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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Espace-rencontres : un manque criant de financements</title>
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&lt;p&gt;Entretien avec Marie-Line Bod, directrice APCE/afccc &lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart des parents qui se rendent dans des espaces-rencontres le font sous injonction du juge aux affaires familiales. Quelle analyse faites-vous de cette contrainte d'une part, et de la n&#233;cessaire construction du lien ou maintien du lien entre le parent d&#233;faillant et l'enfant ? Nous avons deux types de public. Les parents qui font spontan&#233;ment la d&#233;marche sans intervention d'un tiers. Il s'agit souvent de jeunes parents qui n'ont jamais (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Marie-Line Bod, directrice APCE/afccc &lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association f&#233;d&#233;rale pour le couple et l'enfant/Association fran&#231;aise des (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La plupart des parents qui se rendent dans des espaces-rencontres le font sous injonction du juge aux affaires familiales. Quelle analyse faites-vous de cette contrainte d'une part, et de la n&#233;cessaire construction du lien ou maintien du lien entre le parent d&#233;faillant et l'enfant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons deux types de public. Les parents qui font spontan&#233;ment la d&#233;marche sans intervention d'un tiers. Il s'agit souvent de jeunes parents qui n'ont jamais v&#233;cu en couple, s&#233;par&#233;s tr&#232;s t&#244;t voire avant la naissance de l'enfant. Et ceux qui se voient contraints par la d&#233;cision du juge de pr&#233;senter ou de rencontrer leur enfant dans un espace de rencontre. Comme vous le soulignez, les d&#233;marches spontan&#233;es sont minimes par rapport &#224; celles impos&#233;es par l'administration judiciaire. Ces deux publics ont en commun la recherche, impos&#233;e ou non, &#224; travers le dispositif de l'espace de rencontre, d'une entente parentale suffisamment bonne pour assurer le bien-&#234;tre de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit : que les conflits conjugaux n'envahissent plus la relation parentale. C'est en g&#233;n&#233;ral &#224; ce terme que le dispositif n'est plus utile &#224; l'enfant et aux parents. Les modalit&#233;s des rencontres sont en g&#233;n&#233;ral &#233;volutives vers une sortie d&#233;finitive du dispositif. S'agissant de la &#171; contrainte &#187; il est important de noter que celle-ci est une d&#233;cision du juge des affaires familiales. Cette distinction est fondamentale pour les professionnels qui interviennent, pour l'enfant et les parents qui sont accueillis et accompagn&#233;s tout au long de leurs visites. L'association intervient apr&#232;s cette d&#233;cision en offrant &#224; l'enfant et aux parents un lieu distanci&#233; du conflit conjugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi lors d'un entretien pr&#233;alable &#224; l'organisation des visites, la responsable re&#231;oit les parents s&#233;par&#233;ment et explique aux enfants la d&#233;cision du juge. Etablir une relation de confiance avec l'enfant et les parents est essentiel (comment se d&#233;roulent les visites, la pr&#233;sence et le r&#244;le des intervenants, la fr&#233;quentation du lieu par d'autres enfants et parents vivant la m&#234;me situation, la possibilit&#233; qu'ont les parents de solliciter l'aide du responsable s'ils rencontrent des difficult&#233;s). La mesure s'arr&#234;te lorsque le parent visiteur refuse ou ne peut exercer son droit de visite. Le parent h&#233;bergeant fait lui rarement l'objet de poursuites pour non-pr&#233;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont justement les enjeux affectifs et relationnels pour l'enfant dans une telle situation ? Et pour les parents ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfant se construit dans sa relation &#224; l'autre par le jeu des identifications aux images parentales. Il se construit dans le lien. C'est un &#234;tre en pleine maturation psychoaffective dont les capacit&#233;s psychiques et intellectuelles ne lui permettent pas d'appr&#233;hender la situation comme un adulte et qui a une vie int&#233;rieure tr&#232;s riche. Il peut ainsi se croire responsable de la s&#233;paration de ses parents qui ne s'entendent plus &#224; cause de lui. Il n'exprime pas ce qu'il ressent de la m&#234;me fa&#231;on qu'un adulte. Dans une situation de conflit conjugal, l'enfant est tr&#232;s souvent dans un conflit de loyaut&#233; cliv&#233;e. Il ne peut &#234;tre loyal &#224; un parent sans &#234;tre d&#233;loyal &#224; l'autre parent. Il peut porter le sympt&#244;me du dysfonctionnement parental qui se manifeste par exemple par une chute des r&#233;sultats scolaires, ou il peut &#234;tre pris dans un ph&#233;nom&#232;ne d'ali&#233;nation parentale o&#249; l'un des parents est syst&#233;matiquement disqualifi&#233; par l'autre parent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point rencontre permet &#224; l'enfant de rencontrer son parent sans que cela ne soit conflictuel pour lui. La d&#233;cision a &#233;t&#233; prise par un tiers. Le cadre technique du point rencontre est contenant pour l'enfant et les parents qui peuvent alors vivre leur rencontre. Les professionnels ne se substituent pas au parent qui garde sa place de parent. Ils l'accompagnent &#224; sa demande, dans le d&#233;roulement de la rencontre. Pour l'enfant ce sont des figures adultes responsables, disponibles, s&#233;curisantes et garantes du cadre de la rencontre. Pour les parents ce sont des professionnels sur lesquels ils peuvent s'appuyer dans leur r&#244;le de parent sans jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est souvent demand&#233; aux intervenants (sociaux ou psys.) dans cet espace d'observer une certaine neutralit&#233;. Est-ce toujours possible ? L'un ou l'autre des parents ne tente-t-il pas des formes d'alliances avec les professionnels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accueillir les parents avec bienveillance et neutralit&#233; est un postulat de base de notre dispositif. Il ne s'agit pas de ne rien ressentir mais pour le professionnel de prendre de la distance par rapport &#224; la situation ou au conflit qui oppose les parents, dans l'int&#233;r&#234;t de l'enfant, d'&#234;tre attentif &#224; ses propres mouvements internes ou r&#233;sonances. Les intervenants ne prennent pas parti, except&#233; bien s&#251;r celui de l'enfant. Ils sont aid&#233;s en cela par le cadre juridique (mesure limit&#233;e dans le temps, dur&#233;e du droit de visite, sortie possible) et notre r&#232;glement int&#233;rieur. Ils pratiquent l'observation et sont vigilants &#224; d&#233;celer les signes de souffrance ou de mal-&#234;tre de l'enfant mais aussi d'une relation qui &#233;volue agr&#233;ablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur pr&#233;occupation premi&#232;re est le bien-&#234;tre de l'enfant dans le cadre de ces rencontres. Les professionnels fonctionnent par &#233;quipe mixte de trois et par roulement les samedis apr&#232;s-midi, de sorte que ni l'enfant ni le parent ne soit r&#233;guli&#232;rement pris en charge par le m&#234;me intervenant. Il n'y a pas de r&#233;f&#233;rent. Nos &#233;quipes, qui se connaissent bien, peuvent lors des r&#233;unions de r&#233;gulation &#233;changer librement sur une situation et prendre collectivement les d&#233;cisions appropri&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pouvoirs publics, compte tenu du nombre croissant de s&#233;paration de couples avec enfant, financent-ils suffisamment de tels lieux, et les consid&#232;rent-ils comme la mise en place d'une r&#233;elle pr&#233;vention des risques ? D'apr&#232;s vous, quels seraient les manques &#224; combler dans ce domaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pouvoirs publics consid&#232;rent l'utilit&#233; de ce type de service puisque nous sommes soutenus entre autres par le minist&#232;re de la Justice et sont sensibles &#224; la notion de pr&#233;vention dans le domaine de la parentalit&#233;. Dans le cas de violence conjugale, le risque serait que la situation conflictuelle ne soit pas pr&#233;judiciable au bien-&#234;tre physique, intellectuel et affectif de l'enfant, ce qui a &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;. Toutefois, ils ne financent pas suffisamment de tels lieux face &#224; une demande de plus en plus croissante et les subventions pour les lieux d&#233;j&#224; existants vont en s'amenuisant. Les manques &#224; combler pourraient &#234;tre par exemple une meilleure information de l'enfant, &#224; sa mesure sur la proc&#233;dure et le syst&#232;me juridique, ou des lieux de parole avec des pairs vivants comme lui cette m&#234;me situation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association f&#233;d&#233;rale pour le couple et l'enfant/Association fran&#231;aise des centres de consultation conjugale. D&#233;l&#233;gation de Seine-et-Marne - 8 rue Duguesclin - 77000 Melun&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les espaces de rencontre parents-enfants</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;En vingt ans, quelque cent trente espaces de rencontre parents-enfants ont vu le jour . Ils ne sont reconnus juridiquement que depuis la loi du 5 mars 2007 r&#233;formant la protection de l'enfance. Ces lieux neutres ont pour but le maintien de la relation ou la reprise de contact entre un enfant et son parent dont il a &#233;t&#233; &#233;loign&#233;, le plus souvent suite &#224; une s&#233;paration conflictuelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rattach&#233;s &#224; des services publics ou des associations, ces lieux sont anim&#233;s par des travailleurs sociaux et ont vocation (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-941-" rel="tag"&gt;941&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En vingt ans, quelque cent trente espaces de rencontre parents-enfants ont vu le jour&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ces lieux s'inscrivent dans le droit d'acc&#232;s de l'enfant &#224; ses deux parents, (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ils ne sont reconnus juridiquement que depuis la loi du 5 mars 2007 r&#233;formant la protection de l'enfance. Ces lieux neutres ont pour but le maintien de la relation ou la reprise de contact entre un enfant et son parent dont il a &#233;t&#233; &#233;loign&#233;, le plus souvent suite &#224; une s&#233;paration conflictuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rattach&#233;s &#224; des services publics ou des associations, ces lieux sont anim&#233;s par des travailleurs sociaux et ont vocation &#224; permettre un jour une rencontre sans interm&#233;diaire. Une exp&#233;rience souvent b&#233;n&#233;fique pour la construction psychologique de l'enfant, mais une contrainte tr&#232;s mal v&#233;cue par les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Maison des familles et des cultures, structure de soutien &#224; la parentalit&#233;, a mis en place un espace-rencontre depuis un an. Accompagner la relation, g&#233;rer les tensions et le malaise des parents : une mission d&#233;licate pour les travailleurs sociaux qui animent le lieu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une petite fille d'environ cinq ans arrive &#224; l'espace-rencontre parents-enfants, accroch&#233;e &#224; son p&#232;re, l'air triste et apeur&#233;e. &#171; Cela fait plusieurs fois que cette enfant vient, mais sa m&#232;re, souffrant d'addiction &#224; l'alcool, n'est pas au rendez-vous &#187;, confie Josiane Haddad, psychologue et responsable du lieu. Depuis bient&#244;t un an, cette structure de soutien &#224; la parentalit&#233;, situ&#233;e dans le XIe arrondissement parisien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='OPEJ - Maison des familles et des cultures - 46 Bd Voltaire - 75011 Paris. (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, sert d'espace-rencontre le samedi pour des parents qui, sur prescription du juge des affaires familiales, viennent y rencontrer leur enfant (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Espace-rencontres-un-manque-criant-de-financements' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Marie-Line Bod, directrice de l'APCE&lt;/a&gt;). &#171; En g&#233;n&#233;ral ce sont des parents dont les relations sont trop conflictuelles et violentes pour qu'ils puissent s'entendre sur des visites r&#233;guli&#232;res chez le p&#232;re, explique la responsable. Il y a aussi des cas de personnes marginales, fragiles sur le plan psychologique, ou qui ont perdu leur statut social et n'ont pas de logement o&#249; recevoir leur enfant. &#187; Il arrive aussi qu'un parent ne soit pas autoris&#233; &#224; recevoir l'enfant seul chez lui car on estime qu'il y a un danger : si le parent est toxicomane, ou s'il y a pr&#233;somption de maltraitance ou d'attouchement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Accompagner la relation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans une pi&#232;ce, un papa joue avec ses deux gar&#231;ons d'environ sept et neuf ans : super-h&#233;ros, dinosaures, le p&#232;re est arriv&#233; avec plein de jouets. Sur la table, pains au chocolat, chouquettes, jus de fruits. Les deux gar&#231;ons, agit&#233;s, parlent fort et ont l'air tr&#232;s excit&#233;s par la pr&#233;sence de leur p&#232;re. Ce dernier, arborant de larges tatouages, prend son r&#244;le tr&#232;s au s&#233;rieux et manifeste beaucoup d'affection pour ses enfants. &#171; Ce p&#232;re a un suivi psychiatrique et un traitement de sevrage &#224; la m&#233;thadone, il est assez nerveux et &#233;motif et les enfants le ressentent, mais ils s'en sortent assez bien &#187;, constate Josiane Haddad, dont la mission, tr&#232;s d&#233;licate, est de garder un &#339;il sur ce qui se dit et se passe, sans entrer dans l'intimit&#233; des gens. &#171; On doit faire attention que le parent ne dise pas des choses qui discr&#233;ditent l'autre parent ou qui peuvent nuire &#224; l'enfant. On ne fait pas seulement de l'accueil, on doit &#234;tre tr&#232;s vigilant &#187;, insiste la psychologue. Pour l'instant la structure n'a pas de poste sp&#233;cifique d&#233;di&#233; &#224; l'espace-rencontre. Deux professionnels &#8211; un psychologue et un travailleur social &#8211; se relaient pour assurer les permanences, avec les tr&#232;s jeunes enfants le matin et les plus grands l'apr&#232;s-midi, les rencontres durent environ deux heures : &#171; Nous refusons de confier cette activit&#233; &#224; des b&#233;n&#233;voles comme cela se fait ailleurs, car les situations sont lourdes et conflictuelles et il faut &#234;tre bien aguerri pour y faire face &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;S&#233;curiser les enfants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans un bureau, une fillette d'une dizaine d'ann&#233;es, tr&#232;s sage et intimid&#233;e, vient pour la premi&#232;re fois rencontrer son p&#232;re qu'elle n'a pas vu depuis deux ans. Il y a un travail de pr&#233;paration en amont de la premi&#232;re visite. Josiane Haddad rencontre chacun des parents, leur explique le fonctionnement et demande que l'enfant puisse voir le lieu et les animateurs avant le premier rendez-vous. &#171; Il arrive que l'enfant soit tr&#232;s angoiss&#233; &#224; l'id&#233;e de revoir son parent, en g&#233;n&#233;ral son p&#232;re. Dans ce cas on lui propose de parler d'abord avec le psychologue de l'espace-rencontre, pour le pr&#233;parer, le s&#233;curiser, lui expliquer les choses. &#187; De son c&#244;t&#233;, le parent ne sait pas toujours comment s'y prendre pour renouer une relation, quoi dire &#224; cet enfant, comment lui t&#233;moigner son affection, et l'&#233;quipe est l&#224;, au besoin, pour l'aider &#224; formuler les choses. &#171; Quand l'absence du parent a &#233;t&#233; longue et que l'enfant est en &#226;ge de comprendre, on peut intervenir pour les aider &#224; reconstituer un peu le pass&#233; : expliquer pourquoi il y a eu rupture dans la relation, pourquoi le p&#232;re n'a pas pu s'en occuper, etc. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Activit&#233; collective&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Josiane Haddad appelle enfants et parents &#224; se rassembler autour de la table pour commencer l'atelier p&#226;tisserie. &#171; Quand je sens que des enfants commencent &#224; &#234;tre nerveux, comme ces deux gar&#231;ons, je propose une activit&#233; collective, &#231;a permet d'apaiser les tensions, de casser le huis clos parent/enfant qui est parfois pesant apr&#232;s une longue s&#233;paration. &#187; Chacun re&#231;oit une petite boule de p&#226;te sabl&#233;e pr&#233;par&#233;e &#224; l'avance par l'&#233;quipe animatrice, et la mod&#232;le pour en faire des petites figurines, d&#233;cor&#233;es avec du colorant alimentaire. Les enfants sont &#224; l'aise et rient entre eux. &#171; Les parents qui le souhaitent peuvent pr&#233;parer un repas entier et le prendre ici avec leur enfant, explique la responsable. L'atelier cuisine facilite la parole et le temps passe plus vite. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour de la table, l'ambiance est conviviale, parents et enfants sont tr&#232;s concentr&#233;s sur la confection des sabl&#233;s. Sauf un p&#232;re d'origine africaine qui s'entretient avec l'ethnopsychologue, lui expliquant les conflits qu'il a avec son ex-femme, notamment au sujet d'un s&#233;jour de leur fille en Afrique, qui angoisse beaucoup sa m&#232;re. Au bout d'un moment Josiane Haddad lui signifie qu'il devrait plut&#244;t s'occuper de sa fille assise &#224; c&#244;t&#233; de lui : &#171; C'est un papa qui ne voulait pas venir &#224; l'espace-rencontre, il trouvait cela d&#233;gradant par rapport &#224; son niveau social, il a finalement accept&#233; de venir dans l'int&#233;r&#234;t de sa fille, et &#231;a a l'air tr&#232;s b&#233;n&#233;fique pour elle. &#187; La fr&#233;quence des rencontres est fix&#233;e par le juge de un &#224; deux samedis par mois. Les professionnels de l'espace-rencontre appr&#233;cient l'&#233;volution de la relation, le b&#233;n&#233;fice pour l'enfant et adressent des comptes rendus au juge. Quand ils estiment que la relation peut se poursuivre sans interm&#233;diaire, ils en font part au juge, qui d&#233;cide. Mais cela prend souvent plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;G&#233;rer les tensions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, &#224; son arriv&#233;e, un p&#232;re s'est emport&#233; et a r&#233;agi de mani&#232;re agressive devant ses enfants quand il a appris que leur m&#232;re refusait de remporter les jouets qu'il apporte chaque semaine pour eux. Il est convi&#233; dans le bureau de la responsable pour &#233;viter que cet incident ne se reproduise : &#171; Je lui ai dit qu'il valait mieux ne pas faire cela devant les enfants, mais s'en expliquer entre adultes, pour ne pas g&#226;cher ce moment de retrouvailles avec leur p&#232;re, et il m'a dit qu'il ne comprenait pas pourquoi il devait venir ici, que c'&#233;tait tr&#232;s douloureux pour lui. &#187; La responsable constate que les parents vivent tr&#232;s mal ces visites impos&#233;es. &#171; Il en r&#233;sulte beaucoup d'agressivit&#233; et de tensions, tr&#232;s perturbantes pour l'enfant qui se retrouve l'enjeu du conflit. &#187; Les m&#232;res sont tr&#232;s anxieuses et am&#232;nent l'enfant &#224; contrec&#339;ur, et les p&#232;res vivent comme une injustice le fait de voir leur enfant sous surveillance. &#171; Dans notre activit&#233; de soutien &#224; la parentalit&#233; nous avons l'habitude de travailler avec l'adh&#233;sion des gens, alors qu'ici ils viennent contraints et forc&#233;s, c'est pour cela que nous &#233;tions r&#233;ticents &#224; mettre en place cet espace-rencontre le samedi &#187;, ajoute la responsable. Certains p&#232;res voudraient que les grands-parents puissent venir aussi, mais la responsable craint d'avoir &#224; g&#233;rer des conflits suppl&#233;mentaires et demande que ce droit de visite des grands-parents soit prescrit par le juge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Malaise des p&#232;res&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un p&#232;re explique qu'il a d&#233;pos&#233; cinq plaintes pour non-pr&#233;sentation d'enfant, car la m&#232;re refusait de lui amener sa fille pour le week-end : &#171; Finalement, ici c'est la moins pire des solutions pour voir ma fille, au moins je suis s&#251;re qu'il n'y aura pas de suspicion, que sa m&#232;re ne va pas appeler la police et raconter n'importe quoi, confie-il, mais je ne vois pas d'issue au probl&#232;me. &#187; Un autre p&#232;re raconte le parcours du combattant pour avoir le droit de voir sa fille ici apr&#232;s une proc&#233;dure qui a dur&#233; un an et demi : &#171; Ce lieu c'est bien, mais j'esp&#232;re que deux ou trois rendez-vous suffiront et que je pourrai bient&#244;t voir ma fille chez moi &#187;, explique-t-il. &#171; Ils disent tous &#231;a mais en g&#233;n&#233;ral ils ne sont pas ici par hasard, temp&#232;re Josiane Haddad, les torts sont souvent partag&#233;s. Ceci dit, certaines m&#232;res sont tr&#232;s manipulatrices et nous devons veiller qu'elles n'instrumentalisent pas ce lieu pour maintenir le p&#232;re &#224; l'&#233;cart. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sabl&#233;s sont cuits, les enfants les admirent, les go&#251;tent, puis Josiane leur demande de dire au revoir &#224; leur p&#232;re. Les mamans arrivent dans un quart d'heure et il n'est pas question qu'ils se croisent. Un papa vient ramener ses deux enfants, le juge l'autorise &#224; prendre ses enfants chez lui pour la journ&#233;e. L'arriv&#233;e et le d&#233;part sont toujours des moments difficiles. La maman d'Elsa vient la chercher. Cette petite fille d'une dizaine d'ann&#233;es, pos&#233;e, s&#251;re d'elle, qui avait l'air tout &#224; fait contente de voir son p&#232;re et lui faisait de grandes embrassades un quart d'heure avant, raconte &#224; sa m&#232;re tout ce que son p&#232;re a dit au psychologue, en le discr&#233;ditant. Une autre m&#232;re vient chercher ses deux enfants qui ont pass&#233; la journ&#233;e avec leur p&#232;re &#224; l'ext&#233;rieur : &#171; Damien a eu une fess&#233;e et il a pleur&#233; deux fois &#187;, rapporte l'a&#238;n&#233;. &#171; Ces enfants sont pris dans un conflit de loyaut&#233; et ne peuvent pas dire que &#231;a s'est bien pass&#233; avec l'autre parent, m&#234;me si c'est vrai, note la responsable, mais l'essentiel est qu'ils puissent construire une relation avec leurs deux parents. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ces lieux s'inscrivent dans le droit d'acc&#232;s de l'enfant &#224; ses deux parents, affirm&#233; en 1990 dans la convention internationale des droits de l'enfant&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;OPEJ - Maison des familles et des cultures - 46 Bd Voltaire - 75011 Paris. T&#233;l. 01 43 57 11 01&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les espaces de rencontre parents-enfants</title>
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		<title>Dolto, si tu reviens, j'annule tout !</title>
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		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>941</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il n'y a pas de date limite de consommation &#224; ce que Fran&#231;oise Dolto nous a l&#233;gu&#233;, affirme d'embl&#233;e l'auteur. Parce que c'&#233;tait p&#233;rim&#233; d'embl&#233;e ? Pas du tout. Parce que dans une &#233;poque marqu&#233;e par la haine de la pens&#233;e libre et de ceux qui font r&#233;fl&#233;chir, la c&#233;l&#232;bre psychanalyste appara&#238;t pour l'auteur, comme une sainte ou une sorci&#232;re qui frisait le g&#233;nie. Certes, il reste sceptique sur les f&#233;licitations que Dolto adressa, en tant que maman, &#224; sa fille Catherine quand, &#226;g&#233;e de cinq ans, l'enfant avait &#233;crit &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a pas de date limite de consommation &#224; ce que Fran&#231;oise Dolto nous a l&#233;gu&#233;, affirme d'embl&#233;e l'auteur. Parce que c'&#233;tait p&#233;rim&#233; d'embl&#233;e ? Pas du tout. Parce que dans une &#233;poque marqu&#233;e par la haine de la pens&#233;e libre et de ceux qui font r&#233;fl&#233;chir, la c&#233;l&#232;bre psychanalyste appara&#238;t pour l'auteur, comme une sainte ou une sorci&#232;re qui frisait le g&#233;nie. Certes, il reste sceptique sur les f&#233;licitations que Dolto adressa, en tant que maman, &#224; sa fille Catherine quand, &#226;g&#233;e de cinq ans, l'enfant avait &#233;crit &#224; la craie &#171; merde &#187; sur les murs de l'&#233;cole maternelle : &#171; Tu sais &#233;crire, c'est merveilleux &#187;, r&#233;agit-elle alors, en toute sinc&#233;rit&#233;. Patrick Ben Soussan se souvient de ses propres r&#233;actions de p&#232;re quand l'un de ses enfants fut surpris &#224; taguer un abribus et que l'autre oublia de fermer le cong&#233;lateur. Ce ne fut pas pour les f&#233;liciter de leur cr&#233;ativit&#233;. Mais cette contradiction est vite r&#233;solue par l'admiration qu'il voue &#224; une m&#232;re qui &#171; faisait comme elle disait &#187; (p.74).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car Fran&#231;oise Dolto constitue l'une des r&#233;f&#233;rences essentielles dans le combat men&#233; contre les cr&#233;ationnistes, les comportementalistes et les n&#233;o-lib&#233;raux. Quand ceux-ci attaquent aujourd'hui la parole et ses effets, on peut leur opposer que tout est langage, pas seulement les paroles ou les mots dits, mais aussi les mimiques, les gestes&#8230; qu'il faut savoir d&#233;coder. Quand ils ne savent qu'objectiver les faits et gestes de l'enfant, &#233;rig&#233;s en bonne ou mauvaise conduite, on peut leur r&#233;pondre combien il est difficile de na&#238;tre humain et de le rester. Quand, face au moindre comportement d&#233;rangeant des enfants, on a recours au Prozac, &#224; la Ritaline ou aux anxiolytiques, on peut se rappeler comment elle savait rassurer les enfants, en leur rendant leur part de v&#233;rit&#233; et leur place dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur raconte le lancement en 2004, par le pr&#233;sident Bush, d'un plan de sant&#233; mentale, con&#231;u pour remercier le large soutien financier dont il avait b&#233;n&#233;fici&#233; de la part des puissants trusts pharmaceutiques am&#233;ricains. Depuis, le diagnostic d'hyperactivit&#233; est pass&#233; d'un million d'enfants concern&#233;s en 1990 &#224; cinq millions aujourd'hui, les ventes de psycho stimulants bondissant dans le m&#234;me temps de 387 millions de dollars &#224; deux milliards.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2009 (188 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dolto expliqu&#233;e aux parents</title>
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		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>941</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le livre de Jean-Claude Liaudet doit &#234;tre lu de toute urgence. Ne serait-ce que pour se faire une id&#233;e d&#233;finitive sur ce que Fran&#231;oise Dolto a pu d&#233;velopper comme th&#233;ories. Car, m&#234;me si l'on ne peut nier son r&#244;le de pionni&#232;re dans la reconnaissance de la place de l'enfant, certaines de ses prises de position sont totalement affligeantes. Et il est encore plus aberrant de les voir pr&#233;sent&#233;es en 2008, sans le moindre d&#233;but d'esprit critique. Qu'on en juge. Fran&#231;oise Dolto nous le garantit : le petit gar&#231;on (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le livre de Jean-Claude Liaudet doit &#234;tre lu de toute urgence. Ne serait-ce que pour se faire une id&#233;e d&#233;finitive sur ce que Fran&#231;oise Dolto a pu d&#233;velopper comme th&#233;ories. Car, m&#234;me si l'on ne peut nier son r&#244;le de pionni&#232;re dans la reconnaissance de la place de l'enfant, certaines de ses prises de position sont totalement affligeantes. Et il est encore plus aberrant de les voir pr&#233;sent&#233;es en 2008, sans le moindre d&#233;but d'esprit critique. Qu'on en juge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Dolto nous le garantit : le petit gar&#231;on de six ans a de forts d&#233;sirs d'avoir des rapports sexuels au sein de sa famille et notamment de faire un enfant &#224; sa m&#232;re (p.129). Heureusement, le p&#232;re lui signifie explicitement l'interdiction d'en avoir tant avec sa m&#232;re qu'avec ses s&#339;urs (p.122). La curiosit&#233; inassouvie de l'enfant &#224; l'&#233;gard des myst&#232;res de la sexualit&#233; se transforme alors en go&#251;t pour les &#233;nigmes. D'o&#249; son app&#233;tence pour les mati&#232;res scientifiques (p. 148). Rien de tel chez la petite fille qui se fixe pour objectif de devenir une femme. Quand elle veut faire le m&#233;nage et la cuisine comme sa m&#232;re, il ne faut surtout pas la contrarier, car ce sont l&#224; des &#171; activit&#233;s traditionnellement f&#233;minines &#187; (p.138). Les hommes deviennent chercheurs et les femmes bonnes m&#233;nag&#232;res : que voulez-vous, le monde est ainsi fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, que la petite fille pense, elle aussi, au sexe. Elle cherche m&#234;me &#224; rendre jaloux son p&#232;re, en inventant des sc&#232;nes o&#249; d'autres hommes se seraient permis avec elles des libert&#233;s. &#171; Il est important de ne pas la prendre au mot, de ne pas l'enfermer dans sa mythomanie &#187;, confirme Jean-Claude Liaudet (p. 139). Vous avez bien lu : la petite fille qui se plaint d'attouchements sexuels est une mythomane ! Ce n'est pas tout : le bon &#233;levage, selon Dolto, c'est de laisser l'enfant aussi libre que possible : &#171; Un exemple : d&#232;s l'&#226;ge de trois ans, un enfant peut avoir une libert&#233; totale pour la nourriture et les v&#234;tements &#187; (p.161).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle dr&#244;le d'id&#233;e d'accuser Dolto d'avoir permis qu'advienne l'enfant-roi ! Quant aux difficult&#233;s d'apprentissage scolaire, c'est tr&#232;s simple. Quand on dit &#224; l'enfant &#171; lis ! &#187;, il se bloque, car cela lui rappelle aussit&#244;t le lit de ses parents, r&#233;activant douloureusement le complexe d'&#338;dipe. Quand on lui dit &#171; &#233;cris ! &#187;, il se t&#233;tanise, au souvenir des cris pouss&#233;s par ses parents dans leurs &#233;bats amoureux (p.186). Et quand il entend Dolto, il a mal au dos pour s'&#234;tre lev&#233; trop t&#244;t, peut-&#234;tre ? Cerise sur le g&#226;teau, les propos tenus &#224; un enfant orphelin : &#171; Tes parents sont morts et tu te retrouves seul dans la vie. C'est une grande &#233;preuve pour toi, mais c'est aussi une grande chance. Tu en sortiras beaucoup plus fort que les enfants qui ont encore leurs parents, et plus libre &#187; (cit&#233;e p. 50).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a de la chance de ne pas s'&#234;tre pris un pain ! La v&#233;n&#233;ration de l'auteur pour Dolto ne lui permet gu&#232;re d'avoir beaucoup de lucidit&#233;. Il se permet juste de reconna&#238;tre : &#171; Elle ne peut le d&#233;montrer rationnellement par des arguments logiques et scientifiques &#187; (p.70). C'est le moins qu'on puisse dire. Et de se lamenter, dans la pr&#233;face, contre les vilains neuroscientistes, cognitivistes et th&#233;rapeutes comportementaux qui partageraient le m&#234;me projet n&#233;olib&#233;ral. Je ne sais pas ce que valent vraiment leurs th&#233;ories, mais &#224; vouloir d&#233;fendre co&#251;te que co&#251;te ce qui dans l'h&#233;ritage de Dolto rel&#232;ve de la pure ineptie, c'est le meilleur moyen de leur d&#233;rouler un tapis rouge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Archipel, 2008 (230 p. ; 17,95 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une action sociale sous pression</title>
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		<dc:subject>941</dc:subject>

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&lt;p&gt;Malaise palpable : les indicateurs du mal-&#234;tre des professionnels se multiplient. L'usure gagne du terrain, les missions des travailleurs sociaux ayant subi ces derni&#232;res ann&#233;es d'importants changements de nature &lt;br class='autobr' /&gt;
En juin, l'association nationale des assistants de service social (ANAS) &#233;tait saisie par les travailleurs sociaux du conseil g&#233;n&#233;ral de la Moselle, parall&#232;lement en gr&#232;ve pour d&#233;noncer leurs conditions d'exercice. Ils &#233;voquaient l'afflux des demandeurs d'aide, la r&#233;duction des missions des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-941-" rel="tag"&gt;941&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malaise palpable : les indicateurs du mal-&#234;tre des professionnels se multiplient. L'usure gagne du terrain, les missions des travailleurs sociaux ayant subi ces derni&#232;res ann&#233;es d'importants changements de nature&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En juin, l'association nationale des assistants de service social (ANAS) &#233;tait saisie par les travailleurs sociaux du conseil g&#233;n&#233;ral de la Moselle, parall&#232;lement en gr&#232;ve pour d&#233;noncer leurs conditions d'exercice. Ils &#233;voquaient l'afflux des demandeurs d'aide, la r&#233;duction des missions des professionnels &#224; des t&#226;ches de gestion et d'informatisation au d&#233;triment de l'accompagnement social des personnes, et l'&#171; entr&#233;e en force des notions d'op&#233;rationnalit&#233;, d'efficacit&#233; et de rentabilit&#233; &#187;&#8230; La loi du 5 mars 2007 r&#233;formant la protection de l'enfance ayant d&#233;j&#224; entra&#238;n&#233; un transfert de charges massif vers les d&#233;partements, la situation se trouve encore aggrav&#233;e par l'arriv&#233;e du RSA, mis en place sans v&#233;ritable &#233;volution de moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; il y a trois ans, les AS de certains d&#233;partements avaient exprim&#233; leurs craintes sur l'empilement des dispositifs. La situation a visiblement empir&#233;. L'ANAS a contact&#233; ses adh&#233;rents sur ces questions : &#171; Les r&#233;ponses re&#231;ues confirment qu'il est n&#233;cessaire de retrouver le sens du travail social, de le repositionner dans l'aide aux usagers et non dans l'aide aux institutions, de le d&#233;gager de ces t&#226;ches administratives qui doivent &#234;tre assur&#233;es par d'autres professionnels et de contribuer &#224; la protection de la vie priv&#233;e des personnes. &#187; Les tensions traversant les services sociaux sont inh&#233;rentes &#224; leur mission : la place donn&#233;e &#224; la relation avec l'usager, la marge de man&#339;uvre dans les choix op&#233;r&#233;s par les professionnels et le mode de management sont interrog&#233;s. &#171; Engag&#233;s dans le soutien et l'accompagnement des personnes, [les travailleurs sociaux] se retrouvent de plus en plus confin&#233;s &#224; un pseudo-traitement de situations sociales &#187;, r&#233;sume Fran&#231;oise L&#233;glise, pr&#233;sidente de l'ANAS. Des propositions doivent &#233;merger prochainement, le conseil d'administration du 18 septembre ayant inscrit cette question &#224; son ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Repositionner le travail social dans l'aide aux usagers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'action sociale est &#171; sous pression &#187; confirment d'autres formateurs en travail social, ciblant la lutte engag&#233;e par le gouvernement contre l'immigration ill&#233;gale. Certaines digues &#8211; &#233;galit&#233; de traitement, secret professionnel, non-discrimination &#8211; sont &#233;branl&#233;es, les travailleurs sociaux travaillant dans une pression grandissante, incit&#233;s &#224; collaborer avec les services de police&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='La police et les &#233;trangers, Christophe Dadouch, formateur en travail social, (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une &#171; id&#233;ologie du partage d'informations &#187; s'est bel et bien mise en place. Les deux lois de 2007 &#8211; protection de l'enfance, pr&#233;vention de la d&#233;linquance &#8211; ont favoris&#233; le d&#233;litement du secret professionnel : une information sur l'irr&#233;gularit&#233; du s&#233;jour d'une personne peut d&#233;sormais circuler d'une instance &#224; l'autre, avec les risques aff&#233;rents. La r&#233;cente d&#233;nonciation &#224; la pr&#233;fecture par la caisse primaire d'assurance-maladie de l'Yonne d'un ressortissant angolais demandant &#224; b&#233;n&#233;ficier de l'aide m&#233;dicale d'&#201;tat en est un des signes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour une AS refusant, &#224; Belfort, de communiquer les coordonn&#233;es d'une femme en situation irr&#233;guli&#232;re, combien d'autres auraient c&#233;d&#233; &#224; l'injonction polici&#232;re ? &#171; Des groupes de pratiques, des supervisions ou des formations pourraient &#234;tre des espaces de s&#233;curisation des professionnels offrant des rep&#232;res face &#224; de telles incertitudes. &#187; Encore faut-il que les institutions le permettent. La circulaire demand&#233;e par le Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS) en vue de &#171; s&#233;curiser l'intervention des travailleurs sociaux &#187; n'est toujours pas publi&#233;e, malgr&#233; les engagements pris par la secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233;e de la solidarit&#233;, Val&#233;rie L&#233;tard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La police et les &#233;trangers, Christophe Dadouch, formateur en travail social, &lt;a href=&#034;http://www.gisti.org/spip.php?rubrique38&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Plein droit, juillet 2009&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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