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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les murs ont une m&#233;moire, ou les fant&#244;mes institutionnels</title>
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		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>psychoth&#233;rapie institutionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1344</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'il y a un th&#232;me r&#233;current dans bien des institutions du social, c'est celui des fant&#244;mes. &#192; la mani&#232;re d'une mal&#233;diction qui poursuit l'institution, de l'&#233;tymologie &#171; mal dire &#187;, cette condamnation au malheur peut pourtant se r&#233;silier. &lt;br class='autobr' /&gt; Il s'agit de ces r&#233;p&#233;titions de sc&#233;narii au fil des d&#233;cennies : &#171; cette &#233;quipe est toujours en difficult&#233; depuis 30 ans &#187;, &#171; nous avons toujours eu des probl&#232;mes avec les jeunes de ce b&#226;timent &#187; et ce malgr&#233; le changement de personnel, de lieu de travail, de chefs de service (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/psychoterapie-institutionnelle" rel="tag"&gt;psychoth&#233;rapie institutionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1344-" rel="tag"&gt;1344&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S'il y a un th&#232;me r&#233;current dans bien des institutions du social, c'est celui des fant&#244;mes. &#192; la mani&#232;re d'une mal&#233;diction qui poursuit l'institution, de l'&#233;tymologie &#171; mal dire &#187;, cette condamnation au malheur peut pourtant se r&#233;silier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7191 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L470xH354/capture_d_e_cran_2023-08-22_a_11.51.58-a7aa7.png?1693463830' width='470' height='354' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Il s'agit de ces r&#233;p&#233;titions de sc&#233;narii au fil des d&#233;cennies : &#171; cette &#233;quipe est toujours en difficult&#233; depuis 30 ans &#187;, &#171; nous avons toujours eu des probl&#232;mes avec les jeunes de ce b&#226;timent &#187; et ce malgr&#233; le changement de personnel, de lieu de travail, de chefs de service ou de direction. Ou encore le fameux &#171; l'ancienne cheffe de service n'aurait jamais accord&#233; cela &#187;, de la part d'une salari&#233;e qui ne l'a jamais connue. Au point que certaines &#233;quipes pensent &#224; changer le nom du service afin de faire table rase du pass&#233; et briser la proph&#233;tie. Comme le &#171; name washing &#187; en politique ou dans les entreprises mais dans le but de casser le mauvais sort pour l'institution elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pass&#233; dans le pr&#233;sent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sont-ce des histoires d'envo&#251;tement ou de possession ? Les secrets, les fant&#244;mes, les &#171; cadavres dans le placard &#187; questionnent sur les origines, et les r&#232;gles implicites sont souvent mises en tension dans ces situations : il y a une danse &#224; saisir entre le &#171; dit &#187; et le &#171; fait &#187;. C'est souvent un leitmotiv dans les institutions : d'o&#249; vient-on ? Pourquoi cela fonctionne-t-il comme cela ? Sommes-nous libres de faire et penser ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelque chose de l'ordre du pass&#233; erre et se r&#233;p&#232;te sans but en dehors de sa propre p&#233;rennit&#233;. Souvent les fant&#244;mes expriment quelque chose de n&#233;gatif, de l'ordre du probl&#232;me tournant en boucle, une incarnation du pass&#233; bien pr&#233;sente.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;truire les b&#226;timents ou licencier le personnel ne semble pas contraindre certains fant&#244;mes qui paraissent roder, se jouer et s'incarner dans le personnel qui, parfois m&#234;me, n'est pas au courant du pass&#233; de l'institution. C'est tout de m&#234;me fort d'incarner quelque chose sans en avoir conscience. Le pass&#233; ne semble alors plus pass&#233;, il est pr&#233;sent dans les actes du quotidien. La r&#233;ponse n'est pas &#224; cet endroit ni dans les grandes th&#233;ories, mais dans ce que font machinalement les acteurs, ce qu'ils n'ont jamais fait, ce qu'ils pensent et ce qu'ils ne peuvent pas penser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a une illusion &#224; courir apr&#232;s la nouveaut&#233;, nous pensons souvent faire du &#171; nouveau &#187; l&#224; o&#249; nous faisons en fait de &#171; l'ancien &#187;. Bien des &#233;quipes de direction d&#233;sirent cr&#233;er du renouveau tout en maintenant, sans le voir, des fonctionnements ancestraux qui participent aux probl&#232;mes dont elles essayent de s'extirper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est question d'&#234;tre r&#233;ellement cr&#233;atif en proposant quelque chose qui bouscule plut&#244;t que de renforcer l'existant. Il est par exemple int&#233;ressant de constater de fortes d&#233;pendances au sein de l'institution et de se plaindre du manque d'autonomie des &#233;quipes.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en cela qu'il est utile de requestionner les bases en ayant un regard candide : qui fait quoi ? Comment ? Pourquoi ? &#192; propos des ordres, de l'argent, des r&#233;unions (nombre, sens, format, utilit&#233;). Notamment parce qu'on en arrive souvent &#224; se dire qu'il n'y a plus de sens &#224; ce que l'on fait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le conformisme d&#233;signe le processus par lequel les individus, confront&#233;s &#224; des normes sociales, vont s'adapter aux situations. Les travaux sur le conformisme et l'influence sociale nous montrent qu'il n'y a pas besoin d'entendre une r&#232;gle ni d'en avoir conscience pour l'appliquer et la transmettre de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration dans les familles ou entre coll&#232;gues. Il suffit de la voir appliquer pour la r&#233;p&#233;ter par mim&#233;tisme et se dire &#224; soi-m&#234;me que cela semble avoir toujours &#233;t&#233; comme cela.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le conformisme a des effets positifs car il vient renforcer l'encadrement, ce qui est s&#233;curisant. Il vient nourrir l'esprit de groupe, cr&#233;er une coh&#233;sion et renforce son identit&#233;. Il devient d&#233;licat de s'en d&#233;partir si nous voulons participer &#224; un projet collectif coh&#233;rent et sens&#233;. Mais le conformisme peut avoir comme effet n&#233;faste d'entraver la cr&#233;ativit&#233; et de donner l'impression de ne pas pouvoir sortir d'un labyrinthe d&#233;j&#224; trac&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'approche syst&#233;mique nous enseigne les r&#232;gles explicites et implicites dont il faut mesurer l'&#233;cart et le concept de l'&#233;quifinalit&#233; qui rattache le pr&#233;sent comme modificateur de l'impact du pass&#233;. Ce concept nous dit que le pass&#233; ne d&#233;termine pas le pr&#233;sent, mais ce qui peut l'expliquer tout au plus, ce serait les m&#233;canismes adaptatifs maintenus depuis l'&#233;poque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prenons l'exemple d'une nouvelle &#233;quipe, d'un nouveau directeur, mais d'un service comptable qui refuse de rembourser des d&#233;penses classiques de travailleurs sociaux sans l'aval de toute l'&#233;quipe de direction&#8230; Cas classique qui rend les travailleurs sociaux d&#233;pendants, dans l'incertitude de leurs finances personnelles et qui doivent accompagner des jeunes vers l'autonomie, pris dans des proc&#233;dures paternalistes et contr&#244;lantes. Si le nouveau cadre n'est pas red&#233;fini explicitement, on aura un entrem&#234;lement de volont&#233; d&#233;sincarn&#233;e et deux r&#232;gles en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Approche syst&#233;mique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous posons donc l'hypoth&#232;se qu'une action forte est d'agir dans le pr&#233;sent pour modifier le pass&#233; afin d'&#233;loigner la pr&#233;sence des fant&#244;mes. Il est int&#233;ressant de fermer certaines portes, mais d&#233;j&#224; de savoir jusqu'o&#249; les professionnels sont agis malgr&#233; eux par le pass&#233; dans ce qu'ils appliquent au quotidien, pensent et ne s'autorisent pas &#224; penser. &#171; On a toujours fait comme &#231;a &#187;, &#171; on n'a pas le droit &#187;, suivi de la fameuse r&#233;plique agac&#233;e du directeur &#171; mais qui est-ce ON ? &#187;. Ce &#171; on &#187; est traqu&#233;, mais existe-t-il vraiment ? Est-ce un alibi pour fonctionner chacun comme bon lui semble ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'incarnation des fant&#244;mes se niche parfois dans un point de management que l'on n'ose pas appliquer, des alliances qui perdurent ou des jeux relationnels toujours actifs qui p&#233;rennisent les soucis. Ils permettent &#224; des professionnels de maintenir des clivages ou une contre-culture permettant un contre-pouvoir historique. Tenter de briser cette dynamique peut avoir comme effet de la renforcer selon le principe d'hom&#233;ostasie qui nous dit que les forces se compensent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre Bourdieu, sociologue, nous &#233;claire dans Le mort saisit le vif . Les relations entre l'histoire r&#233;ifi&#233;e et l'histoire incorpor&#233;e (1). L'expression est juridique et d&#233;signe le passage, &#224; son d&#233;c&#232;s, des biens d'une personne &#224; ses h&#233;ritiers. Il diff&#233;rencie l'histoire &#224; l'&#233;tat objectiv&#233; (machines, monuments, th&#233;ories, coutumes,&#8239;etc.) et l'histoire &#224; l'&#233;tat incorpor&#233; (dispositions). Selon lui, reconna&#238;tre l'histoire n'est pas s'y soumettre, la libert&#233; ne consistant pas &#224; nier cette derni&#232;re, mais &#224; la conna&#238;tre pour agir en connaissance de cause. C'est bien &#224; travers les habitus (l'histoire &#224; l'&#233;tat incorpor&#233;) que Bourdieu nous rappelle combien nous sommes habit&#233;s par une histoire, dans nos corps, nos habits, nos fonctions, notre mani&#232;re d'&#234;tre et de penser. Nous nous identifions au professionnel de l'institution, nous ne le mimons pas, nous interpr&#233;tons un r&#244;le qui a &#233;t&#233; p&#233;tri de l'histoire de l'institution. Cela se traduit dans nos mots, nos gestes et nos postures, appelant &#224; la question de savoir si nous sommes vraiment libres d'&#234;tre le professionnel que nous d&#233;sirons dans l'institution. Ce qui meurt saisit le vivant de mani&#232;re instantan&#233;e, chercher en arri&#232;re ne servirait qu'&#224; chercher un coupable, l&#224; o&#249; il est plut&#244;t question de savoir non pas qui, mais comment une tradition se perp&#233;tue. Il existe une alliance entre les professionnels et cette histoire fant&#244;me, reste &#224; savoir comment ces fant&#244;mes se transmettent des professionnels aux enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 1980, 32-33, pp. : 3 - 14.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La d&#233;localisation entra&#238;ne-t-elle la fin d'une institution ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-delocalisation-entraine-t-elle-la-fin-d-une-institution</link>
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		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Une crise sanitaire, la Loire, des murs : ouvrons une boucle spatio-temporelle d'une institution que beaucoup nomment encore &#171; Mindin &#187;. Le d&#233;m&#233;nagement annonc&#233; des &#233;tablissements publics m&#233;dico-sociaux situ&#233;s dans ce quartier de St Br&#233;vin les Pins viendrait-il fermer cette boucle ? Serait-ce la fin d'une institution ancr&#233;e dans 160 ans d'histoire ? &lt;br class='autobr' /&gt; En 1862 en Loire-Inf&#233;rieure, des murs se montent : une histoire institutionnelle commence, marqu&#233;e par la mise en quarantaine de personnes malades qui (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Histoire-598" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une crise sanitaire, la Loire, des murs : ouvrons une boucle spatio-temporelle d'une institution que beaucoup nomment encore &#171; Mindin &#187;. Le d&#233;m&#233;nagement annonc&#233; des &#233;tablissements publics m&#233;dico-sociaux situ&#233;s dans ce quartier de St Br&#233;vin les Pins viendrait-il fermer cette boucle ? Serait-ce la fin d'une institution ancr&#233;e dans 160 ans d'histoire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6907 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH357/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.22.34-8a13b.png?1693495004' width='350' height='357' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; En 1862 en Loire-Inf&#233;rieure, des murs se montent : une histoire institutionnelle commence, marqu&#233;e par la mise en quarantaine de personnes malades qui arrivent par voie maritime. Pour faire face &#224; une &#233;pid&#233;mie de fi&#232;vre jaune dans le port de Saint-Nazaire, Napol&#233;on III fait construire un lazaret &#224; Saint Br&#233;vin les Pins, &#224; la sortie de l'Estuaire de la Loire. La mise &#224; l'&#233;cart est un fil qui sera longtemps conducteur du site mindinois. Les personnes qui r&#233;sideront dans ces b&#226;timents font &#233;cho &#224; l'histoire de France : des militaires convalescents pendant la 1&#232;re guerre mondiale, des enfants souffrant de tuberculose, des soldats Allemands durant la 2nde guerre, puis des personnes &#226;g&#233;es, des enfants et des adultes en situation de handicap. Les 24 hectares du site iront jusqu'&#224; accueillir plus de 1000 personnes, ce nombre favorisant leur stigmatisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son enceinte, c'est l'histoire du secteur du m&#233;dico-social qui s'illustre. Une histoire o&#249; les personnes accueillies sont d'abord nomm&#233;es des malades, des indigents, des pensionnaires. Une histoire o&#249; la vie se d&#233;roule loin des regards, loin du c&#339;ur de la cit&#233;, derri&#232;re des murs protecteurs et enfermants. Une histoire o&#249; les personnes sont prises en charge, avant que le terme d'accompagnement prenne place dans le vocabulaire et les postures professionnels. Une histoire o&#249; le collectif prime tout un temps sur l'individuel. Ce pass&#233; est couvert d'un voile autarcique : derri&#232;re les murs qui bornent cette institution, se construiront une &#233;glise, un cimeti&#232;re, une station essence, une caf&#233;t&#233;ria, une antenne du Tr&#233;sor Public&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La Loire et une crise sanitaire sont &#224; l'origine de l'implantation du site. Un si&#232;cle et demi plus tard, la crise sanitaire de la Covid-19 secoue les &#233;tablissements mindinois, mais c'est l'annonce par le Pr&#233;fet d'une d&#233;localisation des b&#226;timents construits en bord de Loire qui produit une v&#233;ritable onde de choc. Un risque de submersion marine conduit &#224; repenser l'accueil des personnes r&#233;sidant dans les &#233;tablissements lig&#233;riens. L'horizon 2028 est le terme fix&#233; pour ce d&#233;m&#233;nagement historique. Laissons de c&#244;t&#233; les enjeux juridiques, &#233;conomiques, organisationnels et les impacts en termes de ressources humaines. Int&#233;ressons-nous aux repr&#233;sentations de cette institution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Allons-nous vers la fin d'une institution ? En 1998, la Maison d&#233;partementale de Mindin s'est scind&#233;e en quatre &#233;tablissements publics distincts : l'&#201;tablissement Public M&#233;dico-Social le Littoral, le Foyer de Vie les Abris de Jade, l'Institut m&#233;dico&#233;ducatif l'Estuaire et l'&#201;tablissement d'H&#233;bergement pour Personnes &#194;g&#233;es D&#233;pendantes Mer &amp; Pins. Des ann&#233;es plus tard, de nombreux discours ne laissent pourtant rien para&#238;tre de cette division. L'institution va au-del&#224; des murs, du d&#233;coupage juridique et organisationnel. Une aide-soignante de l'EHPAD de Paimboeuf interrog&#233;e r&#233;pond ainsi : &lt;i&gt;&#171; Le Foyer de Vie les Abris de Jade ? Non, je ne connais pas&#8230; &#192; St Br&#233;vin vous dites ? Ah oui, vous voulez dire Mindin ! &#187;&lt;/i&gt; Le web cristallise &#233;galement cette repr&#233;sentation, &#224; partir d'un moteur de recherche, les images en ligne actualis&#233;es de ces &#233;tablissements ne sont pas pl&#233;thores ou illustrent davantage des mouvements de gr&#232;ve que l'&#233;volution institutionnelle. Tr&#232;s souvent l'&#233;glise appara&#238;t en toile de fond sur les illustrations, comme une r&#233;surgence de l'histoire d'une institution pourtant publique. Les clich&#233;s en noir et blanc du vieux lazaret ou de l'ancienne Maison d&#233;partementale de Mindin sont beaucoup plus accessibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pass&#233; emp&#234;cherait-il un nouveau regard sur le visage institutionnel actuel ? Ces &#233;tablissements semblent souvent associ&#233;s &#224; une repr&#233;sentation n&#233;gative et d&#233;phas&#233;e de leur r&#233;alit&#233; d'aujourd'hui. D&#233;m&#233;nager pourrait &#234;tre au service d'une nouvelle repr&#233;sentation et un symbole de son ouverture engag&#233;e depuis plusieurs d&#233;cennies : les diff&#233;rentes lois du secteur, les formations, les recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorit&#233; de Sant&#233;, ainsi que les nouvelles technologies et les progr&#232;s de la m&#233;decine ont transform&#233; les pratiques professionnelles. Des structures se sont ouvertes dans d'autres quartiers br&#233;vinois d&#232;s 1994 puis dans d'autres communes, comme &#224; Montoir de Bretagne. Des services hors les murs se sont d&#233;ploy&#233;s, le maillage partenarial s'est structur&#233; avec le secteur de la sant&#233; dont la psychiatrie ou avec le tissu associatif caritatif, sportif et culturel. Les familles sont d&#233;sormais associ&#233;es dans les projets d'accompagnement de leurs proches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une nouvelle repr&#233;sentation de l'institution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces transformations paraissent peu jouer sur les repr&#233;sentations ext&#233;rieures ancr&#233;es dans le pass&#233;, comme si tout un imaginaire perdurait derri&#232;re une enceinte fant&#244;me d&#233;truite depuis des ann&#233;es. La presse locale d&#233;signe encore &#171; &lt;i&gt;&#8239;Mindin&lt;/i&gt; comme une ville dans la ville &#187; (1) ou comme un site o&#249; &lt;i&gt;&#171; y r&#232;gne une ambiance surann&#233;e, comme si son histoire d'ancien lazaret, puis d'asile psychiatrique, &#233;tait trop imposante pour &#234;tre effac&#233;e &#187;&lt;/i&gt; (2).&lt;br class='autobr' /&gt;
Au lieu d'envisager la d&#233;localisation comme la fin d'une institution, ne serait-ce pas au contraire la d&#233;monstration d'une institution bien vivante ? Pour le sociologue Marcel Mauss, &lt;i&gt;&#171; les institutions v&#233;ritables vivent, c'est-&#224;-dire changent sans cesse. &#187;&lt;/i&gt; (3) Cette adaptation est plut&#244;t r&#233;v&#233;latrice de la &lt;i&gt;&#171; normativit&#233; &#187;&lt;/i&gt; de cette institution, pour reprendre le concept de Georges Canguilhem (4). En effet, ses diff&#233;rentes &#233;volutions t&#233;moignent de sa capacit&#233; &#224; prendre en compte les modifications du secteur dont elle fait partie. Loin d'&#234;tre fossilis&#233;e, forte de son ossature historique, elle a su amorcer les changements n&#233;cessaires, en modifiant ses normes pour continuer &#224; assumer son r&#244;le social aupr&#232;s de personnes fragilis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;localisation pourrait d&#233;coller une repr&#233;sentation enkyst&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Il n'y aura peut-&#234;tre plus cette &#233;tiquette Mindin &#187;&lt;/i&gt; esp&#232;re une monitrice-&#233;ducatrice interrog&#233;e. Si l'institution suit l'histoire du m&#233;dico-social, serait-elle en marche vers la d&#233;sinstitutionnalisation demand&#233;e par les directives europ&#233;ennes ? Pourtant l'institution est au fondement du lien social ; la perspective de d&#233;sinstitutionnalisation est en fait une dystopie : sa mise en place effective d&#233;sagr&#233;gerait la soci&#233;t&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le cadavre de l'institution bouge encore &#187;&lt;/i&gt; (5) d&#233;clarait Karine Lepeytre. Non seulement elle n'est pas morte, mais l'institution doit survivre. L'enjeu est d'enterrer les repr&#233;sentations scl&#233;ros&#233;es et non l'institution elle-m&#234;me. Pr&#244;nons et reconnaissons plut&#244;t l'&#233;volution de l'institution : celle qui poursuit son processus d'adaptation aux nouveaux mod&#232;les d'accompagnement.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;localisation des &#233;tablissements n'annonce pas la fin d'une institution historique. Forte de son histoire, elle poursuit simplement son parcours, comme d'autres institutions avant elles et comme d'autres &#224; venir. Nulle fin &#224; l'horizon. Un d&#233;m&#233;nagement est &#224; la fois l'occasion de choisir ce qui doit &#234;tre conserv&#233; et de se projeter dans une nouvelle vie dans un territoire &#233;largi. Il n'est ni question de renier le pass&#233; ni de perdre son identit&#233;. Il s'agit d'emmener un peu de soi dans ses valises, de &lt;i&gt;&#171; son arri&#232;re-pays &#187;&lt;/i&gt; (6) disait Jean Oury, tout en allant vers du renouveau.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Ouest France. Jeudi 07 avril 2022 12 : 51 Pr&#233;sidentielle. Pourquoi Yannick Jadot a choisi le site de Mindin, &#224; Saint-Brevin ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 03/02/2022. Ouest France. Pr&#233;sidentielle 2022. &#192; Mindin, rencontre avec un monde en souffrance &#224; Saint-Brevin-les-Pins&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mauss, M.&#8239;&amp; Fauconnet, P. (1901), &#171; Sociologie &#187;, Ann&#233;e sociologique, vol 30. p. 11.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Canguilhem, G. (2013). &lt;i&gt;Le normal et le pathologique&lt;/i&gt;, Paris, &#233;d. Presses Universitaires de France.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Le-cadavre-de-l-institution-bouge-encore&#034;&gt;Lepeytre, K. (2020). &lt;i&gt;Le cadavre de l'institution bouge encore&lt;/i&gt;. in Lien Social, N&#176;1313, p. 14-15.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Faugeras, P. ; Gentis, R. ; Oury, J. (2020). &lt;i&gt;L'arri&#232;re-pays aux sources de la psychoth&#233;rapie institutionnelle. Col Des travaux et des jours&lt;/i&gt;, Paris, &#233;d. Er&#232;s.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Toc Toc, Tosquelles</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1317</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une tr&#232;s belle exposition, &#171; La d&#233;conniatrie &#187;, vient d'avoir lieu au Mus&#233;e des Abattoirs de Toulouse, qui mettait &#224; l'honneur le travail et la personne du psychiatre Fran&#231;ois Tosquelles. On pouvait y voir, entre autres, des &#339;uvres relevant de l'Art Brut, &#224; la mesure de l'inventivit&#233; des intern&#233;s accueillis au centre hospitalier de Saint-Alban, pendant et apr&#232;s la Seconde Guerre, des films documentaires, souvent r&#233;alis&#233;s par Tosquelles lui-m&#234;me, montrant des moments de travail et de joyeuses convivialit&#233;s. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1317-" rel="tag"&gt;1317&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une tr&#232;s belle exposition, &#171; La d&#233;conniatrie &#187;, vient d'avoir lieu au Mus&#233;e des Abattoirs de Toulouse, qui mettait &#224; l'honneur le travail et la personne du psychiatre Fran&#231;ois Tosquelles. On pouvait y voir, entre autres, des &#339;uvres relevant de l'Art Brut, &#224; la mesure de l'inventivit&#233; des intern&#233;s accueillis au centre hospitalier de Saint-Alban, pendant et apr&#232;s la Seconde Guerre, des films documentaires, souvent r&#233;alis&#233;s par Tosquelles lui-m&#234;me, montrant des moments de travail et de joyeuses convivialit&#233;s. Mais on y mesurait aussi l'ampleur du travail effectu&#233; dans les autres diff&#233;rents &#233;tablissements o&#249; il a &#233;t&#233; pr&#233;sent, Le Clos du Nid, Melun, Longueil-Annel, La Cand&#233;lie. Et pour ceux qui voudraient mieux conna&#238;tre les enjeux de cette trajectoire, le livre de son fils, Jacques Tosquellas, &#171; &lt;i&gt;&#8239;Francesc Tosquelles. Psychiatre, catalan, marxiste&#8239;&lt;/i&gt; &#187; (2021) vient apporter des &#233;l&#233;ments biographiques et professionnels passionnants.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_5213 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH250/capture_d_e_cran_2022-05-03_a_08.59.00-fe1a2.png?1693468108' width='250' height='250' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Mais comment donner envie aux jeunes g&#233;n&#233;rations de d&#233;couvrir la richesse de ces ann&#233;es d'engagement et de pratique ? Une fois que l'on a pris plaisir &#224; imiter son accent, &#171; &lt;i&gt;d&#233;conne mon petit, d&#233;conne&#8230;&lt;/i&gt; &#187;, on peut faire connaissance de son &#339;uvre &#224; la fois th&#233;orique et compl&#232;tement int&#233;gr&#233;e &#224; la vie de chaque &#233;tablissement. Les t&#233;moignages sont nombreux qui montrent l'implication de Tosquelles aupr&#232;s de la plupart des m&#233;tiers concern&#233;s, par le biais des formations initi&#233;es, la supervision et l'analyse de la pratique, par la mise en place des Clubs de patients en partie autog&#233;r&#233;s et dont on oublie qu'ils viennent du mod&#232;le des coop&#233;ratives anarchistes. On lira aussi avec profit la description du dispositif des &#171; cassettes &#187; audio, enregistrant des &#233;changes en &#233;quipe, puis retravaill&#233;es, comment&#233;es par lui et &#224; nouveau recycl&#233;es dans les nouvelles r&#233;unions. Son attention au &#171; dehors &#187; de l'institution, &#224; son environnement imm&#233;diat : familles, villageois, voisins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et toujours en vue de donner envie aux nouvelles g&#233;n&#233;rations, si peu lectrices, d'aller vers ses ouvrages (presque tous sont et seront disponibles), on fera r&#233;f&#233;rence &#224; la notion de psychoth&#233;rapie institutionnelle. Certes, l'intitul&#233; n'est pas tr&#232;s glamour et peut m&#234;me faire peur. Tosquelles et Jean Oury ensuite l'auront mis en place, chacun avec des variantes. Pourtant, les principes de base en sont simples : consid&#233;rer qu'&#224; l'int&#233;rieur de l'institution sp&#233;cialis&#233;e, chacun peut avoir une fonction de soignant et que l'institution elle-m&#234;me doit faire l'objet de soins. Ce qui implique une &#233;galit&#233; de traitement vis-&#224;-vis de tous les intervenants : l'homme d'entretien et le psychiatre, la ma&#238;tresse de maison et l'&#233;ducatrice de passage, tous sont susceptibles de fixer un temps la greffe d'int&#233;r&#234;t du patient-r&#233;sidant, mais tous aussi se doivent d'&#233;changer entre eux, sans pr&#233;s&#233;ance particuli&#232;re, sur leur pratique, &#224; la fois collective et tr&#232;s individualis&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, il faut redire que Tosquelles est un politique, qu'il a commenc&#233; sa trajectoire de psychiatre au c&#339;ur de la guerre civile espagnole, au milieu et pour les combattants r&#233;publicains. Et l'on apprendra avec &#233;motion et une certaine admiration, comment il a install&#233; des dispositifs de soins dont prostitu&#233;es et bonnes s&#339;urs faisaient partie, jusque dans le camp d'internement de Septfonds, en France o&#249; il s'&#233;tait retrouv&#233;, avec ses compatriotes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du reste, dans l'ouvrage du fils, les contributions des psychiatres de Catalogne replacent l'importance de sa pr&#233;sence qu'il donna g&#233;n&#233;reusement, au moment l'Espagne sortait du franquisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme il serait dommage que l'inventivit&#233; et le courage de cet homme finissent en commentaires gourmets dans les revues et colloques sp&#233;cialis&#233;s, et comme nous aimerions que les futurs travailleurs sociaux aillent de temps &#224; autre respirer ce vent du Sud capable d'a&#233;rer les institutions les plus referm&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
(1) &lt;a href=&#034;https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=9157&amp;menu=0&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=9157&amp;menu=0&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_1991_num_13_1_1781&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_1991_num_13_1_1781&lt;/a&gt; &#171; Une politique de la folie &#187;, Fran&#231;ois Tosquelles, Revue Chim&#232;res N&#176;&#8239;13, 1991&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Jacques Tosquellas (dir), Francesc Tosquelles. Psychiatre, catalan, marxiste. La boite &#224; outils. &#201;ditions d'une. 2021&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Documentaire &#8226; Au bonheur des fous</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Au-bonheur-des-fous</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Au-bonheur-des-fous</guid>
		<dc:date>2022-04-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1315</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sous le r&#233;gime de Vichy, 45 000 personnes sont mortes dans les h&#244;pitaux psychiatriques fran&#231;ais. &#192; Saint-Alban (Loz&#232;re), seule exception, soignants et malades ont accueilli clandestinement r&#233;fugi&#233;s et r&#233;sistants. Les psychiatres Fran&#231;ois Tosquelles et Lucien Bonnaf&#233; y offrent l'asile, entre autres, &#224; un certain Paul &#201;luard ; ils jettent les premi&#232;res bases de la psychoth&#233;rapie institutionnelle, nouvelle conception de la psychiatrie et de l'accueil de la folie. Beaucoup viendront s'y former, dont Jean Oury (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1315-" rel="tag"&gt;1315&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4960 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L360xH269/heures_heureuses_photo_web3-495ec.jpg?1693570451' width='360' height='269' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Sous le r&#233;gime de Vichy, 45 000 personnes sont mortes dans les h&#244;pitaux psychiatriques fran&#231;ais. &#192; Saint-Alban (Loz&#232;re), seule exception, soignants et malades ont accueilli clandestinement r&#233;fugi&#233;s et r&#233;sistants. Les psychiatres Fran&#231;ois Tosquelles et Lucien Bonnaf&#233; y offrent l'asile, entre autres, &#224; un certain Paul &#201;luard ; ils jettent les premi&#232;res bases de la psychoth&#233;rapie institutionnelle, nouvelle conception de la psychiatrie et de l'accueil de la folie. Beaucoup viendront s'y former, dont Jean Oury et Frantz Fanon. L'art brut y fait ses premiers pas. De m&#234;me les pr&#233;mices de l'ergoth&#233;rapie ou des clubs th&#233;rapeutiques &#8212; aujourd'hui les groupes d'entraide mutuelle &#8212; sont r&#233;fl&#233;chies.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_4962 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L300xH224/heures_heureuses_photo_2-dc785.jpg?1693570451' width='300' height='224' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &#192; partir des bobines de films retrouv&#233;es dans l'h&#244;pital, la r&#233;alisatrice retrace un quotidien audacieux, po&#233;tique et politique. Saison apr&#232;s saison, les ateliers, les excursions et leurs pique-niques, les f&#234;tes, rythment la vie de l'institution sur fond d'enjeux politiques fondamentaux. On est loin de l'enfermement psychiatrique tel qu'on le conna&#238;t aujourd'hui. Dans son pr&#233;c&#233;dent film, Le sous-bois des insens&#233;s, Martine Deyres d&#233;peignait dans une m&#234;me logique la clinique de la Borde dont le responsable, Jean Oury, d&#233;clarait joliment : &#171; &lt;i&gt;soigner les malades sans soigner l'h&#244;pital, c'est de la folie&#8239;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Saint-Alban repr&#233;senta un abri s&#251;r en p&#233;riode de guerre ; la puissance du mouvement surr&#233;aliste mais aussi la musique &#8212; fanfare, chorale, concerts, kermesses, bals &#8212; y ont tenu une belle place. &#171; &lt;i&gt;Ce sursaut de r&#233;sistance joyeuse nourrie de po&#233;sie reste pour moi un mod&#232;le de courage pour faire face &#224; la vision d&#233;solante que nous imposent les logiques comptables qui pr&#233;tendent r&#233;gir tous les domaines de nos vies&lt;/i&gt; &#187;, observe la r&#233;alisatrice. En effet, le contraste est percutant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4961 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L450xH336/heures_heureuses_photo_1-fa095.jpg?1693570451' width='450' height='336' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;Documentaire&lt;/strong&gt; &#8226; &lt;i&gt;Les heures heureuses &lt;/i&gt; | de Martine Deyres| 1 h 17 | Sortie en salles le 20 avril.&lt;HR&gt;
Photographies : &#169; DR&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Assistantes sociales en lutte 1990-1992. Le succ&#232;s trente ans apr&#232;s !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Assistantes-sociales-en-lutte-1990-1992-Le-succes-trente-ans-apres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Assistantes-sociales-en-lutte-1990-1992-Le-succes-trente-ans-apres</guid>
		<dc:date>2022-04-11T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1315</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un combat m&#233;morable &lt;br class='autobr' /&gt;
En ces temps de mobilisation du travail social, voil&#224; un livre &#224; lire en priorit&#233;. Non pour les r&#233;sultats obtenus par la lutte des milliers d'assistantes sociales entre&#8239;1990 et&#8239;1992, mais pour la m&#233;moire historique de leur mouvement exemplaire, multiforme et inventif. C'est un simple arr&#234;t&#233; minist&#233;riel publi&#233; le 26&#8239;juillet 1989 qui met le feu aux poudres. L'homologation officielle du dipl&#244;me d'assistant de service social le r&#233;duit au niveau III, &#233;quivalent &#224; un BTS ou un DEUG (Bac + (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1315-" rel="tag"&gt;1315&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton9535-cb7c0.jpg?1693570451' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un combat m&#233;morable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ces temps de mobilisation du travail social, voil&#224; un livre &#224; lire en priorit&#233;. Non pour les r&#233;sultats obtenus par la lutte des milliers d'assistantes sociales entre&#8239;1990 et&#8239;1992, mais pour la m&#233;moire historique de leur mouvement exemplaire, multiforme et inventif. C'est un simple arr&#234;t&#233; minist&#233;riel publi&#233; le 26&#8239;juillet 1989 qui met le feu aux poudres. L'homologation officielle du dipl&#244;me d'assistant de service social le r&#233;duit au niveau III, &#233;quivalent &#224; un BTS ou un DEUG (Bac +&#8239;2). La coupe est pleine ! La profession a d&#233;j&#224; pris de plein fouet la d&#233;gradation des conditions sociales : mont&#233;e du ch&#244;mage, &#233;mergence des nouveaux pauvres, multiplication des dispositifs. Ce manque de reconnaissance est v&#233;cu comme un affront. Un Comit&#233; national d'action se constitue d&#232;s le mois de janvier&#8239;1990, regroupant onze associations. La n&#233;gociation avec le minist&#232;re, d'abord privil&#233;gi&#233;e avec notamment le groupe de travail Tisserant, s'av&#232;re au final un march&#233; de dupes. Pas moins de quatre-vingt-sept collectifs se cr&#233;ent un peu partout en France : ils sont autog&#233;r&#233;s, fonctionnant en d&#233;mocratie directe. Une Coordination les regroupe : la CONCASS. La transcription d'une directive europ&#233;enne d&#233;terminant les &#233;quivalences des diff&#233;rents dipl&#244;mes des pays membres (fixant ceux du social &#224; BAC +&#8239;3) relance l'espoir d'une r&#233;gularisation. Il n'en sera rien. La col&#232;re va alors se manifester tant au niveau local que national &#224; travers des manifestations, des affrontements et des actions d'&#233;clat : appel &#224; la gr&#232;ve reconductible du 16&#8239;septembre au 16&#8239;novembre 1991 ; quatre rassemblements en septembre, six en octobre ; occupation de l'Op&#233;ra le 22&#8239;novembre, du Conseil d'&#201;tat le lendemain&#8230; Rien n'y fera. Il faudra attendre 2018 pour que cette l&#233;gitime revendication aboutisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. ANAS, 2021, (231 p. &#8211; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quel h&#233;ritage ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quel-heritage</link>
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		<dc:date>2021-12-13T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1307</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quel h&#233;ritage ? Dans ce nouveau num&#233;ro sp&#233;cial Lien Social interroge les travailleurs sociaux : qui a impr&#233;gn&#233; leurs pratiques ? Des pr&#233;curseurs, des coll&#232;gues, des personnes accompagn&#233;es ? Qu'est-ce que les travailleurs sociaux transportent dans leurs bagages, transmettent &#224; leurs pairs, laissent comme empreinte ? Leurs contributions racontent des histoires d'h&#233;ritage. Nos bagages Sur les &#233;paules des anciens
&lt;br class='autobr' /&gt;
par Christophe FerreiraUne &#233;ducation sans violence
&lt;br class='autobr' /&gt;
par &#201;milie PhilippeLe sens de l'h&#233;ritage
&lt;br class='autobr' /&gt;
par (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1307-" rel="tag"&gt;1307&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton8822-6583a.png?1693570452' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quel h&#233;ritage ? Dans ce nouveau num&#233;ro sp&#233;cial Lien Social interroge les travailleurs sociaux : qui a impr&#233;gn&#233; leurs pratiques ? Des pr&#233;curseurs, des coll&#232;gues, des personnes accompagn&#233;es ? Qu'est-ce que les travailleurs sociaux transportent dans leurs bagages, transmettent &#224; leurs pairs, laissent comme empreinte ? Leurs contributions racontent des histoires d'h&#233;ritage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Nos bagages&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Sur les &#233;paules des anciens&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Christophe Ferreira&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une &#233;ducation sans violence&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par &#201;milie Philippe&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le sens de l'h&#233;ritage&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Jo&#235;l Henry&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Sa bonne place&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Ana&#239;s Costa Pereira&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#201;loge de la rencontre	&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Tristan Montaclair-Le Foulgoc&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La parole pour transmission	&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Dominique Lepage&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Traces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Au-del&#224; du stigmate&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Annabelle Quillet&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Merci Fatou&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Samantha Gisclon&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le lien en h&#233;ritage&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Laure-Emmanuelle Louzeau&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Montrer la bonne direction&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Vincent Kherchaoui&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'enseignement de l'Autre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;par Thierry Trontin&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Lutte pour la plan&#232;te et contre les in&#233;galit&#233;s : m&#234;me combat&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Entretien avec Jean-Christophe Sarrot&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Humanit&#233;. Une histoire optimiste </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sciences humaines</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1307</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ambivalence humaine &lt;br class='autobr' /&gt;
Et si la vision n&#233;gative d'une humanit&#233; fondamentalement mauvaise, naturellement anim&#233;e par des r&#233;flexes &#233;go&#239;stes, agressifs et violents n'&#233;tait qu'en partie vraie ? Certes, l'esp&#232;ce humaine a d&#233;montr&#233; &#224; travers l'histoire, sa facilit&#233; &#224; commettre les pires atrocit&#233;s. Mais, en y regardant de plus pr&#232;s, il semble qu'elle soit aussi programm&#233;e pour se montrer sociable et solidaire, condition sine qua non pendant longtemps de sa survie. Les nombreux exemples d&#233;crits par l'auteur le d&#233;montrent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton8825-d3c5e.jpg?1693570452' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ambivalence humaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si la vision n&#233;gative d'une humanit&#233; fondamentalement mauvaise, naturellement anim&#233;e par des r&#233;flexes &#233;go&#239;stes, agressifs et violents n'&#233;tait qu'en partie vraie ? Certes, l'esp&#232;ce humaine a d&#233;montr&#233; &#224; travers l'histoire, sa facilit&#233; &#224; commettre les pires atrocit&#233;s. Mais, en y regardant de plus pr&#232;s, il semble qu'elle soit aussi programm&#233;e pour se montrer sociable et solidaire, condition sine qua non pendant longtemps de sa survie. Les nombreux exemples d&#233;crits par l'auteur le d&#233;montrent avec brio. Les bombardements ordonn&#233;s sur l'Angleterre par Hitler, puis sur l'Allemagne par Churchill pour cr&#233;er la panique dans la population ? Ils renforc&#232;rent, au contraire, consid&#233;rablement les r&#233;flexes d'entraide ! La haine entre combattants pendant la guerre 14-18 ? Le 25 d&#233;cembre 1914, les troupes allemandes et anglaises sortirent de leur tranch&#233;e pour participer &#224; une partie de football &#224; l'occasion de no&#235;l ! L'&#238;le de P&#226;ques ravag&#233;e par des habitants incons&#233;quents ? Des historiens donnent une toute autre version : elle fut d&#233;peupl&#233;e &#224; partir de 1862, par des chasseurs d'esclaves organisant de gigantesques rafles ! Le roman de William Golding, publi&#233; en 1954, &#171; Sa majest&#233; des mouches &#187; qui d&#233;crit le comportement autodestructeur d'un groupe d'enfants naufrag&#233;s, livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes sur une &#238;le ? L'aventure v&#233;ridique v&#233;cue, en Polyn&#233;sie, en 1977, par sept gar&#231;ons &#233;chou&#233;s pendant un an et demi sur une ile d&#233;serte, raconte une toute histoire faite d'amiti&#233; et de loyaut&#233; ! Pourtant, de c&#233;l&#232;bres exp&#233;riences en psycho-sociologie d&#233;montrent les d&#233;rives potentielles notre esp&#232;ce&#8230; Philip G. Zimbardo qui prouve comment de simples &#233;tudiants peuvent se transformer en cruels tortionnaires ? Son protocole &#233;tait truqu&#233; ! L'effet du t&#233;moin, inspir&#233; par Kitty Genovese, cette femme poignard&#233;e dans la rue sans que les voisins n'interviennent ? Ils la secoururent pourtant. Mais la presse n'en fit jamais &#233;tat, privil&#233;giant le sensationnel &#224; la r&#233;alit&#233; ! Comment comprendre ce paradoxe qui fait alterner empathie et asocialit&#233; ? En s&#233;lectionnant sur plusieurs g&#233;n&#233;rations des renards argent&#233;s manifestant le moins d'agressivit&#233;, Dmitri Belia&#239;ev r&#233;ussit, contre toute attente, &#224; apprivoiser leurs descendants. Si l'effet placebo favorise la gu&#233;rison, l'effet nocebo aggrave la maladie. Si l'effet Rosenthal promeut des comportements positifs, l'effet Golem stimule le n&#233;gatif. C'est l'&#233;ducation qui prime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. du Seuil, 2020, (426 p. &#8211; 21,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoire des enfants, des familles et des institutions d'assistance. La protection de l'enfance de l'Antiquit&#233; &#224; nos jours</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Histoire-des-enfants-des-familles-et-des-institutions-d-assistance-La-protection-de-l-enfance-de-l-Antiquite-a-nos-jours</link>
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		<dc:date>2021-11-01T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1304</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cela ne date pas d'hier &lt;br class='autobr' /&gt;
La protection de l'enfance n'est pas une pr&#233;occupation contemporaine. Aussi loin que remontent les traces d'&#233;criture, elle a toujours &#233;t&#233; pr&#233;sente. Ce livre nous en fait une description pr&#233;cise et d&#233;taill&#233;e. &#192; commencer par la riche organisation sociale et familiale de l'empire romain. L'autorit&#233; toute puissante du paterfamilias lui attribue un droit de vie et de mort sur tous les membres de son foyer, de l'esclave jusqu'&#224; sa femme en passant par son enfant qu'il peut, &#224; sa guise, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton8713-87d68.jpg?1693499184' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela ne date pas d'hier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La protection de l'enfance n'est pas une pr&#233;occupation contemporaine. Aussi loin que remontent les traces d'&#233;criture, elle a toujours &#233;t&#233; pr&#233;sente. Ce livre nous en fait une description pr&#233;cise et d&#233;taill&#233;e. &#192; commencer par la riche organisation sociale et familiale de l'empire romain. L'autorit&#233; toute puissante du paterfamilias lui attribue un droit de vie et de mort sur tous les membres de son foyer, de l'esclave jusqu'&#224; sa femme en passant par son enfant qu'il peut, &#224; sa guise, abandonner, vendre ou laisser mourir. L'av&#232;nement de la chr&#233;tient&#233; sonne le glas de l'avortement et de l'infanticide, du divorce et de l'adult&#232;re. Le concile de Nic&#233;e (325) ordonne que chaque &#233;v&#234;que prenne en charge les veuves et les orphelins, en ouvrant des maisons de charit&#233; pouvant accueillir les malades, vieillards et infirmes. Constantin retire le droit de puissance paternelle &#224; celui qui expose son enfant, le prostitue ou le contraint &#224; des rapports sexuels incestueux. En 534, le code Justinien qui synth&#233;tise le droit romain exclut de la correction paternelle la latitude &#224; infliger de graves ch&#226;timents corporels, de blesser ou d'estropier son enfant. Cette formulation restera en vigueur quinze si&#232;cles ! Tout au long du moyen &#226;ge, tout enfant trouv&#233; ou orphelin devait &#234;tre recueilli dans sa paroisse. Il faut attendre la cr&#233;ation, par un &#233;dit de 1662, des h&#244;pitaux g&#233;n&#233;raux pour qu'il soit enferm&#233; aux c&#244;t&#233;s des mendiants, des vieillards, des insens&#233;s, des estropi&#233;s. Ces &#233;tablissements sont d&#233;membr&#233;s &#224; compter de 1 800 et sp&#233;cialis&#233;s selon la population qu'ils re&#231;oivent (prison, hospice, asile psychiatrique, centre de soins). En 1811, chaque arrondissement se doit de cr&#233;er un hospice des enfants trouv&#233;s. Puis, en 1866, &#233;merge les services des enfant assist&#233;s. En r&#233;action &#224; la terrifiante mortalit&#233; infantile de ces lieux d'accueil, les placements en nourrice se g&#233;n&#233;ralisent jusqu'aux 12 ans de l'enfant. Au-del&#224;, il est mis &#224; disposition du minist&#232;re de la marine ou part en apprentissage jusqu'&#224; 25 ans. &#192; partir de 1855, le suivi des enfants plac&#233;s est retir&#233; aux hospices pour &#234;tre confi&#233; aux d&#233;partements. En 1965, la correction paternelle c&#232;de la place &#224; l'assistance &#233;ducative. C'est l'ordonnance de 1958 qui fonde la protection de l'enfance que l'on conna&#238;t aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. L'Harmattan, 2019, (272 p. &#8211; 29 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le travail social, en 2050</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-travail-social-en-2050</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-travail-social-en-2050</guid>
		<dc:date>2021-03-01T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1290</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au printemps 2020, en plein confinement, Giorgio Agamben annon&#231;ait que &#171; notre prochain a &#233;t&#233; aboli &#187; (1). Laurent Ott proph&#233;tisait, au m&#234;me moment, dans les colonnes du Lien social, qu'en 2050, &#171; on deviendra sans doute travailleur social par hasard, par d&#233;s&#339;uvrement ou par d&#233;cision d'un logiciel &#187;. Des deux c&#244;t&#233;s, une m&#234;me d&#233;sesp&#233;rance sur l'humanit&#233;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Reprenons : notre prochain n'a pas &#233;t&#233; aboli, m&#234;me si ce syst&#232;me, que nous jugeons comme Agamben &#224; bout de souffle, progresse vers la dissolution des &#171; liens (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-sociale" rel="tag"&gt;Politique sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Histoire-598" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1290-" rel="tag"&gt;1290&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2020, en plein confinement, Giorgio Agamben annon&#231;ait &lt;br class='autobr' /&gt;
que &#171; notre prochain a &#233;t&#233; aboli &#187; (1). Laurent Ott proph&#233;tisait, au m&#234;me moment, dans les colonnes du Lien social, qu'en 2050, &#171; on deviendra sans doute travailleur social par hasard, par d&#233;s&#339;uvrement ou par d&#233;cision d'un logiciel &#187;. Des deux c&#244;t&#233;s, une m&#234;me d&#233;sesp&#233;rance sur l'humanit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Reprenons : notre prochain n'a pas &#233;t&#233; aboli, m&#234;me si ce syst&#232;me, que nous jugeons comme Agamben &#224; bout de souffle, progresse vers la dissolution des &#171; liens sociaux &#187;. Mais il y a de la r&#233;sistance, que Laurent Ott ne semble pas apercevoir. Or, il y a eu, en 2020, du mouvement, et pas un enterrement d&#233;finitif de tout espoir. Si le syst&#232;me pr&#233;tendument d&#233;mocratique et pr&#233;tendument r&#233;publicain avance &#224; grandes enjamb&#233;es vers une forme in&#233;dite de dictature, n'est-ce pas parce qu'&lt;i&gt;il ne peut plus faire autrement&lt;/i&gt; ? Un peu comme s'il jouait ses derni&#232;res cartes. Machiavel disait d&#233;j&#224;, il y a cinq si&#232;cles, que pour assurer son pouvoir, l'&#201;tat ne devait pas entretenir ses citoyens dans la facilit&#233; et l'oisivet&#233;, mais &#224; l'inverse, que la peur et la guerre &#233;taient les meilleurs moyens pour lui de perdurer et d'&#234;tre fort. La peur : 2020, selon nous, est l'ann&#233;e phare du &#171; &lt;i&gt;gouvernement par la peur au temps des catastrophes&lt;/i&gt; &#187;, pour reprendre le titre d'un excellent essai (2).&lt;br class='autobr' /&gt;
2050, c'est dans trois d&#233;cennies, soit l'espace d'une (nouvelle) g&#233;n&#233;ration. Or, notre g&#233;n&#233;ration, elle, touche le fond ; en mati&#232;re de travail social, cela est particuli&#232;rement &#233;vident. La n&#233;cessit&#233; pour les jeunes en 2020 de se choisir un m&#233;tier, donc une vie parfois &#8211; et pas seulement un gagne-pain, car le m&#233;tier est bien un choix de vie &#8211; aussit&#244;t le baccalaur&#233;at en poche, aboutit en effet &#224; ce que de nombreux &#233;tudiants n'&#233;chouent dans les instituts de formation que faute de mieux, et de plus en plus rarement par vocation. Non pas qu'ils n'en aient aucune, mais parce qu'un logiciel affol&#233; les a class&#233;s et orient&#233;s l&#224; o&#249; cela lui semblait le plus logique &#8211; &#224; &#171; lui &#187;, le logiciel, le mal nomm&#233;, donc. Dans le travail social, ces &#233;tudiants se retrouvent confront&#233;s &#224; une r&#233;alit&#233; humaine &lt;i&gt;bien plus profonde&lt;/i&gt; que les niveaux auxquels agit le syst&#232;me bureaucratique : tout ce qui constitue le Vivant, y compris l'irrationalit&#233; de l'esp&#232;ce humaine. Le Vivant est en soi une valeur politique et &#233;thique, et pas une sorte de lueur mystique dans la nuit financi&#232;re et m&#233;diatique des ann&#233;es de pand&#233;mie&#8230; En ce qui concerne l'esp&#232;ce humaine, le Vivant est tellement plus fondamental que m&#234;me ce syst&#232;me tel qu'il est en 2020 ne parviendra pas &#224; le d&#233;truire. Nous gageons ici qu'en 2050, ce Vivant aura resurgi. D'autant que vivre une vie d'humain, c'est vivre l'exub&#233;rance de la vie, vivre le lien social, vivre avec Autrui autour de soi, par Autrui, pour Autrui, la libert&#233; d'Autrui prolongeant la mienne, et ne la limitant pas, bien au contraire. Vivre en humain, c'est &#171; &lt;i&gt;se distancer d'un Ma&#238;tre&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, de tout ma&#238;tre, et &#233;carter du revers de la main tous les gestes barri&#232;res mais aussi toutes les id&#233;es catastrophistes et d&#233;faitistes qui envahissent le monde. Sans doute Agamben et Ott ont-ils raison, en 2020, de mettre l'accent sur les d&#233;fis, mais d'ici une g&#233;n&#233;ration, ils auront forc&#233;ment &#233;t&#233; relev&#233;s, car ce syst&#232;me, qui en est incapable, se sera r&#233;form&#233; ou aura disparu &#8211; le syst&#232;me, pas l'humanit&#233;, et encore moins le Vivant.&lt;br class='autobr' /&gt;
De 2020 &#224; 2025, voire au-del&#224; jusqu'en 2030 (?), puisqu'il s'agit ici de faire des pr&#233;visions, nous serons en &#233;tat de pand&#233;mie et de n&#233;gation de notre prochain, vu avant tout comme un porteur potentiel de virus et un possible tueur involontaire. Nous vivrons avec la n&#233;gation de ce qui fait profond&#233;ment l'&#234;tre humain, n&#233;gation inscrite dans la vie quotidienne : r&#233;unions limit&#233;es voire interdites, masques obligatoires, restrictions massives aux d&#233;placements (3). Mais, vous qui &#234;tes lecteurs du&lt;i&gt; Lien social&lt;/i&gt;, vous n'&#234;tes pas sans ignorer cette affirmation fondamentale de Donald Winnicott &#224; propos des enfants d&#233;priv&#233;s : ils sont ceux qui ont compris que c'est leur environnement qui a failli, et non eux. Nous n'avons pas failli, ce sont eux, les dirigeants, qui ont d&#233;truit &#224; petit feu le syst&#232;me de sant&#233; en deux ou trois d&#233;cennies et qui ont &#233;vacu&#233; les valeurs sociales de notre univers mental individuel et collectif. Va arriver un moment o&#249; les institutions qui nous oppriment vont craquer, sous l'effet d'une insurrection g&#233;n&#233;rale. Rien &#224; voir avec une r&#233;volution, et il ne s'agit pas m&#234;me ici de parler de guerres civiles ou de violence. Mais, avec Max Stirner, nous pensons &#224; &#171; &lt;i&gt;&#8239;l'acte d'individus qui s'&#233;l&#232;vent, qui se redressent, sans s'inqui&#233;ter des institutions qui vont craquer sous leurs efforts ni de celles qui pourront en r&#233;sulter [&#8230;], l'insurrection nous m&#232;ne &#224; ne plus nous laisser r&#233;gir mais &#224; nous r&#233;gir nous-m&#234;mes et elle ne fonde pas de brillantes esp&#233;&#173;rances sur les &#8216;&#8216;institutions &#224; venir''&lt;/i&gt; &#187; (4). Le travail social sera partie prenante de ce processus ; il n'en sera pas le c&#339;ur ni le moteur, car les travailleurs sociaux sont, en tout cas de nos jours, bien trop int&#233;gr&#233;s au syst&#232;me, et ils ont sans doute int&#233;r&#234;t &#224; sa continuation. Donc, surtout pas &#224; l'insurrection. Mais le travail social va constituer un terrain tout &#224; fait passionnant d'observation, tout d'abord, puis d'exp&#233;rimentation d&#232;s que nous nous serons d&#233;barrass&#233;s de nos premi&#232;res &#339;ill&#232;res. &#192; partir de 2030, nous pouvons estimer ou esp&#233;rer que le mouvement de balancier de l'histoire va s'acc&#233;l&#233;rer : les jeunes et d'autres, des adultes nourris &#224; l'amour du Vivant et &#224; l'envie d'une vie enfin humaine, deviendront travailleurs sociaux par ambition sociale, par envie de vivre pleinement, et pas de survivre prisonnier de cet ersatz que le syst&#232;me actuel nous propose. En 2050, le travail social sera tr&#232;s diff&#233;rent de ce que nous connaissons aujourd'hui. Il aura sans doute pour t&#226;che principale de reconstruire un sens &#224; la vie de toutes celles et tous ceux que des d&#233;cennies d'errance auront mis &#224; mal, jet&#233;s &#224; terre, mais pas an&#233;antis. Il faudra sortir de la survie, r&#233;inventer. Le travail social sera multit&#226;ches et passionnant : accompagnement pratique et quotidien ; r&#233;flexion th&#233;orique sur la survie et les d&#233;viances qui auront &#233;t&#233; un moyen de survivre humainement aux d&#233;cennies pass&#233;es en refusant la dictature ; nouvelles formes d'&#233;ducation populaire et de solidarit&#233; r&#233;elle et concr&#232;te&#8230; Le tout dans un contexte politique qui n'aura plus rien &#224; voir avec la France malingre, opprim&#233;e et maltrait&#233;e de 2020. Ce contexte politique est impossible &#224; imaginer, car les perspectives sont bien trop floues et hasardeuses. Mais c'est ce flou et ce hasard qui nous offrent l'opportunit&#233; de pr&#233;ciser, de dessiner les contours, d'inventer un monde autre, sans aucun doute mieux reli&#233; au Vivant et porteur de v&#233;ritables valeurs &#233;thiques. Les deux piliers qui, justement, ont purement et simplement disparu entre 1914 et 2020, malgr&#233; tous les combats qui ont &#233;t&#233; men&#233;s pour l'&#233;mancipation humaine. Tout est &#224; refaire ? Tant mieux ! &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2971 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH218/1290-ny-61248.jpg?1693570452' width='500' height='218' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) &#171; &lt;i&gt;&#8239;Il nostro prossimo &#232; stato abolito&lt;/i&gt; &#187;, A che punto siamo ? L'epidemia come politica, &#233;ditions Quodlibet, Maerata, 2020 (traduit par nos soins).&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &lt;i&gt;&#034;Le gouvernement par la peur au temps des catastrophes&#034;&lt;/i&gt;, collectif, Editions de la Roue, 2013.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Restrictions qu'appelait de ses v&#339;ux Eric Schmidt, alors PDG de Google, d&#232;s 2013 dans un ouvrage h&#233;las proph&#233;tique : &lt;i&gt;The New Digital Age, New York&lt;/i&gt;, Alfred A. Knopf ; voir aussi &lt;a href=&#034;http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/ECHAPPER_AU_NOUVEL_AGE_DIGITAL-2.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Philippe Godard,&lt;i&gt; &#201;chapper au nouvel &#226;ge digital ? &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) &lt;i&gt;L'unique et sa propri&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, Paris, Stock, 1899, p.&#8239;377.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'internationale des r&#233;publiques d'enfants &#8211; 1939-1955</title>
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&lt;p&gt;Enfants de tous les pays, unissez-vous Avant le d&#233;sastre de la Seconde Guerre mondiale, des pionniers avaient d&#233;j&#224; initi&#233; des exp&#233;riences de R&#233;publiques d'enfants : Anton Makarenko en URSS, Janusz Korczak en Pologne ou le Moulin-vieux en France accueillant les petits r&#233;fugi&#233;s espagnols. Apr&#232;s guerre, se cr&#233;e une centaine de communaut&#233;s &#224; travers une Europe ravag&#233;e. Ce qui pousse un peu partout ces institutions &#224; les accueillir, c'est bien un sentiment de dette et un devoir de r&#233;paration &#224; l'&#233;gard des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance" rel="tag"&gt;Protection de l'enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Histoire-598" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfants de tous les pays, unissez-vous&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant le d&#233;sastre de la Seconde Guerre mondiale, des pionniers avaient d&#233;j&#224; initi&#233; des exp&#233;riences de R&#233;publiques d'enfants : Anton Makarenko en URSS, Janusz Korczak en Pologne ou le Moulin-vieux en France accueillant les petits r&#233;fugi&#233;s espagnols. Apr&#232;s guerre, se cr&#233;e une centaine de communaut&#233;s &#224; travers une Europe ravag&#233;e. Ce qui pousse un peu partout ces institutions &#224; les accueillir, c'est bien un sentiment de dette et un devoir de r&#233;paration &#224; l'&#233;gard des orphelins ou sans logis, victimes de la folie des adultes. La toute jeune UNESCO en fait la promotion, appuyant la premi&#232;re conf&#233;rence internationale qui regroupe en Suisse, en juillet 1948, une quarantaine de participants. Une f&#233;d&#233;ration est cr&#233;&#233;e. Trois camps internationaux regroupant des enfants de toute l'Europe se d&#233;rouleront en 1949, 1950 et 1951. Des formations de moniteurs de homes d'enfants seront organis&#233;es. Mais les diff&#233;rences et les diff&#233;rends vont affaiblir l'universalit&#233; du mod&#232;le. Le mouvement ne trouvera pas la voie de la coh&#233;sion et se heurtera tr&#232;s vite &#224; des obstacles infranchissables. Une concurrence entre inspiration la&#239;que et ob&#233;dience religieuse, d'abord. Une opposition entre les internats de facture traditionnelle et ceux mettant en &#339;uvre ce principe du &#171; self government &#187; qui donne la possibilit&#233; aux enfants de se diriger par eux-m&#234;mes, ensuite. Les effets de la guerre froide, enfin, qui substitue les luttes id&#233;ologiques au registre p&#233;dagogique. Les communaut&#233;s d'enfants dispara&#238;tront rapidement, sans laisser beaucoup de traces&#8230; jusqu'&#224; ce que ce beau livre, illustr&#233; de photos d'&#233;poque, restitue avec bonheur le souvenir des principaux &#233;pisodes d'une p&#233;riode historique &#224; la noble ambition : faire cohabiter des enfants de pays anciennement ennemis, pour leur apprendre &#224; vivre ensemble dans la tol&#233;rance mutuelle, la fraternit&#233; et la paix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Anamosa, 2020, (480 p. &#8211; 26 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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