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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le RMI s'installe pour durer</title>
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		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
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&lt;p&gt;En 10 ans le revenu minimum d'insertion s'est solidement implant&#233; dans le paysage social. Mais, en 1997, la moiti&#233; des ayants droit seulement ont sign&#233; un contrat d'accompagnement. Alors le RMI donne t-il le coup de pouce pour s'en sortir ou risque-t-il d'entra&#238;ner la constitution d'une classe d'assist&#233;s &#224; vie, le sous-prol&#233;tariat du XXIe si&#232;cle ? Bilan &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son rapport relatif &#224; la grande pauvret&#233; et la pr&#233;carit&#233; &#233;conomique et sociale, discut&#233; au Conseil &#233;conomique et social en f&#233;vrier 1987, le p&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-468-" rel="tag"&gt;468&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 10 ans le revenu minimum d'insertion s'est solidement implant&#233; dans le paysage social. Mais, en 1997, la moiti&#233; des ayants droit seulement ont sign&#233; un contrat d'accompagnement. Alors le RMI donne t-il le coup de pouce pour s'en sortir ou risque-t-il d'entra&#238;ner la constitution d'une classe d'assist&#233;s &#224; vie, le sous-prol&#233;tariat du XXIe si&#232;cle ? Bilan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son rapport relatif &#224; la grande pauvret&#233; et la pr&#233;carit&#233; &#233;conomique et sociale, discut&#233; au Conseil &#233;conomique et social en f&#233;vrier 1987, le p&#232;re Joseph Wresinski avait &#233;t&#233; une des premi&#232;res voix &#224; &#234;tre entendue : dans l'expos&#233; des motifs pr&#233;paratoire &#224; la loi sur le RMI, sont indiqu&#233;es &#171; les estimations les plus s&#233;rieuses (qui) &#233;valuent &#224; au moins 500 000 celles (les personnes) qui sont en &#233;tat de pauvret&#233; ; le tiers d'entre elles serait dans le plus extr&#234;me d&#233;nuement &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 1er d&#233;cembre 1988 du gouvernement de Michel Rocard, alors Premier ministre &#8212; elle sera adopt&#233;e pratiquement &#224; l'unanimit&#233; de l'Assembl&#233;e nationale &#8212; va ainsi instituer le revenu minimum d'insertion : allocation diff&#233;rentielle &#8212; les ressources &#233;ventuelles des b&#233;n&#233;ficiaires sont d&#233;duites de son montant &#8212; vers&#233;e aux personnes de plus de vingt-cinq ans (sauf en cas de charge de famille), il se montait derni&#232;rement &#224; 2 429,42 francs pour une personne seule et 3 644,13 francs pour un couple ou une personne isol&#233;e ayant la charge d'un enfant ; en outre, 728,82 francs sont vers&#233;s par personne &#224; charge suppl&#233;mentaire, somme s'&#233;levant &#224; 971,76 &#224; partir de la troisi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les demandes d'attribution se d&#233;posent aupr&#232;s des centres communaux et intercommunaux, des services d&#233;partementaux d'action sociale ou dans les associations ou organismes agr&#233;&#233;s. Des commissions locales d'insertion instruisent le dossier (la participation des &#171; ch&#244;meurs, pr&#233;caires, allocataires et de leurs organisations &#187; y est d'ailleurs instamment r&#233;clam&#233;e par ces derni&#232;res) ; le souci de ne pas faire du RMI une allocation de pure assistance est concr&#233;tis&#233; en effet par le contrat dit d'insertion. Enfin, le service de l'allocation est assur&#233; par l'&#201;tat, via les caisses d'allocations familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hormis les tout r&#233;cents r&#233;ajustements des minima sociaux, de r&#233;cents textes l&#233;gislatifs avaient concern&#233; le dispositif : une circulaire du 31 d&#233;cembre 1997 se voulait, par exemple, relative &#224; la dynamisation des politiques d'insertion du revenu minimum d'insertion (cf. TSA n&#176;673) : chaque b&#233;n&#233;ficiaire pr&#233;sent au RMI depuis 1989, y est-il stipul&#233;, devra &#234;tre syst&#233;matiquement rencontr&#233; par les services locaux afin de pr&#233;c&#233;der &#224; un bilan personnalis&#233; et cr&#233;er les conditions pour qu'il &#171; b&#233;n&#233;ficie d'un contrat d'insertion v&#233;ritablement adapt&#233; &#224; sa situation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande de la D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle au revenu minimum d'insertion (DIRMI), une &#233;tude du Cr&#233;doc s'&#233;tait pench&#233;e, en novembre 1996, sur Les nouveaux arrivants au revenu minimum d'insertion : profils, parcours ant&#233;rieurs, rapports &#224; l'emploi et &#224; la famille ; ceux-ci sont alors caract&#233;ris&#233;s comme une population jeune (37 % ont de 25 &#224; 29 ans), dont globalement les difficult&#233;s d'insertion professionnelle s'accentuent ; la demande de RMI est g&#233;n&#233;ralement la premi&#232;re, ce qui ne va pas de soi si on consid&#232;re le nombre de personnes, remplissant pourtant les conditions, &#224; ne pas la faire, certaines formes de solidarit&#233; mat&#233;rielle familiales &#233;tant alors mises en lumi&#232;re ; il y est enfin pr&#233;cis&#233; qu'un tiers des entrants r&#233;cents ne per&#231;oivent plus l'allocation un an plus tard, m&#234;me si l'insertion professionnelle est souvent ressentie comme pr&#233;caire. L'enqu&#234;te pr&#233;conisait alors certains axes de travail, tels que l'exploration des liens avec la famille d'origine, les attentes des allocataires et leur satisfaction, ou leurs conditions de vie en termes de logement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Etat des lieux pour 1996, 97, 98&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1996, on commence &#224; d&#233;nombrer de plus en plus de jeunes dipl&#244;m&#233;s. Le rendez-vous avec l'insertion est d'autre part loin d'&#234;tre performant : seuls 276 000 b&#233;n&#233;ficiaires du RMI avaient, pour cette ann&#233;e-l&#224;, obtenu une formation ou trouv&#233; un emploi. Et de 993 964 au 30 juin 1996, le nombre d'allocataires du RMI s'&#233;levait &#224; 1 048 813 personnes un an plus tard. Dans une synth&#232;se 1997, la DIRMI constatait une progression de 5,7 % du nombre d'allocataires, avec un nombre accru de personnes isol&#233;es ; le profil du b&#233;n&#233;ficiaire, y est-il pr&#233;cis&#233;, &#171; a fort peu &#233;volu&#233; depuis la cr&#233;ation du dispositif &#187;, c'est-&#224;-dire des personnes vivant seules en majorit&#233;, de moins de trente ans pour trois allocataires sur dix, avec un probl&#232;me de logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et tout r&#233;cemment, dans un document intitul&#233; Les dix ans du RMI, le minist&#232;re de l'Emploi et de la Solidarit&#233; confirmait la tendance : le nombre d'allocataires au 30 juin 1998 s'&#233;levait &#224; 1 089 648 personnes, dix-sept d&#233;partements ayant tout de m&#234;me enregistr&#233; une baisse du nombre des b&#233;n&#233;ficiaires ; et l'allocataire du RMI est encore aujourd'hui, majoritairement, une personne vivant seule, trois sur dix ayant moins de trente ans, dont la principale caract&#233;ristique est l'absence de logement autonome, situation concernant la moiti&#233; des b&#233;n&#233;ficiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le volet insertion est rapidement apparu comme le maillon faible de la loi : ainsi, en d&#233;cembre 1997, la moiti&#233; seulement des b&#233;n&#233;ficiaires avait sign&#233; un contrat d'accompagnement (la loi stipule pourtant l'obligation d'en avoir sign&#233; un au bout de trois mois). Toutefois, pr&#233;cisait la DIRMI, plus de 700 000 contrats d'insertion avaient &#233;t&#233; sign&#233;s pendant l'ann&#233;e (97), soit 12 % de plus qu'en 1996. &#171; Cette progression &#187;, notait alors le minist&#232;re de l'Emploi avec satisfaction, &#171; deux fois plus importante que la hausse du nombre d'allocataires (5,8 %) est la plus forte enregistr&#233;e ces trois derni&#232;res ann&#233;es en m&#233;tropole &#187;. Mais les disparit&#233;s entre d&#233;partements restent tr&#232;s marqu&#233;es, les taux de proportion de b&#233;n&#233;ficiaires acc&#233;dant &#224; une mesure emploi variant de 1 &#224; 7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; noter qu'au cours du premier trimestre 1998, deux mille jeunes allocataires du RMI ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'un emploi jeune. Par ailleurs, pr&#233;cise le m&#234;me document &#8212; en r&#233;f&#233;rence probable aux attaques politiciennes sur les risques de fraude &#8212;, &#171; le RMI appara&#238;t comme l'une des prestations les plus contr&#244;l&#233;es &#187;. La loi de lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 stipule que l'allocataire du RMI qui reprend un emploi b&#233;n&#233;ficie d'un cumul int&#233;gral de son allocation avec le nouveau revenu d'activit&#233; pendant trois mois, puis d'un cumul &#224; 50 % pendant neuf mois ; si d'autre part un allocataire cr&#233;e son entreprise, le RMI est int&#233;gralement maintenu pendant six mois, puis cumul&#233; &#224; hauteur de 50 % pendant six autres mois avec le revenu d'activit&#233;. Mais ces dispositions ne sont devenues effectives que fin novembre dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, la r&#233;cente loi pr&#233;voit la cr&#233;ation d'une allocation sp&#233;cifique d'attente pour les allocataires du RMI ayant cotis&#233; au moins quarante ans ; les b&#233;n&#233;fices de l'allocation pour jeune enfant comme celui des majorations pour &#226;ge des allocations familiales pourront par ailleurs (enfin) &#234;tre cumul&#233;s avec le RMI.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cons&#233;quences sociales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif, se sont interrog&#233;s certains, risque-t-il d'entra&#238;ner la constitution d'une classe de sous-prol&#233;taires assist&#233;s &#224; vie ? On peut craindre en effet, estiment les m&#234;mes, que les cons&#233;quences sociales du RMI, &#171; salaire de l'exclusion &#187;, soient finalement &#233;lev&#233;es en termes d'&#233;viction d'une masse (de plus en plus ? importante de la population active du march&#233; du travail, la carte de France du RMI recouvrant pour l'essentiel celle du ch&#244;mage : une autre (contre) soci&#233;t&#233;, s'alarment-ils, se constituerait alors, dangereusement sensible aux fausses &#233;vidences des discours populistes, suivez mon regard, aux valeurs radicalement oppos&#233;es &#224; celles de la soci&#233;t&#233; dominante&#8230; Enfon&#231;ant le clou, certains politiques d&#233;noncent la passivit&#233; qu'encouragerait le syst&#232;me mis en place, alors que d'autres rappellent &#8212; tout de m&#234;me &#8212; que ses allocataires vivent au-dessous du seuil de pauvret&#233;. Et Jacques Chirac lui-m&#234;me, le 4 d&#233;cembre devant le conseil r&#233;gional de Bretagne, a carr&#233;ment critiqu&#233; &#171; les syst&#232;mes nationaux de solidarit&#233; &#187;, et pr&#244;n&#233; &#171; une lib&#233;ration des initiatives et des &#233;nergies locales &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains d&#233;partements comme la Corse, les DOM-TOM ou les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales voient un nombre de b&#233;n&#233;ficiaires plus &#233;lev&#233; qu'ailleurs : c'est peut-&#234;tre pour cela que le pr&#233;sident (PS) du conseil g&#233;n&#233;ral de ce dernier d&#233;partement a d&#233;clench&#233;, en septembre dernier, une jolie pol&#233;mique en proposant que l'attribution soit d&#233;sormais conditionn&#233;e &#224; la r&#233;alisation de t&#226;ches d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, obligatoires et non r&#233;mun&#233;r&#233;es en tant que telles, dans un cadre de deux heures hebdomadaires ; manifs des associations de ch&#244;meurs &#224; Perpignan et &#224; Paris, communiqu&#233;s communs de l'APEIS, du MNCP et de AC ! mettant en garde le gouvernement contre &#171; toute tentative de condamner les RMIstes au sous-travail obligatoire &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le probl&#232;me RMI &#224; plus tard &#187;, ricanait Le Canard encha&#238;n&#233; du 2 d&#233;cembre dernier : constatant que &#171; pour des raisons &#233;conomiques, pr&#232;s de 5 % de la population doit vivre en partie gr&#226;ce &#224; la solidarit&#233; nationale &#187;, la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;adaptation sociale (Fnars) demande aux pouvoirs publics, &#224; l'occasion du dixi&#232;me anniversaire du RMI, de consid&#233;rer comme prioritaires les points suivants : en premier lieu, personne ne doit vivre avec des ressources inf&#233;rieures au seuil de pauvret&#233; (moiti&#233; du revenu m&#233;dian par unit&#233; de consommation, soit environ 3 300 francs) et les minima sociaux doivent &#234;tre index&#233;s sur ce dernier, ou sur le SMIC, et non sur les prix &#224; la consommation ; il est d'autre part n&#233;cessaire de faciliter l'acc&#232;s aux minima sociaux pour tout b&#233;n&#233;ficiaire potentiel, via l'uniformisation des proc&#233;dures d'attribution et la mise en place de la couverture maladie universelle ; il faut encore d&#233;velopper les offres d'insertion sociale et professionnelle, pour l'accompagnement desquelles l'implication des associations est importante. Trop de d&#233;partements, d&#233;nonce &#233;galement la f&#233;d&#233;ration, &#171; n'utilisent pas la totalit&#233; des cr&#233;dits qu'ils doivent obligatoirement affecter aux b&#233;n&#233;ficiaires du RMI &#187;. Enfin, personne ne doit &#234;tre exclu de ses droits, ni les jeunes (la Fnars compte en partie sur le programme Trace), ni les prisonniers, ni globalement toute personne r&#233;sidant r&#233;guli&#232;rement en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Voil&#224; 10 ans que le RMI a vu le jour, or, cette maigre allocation a maintenu dans l'indigence plus de 2 millions de personnes dans un pays consid&#233;r&#233; comme la cinqui&#232;me puissance &#233;conomique du monde &#187;, d&#233;nonce, plus offensive, l'association Agir contre le ch&#244;mage (AC !), dont le tract fait porter &#224; deux squelettes le g&#226;teau d'anniversaire ; l'association appelait d'ailleurs en d&#233;cembre &#224; une s&#233;rie de mobilisations, pour une revalorisation imm&#233;diate de 1 500 francs des minima sociaux, un droit au revenu pour les moins de 25 ans, et la suppression de la d&#233;gressivit&#233; des allocations ch&#244;mage ; on a d&#233;nombr&#233; entre 10 000 et 25 000 manifestants &#8212; selon la tr&#232;s classique fourchette police/organisateurs &#8212;, le 3 d&#233;cembre &#224; Marseille, ce qui a peut-&#234;tre donn&#233; le coup d'envoi aux actions suivantes ; &#224; l'occasion du cinquanti&#232;me anniversaire de la D&#233;claration universelle des droits de l'homme, une semaine plus tard, les associations de ch&#244;meurs, en leur journ&#233;e nationale d'action, ne se sont pas priv&#233;es d'en rappeler l'article 23 ( toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, &#224; des conditions &#233;quitables et satisfaisantes de travail &#187;) ; le Comit&#233; des sans-logis y r&#233;clamait, en outre, un meilleur acc&#232;s &#224; la sant&#233; pour ces jeunes exclus, de m&#234;me que les transports gratuits ; le 21 d&#233;cembre encore, une journ&#233;e d'action mobilisait les ch&#244;meurs et pr&#233;caires, en compagnie de quelques forces syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sentant la pression monter, la ministre de l'Emploi et de la Solidarit&#233; avait, d&#232;s le 9 d&#233;cembre, assur&#233; que le gouvernement envisageait la revalorisation des minima sociaux : le pouvoir d'achat des salari&#233;s ayant progress&#233; de 2,7 % pour l'ann&#233;e 1998, il e&#251;t &#233;t&#233; paradoxal et injuste que les b&#233;n&#233;ficiaires des minima sociaux ne touchent pas les &#171; dividendes de la croissance &#187; ; dans son &#233;dition du 9 d&#233;cembre, Le Canard Encha&#238;n&#233; croyait d'ailleurs savoir qu'un rel&#232;vement du RMI d'au moins 5 % pourrait intervenir dans les mois &#224; venir. Mi-d&#233;cembre, Lionel Jospin annon&#231;ait que le RMI et l'allocation de solidarit&#233; sp&#233;cifique (ASS) &#233;taient relev&#233;s &#224; partir du 1er janvier 1999 &#8212; bonne ann&#233;e, les ch&#244;meurs ! &#8212; de 3 %, mais aussi qu'une r&#233;troactivit&#233; d'un an jouerait, en quelque sorte, un effet de prime. Le rel&#232;vement par lui-m&#234;me, r&#233;agissaient les associations, ne repr&#233;sente que 75 francs par mois et les ch&#244;meurs restent encore bien en dessous du seuil de pauvret&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais il est &#224; parier que la question du RMI-jeunes va, dans les mois qui viennent, devenir une question cruciale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le RMI s'installe pour durer - ce que les jeunes en pensent </title>
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