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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>R&#233;sister &#224; la &#171; s&#233;curitarisation &#187; du social</title>
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&lt;p&gt;Entretien - Lo&#239;c Wacquant, sociologue et enseignant &#224; l'universit&#233; de Berkley aux &#201;tats-Unis, plaide pour r&#233;sister &#224; la subordination subreptice du social au p&#233;nal. Il est, selon lui, indispensable de mener une r&#233;flexion collective et de mettre en place des dispositifs d'action communs &#224; l'ensemble des professionnels concern&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous &#234;tes partisan d'une r&#233;sistance des travailleurs sociaux &#224; l'id&#233;ologie s&#233;curitaire qui concerne ceux dont ils ont la charge et notamment les jeunes en difficult&#233;. Comment (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien - Lo&#239;c Wacquant, sociologue et enseignant &#224; l'universit&#233; de Berkley aux &#201;tats-Unis, plaide pour r&#233;sister &#224; la subordination subreptice du social au p&#233;nal. Il est, selon lui, indispensable de mener une r&#233;flexion collective et de mettre en place des dispositifs d'action communs &#224; l'ensemble des professionnels concern&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#234;tes partisan d'une r&#233;sistance des travailleurs sociaux &#224; l'id&#233;ologie s&#233;curitaire qui concerne ceux dont ils ont la charge et notamment les jeunes en difficult&#233;. Comment pensez-vous que ces professionnels puissent le faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord il faut bien comprendre que ceux qui glorifient l'&#201;tat p&#233;nal aujourd'hui, en Am&#233;rique comme en Europe, sont les m&#234;mes qui, hier, exigeaient moins d'&#201;tat en mati&#232;re &#233;conomique et sociale et qui ont de fait r&#233;ussi &#224; r&#233;duire les pr&#233;rogatives et les exigences de la collectivit&#233; face au march&#233;, c'est-&#224;-dire face &#224; la dictature des grandes entreprises. D&#233;sormais, main invisible du march&#233; et poing de fer de l'&#201;tat se conjuguent et se compl&#232;tent pour mieux faire accepter le salariat d&#233;socialis&#233; et l'ins&#233;curit&#233; sociale qu'il implique. La prison revient au premier plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sister, il faut d'abord refuser de gober tout rond les concepts &#224; la gomme, les th&#233;ories-bidons et les fausses id&#233;es pr&#233;fabriqu&#233;es, souvent import&#233;es d'Am&#233;rique, que les id&#233;ologues du nouvel ordre s&#233;curitaire et leurs &#171; experts &#187; auto-proclam&#233;s r&#233;pandent partout. Ne pas se laisser abuser par la nouvelle vulgate s&#233;curitaire &#224; la mode pour la simple raison qu'elle est partout, comme le terme de &#171; violences urbaines &#187;, qui est un non-sens sociologique et statistique puisqu'il agr&#232;ge des ph&#233;nom&#232;nes qui n'ont rien de proprement urbain et qui n'ont pas grand-chose &#224; voir les uns avec les autres, les insultes et les &#233;meutes, les graffitis et les agressions, avec pour effet (recherch&#233;) de d&#233;politiser les violences collectives en r&#233;action aux carences ou aux violences de l'&#201;tat en les amalgamant &#224; des actes de d&#233;linquance. Il y a une lutte urgente &#224; mener au niveau du langage pour emp&#234;cher ces glissements s&#233;mantiques d'apparence anodine mais qui compriment et forclosent l'espace du pensable et donc du faisable, par exemple en r&#233;duisant arbitrairement le sens du mot s&#233;curit&#233; &#224; la seule sph&#232;re criminelle, d&#233;connect&#233;e de la s&#233;curit&#233; sociale, sanitaire, &#233;ducative, du logement, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ensuite d&#233;fendre l'autonomie et la dignit&#233; propre du m&#233;tier de travailleur social, m&#234;me si cela peut para&#238;tre ringard ou corporatiste &#224; certains. Exiger les moyens de remplir sa mission, toute sa mission et rien que sa mission. Refuser de devenir une antenne des services de police et une annexe de l'administration judiciaire sous couvert de meilleure coordination des services et d'efficience bureaucratique. Les synergies entre administrations de l'&#201;tat sont &#233;videmment d&#233;sirables, mais toute la question est de savoir qui impose sa logique, son langage, ses crit&#232;res d'action, son horizon temporel et ses objectifs : cherche-t-on &#224; accro&#238;tre la &#171; s&#233;curit&#233; sociale &#187; &#224; long terme des familles et des individus en difficult&#233; de sorte &#224; leur donner une plus grande stabilit&#233; et capacit&#233; de vie, ou bien &#224; produire de la &#171; s&#233;curit&#233; criminelle &#187; &#224; court terme (ou, pire encore, sa mise en sc&#232;ne m&#233;diatique) en faisant baisser au forceps les indicateurs statistiques de la d&#233;linquance et en faisant exhibition de s&#233;v&#233;rit&#233; paternaliste &#224; des fins bassement &#233;lectoralistes ? Quelle main de l'&#201;tat l'emporte dans ce bras de fer permanent, la &#171; main gauche &#187; qui nourrit et soutient, prot&#232;ge les plus d&#233;munis des pires al&#233;as de la vie, r&#233;duit les in&#233;galit&#233;s, ou la &#171; main droite &#187; charg&#233;e du maintien de l'ordre (moral et &#233;conomique autant que l&#233;gal) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sister &#224; la subordination subreptice du social au p&#233;nal, il est indispensable de mener une r&#233;flexion collective et de mettre en place des dispositifs d'action communs &#224; l'ensemble des professionnels concern&#233;s, travailleurs sociaux et psychologues, &#233;ducateurs et enseignants, infirmiers et m&#233;decins, sp&#233;cialistes des droits de l'homme, juristes et juges, et m&#234;me policiers et personnels p&#233;nitentiaires, afin de repenser ensemble la fonction et les comp&#233;tences propres de chacun et la place qu'ils doivent occuper les uns par rapport aux autres. En s'appuyant sur leur connaissance concr&#232;te des r&#233;alit&#233;s de terrain qui les confronte quotidiennement aux impasses de cette politique, en activant leurs contacts avec les autres r&#233;seaux professionnels et associatifs concern&#233;s, les travailleurs sociaux peuvent &#234;tre le fer de lance de la r&#233;sistance &#224; la &#171; s&#233;curitarisation &#187; du social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment sanctionner les mineurs autrement que par la prison</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>575</dc:subject>

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&lt;p&gt;Une commission d'enqu&#234;te conduite par des parlementaires de tous bords a d&#233;nonc&#233; les m&#233;faits de l'incarc&#233;ration des moins de 18 ans. Or, apr&#232;s s'&#234;tre invers&#233;e quelque temps, la tendance &#224; l'emprisonnement de ces jeunes d&#233;linquants est de nouveau nettement &#224; la hausse. D'autres sanctions sont pourtant &#224; d&#233;velopper &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but des ann&#233;es 90, ont &#233;t&#233; prises certaines dispositions l&#233;gislatives, faisant diminuer, jusqu'en 1996, le nombre d'incarc&#233;rations de mineurs : en ce qui concerne l'interdiction de la mise en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une commission d'enqu&#234;te conduite par des parlementaires de tous bords a d&#233;nonc&#233; les m&#233;faits de l'incarc&#233;ration des moins de 18 ans. Or, apr&#232;s s'&#234;tre invers&#233;e quelque temps, la tendance &#224; l'emprisonnement de ces jeunes d&#233;linquants est de nouveau nettement &#224; la hausse. D'autres sanctions sont pourtant &#224; d&#233;velopper&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 90, ont &#233;t&#233; prises certaines dispositions l&#233;gislatives, faisant diminuer, jusqu'en 1996, le nombre d'incarc&#233;rations de mineurs : en ce qui concerne l'interdiction de la mise en d&#233;tention provisoire de mineurs de moins de seize ans et la limitation de la dur&#233;e de la d&#233;tention provisoire pour les mineurs de 16 &#224; 18 ans. Mais, depuis cinq ans, les chiffres grimpent &#224; nouveau. &#192; l'&#233;t&#233; 2000, une commission d'enqu&#234;te sur la situation dans les prisons fran&#231;aises avait rendu son rapport &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Le nombre des mineurs incarc&#233;r&#233;s, pouvait-on y lire, &#171; s'accro&#238;t un peu plus chaque ann&#233;e &#187; : 1996 = 561 (- 2, 1 %), 1997 = 728 (+ 11, 9 %), 1998 = 669 (+ 6, 5 %), 1999 = 714 (+ 6, 7 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'explication de cette d&#233;rive n'est certes pas seulement &#224; rechercher du c&#244;t&#233; d'un rel&#226;chement des alternatives &#224; la prison mais &#233;galement du fait d'une augmentation importante des mineurs mis en cause, pour preuve : leur nombre est pass&#233; de 110 000 pour l'ann&#233;e 94 &#224; 170 000 en 1999. Ce que confirme la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) par la voix de sa directrice, Sylvie Perdriolle : &lt;i&gt;&#171; Il faut souligner la croissance des infractions contre les personnes et l'aggravation des infractions commises par les mineurs : vols avec violence ou viols. Selon une &#233;tude r&#233;cente de l'administration p&#233;nitentiaire sur la population p&#233;nale, ces faits repr&#233;sentaient 13 % des mises en d&#233;tention en 1985. Ils ont repr&#233;sent&#233; pr&#232;s de 30 % de mises en d&#233;tention en 1999. Cette &#233;volution est certainement l'une des raisons de l'augmentation des mises en incarc&#233;ration des mineurs &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des efforts notables ont m&#234;me &#233;t&#233; faits comme la mise en place, par la circulaire du 15 juillet 1998 d'&#201;lisabeth Guigou, pour inciter les parquets &#224; traiter les infractions en temps r&#233;el. Ce sont ainsi plus de 12 500 mineurs qui ont &#233;t&#233; convoqu&#233;s en 1999 par les parquets pour un rappel &#224; la loi ou une mesure de r&#233;paration en amont de la saisine des tribunaux. &#192; souligner &#233;galement, la m&#234;me ann&#233;e, la volont&#233; de la Garde des Sceaux de l'&#233;poque d'am&#233;liorer la condition des mineurs : constitution de petites unit&#233;s d'une vingtaine de mineurs, encadrement renforc&#233;, stabilisation des surveillants (tous volontaires)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, la surpopulation et la promiscuit&#233; sont la r&#232;gle g&#233;n&#233;rale et le rapport de la commission d'enqu&#234;te &#233;voque le d&#233;sarroi de l'administration p&#233;nitentiaire qui se trouve &#171; tr&#232;s d&#233;sempar&#233;e en face de ces adolescents qui ont un comportement exacerb&#233; en d&#233;tention, qui ont leurs rites, leurs codes et qui reconstituent &#224; l'int&#233;rieur des ph&#233;nom&#232;nes de bandes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur soixante &#233;tablissements qui accueillaient, en janvier 2000, des mineurs, seize connaissaient, &#224; l'&#233;poque de la r&#233;daction du rapport, un taux d'occupation du quartier mineur sup&#233;rieur &#224; 100 : 180 % &#224; &#201;pinal, 233 % &#224; Valenciennes,&#8230; 466 % &#224; Toulon ! Dans beaucoup d'&#233;tablissements, les mineurs ne sont pas effectivement s&#233;par&#233;s des majeurs. Par exemple, le &#171; quartier &#187; mineur, pointe l'enqu&#234;te, de la maison d'arr&#234;t de Moulins n'a pas d'existence r&#233;elle : il est constitu&#233; de cellules pour adultes affect&#233;es aux mineurs ; autre exemple, celui de la maison d'arr&#234;t de Varces, qui ne r&#233;pond pas aux besoins fonctionnels de prise en charge : lors de la visite de la commission parlementaire, il comportait neuf cellules &#8212; d'une surface inf&#233;rieure &#224; 9 m2 &#8212; accueillant dix-huit mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, l'ensemble des membres de la commission &#171; consid&#232;re que l'incarc&#233;ration des mineurs doit rester l'exception, comme le pr&#233;voit l'ordonnance de 1945. Cela ne signifie pas pour autant qu'il ne doit pas y avoir de sanction, mais le rappel &#224; la loi doit s'exercer autrement que par une incarc&#233;ration qui ne fait que transformer de jeunes d&#233;linquants en &#171; ca&#239;ds &#187; parce qu'ils ont fait de la prison. Des prises en charge autres que carc&#233;rales doivent &#234;tre prioritaires &#187;(&lt;a href='https://www.lien-social.com/Resister-a-la-securitarisation-du-social' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Lo&#239;c Wacquant, sociologue&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Il faut donc sanctionner autrement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre soci&#233;t&#233; enferme toujours plus et pour des dur&#233;es de plus en plus longues : trente mille personnes en prison dans les ann&#233;es 70, cinquante-deux mille actuellement &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce globalement la f&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sanctionner sans exclure, am&#233;nagements de peine et alternatives &#224; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans un r&#233;cent document, recensant les alternatives &#224; l'incarc&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La juridiction (tribunal pour enfants ou cour d'assises des mineurs), qui prononce un emprisonnement, peut ordonner qu'il sera sursis &#224; son ex&#233;cution et placer le mineur condamn&#233; sous le r&#233;gime de la mise &#224; l'&#233;preuve pendant une dur&#233;e qui ne peut &#234;tre inf&#233;rieure &#224; 18 mois ni sup&#233;rieure &#224; trois ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de cette peine, le mineur concern&#233; peut &#234;tre soumis &#224; l'observation d'obligations telles que : &#233;tablir sa r&#233;sidence en un lieu d&#233;termin&#233;, suivre un enseignement, se soumettre &#224; des mesures d'examen m&#233;dical. La commission d'une nouvelle infraction au cours du d&#233;lai d'&#233;preuve ou le non respect des obligations peut conduire &#224; la r&#233;vocation du sursis. La peine d'emprisonnement peut &#233;galement &#234;tre assortie de l'obligation d'accomplir un travail d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le travail d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (TIG) est prononc&#233; lorsque le mineur est reconnu coupable d'un d&#233;lit ou d'un crime, s'il a plus de 16 ans et s'il donne son accord. Il effectue alors un travail non r&#233;mun&#233;r&#233; au profit d'une personne morale de droit public ou d'une association habilit&#233;e &#224; mettre en &#339;uvre des travaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. En cas de non-ex&#233;cution, le mineur peut &#234;tre condamn&#233; &#224; une peine d'emprisonnement. La dur&#233;e du travail est comprise entre 40 et 240 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La mesure d'action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO), prononc&#233;e par le juge des enfants, consiste &#224; laisser le mineur dans son lieu habituel de vie tout en d&#233;signant une personne ou un service &#233;ducatif charg&#233; (e) de l'aider ou de le conseiller. En contrepartie, il peut exiger de la famille du mineur des obligations particuli&#232;res : un suivi m&#233;dical, la fr&#233;quentation d'un &#233;tablissement sanitaire ou d'&#233;ducation&#8230; Le m&#234;me magistrat peut prendre une d&#233;cision de placement. Dans ce cas, le jeune est retir&#233; de son milieu familial. Il est confi&#233; &#224; un foyer, &#224; une institution d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e publique ou priv&#233;e ou &#224; une famille d'accueil pour le prot&#233;ger et assurer sa s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, 1 333 mineurs ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une d&#233;cision d'h&#233;bergement dans un foyer public de la PJJ, 24 580 dans un foyer du secteur associatif alors que pour la m&#234;me ann&#233;e 4 030 mineurs passaient par la prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La libert&#233; surveill&#233;e pr&#233;judicielle consiste, elle, &#224; remettre le jeune &#224; sa famille, sous la surveillance d'un &#233;ducateur du service &#233;ducatif aupr&#232;s du tribunal (SEAT) jusqu'au jour de son jugement. L'&#233;ducateur doit mener une action &#233;ducative et contribuer &#224; la r&#233;solution des probl&#232;mes du mineur en mati&#232;re de scolarit&#233;, d'orientation professionnelle, de recherche d'emploi, de sant&#233;&#8230; Il fera ensuite un rapport au juge sur la situation familiale et scolaire du jeune et sur sa personnalit&#233;, rapport qui aidera le juge &#224; prendre une d&#233;cision le jour du jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La mesure de r&#233;paration est une mesure &#233;ducative dont l'objectif est de faire prendre conscience &#224; l'auteur d'une infraction, des cons&#233;quences de son acte. Elle est prise soit par le parquet lors de la pr&#233;sentation du mineur, soit au cours de l'instruction, soit par les juridictions pour mineurs au p&#233;nal. Dans ce cas, un &#233;ducateur de la protection judiciaire de la jeunesse ou d'une association habilit&#233;e par la justice r&#233;unit la victime et le mineur pour trouver une solution ou un accord : excuses &#224; la victime, remise en &#233;tat de ce qui a &#233;t&#233; ab&#238;m&#233;, entretien d'espaces verts, cours de s&#233;curit&#233; routi&#232;re, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le contr&#244;le judiciaire peut &#234;tre ordonn&#233; par le juge des enfants ou le juge d'instruction. Ce contr&#244;le astreint le mineur concern&#233; &#224; se soumettre &#224; une ou plusieurs obligations telles que, par exemple, ne pas se rendre en certains lieux, s'abstenir de rencontrer certaines personnes, obligation de suivre une formation ou une scolarit&#233;, ou de se rendre r&#233;guli&#232;rement au commissariat. Le non-respect des obligations peut conduire &#224; la r&#233;vocation du contr&#244;le judiciaire et &#224; un placement en d&#233;tention provisoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces solutions alternatives ne sont que peu appliqu&#233;es. On aimerait voir davantage de TIG, de mesures d'investigation relatives &#224; la situation personnelle et familiale des mineurs, de mesures de libert&#233; surveill&#233;e pr&#233;judicielle (permettant une intervention &#233;ducative rapide apr&#232;s les faits et pouvant &#234;tre utilis&#233;e de mani&#232;re probatoire avant le jugement), de placements, de mise sous protection judiciaire (mesure souple : le juge peut en faire varier le contenu au gr&#233; de l'&#233;volution du mineur), bref des mesures p&#233;nales alternatives &#224; l'incarc&#233;ration, avant ou apr&#232;s jugement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sanctionner sans exclure, am&#233;nagements de peine et alternatives &#224; l'incarc&#233;ration, Les cahiers de la Fnars n&#176;9, d&#233;cembre 2000. Fnars - 76 rue du faubourg Saint-Denis - 75010 Paris. T&#233;l. 01 48 01 82 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Comment sanctionner les mineurs autrement que par la prison</title>
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