<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=592&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; C'est notre l&#233;gitimit&#233; qui fonde l'autorit&#233; et la sanction &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/C-est-notre-legitimite-qui-fonde-l-autorite-et-la-sanction</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/C-est-notre-legitimite-qui-fonde-l-autorite-et-la-sanction</guid>
		<dc:date>2009-02-26T15:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si la crise de l'autorit&#233; qui frappe le monde adulte l'interroge, Michel Defrance, directeur de l'Itep l'Essor-Bi&#232;vres dans l'Essone et pr&#233;sident de l'association des Itep et de leurs r&#233;seaux jusqu'en 2008, y voit surtout une opportunit&#233; pour refonder les relations avec les jeunes en g&#233;n&#233;ral et ceux parmi les plus en difficult&#233;s en particulier &lt;br class='autobr' /&gt;
On assiste aujourd'hui &#224; une mont&#233;e de l'id&#233;ologie r&#233;pressive : n'est-ce pas l&#224; le produit de l'affaiblissement de l'autorit&#233; de l'adulte ? S'il est bien une question (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-918-" rel="tag"&gt;918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si la crise de l'autorit&#233; qui frappe le monde adulte l'interroge, Michel Defrance, directeur de l'Itep l'Essor-Bi&#232;vres dans l'Essone et pr&#233;sident de l'association des Itep et de leurs r&#233;seaux jusqu'en 2008, y voit surtout une opportunit&#233; pour refonder les relations avec les jeunes en g&#233;n&#233;ral et ceux parmi les plus en difficult&#233;s en particulier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On assiste aujourd'hui &#224; une mont&#233;e de l'id&#233;ologie r&#233;pressive : n'est-ce pas l&#224; le produit de l'affaiblissement de l'autorit&#233; de l'adulte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est bien une question qui se pose aujourd'hui, c'est celle de notre autorit&#233; et de notre capacit&#233; &#224; convaincre de la n&#233;cessit&#233; de respecter des r&#232;gles. Pour les jeunes, tout cela ne va pas de soi. Qu'ils ne veuillent pas nous ob&#233;ir d'embl&#233;e, parce que notre autorit&#233; ne proc&#232;de pas d'un v&#233;cu commun au travers duquel ils ont pu apprendre &#224; nous faire confiance, n'est pas choquant. Est-ce d&#233;rangeant de constater que les jeunes refusent l'autoritarisme et la soumission ? Cela devrait &#234;tre accept&#233; comme un progr&#232;s de civilisation, au contraire ! Car, il faudrait plut&#244;t nous poser la question inverse : pourquoi donc nous ob&#233;iraient-ils ? &#171; qui t'es pour me parler ainsi ? &#187;, &#171; d'o&#249; que tu es ? &#187;, disent-ils souvent. De quelle l&#233;gitimit&#233; l'autorit&#233; des adultes pourrait-elle se pr&#233;valoir ? Tous ont raison, tous se contredisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au demeurant, quand cette autorit&#233; se manifeste, elle n'a pas souvent les moyens ou la volont&#233; de s'exercer et elle est transgress&#233;e sans v&#233;ritable cons&#233;quence susceptible de provoquer chez le jeune une prise de conscience v&#233;ritable. Le sch&#233;ma &#233;ducatif classique du pouvoir de l'adulte sur l'enfant ne fonctionne plus. D&#232;s l'&#233;cole, l'enfant apprend que la loi n'est pas la r&#232;gle qui prot&#232;ge et qui est la m&#234;me pour tous, mais qu'elle n'est la plupart du temps que l'interpr&#233;tation arbitraire de celui qui est charg&#233; de la faire appliquer&#8230; Il ne s'agit plus de la loi qu'il convient de respecter, mais seulement de craindre celui qui devrait en &#234;tre le garant&#8230; Ainsi, tout devient manipulable, n&#233;gociable, adaptable et le comportement a du mal &#224; rencontrer des limites &#224; ses pr&#233;tentions. C'est dans ce contexte qu'il nous revient &#224; nous adultes d'avoir &#224; travailler sur la transmission &#233;ducative et citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, comment, dans ces conditions, r&#233;ussir &#224; accompagner ces jeunes vers la citoyennet&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout notre travail pourrait, en quelque sorte, se r&#233;sumer &#224; cet objectif : comment amener les jeunes &#224; conduire leur vie en sachant analyser et mesurer la cons&#233;quence de leurs actes et surtout &#224; pouvoir g&#233;rer leur rapport &#224; eux-m&#234;mes et aux autres ? L'apprentissage du respect de la loi et des r&#232;gles du vivre ensemble se r&#233;alise par la confrontation exp&#233;rimentale, par une d&#233;marche d'essai et d'erreur, y compris par la transgression. C'est cette exp&#233;rimentation des limites de ce qui &#171; marche &#187; ou ne &#171; marche pas &#187;, de ce qui permet de se faire accepter ou rejeter, qui doit permettre &#224; un jeune d'analyser et mesurer la cons&#233;quence de ses actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de la d&#233;plorer, l'adulte doit donc consid&#233;rer la b&#234;tise comme une tentative maladroite d'appr&#233;hender le monde, un environnement sur lequel l'enfant veut imprimer sa marque, dans lequel il veut exister ou dont on veut tester la r&#233;activit&#233;. R&#233;fl&#233;chir ainsi d&#233;cale la perception que l'on peut avoir de la sanction &#233;ducative. Ne pas rendre possible cette confrontation serait priver les jeunes d'une possibilit&#233; de travail sur eux-m&#234;mes et d'une manipulation, puis d'une int&#233;gration personnelle des r&#232;gles et des valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, les transgressions ou les provocations, tout autant que les r&#233;ussites et les satisfactions, ne prennent leur sens que dans la mesure o&#249; elles ne sont pas laiss&#233;es pour compte, mais o&#249; elles donnent lieu &#224; reprises, &#224; explications et &#224; r&#233;parations r&#233;elles ou symboliques dans les cas d'atteintes. Si l'on veut que ces processus prennent du sens pour le jeune et l'aident &#224; se construire un syst&#232;me de r&#233;f&#233;rences et de valeurs, il faut l'accompagner dans cette d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette reprise que vous &#233;voquez peut-elle se produire sans avoir recours aux sanctions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est en cause, c'est l'irrespect de certaines pratiques et non pas la confrontation &#224; l'autre qui est n&#233;cessairement frustrante. Je ne pense pas que l'on puisse &#171; tout supporter &#187; d'un jeune, au nom d'une &#171; p&#233;dagogie non punitive &#187;&#8230; Que cette reprise s'appelle punition ou autre chose n'est pas le probl&#232;me. Ce qui n'a pas &#233;t&#233; fait doit l'&#234;tre ult&#233;rieurement ; ce qui a &#233;t&#233; endommag&#233; doit &#234;tre r&#233;par&#233; ; ce qui a &#233;t&#233; vol&#233; doit &#234;tre rendu. L'insulte doit donner lieu &#224; excuses, symboliquement ou concr&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la fa&#231;on dont on nomme cet acte, l'adulte doit valider tant les r&#233;ussites que les &#233;checs d'un enfant ou d'un jeune, par un jeu qui int&#232;gre tout autant les f&#233;licitations, les encouragements, les r&#233;compenses que la r&#233;probation, les r&#233;primandes et les punitions. Mais, pour ne pas devenir humiliante ou vengeresse, cette punition doit &#234;tre accompagn&#233;e. Il ne peut s'agir d'une contre-violence qui se contenterait d'affirmer notre pouvoir, notre force ou notre autorit&#233; bafou&#233;e ; mais plut&#244;t l'opposition d'une r&#233;sistance et d'une contenance par la parole, voire par le geste. Punir un enfant pour quelque chose qu'il ne connaissait pas ou &#233;tait dans l'incapacit&#233; de comprendre, s'appelle de l'injustice et attaque gravement les repr&#233;sentations qu'il pourra se faire de la loi. Mais, ne pas le faire, quand sa perception de la transgression est claire et &#233;vidente, c'est renoncer &#224; le confronter aux limites qu'il lui faut apprendre &#224; ne pas d&#233;passer et ne pas le soutenir quand il les d&#233;passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants et les jeunes sont en attente d'une r&#233;ponse de la part des adultes, qui ont la responsabilit&#233; de leur montrer qu'ils se sentent concern&#233;s par eux, qu'ils ne leur sont pas indiff&#233;rents et que leur avenir et leur bien-&#234;tre les mobilisent. Comment penser les &#233;changes et la verbalisation des &#233;motions, si nous ne leur signifions pas que leurs r&#233;ussites nous mettent en joie et leurs &#233;checs nous attristent, que nous sommes en col&#232;re de les voir saboter leurs potentialit&#233;s et que nous ne voulons pas les laisser faire&#8230;. C'est une claire attitude face aux sanctions qui permettra d'inverser la tendance qu'ont de plus en plus de jeunes &#224; consid&#233;rer que l'adulte qui &#171; laisse faire &#187; est un &#171; con &#187; et celui qui ne &#171; laisse pas faire &#187;, un &#171; salaud &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle diff&#233;rence faites-vous entre l'attitude r&#233;pressive traditionnelle et le mode sanctionnel que vous pr&#233;conisez ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diff&#233;rence que je fais avec l'autoritarisme traditionnel, c'est la question du sens que l'on donne aux injonctions et aux r&#232;glements. C'est une distinction primordiale qui permet d'interpr&#233;ter et de s'approprier la loi. Respecter le feu rouge parce qu'il y a un gendarme &#224; c&#244;t&#233;, ce n'est pas respecter la loi, c'est la craindre. S'arr&#234;ter au carrefour de sa propre volont&#233;, au cas o&#249; quelqu'un surviendrait, c'est s'inscrire dans l'ordre symbolique du respect de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons plus nous contenter de signifier ou d'imposer, il nous faut convaincre et proposer des espaces o&#249; se red&#233;finiront ces rapports d'autorit&#233;. Elaborer un syst&#232;me de r&#233;f&#233;rences et de limites sans tenir compte de ce que sont ces jeunes au moment o&#249; nous nous adressons &#224; eux (probl&#233;matiques psycho-affectives et parcours de vie&#8230;) et concevoir le fonctionnement des &#233;quipes de professionnels sans prendre en consid&#233;ration ce qu'elles sont (niveau de formation, parcours personnels, interactions inter subjectives&#8230;), c'est nous condamner &#224; l'impuissance et &#224; des graves dysfonctionnements. Expliciter les r&#232;gles, les rendre compr&#233;hensibles, appropriables par les jeunes rel&#232;ve de ce qui a &#233;t&#233; exp&#233;riment&#233; et reconnu comme efficace depuis longtemps par les pratiques de la p&#233;dagogie et la psychiatrie institutionnelle. L'&#233;ducateur doit cr&#233;er dans l'institution ou en dehors d'elle les conditions de l'exp&#233;rimentation des limites et des valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle forme concr&#232;te cela peut-il prendre au sein de nos institutions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er les conditions de l'&#233;mergence d'une parole, &#234;tre amen&#233; &#224; s'exprimer au sein du collectif, prendre du recul, remettre le sympt&#244;me &#224; sa juste place d'indicateur d'une souffrance et non pas le prendre comme une tentative d&#233;lib&#233;r&#233;e de nuire&#8230; Tout cela devrait nous inspirer et nous conduire &#224; tenter d'infl&#233;chir ce qui se passe, ce qui se vit au sein de l'institution. C'est parce que ces exp&#233;rimentations et ce &#171; style de vie &#187; proposent un espace d'&#233;laboration psychique, que peuvent se produire des remaniements psychiques et culturels chez les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au travers de ce qui est autoris&#233;, tol&#233;r&#233;, pas accept&#233; et interdit formellement, avec toutes les nuances que cela implique, que peuvent &#234;tre pos&#233;es les bases d'une affirmation forte de principes fondamentaux. Et c'est par l'&#233;change, la communication et l'accompagnement quotidien, que les &#233;valuations des cons&#233;quences des actes pos&#233;s, la r&#233;paration et la r&#233;conciliation se r&#233;alisent. Dans cette affaire, la posture, les attitudes, comptent autant que les discours. Seules la pr&#233;sence chaleureuse et exigeante &#224; la fois, l'&#233;coute attentive, la disponibilit&#233; et la comp&#233;tence pour organiser des v&#233;cus &#233;motionnellement forts au travers desquels on se d&#233;couvre, on d&#233;couvre l'autre et on apprend &#224; le respecter, peuvent tenter d'inverser la tendance qui fait faire dire aujourd'hui que notre autorit&#233; est en crise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le sens de la sanction dans l'action &#233;ducative</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-sens-de-la-sanction-dans-l-action-educative</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-sens-de-la-sanction-dans-l-action-educative</guid>
		<dc:date>2009-02-26T15:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Punition</dc:subject>
		<dc:subject>918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le r&#232;gne de l'autoritarisme, m&#234;me si les th&#232;mes de la r&#233;pression et de la discipline sont de retour, est mis &#224; mal et ses nuisances reconnues. Aujourd'hui, l'&#233;ducation distingue la sanction qui s'attache &#224; l'acte, de la punition qui s'en prend &#224; la personne. Les parents comme les professionnels reconnaissent que sans l&#233;gitimit&#233; il est impossible d'asseoir leur autorit&#233; et de faire accepter une sanction. Une l&#233;gitimit&#233; qui se gagne dans le respect, la fermet&#233; et la prise de conscience de l'acte commis (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Punition" rel="tag"&gt;Punition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-918-" rel="tag"&gt;918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le r&#232;gne de l'autoritarisme, m&#234;me si les th&#232;mes de la r&#233;pression et de la discipline sont de retour, est mis &#224; mal et ses nuisances reconnues. Aujourd'hui, l'&#233;ducation distingue la sanction qui s'attache &#224; l'acte, de la punition qui s'en prend &#224; la personne. Les parents comme les professionnels reconnaissent que sans l&#233;gitimit&#233; il est impossible d'asseoir leur autorit&#233; et de faire accepter une sanction. Une l&#233;gitimit&#233; qui se gagne dans le respect, la fermet&#233; et la prise de conscience de l'acte commis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'autoritarisme qui domina longtemps le monde de l'&#233;ducation (l'enfant ne parlait &#224; la table familiale que pour r&#233;pondre aux questions que lui posaient les adultes) a pu trouver son antinomie dans l'enfant-roi (&#224; qui on ne refuse rien et qui fait ce qui lui pla&#238;t quand il le veut). Entre ces deux extr&#233;mit&#233;s, l'on trouve de nombreuses situations interm&#233;diaires. Au c&#339;ur de l'attitude propre &#224; chaque &#233;ducateur (familles, enseignants, travailleurs sociaux), il y a la question de la sanction et sa forme r&#233;pressive, la punition. L&#224; encore, entre &#171; qui aime bien, ch&#226;tie bien &#187; qui resta un leitmotiv pendant des mill&#233;naires et le slogan de 1968 &#171; il est interdit d'interdire &#187;, toute une palette de comportements se d&#233;ploie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On conna&#238;t ainsi cette incompr&#233;hension de certaines familles immigr&#233;es confront&#233;es au signalement transmis au juge des enfants, quand elles ont voulu punir leur enfant d'une bonne racl&#233;e. Elles ne comprennent pas toujours ce qu'on leur reproche, elles qui ne veulent que le bien de leur prog&#233;niture. &#192; l'autre oppos&#233;, se d&#233;veloppe depuis quelques ann&#233;es une nouvelle th&#233;orie, celle de la p&#233;dagogie non punitive qui affirme qu'en aucune circonstance, la punition ne peut &#234;tre une solution. Faire le point sur cette question s'av&#232;re donc d'une grande pertinence. L'association Anth&#233;a organisait les 19 et 20 mai 2008 &#224; Marseille, deux journ&#233;es d'&#233;tude intitul&#233;es &#171; Sanction et punition dans l'&#233;ducation de l'enfant et de l'adolescent &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Actes disponibles &#224; : Anth&#233;a - BP 219 - 83006 Draguignan cedex. T&#233;l. 04 94 68 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De quoi nourrir notre r&#233;flexion &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu&#234;te de l'autonomie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons donc par le commencement et plus particuli&#232;rement par ce qui attend l'enfant. La construction de son psychisme est &#233;troitement li&#233;e &#224; la pr&#233;sence rassurante de l'adulte &#224; ses c&#244;t&#233;s, expliqua Sabine Domenichino, p&#233;dopsychiatre. Si le f&#339;tus est tr&#232;s vite comp&#233;tent, apprenant d&#232;s le troisi&#232;me mois de grossesse &#224; faire des galipettes et &#224; sucer son pouce, le b&#233;b&#233; n'a rien &#224; lui envier, lui qui, d&#232;s la naissance, montre des aptitudes inn&#233;es, comme fixer les visages, vocaliser ou &#233;tablir un contact du regard. Cette recherche relationnelle tient &#224; un &#233;quipement qui a la particularit&#233; de ne pouvoir se d&#233;velopper pleinement qu'en interaction avec son environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que la part de l'instinct dans l'humanisation du petit humain est minime, en comparaison de tout ce que va lui apporter sa confrontation &#224; ses parents, puis &#224; ses pairs. Le b&#233;b&#233; peut r&#233;ussir &#224; g&#233;rer tout seul ses &#233;motions positives. Pour ce qui est des sentiments n&#233;gatifs susceptibles de le terroriser, il a imp&#233;rativement besoin de l'aide de l'adulte, seul capable de mettre de l'ordre dans le chaos qui l'assaille alors. C'est d&#232;s ce moment que commence l'&#339;uvre &#233;ducative qui va mener l'enfant vers l'autonomie tant physique que psychique, autonomie qui doit lui permettre non seulement de d&#233;cider de suivre ou de d&#233;roger &#224; une loi, mais aussi d'assumer les cons&#233;quences de ses choix. Ce r&#244;le de s&#233;curisation de la part de l'adulte, qui fixe les limites de ce qui est autoris&#233; et de ce qui ne l'est pas, est l'une des constantes universelles qui permet de structurer ce que deviendra l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Enjeu de la soumission&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc le b&#233;b&#233; dans un rapport de grande d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des adultes qui l'entourent. La qualit&#233; des relations que ces derniers tisseront autour de lui a fait l'objet d'une recherche initi&#233;e par John Bolby, p&#233;diatre et psychanalyste anglais, qui distingua entre un attachement s&#233;cure et un attachement ins&#233;cure ambivalent ou d&#233;sorganis&#233; annonciateurs d'un (d&#233;s) &#233;quilibre potentiel &#224; l'&#226;ge adulte. Un autre psychanalyste, Serge Lesourd, a rappel&#233; ce qui relie cet attachement &#224; la punition. Au-del&#224; du d&#233;sagr&#233;ment que cette derni&#232;re implique, ce qui incite l'enfant &#224; renoncer &#224; une partie de son plaisir, c'est la crainte de perdre l'amour des adultes qui s'occupent de lui et dont le retrait est per&#231;u comme une menace vitale. La soumission et l'ad&#233;quation aux exigences qui lui sont pr&#233;sent&#233;es constituent autant de garanties au maintien de cette pr&#233;sence. Le punisseur et le puni doivent accepter la perte temporaire de l'amour, permettant &#224; l'enfant, en s'adaptant, de le r&#233;cup&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement dans cette reconqu&#234;te possible que se situe l'efficacit&#233; de la punition. Mais, note Serge Lesourd, notre lien social postmoderne inverse les r&#244;les. En craignant de perdre l'amour de son enfant s'il le punit, l'adulte voit son narcissisme &#234;tre mis en jeu. Il agit comme s'il ne pouvait se passer de l'affection inconditionnelle de l'enfant ! D'o&#249; un d&#233;sarroi certain face aux transgressions enfantines que certains parents n'osent plus sanctionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour sanctionner une transgression, faut-il encore savoir en quoi elle consiste. Jean-Yves Hayez, psychiatre infanto-juv&#233;nile, d&#233;finit ce manquement comme un acte ou une parole d&#233;lib&#233;r&#233;s qui s'opposent &#224; une loi ou &#224; une r&#232;gle. Bien difficile d'&#233;valuer un tel comportement. D'abord, parce qu'il appara&#238;t d'une grande banalit&#233; : chacun transgresse &#224; un moment ou &#224; un autre, m&#234;me si pour l'essentiel, c'est de fa&#231;on &#233;parse et b&#233;nigne. Personne n'est pourtant &#224; l'abri d'un d&#233;rapage bien plus grave. S'il y a bien un ressenti universel, ce sont ces pulsions sexuelles ou agressives, que la plupart d'entre nous r&#233;ussissons &#224; limiter &#224; la sph&#232;re de nos d&#233;sirs. La quasi-totalit&#233; des attirances pour les top models ou des envies de meurtre &#224; l'&#233;gard d'un cong&#233;n&#232;re particuli&#232;rement exasp&#233;rant restent au stade de l'imaginaire. On est l&#224; dans le domaine du fantasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'en cas de mise en projet, voire au-del&#224;, de passage &#224; l'acte, qu'intervient l'atteinte &#224; autrui. Seconde complication concernant les transgressions, celle qui implique de distinguer leur degr&#233; de gravit&#233;. Il est essentiel de ne pas confondre les manquements mineurs et ceux qui s'attaquent d'une mani&#232;re grave au lien social, sans oublier ceux qui se confrontent aux r&#232;gles abusives et non &#233;thiques. Les premiers n'ont pas vocation &#224; &#234;tre g&#233;r&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on que les seconds. Quant aux troisi&#232;mes, ils ne peuvent qu'&#234;tre&#8230; encourag&#233;s ! Enfin, troisi&#232;me nuance qui m&#233;rite d'&#234;tre &#233;voqu&#233;e ici : l'intentionnalit&#233;. Pour agir d'une mani&#232;re d&#233;lib&#233;r&#233;e, il faut &#234;tre lucide et capable d'effectuer un choix et donc &#234;tre en mesure d'exercer sa libert&#233; int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tout ce processus, bien des facteurs interviennent qui exon&#232;rent tout ou partie de la responsabilit&#233; de l'acteur : impulsions irr&#233;sistibles, ignorance des cons&#233;quences, l&#233;gitime d&#233;fense, contraintes externes et internes, conflit de loyaut&#233; entre les r&#232;gles des adultes et celles du groupe de pairs&#8230; Ces conjonctures font d'ailleurs l'objet des d&#233;bats et des d&#233;lib&#233;r&#233;s lors des proc&#232;s, sous forme de circonstances tant att&#233;nuantes qu'aggravantes. Dans certains cas, les conditions sont remplies pour d&#233;terminer que le sujet a agi en pleine connaissance de cause. Dans d'autres, elles ne le sont pas. Mais, il arrive aussi souvent que le doute subsiste. Il ne faut donc pas statuer trop vite, ni dans la mise en accusation, ni dans l'exon&#233;ration du suppos&#233; transgresseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sanction implique donc la plus grande des circonspections dans son application, pour &#233;viter une d&#233;cision qui, en &#233;tant per&#231;ue comme injuste ou in&#233;quitable, aboutirait &#224; l'inverse des buts recherch&#233;s. Apr&#232;s tout, l'objectif final n'est quand m&#234;me pas d'organiser la chasse aux transgresseurs, mais d'accompagner ces sujets pour leur permettre de s'accomplir certes, mais en apprenant &#224; respecter le cadre du vivre ensemble. Contrepoint propos&#233; par No&#235;lle P&#233;chairal, directrice d'&#233;tablissement, sur cette th&#233;matique de la responsabilit&#233; : &lt;i&gt;&#171; On est toujours responsable non seulement de ce qu'on a souhait&#233; et accompli, mais aussi de ce qu'on a souhait&#233; mais qu'on n'a pas accompli, qu'on a accompli sans l'avoir souhait&#233; et de ce qu'on n'a ni souhait&#233;, ni accompli mais qu'on n'a pas su &#233;viter. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La sanction &#233;ducative&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir tent&#233; de circonvenir la transgression, il fallait faire de m&#234;me avec la sanction. Eirik Prairat, professeur en sciences de l'&#233;ducation et auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet, remplit fort bien cet office. Penser la sanction, c'est r&#233;fl&#233;chir &#224; son contexte, en int&#233;grant l'amont, l'aval et la question &#233;thique, explique-t-il. Et, tout de suite, il &#233;carte le champ de la morale qui ignore tant la r&#233;tribution que la compensation. La sanction est inscrite dans le monde de la r&#232;gle et de la loi. Effectivement, ce concept prendra d'abord, au XVIIIe si&#232;cle, le sens de &#171; peine ou r&#233;compense pr&#233;vue pour assurer l'ex&#233;cution d'une loi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, c'est son expression r&#233;pressive qui sera privil&#233;gi&#233;e, l'acte d'&#233;ducation &#233;tant r&#233;duit &#224; la violence, &#224; la coercition et aux brimades qui &#233;taient exerc&#233;es pour l'accomplir. Mais que la sanction soit &#233;ducative ou r&#233;pressive, elle a toujours une fonction de dissuasion par rapport &#224; l'expression spontan&#233;e des pulsions. Sa finalit&#233; est d'abord politique : affirmer la centralit&#233; de la loi et de la r&#232;gle tout autant que la coh&#233;sion et l'identit&#233; du groupe. Elle est ensuite &#233;thique : faire advenir un sujet responsable &#224; m&#234;me d'assumer les cons&#233;quences de ses actes. Elle est enfin psychosociale : &#234;tre un cran d'arr&#234;t &#224; une d&#233;rive r&#233;gressive ou &#224; la toute-puissance. Il s'agit d'apporter une r&#233;ponse &#224; un comportement probl&#233;matique et ouvrir sur une autre temporalit&#233; et non y enfermer le sujet. Pour qu'une sanction r&#233;ponde &#224; ces finalit&#233;s, encore faut-il qu'elle r&#233;ponde &#224; quatre r&#232;gles importantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les quatre r&#232;gles d'or&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La sanction doit, tout d'abord, donner &#224; penser et non &#224; voir ; et donc renoncer tant au spectaculaire, qu'&#224; la mise en sc&#232;ne ou &#224; l'&#233;dification du groupe. S'il n'y a pas de sanction exemplaire, mais que des punisseurs exemplaires, c'est parce que ce qui doit toujours &#234;tre privil&#233;gi&#233;, c'est le sens donn&#233; par une parole &#233;tablissant une relation avec la transgression. La sanction n'a pas l'obligation d'&#234;tre admise, du moment qu'elle est comprise. Cette compr&#233;hension peut se manifester tardivement, ses effets ayant un r&#244;le bien plus structurant qu'on ne l'imagine. En cela, la sanction se distingue de la vengeance qui, elle, est silencieuse et ne s'annonce pas forc&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde r&#232;gle, la sanction porte sur des actes : on sanctionne un manquement &#224; un contrat social, pas celui qui s'en est rendu coupable, l'indignit&#233; de ce qui a &#233;t&#233; commis et non l'indignit&#233; de son auteur, le vol et non le voleur. Le sujet doit b&#233;n&#233;ficier d'une bienveillance inconditionnelle. C'est sur ses conduites que s'exerce l'intol&#233;rance. On pr&#233;serve ainsi l'infracteur d'une culpabilit&#233; ontologique qui porterait sur sa personne, sur son manque ou son d&#233;ficit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me r&#232;gle, la sanction doit appara&#238;tre comme privative d'un avantage, d'une joie ou d'un droit partag&#233; (comme &#234;tre avec ses pairs). S'il y a l&#224; une in&#233;vitable source de frustration, il ne peut y avoir d'humiliation. Aristote expliquait qu'il y a une bonne honte, c'est celle qui freine les attitudes, sans alt&#233;rer la personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re r&#232;gle d'une sanction qui se veut &#233;ducative : un geste &#224; l'intention de la victime. Ce qu'il est de coutume d'appeler la r&#233;paration, permet non seulement de compenser le tort commis, mais aussi, par un acte positif, de r&#233;int&#233;grer le lien social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Protocole pr&#233;cis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toute cette conceptualisation est des plus pr&#233;cieuses. Reste &#224; savoir comment l'appliquer dans le concret, en contact avec les populations les plus difficiles. Fran&#231;oise Puig, directrice de l'AISAD, une maison d'enfants &#224; caract&#232;re social situ&#233;e dans le Var, a apport&#233; son t&#233;moignage sur une pratique &#233;ducative d&#233;ploy&#233;e en direction d'un public d'adolescentes marqu&#233;es par un tr&#232;s bas seuil de frustration et la non int&#233;gration des interdits. L'&#233;quipe &#233;ducative, se refusant &#224; avoir recours &#224; des r&#233;ponses brutales (neuroleptiques ou escalade sym&#233;trique), opta pour une strat&#233;gie privil&#233;giant l'humanisation des relations : si la punition comporte une dimension expiatoire dirig&#233;e contre la personne (pour un mal subi, infliger un mal), la sanction quant &#224; elle, se r&#233;f&#232;re &#224; un acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif &#233;tant de faire penser les jeunes par o&#249; elles agissaient, les adultes mirent au point un protocole pr&#233;cis : notification du d&#233;saccord en temps r&#233;el, sanction imm&#233;diate si la transgression s'av&#232;re moindre, temporisation si elle est plus grave, en tout cas sanction unique, r&#233;paration proportionnelle au dommage cr&#233;&#233;, d&#233;centration de l'acte vers le contrat de r&#233;paration&#8230; Le r&#233;sultat est tout &#224; fait positif : l'application de mesures de r&#233;paration cr&#233;ative, personnalis&#233;e et adapt&#233;e &#224; chaque situation et m&#234;me n&#233;goci&#233;e avec chaque jeune, a permis d'espacer les passages &#224; l'acte, d'apaiser le groupe et de relancer la confiance en elle de l'&#233;quipe &#233;ducative, sans oublier le r&#233;tablissement du dialogue et le recul du d&#233;ni.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Apprendre &#224; accepter la loi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tablissement s'est donn&#233; comme principe de tout faire pour &#233;viter l'exclusion. Bien s&#251;r, il a ses propres limites et ne peut admettre qu'un jeune particuli&#232;rement pervers mette en souffrance le groupe de ses pairs ou celui des adultes. Aussi, a-t-il pr&#233;vu la possibilit&#233; d'un temps de r&#233;flexion dans un lieu tiers, permettant tout &#224; la fois une distanciation et le maintien du suivi par l'&#233;quipe. Cette question de l'exclusion, Michel Defrance, directeur d'Itep, l'aborde dans son aspect paradoxal : &lt;i&gt;&#171; On ne peut exclure ces jeunes pour les m&#234;mes raisons que celles qui les ont fait admettre &#187;&lt;/i&gt;. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/C-est-notre-legitimite-qui-fonde-l-autorite-et-la-sanction' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;) Si l'on retire aux enfants la possibilit&#233; de dire leur souffrance par la transgression, comment pourront-ils l'exprimer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, la sanction ne peut se concevoir que dans une logique clinique. L'enfant doit pouvoir se confronter aux limites et &#224; leurs cons&#233;quences, tout en se sentant en s&#233;curit&#233; dans une institution qui sache le contenir. Pour y arriver, il faut &#233;lever ses capacit&#233;s cognitives (lui donner les outils qui lui permettront d'apprendre &#224; g&#233;rer ses pulsions), lui proposer d'exp&#233;rimenter son inscription dans l'espace social (en analysant et mesurant les cons&#233;quences de ses actes, plut&#244;t qu'en restant &#224; distance avec l'autre), lui donner la possibilit&#233; de se projeter dans l'avenir (lui qui vit essentiellement dans l'imm&#233;diatet&#233;)&#8230; enfin, tout ce qui permet de travailler autant sinon plus &#224; l'&#233;ducation de son h&#233;t&#233;ronomie que de son autonomie. Entre le respect spontan&#233; de certains commandements moraux fondamentaux et la pression qu'exerce la menace r&#233;pressive, il y a une certaine marge de man&#339;uvre laiss&#233;e &#224; l'&#233;ducation, conclura Fran&#231;ois Sottet, substitut du procureur &#224; Paris. L'objectif recherch&#233; consiste bien &#224; accepter la loi qui s'impose sans que rien ne nous y impose, sauf l'int&#233;gration de sa n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Actes disponibles &#224; : &lt;a href=&#034;http://www.anthea.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Anth&#233;a&lt;/a&gt; - BP 219 - 83006 Draguignan cedex. T&#233;l. 04 94 68 98 48&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le sens de la sanction dans l'action &#233;ducative</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-sens-de-la-sanction-dans-l-action-educative-9053</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-sens-de-la-sanction-dans-l-action-educative-9053</guid>
		<dc:date>2009-02-26T10:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>918</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-918-" rel="tag"&gt;918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9053-f98a6.png?1693473484' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2009_-_918_-_basse_def.pdf" length="16531063" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;mocratie : le devoir d'&#233;ducation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Democratie-le-devoir-d-education</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Democratie-le-devoir-d-education</guid>
		<dc:date>2009-02-26T05:38:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Education</dc:subject>
		<dc:subject>918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pendant longtemps, la soci&#233;t&#233; traditionnelle proposa &#224; ses membres des rites de passage qui inculquaient la soumission aux r&#232;gles sociales. Une autorit&#233; th&#233;ocratique s'exer&#231;ait de fa&#231;on verticale, sans d&#233;lais et sans contestation possible. La modernit&#233; a promu un individu singulier, dot&#233; d'une grande capacit&#233; &#224; l'autonomie, &#224; l'autod&#233;termination et au jugement personnel. Pourtant, il est bien une r&#233;alit&#233; qui s'impose aujourd'hui comme hier : c'est l'immaturit&#233; biologique, physique et psychologique du petit (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Education" rel="tag"&gt;Education&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-918-" rel="tag"&gt;918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton2763-2dfb2.jpg?1693473484' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant longtemps, la soci&#233;t&#233; traditionnelle proposa &#224; ses membres des rites de passage qui inculquaient la soumission aux r&#232;gles sociales. Une autorit&#233; th&#233;ocratique s'exer&#231;ait de fa&#231;on verticale, sans d&#233;lais et sans contestation possible. La modernit&#233; a promu un individu singulier, dot&#233; d'une grande capacit&#233; &#224; l'autonomie, &#224; l'autod&#233;termination et au jugement personnel. Pourtant, il est bien une r&#233;alit&#233; qui s'impose aujourd'hui comme hier : c'est l'immaturit&#233; biologique, physique et psychologique du petit d'homme, sa fragilit&#233; et l'exceptionnelle lenteur de sa maturit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si notre soci&#233;t&#233; semble assujettir son bien-&#234;tre &#224; la satisfaction imm&#233;diate et &#224; la jouissance de son d&#233;sir, son &#233;ducation passe encore par la n&#233;cessit&#233; de diff&#233;rer et d'interdire, de faire barrage &#224; l'emprise de ses pulsions qui cherche &#224; &#233;liminer les temps d'attente. &#171; Chacun s'accorde &#224; penser que l'enfant a besoin de limites ; mais qui fixera le curseur entre permissivit&#233; et contrainte ? &#187; (p.57). Les adultes sont confront&#233;s &#224; la pression du consum&#233;risme : aucune consid&#233;ration morale ou transcendantale ne semble devoir faire obstacle &#224; la circulation infinie de la marchandise. Nombre de parents rencontrent des difficult&#233;s croissantes &#224; faire supporter les renoncements n&#233;cessaires &#224; l'int&#233;gration des interdits : ils se retrouvent en qu&#234;te de l'assentiment de leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les instances &#233;ducatives doivent repenser un mod&#232;le qui soit adapt&#233; au monde actuel. Certains pr&#233;conisent un retour en arri&#232;re, se repr&#233;sentant la jeunesse comme un risque de d&#233;sordre et une menace plut&#244;t que comme une ressource pour l'avenir. Mais il est illusoire de croire que le retour &#224; l'ob&#233;issance et &#224; la docilit&#233; passive aboutirait n&#233;cessairement &#224; une socialisation respectueuse du vivre ensemble. Attribuer &#224; un enfant un statut de personne ne doit pas non plus conduire &#224; r&#233;cuser l'existence et la fonction asym&#233;triques des adultes. Il ne s'agit pas tant de donner la parole &#224; l'enfant que de lui permettre de prendre sa place en tant que membre du groupe social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yann Le Pennec, apr&#232;s avoir dress&#233; un &#233;tat des lieux, pr&#233;conise d'utiliser le droit comme support du respect de l'autre. Puisque l'apprentissage des r&#232;gles de vie collective requiert d&#233;sormais autant de frustration que de recherche de la compr&#233;hension, de la mobilisation et de l'adh&#233;sion de chacun, les &#233;ducateurs seraient bien inspir&#233;s d'associer les enfants aux processus de d&#233;cision. Ce dont les plus jeunes ont le plus besoin, c'est d'&#234;tre confront&#233;s &#224; des adultes &#224; la fois d&#233;tenteurs de l'autorit&#233;, mais aussi convaincus de l'int&#233;r&#234;t de faire vivre les valeurs d&#233;mocratiques. Ce que revendique l'auteur est loin d'&#234;tre une utopie. C'est ce qui se vit au quotidien dans les classes Freinet ou Montessori qui font la d&#233;monstration qu'une &#233;ducation bas&#233;e sur la coop&#233;ration et l'esprit d'association est possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2008 (123 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Etre parent, c'est pas un m&#233;tier !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Etre-parent-c-est-pas-un-metier</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Etre-parent-c-est-pas-un-metier</guid>
		<dc:date>2009-02-26T05:38:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#202;tre parent &#233;tait encore, jusqu'&#224; peu de temps, &#233;vident. Et puis, voil&#224; que cette responsabilit&#233; est assaillie par le doute. Laurent Ott nous propose ici un ouvrage de r&#233;flexion sur ce temps de partage avec des enfants qui sont &#224; la fois les n&#244;tres et autres. Il commence par s'insurger contre la mise en accusation r&#233;currente des familles, cons&#233;quence de la mission qui leur est confi&#233;e de suppl&#233;er &#224; un sens que la soci&#233;t&#233; n'est plus en capacit&#233; de donner. La parentalit&#233; est un concept n&#233; pour donner un nom (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Parentalite" rel="tag"&gt;Parentalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-918-" rel="tag"&gt;918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L105xH150/arton2764-96fc4.jpg?1693473484' width='105' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#202;tre parent &#233;tait encore, jusqu'&#224; peu de temps, &#233;vident. Et puis, voil&#224; que cette responsabilit&#233; est assaillie par le doute. Laurent Ott nous propose ici un ouvrage de r&#233;flexion sur ce temps de partage avec des enfants qui sont &#224; la fois les n&#244;tres et autres. Il commence par s'insurger contre la mise en accusation r&#233;currente des familles, cons&#233;quence de la mission qui leur est confi&#233;e de suppl&#233;er &#224; un sens que la soci&#233;t&#233; n'est plus en capacit&#233; de donner. La parentalit&#233; est un concept n&#233; pour donner un nom &#224; toutes les d&#233;missions &#233;ducatives, politiques et institutionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur, ancien &#233;ducateur devenu professeur des &#233;coles, n'est d'abord pas tendre avec les professionnels. Il n'h&#233;site pas &#224; ironiser sur celles et ceux qui savent toujours ce qu'il faut faire, mais jamais comment le faire et qui n'h&#233;sitent pas &#224; solliciter les parents, quand cela les arrange, mais jamais quand il s'agit de co-construire un projet pour leurs enfants. Pourtant, la posture de celui qui conna&#238;t la bonne r&#233;ponse s'effondre quand l'&#233;ducateur, l'enseignant ou la pu&#233;ricultrice, est confront&#233; &#224; ses propres enfants. Un mur &#233;tanche se dresse entre la d&#233;marche professionnelle et personnelle, les capacit&#233;s relationnelles d&#233;velopp&#233;es avec ceux dont on a la charge &#233;tant de bien peu d'utilit&#233;, quand on veut communiquer avec les siens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est bien d'autres facteurs qui contribuent &#224; d&#233;t&#233;riorer la situation. Ainsi de cette d&#233;rive consistant &#224; prot&#233;ger l'enfant contre toute sorte de risques. Ce dont celui-ci a peur n'a rien &#224; voir avec ce que les adultes craignent le concernant. Le v&#233;ritable danger tient dans le manque d'estime et de confiance en lui, dans le d&#233;dain qu'il ressent parfois dans son entourage pour ses besoins. Nous ne sommes pas tant l&#224; pour l'emp&#234;cher de tomber, que pour lui apprendre &#224; se relever, en se passant de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a ce culte de la r&#233;ussite qui est devenue une obligation, y compris dans nos faillites personnelles (r&#233;ussir son divorce) ou nos d&#233;pressions et maladies. C'est quand l'enfant ne ressemble pas &#224; la norme, que l'on commence &#224; se sentir coupable et responsable. Or, &#234;tre parent, c'est aussi se confronter &#224; tout ce qui n'est pas positif. Et &#234;tre parent d'un enfant diff&#233;rent qui ne r&#233;ussit pas, c'est &#234;tre au c&#339;ur de la fonction parentale : compter avec l'inattendu et l'impr&#233;visible et improviser sans savoir &#224; l'avance le r&#233;sultat de son action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, on a l'habitude de faire de la famille la gardienne des valeurs. Mais lesquelles ? Car les mod&#232;les fourmillent. Ce dont a le plus besoin le petit d'homme, c'est surtout l'exemple de la coh&#233;rence des adultes qui mettent en accord leurs paroles avec leurs actes et qui r&#233;ussissent tant &#224; dire ce qu'ils font, que faire ce qu'ils disent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Fabert, 2008 (126 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'enfance de plus en plus en danger ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-enfance-de-plus-en-plus-en-danger</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-enfance-de-plus-en-plus-en-danger</guid>
		<dc:date>2009-02-26T05:38:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 5 mars prochain, la loi r&#233;formant la protection de l'enfance aura d&#233;j&#224; deux ans. Pourtant, une trentaine de d&#233;partements n'est toujours pas &#233;quip&#233;e du dispositif de &#171; recueil d'informations pr&#233;occupantes &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Au 31 d&#233;cembre 2006, le nombre d'enfants de moins de 18 ans pris en charge par les services de protection de l'enfance est estim&#233; &#224; 266 000, soit pr&#232;s de 2 %. Proportion alarmante, dans la mesure o&#249; l'augmentation est de&#8230; 4 % par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Le nombre de jeunes majeurs b&#233;n&#233;ficiant (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-918-" rel="tag"&gt;918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 5 mars prochain, la loi r&#233;formant la protection de l'enfance aura d&#233;j&#224; deux ans. Pourtant, une trentaine de d&#233;partements n'est toujours pas &#233;quip&#233;e du dispositif de &#171; recueil d'informations pr&#233;occupantes &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au 31 d&#233;cembre 2006, le nombre d'enfants de moins de 18 ans pris en charge par les services de protection de l'enfance est estim&#233; &#224; 266 000, soit pr&#232;s de 2 %. Proportion alarmante, dans la mesure o&#249; l'augmentation est de&#8230; 4 % par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Le nombre de jeunes majeurs b&#233;n&#233;ficiant d'une mesure serait, &#224; la m&#234;me date, de 21 387, soit 0, 87 % des 18-21 ans. Mais l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED), qui publie ces donn&#233;es dans un rapport remis le 10 f&#233;vrier dernier &#224; la secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233;e de la Famille, Nadine Morano, en souligne lui-m&#234;me la fragilit&#233; : ils ne peuvent permettre, en l'&#233;tat, de conclure une &#171; tendance pluriannuelle de l'augmentation &#187;, celle-ci ne pouvant &#234;tre affirm&#233;e que si elle perdurait dans les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, &#171; ce bilan ne refl&#232;te qu'une partie de la situation car l'offre d'accueil ne s'adapte pas aux besoins, faute de moyens &#187;, ajoute l'Observatoire de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (ODAS). Quoi qu'il en soit, &lt;a href=&#034;http://www.oned.gouv.fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=950:le-rapport-2008-de-loned&amp;catid=29:documents-oned&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le rapport ONED&lt;/a&gt; pr&#233;sente en deux chapitres un &#233;tat des lieux de la mise en place des &#171; cellules de recueil, de traitement et d'&#233;valuation des informations &#187;, et tente une mesure du taux de prise en charge en protection de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le fonds de financement de la protection de l'enfance n'est pas cr&#233;&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, soixante-huit d&#233;partements sur cent ont d&#233;j&#224; mis en place un dispositif de recueil des informations pr&#233;occupantes &#8211; dont 54 l'ont fait avant la loi du 5 mars 2007 les instituant &#8211;, plus ou moins centralis&#233; ou d&#233;concentr&#233; selon les cas. Seuls 22 d&#233;partements appliquent un protocole &#8211; conforme &#224; la loi de 2007 &#8211; sign&#233; avec la justice et avec d'autres partenaires de la protection de l'enfance ; les protocoles de 19 autres d&#233;partements sont en cours de r&#233;daction et 28 autres restent encore au stade de projet. Compos&#233;e d'un agent administratif et parfois de travailleurs sociaux et m&#233;decins PMI, cette cellule est cens&#233;e &#233;viter la &#171; surjudiciarisation &#187;, favoriser une r&#233;flexion partag&#233;e, regrouper le traitement de ces &#171; informations pr&#233;occupantes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de la situation actuelle, quelques pr&#233;conisations sont &#233;mises : l'organisation dans les d&#233;partements d'un dispositif d'astreintes appara&#238;t n&#233;cessaire, de m&#234;me qu'un accueil provisoire en dehors des heures d'ouverture des services. De m&#234;me, le dialogue entre institutions peut &#234;tre am&#233;lior&#233;, les protocoles pouvant mieux int&#233;grer le contenu pratique du rapport de signalement et les modalit&#233;s concr&#232;tes d'informations r&#233;ciproques, notamment entre conseil g&#233;n&#233;ral et parquet. Enfin, l'ONED pr&#244;ne une action d'information en direction des m&#233;decins lib&#233;raux et hospitaliers, trop peu inform&#233;s dans l'ensemble de l'existence de la cellule et de la loi du 5 mars 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance chiffr&#233;e de l'enfance en danger doit &#234;tre am&#233;lior&#233;e. Deux probl&#232;mes majeurs apparaissent : le manque d'indicateur au niveau d&#233;partemental et l'anciennet&#233; des donn&#233;es (certaines donn&#233;es d&#233;partementales, par exemple, datent de dix ans). L'ONED, qui souligne les tr&#232;s fortes variations de taux d'enfants b&#233;n&#233;ficiant d'une mesure selon les d&#233;partements, pr&#234;che pour une mise en lien des diff&#233;rents indicateurs de taux de prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'Observatoire rappelle que le fonds national de financement de la protection de l'enfance, &#171; destin&#233; &#224; compenser les charges pour les d&#233;partements de la mise en &#339;uvre de la loi &#187;, n'est toujours pas cr&#233;&#233;. Ce serait imminent, a promis Nadine Morano lors de la remise du rapport. D'autres travaux en cours feront l'objet de publications sur le site Internet &#8211; r&#233;cemment r&#233;nov&#233; &#8211; de l'Observatoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
