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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; R&#233;injecter de l'humain pour redonner de la vie aux institutions &#187;</title>
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&lt;p&gt;En cherchant de plus en plus &#224; standardiser les prises en charge, les institutions sociales et m&#233;dico-sociales s'&#233;loignent des rapports humains qui pourtant fondent leur action. Jean-Michel Abry , directeur de MAS, en appelle &#224; la r&#233;sistance pour ouvrir une troisi&#232;me voie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle est votre vision de l'organisation de la gouvernance dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales ? On fonctionne aujourd'hui dans une architecture technocratique des politiques publiques qui nous soumet &#224; une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-931-" rel="tag"&gt;931&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En cherchant de plus en plus &#224; standardiser les prises en charge, les institutions sociales et m&#233;dico-sociales s'&#233;loignent des rapports humains qui pourtant fondent leur action. Jean-Michel Abry&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Apr&#232;s ses dipl&#244;mes de moniteur-&#233;ducateur, d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et de chef de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, directeur de MAS, en appelle &#224; la r&#233;sistance pour ouvrir une troisi&#232;me voie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est votre vision de l'organisation de la gouvernance dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On fonctionne aujourd'hui dans une architecture technocratique des politiques publiques qui nous soumet &#224; une avalanche de textes r&#233;glementaires, le plus souvent d'autant plus inapplicables et incompr&#233;hensibles qu'ils changent tout le temps. Cette pression provient d'un postulat qui veut que les institutions m&#233;dico-sociales aient, pendant des ann&#233;es, flou&#233; l'Etat, en d&#233;pensant beaucoup trop d'argent. C'est en imposant la transparence, que l'administration pense pouvoir mieux les contr&#244;ler. Cette exigence a d&#233;bouch&#233; sur deux d&#233;rives. Il y a d'abord l'id&#233;e d'une recherche de rentabilit&#233; souvent inadapt&#233;e &#224; notre secteur. Je ne conteste pas la ma&#238;trise des d&#233;penses budg&#233;taires, mais si cette orientation devait pr&#233;dominer dans une logique concurrentielle, on finirait par privil&#233;gier ceux qui, &#233;tant parmi les moins handicap&#233;s, rapporteraient le plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde d&#233;rive, la tentative d'adaptation &#224; la demande externe de formalisation qui s'est traduite par l'adoption de ce qui existait sur le march&#233; : les vieux outils du taylorisme (la d&#233;marche qualit&#233; et les modes d'organisation et de contr&#244;le pyramidaux). Ce qui m'&#233;tonne le plus, c'est que personne ne remet en cause ce choix, ni ne se pose la question du bien fond&#233; de cette approche : &#224; quoi elle se r&#233;f&#232;re et pourquoi on s'en saisit ? Je regrette l'absence de toute cr&#233;ativit&#233; qui nous aurait permis, si nous nous &#233;tions mis au travail et avions r&#233;fl&#233;chi ensemble, de cr&#233;er nos propres mod&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi contestez-vous ce mod&#232;le ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, on ne peut utiliser comme mod&#232;le pour le syst&#232;me social et m&#233;dico-social des rationalit&#233;s tr&#232;s archa&#239;ques et d&#233;shumanisantes qui remontent au si&#232;cle dernier. Elles ont &#233;t&#233; mises au point pour am&#233;liorer la productivit&#233; des salari&#233;s d'employeurs qui font la promotion de la technostructure, en prenant syst&#233;matiquement des consultants ; ce qui n'est pas forc&#233;ment n&#233;cessaire pour am&#233;liorer la prise en charge. Cette structure hyper-hi&#233;rarchis&#233;e, ces services organis&#233;s sur un mode tr&#232;s pyramidal sont &#224; l'oppos&#233; de ce qu'il faudrait faire pour promouvoir des associations modernes ouvertes aux exigences que la vie va nous poser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela questionne, car nos m&#233;tiers ne peuvent remplir correctement leur mission en s'appuyant sur un socle constitu&#233;, par exemple, d'une s&#233;paration entre conception et r&#233;alisation de t&#226;ches segment&#233;es &#224; l'extr&#234;me, dans le seul but de la performance &#233;conomique. Parce que nous sommes en permanence confront&#233;s &#224; l'humain, nous devons plus travailler sur le fond que sur la forme. Comme illustration, il suffit de constater qu'un m&#234;me mot n'a pas le m&#234;me sens selon le secteur o&#249; on l'utilise. Prenons l'exemple de la notion de processus. Dans la d&#233;marche qualit&#233;, elle d&#233;signe l'architecture des proc&#233;dures. Dans la relation humaine, elle d&#233;finit la dimension non tra&#231;able de la rencontre avec l'autre. Autre illustration, la d&#233;marche qualit&#233; travaille sur la notion de coh&#233;sion, l&#224; o&#249; notre secteur privil&#233;gie la coh&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En plus d'&#234;tre inadapt&#233;, vous accusez cet arch&#233;type d'&#234;tre surann&#233;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pu constater, en &#233;tant plong&#233; dans un milieu d'entrepreneurs pendant mes deux ann&#233;es de formation, que cette m&#233;thode de gestion des ressources humaines est totalement d&#233;pass&#233;e. Je continue &#224; m'interroger pour savoir pourquoi les chefs d'&#233;tablissements du secteur social et m&#233;dico-social se jettent sur des r&#233;f&#233;rences qu'une grande partie du monde de l'entreprise ne reprend quasiment plus &#224; son compte. Je n'arrive pas &#224; mettre du sens sur ce succ&#232;s. La qualit&#233; principale d'un manager n'est plus aujourd'hui celle qui consistait dans les ann&#233;es d'apr&#232;s-guerre &#224; &#234;tre l'expert technique de son entreprise, mais bien sa capacit&#233; strat&#233;gique de r&#233;activit&#233;, seul moyen de s'adapter dans un monde qui va tr&#232;s vite. Les entreprises qui marchent bien sont celles qui travaillent sur la base d'une dynamique d'&#233;quipe. Pendant ce temps, chez nous, on &#233;labore des proc&#233;dures d'une complexit&#233; inou&#239;e qui rentrent parfaitement dans l'architecture ISO 9001, mais qui sont totalement inefficaces dans l'am&#233;lioration globale de la prise en charge des personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les effets de cette taylorisation sur les salari&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;responsabilisation, le d&#233;sengagement et une tentative de clandestinit&#233; des processus institutionnels. La premi&#232;re cons&#233;quence de l'organisation taylorienne, c'est la d&#233;sappropriation de la t&#226;che par la personne qui l'accomplit et la m&#233;canisation de ses gestes. Ce que recherchait justement Taylor, &#224; l'origine : que les actes soient techniquement les plus pr&#233;cis possibles et qu'ils puissent &#234;tre r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; l'identique, &#224; l'infini. Pour ce qui explique le d&#233;sengagement, il y a bien des facteurs qui permettent de comprendre, quel que soit le secteur d'activit&#233;, cette perte du sens au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate r&#233;guli&#232;rement, ce qui est plus grave, une sorte d'amn&#233;sie : des professionnels d&#251;ment dipl&#244;m&#233;s oublient un certain nombre de notions &#233;l&#233;mentaires. C'est une r&#233;flexion assez courante d'entendre des coll&#232;gues cadres se demander ce que les jeunes professionnels ont vraiment appris en formation. Je consid&#232;re que c'est l&#224; l'effet d'un mode de management bas&#233; sur l'exc&#232;s de formalisation et de proc&#233;dures. &#192; force de proposer des r&#233;ponses toutes faites, il n'y a plus besoin de r&#233;fl&#233;chir et cela joue sur la m&#233;moire qui s'efface, en perdant les connaissances acquises. On pourrait &#224; ce propos s'interroger sur la pertinence de certains contenus de formation des m&#233;tiers du secteur. Mais c'est aussi &#224; la bureaucratisation excessive des modes d'organisation que l'on doit le d&#233;sengagement des acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous parliez aussi de clandestinit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a, en effet, des m&#233;canismes d'occultation qui commencent &#224; se d&#233;velopper au c&#339;ur des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons l'exemple de la communication avec les familles. Le tout transparent impliquant de tout dire aux usagers a remplac&#233;, ce qui n'&#233;tait pas mieux, la chape de plomb qui pesait sur ces relations, notamment en ce qui concernait la consultation des dossiers des usagers. Des effets pervers n'ont pas tard&#233; &#224; appara&#238;tre : les &#233;crits se sont transform&#233;s. Ils ne viennent plus servir une confrontation &#224; l'autre, mais sont devenus lisses, plats et conformes. Le travail de conceptualisation appara&#238;t dans d'autres &#233;crits qui ne sont pas publi&#233;s. Il y a une sorte de clandestinit&#233; qui s'installe. J'ai bien peur qu'&#224; force de vouloir tout savoir, on finisse par ne plus savoir quoi que ce soit. Le fait d'&#233;changer avec l'autre ne doit pas r&#233;pondre &#224; une injonction. Cela rel&#232;ve de la responsabilit&#233; et de l'engagement des acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela signifie-t-il que vous remettez en cause la nouvelle place faite aux usagers et &#224; leurs droits ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est n&#233;cessaire de trouver un &#233;quilibre entre la contrainte pass&#233;e qui &#233;tait faite &#224; l'usager de s'adapter &#224; l'institution et la toute-puissance de l'usager que l'on pr&#244;ne aujourd'hui. Il est important de trouver une troisi&#232;me voie. Il n'est pas contestable de revendiquer la qualit&#233; de prise en charge. Mais il faut l'aborder dans une dynamique de confrontation et non dans la logique actuelle qui tend &#224; l'a-conflictualit&#233;. Il n'y a plus de place pour le d&#233;bat et l'&#233;change des id&#233;es..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'appelez-vous &#171; r&#233;injecter de l'humain &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pr&#244;ne pas l'anarchie institutionnelle o&#249; tout le monde ferait ce qu'il voudrait et o&#249; il n'y aurait plus de r&#232;glements. Mais le dispositif r&#233;glementaire qui nous est impos&#233; aujourd'hui dans les institutions nous enferme et ne permet aucune souplesse, aucun espace. Sans compter certains employeurs qui uniformisent toutes les actions que leurs salari&#233;s m&#232;nent. Pour r&#233;injecter de l'humain, il faut renoncer aux proc&#233;dures trop ferm&#233;es et laisser aux acteurs un minimum d'auto prescription. Il est indispensable de sortir d'un mode d'organisation bien trop &#233;triqu&#233; qui ne laisse pas &#224; l'autre la possibilit&#233; de r&#233;fl&#233;chir et pourquoi pas de se tromper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut r&#233;introduire de la diff&#233;rence, r&#233;activer le d&#233;bat d'id&#233;es, r&#233;habiliter la confrontation. Il est n&#233;cessaire de sortir de l'id&#233;ologie r&#233;glementaire, paradoxalement pour &#234;tre au plus pr&#232;s des r&#233;sidents, il faut parfois contourner la loi et les r&#232;glements. S'il y a bien un travail de formalisation &#224; effectuer dans notre secteur qui n'a jamais &#233;t&#233; dans la culture de la trace et de l'&#233;crit, plus on ira du c&#244;t&#233; de la proc&#233;dure, moins on sera dans la dimension humaine du flou, de la confrontation des id&#233;es. Les personnes prises en charge doivent redevenir des &#233;nigmes dont la recherche des cl&#233;s est le moteur de la dynamique d'&#233;quipe. Pour r&#233;injecter de l'humain, il faut que le management cr&#233;e des espaces, des zones de tol&#233;rance et parfois d'incertitude.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Apr&#232;s ses dipl&#244;mes de moniteur-&#233;ducateur, d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et de chef de service, Jean-Michel Abry a suivi le 3&#232;me cycle de management strat&#233;gique &#224; l'Institut fran&#231;ais de gestion de Lyon, institut de r&#233;f&#233;rence des dirigeants de PME&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Action &#233;ducative et &#233;valuation, le risque de normalisation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Action-educative-et-evaluation-le-risque-de-normalisation</link>
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		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>931</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si outre-Atlantique l'&#233;valuation fait partie de la culture du social, dans notre pays elle en est bien &#233;loign&#233;e. Comment expliquer ce d&#233;calage et comment concevoir une &#233;valuation qui soit respectueuse de nos pratiques ? Explications. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qui provoque donc tant de r&#233;ticences chez les professionnels du secteur socio-&#233;ducatif face &#224; l'obligation, faite par la loi, de proc&#233;der &#224; l'&#233;valuation de leurs pratiques ? Apr&#232;s tout, n'est-il pas normal que la collectivit&#233; nationale qui finance leurs prestations (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_717 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/humain-jiho.png' width=&#034;817&#034; height=&#034;319&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si outre-Atlantique l'&#233;valuation fait partie de la culture du social, dans notre pays elle en est bien &#233;loign&#233;e. Comment expliquer ce d&#233;calage et comment concevoir une &#233;valuation qui soit respectueuse de nos pratiques ? Explications.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce qui provoque donc tant de r&#233;ticences chez les professionnels du secteur socio-&#233;ducatif face &#224; l'obligation, faite par la loi, de proc&#233;der &#224; l'&#233;valuation de leurs pratiques ? Apr&#232;s tout, n'est-il pas normal que la collectivit&#233; nationale qui finance leurs prestations puisse v&#233;rifier si son investissement a port&#233; ses fruits ? Pourquoi cette d&#233;marche serait-elle possible partout ailleurs, sauf dans le domaine du social ? Est-il si difficile de mesurer les effets d'une action engag&#233;e ? En quoi cela est-il si dangereux ? N'y a-t-il pas l&#224; les manifestations d'une forme d'inertie, voire d'une r&#233;sistance face au changement, de la part de professionnels englu&#233;s dans une routine qu'ils ne veulent pas remettre en cause ? Qu'est-ce que cela dissimule ? Pourquoi tant de crainte &#224; rendre transparentes leurs interventions ? Ont-ils quelque chose &#224; cacher ? Peut-&#234;tre pensent-ils que l'on va constater leur manque d'efficacit&#233;, que l'on va conclure &#224; un d&#233;ficit de leur utilit&#233; sociale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces questions, et bien d'autres, s'encha&#238;nent les unes apr&#232;s les autres, comme autant de cons&#233;quences d'une &#233;nigme que nous laissons trop souvent planer, sans chercher &#224; la r&#233;soudre face &#224; nos d&#233;tracteurs. Les argumentaires existent et commencent &#224; &#234;tre publi&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Comme Le travail social mis &#224; mal. Le risque totalitaire, Romuald Avet, (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais n'est-il pas d&#233;j&#224; trop tard ? Sommes-nous r&#233;duits &#224; des actes de r&#233;sistance passive ou pouvons-nous encore essayer de faire comprendre l'originalit&#233; de notre d&#233;marche et l'int&#233;grer &#224; celles des &#233;valuateurs ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une autre culture&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels des autres pays sont toujours &#233;tonn&#233;s par l'hostilit&#233; que nous manifestons &#224; l'&#233;gard des proc&#233;dures d'&#233;valuation, eux qui les ont int&#233;gr&#233;es depuis longtemps d&#233;j&#224;. Ainsi du continent nord-am&#233;ricain qui fonctionne depuis longtemps d&#233;j&#224; sur le principe des &#171; programmes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir l'ouvrage de G&#233;rald Boutin et Paul Durning, Enfants maltrait&#233;s ou en (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette m&#233;thodologie d&#233;taille l'intervention socio-&#233;ducative d'une fa&#231;on tr&#232;s pr&#233;cise, en formalisant d'une fa&#231;on anticip&#233;e et prescriptive l'action &#224; mettre en &#339;uvre. Il arrive souvent que soient &#233;labor&#233;s des manuels d'instructions finalis&#233;es et planifi&#233;es, proposant pour chaque situation des r&#233;ponses et des proc&#233;dures pr&#233;d&#233;termin&#233;es. Il est &#224; noter toutefois que ces protocoles ne sont pas fig&#233;s : ils peuvent &#234;tre revus r&#233;guli&#232;rement en fonction du retour qui est fait par les praticiens de terrain sur ce que cela produit concr&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle approche pr&#233;sente un certain nombre d'avantages : d'abord, le confort de l'intervenant qui trouve pour chaque probl&#232;me une solution r&#233;pertori&#233;e qu'il n'a qu'&#224; appliquer. Termin&#233;e l'angoisse du gardien de but au moment du penalty. Il ne se trouve plus seul &#224; essayer d'imaginer une piste de travail. Celle-ci a &#233;t&#233; pens&#233;e et conceptualis&#233;e &#224; froid, &#224; la suite d'un travail de r&#233;flexion collectif sur l'ensemble des possibles, pouvant impliquer des chercheurs, des th&#233;oriciens, des cadres et des professionnels de terrain. Second avantage, la transparence de l'action engag&#233;e qui sort de son obscurit&#233; et devient par l&#224; m&#234;me d'autant mieux &#233;valuable. Les tiers (qu'ils soient financeurs, institutionnels, hi&#233;rarchiques ou judiciaires) peuvent se rendre compte de ce qui a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Risques de standardisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quant aux inconv&#233;nients, ils sautent aux yeux du lecteur fran&#231;ais, peu coutumier de telles pratiques. Il y a d'abord une immense perte d'autonomie et de cr&#233;ativit&#233; pour l'intervenant. Ce syst&#232;me implique l'instauration d'une division du travail entre les concepteurs des programmes et les personnels charg&#233;s de les appliquer. Le professionnel en contact avec les usagers risque de ne plus &#234;tre qu'un simple ex&#233;cutant, sans grande marge de man&#339;uvre. Ce qui explique que souvent, dans les faits, il dispose d'une certaine latitude lui permettant plus de s'inspirer de ces programmes que de les suivre &#224; la lettre, comme on le ferait avec un manuel de montage d'un meuble Ikea !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre inconv&#233;nient majeur, c'est bien le risque de formatage et de normalisation. Quand le professionnel est confront&#233; &#224; une situation donn&#233;e, il lui faut &#224; la fois se r&#233;f&#233;rer &#224; ses rep&#232;res th&#233;oriques et m&#233;thodologiques et &#224; la fois savoir s'en d&#233;tacher, s'inspirer de ce qu'il sait des m&#233;canismes du fonctionnement psychique humain et se laisser aller au risque d'une rencontre qui ne peut qu'&#234;tre unique, s'appuyer sur les repr&#233;sentations qu'il a de ce qu'il observe et comprend de la situation tout en prenant garde de ne pas s'y laisser enfermer (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Reinjecter-de-l-humain-pour-redonner-de-la-vie-aux-institutions' class='spip_in'&gt;lire le point de vue de Jean-Michel Abry, directeur de MAS&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette ind&#233;termination, cette ins&#233;curit&#233; dans la relation &#224; l'autre et cette impossibilit&#233; &#224; ma&#238;triser ni le cours, ni les r&#233;sultats de la relation qui fait la richesse de nos professions. Quels qu'ils soient, aucun protocole, ni aucun mod&#232;le reproductible, aucun programme g&#233;n&#233;ralisable ni aucune projection ne peuvent pr&#233;voir la complexit&#233; des processus qui se mettent en &#339;uvre. En tentant de les y enfermer, on risque surtout de r&#233;duire l'ampleur et la profondeur de la relation qui s'engage.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le refus de la planification&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre propre fa&#231;on d'agir est aux antipodes de ces &#171; programmes &#187;. Nous construisons notre intervention au fur et &#224; mesure qu'elle se d&#233;roule, n'h&#233;sitant pas &#224; changer de registre en fonction de ce que notre action provoque. Les cadres th&#233;oriques et choix strat&#233;giques peuvent &#233;voluer, selon les circonstances. Loin de pr&#233;voir &#224; l'avance le d&#233;roulement de l'accompagnement, il nous faut innover et trouver &#224; chaque instant le chemin &#224; emprunter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve l&#224; l'all&#233;gorie utilis&#233;e par Michel Aut&#232;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Les paradoxes du travail social, Michel Aut&#232;s, &#233;d. Dunod, 1999' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, quand il compare nos professions &#224; l'art de M&#233;tis, la premi&#232;re &#233;pouse de Zeus. C'est Cristina de Robertis, alors directrice d'un institut de travail social, qui en avait fait le r&#233;cit &#224; la tribune d'un congr&#232;s de l'ANAS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Travail social, le grand chambardement ? Journ&#233;es d'&#233;tude de l'ANAS, Angers, (...)' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette d&#233;esse de la mythologie grecque d&#233;ploie son habilet&#233; dans sept directions que l'on peut comparer &#224; ce qui se joue dans le travail social : la force et la capacit&#233; de r&#233;sistance du faible ; le choix du bon moment ; la capacit&#233; &#224; conduire dans un environnement dangereux ; l'art du n&#233;gociateur : &#234;tre partout, tout en restant insaisissable ; l'habilet&#233; qui permet de jouer des tours en faisant preuve d'innovation ; l'art de faire des liens, ce qui permet de favoriser les articulations, de mettre en relation, d'utiliser les r&#233;seaux ; et enfin, l'art du forgeron, celui qui cr&#233;e des outils, qui sait plier le fer et lui donner forme par le feu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une repr&#233;sentation al&#233;atoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors que l'on situe le travail social dans le domaine de l'intelligence pratique, de la ruse et des chemins de traverse, se pose le probl&#232;me de la transparence de son action et de sa repr&#233;sentation potentielle aupr&#232;s d'un tiers. Si l'intervenant doit d&#233;ployer l'art de l'improvisation et de l'action instinctive, au gr&#233; de son inspiration et de son exp&#233;rience pass&#233;e, il va devoir laisser libre cours &#224; son savoir-faire et tisser une relation duelle qui n'est pas sans rappeler la qualit&#233; de ce qui se passe dans une psychoth&#233;rapie analytique. On retrouve l&#224; l'influence de la psychanalyse sur le travail social dans notre pays, avec sa forme ch&#232;re aux assistants sociaux : le case-work&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Case-work (&#233;tude de cas) : technique d'aide visant &#224; faire prendre conscience (...)' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, la professionnalit&#233; de l'intervenant requiert des connaissances en sciences humaines, des m&#233;thodologies &#233;prouv&#233;es, une capacit&#233; &#224; l'introspection lui permettant une prise de distance avec ses a priori et ses sch&#233;mas mentaux, une &#233;thique etc. tout cela &#233;tant attest&#233; par la possession d'un dipl&#244;me d'Etat. Mais, en situation d'intervention, il n'est plus temps de consulter ses manuels. Il faut agir avec discernement et habilet&#233; et choisir parmi l'ensemble des pistes d'intervention possibles et des hypoth&#232;ses de travail celle que l'on va privil&#233;gier en fonction de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cette grande autonomie constitue un immense avantage, la responsabilit&#233; qui p&#232;se alors sur le professionnel est &#224; la mesure des risques de se fourvoyer sur la mauvaise voie. C'est pourquoi, m&#234;me s'il opte pour la rencontre singuli&#232;re de deux sujets, l'un se positionnant dans l'accompagnement, l'autre dans la demande d'aide, ce type d'intervention n'en implique pas moins, lui aussi, un minimum de r&#233;flexion collective, permettant de penser les strat&#233;gies &#224; mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle &#233;valuation ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le travailleur social b&#233;n&#233;ficie d'abord des &#233;changes au sein de son &#233;quipe ou avec ses partenaires (dans la limite du secret professionnel partag&#233;), les professionnels intervenant aupr&#232;s des m&#234;mes usagers &#233;tant plac&#233;s devant la n&#233;cessit&#233; d'articuler et de coordonner leur action respective, ne serait-ce que pour leur donner un minimum de coh&#233;rence et de coh&#233;sion. Il peut aussi profiter des &#233;clairages des psychologues et des psychiatres, assurant lors des r&#233;unions la place de tiers venant interroger les &#233;vidences, les routines et les implications psychiques des positions des uns et des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'encadrement et la hi&#233;rarchie, de leur c&#244;t&#233;, jouent un r&#244;le de conseil, mais aussi de validation institutionnelle (le professionnel n'agissant pas de sa propre initiative, mais &#233;tant mandat&#233; pour le faire). On n'oubliera pas les supervisions individuelles, les groupes d'&#233;tude de cas ou d'analyse de la pratique etc. mis en place de plus en plus fr&#233;quemment au sein des services et &#233;tablissements. Mais on reste l&#224; encore dans un &#171; entre soi &#187; qui ne fait gu&#232;re avancer cette visibilit&#233; exig&#233;e par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous voil&#224; pourtant au pied du mur, contraints de nous soumettre &#224; ces proc&#233;dures. Entre les &#171; programmes &#187; pratiqu&#233;s en Am&#233;rique du Nord qui n'appartiennent gu&#232;re &#224; notre culture et l'enfermement dans des positions excluant toute id&#233;e d'&#233;valuation, s'ouvre un espace qui m&#233;rite d'&#234;tre explor&#233;. Mais &#224; quelles conditions peut-on concevoir que nos pratiques soient examin&#233;es sans risquer d'&#234;tre broy&#233;es dans un m&#233;canisme de rationalisation et de normalisation ? Comment rendre compte de ce que nous menons, de sorte que l'action engag&#233;e soit compr&#233;hensible par ceux qui l'observent de l'ext&#233;rieur, tout en gardant notre &#226;me ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vigilance et circonspection&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re dimension rel&#232;ve de notre responsabilit&#233; en tant que corps professionnel. Nous ne pouvons rester passifs quant aux modalit&#233;s qui nous sont propos&#233;es. Nous devons activer notre vigilance face &#224; des m&#233;thodologies qui se contenteraient de comparer, &#224; partir de mod&#232;les standard, les donn&#233;es initiales des situations prises en charge et les r&#233;sultats obtenus. Quels que soient les protocoles utilis&#233;s, c'est tout le processus qui est men&#233; dans la d&#233;marche d'aide qui doit faire l'objet d'une mise en r&#233;flexion, avec ce que cela implique en termes de singularit&#233;, d'opacit&#233;s et d'impond&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est un autre &#233;l&#233;ment tout aussi important, ce sont les techniques de management qui s'imposent de plus en plus au secteur du social. L'&#233;poque o&#249; les directeurs arrivaient &#224; leur poste, apr&#232;s tout un cheminement qui les avait fait conna&#238;tre le m&#233;tier d'&#233;ducateur d'internat, puis de chef de service et de directeur adjoint semble en voie de disparition. Il est loin le temps de ce directeur d&#233;partemental de la PJJ, tombant la veste et la cravate, pour venir faire une soir&#233;e dans un foyer d'adolescents, en remplacement d'un &#233;ducateur tomb&#233; malade !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tel pour la nouvelle g&#233;n&#233;ration de responsables qui appara&#238;t sur le march&#233; du travail. Elle excelle bien plus dans la gestion de la comptabilit&#233; et des ressources humaines que dans celle des jeunes en difficult&#233;. Certes, elle sait particuli&#232;rement bien jongler avec les conceptions de performance, de rentabilisation ou d'efficacit&#233;. La culture du r&#233;sultat n'a plus de secret pour elle. Rien d'&#233;tonnant &#224; cela : c'est la formation qu'elle a re&#231;ue pendant ses ann&#233;es d'&#233;tude. Ces nouveaux cadres gestionnaires du social frais &#233;moulus des &#233;coles de direction renouvellent la vision du monde que l'on pouvait jusque-l&#224; avoir dans notre secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; savoir le choix qu'elle fera : r&#233;sister ou accompagner le risque d'alignement de la logique des services socio-&#233;ducatifs sur celle des entreprises.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme Le travail social mis &#224; mal. Le risque totalitaire, Romuald Avet, EFEdition, 2007 (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-travail-social-mis-a-mal-Le-risque-totalitaire' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;), ou encore Trop de gestion tue le social. Essai sur une discr&#232;te chalandisation, Michel Chauvi&#232;re, &#233;d. La D&#233;couverte, 2007 (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Trop-de-gestion-tue-le-social' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir l'ouvrage de G&#233;rald Boutin et Paul Durning, Enfants maltrait&#233;s ou en danger. L'apport des pratiques socio-&#233;ducatives, &#233;d. L'Harmattan, 2008 (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Enfants-maltraites-ou-en-danger' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les paradoxes du travail social, Michel Aut&#232;s, &#233;d. Dunod, 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Travail social, le grand chambardement ? Journ&#233;es d'&#233;tude de l'ANAS, Angers, 2003&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Case-work (&#233;tude de cas) : technique d'aide visant &#224; faire prendre conscience &#224; la personne, au moyen d'entretiens, des difficult&#233;s psychologiques qui sous-tendent sa demande&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Action &#233;ducative et &#233;valuation : le risque de normalisation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Action-educative-et-evaluation-le-risque-de-normalisation-9038</link>
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		<dc:date>2009-06-04T09:23:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>931</dc:subject>

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton9038-aca71.png?1694664477' width='106' height='150' /&gt;
		
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	</item>
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		<title>Travail social : nouveaux m&#233;tiers, nouvelles missions</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Travail-social-nouveaux-metiers-nouvelles-missions</link>
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		<dc:subject>Travailleur social</dc:subject>
		<dc:subject>931</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le nombre de personnes en demande d'aide sociale ne cesse de cro&#238;tre depuis quelques ann&#233;es. Que ce soit du fait de l'&#226;ge, d'un handicap, d'une fragilit&#233; quelconque, la population concern&#233;e par le travail social est polymorphe. L'action sociale s'est &#233;largie pour aller parfois aux confins du m&#233;dical. La prise en compte d'une nouvelle approche, non par l'isolement ou l'&#233;loignement de la personne &#224; risque mais par un travail de proximit&#233;, cr&#233;e de nouvelles pratiques et de nouveaux m&#233;tiers. Les comp&#233;tences et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travailleur-social" rel="tag"&gt;Travailleur social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-931-" rel="tag"&gt;931&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton2906-d5a99.jpg?1694664477' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le nombre de personnes en demande d'aide sociale ne cesse de cro&#238;tre depuis quelques ann&#233;es. Que ce soit du fait de l'&#226;ge, d'un handicap, d'une fragilit&#233; quelconque, la population concern&#233;e par le travail social est polymorphe. L'action sociale s'est &#233;largie pour aller parfois aux confins du m&#233;dical. La prise en compte d'une nouvelle approche, non par l'isolement ou l'&#233;loignement de la personne &#224; risque mais par un travail de proximit&#233;, cr&#233;e de nouvelles pratiques et de nouveaux m&#233;tiers. Les comp&#233;tences et les formations &#233;voluent &#233;galement pour co&#239;ncider avec une r&#233;alit&#233; en mouvance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage pr&#233;sente vingt-six fiches m&#233;tiers, de l'agent de d&#233;veloppement local aux techniciens de l'intervention sociale et familiale en passant par le d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la tutelle et le chef de service &#233;ducatif. Un panorama quasi exhaustif des professions de l'action sociale aujourd'hui qui permet de mesurer toutes les avanc&#233;es. Des m&#233;tiers traditionnels aux nouvelles professions, c'est l'ensemble des populations prises en charge qui est travers&#233;. Tout y passe, la validation des acquis de l'exp&#233;rience, les qualifications, les r&#233;mun&#233;rations, les centres de formations, les textes l&#233;gislatifs. De sa pratique d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, l'auteure t&#233;moigne d'une r&#233;elle connaissance du secteur mais &#233;galement des politiques d'action sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrage qui fait r&#233;f&#233;rence en la mati&#232;re, bien n&#233;cessaire dans les mutations actuelles. &#171; L'accompagnement &#233;ducatif et social, c'est aussi l'engagement de chacun des professionnels &#224; s'adapter &#224; l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;, &#224; partager son exp&#233;rience, &#233;changer et mettre en questions ses pratiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travail de collecte d'informations, complet, clair et accessible, assorti d'une r&#233;flexion quant aux perspectives et aux n&#233;cessit&#233;s de l'action sociale, qui est tout &#224; fait r&#233;ussi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Champ social, 2009 (104 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Couple conjugal, couple parental : vers de nouveaux mod&#232;les</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Couple-conjugal-couple-parental-vers-de-nouveaux-modeles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Couple-conjugal-couple-parental-vers-de-nouveaux-modeles</guid>
		<dc:date>2009-06-04T05:09:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Couple</dc:subject>
		<dc:subject>931</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le couple et la famille se recherchent &#224; travers de nouveaux mod&#232;les (uniparental, recompos&#233;, homoparental&#8230;). L'ouvrage illustre cette &#233;volution, en s'appuyant sur les nombreuses &#233;tudes qui se sont multipli&#233;es, depuis une trentaine d'ann&#233;es. Du c&#244;t&#233; du couple, tout d'abord, dont le mode de fonctionnement a &#233;volu&#233; sans pour autant changer profond&#233;ment. &#192; la typologie traditionnelle survalorisant la femme dans son r&#244;le de gardienne des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et l'homme dans la dimension de pourvoyeur de ressources, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Couple" rel="tag"&gt;Couple&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-931-" rel="tag"&gt;931&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton2903-c706f.jpg?1694613752' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le couple et la famille se recherchent &#224; travers de nouveaux mod&#232;les (uniparental, recompos&#233;, homoparental&#8230;). L'ouvrage illustre cette &#233;volution, en s'appuyant sur les nombreuses &#233;tudes qui se sont multipli&#233;es, depuis une trentaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du couple, tout d'abord, dont le mode de fonctionnement a &#233;volu&#233; sans pour autant changer profond&#233;ment. &#192; la typologie traditionnelle survalorisant la femme dans son r&#244;le de gardienne des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et l'homme dans la dimension de pourvoyeur de ressources, a succ&#233;d&#233; une vision d&#233;mocratique tendant &#224; moins figer chaque partenaire dans une fonction particuli&#232;re. Mais m&#234;me si les femmes sont entr&#233;es massivement sur le march&#233; du travail, les hommes ne se sont pas forc&#233;ment investis proportionnellement autant dans la gestion du quotidien. L'&#233;quit&#233; entre les genres privil&#233;gie certes la pr&#233;valence des objectifs individuels sur les projets familiaux, mais leur construction reste encore bien prisonni&#232;re des repr&#233;sentations d'un homme qui se doit d'&#234;tre fort et puissant et d'une femme devant tout autant &#234;tre fragile et d&#233;pendante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, peut-&#234;tre, du c&#244;t&#233; de la famille que ces r&#244;les respectifs ont le plus chang&#233;. Certains comportements &#224; l'&#233;gard des enfants restent encore l'apanage des m&#232;res, comme les soins nourriciers, et d'autres attitudes collent aux p&#232;res, tels les jeux. Mais, la relation forte du p&#232;re avec l'enfant dans les premi&#232;res ann&#233;es de sa vie a enfin &#233;t&#233; reconnue comme une figure de s&#233;curit&#233; favorisant ses d&#233;veloppements affectifs et cognitifs. Et l'on constate chaque jour l'investissement du registre de l'autorit&#233; par les femmes et celui de la tendresse par les hommes. En fait, les r&#244;les parentaux qui ne se recouvraient pas autrefois, s'inscrivent aujourd'hui dans un continuum o&#249; ce qui compte est bien plus la compl&#233;mentarit&#233; que la recherche d'un partage &#233;galitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette coparentalit&#233; s'affirme notamment au moment de la s&#233;paration, la norme voulant que chacun r&#233;ussisse &#224; distinguer entre le conflit du couple et les questions d'&#233;ducation des enfants. Les premiers travaux sur le divorce avaient surtout mis l'accent sur ses cons&#233;quences pathologiques. Ce qui &#233;tait per&#231;u autrefois, avant tout, comme un &#233;v&#233;nement d&#233;viant, perturbant et anormal est dor&#233;navant consid&#233;r&#233; comme une transition, une &#233;tape de la vie. On sait comment la vie du couple peut perdurer, une corr&#233;lation ayant pu &#234;tre &#233;tablie avec les habilet&#233;s de communication : capacit&#233;s &#224; &#233;mettre des messages clairs et &#224; saisir fid&#232;lement ceux &#233;mis par le conjoint. Mais, on conna&#238;t tout autant les conditions pour bien r&#233;ussir un divorce : achever le processus de s&#233;paration &#233;motionnelle, maintenir le bien-&#234;tre des enfants et &#233;tablir une attitude positive et saine tant par rapport &#224; son ancien conjoint, que par rapport &#224; la p&#233;riode d'union ant&#233;rieure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2007 (302 p. ; 28 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le dialogue familial : un id&#233;al pr&#233;caire</title>
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		<dc:subject>Couple</dc:subject>
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&lt;p&gt;Dans un style pr&#233;cis et lumineux, G&#233;rard Neyrand nous dresse ici un tableau d&#233;taill&#233; de la famille contemporaine. Le couple, commence-t-il par nous expliquer, a constitu&#233; pendant longtemps le cha&#238;non manquant entre deux lignages. Sa fonction moderne a diam&#233;tralement &#233;volu&#233; : elle s'est transform&#233;e en une articulation qui organise les rapports entre deux individualit&#233;s autonomis&#233;es. Mais l'&#233;mergence de ce couple &#224; double carri&#232;re professionnelle, &#233;galitariste et autor&#233;gul&#233;e ne peut que confronter chacun de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton2904-9996d.jpg?1694613752' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un style pr&#233;cis et lumineux, G&#233;rard Neyrand nous dresse ici un tableau d&#233;taill&#233; de la famille contemporaine. Le couple, commence-t-il par nous expliquer, a constitu&#233; pendant longtemps le cha&#238;non manquant entre deux lignages. Sa fonction moderne a diam&#233;tralement &#233;volu&#233; : elle s'est transform&#233;e en une articulation qui organise les rapports entre deux individualit&#233;s autonomis&#233;es. Mais l'&#233;mergence de ce couple &#224; double carri&#232;re professionnelle, &#233;galitariste et autor&#233;gul&#233;e ne peut que confronter chacun de ses membres &#224; une &#233;preuve narcissique qui peut s'av&#233;rer insupportable et provoquer la vuln&#233;rabilit&#233; et la pr&#233;carisation de la relation. C'est que la r&#233;alisation de soi &#233;tant devenue un objectif social g&#233;n&#233;ralis&#233;, le couple est convoqu&#233; dans sa capacit&#233; &#224; incarner pour chacun la base s&#233;curisante de son affirmation personnelle. Il s'agit de rester libre&#8230; ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, cette r&#233;f&#233;rence ne s'est pas m&#233;caniquement substitu&#233;e aux autres. Elles se sont m&#234;me superpos&#233;es et s&#233;diment&#233;es les unes &#224; c&#244;t&#233; des autres. On retrouve encore le prototype th&#233;ocratique qui remonte &#224; la conception d'un homme et d'un p&#232;re tenant leur autorit&#233; sur leur femme et leurs enfants de la puissance divine (l'autorit&#233; parentale n'a remplac&#233; la puissance paternelle dans notre pays qu'en 1970). Comme il est encore fr&#233;quent d'essentialiser et de naturaliser les r&#244;les attribu&#233;s aux p&#232;re et m&#232;re. Alors que la paternit&#233; et la maternit&#233; constituent un processus psychique dynamique qui rel&#232;ve du culturel et non de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains s'attachent pourtant encore &#224; cette d&#233;finition traditionnelle des r&#244;les : c'est une mani&#232;re de freiner l'effritement de la supr&#233;matie de la virilit&#233; sur la sensibilit&#233; et de la force physique sur l'affectif. La crise de la masculinit&#233; provient en partie de cette multiplication des fa&#231;ons de &#8220;faire famille&#8221;. La pr&#233;valence de la dyade m&#232;re/enfant a c&#233;d&#233; le pas sur la prise de conscience de l'importance, d&#232;s la naissance, de la triade incluant le p&#232;re. S&#233;parer l'enfant d'une de ses principales figures d'attachement appara&#238;t inad&#233;quat au regard de son int&#233;r&#234;t. Certains choisissent d'indiff&#233;rencier les r&#244;les parentaux. D'autres font le choix de les inverser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus souvent, chacun s'attache &#224; adopter une place asym&#233;trique, sans que le lien entre les pratiques et le sexe puisse s'&#233;tablir. Cette diversification semble in&#233;luctable tant la fonctionnalisation des r&#244;les parentaux entre en contradiction avec le mod&#232;le la&#239;que et d&#233;mocratique de r&#233;gulation des relations priv&#233;es : c'est dor&#233;navant le consentement &#224; l'acte qui est le crit&#232;re majeur de la partition entre le permis et l'interdit. Le dialogue est devenu une condition d'existence tant pour un couple que pour une famille se construisant dans une logique d'&#233;galisation de chacun propuls&#233; en tant que sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2009 (222 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Formations en travail social : fili&#232;res et recrutement</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Formations-en-travail-social-filieres-et-recrutement</link>
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&lt;p&gt;Une &#233;tude francilienne confirme les besoins imm&#233;diats en formation d'un secteur en pleine mutation. Mais il appara&#238;t que la fonction d'accueil devient plus difficile, et que le profil des structures est en &#233;volution &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos secteurs sont en mutation : massification de la pr&#233;carit&#233;, diversification des publics accueillis, urgences sociales d&#233;passant la simple mise &#224; l'abri&#8230; Sur les seuls points du logement et de l'h&#233;bergement, le plan d'action renforc&#233; en faveur des personnes sans abri (Parsa, janvier 2007) (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;tude francilienne confirme les besoins imm&#233;diats en formation d'un secteur en pleine mutation. Mais il appara&#238;t que la fonction d'accueil devient plus difficile, et que le profil des structures est en &#233;volution&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nos secteurs sont en mutation : massification de la pr&#233;carit&#233;, diversification des publics accueillis, urgences sociales d&#233;passant la simple mise &#224; l'abri&#8230; Sur les seuls points du logement et de l'h&#233;bergement, le plan d'action renforc&#233; en faveur des personnes sans abri (Parsa, janvier 2007) introduit la stabilisation comme passerelle entre urgence sociale et insertion, consacrant en principe la continuit&#233; dans la prise en charge des personnes sans abri. De m&#234;me, la loi Dalo (5 mars 2007) consacrant l'opposabilit&#233; est virtuellement apte &#224; changer la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles r&#233;percussions sur les formations ? Intitul&#233; La professionnalisation des personnels des &#233;tablissements pour adultes et familles en difficult&#233; sociale en Ile-de-France, un rapport de l'Observatoire prospectif des m&#233;tiers et des qualifications et d'&lt;a href=&#034;http://www.unifaf.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Unifaf&lt;/a&gt; d&#233;plore &#171; une connaissance insuffisante des &#233;quipes des structures d'h&#233;bergement et des dispositifs d'insertion par le logement. &#187; En 2008, une conf&#233;rence sur l'h&#233;bergement avait d&#233;j&#224; soulign&#233; la n&#233;cessit&#233; d'&#171; engager une r&#233;flexion sur les formations des personnels dans les structures d'h&#233;bergement, et l'accompagnement au changement de pratiques du fait du Parsa &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;37 % des &#233;tablissements signalent des difficult&#233;s &#224; recruter&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mot-valise, l'accueil concerne la r&#233;insertion sociale, l'h&#233;bergement provisoire, la demande d'asile, l'aide sociale, et bien d'autres dispositifs compl&#233;mentaires : restauration collective, accompagnement social ambulatoire, prestations relatives au logement ou &#224; l'emploi, domiciliation&#8230; Avec pr&#232;s de 18 000 places d'accueil d'urgence, de stabilisation et d'insertion dans environ 400 &#233;tablissements &#8211; dont le statut est majoritairement associatif &#8211;, l'Ile-de-France repr&#233;sente plus du quart du dispositif national d'h&#233;bergement&#8230; et 17 % de l'emploi national du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le march&#233; du travail y est plus tendu qu'ailleurs (turn over fr&#233;quent, difficult&#233;s de recrutement&#8230;) ; en outre, 14 % des salari&#233;s du secteur h&#233;bergement ont aujourd'hui atteint 55 ans ; 8 % des salari&#233;s en CDI de ce m&#234;me secteur ont d&#233;missionn&#233; de leur poste au cours de l'ann&#233;e 2006 ; qui plus est, 37 % des &#233;tablissements signalent des difficult&#233;s &#224; recruter. Et selon l'&#233;tude, &#171; l'impact de la massification de la pr&#233;carit&#233; sur les m&#233;tiers du secteur est peu document&#233; et analys&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, les comp&#233;tences &#233;voluent : la fonction ressources humaines se d&#233;veloppe, l'accompagnement des personnes et des familles aussi, avec les nouvelles r&#232;gles du Parsa et du Dalo. Mais la fonction d'accueil reste fragile : &#171; Les salari&#233;s occupant ces emplois sont dans un face-&#224;-face avec les personnes accueillies, situation &#224; laquelle, dans la plupart des cas, aucune formation sp&#233;cifique ne les a pr&#233;par&#233;s. &#187;. Autre tendance, les &#171; fonctions supports &#187; (administration, comptabilit&#233;, gestion, entretien, restauration&#8230;) se sont restructur&#233;es, ont &#233;t&#233; parfois externalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quid encore de la formation ? Si le quart des formations sont qualifiantes, les auteurs notent que beaucoup d'entre elles concernent les dipl&#244;mes d'&#201;tat d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et de moniteur-&#233;ducateur, de m&#234;me que le Caferuis, souvent via la validation des acquis de l'exp&#233;rience (VAE). Globalement, les formations les plus nombreuses sont centr&#233;es sur l'accompagnement des personnes accueillies et la pratique professionnelle. Mais les besoins sont l&#224; : on recherche aujourd'hui des conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale, des &#233;ducateurs de jeunes enfants, des moniteurs-&#233;ducateurs&#8230; Et actuellement, plus de la moiti&#233; des 4000 professionnels franciliens travaillent en centres d'h&#233;bergement et de r&#233;adaptation sociale (CHRS).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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