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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Quand l'&#226;ge cr&#233;e des in&#233;galit&#233;s de ressources</title>
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&lt;p&gt;Les personnes handicap&#233;es se trouvent confront&#233;es, &#224; partir de 60 ans, &#224; des difficult&#233;s nouvelles concernant leurs ressources. &#192; compter de cet &#226;ge, l'allocation aux adultes handicap&#233;s (AAH, revenu minimum) qu'elles percevaient est remplac&#233;e par l'allocation de solidarit&#233; aux personnes &#226;g&#233;es (ASPA), plus contraignante et moins favorable. La prestation de compensation du handicap (PCH, aide financi&#232;re destin&#233;e &#224; financer les besoins li&#233;s &#224; la perte d'autonomie) peut en revanche &#234;tre maintenue par d&#233;rogation (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les personnes handicap&#233;es se trouvent confront&#233;es, &#224; partir de 60 ans, &#224; des difficult&#233;s nouvelles concernant leurs ressources. &#192; compter de cet &#226;ge, l'allocation aux adultes handicap&#233;s (AAH, revenu minimum) qu'elles percevaient est remplac&#233;e par l'allocation de solidarit&#233; aux personnes &#226;g&#233;es (ASPA), plus contraignante et moins favorable. La prestation de compensation du handicap (PCH, aide financi&#232;re destin&#233;e &#224; financer les besoins li&#233;s &#224; la perte d'autonomie) peut en revanche &#234;tre maintenue par d&#233;rogation apr&#232;s soixante ans, mais &#224; condition que le handicap ait &#233;t&#233; reconnu avant cet &#226;ge, ce qui cr&#233;e des in&#233;galit&#233;s entre des personnes souffrant des m&#234;mes pathologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, jusqu'&#224; la loi handicap du 11 f&#233;vrier 2005, les personnes handicap&#233;es h&#233;berg&#233;es dans une maison de retraite classique se voyaient, de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, appliquer le r&#233;gime d'aide sociale &#224; l'h&#233;bergement des personnes &#226;g&#233;es et non celui sp&#233;cifique aux handicap&#233;s, plus avantageux. Le statut de l'&#233;tablissement d'accueil pr&#233;valait ainsi sur celui de l'individu. La loi de f&#233;vrier 2005 autorise une personne handicap&#233;e &#224; b&#233;n&#233;ficier du r&#233;gime d'aide sociale qui lui est sp&#233;cifique lorsqu'elle est h&#233;berg&#233;e dans un &#233;tablissement pour personnes &#226;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette disposition n'a jusqu'&#224; pr&#233;sent pu &#234;tre appliqu&#233;e que partiellement car elle &#233;tait soumise &#224; conditions : soit avoir &#233;t&#233; accueilli ou suivi auparavant par un service pour adultes handicap&#233;s (hors Esat et IME), soit, pour les personnes qui n'entraient pas dans ce cas de figure, avoir un taux d'incapacit&#233; au moins &#233;gal &#224; un pourcentage fix&#233; par d&#233;cret. Or le d&#233;cret n&#176; 2009-206, qui fixe ce taux d'incapacit&#233; permanente &#224; 80 %, vient seulement d'&#234;tre publi&#233;, le 19 f&#233;vrier dernier, soit quatre ans apr&#232;s la loi. Et il aura fallu pour cela que l'Unapei obtienne de la justice la condamnation de l'Etat &#224; le publier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, la loi du 11 f&#233;vrier 2005 pr&#233;voit la suppression &#171; dans un d&#233;lai de cinq ans &#187;, des distinctions entre personnes handicap&#233;es en fonction de crit&#232;res d'&#226;ge &#171; en mati&#232;re de compensation du handicap et de prise en charge des frais d'h&#233;bergement en &#233;tablissements sociaux et m&#233;dico-sociaux &#187;. Depuis des ann&#233;es, les associations protestent contre la remise en cause du statut de handicap&#233; apr&#232;s soixante ans, alors que le handicap persiste toute la vie. Thierry Nouvel, directeur de l'Unapei, compte sur le chantier de la loi sur le cinqui&#232;me risque&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='La d&#233;pendance des personnes &#226;g&#233;es et handicap&#233;es pourrait &#234;tre reconnue comme (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui devrait &#234;tre lanc&#233; avant l'&#233;t&#233;, pour remettre sur le tapis la question des d&#233;pendances li&#233;es au handicap et &#224; la vieillesse : &#171; Elles ne peuvent pas se confondre m&#234;me si elles ont des points communs. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La d&#233;pendance des personnes &#226;g&#233;es et handicap&#233;es pourrait &#234;tre reconnue comme un nouveau champ de la protection sociale aux c&#244;t&#233;s des branches maladie, famille, accidents du travail et retraites&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>&#171; Exister par l'&#233;change &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Exister-par-l-echange</link>
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		<dc:date>2009-04-23T14:37:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Claude Decocq, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, chef de service au foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; d'Arbois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels probl&#232;mes pose le vieillissement des personnes handicap&#233;es dans les &#233;tablissements classiques ? Avant la cr&#233;ation du FAM, je travaillais au foyer de vie de l'Apei d'Arbois. Le public de plus en plus d&#233;pendant, la prise en charge plus lourde, posaient question &#224; l'&#233;quipe. Certains se demandaient si les plus &#226;g&#233;s avaient encore leur place l&#224;. Le personnel se sentait m&#234;me un peu en p&#233;ril, il ne savait parfois (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Claude Decocq, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, chef de service au foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; d'Arbois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels probl&#232;mes pose le vieillissement des personnes handicap&#233;es dans les &#233;tablissements classiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant la cr&#233;ation du FAM, je travaillais au foyer de vie de l'Apei d'Arbois. Le public de plus en plus d&#233;pendant, la prise en charge plus lourde, posaient question &#224; l'&#233;quipe. Certains se demandaient si les plus &#226;g&#233;s avaient encore leur place l&#224;. Le personnel se sentait m&#234;me un peu en p&#233;ril, il ne savait parfois plus quelles activit&#233;s leur proposer. Parce qu'ils restaient dans l'esprit, conforme &#224; leur formation, d'avancer avec les personnes suivies, les &#233;ducateurs se trouvaient d&#233;munis face &#224; la r&#233;gression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se caract&#233;rise la prise en charge au FAM d'Arbois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement au quotidien est extr&#234;mement individualis&#233;, parce que la d&#233;pendance est consid&#233;rable et &#8211; il ne faut pas se cacher la r&#233;alit&#233; &#8211; ira en s'accroissant. Nous sommes tr&#232;s attentifs aux soins du corps, &#224; l'habillage, au repas. Ce sont des moments d'&#233;change, des moments o&#249; l'on peut s'occuper des petits bobos, rassurer. Nous nous effor&#231;ons &#233;galement de maintenir une part de stimulation, pour que les r&#233;sidents conservent au maximum leurs acquis. Les personnes handicap&#233;es mentales, suivant leur degr&#233; d'autonomie et de dynamisme, &#233;prouvent plus ou moins d'int&#233;r&#234;t pour les activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en g&#233;n&#233;ral, elles ont besoin d'&#234;tre sollicit&#233;es. C'est encore plus vrai avec l'&#226;ge : elles sont de moins en moins demandeuses. Cependant, les professionnels doivent aussi prendre conscience de leur &#226;ge. Il y a des choses qu'on ne fait plus avec une personne de soixante-dix ans, les longues promenades, etc. Ces personnes sont beaucoup plus fragiles, plus d&#233;pendantes. Les probl&#232;mes m&#233;dicaux ou de comportement s'amplifient. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de bien conna&#238;tre chaque r&#233;sident, de savoir ce qu'il est capable de faire et de s'adapter &#224; son &#233;tat de forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se positionne l'&#233;quipe par rapport &#224; ce public nouveau ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je conseille au personnel d'&#234;tre vrai, proche, &#224; l'&#233;coute, de donner de lui-m&#234;me dans la relation. Car nos pensionnaires n'ont plus rien, plus de travail, plus les activit&#233;s r&#233;guli&#232;res du foyer de vie, parfois plus de famille, mais ils ont toujours besoin de reconnaissance, et c'est dans l'&#233;change qu'ils la trouveront, dans ce qu'on va leur donner pour leur permettre d'exister. La probl&#233;matique est la m&#234;me que dans les maisons de retraite. Il ne suffit pas de laver les gens puis de les mettre dans un coin en attendant l'heure du repas. Il faut mettre du sens dans tout ce qu'on fait, interroger le personnel sur le contenu qu'il donne &#224; chacun de ses actes. Et lui donner du temps et des moyens pour cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une formation sp&#233;cifique est-elle n&#233;cessaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant qu'&#233;ducateur, travailler aupr&#232;s d'un public vieillissant peut g&#233;n&#233;rer un probl&#232;me par rapport &#224; son identit&#233; professionnelle. Lorsque l'on choisit ce m&#233;tier, c'est toujours dans l'optique d'am&#233;liorer les situations des gens. Dans le cas pr&#233;sent, nous accompagnons des personnes qui &#233;voluent plut&#244;t dans l'autre sens. Pour le moment, la formation du personnel passe par l'analyse des pratiques. Cette ann&#233;e, nous allons travailler sur la gestion des conflits et la violence, parce que nous avons connu plusieurs passages &#224; l'acte assez lourds. Mais des formations sur le vieillissement seront aussi n&#233;cessaires. Nous devons aider le personnel &#224; g&#233;rer le double handicap, la r&#233;gression, &#224; ne pas baisser les bras et ne pas se sentir fautif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Personnes handicap&#233;es mentales vieillissantes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Personnes-handicapees-mentales-vieillissantes</link>
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		<dc:subject>Mental</dc:subject>
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&lt;p&gt;Alors que l'esp&#233;rance de vie s'accro&#238;t, l'offre de structures sp&#233;cialis&#233;es reste tr&#232;s insuffisante. Le personnel de trois foyers r&#233;serv&#233;s &#224; des pensionnaires &#226;g&#233;s t&#233;moigne de leurs difficult&#233;s au quotidien et de leurs interrogations quant &#224; la volont&#233; des politiques de trouver des solutions adapt&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le Jura, le foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; d'Arbois &lt;br class='autobr' /&gt;
Le foyer, ouvert en novembre 2007, para&#238;t encore flambant neuf&#8230; tout autant que le concept qu'il incarne puisqu'il fait partie, en France, de la poign&#233;e (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'esp&#233;rance de vie s'accro&#238;t, l'offre de structures sp&#233;cialis&#233;es reste tr&#232;s insuffisante. Le personnel de trois foyers r&#233;serv&#233;s &#224; des pensionnaires &#226;g&#233;s t&#233;moigne de leurs difficult&#233;s au quotidien et de leurs interrogations quant &#224; la volont&#233; des politiques de trouver des solutions adapt&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans le Jura, le foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; d'Arbois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le foyer, ouvert en novembre 2007, para&#238;t encore flambant neuf&#8230; tout autant que le concept qu'il incarne puisqu'il fait partie, en France, de la poign&#233;e d'&#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s dans l'accueil des personnes handicap&#233;es mentales &#226;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative du foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; (FAM) d'Arbois revient &#224; trois Apei (Associations de parents d'enfants inadapt&#233;s) du Jura, qui ne trouvaient pas de solution pour orienter les travailleurs d'Esat (&#233;tablissement ou service d'aide par le travail) arrivant &#224; l'&#226;ge de la retraite et les r&#233;sidents de foyers de vie vieillissants. &#171; Personne ne nous interdisait de garder les plus de soixante ans en foyer de vie ou en maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e, mais cela bloquait les nouvelles entr&#233;es &#187;, pr&#233;cise Alain Corne, directeur du FAM et de deux autres &#233;tablissements g&#233;r&#233;s par l'Apei d'Arbois sur le m&#234;me site&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='FAM d'Arbois - T&#233;l. 03 84 37 11 95' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le foyer offre vingt-deux places, dont deux en accueil temporaire, pour tout le d&#233;partement du Jura. Une &#171; aberration &#187;, estime aujourd'hui Alain Corne, malgr&#233; sa volont&#233; de maintenir une structure &#224; taille humaine : au bout de quelques mois, la liste d'attente s'allongeait d&#233;j&#224;. &#171; Or dans les cinq ann&#233;es &#224; venir, une dizaine de travailleurs vont avoir 60 ans rien que dans les deux Esat d'Arbois, et ils ne pourront pas rester au foyer d'h&#233;bergement de l'Esat s'ils prennent leur retraite, souligne le directeur. Si bien que la question d'ouvrir un autre &#233;tablissement se pose d&#233;j&#224;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est pas propre au Jura. Ces derni&#232;res d&#233;cennies, l'esp&#233;rance de vie de cette population s'est consid&#233;rablement accrue, gr&#226;ce aux progr&#232;s de la m&#233;decine et &#224; l'am&#233;lioration g&#233;n&#233;rale de leurs conditions de vie. Pas de chiffres pr&#233;cis sur la question &#8211; en 2002, &#233;taient recens&#233;es entre 216 000 et 272 000 personnes handicap&#233;es mentales vieillissantes &#8211; mais une certitude de l'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicap&#233;es mentales (Unapei) : faute de solutions adapt&#233;es, ce ph&#233;nom&#232;ne a des cons&#233;quences dramatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En vieillissant, la personne voit dispara&#238;tre les quelques rep&#232;res qu'elle a non sans mal identifi&#233;s : d&#233;c&#232;s de ses parents, changement de cadre de vie&#8230; Or, c'est pr&#233;cis&#233;ment &#224; cet &#226;ge que notre soci&#233;t&#233; nie son handicap en remettant en cause les solutions dont elle a pu b&#233;n&#233;ficier : structures adapt&#233;es, ressources, etc. &#187;, d&#233;nonce l'Unapei dans un communiqu&#233;. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Quand-l-age-cree-des-inegalites-de-ressources' class='spip_in'&gt;lire les explications&lt;/a&gt;) &#171; Il faudrait un plan Marshall pour d&#233;velopper l'offre de structures d'accueil sp&#233;cialis&#233;es, pr&#233;cise son directeur Thierry Nouvel. Mais il manque un pilote central. &#187; Les politiques adopt&#233;es par les d&#233;partements, comp&#233;tents en la mati&#232;re, restent tr&#232;s disparates. Certains refusent m&#234;me de maintenir l'agr&#233;ment dans les foyers au-del&#224; de soixante ans, alors qu'en juillet 2006, le ministre de la Famille, Philippe Bas, avait transmis une instruction &#224; tous les pr&#233;fets pour qu'ils rappellent le droit &#224; demeurer m&#234;me apr&#232;s cet &#226;ge dans un &#233;tablissement, m&#233;dicalis&#233; ou non. Dans le m&#234;me temps, le ministre avait annonc&#233; qu'&#171; au moins 10 % des nouvelles places cr&#233;&#233;es en maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es et en foyers d'accueil m&#233;dicalis&#233;s seraient d&#233;di&#233;s &#187; aux plus de 60 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; affich&#233;e ne s'est gu&#232;re concr&#233;tis&#233;e sur le terrain, &#224; entendre Thierry Nouvel : &#171; Aujourd'hui, la plupart retournent dans leur famille ou s'installent dans des maisons de retraite classiques, non adapt&#233;es &#224; leur prise en charge : la moyenne d'&#226;ge y est de quatre-vingts ans, alors que le vieillissement est plus pr&#233;coce en cas de handicap mental, l'accompagnement n'est pas le m&#234;me, et les personnes &#226;g&#233;es peuvent avoir du mal &#224; accepter la confrontation avec la diff&#233;rence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Arbois, l'&#233;quipe du FAM s'emploie au contraire &#224; d&#233;crypter les besoins sp&#233;cifiques &#224; ses r&#233;sidents&#8230; &#224; t&#226;tons, tant les pathologies et comportements li&#233;s au vieillissement sont encore peu connus. &#171; Trois membres de notre foyer ont &#233;t&#233; atteints d'un syndrome nouveau, raconte Alain Corne. Certains sympt&#244;mes font penser &#224; la maladie d'Alzheimer. Apr&#232;s une premi&#232;re crise d'&#233;pilepsie, la d&#233;gradation est tr&#232;s brutale, avec la perte de tout rep&#232;re. &#187; L'&#226;ge peut aussi accentuer, chez certains, les troubles du comportement et l'agressivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 1300 m&#232;tres carr&#233;s du b&#226;timent n'en sont que plus pr&#233;cieux, pour pr&#233;server le calme et l'intimit&#233; de chacun, et faciliter la cohabitation. De vastes baies vitr&#233;es font p&#233;n&#233;trer lumi&#232;re et verdure dans les parties communes. Les chambres, de plain-pied, disposent d'un acc&#232;s direct sur l'ext&#233;rieur. Quatre autres, &#224; l'&#233;tage, constituent un espace privil&#233;gi&#233; pour les pensionnaires les plus autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unit&#233; de lieu, unit&#233; d'action : le FAM, le foyer de vie et la maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e (MAS) de l'Apei d'Arbois, situ&#233;s sur le m&#234;me site, fonctionnent ensemble. &#171; Une seule salle d'activit&#233; a &#233;t&#233; con&#231;ue dans le b&#226;timent du FAM. Ses r&#233;sidents peuvent utiliser les nombreuses infrastructures des deux autres &#233;tablissements (salle de musique, salle multisensorielle, menuiserie, cuisine, jacuzzi, potager&#8230;) &#187;, explique Alain Corne. Une personne peut ainsi &#234;tre int&#233;gr&#233;e &#224; un atelier sans la pr&#233;sence d'un employ&#233; du FAM. Pas d'activisme &#224; tout crin pour autant. &#192; cet &#226;ge, le rythme change. Apr&#232;s parfois quarante ans pass&#233;s en institution, les activit&#233;s n'ont plus le m&#234;me attrait. L'essentiel est de respecter le rythme de chacun, le lever, la sieste, et de maintenir au maximum les acquis et les liens avec la famille et la vie d'avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transition, en 2007, s'est d&#233;roul&#233;e en douceur. Certains vivaient auparavant dans leur famille et n'avaient jamais connu aucune institution. D'autres venaient de l'autre bout du d&#233;partement, il a fallu du temps pour d&#233;passer le sentiment de d&#233;racinement. Le changement s'est parfois r&#233;v&#233;l&#233; b&#233;n&#233;fique, comme pour cet homme dont les probl&#232;mes de comportement se sont apais&#233;s. Les anciens &#233;ducateurs viennent en visite. La famille est la bienvenue &#224; tout moment m&#234;me si, apr&#232;s la disparition des parents, les liens se distendent souvent (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Exister-par-l-echange' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Claude Decocq, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le statut de foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; correspondait &#224; la population accueillie, &#226;g&#233;e de cinquante-trois &#224; soixante-dix ans (une d&#233;rogation &#224; l'&#226;ge limite de 60 ans permet de prendre en compte le vieillissement pr&#233;coce) : il autorise un double financement d&#233;partement (h&#233;bergement, personnel &#233;ducatif) / S&#233;curit&#233; sociale (forfait soin). &#171; Mais, avec une infirmi&#232;re &#224; trois quarts temps et des aides-soignantes, nous n'avons de m&#233;dicalis&#233; que le nom, nous ne pourrions pas accueillir une personne sous oxyg&#232;ne ou souffrant d'une pathologie lourde &#187;, d&#233;plore Alain Corne. Le personnel est essentiellement compos&#233; d'aides m&#233;dico-psychologiques (AMP) et d'aides-soignantes, outre un chef de service de formation &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et quelques heures de psychologue, psychiatre et psychomotricien. La direction souhaiterait int&#233;grer &#224; l'&#233;quipe un autre &#233;ducateur, mais pour l'instant le conseil g&#233;n&#233;ral n'a pas donn&#233; son accord pour le financement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En Corr&#232;ze, le foyer de vie de Faugeras &#224; Condat-sur-Ganaveix&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce foyer de vie, qui accueille depuis 1971 des adultes handicap&#233;s mentaux b&#233;n&#233;ficie quant &#224; lui d'un poste d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; coordinateur et d'un moniteur &#233;ducateur dans son unit&#233; de vie de seize places ouverte en 2003 pour des pensionnaires &#226;g&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Foyer de Faugeras - T&#233;l. 05 55 73 28 08 - foyer-de-faugeras@wanadoo.fr' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les huit membres de l'&#233;quipe (AMP, aides-soignantes, &#233;ducateurs) sont form&#233;s aux sp&#233;cificit&#233;s du vieillissement. &#171; Le rythme de vie, d&#233;j&#224; diff&#233;rent chez les personnes handicap&#233;es, est l&#224; encore plus lent, on constate une tendance accrue au repli sur soi, d&#251;e &#224; la fatigabilit&#233; physique et mentale, note Jean-Vincent Troncard, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. Notre r&#244;le consiste donc &#224; maintenir une vie sociale, en interne et avec l'ext&#233;rieur, sans brusquer leur aspiration &#224; la tranquillit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;timent lui-m&#234;me est con&#231;u pour favoriser les contacts. Les chambres sont structur&#233;es comme autant de petites maisons d&#233;bouchant sur une grande rue. Lorsqu'un r&#233;sident sort de sa chambre, il se retrouve dans le passage, le lieu de vie. Un grand patio relie l'unit&#233; au reste du foyer et &#224; ses cinquante-six pensionnaires. C'est l&#224; notamment qu'a lieu l'activit&#233; th&#233;&#226;tre, qui f&#233;d&#232;re tout l'&#233;tablissement, m&#234;me si les plus anciens participent surtout en spectateurs. Les soins du corps sont privil&#233;gi&#233;s, pour procurer du bien-&#234;tre et maintenir une autonomie physique : massages, baln&#233;oth&#233;rapie, musicoth&#233;rapie&#8230; autant de moments d'&#233;changes en t&#234;te-&#224;-t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but janvier, treize places ont &#233;t&#233; requalifi&#233;es en foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; pour augmenter le taux d'encadrement. &#171; Ce nouveau statut va nous permettre d'embaucher deux aides-soignantes pour &#233;pauler les veilleurs de nuit, ainsi que deux infirmi&#232;res &#224; temps plein &#187;, se f&#233;licite V&#233;ronique Saubion, adjointe de direction.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans les Deux-S&#232;vres, deux Maisons d'accueil &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les deux Maisons d'accueil pour personnes handicap&#233;es &#226;g&#233;es (Mapha)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Mapha de l'Adapei 79. T&#233;l. 05 49 06 28 90 - adapei79@adapei79.org' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cr&#233;&#233;es en 1996 et 2004 par l'Adapei 79, ont connu une &#233;volution similaire, relat&#233;e par Isabelle Guitton, directrice jusque fin 2008 de ces deux foyers de vie de quarante places chacun : &#171; Au d&#233;but, nous ne voulions pas m&#233;dicaliser &#224; outrance. Chaque site est compos&#233; de quatre maisons de dix chambres, avec pi&#232;ce &#224; vivre, coin cuisine et salon. La personne meuble sa chambre, peut recevoir qui elle veut. Elle est chez elle et peut &#224; ce titre b&#233;n&#233;ficier de services d'aides &#224; domicile. &#187; Les foyers associent donc des services con&#231;us pour les personnes &#226;g&#233;es, comme les Services de soins infirmiers &#224; domicile, (Ssiad) et la prise en charge sp&#233;cifique &#224; la d&#233;ficience intellectuelle, assur&#233;e par des &#233;ducateurs et des AMP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'accroissement de la d&#233;pendance, conjugu&#233; &#224; la volont&#233; de l'Adapei d'accompagner les r&#233;sidents jusqu'au bout de leur vie, a conduit l'association &#224; demander la requalification de dix chambres du premier &#233;tablissement en foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; avec, &#224; la cl&#233;, du personnel m&#233;dical et param&#233;dical (infirmi&#232;re, aides-soignantes), le financement de certains actes li&#233;s &#224; la d&#233;pendance et l'installation d'appareillages. Un coup de pouce opportun pour un personnel pas toujours familiaris&#233; avec les petits et gros soucis li&#233;s au vieillissement. &#171; Les aides-soignantes nous ont beaucoup appris, elles sont tr&#232;s compl&#233;mentaires des AMP, avec un regard sur le corps, le petit soin que n'ont pas les professionnels &#233;ducatifs &#187;, note Isabelle Guitton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement en fin de vie fait partie du quotidien de ces maisons. Depuis 1996, une vingtaine de r&#233;sidents sont d&#233;c&#233;d&#233;s. En cas d'hospitalisation, l'&#233;quipe se relaie pour aller visiter le malade, qui peut, le cas &#233;ch&#233;ant, revenir &#224; la Mapha pour y mourir, chez lui. D&#232;s lors, l'Adapei met l'accent sur la formation continue du personnel, avec notamment des stages li&#233;s aux soins palliatifs et &#224; la fin de vie. Une association &#339;uvrant sur ce th&#232;me apporte &#233;galement son soutien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Isabelle Guitton comme pour les responsables des &#233;tablissements d'Arbois et de Faugeras, le FAM ne constitue cependant en aucun cas l'unique solution. Pour preuve, les Mapha des Deux-S&#232;vres ont &#233;galement mis en place un accueil temporaire de quatre-vingt-dix jours maximum sur l'ann&#233;e, pour laisser un temps de respiration aux familles, mais aussi un accueil de jour destin&#233; notamment aux anciens travailleurs d'Esat qui disposent de leur propre appartement. Enfin, un partenariat a &#233;t&#233; engag&#233; avec les &#233;tablissements pour personnes &#226;g&#233;es des deux villages d'implantation des Mapha. Il vise &#224; construire ensemble une transition en douceur pour les (rares) personnes handicap&#233;es mentales qui font le choix de s'installer en maison de retraite, mais aussi &#224; permettre, par exemple, &#224; un habitant de la Mapha de prendre ses repas avec ses parents s'ils sont pensionnaires d'un &#233;tablissement voisin. Comme le r&#233;sume l'Unapei : &#171; Tout peut &#234;tre envisag&#233; &#224; condition que la solution propos&#233;e soit bas&#233;e sur un v&#233;ritable projet de vie. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;FAM d'Arbois - T&#233;l. 03 84 37 11 95&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Foyer de Faugeras - T&#233;l. 05 55 73 28 08 - &lt;a href=&#034;mailto:foyer-de-faugeras@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;foyer-de-faugeras@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mapha de l'Adapei 79. T&#233;l. 05 49 06 28 90 - &lt;a href=&#034;mailto:adapei79@adapei79.org&#034; class='spip_mail'&gt;adapei79@adapei79.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Personnes handicap&#233;es mentales vieillissantes : des structures adapt&#233;es en nombre insuffisant</title>
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		<dc:date>2009-04-23T09:26:00Z</dc:date>
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		<title>Surdit&#233;, l'urgence d'un autre regard</title>
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		<dc:subject>Sensoriel</dc:subject>
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&lt;p&gt;Cet ouvrage, qui emprunte la forme &#233;pistolaire, invite &#224; la r&#233;flexion sur la situation et la prise en charge des enfants Sourds. La volont&#233; affich&#233;e de transcrire sourd avec une majuscule quand il s'agit de la personne elle-m&#234;me renvoie au c&#339;ur m&#234;me du propos : appr&#233;hender l'enfant Sourd en tant qu'&#234;tre. &#171; Nous croyons, le plus commun&#233;ment, que parler se r&#233;sume &#224; la capacit&#233; d'apprendre des mots et d&#233;pendrait d'un pr&#233;tendu &#171; besoin de communiquer &#187; suffisant pour penser l'efficacit&#233; d'un tel apprentissage &#187;. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-926-" rel="tag"&gt;926&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton2854-e70f7.jpg?1694426267' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet ouvrage, qui emprunte la forme &#233;pistolaire, invite &#224; la r&#233;flexion sur la situation et la prise en charge des enfants Sourds. La volont&#233; affich&#233;e de transcrire sourd avec une majuscule quand il s'agit de la personne elle-m&#234;me renvoie au c&#339;ur m&#234;me du propos : appr&#233;hender l'enfant Sourd en tant qu'&#234;tre. &#171; Nous croyons, le plus commun&#233;ment, que parler se r&#233;sume &#224; la capacit&#233; d'apprendre des mots et d&#233;pendrait d'un pr&#233;tendu &#171; besoin de communiquer &#187; suffisant pour penser l'efficacit&#233; d'un tel apprentissage &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Andr&#233; Meynard, psychanalyste, l'&#233;volution des recherches et des pratiques m&#233;dicales, en terme de d&#233;pistage n&#233;onatal g&#233;n&#233;ralis&#233;, pose comme norme l'univers sonore et confronte l'enfant sourd &#224; l'exclusion. Le risque, alors, est d'assimiler les Sourds &#224; des malades. Divers praticiens ont cependant compris l'int&#233;r&#234;t et l'importance des langues sign&#233;es pour le d&#233;veloppement des comp&#233;tences du jeune Sourd. Ce qui suppose des mesures &#233;conomiques et financi&#232;res pour le d&#233;veloppement de la Langue des signes fran&#231;aise, la d&#233;dramatisation de la surdit&#233; et l'aide aux parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long du livre, cette longue lettre au ton tr&#232;s personnel renforce le sentiment d'une grande implication de l'auteur dans la cause des Sourds. La traditionnelle mais n&#233;cessaire &#233;vocation chronologique des prises en charge s'en trouve ainsi renouvel&#233;e et all&#233;g&#233;e. Les pratiques qui permettraient d'&#233;viter &#171; de produire des malades &#224; soigner, des handicap&#233;s &#224; r&#233;&#233;duquer &#187; sont d&#233;velopp&#233;es. La prise en compte de l'enfant Sourd doit pouvoir passer par l'innovation et la cr&#233;ativit&#233; dans l'intervention professionnelle. Ceci s'amorce d&#233;j&#224; dans des dispositifs r&#233;ellement bilingues d'int&#233;gration pr&#233;coce et aide &#224; d&#233;passer les &#233;checs constat&#233;s. La question du travail aupr&#232;s de l'enfant Sourd renvoie alors au rapport &#224; l'autre initi&#233; dans la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral. Ce livre ouvre des perspectives de r&#233;flexions importantes sur la surdit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2008 (168 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Souffrances dans l'adoption</title>
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		<dc:subject>Adoption</dc:subject>
		<dc:subject>926</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le dernier ouvrage de Catherine Sellenet r&#233;sonnerait-il comme un coup de tonnerre dans un ciel serein ? Mais le firmament n'est immacul&#233; que pour ceux qui refusent de voir les nuages qui s'accumulent depuis des ann&#233;es. C'est que la rumeur enfle : il y aurait de plus en plus d'&#233;checs d'adoption. On &#233;voque des chiffres allant de 2 &#224; 40 %. L'auteure prend ici le sujet &#224; bras-le-corps et nous livre l'une des rares &#233;tudes sur une probl&#233;matique longtemps taboue. Un travail riche, d&#233;taill&#233; et approfondi qui, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-926-" rel="tag"&gt;926&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2855-a11f7.jpg?1694426267' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dernier ouvrage de Catherine Sellenet r&#233;sonnerait-il comme un coup de tonnerre dans un ciel serein ? Mais le firmament n'est immacul&#233; que pour ceux qui refusent de voir les nuages qui s'accumulent depuis des ann&#233;es. C'est que la rumeur enfle : il y aurait de plus en plus d'&#233;checs d'adoption. On &#233;voque des chiffres allant de 2 &#224; 40 %. L'auteure prend ici le sujet &#224; bras-le-corps et nous livre l'une des rares &#233;tudes sur une probl&#233;matique longtemps taboue. Un travail riche, d&#233;taill&#233; et approfondi qui, sans pr&#233;tendre &#224; l'exhaustivit&#233;, fournit n&#233;anmoins un abondant mat&#233;riau favorisant la compr&#233;hension de la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il appara&#238;t n&#233;cessaire de se m&#233;fier des causalit&#233;s lin&#233;aires et des lectures univoques. Pour autant, plusieurs facteurs qui s'encha&#238;nent dans une spirale interactive peuvent &#234;tre &#233;voqu&#233;s. Le premier &#233;l&#233;ment rel&#232;ve de l'illusion voulant que l'adoption puisse tout r&#233;soudre par elle-m&#234;me. Elle se doit de r&#233;ussir : l'enfant adopt&#233; illustre la revanche du plus faible. Il doit surprendre par son int&#233;gration fulgurante et ses capacit&#233;s &#224; trouver sa place au plus vite dans sa nouvelle famille. &#171; Tout est rose, la violence n'est pas de mise, la rencontre est le plus souvent magnifi&#233;e &#187; (p.22). Tout revers provoque une recherche de responsables qui passe par la diabolisation des mauvais parents, des mauvais enfants ou des mauvais professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second facteur, l'ignorance voulant faire croire &#224; un enfant ne pouvant qu'accepter la main qui lui est tendue. Son refus de l'adoption interroge la capacit&#233; de l'adulte &#224; entendre ses ancrages ant&#233;rieurs, sa non-mobilisation et ses capacit&#233;s &#224; &#234;tre acteur y compris dans son opposition au projet qui est fait pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me facteur, l'acc&#233;l&#233;ration du temps qui suit l'arriv&#233;e de l'enfant et la pr&#233;cipitation dans les demandes de familiarit&#233;s qui tournent le dos au n&#233;cessaire apprivoisement progressif et &#224; la prise en compte des &#233;ventuelles diff&#233;rences culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatri&#232;me facteur, l'occultation de ce qu'a pu vivre l'enfant. L'accumulation de ruptures et de d&#233;racinements bloque parfois la capacit&#233; &#224; se projeter dans de nouveaux liens. M&#234;me si tous ceux qui sont adopt&#233;s ne sont pas abandonniques, certains pr&#233;sentent une telle avidit&#233;, une crainte si intense de perdre leur nouvel objet d'amour qu'ils peuvent se montrer difficilement capables de s'abandonner &#224; la douceur de l'&#233;treinte et pr&#233;f&#233;reront parfois m&#234;me d&#233;truire le lien qui leur est propos&#233;, de crainte de conna&#238;tre &#224; nouveau le d&#233;laissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'auteure, il n'y a pas pourtant de fatalit&#233; dans l'&#233;chec. Elle propose d'&#233;tablir un diagnostic aussi complet que possible de l'&#233;tat mental, physique, &#233;motionnel et relationnel de l'enfant, afin de d&#233;finir son adoptabilit&#233; et le profil de la famille qui pourra le mieux l'accueillir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. De Boeck, 2009 (213 p. ; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Adoption et parent&#233; : questions actuelles</title>
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		<dc:subject>Adoption</dc:subject>
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&lt;p&gt;Toute une s&#233;rie de changements sont venus bouleverser ces derni&#232;res ann&#233;es notre soci&#233;t&#233; avec, en tout premier lieu, le mod&#232;le de la famille traditionnelle form&#233; des deux parents g&#233;niteurs. Bien d'autres formes familiales ont &#233;merg&#233; : recompos&#233;es, monoparentales, homoparentales&#8230; L'adoption a subi les m&#234;mes mutations. L&#224; o&#249; elle int&#233;ressait surtout des couples st&#233;riles aspirant &#224; accueillir un enfant en bas &#226;ge, les personnes seules repr&#233;sentent aujourd'hui, rien qu'&#224; Paris, 31 % des dossiers agr&#233;&#233;s. L&#224; o&#249; les (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton2856-06483.jpg?1694426267' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toute une s&#233;rie de changements sont venus bouleverser ces derni&#232;res ann&#233;es notre soci&#233;t&#233; avec, en tout premier lieu, le mod&#232;le de la famille traditionnelle form&#233; des deux parents g&#233;niteurs. Bien d'autres formes familiales ont &#233;merg&#233; : recompos&#233;es, monoparentales, homoparentales&#8230; L'adoption a subi les m&#234;mes mutations. L&#224; o&#249; elle int&#233;ressait surtout des couples st&#233;riles aspirant &#224; accueillir un enfant en bas &#226;ge, les personnes seules repr&#233;sentent aujourd'hui, rien qu'&#224; Paris, 31 % des dossiers agr&#233;&#233;s. L&#224; o&#249; les enfants concern&#233;s &#233;taient surtout de nationalit&#233; fran&#231;aise, 80 % des couples se tournent vers l'international, contribuant &#224; leur niveau au m&#233;tissage de la population. L&#224; o&#249; l'h&#233;t&#233;rosexualit&#233; dominait, l'homosexualit&#233; prend une place de moins en moins n&#233;gligeable, l'auteur affirmant que des parents qui ont choisi cette orientation ne se montrent pas plus fragiles psychologiquement que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels que soient d'ailleurs les adultes qui se lancent dans l'adoption, ils sont soumis &#224; toute une s&#233;rie de secousses affectives et psychologiques dont les cons&#233;quences sont toujours difficiles &#224; pr&#233;voir. La r&#233;ussite de ce projet ne se r&#233;duit ni &#224; l'amour, ni &#224; l'&#233;nergie consacr&#233;s par les futurs parents, pas plus que son &#233;chec n'est imputable au seul rejet du jeune adopt&#233;. Bien des facteurs doivent &#234;tre pris en compte pour appr&#233;hender cette probl&#233;matique dans toute sa complexit&#233;. Il y a d'abord l'utilisation r&#233;currente du signifiant qui peut enfermer chacun dans un statut fig&#233;. M&#234;me s'il est important de dire la v&#233;rit&#233; aux enfants, il faut aussi savoir oublier qu'il a &#233;t&#233; adopt&#233;, pour r&#233;ussir &#224; l'inscrire pleinement comme membre &#224; part enti&#232;re de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adoption est effective quand il n'y a plus d'alibi venant excuser un comportement ou en souligner un autre. Si l'enfant rencontre des difficult&#233;s scolaires ou si l'adolescent s'oppose &#224; ses parents, ce n'est pas forc&#233;ment inh&#233;rent &#224; son histoire d'adoption. Pour autant, il est n&#233;cessaire de savoir d&#233;coder l'attitude de celles et ceux qui, pendant longtemps encore, auront besoin, malgr&#233; tout, de faire r&#233;f&#233;rence &#224; leur origine. Pour &#234;tre adopt&#233;, on doit d'abord passer par la perte de ses parents biologiques. Ce n'est pas tant l'abandon qui parfois est le plus dur &#224; vivre, mais le sc&#233;nario qui l'y a men&#233;. Une rupture, aussi douloureuse soit-elle, n'emp&#234;che pas l'investissement de nouveaux objets d'amour, pourvu que le sujet soit accompagn&#233; dans ce qui ne rel&#232;ve pas tant d'un r&#233;cit que d'une subjectivation. On ne peut se contenter d'expliquer une bonne fois pour toutes. C'est tout un travail sur le pourquoi et le comment qui s'av&#232;re alors indispensable. L'articulation entre la place de ceux qui ont donn&#233; la vie mais n'ont pas &#233;lev&#233; l'enfant et celle de ceux qui ont &#233;t&#233; pr&#233;sents au quotidien mais qui n'ont pas engendr&#233; reste alors centrale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2008 (158 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La criminalisation de la solidarit&#233;</title>
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&lt;p&gt;La notion &#171; d'aide au s&#233;jour irr&#233;gulier des &#233;trangers &#187; est de plus en plus utilis&#233;e pour inqui&#233;ter les associations, criminalisant ainsi l'accompagnement. Les &#171; d&#233;linquants de la solidarit&#233; &#187; sont n&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et du droit d'asile (Ceseda), l'article 622-1 sanctionne &#171; toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilit&#233; ou tent&#233; de faciliter l'entr&#233;e, la circulation ou le s&#233;jour irr&#233;guliers, d'un &#233;tranger en France &#187; d'un emprisonnement de cinq ans et (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La notion &#171; d'aide au s&#233;jour irr&#233;gulier des &#233;trangers &#187; est de plus en plus utilis&#233;e pour inqui&#233;ter les associations, criminalisant ainsi l'accompagnement. Les &#171; d&#233;linquants de la solidarit&#233; &#187; sont n&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et du droit d'asile (Ceseda), l'article 622-1 sanctionne &#171; toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilit&#233; ou tent&#233; de faciliter l'entr&#233;e, la circulation ou le s&#233;jour irr&#233;guliers, d'un &#233;tranger en France &#187; d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 &#8364;. En principe, ceux qui aident une personne en d&#233;tresse ne sont pas concern&#233;s. Mais un climat plus que d&#233;l&#233;t&#232;re s'est install&#233;, bien connu des associations, celui des contr&#244;les de police se multipliant aux alentours des centres d'accueil, des lieux d'accompagnement ou d'acc&#232;s aux droits. Le 8 avril, environ 90 rassemblements &#224; proximit&#233; d'autant de palais de justice ont cri&#233; que la solidarit&#233; ne pouvait &#234;tre ainsi criminalis&#233;e. Deux mille personnes &#224; Paris et des milliers d'autres en r&#233;gion se sont symboliquement constitu&#233;es prisonni&#232;res pour avoir aid&#233; des sans-papiers. &lt;a href=&#034;http://www.delinquants-solidaires.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Une p&#233;tition&lt;/a&gt; avait &#233;t&#233; sign&#233;e par plus de dix mille personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Besson, ministre z&#233;l&#233; &#8211; dont l'objectif est d'atteindre cette ann&#233;e les 27 000 expulsions &#8211; affirme que les manifestants ont protest&#233; contre un &#171; mythe &#187; et que ceux &#171; qui aident de bonne foi un &#233;tranger en situation irr&#233;guli&#232;re doivent savoir qu'ils ne risquent rien. &#187; Or, la r&#233;pression, qu'elle soit judiciaire ou polici&#232;re, est en hausse : le nombre de d&#233;lits d'outrage, de gardes &#224; vue, d'interpellations ne cesse de cro&#238;tre. Les associations s'occupent actuellement de recenser les condamnations (dont celles &#171; pour entrave &#224; la circulation d'un a&#233;ronef &#187;), les pressions polici&#232;res et les gardes &#224; vue. L'annexe Immigration et asile de la loi de finances 2009 a carr&#233;ment install&#233; des quotas d'arrestations d'&#171; aidants &#187; (et non de &#171; passeurs &#187;), en chiffrant le nombre d'interpellations &#224; 5500. On installe clairement &#8211; et dans le d&#233;ni le plus total &#8211; le d&#233;lit de solidarit&#233;, et l'amalgame se fait entre passeurs et militants associatifs ou travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maire de Paris, Bertrand Delano&#235;, estime &#171; inacceptable que des travailleurs sociaux ou des citoyens soient menac&#233;s de poursuites judiciaires pour des actions de solidarit&#233; ou d'aide &#224; la vie quotidienne en faveur de personnes souvent isol&#233;es et en situation d'extr&#234;me pr&#233;carit&#233;. &#187; Deux b&#233;n&#233;voles calaisiens que le ministre avait accus&#233;s d'&#234;tre &#171; entr&#233;s dans la cha&#238;ne des passeurs &#187; ont d&#233;cid&#233; de le poursuivre en diffamation. Leur seul tort : s'&#234;tre port&#233;s caution &#224; La Poste pour que des migrants puissent retirer de petites sommes d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission des lois de l'Assembl&#233;e nationale a rejet&#233; il y a quelques jours une proposition de loi d&#233;nomm&#233;e Welcome en r&#233;f&#233;rence au film de Philippe Lioret et visant &#224; prot&#233;ger &#171; les gestes de solidarit&#233; &#187;. De nouveau examin&#233; le 30 avril en s&#233;ance publique (sans grand espoir), le texte demande de &#171; d&#233;p&#233;naliser toute aide lorsque la sauvegarde de la vie ou l'int&#233;grit&#233; physique de l'&#233;tranger est en jeu, sauf si cette aide a donn&#233; lieu &#224; une contrepartie directe ou indirecte. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin avril, le ministre de l'immigration doit annoncer un renforcement des contr&#244;les &#224; la fronti&#232;re. Par ailleurs, il s'est vu confier une curieuse mission. Estimant que le pays &#171; ne dispose pas d'une estimation coh&#233;rente de son solde migratoire, ni de la place des populations issues de l'immigration dans l'&#233;conomie et la soci&#233;t&#233; &#187;, Sarkozy lui a donn&#233; l'injonction &#171; de doter la France, dans le courant de l'ann&#233;e 2009, de statistiques de l'immigration et de l'int&#233;gration plus performantes &#187;, ouvrant probablement, ipso facto, la porte aux statistiques ethniques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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