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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Marseille : la cit&#233; des Flamants &#224; la veille d'une m&#233;tamorphose</title>
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&lt;p&gt;Dans les quartiers Nord de la cit&#233; phoc&#233;enne, la cit&#233; des Flamants entame sa r&#233;novation. Un relooking revu et corrig&#233; par les habitants et tous les usagers du futur quartier. Verdict en 2011. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des barres qui s'allongent sur des centaines de m&#232;tres. Un quartier enclav&#233;. En cet apr&#232;s-midi ombrageux, la cit&#233; des Flamants para&#238;t sinistre. Sur le panneau de signalisation, une peinture rouge &#171; interdit [l'entr&#233;e] aux cond&#233;s &#187;. Dans ce ghetto, les craintes (fond&#233;es ou pas) vont bon train. Si bien que &#171; la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les quartiers Nord de la cit&#233; phoc&#233;enne, la cit&#233; des Flamants entame sa r&#233;novation. Un relooking revu et corrig&#233; par les habitants et tous les usagers du futur quartier. Verdict en 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des barres qui s'allongent sur des centaines de m&#232;tres. Un quartier enclav&#233;. En cet apr&#232;s-midi ombrageux, la cit&#233; des Flamants para&#238;t sinistre. Sur le panneau de signalisation, une peinture rouge &#171; interdit [l'entr&#233;e] aux cond&#233;s &#187;. Dans ce ghetto, les craintes (fond&#233;es ou pas) vont bon train. Si bien que &lt;i&gt;&#171; la soci&#233;t&#233; charg&#233;e de livrer les colis dans ce coin ne vient plus,&lt;/i&gt; s'&#233;berlue Anne-Marie Secchi, assistante sociale et directrice d&#233;l&#233;gu&#233;e du p&#244;le de l'IRTS situ&#233; aux Flamants. &lt;i&gt;Comment font les gens qui vivent l&#224; ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&#233;ritable enjeu de r&#233;novation urbaine, l'isolement de cet ensemble HLM pr&#233;occupe donc l'Opac Suc, son bailleur, depuis des ann&#233;es. &#171; &lt;i&gt; L'un de nos objectifs est de refaire un bout de la ville &#187;&lt;/i&gt;, s'avance Fran&#231;oise Mesliand, chef de projet &#224; l'office HLM. Le pari semble de taille car voici des ann&#233;es que le quartier se referme sur lui-m&#234;me. En atteste Eliane Marroc, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale &#224; la Maison de la solidarit&#233; (MDS) du Merlan, qui a vu la cit&#233; &#233;voluer depuis sa construction dans les premi&#232;res ann&#233;es de 1970. &lt;i&gt;&#171; Il a fallu attendre le d&#233;but des ann&#233;es 1980 pour voir appara&#238;tre le coll&#232;ge Manet&lt;/i&gt;, observe-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans les premiers temps, il manquait toutes les infrastructures. &#187;&lt;/i&gt; Et Evelyne Leroy, responsable sociale de la MDS, de compl&#233;ter : &lt;i&gt;&#171; Les infrastructures n'ont pas &#233;t&#233; pens&#233;es en m&#234;me temps que l'implantation des &#233;tablissements scolaires. &#192; l'ouverture de ces derniers, la capacit&#233; d'accueil &#233;tant inf&#233;rieure aux besoins du territoire, dans l'attente d'implantation d'Algeco&#174;, les enfants de la cit&#233; des Flamants allaient &#224; l'&#233;cole soit le matin, soit l'apr&#232;s-midi, faute de place. &#187;&lt;/i&gt; Il semblerait m&#234;me que l'attraction du quartier r&#233;sidait dans un centre commercial. Pas &#233;tonnant si, selon Eliane Marroc, &lt;i&gt;&#171; cette population a appris &#224; vivre sur elle-m&#234;me &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, sur les portes d'entr&#233;es des pancartes prometteuses fleurissent. &lt;i&gt;&#171; &#199;a bouge dans votre immeuble &#187;&lt;/i&gt;, annonce-t-on. Reste &#224; savoir si le changement sera du go&#251;t de tous. D'autant que peu de locataires y croient encore. Pour cause : &lt;i&gt;&#171; Le projet date de 2001 &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Fran&#231;oise Mesliand. Il ne devrait finalement aboutir que d'ici &#224; 2011. Et la chef de projet de se f&#233;liciter : &lt;i&gt;&#171; Suite &#224; l'enqu&#234;te sociale men&#233;e aupr&#232;s de 80 % des locataires, l'Opac a revu son programme de travaux. &#187;&lt;/i&gt; D'apr&#232;s la responsable, le co&#251;t des travaux a ainsi augment&#233; de 21000 euros par logement r&#233;nov&#233; &#224; 51000 euros. Du chauffage au rev&#234;tement des sols, en passant par les autres &#233;nergies consomm&#233;es, nombre de dol&#233;ances ont trouv&#233; une solution. Idem pour le centre social. &lt;i&gt;&#171; Ils avaient pr&#233;vu de le placer en p&#233;riph&#233;rie du quartier &#187;&lt;/i&gt;, s'&#233;tonne Anne-Marie Secchi. Au final, il restera au c&#339;ur de la cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;bats, organis&#233;s par la Mous, se sont donc conclus par la signature d'une charte. &lt;i&gt;&#171; Il y a bien eu une concertation avec les habitants,&lt;/i&gt; estime Eliane Marroc. &lt;i&gt;Mais les gens n'ont pas compris que c'en &#233;tait une. Les locataires ont donc sign&#233; une charte sans v&#233;ritablement en saisir la teneur. Tout le monde utilisait les m&#234;mes mots sans leur donner la m&#234;me d&#233;finition. &#187;&lt;/i&gt; Un manque de compr&#233;hension sans doute ? &lt;i&gt;&#171; Sans v&#233;cu commun (entre les habitants et le cabinet d'&#233;tudes charg&#233; de la Mous, ndlr), la Mous appara&#238;t comme une porte d'entr&#233;e de l'Opac &#187;&lt;/i&gt;, commente Evelyne Leroy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre des acteurs d&#233;j&#224; implant&#233;s sur le terrain auraient-ils pu faciliter le dialogue&#8230; Seul hic : &lt;i&gt;&#171; Les travailleurs sociaux et les urbanistes ont parfois du mal &#224; se comprendre &#187;&lt;/i&gt;, constate Evelyne Leroy. Au bureau d'&#233;tudes Lieux Dits, charg&#233; de la Mous des Flamants, cet avis devrait retenir l'attention. D'autant qu'on &lt;i&gt;&#171; se demande r&#233;guli&#232;rement s'il ne faudrait pas recruter un travailleur social &#187;&lt;/i&gt;, confie une charg&#233;e d'&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure l'exp&#233;rience qui s'amorce aux Flamants promet de belles avanc&#233;es en termes de partenariats entre institutions d'univers diff&#233;rents. En t&#233;moigne Anne-Marie Secchi qui envisage d&#233;j&#224; des projets pour ses &#233;tudiants en travail social autour de deux axes, &#224; savoir : &lt;i&gt;&#171; Que peut-on apporter &#224; ce terrain ? Et que peut-il nous apporter &#224; son tour ? &#187;&lt;/i&gt; Reste &#224; trouver qui tendra la perche le premier pour collaborer avec l'autre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Les Mos servent souvent &#224; faire passer la pilule ! &#187;</title>
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&lt;p&gt;Entretien avec Claire Duport, auteure d'une th&#232;se sur l'histoire sociale du militantisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que la &#171; ma&#238;trise d'&#339;uvre sociale &#187; (Mos) ou &#171; ma&#238;trise d'&#339;uvre urbaine sociale &#187; (Mous) ? Il y a une grande diff&#233;rence entre ce qu'elle pourrait &#234;tre, ce qu'elle a &#233;t&#233; et ce que c'est devenu aujourd'hui. Il est un peu difficile de la d&#233;finir car n'importe quel organisme logeur peut en monter une, sans aucun sociologue, architecte ou m&#233;diateur. Il existe en effet des Mos dans d'autres champs que le logement [elles (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Claire Duport, auteure d'une th&#232;se sur l'histoire sociale du militantisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que la &#171; ma&#238;trise d'&#339;uvre sociale &#187; (Mos) ou &#171; ma&#238;trise d'&#339;uvre urbaine sociale &#187; (Mous) ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une grande diff&#233;rence entre ce qu'elle pourrait &#234;tre, ce qu'elle a &#233;t&#233; et ce que c'est devenu aujourd'hui. Il est un peu difficile de la d&#233;finir car n'importe quel organisme logeur peut en monter une, sans aucun sociologue, architecte ou m&#233;diateur. Il existe en effet des Mos dans d'autres champs que le logement [elles sont alors qualifi&#233;es de Mous, ndlr]. Dans le cadre du logement, cela concerne tant les op&#233;rations de s&#233;curisation du chantier de r&#233;habilitation que la participation des habitants (c'est-&#224;-dire des dispositifs ayant une vis&#233;e de changement social). Entre ces deux types d'application d'une Mos, toutes les nuances sont possibles. Il s'agit a minima d'information, voire de concertation, voire &#8211; beaucoup plus rarement &#8211; de ma&#238;trise. &#192; l'&#233;poque de sa cr&#233;ation, cette &#233;norme utopie sociale visait &#224; se servir de la r&#233;habilitation comme d'un enjeu politique. Tenter de r&#233;habiliter une cit&#233; a plut&#244;t pour but une restauration en dignit&#233; de ses habitants et de leurs conditions de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment &#171; r&#233;ussir &#187; une Mos ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des composantes essentielles pour mener ce travail r&#233;side dans le temps pass&#233; sur le terrain. La Mos du Petit S&#233;minaire (une cit&#233; de Marseille, ndlr) a dur&#233; trois ans ! Aujourd'hui, plus aucun dispositif ne s'accorde ce temps-l&#224;. Ce qui semble pourtant n&#233;cessaire, ne serait-ce que pour nouer le dialogue ! Certains cabinets d'&#233;tudes affirment qu'une Mous peut durer quatre ans. Mais c'est en comptant le temps des chantiers ! Aujourd'hui les budgets sont boucl&#233;s, l'architecture con&#231;ue, le sch&#233;ma directeur construit avant m&#234;me de mettre en place la Mos. Une fois que tout est cal&#233;, vot&#233;, budg&#233;tis&#233; pour la (future, ndlr) transformation du b&#226;ti, on fait alors la premi&#232;re r&#233;union de concertation pour lancer la Mos. Sont pr&#233;sents &#224; cette occasion : l'architecte d&#233;j&#224; choisi, lequel pr&#233;sentera les travaux d&#233;j&#224; d&#233;cid&#233;s et le sch&#233;ma de d&#233;veloppement d&#233;j&#224; vot&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, on va chercher des gens issus plut&#244;t du secteur des sciences humaines (les travailleurs sociaux &#233;tant tr&#232;s peu associ&#233;s &#224; ce genre de dispositif) pour faire en sorte que tout cela se passe sans vague. En fait, les Mos servent souvent &#224; faire passer la pilule ! Les personnes qui s'en occupent ont toutefois le m&#233;rite de le faire, ce qui doit &#234;tre difficile. Car il s'agit d'anticiper la gestion des conflits. D'autant que les conditions financi&#232;res [attribu&#233;es aux Mos, ndlr] sont souvent &#224; la limite de l'acceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles difficult&#233;s ont perturb&#233; l'&#233;volution des Mos ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les dispositifs type politique de la Ville, ou DSQ (d&#233;veloppement social des quartiers) auparavant, &#233;taient con&#231;us comme provisoires. Il &#233;tait certain que ces dispositifs permettraient de requalifier les cit&#233;s et la vie sociale dans ces endroits. De ce fait, ces dispositifs ne pouvaient &#234;tre que provisoires et d'exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, tout ne s'est pas produit comme pr&#233;vu. Cela est d&#251; &#224; plusieurs conjonctions terribles adoss&#233;es les unes aux autres. Il y a d'abord eu un probl&#232;me d'&#233;valuation concernant les zones n&#233;cessitant une r&#233;habilitation. Pour preuve : en 1974, le premier HVS (habitat et vie sociale) en comptait entre trente et quarante. Lors du plan quadriennal suivant, on est pass&#233; &#224; 162. Au suivant, on en a d&#233;nombr&#233;es 8000. Pour finir, on a &#233;largi les politiques de la Ville &#224; tout le territoire national ! &#192; Marseille, quasiment toute la commune est en DSU (d&#233;veloppement social urbain).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'est tr&#232;s vite aper&#231;u que le probl&#232;me ne concernait pas que quelques cit&#233;s en France. C'&#233;tait une grande partie du territoire national qui &#233;tait touch&#233; par la d&#233;gradation, tant sur le b&#226;ti que dans le social, le scolaire, l'&#233;conomique, la justice, etc. Plus on construisait des chantiers, plus l'ampleur du chantier s'&#233;tendait ! Et &#224; peine on finissait la requalification d'un quartier qu'il fallait la recommencer ! Il y avait des probl&#232;mes en termes de b&#226;ti. Prenons l'exemple de l'ascenseur : construire des tours de 20 &#233;tages, o&#249; 900 personnes habitent, avec un seul ascenseur&#8230; Forc&#233;ment l'ascenseur tombe en panne rapidement ! &#192; Marseille, dans la cit&#233; F&#233;lix Pyat, pendant trois ans il n'y a pas eu d'ascenseur en fonctionnement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons la crise du p&#233;trole. Le dispositif HVS n'a pas &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par tr&#232;s grande bont&#233; d'&#226;me. En 1974, il a fallu changer toutes les normes alors que les cit&#233;s se chauffaient au fioul ! Il fallait donc les r&#233;habiliter, ne serait-ce que pour les g&#233;rer. Pour les logeurs, c'&#233;tait un gouffre financier. Les charges &#233;taient plus ch&#232;res que les loyers. Sur le b&#226;ti, des probl&#232;mes se sont manifest&#233;s tr&#232;s rapidement&#8230; Les normes ont chang&#233;. Toutefois, aujourd'hui, il reste encore des millions de logements sociaux r&#233;pondant aux normes pass&#233;es et demeurant tr&#232;s compliqu&#233;s &#224; g&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'autres ph&#233;nom&#232;nes, moins techniques, ont-ils compliqu&#233; la mise en place des Mos ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ascenseur ou le chauffage, cela rel&#232;ve de la gestion technique. C'est donc r&#233;parable. Il suffirait de mettre les moyens. En revanche, la gestion humaine est bien plus complexe. Les probl&#232;mes de cohabitation n'ont pas de solution financi&#232;re ! Ajoutez &#224; cela le probl&#232;me du ch&#244;mage. Au d&#233;part, les HLM &#233;taient pr&#233;vues pour n'&#234;tre qu'un sas. En &#233;voluant dans la soci&#233;t&#233;, on devait &#224; terme quitter ce type de logement. Or, &#224; la fin des ann&#233;es 1970, le sch&#233;ma d'ascension sociale a &#233;t&#233; stopp&#233;. La population des cit&#233;s s'est alors retrouv&#233;e captive. Et les nouveaux venus sont devenus des gens de plus en plus pauvres et pr&#233;caires. Aujourd'hui le taux de vacance en HLM est quasi-nul. Cela a consid&#233;rablement impact&#233; les conditions de vie sociale. Les gens demeurent dans l'appartement. Leurs enfants y grandissent et ne peuvent pas en partir. On parle beaucoup des difficult&#233;s de cohabitation li&#233;es aux modes de vie et aux raisons communautaires. Ce n'est pourtant pas cela le plus probl&#233;matique. Il y a aussi des difficult&#233;s de cohabitations interg&#233;n&#233;rationnelles au sein m&#234;me des familles. Les Mos n'ont donc pas pu r&#233;soudre les probl&#232;mes sociaux aussi efficacement que pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y a-t-il d'autres freins ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#234;tre tr&#232;s critique sur ce que sont les Mos. Quand bien m&#234;me on se donnerait les moyens d'en construire &#224; l'&#233;chelle de ce qu'elles &#233;taient &#224; leurs d&#233;buts, je ne crois pas qu'elles permettraient de r&#233;habiliter la vie sociale. Il ne faudrait pas seulement permettre aux habitants des cit&#233;s d'obtenir du travail, de l'argent, etc. Il faudrait aussi qu'ils puissent avoir des aspirations et les r&#233;aliser. Mais cela ne concerne pas que les populations des cit&#233;s. Aujourd'hui, par exemple, les &#233;tudiants sortant avec un master ne peuvent pas former des projets &#224; long terme. Il faudrait ainsi avoir une r&#233;flexion sur la vie urbaine. Les probl&#232;mes des cit&#233;s restent dissoci&#233;s de la question urbaine globale. Cela rel&#232;ve du droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment peut-on aujourd'hui faire vivre l'id&#233;al qui a suscit&#233; la mise en place des Mos ? Le travail de terrain est-il encore possible ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce que le monde a chang&#233; qu'il faut r&#233;inventer les outils. Ce qu'&#233;crit le sociologue Michel Anselme n'est pas du tout obsol&#232;te. Il dit que la solution r&#233;side dans la parole. Il existe un outil pour la restaurer : l'espace public de d&#233;bat. Ce type d'espace n'existe qu'&#224; quatre conditions : l'accessibilit&#233; pour tous (qu'il s'agisse de l'&#233;lu ou du citoyen par exemple), la visibilit&#233; (communication et information), l'hospitalit&#233; et l'&#233;galit&#233; de position (c'est-&#224;-dire que dans ce lieu-l&#224; chacun est trait&#233; et la valeur de la parole accord&#233;e &#224; chacun doit &#234;tre la m&#234;me). C'est ce dernier &#233;l&#233;ment qui est tr&#232;s rare. Car nos repr&#233;sentations sont tr&#232;s lourdes. &#192; l'&#233;poque des premi&#232;res Mos &#224; Marseille, l'&#233;quipe du Cerfise &#233;tait dans la rue tout le temps. Il n'y avait pas de bureau avec une table et un si&#232;ge ! Il y avait certes un local, mais il servait simplement &#224; se retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La concertation est une des conditions du changement. Les travailleurs sociaux ont cette qualit&#233; et ce d&#233;faut d'&#234;tre pay&#233;s pour faire le bien des autres. Mais qu'est-ce que cela veut dire ? Comment sait-on si ce qu'on fait est bien pour ceux que l'on accompagne ? Comment sait-on qu'il est bon d'avoir deux ou trois enfants, au lieu de sept ou huit ? On a des sch&#233;mas. On pense que ce qui est bon pour soi est bon pour l'autre&#8230; Or on ne l'a pas concert&#233; concernant ses propres valeurs. Cela ne signifie pas que l'on doit absolument &#234;tre d'accord sur tout. La concertation permet au moins de mieux conna&#238;tre l'autre. En mati&#232;re de restauration de la dignit&#233;, c'est pas mal !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;novation urbaine : l'illusoire participation des habitants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Renovation-urbaine-l-illusoire-participation-des-habitants</link>
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		<dc:subject>Politique de la ville</dc:subject>
		<dc:subject>910</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que les chantiers de r&#233;habilitation se multiplient dans les cit&#233;s HLM, les concertations avec les habitants sont de plus en plus fr&#233;quentes. Gros plan sur les ma&#238;trises d'&#339;uvre sociale, des dispositifs suppos&#233;s organiser cet &#233;change entre locataires, bailleurs sociaux et autres partenaires publics et priv&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une priorit&#233; nationale. De fa&#231;on presque cyclique, les ministres qui se succ&#232;dent &#224; la t&#234;te de la politique de la Ville s'en font les porte-parole : les banlieues disposent ainsi de toute (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que les chantiers de r&#233;habilitation se multiplient dans les cit&#233;s HLM, les concertations avec les habitants sont de plus en plus fr&#233;quentes. Gros plan sur les ma&#238;trises d'&#339;uvre sociale, des dispositifs suppos&#233;s organiser cet &#233;change entre locataires, bailleurs sociaux et autres partenaires publics et priv&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une priorit&#233; nationale. De fa&#231;on presque cyclique, les ministres qui se succ&#232;dent &#224; la t&#234;te de la politique de la Ville s'en font les porte-parole : les banlieues disposent ainsi de toute l'attention de l'Etat. Jean-Louis Borloo l'avait clam&#233; d&#232;s 2002, et rench&#233;ri en 2004 avec la cr&#233;ation de l'Agence nationale de la r&#233;novation urbaine (Anru). C'est maintenant au tour de Fadela Amara et son plan Espoir banlieue d'en remettre une couche. Preuve de cette pr&#233;occupation : le Programme national de r&#233;novation urbaine (PNRU).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le site Internet de l'Anru, il vise &#224; &#171; transformer de mani&#232;re durable les quartiers les plus en difficult&#233; de notre pays, leur donner une nouvelle chance, am&#233;liorer en profondeur les conditions de vie des habitants qui y vivent. &#187; Dans ce discours ambiant, le terme de concertation revient r&#233;guli&#232;rement. Les habitants auraient-ils donc droit &#224; la parole au milieu de ces immenses plans de r&#233;am&#233;nagement du territoire ? Pourraient-il d&#233;cider de b&#226;tir un square pour enfants plut&#244;t qu'un boulodrome, laisser un espace libre pour des associations cultuelles plut&#244;t que culturelles ? &#192; voir&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi toutes les formes de concertation, il en est une qui fait partie int&#233;grante des dispositifs de r&#233;novation urbaine, en l'occurrence la ma&#238;trise d'&#339;uvre sociale (Mos) sp&#233;cifique au domaine du logement, voire la ma&#238;trise d'&#339;uvre urbaine sociale (Mous) qui concerne des chantiers plus larges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi neuf puisse para&#238;tre le plan banlieue, les Mos ou Mous, quant &#224; elles, ne datent pas d'hier&#8230; &#171; Elles ont &#233;t&#233; institutionnalis&#233;es durant les ann&#233;es 1980 &#187;, explique le sociologue Michel P&#233;raldi. Et l'ancien membre du Cerfise (Centre d'&#233;tudes, de recherches et de formation institutionnelle du Sud-Est) de poursuivre : &#171; C'est nous qui avons cr&#233;&#233; cette expression lorsque nous travaillions dans les cit&#233;s marseillaises. &#187; En l'occurrence, l'&#233;quipe du Cerfise allait de porte en porte rencontrer tous les habitants et les inviter &#224; s'impliquer dans le processus de r&#233;habilitation. &#171; Quand les organismes HLM se sont rendus compte que ce qu'on faisait &#233;tait une des conditions de la paix sociale et de r&#233;tablissement du dialogue avec les habitants, ils ont cherch&#233; &#224; int&#233;grer cela dans les dispositifs gestionnaires, commente le sociologue. C'est devenu la Mos, une clause administrative de gestion des cit&#233;s. &#187; Laquelle a d&#233;sormais int&#233;gr&#233; les lignes budg&#233;taires des bailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode du Cerfise ? &#192; cette &#233;poque, chercheurs, travailleurs sociaux et militants associatifs parcouraient les cit&#233;s marseillaises en vue de nouer un dialogue entre l'habitant et les diff&#233;rents partenaires de la r&#233;habilitation (bailleur, mairie, Etat, Caf, etc.) puis organiser la concertation. &#171; Ils allaient au plus pr&#232;s des gens, s'asseyaient par terre dans la rue parfois &#187;, note la sociologue Claire Duport, auteure d'une th&#232;se sur l'histoire sociale du militantisme dans les cit&#233;s. &#171; Dans une Mos, on organise la concertation avec les habitants puis le dialogue entre ces derniers et les partenaires publics, insiste Michel P&#233;raldi. Cela n'a rien &#224; voir avec une enqu&#234;te publique o&#249; l'on ne fait que recueillir les avis. &#187; Une d&#233;marche qui laisse entrevoir un id&#233;al : aboutir &#224; un projet r&#233;pondant le mieux possible aux aspirations des uns, tout en se pliant aux contraintes des autres. Selon Claire Duport, il s'agirait m&#234;me d'un &#171; enjeu politique [visant &#224;] restaurer en dignit&#233; les habitants et leurs conditions de vie &#187; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-Mos-servent-souvent-a-faire-passer-la-pilule' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au fil des ann&#233;es&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que sont devenues les Mous aujourd'hui ? R&#233;ponse dans le rapport &#233;dit&#233; en 2003 par le Conseil g&#233;n&#233;ral des Ponts et chauss&#233;es (CGPC) sur &#171; les mesures d'accompagnement des d&#233;molitions de logements sociaux dans une perspective d'am&#233;lioration des conditions de logement des populations &#187;. Le terme de Mous y appara&#238;t et semble - en premier lieu - associ&#233; &#224; l'anticipation des conflits, notamment &#224; l'occasion des relogements. &#171; Ce travail de base [est important], observent les auteurs de l'&#233;tude. S'il est mal conduit, on sait que l'op&#233;ration sera inutilement longue et difficile. &#187; Autre mission relev&#233;e par les Mous : &#171; accompagner les m&#233;nages fragiles au-del&#224; de la question du logement &#187; (et r&#233;diger ainsi un diagnostic social sur la population concern&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; en croire cette &#233;tude, l'enjeu num&#233;ro un des Mous consisterait &#224; trouver des solutions de relogement. &#171; On effectue d'abord un diagnostic social qui permet de conna&#238;tre les ressources des foyers, leurs besoins, la taille de leur logement actuel. Ensuite, on recherche les logements. Enfin, on organise les d&#233;m&#233;nagements, r&#233;sume &#233;galement cette charg&#233;e d'&#233;tude d'un cabinet effectuant r&#233;guli&#232;rement des ma&#238;trises d'&#339;uvre urbaine sociale. Le bailleur nous signale les cas les plus difficiles. &#187; Exit le dialogue avec l'habitant ? Envol&#233;es ses aspirations au sujet du r&#233;am&#233;nagement de son quartier ? &#171; La concertation a des limites, poursuit la charg&#233;e de projet. Cela est vrai non seulement sur le plan technique et financier, mais les habitants eux-m&#234;mes n'arrivent pas &#224; se projeter. &#187; Toutefois, ils peuvent parfois apporter des suggestions via des r&#233;unions d'information ou d'autres formes de concertation organis&#233;es par la ma&#238;trise d'&#339;uvre urbaine sociale, voire m&#234;me &#234;tre entendus par le bailleur (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Marseille-la-cite-des-Flamants-a-la-veille-d-une-metamorphose' class='spip_in'&gt;lire le reportage sur la cit&#233; des Flamants&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; l'horizon 2013, 530 quartiers r&#233;partis dans la France enti&#232;re seront r&#233;nov&#233;s am&#233;liorant le cadre de vie de pr&#232;s de 4 millions d'habitants &#187;, d'apr&#232;s le plan Espoir banlieue. Combien de ces nouvelles cit&#233;s r&#233;pondront aux attentes de ceux qui y vivent ? Et dans ces cas, cela est-il pour autant un gage de paix sociale ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;novation urbaine : l'illusoire participation des habitants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Renovation-urbaine-l-illusoire-participation-des-habitants-9058</link>
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		<dc:date>2008-12-18T10:31:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>910</dc:subject>

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		<title>La guerre mondiale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-guerre-mondiale</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>910</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#8220;Qui va gagner ? &#187; C'est cette question qui, souligne d'embl&#233;e Michel Serres, porte le d&#233;veloppement de l'humanit&#233; depuis que celle-ci acc&#232;de &#224; la conscience d'elle-m&#234;me. De toute confrontation doit surgir un vainqueur ; ainsi la survie des soci&#233;t&#233;s va-t-elle d&#233;pendre du tribut &#224; payer &#224; cette logique de la domination des plus forts sur les plus faibles. Michel Serres au cr&#233;puscule de sa vie livre un ouvrage une fois encore flamboyant par les id&#233;es et le style. La force des mots r&#233;side dans l'&#224;-propos des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;Qui va gagner ? &#187; C'est cette question qui, souligne d'embl&#233;e Michel Serres, porte le d&#233;veloppement de l'humanit&#233; depuis que celle-ci acc&#232;de &#224; la conscience d'elle-m&#234;me. De toute confrontation doit surgir un vainqueur ; ainsi la survie des soci&#233;t&#233;s va-t-elle d&#233;pendre du tribut &#224; payer &#224; cette logique de la domination des plus forts sur les plus faibles. Michel Serres au cr&#233;puscule de sa vie livre un ouvrage une fois encore flamboyant par les id&#233;es et le style. La force des mots r&#233;side dans l'&#224;-propos des th&#232;ses pr&#233;sent&#233;es et aussi dans l'articulation de chaque syllabe qui, par del&#224; le sens, fait entendre l'&#233;motion de celui qui parle. Il est beau d'&#234;tre humain et il est prodigieux d'&#234;tre en vie quels que soient la duret&#233; des &#233;preuves travers&#233;es. Et l'auteur rappelle qu'il a connu, c'est-&#224;-dire qu'il a physiquement travers&#233;, six conflits durant son existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilit&#233; de l'ouvrage en ces temps de m&#233;moire spongiforme est de ramener le lecteur vers ce qui fait le socle des soci&#233;t&#233;s, &#224; savoir la logique &#224; l'&#339;uvre pour que la violence ne d&#233;g&#233;n&#232;re jamais en extermination. L'extermination ! Voil&#224; le mot essentiel de l'ouvrage et la grande peur qui traverse en filigrane et ce livre en particulier et le livre en g&#233;n&#233;ral de l'humanit&#233;. Le risque originaire de l'extermination, et donc la lutte sans cesse continu&#233;e contre celui-ci, bornent l'un et l'autre le chemin du progr&#232;s et de son insupportable modernit&#233;. Voil&#224; bien ce qu'il faut retenir de cette magistrale le&#231;on de philosophie d&#233;livr&#233;e par Michel Serres ; et, avec celle-ci, comment la religion puis le droit sont venus s'interposer entre les hommes, leurs humeurs belliqueuses et leur fascination pour la destruction de tout ce qui est autre que lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui va gagner ? Alors que les m&#233;dias, &#224; la botte des puissants, entretiennent un faux suspense, Michel Serres assure que tout le monde conna&#238;t d&#233;j&#224; la r&#233;ponse &#224; cette question : &#171; le plus riche ! &#187; Ainsi, le philosophe propose-t-il que l'homme libre s'affranchisse d&#233;sormais de cette question et &#171; pratique l'asc&#232;se de la victoire &#187; (pp. 68-69). L'avenir n'est plus dans la confrontation des individus et dans la d&#233;flagration des nations mais dans la rencontre et dans l'alliance. C'est sur l'image d'une nouvelle arche que se cl&#244;t cet ouvrage. &#171; Nous voil&#224; embarqu&#233;s sur le Monde, avec le Monde, dans le Monde. Flottant sur un d&#233;luge mondial qu'elle contribue &#224; cr&#233;er, l'humanit&#233; navigue &#224; bord d'une arche mondiale qu'elle construit en temps r&#233;el, cognitivement. Cette puissance cognitive changera les consciences &#187; (p. 188). Ici, Michel Serres glane en moins de deux cent pages les graines sem&#233;es dans Le Tiers instruit ou Le Contrat naturel. Ici, sa voix d'Immortel clame &#171; la fin de l'adversaire &#187; et &#171; l'av&#232;nement du partenaire &#187; (p.178). C'est la raison pour laquelle ce livre est un livre &#224; l'adresse des &#233;ducateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Le Pommier, 2008 (197 p. ; 19,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Elixir</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Elixir</link>
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		<dc:date>2008-12-18T06:05:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>910</dc:subject>

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&lt;p&gt;Voil&#224; un petit livre qui va devoir trouver des appuis afin de passer les deux obstacles dress&#233;s contre lui. Le premier vient de ce qu'il est l'&#339;uvre d'une toute nouvelle auteure. Celle-ci, longtemps &#171; soignante aux services de malades &#187; comme l'indique la 4&#232;me de couverture, pr&#233;pare aujourd'hui un dipl&#244;me de cadre de sant&#233; (c'est d'ailleurs &#224; cette occasion que nous l'avons rencontr&#233;e, sur le banc d'un amphi pentu). Ces indices n'ont rien d'anecdotiques puisqu'ils sont le fil rouge, rouge comme la couverture (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un petit livre qui va devoir trouver des appuis afin de passer les deux obstacles dress&#233;s contre lui. Le premier vient de ce qu'il est l'&#339;uvre d'une toute nouvelle auteure. Celle-ci, longtemps &#171; soignante aux services de malades &#187; comme l'indique la 4&#232;me de couverture, pr&#233;pare aujourd'hui un dipl&#244;me de cadre de sant&#233; (c'est d'ailleurs &#224; cette occasion que nous l'avons rencontr&#233;e, sur le banc d'un amphi pentu). Ces indices n'ont rien d'anecdotiques puisqu'ils sont le fil rouge, rouge comme la couverture et son &#233;toile de mer, d'une centaine de pages &#233;voquant la rencontre amoureuse, le plaisir des sens et le devenir de l'homme. &#171; Tu crois qu'on peut d'un geste lent, Comme &#231;a d&#233;shabiller nos &#226;mes, Atteindre nos secrets d'enfants, Sans un soupir et une larme &#187; (p.27).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, second obstacle &#224; surmonter, et non des moindres, ce petit ouvrage fait &#339;uvre de po&#233;sie. Jamais cette forme d'&#233;criture n'aura &#233;t&#233; autant maltrait&#233;e que par les temps pr&#233;sents pour lesquels seules la rationalit&#233;, la rentabilit&#233; et l'op&#233;rationnalit&#233; ont droit de cit&#233;. La R&#233;publique ne se nourrit que de ce qui lui est utile ; et elle exige de chacun de ses citoyens qu'il en fasse autant. Exit alors les r&#234;veries qui ne soient pas marchandes et autres &#233;lixirs de bonheur puis&#233;s &#224; la racine des mots ! Pourtant il fut une &#233;poque, au fond pas si lointaine, o&#249; les po&#232;tes affranchissaient les cit&#233;s de leurs fronti&#232;res et lib&#233;raient les &#234;tres humains de leurs ali&#233;nations quotidiennes. &#171; Dans la vie, Chacun est libre de sa nuit &#187; (p.25).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Elixir, ces deux vers forment un po&#232;me &#224; eux tout seuls. Le neuvi&#232;me, chiffre du diable et de l'apocalypse ! Est-ce un hasard ? Mal aim&#233;s, maudits par les ordres et les pouvoirs de toutes sortes, les po&#232;tes &#233;taient, une fois morts, enterr&#233;s par del&#224; les remparts et les espaces civilis&#233;s. Aussi n'est-il pas anodin de voir une future cadre oser &#233;crire de la po&#233;sie et s'inscrire dans cet espace hors cadre. &#171; Je vous &#233;cris pour ne rien vous dire&#8230; Tant les mots me br&#251;lent les l&#232;vres &#187; (p. 38). Le choix n'est pas simple et il n'est jamais sans risque de venir ainsi s'exposer &#224; la lecture d'autrui. &#171; La libert&#233; n'a pas de prix, Mais un revers de la m&#233;daille, Qui chaque jour qu'&#224; chacun faille, porter le poids de l'infini &#187; (p.88).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu les vers d'Elixir ont encore, &#224; la bouche et &#224; l'oreille, ce manque de maturit&#233; qui caract&#233;rise les jeunes productions. &#171; Le c&#339;ur br&#251;lant mes mains d&#233;font, Chaque bouton de ta chemise &#187; (p.40). Mais peu importe l'inexp&#233;rience et les maladresses au fond, &#171; Parce que le monde est si joli, Qu'il vaut bien que l'on s'y arr&#234;te &#187; (p.87). Et ce recueil de rimes est bel et bien une &#233;tape pour ce monde-l&#224;, une terre d'accueil offerte par Ninon Loup, un nom d'emprunt pour un temps d'&#233;criture. &#171; C'que j'aime en toi, C'est que tu ne m'appartiens pas, Et peu importe ce qu'on en dise, On ne peut lutter contre &#231;a &#187; (p. 39).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Aparis, 2008, (94 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#192; quoi sert le travail social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/A-quoi-sert-le-travail-social</link>
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		<dc:date>2008-12-18T06:04:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>910</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux cherchent &#224; se rendre visibles et &#224; d&#233;gager une parole politique. Une rencontre nationale a permis d'engranger une r&#233;flexion et des t&#233;moignages en amont ; le MP4 poursuit sa mobilisation &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs sociaux sont-il exsangues ? Ils sont confront&#233;s &#224; des demandes parfois impossibles &#224; satisfaire : ins&#233;curit&#233; sociale et pr&#233;carisation croissantes, pression de la rentabilit&#233;, gestion de situations ing&#233;rables (avec les personnes sans papiers, par exemple), approche s&#233;curitaire (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-910-" rel="tag"&gt;910&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux cherchent &#224; se rendre visibles et &#224; d&#233;gager une parole politique. Une rencontre nationale a permis d'engranger une r&#233;flexion et des t&#233;moignages en amont ; le MP4 poursuit sa mobilisation&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux sont-il exsangues ? Ils sont confront&#233;s &#224; des demandes parfois impossibles &#224; satisfaire : ins&#233;curit&#233; sociale et pr&#233;carisation croissantes, pression de la rentabilit&#233;, gestion de situations ing&#233;rables (avec les personnes sans papiers, par exemple), approche s&#233;curitaire des probl&#232;mes sociaux&#8230; Au c&#339;ur de la tourmente soci&#233;tale, le travailleur social, sorte de Sisyphe, a des d&#233;fis colossaux &#224; relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mal connu, souffrant d'un d&#233;ficit d'image et de reconnaissance, il reste invisible au regard du grand public. Cet &#233;tat de fait est d'autant plus paradoxal que le travail social n'a jamais &#233;t&#233; aussi pr&#233;sent dans les politiques publiques. Les 11 et 12 d&#233;cembre derniers, la f&#233;d&#233;ration nationale des associations de r&#233;insertion sociale (Fnars) organisait &#224; Nice ses Journ&#233;es du travail social, avec une question crue : &lt;i&gt;&#171; Le travail social sert-il encore &#224; quelque chose ? &#187;.&lt;/i&gt; Dans le contexte d'un lib&#233;ralisme exacerb&#233; o&#249; chacun est consid&#233;r&#233; comme ma&#238;tre de son destin, il s'agissait de d&#233;montrer l'expertise des travailleurs sociaux et leur capacit&#233; d'innovation face aux probl&#233;matiques complexes auxquelles ils sont confront&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous rencontrons des personnes de plus en plus ab&#238;m&#233;es. Au regard de la conjoncture actuelle, on peut facilement supposer que la situation des plus d&#233;munis, fragilis&#233;s, ne va pas s'am&#233;liorer &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te une &#233;ducatrice d'un CHRS d'Angoul&#234;me. Interrog&#233;e en amont par la Fnars, elle appelle de ses v&#339;ux &lt;i&gt;&#171; une instance dans laquelle [les travailleurs sociaux] pourraient parler de ce qu'ils font, de ce qu'ils vivent, faire part de leur expertise du terrain &#187;&lt;/i&gt;. Un autre : &lt;i&gt;&#171; Je crains que perdure la tendance des politiques &#224; traiter les probl&#232;mes sociaux dans l'urgence, dans le para&#238;tre, dans le m&#233;diatique, aux d&#233;pens de solutions dans la dur&#233;e. L'urgence plut&#244;t que l'insertion. Le chiffre plut&#244;t que la qualit&#233; &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le travail social va n&#233;cessiter au cours des prochaines d&#233;cennies de r&#233;fl&#233;chir sans cesse &#224; de nouvelles r&#233;ponses en inventant de nouvelles fa&#231;ons de faire &#187;&lt;/i&gt;, anticipe un autre. &lt;i&gt;&#171; Peu &#224; peu, nous nous sommes habitu&#233;s &#224; travailler dans une logique d'appel &#224; projet, d'&#233;valuation [&#8230;] mais il faut &#234;tre vigilant sur un point : faire en sorte que l'accompagnement soit sauvegard&#233;, qu'il reste au c&#339;ur de notre m&#233;tier &#187;&lt;/i&gt;, estime une chef de service de CHRS en Moselle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un effort de clarification reste souhaitable. Sous la d&#233;signation globale de travailleurs sociaux se croisent des &#233;ducateurs, des assistantes sociales, des &lt;i&gt;&#171; r&#233;f&#233;rents &#187;&lt;/i&gt;, des conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale, des veilleurs de nuit, des accueillants, des directeurs et chefs de service, les b&#233;n&#233;voles r&#233;f&#233;rents d'une mission locale, des conseillers ANPE, des &#233;ducateurs de jeunes enfants ou des &#233;ducateurs de rue...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation s'organise. Le &lt;a href=&#034;http://www.mp4-champsocial.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Mouvement pour une parole politique des professionnels du champ social&lt;/a&gt; (MP4) proposait fin novembre &#224; Paris une deuxi&#232;me rencontre, estimant que &lt;i&gt;&#171; sous couvert des meilleures intentions, les textes de loi promeuvent des dispositions qui vont &#224; l'encontre des besoins des personnes accompagn&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. Les bases d'une charte y ont &#233;t&#233; pos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, &#224; Toulouse, la mobilisation se poursuit : deux rencontres, le 10 novembre et l'autre pr&#233;vue 16 d&#233;cembre, ont propos&#233; la mise en place d'un &lt;i&gt;&#171; groupe de vigilance &#187;&lt;/i&gt; et d'une commission de propositions. Certaines ne manquent pas d'humour, dont celle-ci : l'&#233;ventualit&#233; de la cr&#233;ation d'une direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) &lt;i&gt;&#171; en exil &#187;&lt;/i&gt; pour protester contre la fusion annonc&#233;e des DGAS dans les agences r&#233;gionales sociales (ARS).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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