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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; Nous demandons que ces interpellations ne se passent pas au sein des structures &#187;</title>
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&lt;p&gt;Entretien avec Nicole Maestracci, pr&#233;sidente de la f&#233;d&#233;ration nationale des associations des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars) &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous encouragez les structures d'h&#233;bergement &#224; communiquer sur les interventions polici&#232;res qu'elles peuvent subir, pourquoi ont-elles du mal &#224; en parler ? Les associations ont une grande r&#233;ticence &#224; communiquer, car elles craignent que cela n'ait des cons&#233;quences pour les personnes accueillies comme pour elles-m&#234;mes. La plupart sont en effet (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Nicole Maestracci, pr&#233;sidente de la f&#233;d&#233;ration nationale des associations des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous encouragez les structures d'h&#233;bergement &#224; communiquer sur les interventions polici&#232;res qu'elles peuvent subir, pourquoi ont-elles du mal &#224; en parler ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations ont une grande r&#233;ticence &#224; communiquer, car elles craignent que cela n'ait des cons&#233;quences pour les personnes accueillies comme pour elles-m&#234;mes. La plupart sont en effet essentiellement financ&#233;es par l'Etat et elles veulent garder de bonnes relations avec leurs autorit&#233;s de tutelle. Par ailleurs, leur travail quotidien n'est pas toujours jug&#233; suffisamment spectaculaire par les m&#233;dias, elles n'ont donc pas l'habitude de la m&#233;diatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ont-elles peur de perdre leurs financements ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inqui&#233;tude essentielle n'est pas l&#224; : nos centres sont pleins et nous savons que les pouvoirs publics ont besoin de nous. Mais prenons l'exemple des centres d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada). Ils n'ont, en principe, pas le droit de garder un demandeur d'asile dont la demande a &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;e au-del&#224; d'un mois apr&#232;s la d&#233;cision de l'office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (Ofpra). S'ils le font, ils peuvent &#234;tre press&#233;s par la pr&#233;fecture qui les menace de cesser de les payer. Or, les solutions d'h&#233;bergement &#224; la sortie des Cada sont tr&#232;s restreintes. Les familles sont orient&#233;es vers les centres d'h&#233;bergement d'urgence ou les h&#244;tels sociaux via le 115 &#224; Paris, mais il faut du temps pour trouver une solution. Les travailleurs sociaux ne veulent pas forc&#233;ment garder &#224; tout prix ces personnes, simplement ils sont face &#224; des situations de d&#233;tresse. Ils consid&#232;rent, &#224; juste titre, que leur mission est d'y r&#233;pondre. Leur impression actuelle est que cette mission n'est plus reconnue, qu'ils font l'objet d'une suspicion constante. C'est, d'ailleurs, au nom de cette suspicion que certains b&#233;n&#233;voles et travailleurs sociaux ont &#233;t&#233; interpell&#233;s et mis en garde &#224; vue pour aide au s&#233;jour irr&#233;gulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travailleur social n'est-il pas entre deux l&#233;galit&#233;s : celle de l'accueil inconditionnel et celle de l'interpellation d'une personne en situation irr&#233;guli&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#234;tre tr&#232;s clair sur ces interpellations. La loi existe : soit les personnes sont interpell&#233;es dans le cadre d'une commission rogatoire parce qu'un juge d'instruction est saisi d'une information, soit elles sont interpell&#233;es dans le cadre de ce que nous appelons la flagrance qui autorise les services de police &#224; interpeller quiconque, y compris dans les parties communes des centres d'h&#233;bergement, lorsqu'un d&#233;lit vient d'&#234;tre commis. Il faut ici distinguer deux situations : celle ou il existe une autre infraction que le d&#233;lit de s&#233;jour irr&#233;gulier &#8211; trafic ou braquage par exemple - il est alors normal que la personne soit interpell&#233;e, &#233;trang&#232;re ou pas. Il ne faut donc pas faire de confusion. Nous ne voulons pas que les centres deviennent des lieux de non droit. En revanche, dans la deuxi&#232;me situation, lorsqu'il s'agit exclusivement d'un probl&#232;me de s&#233;jour irr&#233;gulier, nous demandons que ces interpellations ne se passent pas au sein des structures. Il faut que nous puissions y travailler en paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que ces interpellations ne vont pas pousser les centres &#224; plus de frilosit&#233; quant &#224; l'accueil des personnes sans papiers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations sont claires sur le fait qu'elles doivent accueillir toute personne de mani&#232;re inconditionnelle. Toutefois, il est vrai que les personnes sans papiers sont plut&#244;t h&#233;berg&#233;es dans des centres d'accueil d'urgence. Il existe une sorte de d&#233;sesp&#233;rance des travailleurs sociaux des centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) parce que, sans perspective de r&#233;gularisation, il est tr&#232;s difficile d'accompagner ces personnes. Il peut donc y avoir un &#233;cart entre les principes et la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que demande la Fnars face aux interpellations actuelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voulons le respect de la mission d'accueil inconditionnel des personnes en d&#233;tresse &#8211; quelle que soit leur situation administrative &#8211; qui nous a &#233;t&#233; confi&#233;e par la loi. Ce respect implique d'une part d'&#233;viter les interpellations au sein des centres, et, d'autre part, de ne pas poursuivre pour aide au s&#233;jour irr&#233;gulier des professionnels ou b&#233;n&#233;voles qui accompagnent ces personnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Emma&#252;s : histoire d'une intervention polici&#232;re</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Emmaus-histoire-d-une-intervention-policiere</link>
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&lt;p&gt;La communaut&#233; Emma&#252;s de Marseille a &#233;t&#233; perquisitionn&#233;e par la police, son responsable plac&#233; en garde &#224; vue et l'assistante sociale interrog&#233;e. R&#233;cit d'un face &#224; face douloureux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 16 f&#233;vrier 2009, lors d'un simple contr&#244;le d'identit&#233;, la police de Marseille interpelle une personne sans titre de s&#233;jour. L'homme indique son lieu d'h&#233;bergement : une communaut&#233; Emma&#252;s. La police l'y accompagne, perquisitionne sa chambre et demande &#224; l'assistante sociale, L&#230;titia Galanakis, de leur d&#233;livrer le dossier de cette (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La communaut&#233; Emma&#252;s de Marseille a &#233;t&#233; perquisitionn&#233;e par la police, son responsable plac&#233; en garde &#224; vue et l'assistante sociale interrog&#233;e. R&#233;cit d'un face &#224; face douloureux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 16 f&#233;vrier 2009, lors d'un simple contr&#244;le d'identit&#233;, la police de Marseille interpelle une personne sans titre de s&#233;jour. L'homme indique son lieu d'h&#233;bergement : une communaut&#233; Emma&#252;s. La police l'y accompagne, perquisitionne sa chambre et demande &#224; l'assistante sociale, L&#230;titia Galanakis, de leur d&#233;livrer le dossier de cette personne. Devant ses protestations, la police lui indique que la perquisition est demand&#233;e par le procureur de la R&#233;publique et qu'elle est somm&#233;e de s'ex&#233;cuter. Elle donne alors le dossier et appelle imm&#233;diatement le responsable de la structure, Kamel Fassatoui. Le lendemain, ce dernier est convoqu&#233; pour quelques questions, lui explique-t-on, dans les locaux de la police de l'air et des fronti&#232;res, la PAF.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Garde &#224; vue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lorsque je me suis pr&#233;sent&#233; le lendemain, j'ai tout de suite &#233;t&#233; plac&#233; en garde &#224; vue pour aide au s&#233;jour irr&#233;gulier d'une personne &#233;trang&#232;re, raconte Kamel Fassatoui. Je suis rest&#233; au poste de 11heures &#224; 17heures. Ils m'ont d'abord interrog&#233; sur la personne : depuis quand &#233;tait-elle h&#233;berg&#233;e ? Quelles &#233;taient ses activit&#233;s ? &#187; Ensuite, les questions deviennent plus g&#233;n&#233;rales : quels sont les financements d'Emma&#252;s ? Quel est son fonctionnement ? Quels sont vos partenaires ? Est-ce que votre chiffre d'affaires a augment&#233; ou non ? Kamel Fassatoui passe par toute la proc&#233;dure classique de la garde &#224; vue : droit &#224; un seul coup de fil, photo face et profils, prise d'empreintes et mise en cellule. L'interrogatoire se poursuit ensuite. Finalement, ils lui demandent de leur fournir la liste des personnes sans papiers h&#233;berg&#233;es dans la communaut&#233;. Kamel refuse cat&#233;goriquement. &#171; Dans ce cas, on va perquisitionner les lieux en votre pr&#233;sence &#187;, lui r&#233;torquent les policiers.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Perquisition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le responsable de la communaut&#233; est escort&#233; par quatre policiers dans deux voitures. Il a l'interdiction formelle de parler &#224; quiconque : il est toujours en garde &#224; vue. Les policiers se rendent dans le bureau de l'assistante sociale. &#171; Deux sont entr&#233;s dans mon bureau, deux autres sont rest&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur, derri&#232;re la porte comme si je pouvais m'enfuir. C'est tr&#232;s impressionnant, raconte L&#230;titia Galanakis. Mon responsable &#233;tait l&#224; devant moi mais sans pouvoir prononcer un mot. Ils m'ont alors demand&#233; de donner tous les dossiers des personnes aux noms &#224; consonance &#233;trang&#232;re hors espace Schengen. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prise par surprise, impressionn&#233;e par le dispositif, face &#224; son chef muet, l'assistante sociale n'a pas la pr&#233;sence d'esprit de demander &#224; voir leur mandat. &#171; Ils m'ont simplement dit qu'ils en avaient un et qu'il valait mieux que je collabore. Je me suis un peu oppos&#233;e, leur ai demand&#233; si la proc&#233;dure &#233;tait normale, indiqu&#233;e que j'&#233;tais soumise au secret professionnel, mais ils m'ont r&#233;pondu que je n'avais pas le choix, soit je donnais les dossiers, soit ils mettaient le bazar dans mon bureau. Je me suis ex&#233;cut&#233;e &#187;, t&#233;moigne-t-elle. Elle exige toutefois de retirer les documents m&#233;dicaux. Ils acceptent, seule la partie administrative les int&#233;resse. Elle reconna&#238;t avoir tr&#232;s mal v&#233;cu cette intervention. &#171; Je me suis sentie atteinte dans ma fonction d'assistante sociale. J'ai eu l'impression de faire de la d&#233;lation en quelque sorte. Malgr&#233; l'obligation de secret professionnel, j'ai d&#251; donner des dossiers avec des indications confidentielles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Interrogatoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, elle est interrog&#233;e dans les locaux de la police. &#171; Heureusement, ils ne m'ont pas pos&#233; de questions sur les personnes. J'aurais refus&#233; d'y r&#233;pondre. Ils m'ont interrog&#233; sur mon travail et sur la structure. Les questions sont rest&#233;es tr&#232;s g&#233;n&#233;rales &#187;, raconte-t-elle. Il n'emp&#234;che, elle a l'impression que son travail est remis en cause. Les policiers lui reprochent notamment de ne pas avoir fait des d&#233;marches aupr&#232;s de la pr&#233;fecture pour tenter de faire r&#233;gulariser les compagnons sans papiers. &#171; Je leur ai r&#233;pondu que je n'engageais rien tant que j'&#233;tais certaine d'obtenir un refus. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dossiers sont aujourd'hui l'objet de toutes ses inqui&#233;tudes. Elle pense peut-&#234;tre les cacher, les d&#233;placer, mettre le moins d'&#233;l&#233;ments possibles dedans&#8230; &#171; Mais une photocopie de passeport ou de l'aide m&#233;dicale d'Etat (AME) est tr&#232;s utile si la personne perd ses papiers &#187;, souligne-t-elle. C'est &#233;galement ce fameux passeport qui permet &#224; la PAF d'acc&#233;l&#233;rer la proc&#233;dure d'expulsion du territoire&#8230; Si l'assistante sociale et le responsable de la structure ont &#233;t&#233; marqu&#233;s par cette intervention, elle n'a fait que renforcer leurs convictions : &#171; Servir avant soi qui est moins heureux que soi &#187;, dit le manifeste d'Emma&#252;s. Toutefois, les r&#233;percussions sont bien plus graves sur les compagnons sans papiers : tous sont tr&#232;s angoiss&#233;s. L'un d'eux a fui la communaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'avis du Conseil sup&#233;rieur du travail social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-avis-du-Conseil-superieur-du-travail-social</link>
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		<dc:date>2009-05-28T16:11:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Trois militants b&#233;n&#233;voles d'associations engag&#233;es aupr&#232;s des exil&#233;s du Pas-de-Calais ont &#233;t&#233; interrog&#233;s, le 25 f&#233;vrier, par la Police aux fronti&#232;res (PAF) sur commission rogatoire d'un juge d'instruction. Un jeune adulte a &#233;t&#233; interpell&#233; le 20 f&#233;vrier dans un centre d'accueil d'urgence de l'association Dialogue dans la Dr&#244;me. Les 16 et 17 f&#233;vrier, c'est au tour de la communaut&#233; Emma&#252;s de Marseille d'&#234;tre l'objet d'une op&#233;ration polici&#232;re suite &#224; l'arrestation d'un compagnon sans papiers. Ces faits se sont (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois militants b&#233;n&#233;voles d'associations engag&#233;es aupr&#232;s des exil&#233;s du Pas-de-Calais ont &#233;t&#233; interrog&#233;s, le 25 f&#233;vrier, par la Police aux fronti&#232;res (PAF) sur commission rogatoire d'un juge d'instruction. Un jeune adulte a &#233;t&#233; interpell&#233; le 20 f&#233;vrier dans un centre d'accueil d'urgence de l'association Dialogue dans la Dr&#244;me. Les 16 et 17 f&#233;vrier, c'est au tour de la communaut&#233; Emma&#252;s de Marseille d'&#234;tre l'objet d'une op&#233;ration polici&#232;re suite &#224; l'arrestation d'un compagnon sans papiers. Ces faits se sont multipli&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es, &#224; tel point que le conseil sup&#233;rieur du travail social a rendu un avis le 3 juin 2008 dans lequel il rappelle que &#171; conform&#233;ment &#224; leurs missions, les travailleurs sociaux ont &#224; recevoir [les personnes &#233;trang&#232;res, en situation irr&#233;guli&#232;re ou non], les conseiller, les accompagner ou permettre leur acc&#232;s aux soins. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'avis du conseil, les interventions des policiers dans les structures sociales mais aussi les demandes des magistrats en mati&#232;re de communication de fichier ou dossier nominatif &#171; t&#233;moignent d'une forme de m&#233;connaissance de la finalit&#233; du travail social et portent atteinte &#224; l'exercice de ce dernier. &#187; Il rappelle que, selon la loi, les assistants de service social sont soumis au secret professionnel par leur profession et les autres travailleurs sociaux par leur mission. Le conseil consid&#232;re donc que si les travailleurs sociaux sont tenus de r&#233;pondre aux convocations de la police, ils &#171; doivent garder le silence sur les faits priv&#233;s dont ils ont connaissance &#187; sauf en cas de p&#233;ril pour la personne. &#171; Il n'entre pas dans la mission des travailleurs sociaux de rechercher et de se prononcer sur le s&#233;jour irr&#233;gulier &#187;, indique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il souligne que la loi sur l'immigration du 26 novembre 2003 stipule qu'&#171; une personne qui agit afin de r&#233;pondre &#224; un danger grave ou imminent mena&#231;ant la vie ou l'int&#233;grit&#233; physique de l'&#233;tranger, ne peut &#234;tre condamn&#233;e pour aide au s&#233;jour irr&#233;gulier. &#187; Or, l'acc&#232;s &#224; un h&#233;bergement, par exemple, r&#233;duit les risques d'atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; physique de la personne sans domicile. Le conseil appelle le d&#233;but rapide d'un groupe de r&#233;flexion interminist&#233;riel - Affaires sociales, Justice, Int&#233;rieur - en vue de l'&#233;laboration d'une circulaire visant &#224; s&#233;curiser l'intervention des travailleurs sociaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>&#171; Nous avons un d&#233;ficit de connaissances en droit des &#233;trangers &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Nous-avons-un-deficit-de-connaissances-en-droit-des-etrangers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Nous-avons-un-deficit-de-connaissances-en-droit-des-etrangers</guid>
		<dc:date>2009-05-28T16:10:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>930</dc:subject>

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&lt;p&gt;T&#233;moignage de Boualem Hamadache, assistant social de polyvalence et syndicaliste Sud au conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis &lt;br class='autobr' /&gt;
Les personnes sans titre de s&#233;jour nous demandent conseils et orientations sur leurs possibilit&#233;s de r&#233;gularisation et leurs acc&#232;s aux droits fondamentaux, notamment l'acc&#232;s aux soins par le biais de l'obtention de l'aide m&#233;dicale d'Etat (AME). Nous faisons &#233;galement des demandes d'aides financi&#232;res et de secours alimentaires ponctuels. Ces accompagnements deviennent de plus en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;T&#233;moignage de Boualem Hamadache, assistant social de polyvalence et syndicaliste Sud au conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les personnes sans titre de s&#233;jour nous demandent conseils et orientations sur leurs possibilit&#233;s de r&#233;gularisation et leurs acc&#232;s aux droits fondamentaux, notamment l'acc&#232;s aux soins par le biais de l'obtention de l'aide m&#233;dicale d'Etat (AME). Nous faisons &#233;galement des demandes d'aides financi&#232;res et de secours alimentaires ponctuels. Ces accompagnements deviennent de plus en plus complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principaux organismes, la caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) ou la caisse d'allocations familiales (CAF) par exemple, opposent toujours plus de refus et de restrictions, nous devons tr&#232;s souvent passer par des voies de recours. Par exemple, les prestations familiales aux enfants arriv&#233;s hors du regroupement familial devraient normalement &#234;tre vers&#233;es aux familles selon la jurisprudence nombreuse sur ce th&#232;me ; pourtant la plupart du temps les CAF refusent ces versements. Il faut alors faire des recours amiables voire contentieux pour obtenir gain de cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant l'AME, la demande doit &#234;tre accompagn&#233;e pour qu'elle aboutisse parce que les demandes de documents sont de plus en plus nombreuses. Enfin, une de nos grosses difficult&#233;s est l'acc&#232;s &#224; l'h&#233;bergement de type centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) car la plupart demandent des projets d'insertion et l'absence de titre de s&#233;jour est souvent r&#233;dhibitoire. Face &#224; ces emb&#251;ches, nous, assistants sociaux g&#233;n&#233;ralistes, nous avons un d&#233;ficit de connaissances en droit des &#233;trangers. Il faut en permanence essayer de le combler et actualiser nos acquis. Sinon, la m&#233;connaissance en droit des &#233;trangers conduit souvent &#224; penser que les sans-papiers n'ont aucun droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il faut faire valoir leur acc&#232;s &#224; la sant&#233;, &#224; l'&#233;ducation, &#224; l'h&#233;bergement. Dans ces d&#233;marches de recours, les connaissances en droit, les conseils, la documentation d'une association comme le Gisti aident beaucoup. Tous les assistants sociaux de polyvalence n'ont pas forc&#233;ment le r&#233;flexe d'utiliser ces outils. Je pense que dans les services de polyvalence, les valeurs d&#233;ontologiques d'accueil, de non-discrimination des personnes, de secret professionnel et du respect de la vie priv&#233;e sont des invariants, mais c'est l'absence de formation des professionnels qui nourrie l'id&#233;e que les sans-papiers sont sans droits. De ce fait, il y a sans doute un d&#233;ficit d'accompagnement de ces personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup n'ont pas le r&#233;flexe de faire un recours et de ne pas s'arr&#234;ter au premier refus de la CPAM ou de la CAF. Les derni&#232;res interpellations dans les foyers ou dans un centre S&#233;cu compliquent encore un peu plus les d&#233;marches d'acc&#232;s aux droits. Dans ce contexte, il est extr&#234;mement important de r&#233;affirmer que sans papiers ne veut pas dire sans droit et que renoncer &#224; ces droits entretient un cycle d'injustice et de pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sans-papiers : un accompagnement de plus en plus difficile</title>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>930</dc:subject>

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&lt;p&gt;Interventions polici&#232;res dans les centres d'h&#233;bergement, gardes &#224; vue de travailleurs sociaux et de b&#233;n&#233;voles, arrestations de sans-papiers dans des structures sociales, la lutte contre l'immigration clandestine bouscule les fondamentaux du travail social et questionne les pratiques. Les travailleurs sociaux peuvent se mobiliser et d&#233;noncer ces m&#233;thodes ou courber le dos et&#8230; attendre que cela passe ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est six heures du matin. Paul-Bernard Pruvost, directeur de l'association Dialogue responsable (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Interventions polici&#232;res dans les centres d'h&#233;bergement, gardes &#224; vue de travailleurs sociaux et de b&#233;n&#233;voles, arrestations de sans-papiers dans des structures sociales, la lutte contre l'immigration clandestine bouscule les fondamentaux du travail social et questionne les pratiques. Les travailleurs sociaux peuvent se mobiliser et d&#233;noncer ces m&#233;thodes ou courber le dos et&#8230; attendre que cela passe ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est six heures du matin. Paul-Bernard Pruvost, directeur de l'association Dialogue responsable d'un centre d'accueil d'urgence, d'un CHRS et d'une maison relais &#224; Crest dans la Dr&#244;me, est r&#233;veill&#233; par la sonnerie du t&#233;l&#233;phone. Un gendarme lui explique courtoisement qu'il est mandat&#233; par la pr&#233;fecture afin d'interpeller un de ses h&#233;berg&#233;s pour s&#233;jour irr&#233;gulier. &lt;i&gt;&#171; J'ai alors v&#233;cu un grand moment de solitude &#187;&lt;/i&gt;, raconte Paul-Bernard Pruvost. Il demande au gendarme la possibilit&#233; de le rappeler : &#171; &lt;i&gt; Vous me prenez un peu de court. J'ai bien entendu ce que vous me dites, je vous rappelle sur le num&#233;ro qui s'est affich&#233; mais j'ai besoin de r&#233;fl&#233;chir.&lt;/i&gt; &#187; Le gendarme accepte. Il attend son appel dans les dix minutes.&lt;i&gt; &#171; Nous sommes en face d'une injonction paradoxale : l'Etat nous demande de mettre &#224; l'abri des personnes, c'est notre mission et une commande publique forte ; de l'autre c&#244;t&#233;, une fois les gens &#224; l'abri, on nous demande de les livrer &#224; la police ! Il est &#233;vident que nous ne pouvons pas faire les deux &#187;&lt;/i&gt;, analyse Paul-Bernard Pruvost.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ces quelques minutes de r&#233;flexion, le responsable de la structure tente de trouver seul la r&#233;ponse &#224; ce paradoxe.&lt;i&gt; &#171; Quelle est ma position en tant que professionnel ? Comment je consid&#232;re mon r&#244;le en tant qu'&#234;tre humain ? Que vais-je demander &#224; mes coll&#232;gues ? Comment vont-ils ressentir ma demande ? &#187;&lt;/i&gt;, s'interroge-t-il. Il sait qu'il est dans son droit d'accueillir ; il comprend que les textes de lois permettent &#233;galement cette intervention polici&#232;re. &lt;i&gt;&#171; J'ai demand&#233; &#224; mes coll&#232;gues de se plier &#224; l'autorit&#233; polici&#232;re. Il ne m'appartient pas de me mettre en travers d'elle. Je n'ai pas envie d'exposer mon institution, les usagers, mon &#233;quipe et moi-m&#234;me. On n'est pas l&#224; pour jouer les h&#233;ros &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;cide-t-il. En revanche, il attend un positionnement fort de ses repr&#233;sentants professionnels, en l'occurrence la f&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars), afin d'obtenir de l'Etat que ces lieux d'accueil &#171; soient sanctuaris&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pris en sandwich&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de ce centre r&#233;v&#232;le une contradiction flagrante entre la d&#233;ontologie, le code de l'action sociale et la politique actuelle de lutte contre l'immigration irr&#233;guli&#232;re. Une contradiction qui se retrouve &#224; tous les niveaux de l'accompagnement social des personnes sans papiers. La d&#233;ontologie professionnelle stipule que l'assistant social &#171; met sa fonction &#224; la disposition des personnes, quels que soient leur race, leur couleur, leur sexe, leur situation, leur nationalit&#233;, leur religion, leur opinion politique et quels que soient les sentiments que ces personnes lui inspirent &#187; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Nous-avons-un-deficit-de-connaissances-en-droit-des-etrangers' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de Boualem Hamadache, assistant social au conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis&lt;/a&gt;) ; l'article L111-2 du code de l'action sociale et des familles ouvre droit &#224; toute personne, en situation r&#233;guli&#232;re ou pas, aux &#171; prestations d'aide sociale &#224; l'enfance ; &#224; l'aide sociale en cas d'admission dans un centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale ; &#224; l'aide m&#233;dicale de l'Etat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et des demandeurs d'asile (Ceseda) incrimine, de son c&#244;t&#233;, toute aide &#224; l'entr&#233;e et au s&#233;jour de personne en situation irr&#233;guli&#232;re. Selon Didier Maille, responsable du service social au Comit&#233; m&#233;dical pour les exil&#233;s (Comede), &#171; l'incrimination est tr&#232;s large et ne pr&#233;voit pas de dispense pour le travail social. &#187; Contrairement au droit europ&#233;en qui ne condamne que l'aide r&#233;mun&#233;r&#233;e. Une diff&#233;rence de taille puisque, en droit fran&#231;ais, seule une aide en cas de p&#233;ril imm&#233;diat ne peut &#234;tre poursuivie. &lt;i&gt;&#171; Les textes sont tr&#232;s r&#233;pressifs&lt;/i&gt;, poursuit Didier Maille. &lt;i&gt;Seul le positionnement d&#233;ontologique des travailleurs sociaux et des structures fait aujourd'hui primer l'acc&#232;s au droit sur la r&#233;pression du s&#233;jour irr&#233;gulier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, demain, le choix pourrait &#234;tre autre. &lt;i&gt;&#171; Dans une soci&#233;t&#233; de plus en plus r&#233;pressive, les lois le deviennent aussi et les travailleurs sociaux doivent les suivre, jusqu'o&#249; ? Difficile &#224; dire &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Fran&#231;oise L&#233;glise, pr&#233;sidente de l'association nationale des assistants sociaux (ANAS) (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-avis-du-Conseil-superieur-du-travail-social' class='spip_in'&gt;lire aussi l'avis du CSTS&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;&#171; Si nous basculions dans un Etat de type autoritaire, les travailleurs sociaux pourraient tout &#224; fait invoquer les normes inverses de celles auxquels la plupart se r&#233;f&#232;rent aujourd'hui, en d&#233;cr&#233;tant qu'ils n'accompagnent plus des personnes sans papiers parce que c'est de l'aide au s&#233;jour irr&#233;gulier &#187;,&lt;/i&gt; redoute Didier Maille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, si la majorit&#233; des travailleurs sociaux voient d'abord un &#234;tre humain en difficult&#233; avant un statut administratif, la vague actuelle d'arrestations dans les centres d'h&#233;bergement, de gardes &#224; vue de travailleurs sociaux et b&#233;n&#233;voles venus en aide &#224; des migrants risque-t-elle petit &#224; petit de retourner la situation ou au contraire va-t-elle f&#233;d&#233;rer une mobilisation telle que le travail social en sortira renforc&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un silence en or&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'intervention polici&#232;re dans une communaut&#233; Emma&#252;s de Marseille (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Emmaus-histoire-d-une-intervention-policiere' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;) a fait les manchettes des journaux mais d'autres restent dans l'ombre. Et puis l'arrestation d'une personne sans papier dans un centre d'h&#233;bergement semble &#234;tre le sommet d'un iceberg constitu&#233; de mille petites pressions quotidiennes. Lise Fender, charg&#233;e de mission sant&#233;-migrants &#224; la Fnars, rapporte que lors d'une r&#233;cente journ&#233;e d'&#233;tude, dans un atelier d'une vingtaine de personnes, toutes avaient eu des contacts avec la police : coup de fil pour une demande d'information, contr&#244;le d'identit&#233; aux abords des structures, demande de dossiers&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; Ces situations interrogent les travailleurs sociaux au quotidien : &#224; quel moment dois-je donner ou non un dossier ? Est-ce que je dois r&#233;pondre &#224; la police au t&#233;l&#233;phone ou pas ? &#187;&lt;/i&gt; Face &#224; ces questionnements, la Fnars, avec la Cimade, le Secours catholique, Emma&#252;s et la F&#233;d&#233;ration entraide protestante, publie un Vade-mecum : Accueil des sans-papiers et interventions polici&#232;res : que dois-je faire ? Mais surtout la Fnars appelle les travailleurs sociaux et les structures &#224; communiquer sur ces faits qui ne doivent pas devenir une routine du travail social (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Nous-demandons-que-ces-interpellations-ne-se-passent-pas-au-sein-des-structures' class='spip_in'&gt;lire le point de vue de Nicole Maestracci, pr&#233;sidente de la Fnars&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Un policier de quartier vient demander au travailleur social la photocopie du passeport d'un monsieur sans papiers en garde &#224; vue : que fait le travailleur social ? Une simple photocopie n'est pas une affaire d'Etat, il ne va pas faire la une des journaux, et pourtant cela devrait faire scandale parce que c'est la fin du secret professionnel qui prot&#232;ge les usagers &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Didier Maille. Il pense que la mobilisation face aux interpellations r&#233;centes peut d&#233;boucher sur une meilleure r&#233;sistance. Mais la petite pression quotidienne peut &#233;galement d&#233;router les travailleurs sociaux, miner leur r&#233;sistance, les confiner au silence face &#224; ce qui pourrait devenir une norme : &lt;i&gt;&#171; Le sans-papier est un criminel et il ne faut pas prot&#233;ger les criminels. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette routine pernicieuse peut parfois &#234;tre facilit&#233;e par le positionnement de l'institution dans laquelle travaille le professionnel. &lt;i&gt;&#171; Dans notre accueil de jour pour les sans-abri, au service de domiciliation, la police demande souvent des renseignements sur les dossiers. Or, dans ma structure, le chef de service les donne sans se poser de questions. Il suffit que la police montre sa carte, pas besoin de mandat. J'ai essay&#233; de protester mais je n'ai pas du tout &#233;t&#233; entendu &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne un travailleur social. Si le cas semble, a priori, isol&#233;, il d&#233;montre qu'un professionnel peut &#234;tre coinc&#233; entre ce que lui dicte sa d&#233;ontologie et ce que lui imposent les pratiques de son institution. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes tr&#232;s rarement des &#233;lectrons libres,&lt;/i&gt; souligne Fran&#231;oise L&#233;glise. &lt;i&gt;Nous d&#233;pendons de la politique de notre structure. Le seul choix possible face &#224; ses positions c'est celui de rester ou de partir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des droits malgr&#233; tout&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte extr&#234;mement difficile, l'accompagnement des personnes sans titre de s&#233;jour est le premier malmen&#233;. Comment d&#233;fendre les droits des plus exclus face &#224; ces multiples pressions ? Et quels droits ? Les trois principaux sont le droit &#224; l'h&#233;bergement dans les centres d'urgence et les centres de r&#233;insertion, le droit &#224; l'aide sociale &#224; l'enfance et le droit &#224; l'aide m&#233;dicale d'Etat ; mais existent &#233;galement le droit &#224; l'ouverture d'un compte bancaire, le droit aux prestations familiales pour les enfants arriv&#233;s hors regroupement familial, le droit &#224; l'aide juridictionnelle, le droit de se marier ou se pacser&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ces droits sont aujourd'hui de plus en plus difficiles &#224; obtenir, les refus en premi&#232;re instance des diverses administrations sont fr&#233;quents. Il faut alors entreprendre une d&#233;marche de recours.&lt;i&gt; &#171; Difficile pour un travailleur social d'un conseil g&#233;n&#233;ral de faire un recours contre ce m&#234;me conseil g&#233;n&#233;ral qui refuse le versement d'une allocation mensuelle de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) pour une famille sans papiers &#187;&lt;/i&gt;, souligne Didier Maille. Difficile encore de faire un recours contentieux officiel contre la caisse d'allocations familiales (CAF) lorsqu'on a l'habitude de r&#233;gler en direct, &#224; l'amiable, les petites difficult&#233;s quotidiennes avec des interlocuteurs connus, parfois des coll&#232;gues, de cette m&#234;me institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, comment garder le lien de confiance avec la personne que l'on accompagne si, d&#233;sormais, &#224; chacune de ses d&#233;marches il risque l'arrestation et l'expulsion ? Comment maintenir ce lien si la premi&#232;re cons&#233;quence de la r&#233;pression actuelle est de rejeter encore plus loin du droit commun, hors de tout contact avec les travailleurs sociaux, les plus exclus de notre soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Sans-papiers : un accompagnement de plus en plus difficile</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sans-papiers-un-accompagnement-de-plus-en-plus-difficile-9039</link>
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		<dc:date>2009-05-28T09:23:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>930</dc:subject>

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		<title>Les usagers au secours de la psychiatrie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-usagers-au-secours-de-la-psychiatrie</link>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>930</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans un style parfois un peu trop discursif, Guy Baillon ne nous propose pas moins qu'un &#233;clairage tout &#224; fait int&#233;ressant sur la psychiatrie. Bien s&#251;r, il y a ces banderilles qui feront grincer quelques dents. Comme ce regret sur l'absence de modestie et d'incertitude, deux dispositions qui devraient pourtant constituer la base de la psychiatrie, ou bien encore la critique sur la pr&#233;tention de cette discipline &#224; vouloir r&#233;pondre &#224; tous les besoins de la personne malade mentale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Autre pique combien (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton2899-41f94.jpg?1694657628' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un style parfois un peu trop discursif, Guy Baillon ne nous propose pas moins qu'un &#233;clairage tout &#224; fait int&#233;ressant sur la psychiatrie. Bien s&#251;r, il y a ces banderilles qui feront grincer quelques dents. Comme ce regret sur l'absence de modestie et d'incertitude, deux dispositions qui devraient pourtant constituer la base de la psychiatrie, ou bien encore la critique sur la pr&#233;tention de cette discipline &#224; vouloir r&#233;pondre &#224; tous les besoins de la personne malade mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre pique combien pertinente pour tous ceux qui ont &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; l'argument de l'&#171; absence de demande &#187; : le constat d'un fonctionnement en miroir. Si le malade est dans le d&#233;ni du trouble qui l'atteint, le psychiatre se trouve tout autant dans le d&#233;ni car son patient, ne parvenant pas &#224; prendre conscience de ses difficult&#233;s, est incapable de formuler une demande de soin. Sans oublier l'ironie mordante portant sur les plaintes de la pr&#233;tendue d&#233;sh&#233;rence d'une profession qui a pourtant connu, dans la fonction publique, une progression de 800 &#224; 4000 postes entre 1965 et 2001, sans commune mesure avec sa propagation dans le priv&#233;, avec les 9 000 psychiatres install&#233;s de pr&#233;f&#233;rence en r&#233;gion parisienne et dans le sud !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le fondement de la d&#233;monstration de l'auteur n'est pas l&#224;. L'&#233;thique qu'il revendique s'appuie sur l'incontournable intrication du corps, de la vie c&#233;r&#233;brale et du mode de relation &#224; l'autre : le point de d&#233;part de toute d&#233;marche de compr&#233;hension du handicap psychique, affirme-t-il, ne peut &#234;tre ni un trouble, ni une fonction ou un organe, pas plus qu'un tissu ou un comportement, mais bel et bien la personne dans sa globalit&#233; et son int&#233;grit&#233; impliquant l'ensemble de ses dimensions &#224; la fois corporelles, psychologiques, contextuelles et relationnelles. La force de son propos tient tout autant dans la r&#233;habilitation de la folie qui, pour occuper une partie de la conscience individuelle, n'ob&#232;re pas pour autant la partie saine de la personnalit&#233; : &#171; Actuellement, la parole d'une personne ayant un trouble psychique tombe sous le signe de la permanence de son invalidit&#233; &#187; (p.430), regrette-t-il, en se f&#233;licitant de l'&#233;mergence des associations d'usagers malades mentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'en prenant aux amalgames faits entre folie et criminalit&#233; (il n'y a proportionnellement pas plus de criminels chez les malades mentaux que dans le reste de la population), il d&#233;nonce cette peur qui stigmatise. Encore, rappelant la loi du 31 d&#233;cembre 1970 qui instaura la s&#233;paration entre la sant&#233; d&#233;volue au secteur sanitaire et la prise en charge de trois populations (celle des vieillards, de l'enfance et du handicap) par le secteur m&#233;dico-social, l'auteur revendique le rapprochement de ces deux champs qu'il consid&#232;re comme indissociablement li&#233;s. A m&#233;diter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2009 (443 p. ; 28 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La d&#233;rive id&#233;ologique de la psychiatrie</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
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&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233;, nous explique Olivier Labouret, a connu ces derni&#232;res d&#233;cennies de profondes mutations : repli sur soi, h&#233;donisme, surinvestissement du corps et de la vie imaginaire, valorisation de la performance, d&#233;veloppement de la communication virtuelle et instantan&#233;e&#8230; Cette individualisation envahissante, pour &#234;tre attenante &#224; l'aspiration d&#233;mocratique, a n&#233;anmoins de nombreux effets pervers. La mont&#233;e des frustrations, tout d'abord : la jeunesse, dont l'existence est vid&#233;e de sens et qui tant&#244;t se (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton2900-b8563.jpg?1694657628' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233;, nous explique Olivier Labouret, a connu ces derni&#232;res d&#233;cennies de profondes mutations : repli sur soi, h&#233;donisme, surinvestissement du corps et de la vie imaginaire, valorisation de la performance, d&#233;veloppement de la communication virtuelle et instantan&#233;e&#8230; Cette individualisation envahissante, pour &#234;tre attenante &#224; l'aspiration d&#233;mocratique, a n&#233;anmoins de nombreux effets pervers. La mont&#233;e des frustrations, tout d'abord : la jeunesse, dont l'existence est vid&#233;e de sens et qui tant&#244;t se conforme passivement, tant&#244;t se r&#233;volte violemment, exprime un malaise face aux valeurs port&#233;es par la marchandisation qui pr&#233;tendent satisfaire imm&#233;diatement &#224; ses d&#233;sirs : tout est possible, mais rien n'est permis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'injonction sociale &#224; &#234;tre soi-m&#234;me mais aussi &#224; prendre des initiatives et &#224; &#234;tre responsable de ce qui nous arrive provoque ce qu'elle pr&#233;tend d&#233;noncer : c'est le constat de l'incapacit&#233; &#224; faire face aux exigences qui est source de d&#233;pression. Autre cons&#233;quence encore : r&#233;duire la r&#233;alit&#233; &#233;conomique et sociale &#224; une simple affaire personnelle. Les circonstances socio-historiques sont r&#233;duites &#224; des &#171; facteurs de risque &#187; et autres &#171; &#233;v&#233;nements de la vie &#187; qui viendraient aggraver une situation de fragilit&#233; premi&#232;re. Ce qui est normal, c'est de s'adapter et de se ranger &#224; la norme collective et quiconque s'en d&#233;marque trop est d&#233;sign&#233; comme malade. Tout conflit, d&#233;sordre ou trouble du comportement trouve une explication naturelle inscrite &#224; l'int&#233;rieur de l'individu, de l'ordre du biologique, des g&#232;nes et de la neurotransmission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage d'Olivier Labouret s'en prend &#224; la psychiatrie quand cette discipline conforte et amplifie toutes ces tendances, en acceptant de couper le sujet de son contexte et de privatiser toute difficult&#233;. Chacun se doit d'avoir &#224; manager sa propre entreprise psychorporelle, au besoin avec l'aide d'un coach ou de psychotropes (dont notre pays consomme le double de la moyenne europ&#233;enne). Et d'en appeler &#224; une psychiatrie qui s'impr&#233;gnerait d'humilit&#233; clinique et du principe d'incertitude, son diagnostic ne devant avoir qu'une valeur relative et non le caract&#232;re absolu et d&#233;finitif que tente de lui attribuer l'approche expertale et classificatoire pseudo-objective. Il est important de d&#233;noncer la psychiatrisation de toute souffrance (l'existence humaine est par essence fragile, en raison de ses limites sociales et temporelles) et de toute d&#233;viance (qui exon&#232;re les cons&#233;quences du culte de la r&#233;ussite socioprofessionnelle et de la norme marchande).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l'auteur tombe dans le m&#234;me travers qu'il pr&#233;tend combattre : &#224; trop vouloir invalider la surd&#233;termination du caract&#232;re individuel des difficult&#233;s psychiques, il en vient &#224; le nier totalement. A l'id&#233;ologie des explications causales exclusivement personnelles, il oppose une autre id&#233;ologie : celle des explications uniquement soci&#233;tales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2008 (222 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les lacunes du plan emploi jeunes</title>
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&lt;p&gt;Une g&#233;n&#233;ration sacrifi&#233;e ? S'il entend d&#233;velopper l'apprentissage et les contrats de professionnalisation, le plan d'emploi des jeunes ne pr&#233;voit aucune aide directe suppl&#233;mentaire pour ceux qui sont concern&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a augment&#233; de 32 % en un an. De l'aveu m&#234;me du chef de l'&#201;tat, si rien n'est fait, le nombre de jeunes au ch&#244;mage (430 000 actuellement) pourrait atteindre 650 000 d'ici quelques mois. En effet, 150 000 jeunes sortant du syst&#232;me scolaire sans dipl&#244;me (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une g&#233;n&#233;ration sacrifi&#233;e ? S'il entend d&#233;velopper l'apprentissage et les contrats de professionnalisation, le plan d'emploi des jeunes ne pr&#233;voit aucune aide directe suppl&#233;mentaire pour ceux qui sont concern&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a augment&#233; de 32 % en un an. De l'aveu m&#234;me du chef de l'&#201;tat, si rien n'est fait, le nombre de jeunes au ch&#244;mage (430 000 actuellement) pourrait atteindre 650 000 d'ici quelques mois. En effet, 150 000 jeunes sortant du syst&#232;me scolaire sans dipl&#244;me arriveront en grande difficult&#233; sur le march&#233; professionnel. Le taux d'emploi des jeunes est l'un des plus faibles d'Europe : 46 % des 20-24 ans sont en emploi en France, contre 63 % dans l'ensemble des pays de l'OCDE. De plus, la crise a provoqu&#233;, au cours des premiers mois 2009, une chute de 25 % des entr&#233;es dans les contrats d'apprentissage et de professionnalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un mois, Sarkozy pr&#233;sentait un plan d'action en faveur de l'emploi et de la formation des jeunes. Financ&#233; &#224; hauteur de 1,3 milliard d'euros, il s'appuie sur le d&#233;veloppement de l'alternance, des stages et des contrats aid&#233;s. Il s'agira d'aider environ 520 000 jeunes d'ici juin 2010, en recrutant 320 000 apprentis et en finalisant 170 000 contrats de professionnalisation. Sont au programme : exon&#233;ration de charges sociales, prime exceptionnelle de 1 800 &#8364; vers&#233;e aux entreprises de moins de 50 salari&#233;s embauchant avant le 1er juin 2010 des apprentis, mobilisation du P&#244;le Emploi cens&#233; placer 25 000 jeunes en contrat de professionnalisation cette ann&#233;e&#8230; Un dispositif Z&#233;ro charges est &#233;galement pr&#233;vu pour les entreprises de moins de dix salari&#233;s pour le recrutement d'apprentis. Celles qui embaucheront un jeune de moins de 26 ans en contrat de professionnalisation toucheront, elles, une prime de 1000 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas question de revenu d'autonomie pour les 18-25 ans&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les &#233;coles de la deuxi&#232;me chance devraient disposer de 12 000 places d'ici 2010 &#8211; ce qui suppose l'entr&#233;e de 7200 jeunes suppl&#233;mentaires faiblement qualifi&#233;s &#8211;, l'&#201;tat s'engageant financi&#232;rement au m&#234;me niveau que les collectivit&#233;s r&#233;gionales. En outre, 50 000 contrats initiative emploi (CIE) suppl&#233;mentaires seront propos&#233;s avant la fin de l'ann&#233;e pour arriver &#224; 100 000 au total, prioritairement destin&#233;s aux &#171; m&#233;tiers du d&#233;veloppement durable et aux entreprises de l'&#233;conomie sociale et solidaire &#187;, consid&#233;r&#233;s comme particuli&#232;rement porteurs. 30 000 nouveaux contrats aid&#233;s seront disponibles dans le secteur non marchand. Un nouveau contrat accompagnement formation sera ouvert &#224; 50 000 jeunes de 16 &#224; 25 ans. Concernant les stages, le versement d'une aide exceptionnelle (3000 &#8364; &#224; l'embauche en CDI de jeunes en stage) et une modification de la l&#233;gislation pour avancer d'un mois la date de la gratification mensuelle (398 &#8364;) sont annonc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question m&#233;ritait plus d'audace, estiment nombre de partenaires : pas question de revenu d'autonomie pour les 18-25 ans, pas de nouvelle protection individuelle pour les jeunes lors de la recherche d'emploi&#8230; Le P&#244;le Emploi sera-t-il &#224; m&#234;me de mettre en place les 50 000 contrats d'accompagnement annonc&#233;s ? Arc-bout&#233; &#224; sa politique de d&#233;graissage de l'emploi public, l'&#201;tat semble, lui, dispens&#233; de d&#233;velopper les contrats d'apprentissage alors qu'en 2005, l'ensemble des fonctions publiques n'employaient que&#8230; 4 300 apprentis. Enfin, les jeunes restent mal couverts par l'assurance-ch&#244;mage, alors qu'ils n'ont toujours pas acc&#232;s aux minima sociaux ; les &#233;tudiants, eux, d&#233;pendent encore essentiellement de leurs parents pour vivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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