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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>RSA : l'enjeu de l'accompagnement</title>
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		<title>RSA et P&#244;le emploi, un cocktail explosif ?</title>
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&lt;p&gt;Le revenu de solidarit&#233; active s'inscrit dans une autre r&#233;forme, celle de l'Agence nationale pour l'emploi qui, en fusionnant le 5 janvier 2009 avec les Ass&#233;dic, devient le P&#244;le emploi. Quelles seront les cons&#233;quences de cette &#233;volution sur le RSA ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le revenu de solidarit&#233; active s'inscrit dans le contexte particulier d'une r&#233;forme de l'ANPE, renomm&#233;e P&#244;le emploi. Tous les futurs b&#233;n&#233;ficiaires du RSA devront d&#233;sormais y &#234;tre inscrits. &#192; terme, les demandeurs d'emploi devraient avoir un interlocuteur unique (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le revenu de solidarit&#233; active s'inscrit dans une autre r&#233;forme, celle de l'Agence nationale pour l'emploi qui, en fusionnant le 5 janvier 2009 avec les Ass&#233;dic, devient le P&#244;le emploi. Quelles &lt;br class='autobr' /&gt;
seront les cons&#233;quences de cette &#233;volution sur le RSA ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le revenu de solidarit&#233; active s'inscrit dans le contexte particulier d'une r&#233;forme de l'ANPE, renomm&#233;e P&#244;le emploi. Tous les futurs b&#233;n&#233;ficiaires du RSA devront d&#233;sormais y &#234;tre inscrits. &#192; terme, les demandeurs d'emploi devraient avoir un interlocuteur unique pour l'inscription et l'indemnisation, &#233;galement capable de les aider &#224; se reclasser. Mais comment s'articulent les deux r&#233;formes ? Est-ce que les nouvelles mesures s'appliqueront de la m&#234;me mani&#232;re aux b&#233;n&#233;ficiaires du RSA qu'&#224; tous les demandeurs d'emploi ? Seront-ils, eux aussi, soumis &#224; la r&#232;gle qui veut que si la personne refuse deux offres raisonnables d'emploi, elle est radi&#233;e ? &#192; la question, les r&#233;ponses divergent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, les travailleurs sociaux avouent que le flou r&#232;gne. &#192; l'agence nouvelle des solidarit&#233;s actives, la question est renvoy&#233;e aux responsables de l'ANPE, qui n'ont pas r&#233;pondu &#224; nos sollicitations. Dans la loi, il est pourtant inscrit que le pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral est mensuellement inform&#233; de l'inscription des b&#233;n&#233;ficiaires du RSA sur la liste des demandeurs d'emploi &#171; et de leur radiation de cette liste auxquelles elle [P&#244;le emploi NdA] proc&#232;de en application des articles L. 5412-1 et L. 5412-2 du m&#234;me code. &#187; Or, ces articles stipulent, entre autres, qu'est radi&#233;e des listes la personne qui refuse &#224; deux reprises une offre raisonnable d'emploi. Pour Bruno Trubert, du Mouvement national des ch&#244;meurs et pr&#233;caires, c'est bien cette articulation des deux r&#233;formes qui risque de r&#233;duire &#224; z&#233;ro le b&#233;n&#233;fice du RSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guy Henri Plessis, du m&#234;me mouvement, juge que le RSA est une &#171; tr&#232;s bonne intention puisqu'elle vient corriger une aberration : les personnes au RMI qui reprenaient un emploi &#224; temps partiel perdaient tous les avantages qui y &#233;taient li&#233;s comme la couverture maladie universelle ou les allocations logement &#224; taux plein. &#187; Toutefois, selon lui, le RSA ne r&#233;sout pas le probl&#232;me du manque d'emploi et la multiplication des temps partiels. Surtout, le b&#233;n&#233;fice de cette nouvelle mesure est contrecarr&#233; par la r&#233;forme de l'ANPE &#171; qui contraint &#224; un travail non choisi et pousse les personnes &#224; accepter &#224; la baisse les conditions de travail, le nombre d'heures, la distance etc. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine Beaucourt, coordinatrice RSA du Val d'Oise et ancienne assistante sociale, s'interroge : &#171; J'imagine mal que tout le monde puisse automatiquement &#234;tre inscrit &#224; P&#244;le emploi et r&#233;ponde &#224; deux offres. Nous avons quand m&#234;me des personnes au RMI qui, si elles ne sont pas reconnues par la COTOREP comme des personnes handicap&#233;es, sont incapables d'aller travailler. Il faut voir la r&#233;alit&#233; en face, nous suivons des personnes parfois dans une grande d&#233;tresse psychologique, qui sont sur le fil en permanence. &#187; Le garde-fou est alors l'orientation vers un parcours d'insertion sociale voire, comme il en existe dans le Val d'Oise, un parcours sant&#233; lorsque les probl&#233;matiques de sant&#233; sont prioritaires. Il n'emp&#234;che que ces personnes devront, elles aussi, s'inscrire &#224; P&#244;le emploi, comment alors s'articulera le travail entre les travailleurs sociaux et les agents de P&#244;le emploi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Est-ce que l'Etat va donner plus de moyens &#224; P&#244;le emploi ? Est-ce que ce sera aux d&#233;partements de le faire ? Nous n'y voyons pas bien clair, reconna&#238;t Genevi&#232;ve Besson, directrice de la lutte contre les exclusions de l'Eure. Car l'ANPE ne peut pas faire un accompagnement de qualit&#233; avec du public de masse. Il faut avoir le temps de recevoir quelqu'un, de l'&#233;couter, &#234;tre disponible, c'est impossible si l'on suit 150 personnes &#224; la fois. &#187; Sur le terrain, les questionnements fourmillent sans r&#233;ponse claire pour le moment. Toutefois, Nicolas Sarkozy, lui-m&#234;me, semble avoir tranch&#233; lors de son discours sur le contrat de transition, le 25 novembre 2008 &#224; Valenciennes : &#171; Le RMI, on pouvait l'avoir sans condition, le RSA, &#224; deux offres d'emploi refus&#233;es, plus de RSA. Il y a trop de gens qui souffrent alors qu'ils n'y sont pour rien, celui qui ne veut pas s'en sortir, on ne peut pas l'aider. &#187; On ne peut faire plus clair.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; L'accompagnement, m&#234;me s'il est n&#233;cessaire, est difficile &#224; vivre &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-accompagnement-meme-s-il-est-necessaire-est-difficile-a-vivre</link>
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		<dc:subject>912</dc:subject>

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&lt;p&gt;Phillipa Gomez a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un accompagnement qu'elle juge &#171; sur mesure &#187; dans le cadre de son RMI. Elle l'a gard&#233; lors de son passage au RSA. Ainsi, il appara&#238;t que lorsque les moyens &#233;taient au rendez-vous pour l'accompagnement RMI, ils profitent aujourd'hui au RSA. En revanche, l&#224; o&#249; l'accompagnement &#233;tait absent, comme cela est le cas pour plus de la moiti&#233; des b&#233;n&#233;ficiaires du RMI, le RSA souffre des m&#234;mes lacunes &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Lorsque j'ai sign&#233; mon avenant RSA en 2007, j'ai tenu &#224; conserver l'accompagnement du (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Phillipa Gomez a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un accompagnement qu'elle juge &#171; sur mesure &#187; dans le cadre de son RMI. Elle l'a gard&#233; lors de son passage au RSA. Ainsi, il appara&#238;t que lorsque les moyens &#233;taient au rendez-vous pour l'accompagnement RMI, ils profitent aujourd'hui au RSA. En revanche, l&#224; o&#249; l'accompagnement &#233;tait absent, comme cela est le cas pour plus de la moiti&#233; des b&#233;n&#233;ficiaires du RMI, le RSA souffre des m&#234;mes lacunes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Lorsque j'ai sign&#233; mon avenant RSA en 2007, j'ai tenu &#224; conserver l'accompagnement du centre d'action sociale dont je b&#233;n&#233;ficiais pendant mon RMI. Vu la pr&#233;carit&#233; de mon contrat avenir, j'ai pr&#233;f&#233;r&#233; garder un filet de s&#233;curit&#233;. En plus, j'ai un tr&#232;s bon contact avec mes r&#233;f&#233;rents et mon accompagnement &#233;tait taill&#233; sur mesure. C'est d'ailleurs gr&#226;ce &#224; cet accompagnement que j'ai retrouv&#233; un emploi. Ils m'ont laiss&#233; le temps de me reconstruire. Lorsque j'ai frapp&#233; &#224; leur porte, je sortais de l'enfer. Je pensais que jamais je ne retrouverais du travail. J'ai mis un an &#224; me reconstruire. Il me fallait ce temps-l&#224; et finalement avec le recul je trouve que c'est m&#234;me tr&#232;s court vu l'&#233;tat dans lequel j'&#233;tais en 2005, lorsque j'ai sign&#233; mon contrat RMI. Je n'ai donc pas eu d'accompagnement sp&#233;cifique RSA, c'est le m&#234;me accompagnement qui s'est poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet encadrement m'a r&#233;veill&#233;e, m'a forc&#233;e &#224; faire des choses, &#224; avoir des initiatives, mais en m&#234;me temps, mes r&#233;f&#233;rents - l'un d&#233;di&#233; au social, l'autre &#224; l'insertion professionnelle - ne m'ont pas brusqu&#233;e. Je me souviens que je n'arrivais pas &#224; t&#233;l&#233;phoner. Mon r&#233;f&#233;rent me disait : il faudrait appeler &#224; tel endroit pour la recherche d'emploi et j'entrais dans une panique folle. Je le lui ai dit, il m'a r&#233;pondu : on arr&#234;te, vous n'&#234;tes pas pr&#234;te. C'est en cela que j'ai trouv&#233; l'accompagnement taill&#233; sur mesure. Lorsque le ch&#244;mage dure depuis longtemps, on est un peu bris&#233;, on n'y croit plus. Il faut du temps. J'ai pu suivre des formations, avoir un bilan de comp&#233;tences&#8230; J'ai obtenu tout ce que je voulais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, j'avais tellement envie de travailler, j'aurais pu accepter un emploi pour 100 &#8364;, pourvu que je sorte de chez moi. Je travaille aujourd'hui 26 heures par semaine pour 700 &#8364;, mon compl&#233;ment RSA repr&#233;sente 158 &#8364; en plus. Je ne vois plus mes r&#233;f&#233;rents aussi souvent qu'avant mais lors de nos rendez-vous, ils me questionnent : vous pensez &#224; votre avenir ? J'ai sign&#233; pour deux ans, le contrat va s'arr&#234;ter au 5 juillet 2009. Je suis tr&#232;s bien dans cet emploi, si bien que j'oublie que je suis dans un contrat pr&#233;caire et ils me rappellent &#224; la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai particip&#233; aux r&#233;unions des b&#233;n&#233;ficiaires du RSA organis&#233;es par le conseil g&#233;n&#233;ral pour entendre nos remarques. Beaucoup de b&#233;n&#233;ficiaires du RSA se plaignaient de n'avoir pas de r&#233;f&#233;rent unique et d'&#234;tre balad&#233;s entre de multiples interlocuteurs. Beaucoup n'&#233;taient pas suivis au RMI. Nos interlocuteurs nous ont promis que tous les b&#233;n&#233;ficiaires du RSA seraient accompagn&#233;s comme je l'&#233;tais. Pour ma part, j'ai fait remonter une revendication par rapport &#224; la CAF, l'organisme payeur du RSA, qui ne nous informe pas assez des al&#233;as de paiement. Mon RSA a &#233;t&#233; suspendu, suite &#224; la perte de mon dossier, comme je l'ai su plus tard, mais rien ne m'a &#233;t&#233; dit. Je ne savais pas pourquoi il &#233;tait suspendu, mes r&#233;f&#233;rents RMI ne le savaient pas non plus, ni la personne avec laquelle j'avais sign&#233; mon avenant RSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais tr&#232;s en col&#232;re et j'ai refus&#233; d'aller r&#233;clamer &#224; la CAF, je trouvais cela trop m&#233;prisant. J'en avais assez de tendre la main. C'est tellement difficile de vivre dans la pr&#233;carit&#233;, de devoir justifier de tout. L'accompagnement, m&#234;me s'il est n&#233;cessaire, est difficile &#224; vivre. C'est dur d'&#234;tre infantilis&#233;, d'avoir un autre adulte qui vous dit ce qu'il faut faire. Mon r&#234;ve est de sortir du RSA. Quand j'&#233;tais au ch&#244;mage, j'allais jusqu'&#224; la gare et je regardais les gens partir travailler le matin. J'avais envie de travailler, de payer mes imp&#244;ts, d'&#234;tre comme tout le monde ! Je n'ai vraiment rien contre l'accompagnement, au contraire, mais c'est tout de m&#234;me une tutelle or, nous avons besoin de libert&#233;, de grandir, de se dire qu'on est capable de faire seul &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>RSA : l'enjeu de l'accompagnement</title>
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		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
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&lt;p&gt;La loi sur le revenu de solidarit&#233; active est d&#233;finitivement adopt&#233;e. D&#232;s le mois de juillet 2009, il remplacera le revenu minimum d'insertion et l'allocation parent isol&#233;. En plus d'une incitation financi&#232;re &#224; la reprise d'emploi, le dispositif est tenu de proposer un accompagnement vers et dans l'emploi &#224; ses b&#233;n&#233;ficiaires. Quel sera cet accompagnement ? Quel r&#244;le auront les travailleurs sociaux dans ce dispositif ? Quels sont les r&#233;sultats des exp&#233;rimentations en cours ? Petit tour d'horizon sur trois (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La loi sur le revenu de solidarit&#233; active est d&#233;finitivement adopt&#233;e. D&#232;s le mois de juillet 2009, il remplacera le revenu minimum d'insertion et l'allocation parent isol&#233;. En plus d'une incitation financi&#232;re &#224; la reprise d'emploi, le dispositif est tenu de proposer un accompagnement vers et dans l'emploi &#224; ses b&#233;n&#233;ficiaires. Quel sera cet accompagnement ? Quel r&#244;le auront les travailleurs sociaux dans ce dispositif ? Quels sont les r&#233;sultats des exp&#233;rimentations en cours ? Petit tour d'horizon sur trois d&#233;partements&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Personne n'est inemployable. &#187; Cette affirmation de Fabien Tuleu, directeur d&#233;l&#233;gu&#233; de l'agence nationale pour les solidarit&#233;s actives (ANSA), est le postulat de base du revenu de solidarit&#233; active (RSA). L'insertion professionnelle est la priorit&#233; des priorit&#233;s du dispositif. L'ANSA est charg&#233;e d'accompagner les d&#233;partements dans leur exp&#233;rimentation de cette nouvelle allocation destin&#233;e &#224; remplacer, d&#232;s le mois de juillet 2009, le revenu minimum d'insertion (RMI) et l'allocation parent isol&#233; (API). L'id&#233;e repose sur deux principes : &#171; Assurer &#224; ses b&#233;n&#233;ficiaires des moyens convenables d'existence afin de lutter contre la pauvret&#233;, encourager l'exercice ou le retour &#224; une activit&#233; professionnelle et aider &#224; l'insertion sociale des b&#233;n&#233;ficiaires &#187;, stipule le texte de loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'allocataire per&#231;oit donc un revenu minimum garanti &#233;quivalent au RMI s'il ne travaille pas et une incitation financi&#232;re d&#232;s les premi&#232;res heures travaill&#233;es. La volont&#233; est de faire en sorte que l'allocataire du RMI ne perde pas d'argent lorsqu'il reprend un emploi. Le dispositif pr&#233;voit le cumul int&#233;gral du revenu d'activit&#233; et de l'allocation pendant les trois premiers mois, &#224; partir du quatri&#232;me mois le b&#233;n&#233;ficiaire peut cumuler entre 60 % et 70 % de son salaire avec son allocation calcul&#233;e en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants &#224; charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque cette r&#232;gle ne lui est pas favorable une clause de sauvegarde peut &#234;tre appliqu&#233;e. Le deuxi&#232;me principe est que &#171; le b&#233;n&#233;ficiaire du revenu de solidarit&#233; active a droit &#224; un accompagnement social et professionnel adapt&#233; &#224; ses besoins et organis&#233; par un r&#233;f&#233;rent unique. &#187; Incitation financi&#232;re et accompagnement sont donc les deux piliers de cette r&#233;forme, aujourd'hui exp&#233;riment&#233;e dans trente-quatre d&#233;partements. Quels sont les r&#233;sultats de cette exp&#233;rience qui devait &#224; l'origine durer trois ans, et que l'agenda politique a consid&#233;rablement raccourci ? Quel accompagnement les d&#233;partements proposent actuellement aux treize mille b&#233;n&#233;ficiaires &#171; cobayes &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Multiples RSA&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Rien n'a chang&#233; par rapport au RMI. &#187;&lt;/i&gt; Franck Ruet, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; de formation, est un r&#233;f&#233;rent g&#233;n&#233;raliste de parcours, terme choisi dans son d&#233;partement du Nord pour d&#233;signer le r&#233;f&#233;rent RSA. Il affirme accompagner les b&#233;n&#233;ficiaires du RSA comme il accompagnait ceux du RMI. Il a personnellement assist&#233; &#224; deux r&#233;unions d'information sur le nouveau dispositif o&#249; il a surtout &#233;t&#233; question de gestion administrative, rien sur l'accompagnement. Il se plaint d'ailleurs - et il n'est pas le seul - de l'impossibilit&#233;, en raison de la complexit&#233; du calcul, d'annoncer une somme d'incitation financi&#232;re pr&#233;cise &#224; celles et ceux qu'il accompagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre d&#233;partement, autre approche radicalement diff&#233;rente : Christophe Lebreton, conseiller en &#233;conomie sociale et familiale, aujourd'hui r&#233;f&#233;rent RSA, a particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233; d'&#234;tre impliqu&#233; dans le processus de r&#233;flexion qui a accompagn&#233; l'exp&#233;rimentation du RSA dans l'Eure, premier d&#233;partement exp&#233;rimentateur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le RSA, une r&#233;volution sociale, r&#233;cit d'une exp&#233;rimentation dans l'Eure, de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;&#171; Nous avons r&#233;fl&#233;chi au RSA un an avant sa mise en place sur notre territoire en juin 2007 &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-il. Il a lui-m&#234;me coordonn&#233; un groupe de b&#233;n&#233;ficiaires charg&#233;s de r&#233;agir sur le dispositif. &#171; &lt;i&gt; Une dizaine de personnes au RMI se r&#233;unissaient tous les mois. Nous leur demandions ce qu'elles pensaient de l'insertion aujourd'hui, les points positifs et n&#233;gatifs, elles nous racontaient leurs parcours et ce qu'elles attendaient du RSA en termes d'accompagnement comme d'incitation financi&#232;re. &#187;&lt;/i&gt; Il t&#233;moigne &#233;galement de r&#233;unions r&#233;guli&#232;res avec les diff&#233;rents acteurs de l'insertion : conseil g&#233;n&#233;ral, CAF, ANPE&#8230; Il a vraiment eu le sentiment d'&#234;tre entendu. Deux d&#233;partements, deux v&#233;cus oppos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, il y a autant de RSA que de d&#233;partements exp&#233;rimentateurs : diff&#233;rents modes de calcul de l'incitation financi&#232;re, diff&#233;rents niveaux de sortie du dispositif (seuil de pauvret&#233;, SMIC, &#233;quivalent d'un SMIC et demi&#8230;), diff&#233;rents accompagnements et tout autant d'accompagnateurs venus d'horizons divers. Derri&#232;re le r&#233;f&#233;rent RSA peut se trouver un agent ANPE, un employ&#233; d'agence d'int&#233;rim, une assistante sociale, un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, un conseiller en &#233;conomie sociale et familiale&#8230; M&#234;me si la loi fixe un cadre, il est difficile, dans ce contexte, de faire un descriptif unique et consensuel de ce que sera demain l'accompagnement des b&#233;n&#233;ficiaires du RSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que dit la loi sur l'accompagnement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un premier diagnostic, le b&#233;n&#233;ficiaire du RSA est orient&#233;, soit vers un parcours d'insertion professionnelle, soit vers un parcours d'insertion sociale, &#171; lorsqu'il appara&#238;t que des difficult&#233;s tenant notamment aux conditions de logement, &#224; l'absence de logement ou &#224; son &#233;tat de sant&#233; font temporairement obstacle &#224; son engagement dans une d&#233;marche de recherche d'emploi. &#187; Dans les deux cas, la personne se voit d&#233;signer un r&#233;f&#233;rent unique. Si au bout d'un d&#233;lai de six mois, qui peut aller jusqu'&#224; douze mois, le b&#233;n&#233;ficiaire du RSA, orient&#233; vers un parcours d'insertion sociale, n'a pu rejoindre le parcours d'insertion professionnelle, sa situation est alors &#233;tudi&#233;e par une &#233;quipe pluridisciplinaire qui envoie ses conclusions au conseil g&#233;n&#233;ral. Ce dernier peut alors r&#233;viser le contrat RSA, c'est-&#224;-dire revoir les engagements pris par les deux parties, conseil g&#233;n&#233;ral d'un c&#244;t&#233;, b&#233;n&#233;ficiaire du RSA de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Parcours de RSAiste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Allo, plate-forme RSA j'&#233;coute. &#187; Dans le d&#233;partement de l'Eure, un potentiel b&#233;n&#233;ficiaire doit d'abord joindre une plate-forme t&#233;l&#233;phonique pour v&#233;rifier en ligne s'il entre dans le dispositif. Si c'est le cas, un rendez-vous est fix&#233; avec un r&#233;f&#233;rent au sein de l'&#233;quipe pluridisciplinaire charg&#233;e du RSA. Dans le Val d'Oise, les RMIstes concern&#233;s ont &#233;t&#233; avertis de leurs droits soit par courrier, soit par l'interm&#233;diaire de leur r&#233;f&#233;rent RMI. Dans le Nord, le passage RMI/RSA a &#233;t&#233; automatique pour tous ceux qui reprenaient un emploi dans le territoire d'exp&#233;rimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parcours l&#224; aussi sont multiples avec toutefois des points de rencontres r&#233;currents : la signature d'un avenant RSA inscrivant les droits et les devoirs des b&#233;n&#233;ficiaires et du conseil g&#233;n&#233;ral, l'envoi &#224; la CAF des feuilles de paye tous les mois pour le calcul de l'incitation financi&#232;re, des rendez-vous r&#233;guliers avec le r&#233;f&#233;rent RSA. Le public concern&#233; est souvent d&#233;crit de la m&#234;me mani&#232;re par les travailleurs sociaux, Fabien Tuleu le r&#233;sume : &#171; Un tiers des RMIstes sont tr&#232;s proches de l'emploi, le RSA est, pour eux, la petite passerelle manquante pour franchir le pas. Un tiers a besoin d'un accompagnement : travailler sur la confiance en soi, le rythme des horaires, lever les freins comme le probl&#232;me des transports ou de la garde d'enfants ; ils ont besoin d'une remobilisation sociale n&#233;cessaire &#224; la reprise du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, un dernier tiers est &#233;loign&#233; de l'emploi. Ils sont dans ce que j'appelle le &#171; syndrome du plat de spaghettis &#187;, c'est &#224; dire que leurs probl&#233;matiques sont multiples et entrem&#234;l&#233;es. &#187; Ce dernier tiers a besoin d'un accompagnement social avant toute insertion professionnelle. Dans le Val d'Oise, deux parcours sont d&#233;di&#233;s &#224; ces personnes : le parcours mobilisation et le parcours sant&#233;. Les conseils g&#233;n&#233;raux ont, dans la majorit&#233; des cas, pr&#233;vu pour ces personnes une orientation vers un parcours d'insertion sociale dont l'objectif est de rejoindre le parcours d'insertion professionnelle &#224; plus ou moins long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, certains travailleurs sociaux se disent inquiets face &#224; la baisse des moyens allou&#233;s &#224; ce public qui pourtant a le plus besoin d'accompagnement. &#192; leurs yeux, le RSA profite essentiellement aux personnes les plus proches de l'emploi. Notamment, &#224; celles qui reprennent un temps partiel. Elles peuvent alors compter sur une incitation financi&#232;re moyenne, selon les d&#233;partements, de l'ordre de 100 &#224; 200 euros jusqu'&#224; ce qu'elles parviennent &#224; un seuil de revenu &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalent au SMIC, mais l&#224; encore les niveaux diff&#232;rent selon les d&#233;partements. En revanche, une personne seule qui retrouve un emploi &#224; temps plein r&#233;mun&#233;r&#233; au SMIC, n'a plus d'incitation financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains cas, l'ancien syst&#232;me est alors plus avantageux : il permettait d'avoir une part d'int&#233;ressement pendant la premi&#232;re ann&#233;e de travail et de toucher la prime de retour &#224; l'emploi. Lorsqu'elles en ont la possibilit&#233;, certaines personnes refusent donc le RSA pour ces raisons. D'autres choisissent de rester dans le dispositif, m&#234;me sans incitation financi&#232;re, pour b&#233;n&#233;ficier de l'accompagnement dans l'emploi. Car dans le RSA, l'accompagnement du b&#233;n&#233;ficiaire se poursuit au moins six mois apr&#232;s que la personne ait retrouv&#233; un emploi (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-accompagnement-meme-s-il-est-necessaire-est-difficile-a-vivre' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage d'un b&#233;n&#233;ficiaire&lt;/a&gt;). C'est la grande nouveaut&#233;. Mais l&#224; encore les exp&#233;rimentations sont multiples.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Accompagner dans l'emploi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avant, avec le RMI, nous arr&#234;tions l'accompagnement aux portes de l'emploi,&lt;/i&gt; rapporte Genevi&#232;ve Besson, directrice de la lutte contre les exclusions dans l'Eure. &lt;i&gt;Nous consid&#233;rions alors que tout &#233;tait acquis, nous avions atteint l'objectif, or bien souvent cela craquait derri&#232;re. L'une des vertus du RSA est de montrer qu'il faut continuer de suivre la personne une fois l'emploi trouv&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Fabien Tuleu lui embo&#238;te le pas : &lt;i&gt;&#171; 30 &#224; 35 % des RMIstes qui reprennent un emploi d&#233;vissent dans les trois premiers mois de la reprise pour des tas de raisons qui peuvent &#234;tre surmont&#233;es si l'accompagnement se poursuit dans l'emploi. &#187;&lt;/i&gt; Le suivi du r&#233;f&#233;rent peut alors viser &#224; accro&#238;tre le nombre d'heures travaill&#233;es, &#224; consolider le contrat vers un CDI, &#224; soutenir la personne dans sa transition entre la formation et l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un enjeu de taille alors que les exp&#233;rimentations montrent que les emplois d&#233;croch&#233;s sont en grande majorit&#233; pr&#233;caires et que le contact avec l'entreprise est le plus souvent tr&#232;s difficile &#224; &#233;tablir. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but de l'exp&#233;rience, nous avions invit&#233; cinq mille entreprises &#224; venir d&#233;couvrir le RSA,&lt;/i&gt; rapporte Christophe Lebreton. &lt;i&gt;Seules une vingtaine se sont d&#233;plac&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; R&#233;becca Guyot, r&#233;f&#233;rente RSA dans le Val d'Oise, avance qu'elle peut entrer en contact avec l'entreprise pour tenter, par exemple, d'augmenter le volume d'heures travaill&#233;es &lt;i&gt;&#171; mais uniquement si le b&#233;n&#233;ficiaire est d'accord. &#187;&lt;/i&gt; Or, c'est rarement le cas. Souvent, la personne a retrouv&#233; un emploi par ses propres moyens ; il est hors de question, de peur de la stigmatisation, que son employeur apprenne qu'elle b&#233;n&#233;ficiait du RMI ou qu'elle per&#231;oit d&#233;sormais le RSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux avouent donc manquer de moyens pour, par exemple, sortir la personne d'un temps partiel subi. &lt;i&gt;&#171; Nous pouvons leur proposer d'&#233;largir leurs recherches de travail et de trouver un second employeur &#187;&lt;/i&gt;, avance Rebecca Guyot qui conc&#232;de que ce n'est vraiment pas id&#233;al. Tous soul&#232;vent leur inqui&#233;tude d'installer durablement les personnes dans des emplois &#224; temps partiel. Selon Fabien Tuleu, cet obstacle devra &#234;tre lev&#233; par l'implication des entreprises : &lt;i&gt;&#171; Il n'y aura pas de dispositif RSA r&#233;ussi sans la mobilisation des employeurs &#187;&lt;/i&gt;, affirme-t-il. Mais comment les mobiliser alors que dans le dispositif rien ne les y oblige ? Comment contrer la tendance actuelle &#224; l'augmentation des temps partiels subis et &#224; la multiplication des contrats pr&#233;caires ? Et puis comment faire lorsque l'emploi n'existe pas ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Marche forc&#233;e vers l'emploi ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Attention &#224; la pens&#233;e magique dans la priorit&#233; donn&#233;e &#224; l'insertion professionnelle,&lt;/i&gt; pr&#233;vient Genevi&#232;ve Besson.&lt;i&gt; Il faut d'abord que l'emploi existe et que tout le monde soit en insertion professionnelle. &#187;&lt;/i&gt; Or, &#224; ses yeux, les probl&#233;matiques de sant&#233; ou de logement ne sont parfois pas les seules raisons pour lesquelles une personne n'est pas en capacit&#233; de trouver un emploi. &lt;i&gt;&#171; Les causes peuvent &#234;tre bien plus complexes &#187;&lt;/i&gt;, affirme-t-elle. &lt;i&gt;&#171; Quel sera le sens de l'accompagnement social s'il est assujetti &#224; l'insertion professionnelle ? &#187;&lt;/i&gt;, questionne-t-elle. Est-ce que les travailleurs sociaux seront soumis &#224; pression s'ils ne parviennent pas &#224; inscrire leur b&#233;n&#233;ficiaire dans une insertion professionnelle ? Enfin, que faire lorsque le bassin d'emploi est tellement sinistr&#233; que les perspectives d'embauche sont extr&#234;mement minces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Fourmies, o&#249; travaille Franck Ruet, les usines ont ferm&#233;, les ouvriers se sont retrouv&#233;s au ch&#244;mage, beaucoup fr&#244;lent aujourd'hui la cinquantaine. L'emploi est souvent introuvable. L'incitation financi&#232;re du RSA n'y changera rien.&lt;i&gt; &#171; Lorsque ces ch&#244;meurs entendent que le RSA pousse les personnes &#224; retravailler, ils ne se sentent pas concern&#233;s, ils n'ont pas attendu le RSA pour chercher du travail. Aujourd'hui, ils ont surtout peur de perdre leur RMI puisque le contr&#244;le sera plus important &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Franck Ruet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, environ 30 % des RMIstes sont inscrits &#224; l'ANPE, le RSA rend d&#233;sormais cette inscription obligatoire. &#171; Avec quels r&#233;sultats ? &#187;, interroge Genevi&#232;ve Besson qui s'inqui&#232;te de l'inexp&#233;rience de l'ANPE face &#224; ce public (&lt;a href='https://www.lien-social.com/RSA-et-Pole-emploi-un-cocktail-explosif' class='spip_in'&gt;lire l'article sur la r&#233;forme de l'ANPE&lt;/a&gt;). Les agents ANPE sont-ils form&#233;s en attendant la g&#233;n&#233;ralisation prochaine ? Leur r&#233;cente gr&#232;ve contestant le manque de moyens et attestant de la d&#233;gradation constante de leurs conditions de travail n'augure rien de bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, des questions s'imposent : est-ce que l'accompagnement peut &#224; lui seul r&#233;soudre le manque d'emploi ? Le b&#233;n&#233;ficiaire sera-t-il seul responsable de son incapacit&#233; &#224; s'ins&#233;rer professionnellement ? Et, dans ce cas, l'accompagnement ne va-t-il pas pousser vers des miettes d'emploi faute de mieux ? Dans son livre, La France des travailleurs pauvres, Denis Clerc, &#233;conomiste, estime le RSA n&#233;cessaire &#171; au moins &#224; titre de transition vers une &#233;conomie de meilleur emploi. Mais si le RSA aboutit &#224; multiplier les emplois paup&#233;risants, il contribuera &#224; alimenter la source de la paup&#233;risation laborieuse au lieu de la r&#233;duire. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le RSA, une r&#233;volution sociale, r&#233;cit d'une exp&#233;rimentation dans l'Eure, de Marianne Bern&#232;de, &#233;d. Autrement, 2008 (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-RSA-une-revolution-sociale-Recit-d-une-experimentation-dans-l-Eure' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le RSA : une r&#233;volution sociale. R&#233;cit d'une exp&#233;rimentation dans l'Eure</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-RSA-une-revolution-sociale-Recit-d-une-experimentation-dans-l-Eure</link>
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&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage passionnant, fort bien &#233;crit et qui permet de comprendre la port&#233;e et les enjeux de cette nouvelle l&#233;gislation sociale. Tout commence par une rencontre, en 2005, aux marges d'une journ&#233;e d'&#233;tude entre Jean-Louis Destans, pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral de l'Eure et Martin Hirsch, alors pr&#233;sident de l'agence nationale de s&#233;curit&#233; alimentaire. Le premier cherche des voies d'exp&#233;rimentation pour renouveler l'action d'insertion dans son d&#233;partement. Le second vient de boucler un rapport pr&#233;conisant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-912-" rel="tag"&gt;912&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2701-38da3.jpg?1693473478' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage passionnant, fort bien &#233;crit et qui permet de comprendre la port&#233;e et les enjeux de cette nouvelle l&#233;gislation sociale. Tout commence par une rencontre, en 2005, aux marges d'une journ&#233;e d'&#233;tude entre Jean-Louis Destans, pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral de l'Eure et Martin Hirsch, alors pr&#233;sident de l'agence nationale de s&#233;curit&#233; alimentaire. Le premier cherche des voies d'exp&#233;rimentation pour renouveler l'action d'insertion dans son d&#233;partement. Le second vient de boucler un rapport pr&#233;conisant toute une s&#233;rie de mesures innovantes. Ils d&#233;cident de travailler ensemble. Toute une s&#233;rie de chantiers cr&#233;atifs voient le jour parmi lesquels la mise en place d'une plateforme unique d'accueil, regroupant services du conseil g&#233;n&#233;ral, CAF, CPAM, ANPE (qui permettra la r&#233;duction les d&#233;lais de signature du contrat RMI de trois mois &#224; trois jours et demi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, c'est l'&#233;laboration d'un dispositif pr&#233;figurant le RSA qui sera le plus marquant. On peut le d&#233;crire comme un costume trois pi&#232;ces : incitation financi&#232;re sous la forme de l'indemnisation du travail partiel jusqu'&#224; hauteur du seuil de pauvret&#233;, accompagnement personnalis&#233; y compris lors de la reprise d'un travail (ce qui permet aussi d'aider &#224; g&#233;rer les passages &#224; vide qui interviennent souvent dans les semaines qui suivent) et enfin la possibilit&#233; d'aide ponctuelle favorisant directement la remise au travail (pour l'achat d'un v&#233;hicule, la garde d'enfants&#8230;). Le d&#233;partement de l'Eure devint d&#232;s le 1er juillet 2007 une collectivit&#233; phare dans l'exp&#233;rimentation des nouvelles voies vers l'insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage de Marianne Bern&#232;de met bien en &#233;vidence cette dynamique nouvelle, qui s'empara tant des usagers qui furent &#233;troitement associ&#233;s &#224; la r&#233;flexion, que des d&#233;cideurs qui montr&#232;rent un vrai courage politique &#224; se lancer ainsi quasiment sans filet ou des travailleurs sociaux qui se mobilis&#232;rent, en s'emparant des outils nouveaux qui leur &#233;taient propos&#233;s. Ce qui se d&#233;roule alors dans l'Eure n'est pas forc&#233;ment identique &#224; ce qui se joue ailleurs, chaque d&#233;partement ayant accept&#233; d'exp&#233;rimenter le nouveau dispositif, en choisissant de privil&#233;gier une dimension ou une autre. Et c'est l&#224; toute la richesse d'une proc&#233;dure permettant de comparer les effets induits par les diverses versions mises en &#339;uvre et d'en tirer des conclusions avant la g&#233;n&#233;ralisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'&#233;tait sans compter sur l'agitation permanente d'un Pr&#233;sident ayant avant tout besoin d'un effet d'annonce pour cr&#233;dibiliser sa politique sociale. Les d&#233;lais d'observation qui devaient s'&#233;tendre sur trois ans ont &#233;t&#233; r&#233;duits &#224; quelques mois. Tous les acteurs intervenant dans cet ouvrage d&#233;plorent cette pr&#233;cipitation qui ne permet pas de v&#233;rifier les &#233;ventuels dysfonctionnements, le risque essentiel &#233;tant bien de ne pouvoir &#233;tendre les moyens qui ont &#233;t&#233; plac&#233;s sur les territoires d'exp&#233;rimentation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Autrement, 2008 (203 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La r&#233;gulation des pauvres : du RMI au RSA</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-regulation-des-pauvres-du-RMI-au-RSA</link>
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		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>912</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Remplac&#233; par le RSA, le RMI n'est pas encore tout &#224; fait mort. Est-il n&#233;anmoins possible de jeter une regard distanci&#233; sur ce que nous sommes en train de vivre ? C'est ce que nous proposent les deux auteurs, sociologues et observateurs avis&#233;s de l'action sociale. Premi&#232;re mise au point : la pauvret&#233; est une notion floue, profond&#233;ment ambigu&#235; et contestable qui d&#233;pend &#233;troitement d'un contexte g&#233;ographique (le Fran&#231;ais pauvre est riche en comparaison de certains pays du sud), historique (jusque dans les (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Remplac&#233; par le RSA, le RMI n'est pas encore tout &#224; fait mort. Est-il n&#233;anmoins possible de jeter une regard distanci&#233; sur ce que nous sommes en train de vivre ? C'est ce que nous proposent les deux auteurs, sociologues et observateurs avis&#233;s de l'action sociale. Premi&#232;re mise au point : la pauvret&#233; est une notion floue, profond&#233;ment ambigu&#235; et contestable qui d&#233;pend &#233;troitement d'un contexte g&#233;ographique (le Fran&#231;ais pauvre est riche en comparaison de certains pays du sud), historique (jusque dans les ann&#233;es 1970, ce sont les couples &#226;g&#233;s qui focalisaient les situations de d&#233;nuement) et multifactoriel (les probl&#232;mes ne se rencontrent pas qu'au niveau financier, mais aussi en mati&#232;re de logement, de sant&#233;, de relations sociales, de reconnaissance&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, deux explications traditionnelles se sont toujours oppos&#233;es face aux pauvres. Soit, ils apparaissent comme les victimes d'une soci&#233;t&#233; injuste, n'ayant b&#233;n&#233;fici&#233; ni du capital &#233;conomique ni du capital culturel leur permettant de trouver la place qui leur revient. Soit, ils sont consid&#233;r&#233;s comme paresseux et de mauvaise volont&#233;, ne faisant pas suffisamment d'efforts pour s'en sortir. Il s'agit donc de les moraliser, de les contr&#244;ler pour &#233;viter les fraudes et en tout cas de les contraindre &#224; se remettre au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les auteurs, le RMI s'est inscrit initialement dans la premi&#232;re d&#233;marche : &#224; la fois comme un droit et comme une aide provisoire dans un parcours d'insertion. Au cours du temps, il s'est av&#233;r&#233; comme une solution durable pour une partie des allocataires fortement &#233;loign&#233;s de l'emploi. De 350 000 pr&#233;vus initialement leur nombre est mont&#233; &#224; un million, d&#232;s le milieu des ann&#233;es 1990. Certains d'entre eux pr&#233;sentent des difficult&#233;s qui d&#233;passent la simple recherche d'emploi. D'autres auraient besoin d'une formation pr&#233;alable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres, enfin, peuvent reprendre le travail, mais ne le font pas d&#232;s lors qu'ils perdent de l'argent. Le RMI est surtout devenu stigmatisant et synonyme d'inemployabilit&#233;. Le RMA (revenu minimum d'activit&#233;) et le RSA prennent le contre-pied de cette victimisation et r&#233;pondent &#224; la pr&#233;tention de responsabiliser les plus d&#233;munis. Ils transforment les allocataires en variables d'ajustement d'une &#233;conomie qui mise avant tout sur la flexibilit&#233;. S'il s'agit, certes, d'encourager leur remise au travail, c'est dans les segments les plus d&#233;grad&#233;s du march&#233; de l'emploi, avec un statut de travailleur pr&#233;caire assist&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs plaident pour un changement de perspective : &#171; Responsabiliser les pauvres ne doit pas conduire &#224; d&#233;responsabiliser la soci&#233;t&#233; dans son combat contre la pauvret&#233; &#187;. Et le probl&#232;me majeur des allocataires des minima sociaux n'est pas de refuser de travailler, mais de pouvoir b&#233;n&#233;ficier d'autre chose que des emplois p&#233;nibles, peu valorisants, &#224; temps partiel et peu r&#233;mun&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Puf, 2008 (114 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les in&#233;galit&#233;s de la monoparentalit&#233;</title>
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		<dc:date>2009-01-15T05:49:55Z</dc:date>
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		<dc:subject>912</dc:subject>

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&lt;p&gt;La proportion de mineurs vivant en famille monoparentale ne cesse de cro&#238;tre depuis 40 ans. Les m&#232;res isol&#233;es ont un niveau d'&#233;tudes moins &#233;lev&#233; que les m&#232;res en couple &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2005, selon de r&#233;cents chiffres de l'Insee, 63 % des enfants de moins de 18 ans vivaient avec un couple parental mari&#233;, alors qu'ils sont de plus en plus nombreux issus de parents vivant en union libre (18 %) &#8211; proportion variant logiquement avec l'&#226;ge des enfants &#8211; ou en famille monoparentale (16 %). La proportion de mineurs vivant (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La proportion de mineurs vivant en famille monoparentale ne cesse de cro&#238;tre depuis 40 ans. Les m&#232;res isol&#233;es ont un niveau d'&#233;tudes moins &#233;lev&#233; que les m&#232;res en couple&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2005, selon de r&#233;cents chiffres de l'Insee, 63 % des enfants de moins de 18 ans vivaient avec un couple parental mari&#233;, alors qu'ils sont de plus en plus nombreux issus de parents vivant en union libre (18 %) &#8211; proportion variant logiquement avec l'&#226;ge des enfants &#8211; ou en famille monoparentale (16 %). La proportion de mineurs vivant en famille monoparentale ne cesse, elle, de cro&#238;tre depuis 40 ans : elle n'&#233;tait que de 6 % en 1968&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Insee Premi&#232;re n&#176;1216 (janvier 2009)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivre avec des parents mari&#233;s est avant tout une affaire de g&#233;n&#233;ration : en 1990, 75 % des enfants de moins de trois ans vivaient avec des parents mari&#233;s, et le mariage de ces derniers pr&#233;c&#233;dait alors en g&#233;n&#233;ral leur naissance. Mais les temps changent : en 2005, ces m&#234;mes enfants, &#226;g&#233;s de 15 &#224; 17 ans, ne sont plus que 66 % &#224; vivre encore avec un couple parental mari&#233;. Et les enfants &#226;g&#233;s de moins de trois ans en 2005 ne sont eux que 58 % &#224; vivre avec un couple parental mari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, certaines in&#233;galit&#233;s apparaissent de plus en plus : les jeunes enfants en famille monoparentale ont par exemple moins souvent des m&#232;res occupant un emploi ou dipl&#244;m&#233;es que les jeunes enfants vivant avec un couple parental, diff&#233;rence cependant plus faible, temp&#232;re l'Insee, pour ce qui concerne les adolescents. De m&#234;me, les enfants ont des conditions de logement plus favorables lorsque leurs parents vivent en couple. Certains chiffres sont clairs : en &#206;le-de-France, un quart des enfants vivent dans un &#171; logement surpeupl&#233; &#187;&#8230; Dans les familles monoparentales, un enfant sur cinq habite un logement o&#249; il manque au moins une pi&#232;ce, selon l'indicateur usuel, contre un sur dix pour les enfants vivant avec un couple. Et pour 3 % des enfants, ce sont deux pi&#232;ces qui manquent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, les enfants vivant avec un couple parental ont une probabilit&#233; plus forte de vivre avec au moins un parent bachelier (60 %) que les enfants vivant avec un parent seul (40 %). Cet &#233;cart refl&#232;te globalement le faible niveau d'&#233;tudes des m&#232;res isol&#233;es : 38 % des enfants des familles monoparentales vivent avec une m&#232;re bacheli&#232;re, contre 50 % des enfants vivant avec deux parents. L'&#233;cart est particuli&#232;rement marqu&#233; pour les enfants les plus jeunes. M&#234;me si les in&#233;galit&#233;s d'emploi entre m&#232;res isol&#233;es et m&#232;res en couple s'estompent avec l'&#226;ge des enfants, certaines caract&#233;ristiques sont point&#233;es pour les premi&#232;res : fr&#233;quence du ch&#244;mage ou pr&#233;gnance du temps partiel, par exemple. L'Insee pr&#233;cise simultan&#233;ment que depuis quarante ans, la proportion des mineurs a baiss&#233; : repr&#233;sentant 31 % de la population au milieu des ann&#233;es soixante (baby boom oblige), ils sont pass&#233;s &#224; 25 % en 1990 pour parvenir &#224; 22 % en 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, si la quasi-totalit&#233; des moins de 18 ans &#8211; plus de 97 % &#8211; habitent avec au moins un parent, 2 % r&#233;sident avec des personnes avec qui ils n'ont pas de lien de filiation directe (un grand-parent, une famille d'accueil, etc.). Une autre proportion de mineurs (moins de 100 000) vit en collectivit&#233;, le plus souvent en centre d'h&#233;bergement, ou encore dans une habitation mobile (caravane, roulotte, p&#233;niche). &#171; Les proximit&#233;s sociologiques entre parents renforcent les in&#233;galit&#233;s entre enfants &#187;, conclut l'Insee : les couples se forment fr&#233;quemment entre deux personnes ayant poursuivi des &#233;tudes similaires ou appartenant aux m&#234;mes cat&#233;gories sociales. &#171; En cons&#233;quence, la pr&#233;sence ou l'absence d'atouts en mati&#232;re de dipl&#244;me, d'emploi ou de cat&#233;gorie socioprofessionnelle du p&#232;re et de la m&#232;re ont souvent tendance &#224; s'additionner, d'o&#249; de fortes disparit&#233;s au sein des enfants vivant avec deux parents &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1216&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Insee Premi&#232;re n&#176;1216&lt;/a&gt; (janvier 2009)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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