me scolaire tr&#232;s hi&#233;rarchis&#233; et l'int&#233;gration rapide par le travail &#224; l'atelier ou dans les champs r&#233;gulaient alors naturellement, est devenu aujourd'hui un acte justifiant d'une r&#233;action p&#233;nale imm&#233;diate, voire l'incarc&#233;ration des fautifs. Et l'on suit le d&#233;p&#244;t de plainte des familles, l'examen des victimes par le service m&#233;dico-judiciaire, l'interpellation des mis en cause, leur interrogatoire par la police, leur suivi par un &#233;ducateur, leur d&#233;tention pr&#233;ventive, leur jugement devant le tribunal des enfants, leur peine de prison, leur placement en foyer, leur tentative de r&#233;insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fiction propose au lecteur une pr&#233;sentation pr&#233;cise, exacte et fort bien document&#233;e des proc&#233;dures de traitement de la d&#233;linquance juv&#233;nile. Mais elle nous permet pour autant de relativiser une d&#233;marche qui nous semble aujourd'hui l&#233;gitime, en la repla&#231;ant dans une &#233;poque marqu&#233;e par les effets de la d&#233;rive s&#233;curitaire. Le choix de ne pas laisser la moindre infraction &#224; la loi impunie et de syst&#233;matiser la r&#233;activit&#233; de la justice a multipli&#233; par six le nombre d'alternatives aux poursuites (qui sont pass&#233;es de 68 879 en 1994 &#224; 414 693 en 2004). Favoriser ainsi la prise en charge par l'institution judiciaire de faits qui ne l'&#233;taient pas jusque-l&#224;, pr&#233;sente l'immense avantage de ne pas installer le mineur concern&#233; dans le sentiment de toute-puissance et d'impunit&#233;. Mais ce recours pr&#233;coce a pour inconv&#233;nient majeur &#224; la fois de grossir les statistiques du nombre des actes de d&#233;linquance, mais aussi et surtout d'acc&#233;l&#233;rer la graduation des sanctions, jusqu'&#224; incarc&#233;rer Lebrac et ses compagnons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2009 (283 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La sociologie de la d&#233;linquance juv&#233;nile</title>
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&lt;p&gt;Les variations des statistiques de la d&#233;linquance juv&#233;nile mesurent autant l'activit&#233; des forces de l'ordre (en augmentation ces derni&#232;res d&#233;cennies) et l'accroissement du sentiment d'ins&#233;curit&#233; (inversement proportionnel aux risques encourus) que le nombre d'infractions constat&#233;es. Pour autant, la multiplication par neuf des faits de pr&#233;dation et par trois des atteintes aux personnes, dans la deuxi&#232;me moiti&#233; du XXe si&#232;cle, ne se r&#233;sume pas &#224; la seule f&#233;brilit&#233; polici&#232;re ou &#224; l'unique panique morale (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton3035-4b247.jpg?1694644061' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les variations des statistiques de la d&#233;linquance juv&#233;nile mesurent autant l'activit&#233; des forces de l'ordre (en augmentation ces derni&#232;res d&#233;cennies) et l'accroissement du sentiment d'ins&#233;curit&#233; (inversement proportionnel aux risques encourus) que le nombre d'infractions constat&#233;es. Pour autant, la multiplication par neuf des faits de pr&#233;dation et par trois des atteintes aux personnes, dans la deuxi&#232;me moiti&#233; du XXe si&#232;cle, ne se r&#233;sume pas &#224; la seule f&#233;brilit&#233; polici&#232;re ou &#224; l'unique panique morale ambiante. Les explications profanes expliquant cette d&#233;rive ont recours aux registres essentialistes (penchants naturels au vice), moraux (d&#233;mission des parents) ou encore sociaux (d&#233;gradation des conditions d'existence).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sociologie se r&#233;partit, quant &#224; elle, entre trois types d'&#233;cole. Il y a d'abord les tenants de causes individuelles : les d&#233;linquants agiraient par attirance pour les gratifications induites par leurs actes, profitant de la faiblesse du contr&#244;le social, de la multiplication des cibles attractives et dans le seul souci du pr&#233;sent. Combattre ce ph&#233;nom&#232;ne n&#233;cessite donc l'accroissement des sanctions consid&#233;r&#233;es comme ayant une valeur dissuasive. Mais, on sait que la menace p&#233;nale renforce la solidarit&#233; du groupe d&#233;linquant et l'emprisonnement encourage son passage de la d&#233;linquance occasionnelle &#224; la d&#233;linquance professionnelle. Il y a de l'autre c&#244;t&#233; ceux qui privil&#233;gient une vision d&#233;terministe : la trajectoire des jeunes d&#233;linquants est marqu&#233;e par le d&#233;nuement familial (&#233;conomique et culturel), l'&#233;chec scolaire, le ch&#244;mage ou les emplois sans qualification. Il faut donc d&#233;ployer des actions de r&#233;habilitation, la jeunesse &#233;tant &#171; une s&#233;quence de trajectoire biographique qui se pr&#234;te plus facilement que d'autres &#224; des entreprises de conversion &#187; (p.26). Mais, l'augmentation de la d&#233;linquance durant la p&#233;riode de prosp&#233;rit&#233; des ann&#233;es 1960 fait douter du corr&#233;lat entre transgression et mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a les th&#233;ories multifactorielles qui tentent de r&#233;aliser une synth&#232;se entre les diff&#233;rentes explications : si l'homme est toujours am&#233;liorable, il est pris dans des d&#233;terminismes et des choix auxquels il faut tenter de r&#233;pondre. Les jeunes d&#233;linquants des banlieues ont les m&#234;mes objectifs que les autres, mais pas les m&#234;mes moyens de les r&#233;aliser. Aussi, ce qu'ils ne peuvent se procurer d'une mani&#232;re l&#233;gale, ils sont tent&#233;s de le faire d'une mani&#232;re ill&#233;gale. Ils inversent l'indignit&#233; de leur &#233;chec scolaire, &#233;conomique et social par un capital agonistique (leur exhibitionnisme pugilistique exprime leur qu&#234;te d'affirmation virile) et par une d&#233;linquance autant expressive (dont l'int&#233;r&#234;t se mesure avant tout &#224; l'aune de l'exploit, de la prouesse, du risque encouru, de l'habilet&#233; et/ou de la force employ&#233;es) que d'appropriation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2009 (128 p. ; 9,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La protection de l'enfance en question</title>
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		<dc:date>2009-10-15T04:47:39Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Un rapport de la Cour des comptes pointe du doigt de graves insuffisances dans le dispositif de la protection de l'enfance. La loi &#233;dict&#233;e il y a maintenant deux ans et demi souffrirait de graves lacunes &lt;br class='autobr' /&gt;
La protection de l'enfance &#8211; qui repr&#233;sente environ six milliards d'euros par an &#8211; a concern&#233; 300 000 jeunes en 2007, dont la moiti&#233; ont fait l'objet d'un placement hors de leur famille, et l'autre de mesures &#233;ducatives. Le 1er octobre, la Cour des comptes rendait un rapport plus que s&#233;v&#232;re sur le sujet (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un rapport de la Cour des comptes pointe du doigt de graves insuffisances dans le dispositif de la protection de l'enfance. La loi &#233;dict&#233;e il y a maintenant deux ans et demi souffrirait de graves lacunes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La protection de l'enfance &#8211; qui repr&#233;sente environ six milliards d'euros par an &#8211; a concern&#233; 300 000 jeunes en 2007, dont la moiti&#233; ont fait l'objet d'un placement hors de leur famille, et l'autre de mesures &#233;ducatives. Le 1er octobre, la Cour des comptes rendait un &lt;a href=&#034;http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Publications.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;rapport&lt;/a&gt; plus que s&#233;v&#232;re sur le sujet : structures d'accueil trop peu contr&#244;l&#233;es, r&#244;les mal r&#233;partis entre judiciaire et administratif, insuffisances d'ex&#233;cution des d&#233;cisions de justice (pointant par exemple des &#171; d&#233;lais tr&#232;s excessifs &#187; pour les d&#233;cisions de placement) et m&#234;me risque de &#171; maltraitance institutionnelle &#187; entre judiciaire et administratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir d'une enqu&#234;te portant sur dix-sept d&#233;partements, dix-huit tribunaux, cinq services de protection judiciaire de la jeunesse et &#171; plusieurs &#187; associations, l'&#233;crit d&#233;nonce vertement des enfants &#171; souvent ballott&#233;s d'institution en institution &#187; et aussi le fait que soixante-cinq jeunes confi&#233;s &#224; l'aide sociale &#224; l'enfance aient &#233;t&#233;, en 2006, h&#233;berg&#233;s &#224; l'h&#244;tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les attaques ont port&#233; tous azimuts : 82 % des mesures sont ordonn&#233;es par les juges alors qu'une proportion d'entre elles pourraient &#234;tre trait&#233;es par le d&#233;partement ; en outre, ceux-ci ne re&#231;oivent pas toujours les informations concernant l'enfance en danger, notamment &#171; celles connues de l'&#233;ducation nationale ou des m&#233;decins &#187;. Qui plus est, les conseils g&#233;n&#233;raux s'en remettent &#224; un secteur associatif dont l'efficacit&#233; ne serait pas suffisamment v&#233;rifi&#233;e : la Cour des comptes incite les D&#233;partements &#224; revoir les anciennes autorisations d'accueil. &#171; L'offre est rigide et souvent, on a l'impression qu'elle conditionne les d&#233;cisions, plut&#244;t que l'analyse du besoin r&#233;el des enfants &#187;, conclut-elle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;linquance des mineurs int&#233;resse plus que la protection de l'enfance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Globalement, la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l'enfance serait mal appliqu&#233;e. &#171; On constate que le parcours des enfants prot&#233;g&#233;s est souvent long et chaotique. Les enfants, d&#233;j&#224; fragilis&#233;s, subissent donc les effets des d&#233;fauts d'organisation de la prise en charge &#187;, d&#233;clarait Philippe Seguin, pr&#233;sident de la Cour des comptes. M&#234;me si le dispositif actuel n'est pas radicalement remis en cause, l'institution plaide pour une meilleure coordination des acteurs concern&#233;s sous la houlette des conseils g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle pr&#233;conise aussi une &#233;valuation plus stricte et une meilleure d&#233;finition des mesures &#233;ducatives et des placements, au moyen de r&#233;f&#233;rentiels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que penser d'un tel tableau ? Pr&#233;vu dans la loi de 2007, le fonds de financement n'a toujours pas &#233;t&#233; cr&#233;&#233; et, bien plus inqui&#233;tant, Nadine Morano, ministre de tutelle, l'a officiellement enterr&#233; le 23 juin dernier. Au grand dam des associations, dont l'Unasea ou l'Unicef&#8230; O&#249; est alors le v&#233;ritable dysfonctionnement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En interface, la question de la d&#233;linquance des mineurs int&#233;resse infiniment plus le l&#233;gislateur que celle de la protection de l'enfance. Le 26 septembre, le r&#233;seau DEI-France et l'Ordre des avocats de Bobigny organisaient &#224; l'Assembl&#233;e nationale, sous forme de parodie de proc&#232;s, un colloque intitul&#233; Faut-il voter la mort de l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 ? proposant en fin de journ&#233;e, entre autres id&#233;es, la cr&#233;ation d'un code de l'enfance. Une des intervenantes, Dominique Versini, D&#233;fenseure des enfants, &#233;voquait une &#233;tude mise en place par ses services afin de conna&#238;tre les demandes des jeunes eux-m&#234;mes en mati&#232;re de protection de l'enfance et de d&#233;linquance, dans laquelle ceux-ci insistaient sur la n&#233;cessit&#233; de conna&#238;tre la psychologie de l'enfant d&#233;linquant avant de le juger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, le pouvoir vient de supprimer cette institution, entra&#238;nant une protestation unanime (environ 40 000 signataires aujourd'hui).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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