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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#192; Montpellier, une cellule &#171; parentalit&#233;-usage de drogues &#187;</title>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>944</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1997, dans une dynamique proche du Safed, Corinne Chanal, sage-femme, a con&#231;u et mis en place &#224; Montpellier un accueil et un suivi sp&#233;cifiques pour les femmes consommatrices de drogues. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un ouvrage collectif intitul&#233; Pr&#233;vention pr&#233;coce : petit trait&#233; pour construire des liens humains paru en 2009 , Corinne Chanal, sage-femme &#224; l'origine de cette prise en charge sp&#233;cifique se souvient : &#171; Il y a dix ans, nous avions des difficult&#233;s avec les femmes enceintes. Elles cachaient leur prise de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-944-" rel="tag"&gt;944&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1997, dans une dynamique proche du Safed, Corinne Chanal, sage-femme, a con&#231;u et mis en place &#224; Montpellier un accueil et un suivi sp&#233;cifiques pour les femmes consommatrices de drogues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un ouvrage collectif intitul&#233; Pr&#233;vention pr&#233;coce : petit trait&#233; pour construire des liens humains paru en 2009&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sous la direction de Fran&#231;oise Mol&#233;nat, &#233;ditions &#233;r&#232;s' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Corinne Chanal, sage-femme &#224; l'origine de cette prise en charge sp&#233;cifique se souvient : &lt;i&gt;&#171; Il y a dix ans, nous avions des difficult&#233;s avec les femmes enceintes. Elles cachaient leur prise de produits, faisaient rarement suivre leur grossesse, accouchaient dans un climat d'urgence. Le regard des professionnels sur ces m&#232;res &#233;tait lourd, jugeant et culpabilisant. &#187;&lt;/i&gt; Ainsi, l'identification de la toxicomanie pendant la grossesse restait-il rare avec par exemple moins de cinq cas par an jusqu'en 1995 dans ce centre hospitalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engag&#233;e parall&#232;lement dans une association d'aide aux toxicomanes, Corinne Chanal organise d'abord un accueil pour les femmes enceintes consommant des produits. &lt;i&gt;&#171; En un an, elle est pass&#233;e de trois-quatre femmes re&#231;ues &#224; une quarantaine. Cela s'est su tr&#232;s vite. Il y en avait un v&#233;ritable besoin &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Fran&#231;oise Mol&#233;nat, p&#233;dopsychiatre qui depuis la cr&#233;ation de la cellule parentalit&#233;-usage de drogues (CPUD) y assure une vacation deux fois par semaine. &lt;i&gt;&#171; Les femmes savaient tr&#232;s bien ce qu'elles voulaient : ne pas &#234;tre &#233;tiquet&#233;es, ne pas &#234;tre jug&#233;es et ne pas &#234;tre s&#233;par&#233;es de leur enfant &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle. L'objectif est donc clair : la naissance &#224; terme d'un enfant en bonne sant&#233; et qui soit pris en charge sans &#234;tre s&#233;par&#233; de la m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Suivi global&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Localis&#233;e dans le service des grossesses &#224; risque, la cellule accorde un premier rendez-vous rapidement (moins de huit jours) aux femmes qui la sollicitent. Si la moiti&#233; des patientes est adress&#233;e par des professionnels de la grossesse intra ou extra-hospitaliers, un tiers arrive sur le conseil de m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes ou de centres sp&#233;cialis&#233;s et enfin, 12 % par le bouche &#224; oreille. &lt;i&gt;&#171; Le fait d'entrer dans un circuit de grossesse &#224; risque m&#233;dical permet de resserrer le suivi global et la parturiente est dans un environnement enveloppant &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Fran&#231;oise Mol&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, la femme b&#233;n&#233;ficie d'une consultation tous les quinze jours &#224; partir de la vingti&#232;me semaine avant la naissance et d'une surveillance par monitoring une fois par semaine au troisi&#232;me trimestre, si possible avec une sage-femme de PMI (protection maternelle et infantile). &lt;i&gt;&#171; D&#232;s la grossesse, il est important de rechercher des points d'appui dans l'entourage personnel et professionnel des parents &#187;&lt;/i&gt;, insiste la sage-femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#232;res sont eux aussi convi&#233;s aux rendez-vous et &#224; prendre en charge la naissance de leur enfant. Si pr&#232;s de la moiti&#233; d'entre eux consomment des opiac&#233;s, la tr&#232;s grande majorit&#233; ont &#233;t&#233; pr&#233;sents &#224; toutes les &#233;tapes de la prise en charge qu'il s'agisse des consultations pr&#233;natales, de l'accouchement ou encore des suites de couches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me esprit, &#224; partir de la vingt-huiti&#232;me semaine, un rendez-vous est propos&#233; avec un p&#233;diatre. &lt;i&gt;&#171; La rencontre ant&#233;natale avec un p&#233;diatre est un objectif essentiel. L'&#233;quipe est d'ailleurs tr&#232;s active sur ce sujet. Ces femmes ont en effet tr&#232;s souvent peur de la rencontre avec le p&#233;diatre car c'est lui qui va &#234;tre t&#233;moin de la souffrance du b&#233;b&#233; pendant la p&#233;riode de sevrage &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fran&#231;oise Mol&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le bilan de la CPUD, on note que pr&#232;s de 72 % des nouveaux-n&#233;s ont fait un syndrome de sevrage. &lt;i&gt;&#171; C'est &#233;videmment l'&#233;quipe de p&#233;diatrie qui s'occupe du sevrage mais nous attachons beaucoup d'importance au fait que les m&#232;res puissent s'occuper de leur enfant. N'oublions pas que le syndrome de sevrage est un syndrome de stress. D'ailleurs nous observons que lorsqu'elles sont pr&#233;sentes, les b&#233;b&#233;s se tiennent beaucoup mieux dans leurs bras que dans ceux des professionnelles et que in fine, ils restent nettement moins longtemps hospitalis&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Fran&#231;oise Mol&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un taux de placement en chute libre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis la cr&#233;ation de la CPUD, 90 % des m&#232;res sont rest&#233;es hospitalis&#233;es entre 7 et 35 jours sans s&#233;paration avec leur enfant gr&#226;ce &#224; l'apport logistique de l'unit&#233; de soins en berceaux. Cons&#233;quence logique de cette approche positive : le taux de placement des nouveaux-n&#233;s s'est litt&#233;ralement effondr&#233; en passant de 60 % &#224; moins de 5 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans ce parcours, le conseil social est bien pr&#233;sent. &#192; la CPUD, c'est la sage-femme r&#233;f&#233;rente qui organise une orientation vers une assistante sociale, de m&#234;me qu'elle peut proposer une consultation chez un psychologue ou un psychiatre. 88,9 % des patientes ont accept&#233; qu'un relais avec les professionnels de PMI soit organis&#233; dont plus de 80 % qui avaient &#233;tabli des liens d&#232;s la p&#233;riode ant&#233;natale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En inscrivant sa d&#233;marche sur la seule grossesse, sans inscription dans la fili&#232;re toxicomanie, la CPUD permet &#224; ces femmes d'&#234;tres consid&#233;r&#233;es comme des grossesses pathologiques et non comme des cas sociaux. &lt;i&gt;&#171; La cr&#233;ativit&#233; de Corinne Chanal a permis le renversement des repr&#233;sentations des soignants qui ne portent plus des regards n&#233;gatifs. De plus, cette d&#233;marche b&#226;tie &#224; partir des besoins exprim&#233;s d&#233;montre qu'elle peut &#234;tre utilis&#233;e sur d'autres troubles, par exemple psychiques ou d'addiction &#224; l'alcool &#187;&lt;/i&gt;, termine Fran&#231;oise Mol&#233;nat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sous la direction de Fran&#231;oise Mol&#233;nat, &#233;ditions &#233;r&#232;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Accompagner les femmes enceintes en difficult&#233;</title>
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		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>944</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;N&#233; dans la foul&#233;e de la loi de 1975 sur l'IVG, le Safed de Rennes ou service d'accompagnement aux femmes enceintes en difficult&#233; est une structure unique en France, financ&#233;e par le conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine. Son &#233;quipe pluridisciplinaire, une secr&#233;taire, deux assistantes sociales, une sage-femme et une psychologue, a deux objectifs : prendre en compte la d&#233;tresse des femmes enceintes et garantir le suivi de leur grossesse mais aussi limiter les risques pour l'enfant &#224; na&#238;tre. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;lai d'IVG (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-944-" rel="tag"&gt;944&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233; dans la foul&#233;e de la loi de 1975 sur l'IVG, le Safed de Rennes ou service d'accompagnement aux femmes enceintes en difficult&#233; est une structure unique en France, financ&#233;e par le conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine. Son &#233;quipe pluridisciplinaire, une secr&#233;taire, deux assistantes sociales, une sage-femme et une psychologue, a deux objectifs : prendre en compte la d&#233;tresse des femmes enceintes et garantir le suivi de leur grossesse mais aussi limiter les risques pour l'enfant &#224; na&#238;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;lai d'IVG d&#233;pass&#233;, absence de logement ou de ressources, grossesse non d&#233;sir&#233;e, prise de produits, projet d'accouchement sous X, maladie, etc. Les femmes qui sollicitent le Safed sont confront&#233;es le plus souvent &#224; plusieurs difficult&#233;s et trouvent dans cette &#233;quipe une &#233;coute attentive. Ici, on sent combien l'accueil bienveillant est une notion qui a du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'avec son objectif de prise en charge globale de chacune des usag&#232;res, cette &#233;quipe de cinq professionnelles revendique son c&#244;t&#233; &#171; enveloppant &#187;.&lt;i&gt; &#171; Il s'agit vraiment d'un service de pr&#233;vention le plus en amont possible. &#192; partir du moment o&#249; nous recevons une femme, il s'agit de tout mettre en &#339;uvre pour pr&#233;venir les difficult&#233;s &#224; venir. L'id&#233;e est donc que les sp&#233;cialit&#233;s professionnelles de chaque membre de l'&#233;quipe permettent de r&#233;pondre tant sur des questions mat&#233;rielles, m&#233;dicales que psychologiques &#187;&lt;/i&gt;, explique Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat, assistante sociale depuis 2002 dans ce service install&#233; en plein centre-ville de Rennes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Safed - 7 rue Kl&#233;ber - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 28 89 50' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si en 1997, 80 % des usag&#232;res &#233;taient adress&#233;es par le secteur m&#233;dical et notamment le centre hospitalier, aujourd'hui, l'envoi par des travailleurs sociaux se d&#233;veloppe fortement. &#171; La ran&#231;on du succ&#232;s &#187;, commente Monique Le Serrec, assistante sociale &#224; mi-temps dans cette structure. &lt;i&gt;&#171; Les partenaires, comme les centres de protection maternelle et infantile (PMI) ou les centres d'action sociale (CDAS), jouent un r&#244;le important. Ils nous soumettent des situations et nous &#233;valuons ensemble &#187;&lt;/i&gt;, acquiesce Mich&#232;le Vix, sage-femme au Safed depuis 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;10 % de mineures&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En moyenne, chaque ann&#233;e, l'&#233;quipe re&#231;oit quelque deux cent cinquante femmes dont environ 10 % de mineures et pr&#232;s d'un quart de femmes &#233;trang&#232;res, avec ou sans papiers. &#171; En 2008, sur les 273 femmes vues au Safed, 28 d'entre elles avaient moins de dix-huit ans. Cela montre bien que les activit&#233;s d'&#233;ducation et de conseil dans les centres de planification ou les CDAS doivent &#234;tre encore mieux soutenues &#187;, r&#233;agit Anne Le F&#232;vre, m&#233;decin responsable de la PMI, le service dont le Safed d&#233;pend, au conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l'intervention du Safed est soumise &#224; plusieurs crit&#232;res.&lt;i&gt; &#171; La notion de danger pour la personne et l'enfant &#224; na&#238;tre reste essentielle. Si une personne vient juste ici pour demander un logement, apr&#232;s avoir &#233;valu&#233; que sa demande ne cachait pas autre chose, nous la renvoyons sur l'&#233;quipe de secteur &#187;&lt;/i&gt;, indique Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, sont &#233;ligibles &#224; ce dispositif les femmes ayant un projet de remise d'enfant &#224; l'ASE (Aide sociale &#224; l'enfance) en vue d'une adoption, celles qui ont d&#233;pass&#233; le d&#233;lai l&#233;gal d'interruption volontaire de grossesse et qui sont confront&#233;es &#224; une grossesse non d&#233;sir&#233;e ou encore non d&#233;clar&#233;e et non suivie, celles qui pr&#233;sentent une pathologie mentale connue, etc. &lt;i&gt;&#171; Il y a aussi toutes celles qui sont dans des situations de d&#233;sinsertion sociale ou familiale avec accumulation de plusieurs crit&#232;res comme l'absence de logement, de revenus ou de couverture sociale, un milieu familial violent, la toxicomanie ou la prostitution. Enfin, le Safed est l&#224; pour les mineures qui d&#233;pendent de leur milieu familial sans possibilit&#233; d'expression de choix par rapport &#224; l'enfant &#224; na&#238;tre &#187;,&lt;/i&gt; compl&#232;te Anne Le F&#232;vre (&lt;a href='https://www.lien-social.com/A-Montpellier-une-cellule-parentalite-usage-de-drogues' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience d'un service pour les femmes toxicomanes &#224; Montpellier&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Premier contact par t&#233;l&#233;phone&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, le premier contact se fait au t&#233;l&#233;phone. &#192; l'accueil du Safed, Isabelle Lucas, la secr&#233;taire du service, joue une partition d&#233;licate : rassurer, ne pas effrayer par des questions trop intrusives tout en &#233;valuant le bien-fond&#233; de la demande, trouver un rendez-vous dans les agendas d&#233;j&#224; bien pleins de ses coll&#232;gues assistantes sociales. &lt;i&gt;&#171; On traite, on trie d'embl&#233;e. Sinon, nous serions envahies de demandes qui ne nous concernent pas &#187;&lt;/i&gt;, souligne Monique Le Serrec, assistante sociale mais &#233;galement conseill&#232;re conjugale et familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un souci de coh&#233;rence, c'est l'une des deux assistantes sociales qui re&#231;oit la personne en premier. &lt;i&gt;&#171; Nous utilisons un questionnaire tr&#232;s simple qui nous permet d'avoir une bonne photographie sociale de la situation. De plus, c'est un bon support pour faire connaissance avec la personne et l'informer rapidement de ses droits &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce questionnaire a &#233;t&#233; mis au point par l'&#233;quipe il y a deux ans, en remplacement des classiques fiches CDAS. &lt;i&gt;&#171; C'est un outil plus adapt&#233; &#224; notre travail. De plus, si la sage-femme ou la psychologue assure le premier entretien, elle l'utilise alors que l'ancien formulaire n'&#233;tait compl&#233;t&#233; que par les assictantes sociales &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat. Outre les coordonn&#233;es de la personne, sa situation professionnelle, personnelle, le rang dans la fratrie du b&#233;b&#233; &#224; na&#238;tre, remplir cette fiche permet d'instaurer rapidement un dialogue. &lt;i&gt;&#171; Je m'en sers pour expliquer le r&#244;le du Safed, pr&#233;senter les fonctions de mes coll&#232;gues et au fur et &#224; mesure, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les femmes donnent plein d'informations sur leur histoire. C'est extr&#234;mement utile pour situer la personne dans sa globalit&#233; et lui proposer l'accompagnement le plus adapt&#233; &#187;&lt;/i&gt;, continue-t-elle. Et de synth&#233;tiser :&lt;i&gt; &#171; L'id&#233;e ma&#238;tresse de notre travail est de s&#233;curiser au mieux ces m&#232;res pour qu'elles soient elles aussi s&#233;curisantes pour leur enfant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, une prise en charge est d&#233;clench&#233;e si la personne a au moins besoin de l'aide de deux des quatre professionnelles. &#192; partir de l&#224;, un planning est organis&#233; &#224; raison, pour les plus fragiles, de un &#224; deux rendez-vous chaque semaine. &lt;i&gt;&#171; Nous avons un panel de propositions tr&#232;s large qui partent de ce qu'exprime la personne : pour certaines, un accompagnement et un soutien &#224; la parentalit&#233; avec la psychologue, une fois tous les quinze jours, vont suffire, tandis que d'autres ont besoin de beaucoup plus &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat. &lt;i&gt;&#171; Ainsi,&lt;/i&gt; indique-t-elle, &lt;i&gt;dans des situations qui ne sont pas totalement dramatiques, une aide comme le soutien &#224; la parentalit&#233; va permettre d'&#233;viter les d&#233;rapages. Nous sommes l&#224; dans une pr&#233;vention fine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un suivi m&#233;dical imm&#233;diat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de grossesses non suivies ou non d&#233;clar&#233;es, le Safed peut adresser la patiente au centre hospitalier de Rennes pour une &#233;chographie, des examens biologiques ou encore pour obtenir des m&#233;dicaments. &#171; Nous avons une convention avec l'h&#244;pital qui permet aux femmes sans couverture sociale d'&#234;tre prises en charge imm&#233;diatement. C'est tr&#232;s rassurant pour elles &#187;, insiste Anne Le F&#232;vre. &lt;i&gt;&#171; Dans le cas d&#8216;une mineure qui d&#233;pend de la s&#233;curit&#233; sociale de ses parents et qui ne veut rien leur dire, c'est pr&#233;cieux. Lui proposer une &#233;chographie au premier rendez-vous permet de faire avancer les choses. C'est vraiment une bonne accroche pour les mettre en confiance &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Monique Le Serrec. Mais c'est &#233;galement utile pour toutes les femmes sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la convention ne pr&#233;voit pas la prise en charge de l'hospitalisation.&lt;i&gt; &#171; Pour les &#233;trang&#232;res sans papiers, nous demandons l'aide m&#233;dicale d'Etat. Si celle-ci est refus&#233;e, il faut en effet justifier de trois mois de pr&#233;sence sur le territoire, l'administration hospitali&#232;re met en place une ligne budg&#233;taire sp&#233;cifique pour accueillir la m&#232;re au moment de l'accouchement &#187;&lt;/i&gt;, compl&#232;te Fran&#231;oise Le D&#233;v&#233;hat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour celles qui ont peu ou pas de ressources financi&#232;res, les deux assistantes sociales mobilisent derechef les aides l&#233;gales et extra-l&#233;gales du conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine et des associations caritatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette diligence pour r&#233;soudre les probl&#232;mes pratiques est essentielle. De l'avis unanime des membres de l'&#233;quipe, la plupart des femmes re&#231;ues sont dans une ou plusieurs formes d'ins&#233;curit&#233;. &#171; Notre premier objectif est de s&#233;curiser, d'apaiser, de trouver des solutions, m&#234;me provisoires, afin que la grossesse s'installe &#187;, d&#233;fend Monique Le Serrec. Et sa sup&#233;rieure hi&#233;rarchique d'approuver : &lt;i&gt;&#171; C'est une &#233;quipe pluridisciplinaire et qui fait unit&#233;. Elle est tr&#232;s contenante &#224; l'&#233;gard des femmes. La confidentialit&#233; est r&#233;elle, l'&#233;coute bienveillante et d&#233;culpabilisante et l'aide se fait sans jugement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un lieu unique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour ces femmes dont la maternit&#233; est compliqu&#233;e, des entretiens avec la psychologue sont souvent conseill&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Je vois environ la moiti&#233; des femmes suivies par le Safed. En g&#233;n&#233;ral, je propose un entretien par semaine. C'est tr&#232;s important que les femmes puissent parler de leur grossesse, de leurs peurs, de leurs souvenirs, etc. Mais &#234;tre psychologue au Safed, ce n'est pas un travail de th&#233;rapeute. Ici, nous ne sommes pas dans un lieu de soin m&#234;me si j'esp&#232;re que mon travail produit des effets cliniques &#187;&lt;/i&gt;, nuance Gis&#232;le Desfeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets de consentement &#224; l'adoption apparaissent souvent aux yeux de l'&#233;quipe comme des cas compliqu&#233;s.&lt;i&gt; &#171; Les femmes qui accouchent sous X ont besoin de la m&#234;me sollicitude que toutes les autres m&#232;res parce qu'elles doivent &#234;tre m&#232;res jusqu'&#224; la naissance de l'enfant ; il faut le faire exister. Notre r&#244;le est de les aider &#224; porter leur enfant. Bien s&#251;r, nous sommes dans une tentative d'humanisation d'un acte qui pourrait para&#238;tre fou mais il faut consid&#233;rer la dyade comme dans n'importe quel autre cas, et &#231;a, cela peut se faire par le langage, via la symbolisation &#187;&lt;/i&gt;, commente-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces objectifs, l'intervention de la sage-femme est essentielle : &lt;i&gt;&#171; Je re&#231;ois beaucoup de femmes stress&#233;es ou anxieuses ; cela fait partie du tableau &#187;&lt;/i&gt;, commente Mich&#232;le Vix dont le bureau est couvert de plaquettes &lt;i&gt;&#171; 0 alcool pendant la grossesse &#187;&lt;/i&gt; et autres brochures sur l'alimentation. Pragmatique, cette professionnelle qui ne fait que des suivis individualis&#233;s voit son r&#244;le tr&#232;s clairement : &lt;i&gt;&#171; Mon travail se fait autour du bien-&#234;tre corporel et physique. Il faut que les femmes soient bien dans leur corps afin d'accueillir le b&#233;b&#233; le mieux possible. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recevant les femmes &#224; partir de leur cinqui&#232;me mois de grossesse et ce, en moyenne, une fois par semaine, Mich&#232;le Vix voit dans le Safed un endroit &lt;i&gt;&#171; o&#249; la femme est au centre du dispositif &#187;. &#171; Le lieu unique est un atout formidable ; il &#233;vite que les gens ne soient d&#233;coup&#233;s en rondelles avec un endroit pour le m&#233;dical, un autre pour le psy et encore un troisi&#232;me pour le social. Ici, je pense que les femmes se sentent entour&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un compte &#224; rebours moteur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Unit&#233; de lieu mais aussi de temps puisque la grossesse et la perspective de l'enfant &#224; na&#238;tre jouent comme un compte &#224; rebours, moteur d'une r&#233;elle dynamique. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s aidant. Nous avons des points d'appui comme l'&#233;chographie de la vingt-deuxi&#232;me semaine et tous les autres &#233;v&#233;nements de la vie de femme enceinte et de d&#233;veloppement sensoriel du b&#233;b&#233; &#187;, &lt;/i&gt; confirme Gis&#232;le Desfeux. &lt;i&gt;&#171; C'est une p&#233;riode tr&#232;s particuli&#232;re, peut-&#234;tre encore plus spectaculaire chez les populations tr&#232;s d&#233;sins&#233;r&#233;es, notamment lorsqu'il y a couple. On observe souvent une curiosit&#233; et une forte envie de bien faire. &#192; l'inverse, il arrive qu'une femme soit tr&#232;s passive, en fuite par rapport &#224; sa grossesse. Mais cela fait partie du travail de l'&#233;quipe de rendre la grossesse int&#233;ressante, que notre sollicitude soit entra&#238;nante &#187;&lt;/i&gt;, continue-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs tout au long de l'accompagnement, les injonctions sont extr&#234;mement rares et limit&#233;es &#224; &lt;i&gt;&#171; vous avez trois jours pour faire telle d&#233;marche, c'est important, c'est pour le b&#233;b&#233; &#187;. &#171; Pour les femmes en errance, le rythme de rendez-vous peut &#234;tre tr&#232;s serr&#233;. D'une certaine fa&#231;on, il y a un travail d'&#233;ducation &#224; faire sur la notion d'engagement. Nous ne faisons pas les choses &#224; la place de&#8230; Nous les pr&#233;venons qu'elles doivent s'inscrire au bureau du logement ou prendre un rendez-vous pour un examen de biologie &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;vient Monique Le Serrec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, tous ces &#233;l&#233;ments servent de points de rep&#232;re &#224; l'&#233;quipe et lui permettent d'ajuster, si besoin, l'&#233;tayage mis en place. Y a-t-il un risque ? Faut-il pr&#233;voir un accueil en centre maternel ? Sont en effet des questions qui doivent &#234;tre trait&#233;es. Les cas les plus difficiles sont &#233;voqu&#233;s en commissions d'aide &#224; l'&#233;valuation, puis d'aide &#224; la d&#233;cision, r&#233;unions qui se d&#233;roulent dans le CDAS dont d&#233;pend la personne. Par exemple, si une situation &#224; risque est pressentie dans le cadre du retour au domicile, l'intervention d'une travailleuse familiale qui viendra renforcer l'action de la PMI est alors envisag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, chaque jeudi, une des professionnelles du Safed assiste au staff psycho-social de la maternit&#233; de l'h&#244;pital. &lt;i&gt;&#171; L'observation faite &#224; la maternit&#233;, par nous mais aussi par le personnel hospitalier, est tr&#232;s utile. Cela nous permet de confirmer ou d'infirmer ce que nous pressentions. Pour certaines naissances, il m'est arriv&#233; d'y aller chaque jour afin de recueillir le maximum d'&#233;l&#233;ments objectifs &#187;&lt;/i&gt;, insiste Monique Le Serrec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le suivi par l'&#233;quipe du Safed dure au maximum deux mois apr&#232;s la naissance de l'enfant. &#171; &lt;i&gt; Le tuilage avec le CDAS de secteur qui prend le relais est essentiel. Pour notre part, nous estimons que dans l'id&#233;al il devrait se faire au huiti&#232;me mois de grossesse. Mais on a quelquefois l'impression que nos coll&#232;gues des autres structures pensent que rien ne peut se faire avant la naissance de l'enfant &#187;&lt;/i&gt;, regrette Gis&#232;le Desfeux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Safed - 7 rue Kl&#233;ber - 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 28 89 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Accompagner les femmes enceintes en difficult&#233;</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>944</dc:subject>

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		<title>Comment priver un enfant de son p&#232;re</title>
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		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>944</dc:subject>

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&lt;p&gt;Une petite fille qui r&#233;v&#232;le les attouchements sexuels que lui a impos&#233;s son p&#232;re. Un service socio-&#233;ducatif qui la prot&#232;ge. Un tribunal qui condamne l'agresseur. Justice est faite. Mais voil&#224; que celui qui a &#233;t&#233; reconnu coupable r&#233;dige un livre, pour se d&#233;fendre. Et ce sont les &#233;ditions du Journal du droit des jeunes qui lui servent la soupe ! Entamer la lecture de ces presque 400 pages, particuli&#232;rement bien &#233;crites, ne peut tout d'abord que laisser dubitatif. Le r&#233;cit de Marcello Sereno est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une petite fille qui r&#233;v&#232;le les attouchements sexuels que lui a impos&#233;s son p&#232;re. Un service socio-&#233;ducatif qui la prot&#232;ge. Un tribunal qui condamne l'agresseur. Justice est faite. Mais voil&#224; que celui qui a &#233;t&#233; reconnu coupable r&#233;dige un livre, pour se d&#233;fendre. Et ce sont les &#233;ditions du Journal du droit des jeunes qui lui servent la soupe ! Entamer la lecture de ces presque 400 pages, particuli&#232;rement bien &#233;crites, ne peut tout d'abord que laisser dubitatif. Le r&#233;cit de Marcello Sereno est convainquant. Mais, on conna&#238;t la facilit&#233; avec laquelle les pervers peuvent retourner l'opinion de leurs proches, r&#233;ussissant &#224; se faire passer pour des victimes. A contrario, l'on sait aussi que des Outreau peuvent ressurgir &#224; tout instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire s'est d&#233;roul&#233;e en Belgique, pays qui a fait le choix de confier aux services psychosociaux &#171; sos-enfants &#187;, l'&#233;valuation des accusations de maltraitance, cette expertise &#233;tant ensuite valid&#233;e par la justice. Le viol psychique d'un enfant, par des professionnels qui font une fixation obsessionnelle et ne se posent aucune question : tel est le diagnostic implacable pos&#233; sur cette affaire par Yves-Hiram Haesevoets, th&#233;rapeute clinicien et expert aupr&#232;s des tribunaux, apr&#232;s avoir longuement &#233;tudi&#233; le dossier. Troublant ! Cette rubrique n'ayant pas vocation &#224; plagier Zola, le lecteur se fera sa propre opinion sur la culpabilit&#233; ou non de l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui semble plus int&#233;ressant ici, c'est le regard port&#233; sur nos pratiques de th&#233;rapeutes et de travailleurs sociaux. D&#232;s qu'un enfant commence &#224; parler, il se trouve trop souvent propuls&#233; &#224; une place d'oracle dont la parole est sanctifi&#233;e. La machine se met alors en marche, ne laissant parfois que peu de place &#224; la capacit&#233; de douter. Les condamnations se sont multipli&#233;es depuis une vingtaine d'ann&#233;es, en mati&#232;re d'atteinte contre l'int&#233;grit&#233; physique des mineurs. Et pourtant, nombre de classements sans suite ou de relaxes montrent que certaines victimes ne sont pas entendues. Mais la r&#233;alit&#233; n'est pas univoque. Et il peut aussi arriver que les intervenants se forgent une certitude, d&#232;s les premi&#232;res minutes, et soient ensuite aveugl&#233;s par leur conviction intime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souci de protection peut alors les conduire au rejet, &#224; la disqualification et &#224; l'humiliation de parents consid&#233;r&#233;s d'embl&#233;e comme coupables, le tout &#233;tant justifi&#233; par les meilleures intentions du monde. Or, si l'accompagnement psycho &#233;ducatif dont ont besoin les enfants victimes n&#233;cessite imm&#233;diatet&#233;, empathie et compassion, la justice, elle, se doit de surseoir, de se distancier et d'&#234;tre impartiale. Ni remise en cause, ni sacralisation de la parole de l'enfant, tel pourrait &#234;tre l'enseignement majeur de cette terrible &#233;preuve qui continue &#224; pourrir l'existence d'un p&#232;re et de sa fille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Jeunesse et droit, 2009 (384 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;valuation des pratiques dans le champ de la protection de l'enfance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-evaluation-des-pratiques-dans-le-champ-de-la-protection-de-l-enfance</link>
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		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>944</dc:subject>

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&lt;p&gt;Croire que les effets de la protection de l'enfance ne peuvent se mesurer qu'&#224; l'aune des bonnes intentions initiales n'est que pure illusion. Mais, penser que l'am&#233;lioration des pratiques pourrait &#234;tre obtenue gr&#226;ce au contr&#244;le de conformit&#233; de l'action engag&#233;e au regard d'un cahier des charges initial, d'une norme, d'un gabarit ou d'un mod&#232;le pr&#233;&#233;tabli, est tout aussi chim&#233;rique. L'importation sans pr&#233;caution, dans le monde du social, des outils de l'entreprise et des id&#233;ologies manag&#233;riales a largement (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton3029-5095d.jpg?1694650908' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Croire que les effets de la protection de l'enfance ne peuvent se mesurer qu'&#224; l'aune des bonnes intentions initiales n'est que pure illusion. Mais, penser que l'am&#233;lioration des pratiques pourrait &#234;tre obtenue gr&#226;ce au contr&#244;le de conformit&#233; de l'action engag&#233;e au regard d'un cahier des charges initial, d'une norme, d'un gabarit ou d'un mod&#232;le pr&#233;&#233;tabli, est tout aussi chim&#233;rique. L'importation sans pr&#233;caution, dans le monde du social, des outils de l'entreprise et des id&#233;ologies manag&#233;riales a largement contribu&#233; &#224; obscurcir la question de l'&#233;valuation. R&#233;f&#233;rentiels, d&#233;marches qualit&#233;, positionnement consum&#233;riste de l'usager, conviennent sans doute &#224; la logique gestionnaire qui cherche &#224; rationaliser et &#224; objectiver la r&#233;alit&#233;. Elles ne sont gu&#232;re appropri&#233;es &#224; une d&#233;marche de relations humaines qui &#233;chappe largement &#224; toute tentative de transparence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement, tout comme l'aide, ne peuvent se r&#233;duire &#224; un rapport de causes &#224; effets, tant les am&#233;liorations imm&#233;diates peuvent s'av&#233;rer ponctuelles et fragiles et les &#233;volutions de fond avoir des effets &#224; retardement. &#192; la causalit&#233; simple, s'oppose la pens&#233;e conjonctive qui con&#231;oit &#224; la fois le m&#234;me et l'autre, la relation et la s&#233;paration, le changement et la permanence, l'exprimable et l'indicible. Tenter d'identifier une bonne pratique, c'est prendre le risque de d&#233;river vers le moralisme &#233;troit, le dogmatisme ou le pragmatisme. Les mani&#232;res orthodoxes d'&#233;duquer et de prot&#233;ger un enfant varient selon les cultures, les &#233;poques et l'&#233;tat des connaissances. Une grande marge de man&#339;uvre existe et si l'on veut &#233;chapper &#224; l'id&#233;ologie, on doit moins rechercher de v&#233;rit&#233;s que poser des interrogations, en s'effor&#231;ant de penser dialectiquement le local et le global, l'horizontal et le hi&#233;rarchique, le geste et le dispositif, le subjectif et l'objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;monstration qui traverse l'ouvrage n'est pas l&#224; pour d&#233;l&#233;gitimer toute &#233;valuation, mais pour souligner la d&#233;licatesse de sa mise en &#339;uvre. &#192; la propension contemporaine &#224; tout vouloir mesurer et &#224; en tirer une pr&#233;tendue objectivit&#233;, les auteurs pr&#233;f&#232;rent une d&#233;marche ouvrant sur un travail r&#233;flexif d'explication, d'argumentation et de r&#233; interrogation des pratiques. Avec comme illustration, une exp&#233;rience d'&#233;valuation des comp&#233;tences parentales mises en &#339;uvre au Qu&#233;bec, qui r&#233;pond aux inconv&#233;nients &#224; la fois d'une approche centr&#233;e sur les r&#233;sultats (qui n&#233;gligerait le d&#233;roulement) et de celle qui privil&#233;gie le processus (au risque d'en oublier les objectifs). Le mod&#232;le int&#233;gr&#233; propos&#233; ici int&#232;gre la complexit&#233; des situations &#224; investiguer, en associant les parents dans une approche qui les place non &#224; la place de clients, mais comme sujets &#224; part enti&#232;re capable, d'influer sur les conditions de leur existence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2008 (148 p. ; 14,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Simplifier la politique de la Ville</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Simplifier-la-politique-de-la-Ville</link>
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		<dc:date>2009-10-08T04:48:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>944</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'actuelle g&#233;ographie de la politique de la Ville a-t-elle montr&#233; ses limites ? Faut-il supprimer les ZUS ? L'&#233;chelon communal doit-il &#234;tre privil&#233;gi&#233; par rapport &#224; celui du quartier ? Un rapport bouscule le paysage &lt;br class='autobr' /&gt;
Actuellement, huit millions de personnes vivent dans un quartier &#233;ligible &#224; la politique de la ville, dont plus de la moiti&#233; dans une zone urbaine sensible (ZUS). Le 23 septembre, deux parlementaires &#8211; le s&#233;nateur Pierre Andr&#233; et le d&#233;put&#233; G&#233;rard Hamel, respectivement pr&#233;sident de l'agence (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-944-" rel="tag"&gt;944&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'actuelle g&#233;ographie de la politique de la Ville a-t-elle montr&#233; ses limites ? Faut-il supprimer les ZUS ? L'&#233;chelon communal doit-il &#234;tre privil&#233;gi&#233; par rapport &#224; celui du quartier ? Un rapport bouscule le paysage&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Actuellement, huit millions de personnes vivent dans un quartier &#233;ligible &#224; la politique de la ville, dont plus de la moiti&#233; dans une zone urbaine sensible (ZUS). Le 23 septembre, deux parlementaires &#8211; le s&#233;nateur Pierre Andr&#233; et le d&#233;put&#233; G&#233;rard Hamel, respectivement pr&#233;sident de l'agence nationale pour la r&#233;novation urbaine (Anru) et membre de l'observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) &#8211; rendaient un rapport sur une &#233;ventuelle r&#233;vision de la politique de la Ville intitul&#233; &lt;a href=&#034;http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/fichiers_joints/09.23_Rapport_parlementaire_politique_de_la_ville-1.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Une conception r&#233;nov&#233;e de la politique de la Ville : d'une logique de zonage &#224; une logique de contractualisation.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils proposent de mettre fin au zonage des ZUS, mais aussi des zones franches urbaines (ZFU) et des zones de redynamisation urbaine (ZRU), dont le d&#233;coupage n'est, selon l'&#233;crit, ni &#171; &#233;quitable &#187; ni &#171; coh&#233;rent &#187;. Force est de constater que les &#233;carts avec le reste de la ville ne se sont pas v&#233;ritablement r&#233;duits et que l'emploi n'est pas au rendez-vous escompt&#233; par tous ces dispositifs&#8230; Seraient alors identifi&#233;es &#171; des communes &#233;ligibles &#224; la politique de la Ville et au sein de celles-ci des territoires d'intervention contractualis&#233;s entre le pr&#233;fet et le maire &#187;. Les crit&#232;res retenus seraient le taux de ch&#244;mage, celui des jeunes sans qualification, la part des b&#233;n&#233;ficiaires de minima sociaux et de l'allocation logement, la proportion de HLM, mais aussi le potentiel financier des communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rapporteurs pr&#244;nent la solidarit&#233; nationale pour les communes les plus en difficult&#233;, l&#224; o&#249; les politiques de droit commun ne suffisent plus &#224; r&#233;pondre aux besoins locaux. Enfin, ils souhaitent l'&#233;largissement, voire le remplacement du champ des contrats urbains de coh&#233;sion sociale (CUCS). En effet, la politique de la ville est aussi faite d'ateliers sant&#233;-ville, de maisons de l'emploi, de r&#233;ussite &#233;ducative et de contrats locaux de s&#233;curit&#233; et de pr&#233;vention de la d&#233;linquance (CLSPD)&#8230; Progressivement mis en place &#224; partir de 2011 (date d'&#233;ch&#233;ance des CUCS), un nouveau contrat &#171; unique, global, traduisant l'engagement des partenaires &#187; serait cr&#233;&#233; pour une dur&#233;e de six ans entre maire et pr&#233;fet pour organiser les diff&#233;rents dispositifs et l'accompagnement social des publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#171; la politique de la Ville doit rester cette transition vers un retour au droit commun pour tous &#187;, estiment encore les parlementaires en demandant que la suppression des ZUS fasse l'objet d'&#171; un accompagnement adapt&#233; pour garantir la visibilit&#233; budg&#233;taire aux acteurs et permettre d'anticiper les &#233;volutions &#224; venir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La g&#233;ographie des ZUS n'a pas &#233;volu&#233; depuis leur cr&#233;ation, en 1996, et l'&#233;cart se fait palpable : le nombre des territoires &#233;ligibles aux CUCS se monte &#224; pr&#232;s de 2 500, plus de la moiti&#233; d'entre eux ne se situant pas en ZUS&#8230; L'empilement des dispositifs avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233; depuis quelques ann&#233;es, par exemple par la Cour des comptes. Ainsi, le comit&#233; de modernisation des politiques publiques avait encore soulign&#233;, le 11 juin dernier, le fait qu'&#171; une multiplication des quartiers aid&#233;s contribue &#224; diluer les moyens et ne permette pas le rattrapage des autres quartiers. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La concertation devrait maintenant s'engager, avec les collectivit&#233;s territoriales, les partenaires sociaux et les associations. Une r&#233;forme pourrait s'envisager &#224; partir de l'an prochain. Le 1er octobre, une r&#233;union interminist&#233;rielle faisait le point sur la mise en &#339;uvre du plan Espoir banlieues et devait &#233;voquer ces pistes, ainsi qu'un prochain comit&#233; interminist&#233;riel des villes (CIV) pr&#233;vu pour les prochains jours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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