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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>L'ASE des Deux-S&#232;vres invente un livret d'accueil en BD</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-ASE-des-Deux-Sevres-invente-un-livret-d-accueil-en-BD</link>
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		<dc:date>2009-01-22T15:12:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Ecriture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le service de l'aide sociale &#224; l'enfance du conseil g&#233;n&#233;ral des Deux-S&#232;vres a obtenu carte blanche pour cr&#233;er un livret d'accueil pertinent. Pendant deux ans, trente-cinq personnes repr&#233;sentatives de l'ensemble du service se sont retrouv&#233;es r&#233;guli&#232;rement pour imaginer et mettre en forme la formule choisie : une bande dessin&#233;e, r&#233;alis&#233;e par un dessinateur. Deux ans qui auront permis l'aboutissement d'un livret d'accueil original et prim&#233;, et donn&#233; aux agents le plaisir de se d&#233;couvrir et de travailler (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-913-" rel="tag"&gt;913&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le service de l'aide sociale &#224; l'enfance du conseil g&#233;n&#233;ral des Deux-S&#232;vres a obtenu carte blanche pour cr&#233;er un livret d'accueil pertinent. Pendant deux ans, trente-cinq personnes repr&#233;sentatives de l'ensemble du service se sont retrouv&#233;es r&#233;guli&#232;rement pour imaginer et mettre en forme la formule choisie : une bande dessin&#233;e, r&#233;alis&#233;e par un dessinateur. Deux ans qui auront permis l'aboutissement d'un livret d'accueil original et prim&#233;, et donn&#233; aux agents le plaisir de se d&#233;couvrir et de travailler ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi 2002-2 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale a pr&#233;vu toute une s&#233;rie d'outils destin&#233;s &#224; placer l'usager au c&#339;ur du dispositif : contrat de s&#233;jour, conseil de la vie sociale, charte des droits et libert&#233;s, nomination d'un conciliateur ou d'un m&#233;diateur, mais aussi un livret d'accueil&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce que dit la loi L'article L. 311-4. du code de l'action sociale et des (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La forme de ce document, qui est remis au moment de l'admission, est laiss&#233;e au libre choix de chaque institution, du moment qu'il pr&#233;sente son fonctionnement, son organisation et les services qu'elle propose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une curieuse raison, les conseils g&#233;n&#233;raux, et plus particuli&#232;rement leurs services de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE), pourtant chef de file de l'action socio-&#233;ducative, ne se sentent pas concern&#233;s par une r&#233;glementation&#8230; qu'ils sont charg&#233;s de faire appliquer aux autres ! Ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; un certain nombre de ces collectivit&#233;s de choisir d'appliquer non la lettre de la loi mais son esprit. Les conseils g&#233;n&#233;raux de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan ont &#233;dit&#233; chacun leur livret d'accueil, mais l'action engag&#233;e entre 2004 et 2006 dans le d&#233;partement des Deux-S&#232;vres est particuli&#232;rement exemplaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Une direction complice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rare qu'une action innovante puisse se d&#233;rouler sans la pers&#233;v&#233;rance et le charisme d'un pilote ou d'un groupe de personnes r&#233;solues qui gardent le cap, quelles que soient les intemp&#233;ries. Dans les Deux-S&#232;vres, la personne ressource qui a port&#233; le projet s'appelle Anne-Marie Illera&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Contact : Anne-Marie Illera T&#233;l. 05 49 06 79 79 - mail : anne-marie.illera@cg79.f' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle est psychologue clinicienne et travaille depuis 1989 &#224; l'ASE, au sein de la direction de la pr&#233;vention, de l'action sociale et de la sant&#233; (DIPAS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de ses exp&#233;riences et de ses comp&#233;tences dans le domaine, elle s'est vu confier, en 2004, un mi-temps comme chef de projet. Sa fiche de poste ? Proposer, concevoir et mettre en place des outils int&#233;ressants de pr&#233;vention et de lutte contre les maltraitances. La loi 2002 vient de sortir. Anne-Marie Illera jette son d&#233;volu sur le livret d'accueil et v&#233;rifie l'applicabilit&#233; de ce support &#224; l'ASE (&lt;a href='https://www.lien-social.com/spip.php?page=article&amp;#38;id_article=0'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;). &#192; peine d&#233;&#231;ue, quand elle apprend que les conseils g&#233;n&#233;raux n'ont pas l'obligation de se doter d'un tel outil (mis &#224; part pour les foyers de l'enfance et les lieux de vie), elle d&#233;cide n&#233;anmoins, apr&#232;s accord de sa direction qui soutient cette mani&#232;re de voir et de faire, de se lancer dans le projet. Elle n'a pas d'id&#233;e pr&#233;con&#231;ue sur la forme que cela pourra prendre. Elle commence par proposer aux personnels de son service une r&#233;union de pr&#233;sentation de la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue de sa conf&#233;rence, elle en profite pour lancer un appel &#224; candidature pour la constitution d'un groupe de travail. Sur les cent-soixante personnes pr&#233;sentes, soixante se portent volontaires. Gros succ&#232;s d'estime. Mais cela fait bien trop pour travailler de fa&#231;on efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Acte 1 : se conna&#238;tre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne-Marie Illera refusant le principe de s&#233;lection des personnes int&#233;ress&#233;es, renvoie &#224; chaque profession le soin de d&#233;signer chacune deux repr&#233;sentants. Parmi les trente-cinq personnes qui se retrouvent finalement, le 25 mars 2004, pour la premi&#232;re rencontre du groupe de travail, sont repr&#233;sent&#233;s les assistantes familiales, les &#233;ducateurs, les assistantes sociales, les pu&#233;ricultrices, les cadres, les psychologues, les administratifs, les lieux de vie, les maisons d'enfants, le foyer d&#233;partemental de l'enfance&#8230; bient&#244;t rejoints par les partenaires ext&#233;rieurs : l'association deux-s&#233;vrienne de protection judiciaire de la jeunesse, les &#233;tablissements d'accueil, les avocats et m&#234;me, pour certaines s&#233;ances, le juge des enfants. Le rythme des rencontres est alors fix&#233; &#224; deux r&#233;unions par mois. Toute personne connaissant la charge de travail en protection de l'enfance mesurera la lourdeur que peut repr&#233;senter un tel engagement. Une vingtaine de participants, &#224; chacune des s&#233;ances, vont vivre l'aventure jusqu'&#224; son terme, se d&#233;pla&#231;ant aux quatre coins du d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois premiers mois vont ressembler &#224; une v&#233;ritable pataugeoire. Chacun intervient de son point de vue. Anne-Marie Illera opte d&#233;lib&#233;r&#233;ment pour le respect de ce temps n&#233;cessaire. Elle aurait pu, sinon manipuler, au moins induire le groupe pour l'amener sur ce qu'elle voulait faire. Mais, pour elle, pas question de transformer, comme cela se passe si souvent, un groupe de travail en chambre d'enregistrement et/ou alibi d'un chef de projet ayant de toute fa&#231;on finalis&#233; la d&#233;marche engag&#233;e. Ces moments de libres &#233;changes et de d&#233;bats ouverts, semblant n'aboutir &#224; rien, ont pu d&#233;ranger certains participants habitu&#233;s &#224; des proc&#233;dures bien plus cart&#233;siennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;strong&gt; Acte 2 : l'id&#233;e g&#233;niale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne-Marie Illera t&#233;moigne : &lt;i&gt;&#171; L'animatrice du groupe que j'&#233;tais alors, s'inqui&#233;tait des risques d'impasse. La psychologue que je suis toujours savait que c'&#233;tait ainsi qu'il fallait proc&#233;der : pour construire un outil repr&#233;sentatif et pertinent, on doit toujours respecter l&#224; o&#249; les personnes veulent aller et non chercher &#224; les amener sur son propre terrain. &#187;&lt;/i&gt; Toutefois, la sensation de faire du sur-place ne s'accompagna toutefois pas d'un retrait des participants. Il devait donc bien se passer quelque chose. Le regard r&#233;trospectif port&#233; aujourd'hui par les acteurs qui ont v&#233;cu cette p&#233;riode est unanime : sans ce temps mis &#224; profit pour tisser une confiance r&#233;ciproque et comprendre les logiques des uns et des autres, l'action engag&#233;e ensuite aurait &#233;t&#233; bien moins efficace. Rien ne semblait avoir &#233;t&#233; fait en trois mois&#8230; et pourtant tout l'avait &#233;t&#233; ! Les fondations du groupe venaient d'&#234;tre pos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;t&#233; 2004 fut l'occasion de r&#233;fl&#233;chir aux diff&#233;rentes propositions concr&#232;tes du groupe : r&#233;aliser un CD ou un DVD ou une autre forme encore ? Finalement c'est Fabien Adam, du service communication du conseil g&#233;n&#233;ral qui aura l'id&#233;e de g&#233;nie : une bande dessin&#233;e. Un dessinateur r&#233;sidant dans le d&#233;partement est contact&#233;. Jean-Philippe Pogut n'en &#233;tait pas &#224; son coup d'essai. Il avait d&#233;j&#224; publi&#233; deux albums. Il ne connaissait absolument rien &#224; la protection de l'enfance, mais fut tout de suite enthousiasm&#233; par le projet. La proposition soumise au groupe le s&#233;duisit aussit&#244;t : le 23 septembre 2004 eut lieu la premi&#232;re rencontre entre le groupe et l'illustrateur. Commen&#231;ait une collaboration riche et fructueuse qui allait durer dix-huit mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Acte 3 : la r&#233;alisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif que se fixe alors le groupe est bien de r&#233;aliser un vrai album de bande dessin&#233;e. Le livret aurait donc quarante-huit pages. Il fallait utiliser des vrais personnages de BD. On ferait donc intervenir l'h&#233;ro&#239;ne du premier album de Jean-Philippe Pogut : Mahona. Il &#233;tait en effet plus int&#233;ressant de prendre un personnage qui existait d&#233;j&#224; &#171; dans la vraie vie &#187; plut&#244;t que de cr&#233;er de toutes pi&#232;ces un personnage ASE et de reproduire ainsi l'exception ASE. Lors d'une s&#233;ance de casting rest&#233;e dans toutes les m&#233;moires, le dessinateur a pr&#233;sent&#233; les personnages de la bande dessin&#233;e (&lt;a href='https://www.lien-social.com/spip.php?page=article&amp;#38;id_article=0'&gt;lire la pr&#233;sentation des personnages&lt;/a&gt;). Pour camper le juge, le r&#233;f&#233;rent, la pu&#233;ricultrice ou l'avocat, il a croqu&#233; certains membres du groupe ! Chaque esquisse fera l'objet d'une discussion serr&#233;e : fallait-il que Jeanne, l'adolescente plac&#233;e, porte un piercing au nombril ? La mensuration des seins des femmes repr&#233;sent&#233;e avait tendance &#224; &#234;tre des plus opulentes : ne fallait-il pas la ramener &#224; de plus justes proportions ? La m&#232;re de Jeanne &#233;tait initialement dessin&#233;e de fa&#231;on tr&#232;s stigmatisante, genre &#171; m&#232;re indigne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne fallait-il pas lui donner une apparence plus ordinaire ? La sc&#232;ne la plus d&#233;licate sera celle montrant le p&#232;re une ceinture &#224; la main. Comment sugg&#233;rer, sans choquer, tout en n'induisant rien de pr&#233;cis ? Ce n'est qu'apr&#232;s une sc&#232;ne mim&#233;e dans le bureau d'Anne-Marie Illera, que Jean-Philippe Pogut aura l'inspiration. Premi&#232;re vignette : Jeanne se confie &#224; une amie qui l'entra&#238;ne voir un adulte. Seconde vignette : des bulles remplies de questions sortent de la fen&#234;tre d'un immeuble. Troisi&#232;me vignette : l'amie incite Jeanne &#224; r&#233;p&#233;ter ce qu'elle lui a dit. Dans un coin, une pendule indique 14h45. Dans les vignettes suivantes, des bribes de parole s'&#233;gr&#232;nent : la m&#234;me pendule annonce 14h56, puis 15h 39, enfin 15h 50. Derni&#232;res vignettes : l'adulte remercie Jeanne de lui avoir parl&#233;, puis lui explique qu'il va faire un signalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Acte 4 : le produit final&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le lecteur, une telle suite peut sembler banale. Cette page, comme toutes les autres, ont pourtant n&#233;cessit&#233; beaucoup de travail et d'&#233;changes entre l'illustrateur et le groupe de travail. Sans compter le texte propos&#233; au groupe par Anne-Marie Illera. Allez demander &#224; des travailleurs sociaux ou &#224; des psychologues de fournir trois lignes de pr&#233;sentation succincte de leur profession, &#224; placer dans la galerie de portraits de la page 17 ? Ils en proposent vingt pages ! Au fur et &#224; mesure de son cheminement, le groupe de travail a souhait&#233; partager avec ses coll&#232;gues : deux r&#233;unions seront organis&#233;es dans chacune des six circonscriptions que compte le d&#233;partement. Mais, il a aussi ressenti le besoin de v&#233;rifier aupr&#232;s des principaux concern&#233;s la pertinence de leur production : un groupe d'une dizaine d'enfants de tout &#226;ge fut ainsi constitu&#233; et r&#233;guli&#232;rement consult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des visites seront organis&#233;es dans des lieux de vie et des &#233;tablissements. Gr&#226;ce &#224; cette navette permanente, le groupe aura &#233;vit&#233; de travailler en vase clos et r&#233;ussi &#224; coller au plus pr&#232;s de la sensibilit&#233; du public concern&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ce travail aboutira &#224; un produit esth&#233;tiquement de grande qualit&#233;, mais aussi tr&#232;s ludique et interactif. Chaque enfant peut le lire dans l'ordre qu'il souhaite et aller directement &#224; une page qui l'int&#233;resse plus gr&#226;ce &#224; une baguette magique. Il peut, &#224; plusieurs occasions, dessiner ou &#233;crire sur l'album qui lui a &#233;t&#233; remis personnellement. La lecture est possible &#224; tout &#226;ge, qu'il sache lire ou non (gr&#226;ce &#224; un code couleurs), l'accompagnement par un adulte lui est &#224; plusieurs reprises conseill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Acte 5 : la distribution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne-Marie Illera a mis un point d'honneur &#224; organiser six go&#251;ters, &#224; des dates diff&#233;rentes, &#224; travers tout le d&#233;partement (correspondant aux six circonscriptions de la DIPAS) plus un septi&#232;me de rattrapage pour ceux qui n'avaient pu &#234;tre l&#224; le jour pr&#233;vu. Tout au long du mois de f&#233;vrier 2006, six cent-cinquante enfants plac&#233;s &#224; l'ASE se sont ainsi retrouv&#233;s. Une pr&#233;sentation leur a &#233;t&#233; faite du livret d'accueil. Puis, chacun a &#233;t&#233; re&#231;u &#224; une grande table par la personne s'occupant de son dossier, qui a inscrit son nom et son pr&#233;nom dans l'album, avant de le lui remettre officiellement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les enfants se sont tr&#232;s vite appropri&#233;s leur livre. Certains l'am&#232;nent partout (chez leurs parents, &#224; l'&#233;cole ou chez le psychologue). L'un dort m&#234;me avec. L'album semble m&#234;me avoir parfois des vertus apaisantes, servant d'objet cathartique et de support de leur histoire et de leur souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livret a &#233;galement &#233;t&#233; propos&#233; aux jeunes majeurs. Le succ&#232;s obtenu aupr&#232;s tant des enfants, de leurs parents, que des professionnels a d&#233;pass&#233; la seule ASE et le d&#233;partement des Deux-S&#232;vres. Anne-Marie Illera a re&#231;u jusqu'&#224; vingt-cinq appels t&#233;l&#233;phoniques par jour de toute la France, sans compter les multiples courriers et mails qui ont tous re&#231;us une r&#233;ponse. Si les demandes continuent d'arriver &#224; un rythme constant, aujourd'hui, l'effervescence est un peu retomb&#233;e. Reste un livret d'accueil, comme il n'en existe nulle part ailleurs, produit par un groupe pluridisciplinaire qui aura men&#233; un travail exemplaire. Au point de rendre peu compr&#233;hensible &#224; l'observateur ext&#233;rieur la d&#233;sh&#233;rence qui semble frapper aujourd'hui une telle exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce que dit la loi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'article L. 311-4. du code de l'action sociale et des familles pr&#233;cise : &#171; Afin de garantir l'exercice effectif des droits et notamment de pr&#233;venir tout risque de maltraitance, lors de son accueil dans un &#233;tablissement ou dans un service social ou m&#233;dico-social, il est remis &#224; la personne ou &#224; son repr&#233;sentant l&#233;gal un livret d'accueil auquel sont annex&#233;s une charte des droits et libert&#233;s de la personne accueillie (&#8230;) et le r&#232;glement de fonctionnement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La circulaire DGAS du 24 mars 2004 pr&#233;cise le contenu possible de ce livret : la situation g&#233;ographique de l'&#233;tablissement, les noms de ses responsables, son organisation g&#233;n&#233;rale, voire son organigramme, les garanties souscrites en mati&#232;re d'assurance, les principales formalit&#233;s administratives d'admission et de prise en charge, les formes de participation pr&#233;vue pour les usagers et leurs familles, les coordonn&#233;es du m&#233;diateur, ainsi que celles de l'autorit&#233; judiciaire &#224; l'origine de l'&#233;ventuelle mesure &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; la rencontre des personnages&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de s'adresser directement &#224; l'enfant, le choix a &#233;t&#233; fait de raconter le r&#233;cit d'un h&#233;ros qui l'accompagnerait dans sa d&#233;couverte de l'ASE. Il va ainsi rencontrer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; Mahona :&lt;/strong&gt; l'h&#233;ro&#239;ne de l'album n'a pas &#233;t&#233; invent&#233;e pour l'occasion. Elle existait bien avant l'id&#233;e du livret d'accueil. Elle a &#233;t&#233; cr&#233;e par l'illustrateur Jean-Philippe Pogut en 2004 dans un album Monstrueuses Vacances. Cette malicieuse petite fille au visage expressif sert de guide pendant toute la bande dessin&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; Simon :&lt;/strong&gt; ce petit gar&#231;on &#226;g&#233; de 6 ans est en accueil provisoire. Sa maman a beaucoup de difficult&#233;s &#224; s'occuper de lui au quotidien. Elle a donc sign&#233; un contrat administratif. Mahona va &#224; la rencontre de Simon qui accepte de lui raconter son histoire. A la fin de l'album, l'enfant finira par retourner vivre chez sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; Jeanne :&lt;/strong&gt; &#226;g&#233;e de 14 ans, cette adolescente a subi de la part de son p&#232;re des mauvais traitements, sans qu'&#224; aucun moment on n'en connaisse la nature. Elle a &#233;t&#233; plac&#233;e sur d&#233;cision judiciaire. Elle aussi va confier son histoire &#224; Mahona.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; Monsieur Kic&#233;&lt;/strong&gt; : Monsieur Kic&#233; tout est appel&#233; &#224; la rescousse, d&#232;s qu'il est question de quelque chose d'un peu plus compliqu&#233;. Il se d&#233;place par magie de page en page. Certaines, intitul&#233;es &#171; pour en savoir plus &#187; abordent en profondeur des sujets comme les relations avec la famille, les lieux d'accueil, les d&#233;cisions du juge, le contrat d'accueil&#8230; Pour rendre la lecture plus agr&#233;able, Monsieur Kic&#233; y est montr&#233; dans des situations cocasses : en train de se pr&#233;parer &#224; sortir&#8230; et descendant la rampe de l'escalier &#224; califourchon, donnant des explications, tout en se faisant un hamburger&#8230; qui devient aussi haut que le plafond. Monsieur Kic&#233; cl&#244;t l'album, occup&#233; &#224; calculer sur le mur l'&#233;quation math&#233;matique qui permettra de mettre d&#233;finitivement fin aux placements. &#192; noter que monsieur Kic&#233; peut &#234;tre joint par Internet puisqu'il poss&#232;de une adresse e-mail !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; Un nounours&lt;/strong&gt; a &#233;t&#233; choisi comme voix off pour donner des conseils pendant la lecture : &lt;i&gt;&#171; Jeanne va te raconter son histoire, mais c'est son histoire bien s&#251;r, chacun a une histoire diff&#233;rente &#187;&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;&#171; si tu veux, marque &#224; ta fa&#231;on la case qui correspond &#224; ton histoire &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Il existe aussi &lt;strong&gt;une baguette magique&lt;/strong&gt; qui, lorsqu'elle appara&#238;t, indique d'autres pages qui traitent du m&#234;me sujet. La lecture est facilit&#233;e par un code couleurs : rose pour l'accueil judiciaire et orange pour l'accueil provisoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dense et riche, touffu et d&#233;taill&#233;, &lt;i&gt;Rencontres&lt;/i&gt; ne se lit pas en une seule fois. Il se parcourt, se picore ou se d&#233;vore. On y revient, on s'y attarde ou on s'en &#233;loigne momentan&#233;ment. Ce n'est pas un livre de chevet, c'est un livre de r&#233;f&#233;rence qu'on va chercher quand on en a besoin. L'enfant peut y retrouver tout ou partie de son histoire. L'album lui appartient. Il peut le garder, le pr&#234;ter, le montrer, le cacher&#8230; Ce livret d'accueil original peut recevoir toutes les projections, les haines, les d&#233;sespoirs et aider l'enfant &#224; se mettre &#224; distance d'un pass&#233; parfois bien pesant. Mais au-del&#224; de toutes ces fonctions, il a un avantage essentiel : celui d'exister !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; Le plaisir que nous avons pris &#224; travailler ensemble &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rencontre avec &lt;strong&gt;Anne-Marie Illera&lt;/strong&gt;, psychologue clinicienne et personne ressource qui a port&#233; le projet du livret d'accueil au sein du service de l'aide sociale &#224; l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les conditions qui selon vous ont pr&#233;sid&#233; au succ&#232;s de cette op&#233;ration ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re condition est, je crois, la confiance dont j'ai b&#233;n&#233;fici&#233; : on m'a laiss&#233; carte blanche. En tant que chef de projet, j'ai &#233;t&#233; mandat&#233;e pour accomplir ce travail et j'ai pris bien soin de rendre compte r&#233;guli&#232;rement, &#224; mon directeur, de tout ce qui &#233;tait mis en &#339;uvre. J'ai d&#233;pens&#233; beaucoup d'&#233;nergie pendant ces deux ann&#233;es. Mais le r&#233;sultat obtenu justifie cet important investissement. La seconde condition de ce succ&#232;s, c'est la pleine libert&#233; avec laquelle nous avons pu agir. On ne nous a fix&#233; aucune contrainte de temps, d'&#233;ch&#233;ances, de rythme de travail ou de co&#251;t financier. Cela a permis &#224; chacun de d&#233;velopper toute sa cr&#233;ativit&#233;. Troisi&#232;me condition qui me semble essentielle, c'est la totale transparence dans laquelle ce travail a &#233;t&#233; men&#233; et l'aller-retour permanent assur&#233; entre le groupe de travail et toutes celles et tous ceux qui l'entouraient : on a travaill&#233; en osmose avec les enfants, les &#233;tablissements et les familles d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, je voudrais insister sur un dernier point qui me tient &#224; c&#339;ur : le plaisir que nous avons pris &#224; travailler ensemble. Je sais que ce n'est gu&#232;re acad&#233;mique d'&#233;voquer cette dimension, pourtant essentielle &#224; mes yeux, de satisfaction dans le travail social. Mais je crois que tous les membres du groupe gardent un souvenir extr&#234;mement agr&#233;able de ce temps de travail que nous avons partag&#233; pendant dix-huit mois au rythme de deux r&#233;unions par mois. Cela a constitu&#233; un espace de parole, d'&#233;change et de partage dont on ne peut que regretter la disparition aujourd'hui. Cela n'a fait que confirmer la conviction que j'ai sur l'ASE : il faut arr&#234;ter de s'enfermer dans le mis&#233;rabilisme. M&#234;me si nous c&#244;toyons des situations terribles, il s'y passe aussi des choses superbes. Les enfants, les parents et les professionnels ne sont pas que des victimes. Ils sont aussi tous des personnes formidables, pleines de ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Etes-vous satisfaite du r&#233;sultat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons eu un excellent accueil de la part tant des enfants &#224; qui nous avons remis le livret que des familles d'accueil, des lieux de vie ou des &#233;tablissements. Je crois qu'ils &#233;taient en attente. Nous n'avions pas le droit de les d&#233;cevoir. Nous avons &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233;s au niveau national avec le Coup de c&#339;ur du jury des prix territoriaux (organis&#233; par la Gazette des Communes et la GMF) qui nous a &#233;t&#233; remis le 21 novembre 2006 des mains du ministre de la Fonction publique de l'&#233;poque. Mais, il n'y a pas que l'aboutissement qui compte. Il y a aussi tout le cheminement qui y a amen&#233;. D'un point de vue de pure efficacit&#233; comptable, il e&#251;t &#233;t&#233; bien plus pertinent de confier ce travail &#224; un cabinet de communication qui aurait obtenu un r&#233;sultat certes plus acad&#233;mique, mais bien plus rapide et plus &#233;conomique en temps d&#233;pens&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, c'est sans compter sur la formidable mobilisation des membres du groupe qui ont appris &#224; se conna&#238;tre, &#224; s'&#233;couter et &#224; partager un travail en commun. Cet espace d'&#233;change nous aura toutes et tous apport&#233; un grand enrichissement, au point de nous donner envie de repartir ensemble sur un autre projet. C'est important que les services ASE mettent en place ces espaces de travail le plus souvent possible, pour donner du sens &#224; notre travail, tisser des liens professionnels, travailler &#224; une culture commune, et nous procurer, malgr&#233; tout, du bien-&#234;tre &#224; travailler sur des situations souvent si complexes et dramatiques : il y va de la bientraitance des &#233;quipes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, y a-t-il des suites de pr&#233;vues ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons re&#231;u un int&#233;r&#234;t tout particulier des autres conseils g&#233;n&#233;raux pour notre d&#233;marche. Beaucoup nous ont demand&#233; de leur envoyer notre bande dessin&#233;e, certains affirmant leur souhait de produire le m&#234;me type de livret. Non seulement nous serions enchant&#233;s d'&#234;tre copi&#233;s, mais nous avons pris des mesures pour que cela soit possible techniquement : le contrat sign&#233; avec l'imprimeur de l'ouvrage pr&#233;voit qu'il puisse &#234;tre &#233;dit&#233; en personnalisant certaines pages. Pour ce qui est du groupe de travail, nous avions beaucoup de projets. Nous avons men&#233; &#224; bien le livret d'accueil pour les enfants. Il est normalement remis au moment de la commission d'accueil : chaque enfant int&#232;gre son lieu de placement avec sa BD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe aimerait beaucoup continuer le travail engag&#233; et s'atteler &#224; l'&#233;laboration d'autres outils, tel que cela avait &#233;t&#233; pr&#233;vu. D&#232;s &#224; pr&#233;sent, un marque-page sp&#233;cifique &#224; chaque lieu d'accueil, destin&#233; &#224; &#234;tre joint au livret est pr&#234;t. Il n'attend plus que l'ordre d'impression. Parmi les projets, il y avait aussi un livret d'accueil ou guide, &#224; l'intention des parents, ainsi que la r&#233;alisation des carnets de vie, documents destin&#233;s &#224; suivre l'enfant tout au long de son s&#233;jour &#224; l'ASE. Nous pensions aussi exp&#233;rimenter un conseil de la vie sociale, &#224; l'ASE. Nous aurions &#233;t&#233; les premiers en France, &#224; &#233;tendre ainsi l'application de la loi 2002-2 pour une meilleure prise en compte des usagers. Vous voyez, nous avons beaucoup d'id&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dommage que cet outil soit sous-utilis&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; - T&#233;moignage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai particip&#233; au groupe de travail d&#232;s le d&#233;but. J'y suis venu tr&#232;s sceptique. Je ne croyais pas qu'il puisse sortir d'une institution comme l'ASE quelque chose d'aussi g&#233;nial. C'est tellement marginal de faire travailler ensemble des gens qui ne se croisent jamais. J'ai continu&#233; &#224; &#234;tre tr&#232;s dubitatif, lors des trois premiers mois. J'avais l'impression qu'on allait d&#233;boucher sur rien. Quand cela a commenc&#233; &#224; prendre forme, je suis pass&#233; de l'incr&#233;dulit&#233; &#224; l'enthousiasme. Je suis toujours venu avec plaisir. Aujourd'hui, apr&#232;s le changement de majorit&#233; au conseil g&#233;n&#233;ral, tout semble bloqu&#233;. Anne-Marie Illera a m&#234;me perdu son mi-temps de chef de projet. Je ne pense pas qu'il y ait une volont&#233; politique d'enterrer tous ces projets mais, au contraire, une absence de volont&#233; qui, du coup, laisse aux subalternes la possibilit&#233; d'exprimer des &#171; toutes puissances &#187; mal venues. Il n'emp&#234;che que ce livret existe, qu'il est connu et reconnu nationalement et qu'il sera difficile de l'enterrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est quand m&#234;me curieux de se dire que tout le monde nous envie ce livret et que le d&#233;partement qui l'a produit l'utilise de fa&#231;on marginale (il commence &#224; ne plus &#234;tre distribu&#233; aux nouveaux enfants accueillis).&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en g&#233;n&#233;ral toujours le m&#234;me sc&#233;nario : quand il y a quelqu'un qui veut mener une action g&#233;n&#233;reuse, soit il se pervertit, soit il est cass&#233;, soit il s'en va tr&#232;s vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Beno&#238;t&lt;/strong&gt;, permanent d'un lieu de vie &#224; Bouill&#233;-Loretz (79) depuis 1986, pr&#233;sident de la f&#233;d&#233;ration nationale des lieux de vie&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce que dit la loi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article L. 311-4. du code de l'action sociale et des familles pr&#233;cise : &#171; Afin de garantir l'exercice effectif des droits et notamment de pr&#233;venir tout risque de maltraitance, lors de son accueil dans un &#233;tablissement ou dans un service social ou m&#233;dico-social, il est remis &#224; la personne ou &#224; son repr&#233;sentant l&#233;gal un livret d'accueil auquel sont annex&#233;s une charte des droits et libert&#233;s de la personne accueillie (&#8230;) et le r&#232;glement de fonctionnement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La circulaire DGAS du 24 mars 2004 pr&#233;cise le contenu possible de ce livret : la situation g&#233;ographique de l'&#233;tablissement, les noms de ses responsables, son organisation g&#233;n&#233;rale, voire son organigramme, les garanties souscrites en mati&#232;re d'assurance, les principales formalit&#233;s administratives d'admission et de prise en charge, les formes de participation pr&#233;vue pour les usagers et leurs familles, les coordonn&#233;es du m&#233;diateur, ainsi que celles de l'autorit&#233; judiciaire &#224; l'origine de l'&#233;ventuelle mesure &#233;ducative&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Contact : Anne-Marie Illera T&#233;l. 05 49 06 79 79 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:anne-marie.illera@cg79.fr&#034; class='spip_mail'&gt;anne-marie.illera@cg79.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le livret d'accueil est t&#233;l&#233;chargeable sur le &lt;a href=&#034;http://www.deux-sevres.com/action_sociale/enfance_famille/index.shtml&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;site du conseil g&#233;n&#233;ral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le livret d'accueil pr&#233;vu par la loi 2002-2</title>
		<link>https://www.lien-social.com/le-livret-d-accueil-prevu-par-la</link>
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		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>913</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Social actualit&#233;sLa chronique de Lucien BarganeLe billet de Jacques Tr&#233;mintinL'actu de la semaine La prison nargue le droitDossier : Le livret d'accueil pr&#233;vu par la loi 2002-2 L'ASE des Deux-S&#232;vres invente un livret d'accueil en bande dessin&#233;eEntretien avec Anne-Marie Illera : &#171; Le plaisir que nous avons pris &#224; travailler ensemble &#187;Initiative Handicap et g&#233;nie cr&#233;atif, un atelier de peinture pour rencontrer l'artRebonds 2009 : ann&#233;e de la d&#233;sob&#233;issance &#233;ducative et sociale ?R&#233;flexion Excision : quelle (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique de Lucien Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La prison nargue le droit&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Le livret d'accueil pr&#233;vu par la loi 2002-2&lt;/strong&gt;
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&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Handicap et g&#233;nie cr&#233;atif, un atelier de peinture pour rencontrer l'art&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;2009 : ann&#233;e de la d&#233;sob&#233;issance &#233;ducative et sociale ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;R&#233;flexion&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Excision : quelle place laisser au champ culturel ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Intervenants sociaux et analyse des pratiques - Dominique Fablet&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La supervision d'&#233;quipes en travail social - Joseph Rouzel&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La supervision d'&#233;quipes en travail social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-supervision-d-equipes-en-travail-social</link>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;Qu'elles grincent ou qu'elles soient bien huil&#233;es, les pratiques sociales mettent &#224; mal les praticiens qui s'y adonnent. Chacun d'entre eux vient dans ces m&#233;tiers avec sa propre histoire, ses &#233;motions, ses convictions et sa fa&#231;on d'&#234;tre. Face &#224; toute volont&#233; de soigner ou d'&#233;duquer l'autre, il y a quelque chose qui r&#233;siste, le sujet revendiquant une place unique, &#233;nigmatique et myst&#233;rieuse qui ne se laisse pas entremettre par celui qui lui veut du bien. Pour que l'action sociale puisse op&#233;rer, &#171; il convient (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton2714-20f74.jpg?1693599232' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'elles grincent ou qu'elles soient bien huil&#233;es, les pratiques sociales mettent &#224; mal les praticiens qui s'y adonnent. Chacun d'entre eux vient dans ces m&#233;tiers avec sa propre histoire, ses &#233;motions, ses convictions et sa fa&#231;on d'&#234;tre. Face &#224; toute volont&#233; de soigner ou d'&#233;duquer l'autre, il y a quelque chose qui r&#233;siste, le sujet revendiquant une place unique, &#233;nigmatique et myst&#233;rieuse qui ne se laisse pas entremettre par celui qui lui veut du bien. Pour que l'action sociale puisse op&#233;rer, &#171; il convient que la relation soit le plus possible d&#233;sencombr&#233;e de toute vell&#233;it&#233; de ma&#238;trise, de tout fantasme de transformation, de changement, de tout affect de piti&#233; ou de charit&#233;, de tout penchant &#224; vouloir faire le bien de l'autre &#187; (p.128). Cette rencontre ne peut donc que bousculer le professionnel, en faisant &#233;merger chez lui angoisses, doutes et questionnements sans fin. La supervision constitue un outil pour travailler, mettre &#224; jour et &#224; ciel ouvert, d&#233;voiler le transfert &#233;tabli entre lui et l'usager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout de se laisser prendre dans le transfert, encore faut-il apprendre &#224; s'en d&#233;prendre. Joseph Rouzel officie r&#233;guli&#232;rement comme superviseur d'&#233;quipes. C'est &#224; ce titre qu'il nous d&#233;crit pr&#233;cis&#233;ment les bases th&#233;oriques sur lesquelles il s'appuie. La psychanalyse n'est pas loin et Lacan est tout proche. Le travail social se confronte comme la supervision &#224; la m&#234;me qu&#234;te, explique-t-il : &#171; Le traitement de l'Enfant de la jouissance &#187; (p.97) que seuls la parole et ses diff&#233;rents prolongements peuvent permettre d'approcher. &#171; Le sympt&#244;me, il ne faut pas le faire taire, il s'agit de le faire parler, sachant que le noyau dur du sympt&#244;me, le point r&#233;el et d'impossible qu'il ench&#226;sse est indicible &#187; (p.98). Les amateurs y trouveront leur compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, l'auteur d&#233;taille tout autant l'historique de ce type d'intervention, pr&#233;cisant les modalit&#233;s de celle qu'il propose. Cela commence par les conditions de la demande qui peuvent &#234;tre pr&#233;cises ou, au contraire, en apparence inexistantes (une simple recherche de prise de distance avec le quotidien). Il pr&#233;cise ensuite le cadre dans lequel s'op&#232;re la supervision : les r&#233;f&#233;rences de l'intervenant, le rythme temporel des s&#233;ances, l'espace dans lequel elles s'op&#232;rent, leurs objectifs, les r&#232;gles du jeu. Le groupe sert de support et d'outil &#224; l'&#233;laboration, conc&#232;de-t-il : le fait que les sujets se regroupent produit des projections, des &#233;motions, des sensations, des repr&#233;sentations et des affects. Mais, il insiste tout autant sur le fait que la supervision s'adresse avant tout &#224; chacun, la parole du sujet ne devant pas se dissoudre dans l'imaginaire groupal. Ni recette de cuisine, ni vision lin&#233;aire, le travail engag&#233; se centre sur les m&#233;canismes de (contre) transfert &#224; l'&#339;uvre et doit permettre de remettre en circulation l'&#233;nergie qui a &#233;t&#233; psychiquement bloqu&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2007 (254 p. ; 26 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intervenants sociaux et analyse des pratiques</title>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>913</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'analyse des pratiques est l'une des formes d'aide qu'utilisent les travailleurs pour faire face aux situations psychiquement &#233;prouvantes. Mais au-del&#224; de l'outil d'accompagnement, cette approche appara&#238;t embl&#233;matique de leur professionnalisation. Car elle renonce &#224; l'illusion d'une ma&#238;trise des savoirs qui permettrait, sous la forme d'un ensemble de r&#232;gles, de pr&#233;ceptes et de recommandations, de produire des contenus fiables et des r&#233;ponses pr&#234;tes &#224; poser. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, l'acquisition de techniques et de (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'analyse des pratiques est l'une des formes d'aide qu'utilisent les travailleurs pour faire face aux situations psychiquement &#233;prouvantes. Mais au-del&#224; de l'outil d'accompagnement, cette approche appara&#238;t embl&#233;matique de leur professionnalisation. Car elle renonce &#224; l'illusion d'une ma&#238;trise des savoirs qui permettrait, sous la forme d'un ensemble de r&#232;gles, de pr&#233;ceptes et de recommandations, de produire des contenus fiables et des r&#233;ponses pr&#234;tes &#224; poser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'acquisition de techniques et de comp&#233;tences est utile et incontournable pour agir dans ce secteur. Mais cela est loin d'&#234;tre suffisant. Car ce qui compte n'est pas tant l'accomplissement de t&#226;ches pr&#233;d&#233;termin&#233;es que l'aptitude &#224; faire face &#224; l'incertitude, caract&#233;ristique centrale de ces m&#233;tiers. Si le savoir-faire peut &#234;tre capitalis&#233; et les processus mod&#233;lis&#233;s et th&#233;oris&#233;s, l'ind&#233;termination du devenir de la rencontre demeure : ce sont des situations d'influence mutuelle, complexes, dynamiques et incertaines entre des acteurs singuliers, engag&#233;s et impliqu&#233;s. Ce qui n&#233;cessite de ne pas privil&#233;gier le mode op&#233;ratoire sur la capacit&#233; &#224; penser, l'efficacit&#233; sur la pertinence, la rapidit&#233; sur la recherche de sens. Il existera toujours de l'impens&#233; et de l'impensable, de l'irrepr&#233;sent&#233; et de l'irrepr&#233;sentable, les pratiques professionnelles &#233;voluant dans un espace le plus souvent divis&#233; entre le visible et l'invisible, le conscient et l'inconscient, l'actif et le passif, le pratique et le th&#233;orique, le donner et le recevoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est justement dans cet entre-deux que se situe l'analyse des pratiques, au c&#339;ur de l'&#233;nigme que constituent la rencontre et ses al&#233;as. Le groupe est invit&#233; &#224; s'approprier, par identification projective, la situation pr&#233;sent&#233;e par l'un de ses membres. Il sert ensuite de support &#224; une activit&#233; relationnelle d'&#233;changes et aux d&#233;couvertes progressives de significations toujours partielles et provisoires. &#171; L'analyse de pratiques s'attache &#224; tresser les mani&#232;res de faire, avec le rep&#233;rage de l'&#233;prouv&#233; et du dire &#187; (p.40).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un moment mis &#224; profit pour suspendre momentan&#233;ment la pr&#233;cipitation &#224; agir et &#224; r&#233;agir, pour surtout ne pas se laisser aller aux prescriptions et aux recommandations. Doutes et fragilit&#233;s des savoirs constituent son principal socle. Son axe essentiel n&#233;cessite de se d&#233;faire de la gamme des id&#233;aux de bienveillance, de transparence et d'expertise et d'accepter les entrecroisements transf&#233;rentiels qu'induit toute relation humaine. Il n'y a pas ici transmission de concepts th&#233;oriques de la part de l'intervenant, mais des praticiens partant de leur propre exp&#233;rience et se positionnant dans une logique de producteur de savoirs. C'est l'occasion de se ressourcer, dans un espace permettant de penser pour agir, mais aussi d'agir pour continuer &#224; penser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2008, (180 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La prison nargue le droit</title>
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&lt;p&gt;De pire en pire. R&#233;cemment, s'ajoutant &#224; une longue liste, deux institutions ont affirm&#233; que la situation des prisons fran&#231;aises ne pouvait perdurer. Quel degr&#233; de pourrissement faudra-t-il attendre pour amorcer le changement ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Coup sur coup, deux institutions officielles, le Contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; et le parquet g&#233;n&#233;ral de la Cour de cassation ont pris position sur l'&#233;tat plus qu'alarmant des prisons fran&#231;aises. Le Conseil de l'Europe avait d&#233;j&#224; critiqu&#233; la situation ; en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De pire en pire. R&#233;cemment, s'ajoutant &#224; une longue liste, deux institutions ont affirm&#233; que la situation des prisons fran&#231;aises ne pouvait perdurer. Quel degr&#233; de pourrissement faudra-t-il attendre pour amorcer le changement ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Coup sur coup, deux institutions officielles, le Contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; et le parquet g&#233;n&#233;ral de la Cour de cassation ont pris position sur l'&#233;tat plus qu'alarmant des prisons fran&#231;aises. Le Conseil de l'Europe avait d&#233;j&#224; critiqu&#233; la situation ; en 2000 un rapport parlementaire avait qualifi&#233; la situation des prisons fran&#231;aises de &#171; honte pour la R&#233;publique &#187;. Cens&#233;e d&#233;velopper les alternatives &#224; l'incarc&#233;ration, la loi p&#233;nitentiaire a d&#233;j&#224; plus d'un an de retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois-ci, les cours de promenade des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires sont pr&#233;sent&#233;es comme &#171; les lieux de tous les dangers, des zones de non-droit, les r&#233;ceptacles de toutes les tensions et toutes les frustrations, d'autant plus vives que les d&#233;tenus sont massivement priv&#233;s d'activit&#233;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Autres d&#233;nonciations : l'absence de v&#233;ritables possibilit&#233;s de recours contre les d&#233;cisions concernant les d&#233;tenus, et la d&#233;faillance de la prise en charge sociale. Enfin, ne b&#233;n&#233;ficiant qu'&#224; ceux qui paraissent r&#233;ins&#233;rables, les parcours individualis&#233;s sont consid&#233;r&#233;s comme potentiellement pervers : &#171; Les d&#233;tenus comprennent que certains sont dans un quartier d'excellence, d'autres dans le quartier des damn&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 1er d&#233;cembre, 63 619 personnes d&#233;tenues s'entassaient dans des prisons pr&#233;vues pour 51 000 places. Vagues de suicides, atteintes &#224; la dignit&#233; humaine, surpopulation aggrav&#233;es, violences diverses, m&#233;pris des droits les plus &#233;l&#233;mentaires, manque de personnels, la liste est notoire. Pour la seule ann&#233;e 2008, ont &#233;t&#233; d&#233;nombr&#233;s 115 suicides de d&#233;tenus (soit un taux de 17 pour 10 000 personnes emprisonn&#233;es), chiffre en augmentation par rapport aux deux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. Malheureusement plus inutiles les unes que les autres, les r&#233;probations se multiplient. La Commission nationale de d&#233;ontologie de la s&#233;curit&#233; (CNDS) avait ainsi d&#233;nonc&#233; en d&#233;cembre dernier les mauvais traitements &#8211; qualifi&#233;s d'&#171; inhumains et d&#233;gradants &#187; &#8211; inflig&#233;s pendant pr&#232;s de treize ans &#224; un d&#233;tenu. Fouilles injustifi&#233;es &#224; r&#233;p&#233;titions et humiliations diverses, privation d'activit&#233;, menottage pendant les examens m&#233;dicaux, syndrome av&#233;r&#233; de &#171; privation socio-sensorielle &#187; important d&#251; &#224; l'isolement r&#233;p&#233;t&#233;, constituaient pour la commission autant de violations de la convention europ&#233;enne des droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice marche-t-elle sur la t&#234;te ? Un an apr&#232;s le vote de la loi sur les peines planchers, un rapport de deux d&#233;put&#233;s (un UMP, un PS) mettait en &#233;vidence, au mois de d&#233;cembre, que celles-ci &#233;taient avant tout appliqu&#233;es pour les d&#233;lits les moins graves. Pour l'ann&#233;e, sur 18 358 jugements de tribunaux correctionnels portant sur des (petits) d&#233;lits commis en &#233;tat de r&#233;cidive, plus de 9 000 &#8211; soit 49 % &#8211; aboutissaient &#224; une condamnation &#224; une peine plancher ! On ne d&#233;semplira pas les prisons ainsi. Le rapport du Contr&#244;leur s'int&#233;resse &#233;galement &#224; la situation des travailleurs sociaux des services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP), d&#233;crits comme submerg&#233;s par les formalit&#233;s administratives et sans contacts suffisants avec les d&#233;tenus. L&#224; encore, frustration et repli de part et d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 janvier, la Cour de cassation devait se prononcer sur la plainte d'un d&#233;tenu concernant ses conditions d'h&#233;bergement. La d&#233;cision rendue &#8211; premi&#232;re du genre &#8211; sera &#233;videmment symbolique. Si la juridiction estimait que les dispositions du code p&#233;nal r&#233;primant les conditions d'h&#233;bergement contraires &#224; la dignit&#233; humaine s'appliquent en milieu carc&#233;ral, toute personne d&#233;tenue pourrait alors, le cas &#233;ch&#233;ant, attaquer et mettre en cause la responsabilit&#233; p&#233;nale des autorit&#233;s responsables&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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