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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>IME : &#224; nouveau public, nouvelles m&#233;thodes</title>
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&lt;p&gt;L'exemple de la petite Sarah, qui partage sa semaine entre un IME, une CLIS et une nounou montre combien les IME appartiennent aujourd'hui &#224; un r&#233;seau d'accueil et de soins capable d'une prise en charge sur mesure. M&#234;me si beaucoup reste encore &#224; faire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La semaine de Sarah, petite fille de huit ans, est bien remplie. Deux fois par semaine, un taxi la prend &#224; la porte du domicile de ses parents pour la conduire &#224; l'h&#244;pital de jour o&#249; elle est accueillie par des visages connus et reconnus. Durant ces (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'exemple de la petite Sarah, qui partage sa semaine entre un IME, une CLIS et une nounou montre combien les IME appartiennent aujourd'hui &#224; un r&#233;seau d'accueil et de soins capable d'une prise en charge sur mesure. M&#234;me si beaucoup reste encore &#224; faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La semaine de Sarah, petite fille de huit ans, est bien remplie. Deux fois par semaine, un taxi la prend &#224; la porte du domicile de ses parents pour la conduire &#224; l'h&#244;pital de jour o&#249; elle est accueillie par des visages connus et reconnus. Durant ces deux journ&#233;es, elle participe &#224; des s&#233;quences de baln&#233;oth&#233;rapie, de r&#233;&#233;ducation et de soutien psychologique. Et puis, trois demi-journ&#233;es par semaine, elle est admise &#224; la classe d'int&#233;gration scolaire (CLIS) o&#249;, avec le soutien d'une auxiliaire de vie scolaire (AVS), elle va s'appliquer &#224; suivre la classe faite par une institutrice sp&#233;cialis&#233;e et &#224; r&#233;aliser des exercices scolaires. Souvent, c'est le papi ou la mamie qui la r&#233;cup&#232;re &#224; la sortie de &#171; l'&#233;cole &#187;. Les trois autres demi-journ&#233;es laiss&#233;es libres, Sarah les passe soit chez la nounou, chez qui elle dort une nuit par semaine, soit avec sa maman qui travaille &#224; mi-temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet emploi du temps extr&#234;mement complexe n'est pas une organisation par d&#233;faut, &#233;labor&#233;e &#224; force de t&#233;nacit&#233; afin de palier un manque de place dans une institution sp&#233;cialis&#233;e et notamment un IME, mais bel et bien un choix r&#233;alis&#233; par les parents. Sarah souffre d'une maladie g&#233;n&#233;tique extr&#234;mement rare qui, sur le plan du comportement et de ses relations &#224; l'environnement, se traduit par des phobies &#224; l'&#233;gard de toute modification impromptues de ses rep&#232;res spatiaux et temporaux. Une infime variation, parfois perceptible que par elle seule, suffit &#224; la distraire de son objectif initial, &#224; capter toute son attention et &#224; provoquer une crise souvent d'une rare violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, et plut&#244;t que de la confiner dans un espace toujours identique mais restreint et de la contraindre ainsi &#224; une forme de r&#233;p&#233;tition du quotidien, les parents ont fait le choix de maintenir leur fille dans une ouverture au monde qui soit la plus grande possible. Bien s&#251;r que l'id&#233;al de normalit&#233; et la difficult&#233; &#224; faire le deuil de la petite fille r&#234;v&#233;e durant la grossesse pr&#233;sident de fa&#231;on inconsciente &#224; ce choix. D'ailleurs, il n'a pas manqu&#233; de personnes bien intentionn&#233;es et de professionnels avertis du travail social pour leur dire de ne pas se faire d'illusion sur le devenir de leur fille et pour, au passage, blesser leur sensibilit&#233; de parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce d&#233;sir de voir leur enfant &#234;tre comme tous les autres, qui d'ailleurs est au d&#233;part de toute forme de socialisation, n'est sans doute pas si n&#233;gatif que cela. Il permet notamment de tirer vers le haut le potentiel de l'enfant, d&#232;s lors que les progr&#232;s exig&#233;s sont accomplis dans un espace s&#233;curis&#233; et s&#233;curisant. Et surtout, l'argument n'est pas des moindres, il s'appuie sur la loi du 11 f&#233;vrier 2005, de m&#234;me qu'il prend en compte l'&#233;volution des m&#339;urs en mati&#232;re d'int&#233;gration des personnes en situation de handicap. &lt;br class='autobr' /&gt;
De fait, &#224; sa mani&#232;re, Sarah illustre bien le nouveau contexte dans lequel se retrouvent les IME. &#192; leur cr&#233;ation dans les ann&#233;es 60 et 70, ils sont apparus comme &#233;tant une v&#233;ritable alternative &#224; la rel&#233;gation sociale ou &#224; la psychiatrisation des enfants souffrants de d&#233;ficience intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme tel, ils ont jou&#233; un r&#244;le extraordinaire dans le changement du regard port&#233; sur la d&#233;ficience et ont largement contribu&#233; &#224; l'&#233;volution de sa prise en charge. Aujourd'hui, les temps ont chang&#233; ; ils se trouvent pour ainsi dire en concurrence avec d'autres formes d'accompagnement possible de cette d&#233;ficience. Bien s&#251;r, malgr&#233; la g&#233;n&#233;rosit&#233; de la loi et des discours, tous les enfants ne pourront pas b&#233;n&#233;ficier d'une forme de parcours int&#233;gr&#233;. Parce que les moyens de cette ambition ne sont pas disponibles. Il manque des places dans les CLIS et les h&#244;pitaux de jour. Il manque d'instituteurs sp&#233;cialis&#233;s, de psychiatres de secteur, d'AVS, etc. Il manque de bonne volont&#233; pour accompagner les parents dans une d&#233;marche complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, les IME sont confront&#233;s depuis quelques ann&#233;es &#224; une modification du profil des personnes accueillies. D'une part, les enfants arrivent d&#233;sormais plus tard dans l'institution et d&#233;couvrent celle-ci &#224; un &#226;ge plus avanc&#233;. D'autre part, pour emplir les lits, les admissions glissent subrepticement vers deux extr&#234;mes pas forc&#233;ment conciliables : les troubles psychiques et/ou du comportement. Cette modification des publics accueillis, son h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; dans les sympt&#244;mes et aussi dans les capacit&#233;s acquises constituent l'un des d&#233;fis majeurs des &#233;quipes des IME.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D'autres rythmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sarah s'allonge sur l'eau, tend ses bras et ses jambes puis les replie de fa&#231;on synchrone. Rien que cette coordination l&#224; constitue &#224; elle seule une vraie victoire ; elle est le signe incontestable que Sarah parvient progressivement &#224; construire une repr&#233;sentation de son sch&#233;ma corporel. En apprenant &#224; nager, tout simplement ! Au tout d&#233;but, il y a de cela trois ans en arri&#232;re, Sarah suivait curieuse les le&#231;ons de natation qu'une amie de sa maman, ma&#238;tre nageuse et &#233;ducatrice sportive de la f&#233;d&#233;ration sport adapt&#233; donnait &#224; d'autres enfants &#224; la piscine. Alors, sans l'int&#233;grer au cours et sans formaliser une le&#231;on de type classique, celle-ci s'est saisie de l'int&#233;r&#234;t de Sarah pour l'inciter &#224; faire certains gestes, &#171; comme les autres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque fois que Sarah venait &#224; la piscine. Bien s&#251;r, il y a eu des r&#233;sistances et il y a eu des moments d'impatience. Par exemple, il a fallu tout le savoir faire professionnel de la ma&#238;tre nageur et son amiti&#233; &#224; l'&#233;gard de la maman pour parvenir &#224; convaincre celle-ci de n'&#234;tre pas dans l'eau au c&#244;t&#233; de sa fille au moment des exercices. A huit ans, Sarah n'enl&#232;ve toujours pas les deux flotteurs qu'elle porte &#224; la ceinture (l&#224; o&#249; il y en avait sept ou huit au commencement) et sans doute ne saura-t-elle pas encore nager toute seule cette ann&#233;e. Mais le comportement dans l'eau et les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s font dire qu'elle va y arriver si l'effort est maintenu. Alors Sarah va sans doute parvenir &#224; savoir nager plus tard que tout autre enfant, avec peut-&#234;tre deux ou trois ans de retard sur l'&#226;ge normal ; et il lui aura fallu des heures d'accompagnent sur plusieurs ann&#233;es, l&#224; ou dix le&#231;ons d'une demi-heure suffisent &#224; la majorit&#233; des enfants. Mais au bout du compte, peu importe le temps mis d&#232;s lors que la comp&#233;tence vis&#233;e est bel et bien acquise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien cette coh&#233;rence et cette pers&#233;v&#233;rance dans le projet qui sont le second d&#233;fi majeur lanc&#233; aux &#233;quipes des IME. Il est sans doute plus facile pour des parents, soucieux de leur seul enfant, de garder le cap d'un projet, d'insister lorsque les progr&#232;s n'apparaissent pas assez vite et que les professionnels sont tent&#233;s de l&#226;cher prise ou bien encore d'assurer la permanence du travail entrepris lorsque ces derniers s'en vont et qu'une nouvelle &#233;quipe se met en place. Quitte &#224; passer pour des emmerdeurs !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mieux &#224; faire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car &#224; coup s&#251;r ces parents en font trop qui exigent le meilleur pour leur enfant, bousculent le train-train quotidien des institutions et appellent les &#233;quipes de professionnels, et en l'occurrence celle des IME, &#224; r&#233;volutionner leurs m&#233;thodes p&#233;dagogiques. Heureusement, la plupart de celles-ci ont bien compris que leur r&#244;le ne pouvait pas se restreindre &#224; celui d'un simple accueil d'enfants diff&#233;rents et que, sous pr&#233;texte de pathologies irr&#233;versibles, il serait illusoire d'esp&#233;rer des progr&#232;s cognitifs cons&#233;quents. Pourtant, et pour reprendre l'exemple de la piscine, dans trop d'IME, aujourd'hui encore, cette activit&#233; se restreint &#224; un temps de loisir et d'amusement et trop rare sont les &#233;quipes qui s'investissent dans un apprentissage de la natation par les enfants accueillis. Et il en va de m&#234;me dans les activit&#233;s scolaires o&#249; parfois le manque d'ambition et surtout de coh&#233;rence dans le temps ne permettent pas de d&#233;passer les exercices occupationnels ou quelques apprentissages rudimentaires (la seule distinction des formes et des couleurs par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que beaucoup de professionnels sont convaincus de ce qu'il y a mieux &#224; faire pour ces enfants. La formation, les contenus de savoir diffus&#233;s et le formidable creuset de mutualisation des exp&#233;riences et des m&#233;thodes p&#233;dagogiques qu'elle repr&#233;sente, favorisent sans aucun doute d'ailleurs une autre approche du travail &#233;ducatif en IME. Aussi, cette double r&#233;volution tranquille qu'est la mise en concurrence de l'IME avec d'autres formes d'int&#233;gration sociale et des professionnels avec les parents, concourt-elle sans aucun doute &#224; une transformation progressive de ce type de structure. De sorte que les &#233;quipes se trouvent parfois partag&#233;es entre ceux qui maintiennent une vision p&#233;p&#232;re du travail &#224; faire et ceux qui pr&#233;tendent r&#233;volutionner les projets, avec &#224; l'appui de nouvelles m&#233;thodes et mat&#233;riel p&#233;dagogiques. Une nouvelle querelle entre anciens et modernes en quelque sorte !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'internat en alternance pour une meilleure autonomie</title>
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		<dc:subject>Institution</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'institut m&#233;dico-&#233;ducatif Alternance &#224; Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) accueille seize adolescents autistes. Dans ce lieu de vie familial situ&#233; au c&#339;ur de la ville, chacun progresse, s'&#233;panouit et s'autonomise. Dans la bonne humeur, le plus souvent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bourg-la-Reine, coquette ville provinciale proche de Paris. Un grand pavillon de pierres blanches au toit de zinc et un grand jardin sem&#233; de maisonnettes en bois. Nous sommes &#224; l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif Alternance . Il accueille seize adolescents (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-914-" rel="tag"&gt;914&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_702 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/3-jiho.png' width=&#034;575&#034; height=&#034;513&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'institut m&#233;dico-&#233;ducatif Alternance &#224; Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) accueille seize adolescents autistes. Dans ce lieu de vie familial situ&#233; au c&#339;ur de la ville, chacun progresse, s'&#233;panouit et s'autonomise. Dans la bonne humeur, le plus souvent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bourg-la-Reine, coquette ville provinciale proche de Paris. Un grand pavillon de pierres blanches au toit de zinc et un grand jardin sem&#233; de maisonnettes en bois. Nous sommes &#224; l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif Alternance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Institut m&#233;dico-&#233;ducatif Alternance - 23 bis, rue Ravon - 92340 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il accueille seize adolescents autistes &#226;g&#233;s de quatorze &#224; vingt ans. &lt;i&gt;&#171; La maisonn&#233;e est une v&#233;ritable ruche &#187;&lt;/i&gt;, annonce Catherine Allier, la directrice en accueillant le visiteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, elle bourdonne d'activit&#233;s, de notes de musique et sent bon la cuisine qui se pr&#233;pare &#224; l'&#233;tage. Dans une salle du rez-de-chauss&#233;e, la chorale, constitu&#233;e d'une douzaine de jeunes et de sept &#233;ducateurs, travaille sous la houlette exigeante de la mezzo soprano Catherine Boni. Le groupe doit chanter &#224; Paris dans le cadre de la Nuit Blanche et r&#233;p&#232;te aujourd'hui un extrait des Contes d'Hoffmann. Au sous-sol, d'autres jeunes participent &#224; l'atelier peinture &lt;i&gt;&#171; Cette ann&#233;e, nous travaillons sur le th&#232;me de la bande dessin&#233;e,&lt;/i&gt; explique Anne Philippe, l'artiste peintre qui l'anime. &lt;i&gt;Certains sont tr&#232;s &#224; l'aise, comme Kevin qui concourt cette ann&#233;e dans un festival, d'autres le sont moins mais chacun manie le crayon ou le pinceau &#224; son rythme, en groupe ou en solo. &#187;&lt;/i&gt; Dans le reste de la maison, des jeunes courent dans l'escalier &#224; la recherche d'un &#233;ducateur, d'un bonbon ou de l'attention de la directrice dont la porte est toujours ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Deux r&#233;f&#233;rents par ados&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La structure accueille des adolescents, filles et gar&#231;ons, que des difficult&#233;s comportementales et relationnelles ont exclus des lieux de socialisation, notamment de l'&#233;cole. Ils fr&#233;quentent l'IME en alternance : une semaine d'internat, suivie de quinze jours d'externat. Ce syst&#232;me permet &#224; certains adolescents de se s&#233;parer en douceur de leur famille et &#224; d'autres, qui ont longtemps v&#233;cu en institution, de retrouver progressivement leur place aupr&#232;s d'elle. Un lit reste toujours disponible pour accueillir un jeune dans un moment de difficult&#233;s familiales ou d'apprentissage de la s&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe pluridisciplinaire, constitu&#233;e d'une trentaine de personnes (dont certaines travaillent &#224; temps partiel), prend en compte les difficult&#233;s physiques, psychiques et relationnelles des jeunes. &lt;i&gt;&#171; Dans cette maison qui pourrait rapidement se transformer en cocotte-minute, l'&#233;quipe sert de soupape de s&#233;curit&#233;,&lt;/i&gt; explique la directrice. &lt;i&gt;Son savoir-faire, acquis au fil des ann&#233;es, son travail de r&#233;flexion autour de chaque jeune et autour de sa pratique, assurent le bon fonctionnement du lieu. &#199;a a l'air facile, mais &#231;a ne l'est pas. Toute l'&#233;quipe est investie dans le projet de chaque adolescent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'IME Alternance, l'encadrement &#233;ducatif est important. Chaque adolescent a deux r&#233;f&#233;rents, l'un &#224; l'internat, l'autre &#224; l'externat. En d&#233;but d'ann&#233;e, l'&#233;quipe &#233;tablit un planning &#224; la carte pour chaque jeune, selon ses besoins. Pour certains, l'accent sera mis sur les apprentissages scolaires avec l'enseignant d&#233;tach&#233; par l'&#201;ducation nationale, pour d'autres sur les apprentissages pr&#233;professionnels, sur la pratique du sport ou de la musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes b&#233;n&#233;ficient &#233;galement d'une prise en charge personnalis&#233;e en mati&#232;re de soins (psychomotricit&#233;, orthophonie ou psychoth&#233;rapie), sous la responsabilit&#233; du m&#233;decin psychiatre. L'infirmi&#232;re soigne les petits bobos au quotidien et assure le suivi chez les m&#233;decins sp&#233;cialistes (neurologue, dentiste, gyn&#233;cologue&#8230;) Le soir, une &#233;quipe d&#233;di&#233;e accompagne le groupe de l'internat, constitu&#233; de cinq jeunes, vers une autonomie progressive, une socialisation avec les pairs, des activit&#233;s sportives et culturelles &#224; l'ext&#233;rieur. L'&#233;quipe travaille en lien constant avec les familles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un guide comme le Routard&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A l'IME Alternance, les jeunes pratiquent des activit&#233;s individuelles et collectives. Ces derni&#232;res m&#234;lent jeunes et professionnels favorisant les moments de partage &#8211; lors des concerts de la chorale par exemple &#8211; la cr&#233;ation de liens forts et la mise en confiance. Le groupe &lt;a href=&#034;http://www.myspace.com/percujam&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Percujam&lt;/a&gt;, par exemple, est compos&#233; de jeunes autistes, d'&#233;ducateurs musiciens et de deux chanteuses. Il a la r&#233;putation de mettre le public en joie et partage parfois la sc&#232;ne avec des artistes connus (Sergent Garcia, Tryo, Liz Mac Comb&#8230;) Apr&#232;s le CD C'est lesquels les autistes ?, paru en 2005, Percujam sort un nouvel album live en f&#233;vrier 2009&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour se procurer les albums : percujaminfo@yahoo.fr. T&#233;l : 01 46 65 37 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture artistique est essentielle &#224; Alternance, d'ailleurs membre du r&#233;seau Festival du futur compos&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Il regroupe des &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s dans l'accueil de jeunes autistes et (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le groupe vid&#233;o finalise actuellement un film sur Frankenstein, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; prim&#233; pour son court m&#233;trage Dracula, au Festival du film d'action sociale de 2006. Les jeunes peuvent &#233;galement jardiner, pratiquer le judo avec les jeunes d'autres institutions, fr&#233;quenter la ludoth&#232;que, surfer sur Internet ou chanter dans la chorale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres de l'&#233;quipe travaillent ensemble, l'orthophoniste aide par exemple les chanteurs de la chorale &#224; m&#233;moriser leur texte, &#224; le comprendre et &#224; bien le prononcer. Les voyages sont &#233;galement au programme. Avec le soutien de la ville, les jeunes ont visit&#233; S&#233;ville et le Qu&#233;bec o&#249; ils ont rencontr&#233; d'autres personnes handicap&#233;es, parrain&#233;s et accompagn&#233;s par des lyc&#233;ens de Bourg-la-Reine. La ruche Alternance fait son miel de tout. L'astronomie, &#224; l'honneur l'an prochain, servira de fil conducteur dans les diverses activit&#233;s : biblioth&#232;que, atelier bois, atelier de construction&#8230; En 2006, lors de l'ann&#233;e Jules Verne, les jeunes ont eu le plaisir de voyager en montgolfi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de l'IME Alternance ce sont encore les jeunes qui en parlent le mieux. Actuellement, les plus anciens con&#231;oivent un guide de l'&#233;tablissement, sur le mod&#232;le du Guide du routard, qui sera remis aux nouveaux arrivants. Il d&#233;cline notamment les r&#232;gles de la vie collective : &#171; La vie &#224; Alternance se r&#232;gle comme la circulation. Tout le monde circule &#224; droite, personne &#224; gauche. Il y a donc deux sortes d'activit&#233;s : ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Ce qu'il faut faire est souvent permis, ce qu'il ne faut pas faire est toujours interdit. &#187; Manger &#224; la cantine, chanter &#224; la chorale, &#233;tudier dans la classe de scolarit&#233;, &#171; compillouter &#187; sur le computer, swinguer et jazzer avec le saxo, &#233;taler la gouache sur le papier Canson en cours de peinture&#8230; est autoris&#233;. Faire des b&#234;tises ou &#234;tre violent est &#171; globalement interdit. &#187; Les auteurs distillent quelques conseils : &#171; Mieux vaut &#233;viter de m&#233;langer les genres : manger en postillonnant dans le saxo ; confondre son clavier d'ordi avec une assiette &#187; ou encore &#171; mieux vaut &#234;tre &#224; l'heure, surtout quand on est &#233;ducateur &#187;. En bref, &#224; Alternance, il faut &#171; vivre calmos de chez calmos &#187; et &#233;viter de &#171; d&#233;ranger le cadre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La structure est n&#233;e d'un constat de Catherine Allier, auparavant &#233;ducatrice en externat m&#233;dico-p&#233;dagogique (EMP) : les enfants exclus de toute scolarit&#233;, voire de toute vie sociale du fait de leur difficult&#233;, peuvent &#233;voluer positivement, gr&#226;ce &#224; une prise en charge institutionnelle associ&#233;e &#224; une vie de famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1990, avec des parents d'adolescents autistes, des professionnels de la sant&#233; et de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, elle cr&#233;e l'association Aprahm-Autisme, afin de r&#233;pondre &#224; un manque de places d'accueil pour les adolescents. &lt;i&gt;&#171; Les adolescents avec lesquels nous avions r&#233;alis&#233; tout un travail &#233;ducatif se retrouvaient loin de chez eux, isol&#233;s de leur famille, dans des lieux occupationnels qui provoquaient des d&#233;pressions &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque-t-elle. D'o&#249; le d&#233;sir d'ouvrir une structure adapt&#233;e &#224; l'adolescence, p&#233;riode durant laquelle les jeunes, autistes ou non, doivent cheminer vers l'autonomie et se s&#233;parer doucement de leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1993 na&#238;t le premier IME Alternance &#224; Bourg-la-Reine, suivi d'un &#233;tablissement con&#231;u sur le m&#234;me mod&#232;le &#224; Paris, puis d'un foyer m&#233;dicalis&#233; dans les Hauts-de-Seine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_703 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH390/1-_c_ime_alternance-46b7f.png?1693569668' width='500' height='390' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Inqui&#233;tudes pour l'avenir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout n'est pas rose pour autant dans le monde des IME. &lt;i&gt;&#171; Le l&#233;gislateur insiste sur l'importance de placer l'usager au c&#339;ur du dispositif, c'est parfait, nous le faisons d'ailleurs depuis toujours mais aujourd'hui nous nous trouvons face &#224; des aberrations. Les directeurs d'&#233;tablissement passent une grande partie de leur temps &#224; remplir des questionnaires et des fiches d'&#233;valuation, au d&#233;triment des moments pass&#233;s avec les personnes handicap&#233;es. Bienvenue dans la culture de l'entreprise ! Les petites structures &#224; taille humaine comme la n&#244;tre, dans laquelle chaque jeune a sa place, avec une &#233;quipe &#224; son &#233;coute et un projet personnalis&#233;, risquent de dispara&#238;tre au profit d'institutions trop grandes, &lt;/i&gt; craint Catherine Allier. &lt;i&gt;Alors qu'il est essentiel que les directeurs soient issus du terrain pour mener &#224; bien des projets avec les &#233;quipes, il semble que les tutelles privil&#233;gient aujourd'hui les gestionnaires. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres questions agitent les professionnels des IME : la mise en &#339;uvre des dispositions de la loi handicap du 11 f&#233;vrier 2005, relative &#224; la scolarisation des enfants et des adolescents handicap&#233;s en milieu ordinaire. Comment va se faire cette int&#233;gration alors que l'Education nationale ne semble ni motiv&#233;e ni dot&#233;e de moyens suffisants pour accueillir les enfants et les adolescents handicap&#233;s ? Se dirige-t-on vers la suppression des IME pour enfants ? Quid des IME pour adolescents qui les accueillent parfois au moment o&#249; les troubles du comportement apparaissent ? Restera-t-il des structures pour recevoir les enfants et les adolescents en compl&#233;mentarit&#233; avec l'&#233;cole ? Ne risque-t-on pas de leurrer les parents ? Cette int&#233;gration, lorsqu'elle est bien faite, permet une meilleure socialisation et c'est important, mais elle ne va pas gu&#233;rir l'enfant qui aura toujours besoin d'un accompagnement sp&#233;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre source de pr&#233;occupation : le devenir des jeunes &#226;g&#233;s de plus de vingt ans qui quittent les IME et doivent faire face &#224; un manque cruel de places dans les institutions. L'association Aprahm-Autisme a pris cette probl&#233;matique &#224; bras-le-corps et ouvre d&#233;but mars Alternote, un foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; &#224; Antony (92) pour sept jeunes autistes qui ont un projet li&#233; &#224; la musique. &lt;i&gt;&#171; L'un d'eux a la musique dans l'oreille et vit avec elle. Ce n'est qu'en jouant ou en &#233;tant sur sc&#232;ne qu'il retrouve le sourire. En dehors de ces moments musicaux, il se replie dans sa bulle &#187;&lt;/i&gt;, illustre Catherine Allier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alternote accueillera aussi deux jeunes, consid&#233;r&#233;s durant toute leur enfance comme des &#171; incapables &#187; pour lesquels la pratique de la musique a constitu&#233; une seconde naissance et leur a apport&#233; assurance et valorisation. &lt;i&gt;&#171; Se retrouver sur sc&#232;ne face &#224; un public change la vie,&lt;/i&gt; poursuit la directrice. &lt;i&gt;Les jeunes autistes nous ressemblent, ils se construisent &#224; travers le regard des autres. Nous insistons trop souvent sur les diff&#233;rences et nous oublions nos points communs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Institut m&#233;dico-&#233;ducatif Alternance - 23 bis, rue Ravon - 92340 Bourg-la-Reine. T&#233;l. 01 46 65 37 33&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour se procurer les albums : &lt;a href=&#034;mailto:percujaminfo@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;percujaminfo@yahoo.fr&lt;/a&gt;. T&#233;l : 01 46 65 37 33&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il regroupe des &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s dans l'accueil de jeunes autistes et psychotiques &lt;br class='autobr' /&gt;
en r&#233;gion parisienne. Ils ont mutualis&#233; des id&#233;es et des moyens en cr&#233;ant des associations culturelles qui ont ouvert de multiples ateliers (th&#233;&#226;tre, danse, musique, arts plastiques, journalisme) &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur des institutions. Le Festival du futur compos&#233; organise &#233;galement des rencontres et des manifestations publiques en France et &#224; l'&#233;tranger&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La r&#233;volution tranquille des IME</title>
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		<dc:subject>Institution</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) l'Alternance &#224; Bourg-la-Reine, dans le d&#233;partement des Hauts-de-Seine, est bien une illustration des changements dans les pratiques professionnelles et les modes d'accompagnements &#233;ducatifs men&#233;s au sein de ce type de structure (lire le reportage). Par del&#224; son aspect exceptionnel, cette institution t&#233;moigne de l'&#233;volution g&#233;n&#233;rale des IME tout au long de leur demi-si&#232;cle d'existence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces &#233;tablissements ne sont plus seulement une alternative &#224; l'enfermement et &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-914-" rel="tag"&gt;914&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) l'Alternance &#224; Bourg-la-Reine, dans le d&#233;partement des Hauts-de-Seine, est bien une illustration des changements dans les pratiques professionnelles et les modes d'accompagnements &#233;ducatifs men&#233;s au sein de ce type de structure (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-internat-en-alternance-pour-une-meilleure-autonomie' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;). Par del&#224; son aspect exceptionnel, cette institution t&#233;moigne de l'&#233;volution g&#233;n&#233;rale des IME tout au long de leur demi-si&#232;cle d'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;tablissements ne sont plus seulement une alternative &#224; l'enfermement et &#224; la rel&#233;gation psychiatrique comme au moment de leur cr&#233;ation dans les ann&#233;es 60. De m&#234;me, ils ne sont plus seulement des structures d'accueil et de prise en charge globale comme l'impulse l'esprit des annexes 24 r&#233;nov&#233;es &#224; la fin des ann&#233;es 80. &#192; l'or&#233;e de ce XXIe si&#232;cle, les IME sont d&#233;sormais un partenaire rep&#233;r&#233; dans un r&#233;seau associant familles, &#233;coles et autres institutions sociales et culturelles. Ils participent au d&#233;veloppement des comp&#233;tences de jeunes plus ou moins handicap&#233;s par une d&#233;ficience et favorisent pour ces derniers un devenir le moins en d&#233;calage possible avec la norme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, et comme en t&#233;moigne le parcours de vie de la petite Sarah (&lt;a href='https://www.lien-social.com/IME-a-nouveau-public-nouvelles-methodes' class='spip_in'&gt;lire l'article&lt;/a&gt;), ils ne sont plus &#171; la &#187; solution &#224; la survenue du handicap chez l'enfant mais un &#233;l&#233;ment dans un projet visant au meilleur &#233;panouissement possible de celui-ci. Cette &#233;volution des IME a &#233;t&#233; rendue possible gr&#226;ce aux associations de parents et amis qui sont ind&#233;niablement au point de d&#233;part de cette aventure.Elle a &#233;t&#233; &#233;galement permise par l'adoption en France de grandes lois cadres, telle que la loi du 30 juin 1975, dite loi d'orientation des personnes en situation de handicap, et celle du 11 f&#233;vrier 2005, dite loi sur l'&#233;galit&#233; des chances, la participation et la citoyennet&#233;. Ces lois contribuent sans aucun doute &#224; faire &#233;voluer le regard port&#233; sur le handicap et faire bouger les mentalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, cette &#233;volution a &#233;t&#233; rendue possible aussi par l'immense travail de professionnalisation accompli par les &#233;quipes de terrain et l'av&#232;nement de v&#233;ritables m&#233;tiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La r&#233;volution tranquille des IME</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Les bandes de jeunes. Des &#8220;blousons noirs&#8221; &#224; nos jours</title>
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		<dc:subject>Jeunesse</dc:subject>
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&lt;p&gt;Aujourd'hui, les bandes venant des banlieues font peur. Dans les ann&#233;es 1960, les blousons noirs faisaient trembler le bourgeois. Dans la premi&#232;re d&#233;cennie du XXe si&#232;cle, c'&#233;tait les &#171; apaches &#187; qui faisaient parler d'eux. Il est fort &#224; parier que dans les d&#233;cennies &#224; venir, la bande fera parler d'elle sous une nouvelle forme. A chaque fois, c'est la modernit&#233; qui est mise en accusation &#224; cause de ce qu'elle engendre comme effritement des cadres traditionnels et d&#233;litement de la famille. Bien s&#251;r, la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-914-" rel="tag"&gt;914&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton2719-87f13.jpg?1693569668' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, les bandes venant des banlieues font peur. Dans les ann&#233;es 1960, les blousons noirs faisaient trembler le bourgeois. Dans la premi&#232;re d&#233;cennie du XXe si&#232;cle, c'&#233;tait les &#171; apaches &#187; qui faisaient parler d'eux. Il est fort &#224; parier que dans les d&#233;cennies &#224; venir, la bande fera parler d'elle sous une nouvelle forme. A chaque fois, c'est la modernit&#233; qui est mise en accusation &#224; cause de ce qu'elle engendre comme effritement des cadres traditionnels et d&#233;litement de la famille. Bien s&#251;r, la d&#233;linquance juv&#233;nile n'est pas une simple construction : elle existe vraiment. Mais, elle est infiniment d&#233;pendante de la fa&#231;on dont la soci&#233;t&#233; en parle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En commen&#231;ant par la notion m&#234;me de bande dont l'histoire s&#233;mantique se situe d'embl&#233;e du c&#244;t&#233; de l'imaginaire guerrier, de la d&#233;viance et de la marginalit&#233;. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de cet ouvrage qui permet de faire le point sur cette question. La jeunesse a toujours &#233;t&#233; un &#226;ge de la vie o&#249; l'on cherche &#224; participer &#224; des activit&#233;s sp&#233;cifiques en fonction de ses centres d'int&#233;r&#234;ts, &#224; vivre des exp&#233;riences ludiques et &#224; d&#233;velopper des r&#233;seaux relationnels. Cela peut se faire au sein de groupes institutionnels (les classes scolaires, les &#233;quipes sportives&#8230;), mais aussi de regroupements informels autour d'une m&#234;me activit&#233; (match, concert&#8230;) ou encore d'agglom&#233;rats spontan&#233;s sans structure, ni coh&#233;sion (dans un centre commercial ou dans le hall des immeubles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces formes de rassemblements entre pairs ne doivent pas &#234;tre confondus avec la bande qui, pour &#234;tre elle aussi fond&#233;e sur l'envie d'&#234;tre ensemble, induit une dimension suppl&#233;mentaire : la recherche d'un minimum de solidarit&#233; et de compr&#233;hension r&#233;ciproques. On y trouve un accueil bienveillant et une reconnaissance. Le repli sur soi et le refus de communiquer avec l'ext&#233;rieur en sont des &#233;l&#233;ments centraux. La socialisation bas&#233;e sur l'honneur et la r&#233;putation qu'elle conf&#232;re r&#233;v&#232;lent la d&#233;faillance des deux institutions principales d'&#233;ducation que sont la famille et l'&#233;cole. Elle montre la &#171; faillite des d&#233;mocraties lib&#233;rales contemporaines quant &#224; leur capacit&#233; &#224; proposer un avenir valable &#224; certains de leurs adolescents &#187; (p.375). Pour autant, la bande est une affaire de g&#233;n&#233;ration. Elle est marqu&#233;e par l'instabilit&#233; et l'absence de formalisme. Aucune ne r&#233;siste au passage &#224; l'&#226;ge adulte et &#224; la dispersion de ses membres pour des raisons professionnelles, personnelles ou familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs prennent bien soin de distinguer ce que nous vivons, de ce qui se passe dans certains pays, l&#224; o&#249; le d&#233;ficit de l'Etat social laisse peu de chance de survivre en dehors d'un gang qui propose une v&#233;ritable contre-soci&#233;t&#233; avec ses propres normes, hi&#233;rarchies, r&#232;gles, codes, langages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2007 (404 p. ; 28 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>J'&#233;tais un chef de gang</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>914</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Placer le lecteur en prise directe avec la r&#233;alit&#233; des bandes, sans l'interpr&#233;tation sociologique, ni la reformulation romanesque ou la confession du repenti n'est pas sans risque, explique Marie-H&#233;l&#232;ne Bacqu&#233;. L'ouvrage commence par le r&#233;cit &#233;labor&#233; tout au long des douze entretiens qu'elle a men&#233;s avec Lamence Madzou. Donner la parole &#224; un ancien chef de gang, c'est &#171; r&#233;orienter le lampadaire, changer le jeu des ombres et des lumi&#232;res &#187; (p.181). &lt;br class='autobr' /&gt;
On y voit grandir un enfant arriv&#233; &#224; cinq ans de son Congo (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton2720-2dca5.jpg?1693569668' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Placer le lecteur en prise directe avec la r&#233;alit&#233; des bandes, sans l'interpr&#233;tation sociologique, ni la reformulation romanesque ou la confession du repenti n'est pas sans risque, explique Marie-H&#233;l&#232;ne Bacqu&#233;. L'ouvrage commence par le r&#233;cit &#233;labor&#233; tout au long des douze entretiens qu'elle a men&#233;s avec Lamence Madzou. Donner la parole &#224; un ancien chef de gang, c'est &#171; r&#233;orienter le lampadaire, changer le jeu des ombres et des lumi&#232;res &#187; (p.181).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y voit grandir un enfant arriv&#233; &#224; cinq ans de son Congo natal. On suit sa progression dans une dynamique de marginalisation. Aspir&#233; par le monde de la rue, happ&#233; par la violence, structur&#233; par le business, l'adolescent investit sa bande comme sa seconde famille. Il y a bien des occasions pour s'en sortir qui se pr&#233;sentent, mais il les manque. Jusqu'&#224; ce qu'une voie s'ouvre qui ne sera ni la mort, ni une longue incarc&#233;ration&#8230; mais l'expulsion du territoire fran&#231;ais et la plong&#233;e pendant trois ans de guerre dans son pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce t&#233;moignage est pr&#233;cieux pour comprendre le r&#244;le des bandes. Marie-H&#233;l&#232;ne Bacqu&#233; leur en attribue trois. Premier constat : leur r&#233;apparition s'est faite dans un contexte marqu&#233; par la pr&#233;carisation des milieux populaires. Certes, la pauvret&#233; ne conduit pas in&#233;vitablement &#224; la d&#233;linquance. Mais elle y contribue parall&#232;lement &#224; d'autres interactions, qu'elles soient scolaires, familiales, collectives ou personnelles. Le gang apporte une s&#233;curit&#233; &#233;conomique, une protection physique, un r&#233;seau social et fraternel, un sentiment de libert&#233; : &#171; La bande est ainsi d'abord un style de vie qui r&#233;pond &#224; des parcours de fragilisation familiale et scolaire en proposant une''bulle'' pr&#233;caire et momentan&#233;e o&#249; se vit avant tout le pr&#233;sent &#187; (p.192).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gang peut aussi &#234;tre un support &#224; la construction identitaire, quand celle-ci se heurte &#224; la stigmatisation et &#224; l'absence de reconnaissance. La constitution de bandes de jeunes noirs n'est pas une simple invention m&#233;diatique. Le pacte r&#233;publicain qui proposait l'invisibilit&#233; contre l'int&#233;gration ayant &#233;chou&#233;, c'est une r&#233;ponse possible aux discriminations raciales. Mais on ne peut r&#233;duire les bandes &#224; l'expression de la d&#233;linquance juv&#233;nile ou &#224; l'affirmation d'une identit&#233; minoritaire. On y trouve tout autant un mode de socialisation, certes peu acad&#233;mique, mais tout &#224; fait conforme aux id&#233;aux n&#233;olib&#233;raux : valorisation de la r&#233;ussite individuelle, marqueurs de valorisation recherch&#233;s dans le pouvoir et les objets de consommation, r&#233;f&#233;rence &#224; des attentes sociales traditionnelles (famille stable, propri&#233;t&#233;, situation professionnelle&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconversion du capital guerrier dans le travail au sein des soci&#233;t&#233;s de gardiennage, du go&#251;t pour le business dans le commerce ou encore du sens de la comp&#233;tition et de la prise de risque dans l'esprit d'entreprise montre que la bande peut aussi parfois permettre de trouver une voie d'int&#233;gration sociale !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2008 (245 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pourquoi assassiner les Rased ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pourquoi-assassiner-les-Rased</link>
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		<dc:date>2009-01-29T06:53:44Z</dc:date>
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		<dc:subject>914</dc:subject>

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&lt;p&gt;S'agit-il de faire &#233;chouer toute vell&#233;it&#233; de politique de r&#233;ussite scolaire ? On ne s'y prendrait pas autrement. Depuis vingt ans, les r&#233;seaux d'aide aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233; ont fait leurs preuves. On veut pourtant les trucider &lt;br class='autobr' /&gt;
Rempla&#231;ant les groupes d'aide psycho-p&#233;dagogique (GAPP) en 1990, les r&#233;seaux d'aide sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233; (Rased) sont cens&#233;s soutenir les enfants en difficult&#233; de l'&#233;cole maternelle et &#233;l&#233;mentaire &#171; sur le temps scolaire, en &#233;troite collaboration avec les parents, les (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S'agit-il de faire &#233;chouer toute vell&#233;it&#233; de politique de r&#233;ussite scolaire ? On ne s'y prendrait pas autrement. Depuis vingt ans, les r&#233;seaux d'aide aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233; ont fait leurs preuves. On veut pourtant les trucider&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rempla&#231;ant les groupes d'aide psycho-p&#233;dagogique (GAPP) en 1990, les r&#233;seaux d'aide sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233; (Rased) sont cens&#233;s soutenir les enfants en difficult&#233; de l'&#233;cole maternelle et &#233;l&#233;mentaire &#171; sur le temps scolaire, en &#233;troite collaboration avec les parents, les enseignants et les partenaires ext&#233;rieurs &#187;. Cette t&#226;che est assum&#233;e par des ma&#238;tres form&#233;s aux aides p&#233;dagogiques adapt&#233;es (ma&#238;tres E), r&#233;&#233;ducatives (ma&#238;tres G) et psychologiques (psychologues scolaires). Ils sont 15 000 professionnels &#224; ainsi prendre en charge une ou deux fois par semaine des petits groupes (de trois &#224; six &#233;l&#232;ves) pendant trois quarts d'heure dans le cadre d'un projet sign&#233; par l'enfant, les parents, l'enseignant de la classe et l'enseignant sp&#233;cialis&#233;. Les professionnels des Rased se d&#233;placent dans les &#233;coles du r&#233;seau pour apporter un soutien p&#233;dagogique diff&#233;renci&#233; : aide au raisonnement et &#224; la construction de comp&#233;tences pour le ma&#238;tre E, aide au comportement et &#224; une meilleure estime de soi pour le ma&#238;tre G, le psychologue assurant un espace d'&#233;coute et un bilan.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La p&#233;tition Sauvons les Rased avoisine les 230 000 signatures&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ministre de l'&#201;ducation nationale, Xavier Darcos n'h&#233;site pas &#224; &#233;voquer en fin d'&#233;t&#233; dernier la suppression de 3 000 postes pour la rentr&#233;e 2009. &#192; peine un an auparavant, il promettait pourtant de &#171; mettre le paquet &#187; et de &#171; diviser par trois l'&#233;chec scolaire lourd &#187;. Immense toll&#233; : aujourd'hui, un peu &#224; l'image de celle du collectif Pas de z&#233;ro de conduite, la &lt;a href=&#034;http://www.sauvonslesrased.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;p&#233;tition Sauvons les Rased&lt;/a&gt; &#8211; initi&#233;e le 12 octobre &#8211; avoisine les 230 000 signatures. En effet, que vont devenir ces enfants ? Les r&#233;ponses minist&#233;rielles ne conviennent &#224; personne : sous le pr&#233;texte de deux heures hebdomadaires d'aide individualis&#233;e aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233; (install&#233;es via la suppression des cours du samedi matin et dispens&#233;es par les ma&#238;tres), tout un dispositif sp&#233;cifique pourrait passer &#224; la trappe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si tout ce qui fait la particularit&#233; des intervenants des Rased, leur formation compl&#233;mentaire&#8230; et leurs r&#233;sultats n'avaient aucun poids en regard de douteux imp&#233;ratifs budg&#233;taires. En outre, le dispositif d'aide personnalis&#233;e qui s'y substituerait conna&#238;t de graves lacunes : en fin d'ann&#233;e derni&#232;re, moins de 5 % des &#233;coles avaient programm&#233; le mercredi matin les deux heures de soutien d&#233;gag&#233;es, la plupart des &#233;tablissements les nichant vaille que vaille &#8211; ce n'est pas le moindre effet pervers de cette r&#233;forme &#8211; dans la semaine de quatre jours, y compris, tr&#232;s majoritairement, &#224; la pause de midi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant l'ampleur du m&#233;contentement, Darcos a d&#233;j&#224; fait quelques concessions : sur le service minimum &#224; l'&#233;cole, sur la scolarisation en maternelle et&#8230; sur les Rased. Recul, l&#226;chage de lest, demi-mesure : d&#233;but janvier, il ram&#232;ne de 3 000 &#224;&#8230; 1 500 le nombre de postes d'enseignants de r&#233;seau supprim&#233;s. Les syndicats enregistrent ce demi-succ&#232;s tout en restant vigilants. Le 17 janvier, des milliers de personnes r&#233;clamaient encore &#224; Paris comme en r&#233;gion &#171; un investissement dans l'&#233;ducation &#187; en d&#233;non&#231;ant globalement les 13 500 suppressions de postes d'enseignants pr&#233;vues pour cette ann&#233;e, &#224; propos desquelles un moratoire est demand&#233; par les syndicats. Le 21 suivant, les associations de parents d'&#233;l&#232;ves et les syndicats de l'&#201;ducation nationale appelaient &#224; une journ&#233;e nationale d'action dans les d&#233;partements et &#224; Paris pour &#171; le maintien et le d&#233;veloppement des Rased &#187;, avec expressions publiques et remises de motions de conseils d'&#233;cole aux inspecteurs d'acad&#233;mie et au minist&#232;re. La manifestation et la gr&#232;ve du 29 janvier devaient parachever la protestation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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