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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les jeunes Fran&#231;ais tr&#232;s d&#233;prim&#233;s</title>
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&lt;p&gt;Plusieurs &#233;tudes montrent que les jeunes Fran&#231;ais n'ont pas confiance en l'avenir, sont pessimistes et pr&#234;ts &#224; subir leur vie plut&#244;t qu'&#224; la choisir &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192;l'occasion du 40&#232;me anniversaire de 1968, L'Express a publi&#233; le 2 janvier 2008 une radioscopie de la jeunesse mondiale, en partenariat avec la Fondation pour l'innovation politique, qui a men&#233; une vaste enqu&#234;te intitul&#233;e &#171; Les jeunesses face &#224; leur avenir &#187;. Celle-ci s'appuie sur un sondage men&#233; en Europe, en Asie et en Am&#233;rique du Nord aupr&#232;s de 20 000 (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs &#233;tudes montrent que les jeunes Fran&#231;ais n'ont pas confiance en l'avenir, sont pessimistes et pr&#234;ts &#224; subir leur vie plut&#244;t qu'&#224; la choisir&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192;l'occasion du 40&#232;me anniversaire de 1968, L'Express a publi&#233; le 2 janvier 2008 une radioscopie de la jeunesse mondiale, en partenariat avec la Fondation pour l'innovation politique, qui a men&#233; une vaste enqu&#234;te intitul&#233;e &#171; Les jeunesses face &#224; leur avenir &#187;. Celle-ci s'appuie sur un sondage men&#233; en Europe, en Asie et en Am&#233;rique du Nord aupr&#232;s de 20 000 personnes au total. &#171; Les Am&#233;ricains ont une p&#234;che d'enfer. Les Scandinaves aussi. Et la jeunesse fran&#231;aise est&#8230; la plus d&#233;prim&#233;e du monde. Elle redoute l'avenir, la mondialisation et m&#234;me son ombre. (&#8230;) Se disent persuad&#233;s de ne pas obtenir un bon travail dans les ann&#233;es qui viennent. Ils sont &#233;galement timor&#233;s, et se croient incapables de faire bouger la soci&#233;t&#233;. Un conformisme de mauvais augure dans un monde globalis&#233; o&#249; la capacit&#233; d'adaptation, l'aptitude &#224; l'innovation, l'esprit d'initiative sont les clefs de la survie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;pris de l'ind&#233;pendance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le conformisme est de mise : un jeune Fran&#231;ais sur quatre juge &#171; important de ne pas se faire remarquer dans la vie &#187;, tandis qu'un sur deux - 54 %, record mondial ! - estime que &#171; le regard des autres est d&#233;terminant &#187; dans ses choix professionnels. Plus sid&#233;rant encore, cette donn&#233;e relev&#233;e par le sociologue Fran&#231;ois de Singly, professeur &#224; l'universit&#233; Paris-Descartes : &#171; Parmi tous les pays &#233;tudi&#233;s, seuls les jeunes Fran&#231;ais consid&#232;rent que l'ob&#233;issance est une valeur plus importante &#224; transmettre &#224; leurs enfants que l'ind&#233;pendance. &#187; Les jeunes Fran&#231;ais semblent davantage pr&#233;occup&#233;s par leurs notes que par le contenu de leurs apprentissages. L'&#233;cole sert souvent &#224; classer et comparer, c'est-&#224;-dire &#224; cr&#233;er du stress. Le niveau d'&#233;tudes atteint semble conditionner totalement la position sociale sans que personne n'y trouve &#224; redire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un choix d&#233;finitif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes sentent qu'ils n'ont pas droit &#224; l'erreur, comme si leur choix les engageaient &#224; vie sans possibilit&#233; de r&#233;orientation. &#171; Les Fran&#231;ais se r&#233;orientent peu, compl&#232;te Emmanuel Sulzer, sp&#233;cialiste du travail des jeunes au Centre d'&#233;tudes et de recherches sur les qualifications (Cereq). Ils consid&#232;rent les orientations scolaires, le choix d'&#233;tudes sup&#233;rieures et celui de leur m&#233;tier comme des &#233;tapes irr&#233;versibles. Ils voient l'existence comme un couloir sans porte de sortie sur les c&#244;t&#233;s. &#187; Encore une fois le contexte du ch&#244;mage est pass&#233; par l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce pessimisme, quelques lueurs d'espoirs subsistent : &#171; Issu de l'immigration, d&#233;rout&#233; par le fran&#231;ais qui n'&#233;tait pas ma langue maternelle, j'ai atterri dans une section d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233; (SES) deux ans apr&#232;s mon arriv&#233;e en France. Moi qui &#233;tais un bon &#233;l&#232;ve en Tunisie, on m'a fait comprendre que j'&#233;tais devenu un cancre. La SES &#233;tait surnomm&#233;e l'&#233;cole des &#226;nes. On m'a ensuite signifi&#233; &#224; quatorze ans que je devais apprendre le m&#233;tier de peintre qui &#233;tait le seul auquel je pouvais pr&#233;tendre. Ce n'&#233;tait pas mon choix. Beaucoup me laissaient entendre qu'il ne fallait pas trop r&#234;ver ou avoir d'ambition professionnelle, mon niveau scolaire &#233;tant trop faible. Ces r&#233;ponses blessantes ont engendr&#233; en moi le d&#233;sir de me d&#233;passer, suscitant une envie de revanche sur la vie et les id&#233;es toutes faites &#224; mon sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma r&#233;ussite est devenue depuis lors un combat. J'ai accumul&#233; les formations et les dipl&#244;mes sans jamais &#234;tre satisfait. Je suis aujourd'hui &#233;ducateur, une fonction qui me pla&#238;t et qui est pour moi un passage n&#233;cessaire pour r&#233;parer un peu mon destin d'origine &#187;, t&#233;moigne Alexandre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Ce n'est pas la peine de r&#234;ver, t'as pas le niveau &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ce-n-est-pas-la-peine-de-rever-t-as-pas-le-niveau</link>
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		<dc:date>2008-12-04T13:37:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>908</dc:subject>

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&lt;p&gt;Entretien avec Latifa Fratri, &#233;ducatrice &#224; Circuit jeunes &#224; Toulouse &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle est la vocation et la mission de cette structure ? Il s'agit d'un service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est une intervention sociale &#224; finalit&#233; &#233;ducative, en direction de jeunes en voie de marginalisation, qui est men&#233;e dans leur milieu de vie naturel. C'est une action territorialis&#233;e. Circuit jeunes intervient sur les quartiers Faourette, Papus, Tabar et Bordelongue de la ville de Toulouse. Notre travail (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Latifa Fratri, &#233;ducatrice &#224; Circuit jeunes &#224; Toulouse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la vocation et la mission de cette structure ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est une intervention sociale &#224; finalit&#233; &#233;ducative, en direction de jeunes en voie de marginalisation, qui est men&#233;e dans leur milieu de vie naturel. C'est une action territorialis&#233;e. Circuit jeunes intervient sur les quartiers Faourette, Papus, Tabar et Bordelongue de la ville de Toulouse. Notre travail consiste &#224; &#233;tablir avec les jeunes une relation de confiance et &#224; les accompagner dans leurs d&#233;marches d'insertion. Les jeunes que nous suivons ont pour la plupart entre dix et vingt-deux ans. La probl&#233;matique de l'orientation est r&#233;currente pour la tranche d'&#226;ge de quinze &#224; dix-huit ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#234;tes &#233;ducatrice &#224; Circuit jeunes depuis cinq ann&#233;es, globalement quel constat faites-vous au sujet de l'orientation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale l'orientation scolaire reste une &#233;tape de la scolarit&#233; qui n'est pas simple pour les jeunes : des choix et des d&#233;cisions doivent &#234;tre pris, et peu d'entre eux savent ce qu'ils ont envie de faire plus tard. C'est un moment cl&#233; dans le syst&#232;me scolaire o&#249; enseignants, parents et conseillers d'orientation psychologique (COP) se mobilisent pour aider le jeune &#224; faire ses choix. La voie g&#233;n&#233;rale est celle qui draine le plus d'&#233;l&#232;ves, elle permet &#224; la fois de reculer l'&#233;ch&#233;ance de l'orientation et de mieux la m&#251;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les quartiers sur lesquels nous intervenons le constat global porte sur le fait que peu de jeunes de troisi&#232;me s'orientent vers la fili&#232;re g&#233;n&#233;rale, les notes d&#233;terminent leur orientation selon la logique de l'Education nationale. M&#234;me ceux qui pourraient au vu de leurs r&#233;sultats int&#233;grer cette voie se l'interdisent souvent, parce que &#171; c'est pas pour eux &#187;. Certains, qui franchissent le pas, se r&#233;orientent souvent en fin de seconde vers la voie professionnelle se sentant &#171; isol&#233;s &#187; et en d&#233;calage, &#171; c'est pas le m&#234;me monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes que nous recevons sont ceux qui ont connu des &#233;checs scolaires r&#233;p&#233;t&#233;s. Au fil de leur scolarit&#233;, ils ont entendu bien souvent cette phrase : &#171; Ce n'est pas la peine de r&#234;ver, t'as pas le niveau. &#187; Ils vivent dans un quartier dans lequel le ch&#244;mage et la pr&#233;carit&#233; sociale font partie du paysage quotidien et o&#249; ceux qui suivent un cursus post-bac font figure d'exception. Beaucoup int&#232;grent l'id&#233;e d'une pr&#233;destination professionnelle, s'interdisant tout r&#234;ve, toute ambition ; dissimulant leur r&#233;signation derri&#232;re des &#171; choix d'orientation &#187;, qui sont le plus souvent exprim&#233;s par d&#233;faut. Ces choix sont effectu&#233;s le plus souvent soit par mim&#233;tisme sous l'effet de la mode (vente, commerce, coiffure, m&#233;canique&#8230;), soit par m&#233;connaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se retrouvent aiguill&#233;s vers des &#233;tablissements o&#249; il reste des places disponibles. Cela se traduit, tr&#232;s vite, par une d&#233;saffection, de l'absent&#233;isme et un d&#233;crochage scolaire. Nous avons &#233;galement constat&#233; un ph&#233;nom&#232;ne qui prend de l'ampleur et qui est la tendance des filles &#224; interrompre leurs &#233;tudes d&#232;s les premi&#232;res difficult&#233;s, ou &#224; peu s'investir dans leur destin&#233;e professionnelle. Elles se remettent alors dans des r&#244;les traditionnels de m&#232;re et d'&#233;pouse, abandonnant toute id&#233;e d'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la principale difficult&#233; dans votre travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale difficult&#233; est que les jeunes manquent de confiance en eux, et aussi l'absence de projection (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-jeunes-Francais-tres-deprimes' class='spip_in'&gt;lire les r&#233;sultats d'une &#233;tude&lt;/a&gt;). En s'interdisant de r&#234;ver, ils s'assurent de ne pas souffrir dans leur orgueil en cas d'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peut-on faire et comment envisagez-vous votre travail dans ce contexte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous travaillons cette question de l'orientation &#224; divers niveaux. D'abord avec les jeunes, en les sensibilisant et en les amenant &#224; se projeter : en multipliant les exp&#233;riences (rencontres, projets collectifs&#8230;.) qui sont autant d'occasions pour apprendre &#224; mieux se conna&#238;tre (aptitudes, comp&#233;tences&#8230;), &#224; s'ouvrir sur le monde et &#224; avoir confiance en soi. Le second niveau est un travail partenarial avec les coll&#232;ges, centres d'information de l'orientation (CIO), accompagnement &#224; la scolarit&#233; et autres partenaires : organisation de forums, accompagnement sur des journ&#233;es portes ouvertes. Enfin un troisi&#232;me niveau concerne le lien et l'implication des parents dans les choix d'orientation : le projet parental. L'id&#233;e sous-jacente est qu'il existe plusieurs chemins pour parvenir &#224; son but m&#234;me si certains sont plus chaotiques que d'autres. Il s'agit de redonner confiance m&#234;me si parfois la difficult&#233; de leurs situations et du contexte &#233;conomique nous rattrape.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Nous voulons y croire &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Nous-voulons-y-croire</link>
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		<dc:subject>908</dc:subject>

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&lt;p&gt;Rencontre avec les &#233;ducateurs de l'Espace ados g&#233;r&#233; par l'Institution du Mas Cavaillac, au Vigan (5000 habitants) dans les C&#233;vennes &lt;br class='autobr' /&gt;
Lise, Fred et Nathalie, vous &#234;tes &#233;ducateurs de l'Espace ados depuis son ouverture il y a neuf mois, quelles sont les missions de ce lieu ? C'est un lieu de rencontre, d'&#233;change, d'&#233;coute et de conseil ouvert &#224; tous les 13-18 ans du village, sans rendez-vous. Ils y viennent lire, s'informer, naviguer sur Internet ou boire un th&#233; avec nous. Ils peuvent nous solliciter par (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rencontre avec les &#233;ducateurs de l'Espace ados g&#233;r&#233; par l'Institution du Mas Cavaillac, &lt;br class='autobr' /&gt;
au Vigan (5000 habitants) dans les C&#233;vennes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lise, Fred et Nathalie, vous &#234;tes &#233;ducateurs de l'Espace ados depuis son ouverture il y a neuf mois, quelles sont les missions de ce lieu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un lieu de rencontre, d'&#233;change, d'&#233;coute et de conseil ouvert &#224; tous les 13-18 ans du village, sans rendez-vous. Ils y viennent lire, s'informer, naviguer sur Internet ou boire un th&#233; avec nous. Ils peuvent nous solliciter par rapport &#224; tous les probl&#232;mes qu'ils rencontrent et nous les dirigeons vers les personnes et lieux qui peuvent les aider. Depuis notre ouverture presque tous les jeunes de cette tranche d'&#226;ge sont venus nous rendre visite. Beaucoup nous fr&#233;quentent r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous questionnent-ils au sujet de l'orientation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est m&#234;me une grande partie de notre travail. Souvent, ils d&#233;couvrent cette question en fin de troisi&#232;me alors qu'ils n'ont plus que tr&#232;s peu de temps pour y r&#233;fl&#233;chir. Beaucoup ne savent pas encore ce qu'ils veulent faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi s'adressent-ils &#224; vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils viennent ici parce que nous sommes hors institution. Nous ne sommes pas l'&#233;cole, donc nous ne les jugeons pas sur leurs ant&#233;c&#233;dents scolaires et nous ne sommes pas leurs parents, donc moins impliqu&#233;s affectivement dans leur orientation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que ce soit difficile d'accompagner son propre enfant dans son choix professionnel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forc&#233;ment, parce qu'inconsciemment nous projetons sur lui beaucoup de choses de notre propre histoire, nous ne voulons pas qu'il fasse les m&#234;mes erreurs. L'adolescence est aussi le moment de marquer son ind&#233;pendance par rapport &#224; ses parents et le jeune peut alors refuser un conseil ou une aide judicieuse de son p&#232;re ou de sa m&#232;re simplement parce qu'il y voit une atteinte &#224; sa libert&#233;. L'&#233;ducateur de l'Espace ados est forc&#233;ment plus neutre &#224; ses yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de la position des jeunes face &#224; l'orientation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup se laissent rattraper par le pessimisme ambiant et n'osent plus se projeter. Les innombrables infos sur le ch&#244;mage, le recul de l'&#226;ge de la retraite, la baisse du pouvoir d'achat et la crise les rendent moroses. Ils ont repris &#224; leur compte le message de leurs parents : &#171; D&#233;j&#224; bien content d'avoir du travail &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont aussi l'impression que leur choix est d&#233;finitif, qu'ils ne pourront pas se reconvertir au cours de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces jeunes ne supportent pas le vide, ils passent leur temps &#224; se voir, se parler au t&#233;l&#233;phone et surfer sur Internet ou &#224; jouer &#224; des jeux informatiques. Ils n'ont plus le temps de penser, d'ailleurs ils ont peur du silence qui leur serait pourtant n&#233;cessaire pour r&#233;fl&#233;chir &#224; leurs choix. L'Espace ados leur offre la possibilit&#233; d'une pause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y a-t-il des sp&#233;cificit&#233;s li&#233;es au Vigan ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Les jeunes ne sont pas pr&#233;par&#233;s &#224; faire leurs &#233;tudes &#224; Montpellier ou &#224; N&#238;mes. Apr&#232;s le cadre privil&#233;gi&#233; et pr&#233;serv&#233; du lyc&#233;e du Vigan, passer &#224; l'internat dans une ville leur fait peur et certains ne tiennent pas, ils reviennent d&#232;s le d&#233;but de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peut-on faire dans ce contexte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait important de leur offrir plus de stages de contact et notamment dans les villes alentour. Notre r&#244;le est de rester positifs et de les aider &#224; trouver leur place compte tenu de leurs comp&#233;tences. Nous pensons que si les adultes n'y croient plus, alors les jeunes non plus, et nous voulons y croire !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;licate orientation professionnelle des jeunes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-delicate-orientation-professionnelle-des-jeunes</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Formation</dc:subject>
		<dc:subject>908</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelle position doivent adopter les &#233;ducateurs vis-&#224;-vis de l'orientation des jeunes dont ils s'occupent ? La question est d&#233;licate au regard des difficult&#233;s d'insertion d'une population majoritairement peu form&#233;e. Le bon sens veut que ces jeunes soient orient&#233;s vers des m&#233;tiers porteurs. Quitte &#224; &#233;touffer parfois des envies qui paraissent irr&#233;alisables. D'o&#249; la question : doit-on les interdire de r&#234;ver ou les emmener au plus pr&#232;s de leur souhait ? &lt;br class='autobr' /&gt;
ducateurs, enseignants, travailleurs sociaux, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Formation-24" rel="tag"&gt;Formation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-908-" rel="tag"&gt;908&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelle position doivent adopter les &#233;ducateurs vis-&#224;-vis de l'orientation des jeunes dont ils s'occupent ? La question est d&#233;licate au regard des difficult&#233;s d'insertion d'une population majoritairement peu form&#233;e. Le bon sens veut que ces jeunes soient orient&#233;s vers des m&#233;tiers porteurs. Quitte &#224; &#233;touffer parfois des envies qui paraissent irr&#233;alisables. D'o&#249; la question : doit-on les interdire de r&#234;ver ou les emmener au plus pr&#232;s de leur souhait ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ducateurs, enseignants, travailleurs sociaux, psychologues, autant de professionnels qui c&#244;toient au quotidien de jeunes adolescents plus ou moins en difficult&#233;, plus ou moins pessimistes, plus ou moins d&#233;termin&#233;s dans leur choix de carri&#232;re professionnelle. Quel que soit le d&#233;tachement n&#233;cessaire &#224; l'exercice de ces professions, il est impossible de nier que beaucoup d'entre nous aimerions savoir ce que deviennent ces jeunes. C'est un mouvement naturel, car au fil du temps, un lien s'est in&#233;vitablement cr&#233;&#233; et c'est une r&#233;elle satisfaction de savoir qu'ils ont &#233;t&#233; en capacit&#233; de r&#233;ussir &#224; s'ins&#233;rer dans la vie sociale et professionnelle. L'&#233;ducateur peut alors penser que sa contribution n'aura pas &#233;t&#233; sans effet dans ce parcours parfois sinueux. La satisfaction est plus grande encore quand l'adolescent devenu adulte est parvenu &#224; atteindre son objectif personnel, son d&#233;sir profond, quand il s'est r&#233;alis&#233; et qu'il a int&#233;gr&#233; la fonction qui lui plaisait vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La carte de la s&#233;curit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La question de l'insertion professionnelle se pose aujourd'hui avec d'autant plus d'acuit&#233; que le temps du plein emploi est r&#233;volu. Les chiffres du ch&#244;mage chez les jeunes ne peuvent qu'alerter leurs encadrants : ce sont les jeunes dont le niveau d'&#233;tudes est le plus faible qui sont le plus touch&#233;s par le ch&#244;mage, et bon nombre d'entre eux se trouvent dans des institutions. Le rapport de 2004 du minist&#232;re de l'Education nationale sur l'&#233;tat de l'&#233;cole rel&#232;ve que : &#171; 50000 jeunes, soit 7 % des sortants de formation initiale, ont quitt&#233; l'&#233;cole sans qualification, c'est-&#224;-dire sans avoir atteint au moins une classe terminale de CAP ou BEP, ou une seconde g&#233;n&#233;rale et technologique&#8230;. en ajoutant ceux qui poss&#232;dent au mieux le brevet, on atteint le total de 150 000 ; 20 % des &#233;l&#232;ves sortants de formation initiale se trouvent d&#233;pourvus de dipl&#244;me de second cycle : CAP, BEP ou baccalaur&#233;at &#187;. Les sortants sans qualification sont majoritairement issus des milieux populaires et sont les principales victimes du ch&#244;mage, avec des taux de 30 % &#224; 50 % suivant les cat&#233;gories de jeunes concern&#233;es (sans dipl&#244;me, origines sociales, situations familiales, lieux de r&#233;sidence, nationalit&#233; des parents). Les handicaps se cumulant souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte difficile il est normal qu'une inqui&#233;tude plane autour de l'orientation des jeunes (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Nous-voulons-y-croire' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience de l'Espace ados au Vigan&lt;/a&gt;). Il est l&#233;gitime que les encadrants cherchent &#224; les guider vers les m&#233;tiers ouvrant le plus d'opportunit&#233;s et de perspectives. L'ennui &#233;tant que parfois, ces m&#233;tiers ne les tentent pas. &#171; J'&#233;tais une tr&#232;s bonne &#233;l&#232;ve de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale et arriv&#233;e en troisi&#232;me il &#233;tait &#233;vident pour tous, parents et enseignants, qu'il me fallait me tourner vers un bac scientifique afin d'avoir les meilleures chances de d&#233;bouch&#233;s. L'ennui c'est que j'ai toujours voulu ouvrir mon salon d'esth&#233;tique ce qui semblait moins prestigieux au vu des &#233;tudes - assez courtes - pour y parvenir. De plus, on m'a alert&#233; sur les risques inh&#233;rents aux professions lib&#233;rales, sur le montant des charges et autres r&#233;jouissances. Je n'en ai fait qu'&#224; ma t&#234;te car j'&#233;tais d&#233;termin&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, j'ai vingt-quatre ans et j'ai mon propre salon depuis trois ans. M&#234;me si ces premi&#232;res ann&#233;es ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement stressantes, je ne regrette rien. Je fais le travail qui me pla&#238;t et je m'en sors ! Avoir une fille esth&#233;ticienne est s&#251;rement moins prestigieux qu'avocate mais je suis heureuse et finalement, c'est l'essentiel &#187;, raconte C&#233;lia.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tenir bon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'esth&#233;tique restant tout de m&#234;me un secteur en pleine &#233;volution, le choix de C&#233;lia n'a pas pos&#233; un grand cas de conscience &#224; ses parents. Il en va autrement pour Yann. Plac&#233; en maison d'enfant &#224; caract&#232;re social (Mecs) depuis l'&#226;ge de huit ans, suite &#224; des probl&#232;mes dans sa famille, il souhaitait devenir professeur de sport. Mais, comme il avait deux ann&#233;es de retard &#224; l'&#233;cole, il ne pouvait pas pr&#233;tendre &#224; une troisi&#232;me g&#233;n&#233;rale. Son &#233;ducatrice en Mecs, Jeanine, raconte : &#171; Comme Yann ne voulait pas d&#233;mordre de son orientation, l'&#233;quipe ne savait pas quoi lui dire. Il avait plut&#244;t acc&#232;s aux m&#233;tiers manuels et pouvait pr&#233;tendre &#224; l'obtention d'un CAP mais tenter le CAPES lui &#233;tait inaccessible. Il est difficile de dire &#224; un jeune qu'il n'a pas les moyens de ses r&#234;ves. Nous avons multipli&#233; les stages pour qu'il adh&#232;re &#224; un autre choix sans lui dire express&#233;ment qu'il ne pouvait pas devenir professeur de sport, mais il ne voulait pas s'int&#233;resser &#224; autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour, j'ai pris mon courage &#224; deux mains et je lui ai dit que les &#233;tudes qui lui auraient permis d'atteindre son objectif &#233;taient d'un niveau trop &#233;loign&#233; du sien et que c'&#233;tait la raison pour laquelle nous cherchions &#224; l'orienter vers autre chose. Il n'a rien dit mais une semaine apr&#232;s il me demandait s'il n'y avait pas d'autres fa&#231;ons de travailler dans le sport. Comme il &#233;tait excellent en judo, nous nous sommes renseign&#233;s sur la possibilit&#233; qu'il l'enseigne. Le brevet f&#233;d&#233;ral puis le brevet d'Etat d'&#233;ducateur sportif semblaient plus accessibles pour lui d'autant qu'il pouvait les pr&#233;parer en validation des acquis. Cette possibilit&#233; l'a r&#233;ellement motiv&#233; et il s'est mis &#224; travailler comme il ne l'avait jamais fait jusqu'alors. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exp&#233;rience prouve qu'il existe des compromis entre les r&#234;ves des jeunes et le difficile terrain de la r&#233;alit&#233; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Ce-n-est-pas-la-peine-de-rever-t-as-pas-le-niveau' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Latifa Fratri, &#233;ducatrice &#224; Circuit jeunes &#224; Toulouse&lt;/a&gt;). Pour qu'ils aient envie de travailler, encore faut-il que l'objectif final leur plaise. Dans de nombreuses institutions cependant, la r&#233;alit&#233; &#233;conomique et les retards scolaires semblent avoir r&#233;duit totalement l'&#233;ventail des m&#233;tiers propos&#233;s aux jeunes. &#171; Pour nous, depuis le d&#233;part, c'est tout trac&#233;, les gar&#231;ons peuvent faire un apprentissage en ma&#231;onnerie, en peinture de b&#226;timents ou dans la restauration et les filles le service, de la coiffure ou de la cuisine de collectivit&#233;. On n'a pas le choix et du coup, on n'a pas envie de forcer &#224; l'&#233;cole. Vous auriez envie de faire des maths si on vous disait que vous &#233;plucherez des patates ou passerez le balai toute votre vie ? Moi je voulais travailler avec les enfants mais on m'a dit qu'il n'y avait pas de d&#233;bouch&#233;. Pourtant il y a encore des enfants dans les rues, non ? &#187;, r&#233;torque cet &#233;l&#232;ve de Mecs. Son camarade de classe, lui, est carr&#233;ment sans espoir. &#171; Moi, de toute fa&#231;on, depuis que je suis petit on me dit qu'on ne me gardera jamais au travail vu mon comportement alors je ne cherche m&#234;me pas &#224; m'am&#233;liorer, foutu pour foutu&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces t&#233;moignages recueillis en institution recoupent en partie ceux des jeunes scolaris&#233;s dans un coll&#232;ge d'enseignement g&#233;n&#233;ral. Reportage dans une classe de troisi&#232;me &#224; Montpellier : &#171; On regarde plut&#244;t nos possibilit&#233;s pour qu'on puisse aller le plus loin possible dans nos &#233;tudes, si possible en choisissant les fili&#232;res scientifiques qui ouvrent le plus de postes, le probl&#232;me, c'est qu'on ne parle jamais de nos r&#234;ves !!! &#187;. &#171; On arrive en troisi&#232;me et l&#224;, tout d'un coup, il nous faut faire un choix d'orientation, mais on n'est pas pr&#234;t &#187;. &#171; On fait un stage de contact chez un professionnel en cinqui&#232;me et puis plus rien, il en faudrait plusieurs pour choisir vraiment &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils soient en scolarit&#233; ordinaire ou sp&#233;cialis&#233;e, chez leurs parents comme en institution, les jeunes s'accordent aussi sur ce point : ils veulent plus de stages, plus de contacts avec cette r&#233;alit&#233; qu'on leur peint en rose ou en noir et qu'ils voudraient colorier de leur propre couleur. Les t&#233;moignages crois&#233;s des jeunes d'institution et de ceux du coll&#232;ge (qui parfois sont les m&#234;mes et heureusement) montrent que le contexte actuel a eu au moins deux effets pervers chez les adultes responsables de l'orientation professionnelle. Pour les jeunes les plus en difficult&#233;, le pessimisme ambiant conduit &#224; vouloir leur assurer un bagage minimum sans s'inqui&#233;ter de savoir si cela correspond &#224; leurs attentes. Pour les jeunes en situation de r&#233;ussite scolaire, le m&#234;me pessimisme conduit &#224; la volont&#233; de les pousser vers le plus haut niveau d'&#233;tude, n&#233;gligeant une fois de plus leur d&#233;sir r&#233;el. Pour une fois, la r&#233;ussite comme l'&#233;chec scolaire seraient r&#233;unis dans la m&#234;me logique : celle de la course au dipl&#244;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre r&#234;ves et r&#233;alit&#233; : la d&#233;licate orientation professionnelle des jeunes</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Comprendre la VAE en action sociale</title>
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		<dc:subject>Formation</dc:subject>
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&lt;p&gt;Tout ce que vous avez voulu savoir sur la validation des acquis de l'exp&#233;rience, sans jamais oser le demander, a de grandes chances d'&#234;tre ici. L'auteur nous propose un ouvrage &#224; la fois didactique et r&#233;flexif, m&#233;thodologique et de r&#233;f&#233;rence. Pendant longtemps, l'&#233;cole resta le seul lieu d'acquisition des savoirs, des savoir-faire et des savoir-&#234;tre. Et pourtant, l'exp&#233;rience tant personnelle que professionnelle est aussi source de comp&#233;tences. La capacit&#233; &#224; exercer un m&#233;tier n'est pas seulement li&#233;e &#224; des (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout ce que vous avez voulu savoir sur la validation des acquis de l'exp&#233;rience, sans jamais oser le demander, a de grandes chances d'&#234;tre ici. L'auteur nous propose un ouvrage &#224; la fois didactique et r&#233;flexif, m&#233;thodologique et de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, l'&#233;cole resta le seul lieu d'acquisition des savoirs, des savoir-faire et des savoir-&#234;tre. Et pourtant, l'exp&#233;rience tant personnelle que professionnelle est aussi source de comp&#233;tences. La capacit&#233; &#224; exercer un m&#233;tier n'est pas seulement li&#233;e &#224; des connaissances th&#233;oriques apprises, mais aussi &#224; un savoir mis en action. Si l'on trouve d&#232;s 1934 la possibilit&#233; pour les techniciens autodidactes d'acqu&#233;rir le dipl&#244;me d'ing&#233;nieur, il faut attendre 2002 pour qu'une loi r&#233;volutionne l'obtention de dipl&#244;mes par une voie qui n'est pas celle de la formation professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette possibilit&#233; intervient en une p&#233;riode de profondes mutations. Il y a la d&#233;qualification massive du secteur de l'action sociale sous l'effet combin&#233;, d'une part, de la diversification et de la massification des besoins sociaux, et d'autre part, d'un d&#233;part massif &#224; la retraite de pr&#232;s de 30 % des professions d'&#233;ducateurs et d'assistants sociaux, &#224; l'or&#233;e de 2010. Mais, il y aussi la perspective pour un salari&#233;, en d&#233;but de carri&#232;re, de changer trois &#224; quatre fois de m&#233;tier dans sa vie. Dor&#233;navant, trois ann&#233;es d'anciennet&#233; suffisent pour tenter de faire reconna&#238;tre l'exp&#233;rience acquise dans un m&#233;tier et d'obtenir le dipl&#244;me &#233;quivalent. Il s'agit alors de se montrer en capacit&#233; de s'auto-&#233;valuer et d'effectuer un travail r&#233;flexif sur sa vie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche comporte trois &#233;tapes supervis&#233;es par un jury charg&#233; de la validation : faire &#233;merger un certain nombre de comp&#233;tences, rechercher les &#233;l&#233;ments susceptibles d'en prouver l'existence et les confronter &#224; un r&#233;f&#233;rentiel. L'objectif est de d&#233;terminer des &#233;quivalences entre les comp&#233;tences professionnelles expos&#233;es et les savoirs acad&#233;miques. Le candidat doit, pour y arriver, poss&#233;der une certaine ma&#238;trise de la langue &#233;crite, car on attend de lui qu'il d&#233;crive une exp&#233;rience significative issue de sa pratique professionnelle. Ce qui implique une double position faisant de lui &#224; la fois un scripteur et le personnage principal du r&#233;cit qu'il &#233;labore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre difficult&#233;, celle de pr&#233;senter une situation sans trop la simplifier ou la lisser, alors que c'est justement sa complexit&#233; et son h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; qui en font la richesse. Le travail prescrit trouve assez facilement &#224; se couler dans le moule du langage. Le travail r&#233;el, avec ce qu'il entra&#238;ne d'inventivit&#233;, de d&#233;couvertes et de r&#233;ponses multiples est bien plus al&#233;atoire &#224; &#233;noncer. Le risque est grand alors de recomposer et de remodeler le r&#233;el, en restant plus ou moins fid&#232;le aux situations initiales. Il est tout autant d&#233;licat de parler &#224; la premi&#232;re personne, alors que le plus souvent l'action a &#233;t&#233; collective.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2007 (228 p. ; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La VAE dans les m&#233;tiers du travail social</title>
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		<dc:subject>Formation</dc:subject>
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&lt;p&gt;Une id&#233;e re&#231;ue veut qu'il n'y ait de v&#233;ritable savoir qu'acad&#233;mique, celui acquis par l'apprentissage scolaire et la formation professionnelle. Or, toute action produit une connaissance. Tout au long de la vie, nous accumulons des capacit&#233;s cognitives, conatives et affectives qui nous permettent de g&#233;rer la routine, mais aussi de faire face aux situations nouvelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour autant, l'apprentissage exp&#233;rentiel, qui est &#224; la base de la validation des acquis de l'exp&#233;rience, r&#233;habilite l'empirisme, en (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2672-db0cb.jpg?1694177658' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une id&#233;e re&#231;ue veut qu'il n'y ait de v&#233;ritable savoir qu'acad&#233;mique, celui acquis par l'apprentissage scolaire et la formation professionnelle. Or, toute action produit une connaissance. Tout au long de la vie, nous accumulons des capacit&#233;s cognitives, conatives et affectives qui nous permettent de g&#233;rer la routine, mais aussi de faire face aux situations nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l'apprentissage exp&#233;rentiel, qui est &#224; la base de la validation des acquis de l'exp&#233;rience, r&#233;habilite l'empirisme, en repla&#231;ant en perspective la coupure &#233;pist&#233;mologique entre les connaissances scientifiques et celles de la vie quotidienne. Mais, en m&#234;me temps, s'il n'y a pas de connaissance sans exp&#233;rience, cette derni&#232;re ne nous donne pas directement &#224; penser. Il faut pour y arriver r&#233;ussir &#224; s'en arracher. Nous sommes l&#224; au c&#339;ur de la probl&#233;matique de la VAE. M&#234;me si son fondement a toujours exist&#233;, elle a &#233;merg&#233; &#224; une p&#233;riode pr&#233;cise de l'&#233;volution de nos soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif r&#233;pond d'abord &#224; une aspiration individuelle : acc&#233;der &#224; une promotion professionnelle et &#224; une reconnaissance sociale de ce que l'on sait faire, sans en avoir forc&#233;ment les dipl&#244;mes. Mais cela correspond tout autant &#224; des mutations soci&#233;tales : &#233;l&#233;vation du niveau de comp&#233;tences exig&#233; du fait du progr&#232;s constant des sciences et des techniques, sentiment de pr&#233;carit&#233; et d'ins&#233;curit&#233; incitant &#224; acqu&#233;rir une reconnaissance de qualification pour mieux se prot&#233;ger contre les incertitudes, impossibilit&#233; grandissante de toute pr&#233;vision &#224; moyen ou long terme des besoins en main d'&#339;uvre et n&#233;cessit&#233; de pouvoir toujours s'adapter, permettre le mouvement des flux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste bien l&#224; &#224; un changement de paradigme : la politique &#233;ducative centr&#233;e sur le d&#233;veloppement g&#233;n&#233;ral de l'&#233;ducation, sur l'allongement de la dur&#233;e des &#233;tudes, sur l'&#233;l&#233;vation du niveau de culture et de formation de la population a bascul&#233; sur des objectifs orient&#233;s vers l'optimisation des ressources et la rentabilisation des investissements &#233;ducatifs. La logique de la qualification s'oppose &#224; celle de la comp&#233;tence. La premi&#232;re valorise l'&#233;cole, consid&#233;r&#233;e comme seul lieu susceptible de transmettre des savoirs. La seconde privil&#233;gie le savoir en action, les savoir- faire de l'individu et sa flexibilit&#233;. On passe de la position d'avoir (un dipl&#244;me) qui dure toute la vie, &#224; celle d'&#234;tre (comp&#233;tent) qui par essence est contingente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La VAE, si elle peut constituer une instrumentalisation de la gestion des ressources humaines, peut aussi &#234;tre un formidable moyen de r&#233;paration psychique et d'&#233;laboration du sentiment d'estime de soi. Elle donne la possibilit&#233; &#224; des professionnels ayant &#233;chou&#233; face aux contraintes scolaires, d'obtenir une reconnaissance symbolique du savoir-faire accumul&#233; et non reconnu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. l'Harmattan, 2008 (178 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Immigration : rien ne va plus</title>
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&lt;p&gt;Les migrants font les frais d'une politique europ&#233;enne de plus en plus r&#233;pressive. Parfois pourtant, la mobilisation paie. Mais ce qui se dessine pour l'avenir laisse augurer un r&#233;tr&#233;cissement des droits de l'Homme &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; quelques jours des soixante ans de la D&#233;claration universelle des droits de l'Homme le 10 d&#233;cembre, le Haut commissaire au Conseil de l'Europe dresse, comme son pr&#233;d&#233;cesseur en 2006, un constat accablant de la r&#233;alit&#233; fran&#231;aise : prisons et centres de r&#233;tention fran&#231;ais indignes, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les migrants font les frais d'une politique europ&#233;enne de plus en plus r&#233;pressive. Parfois pourtant, la mobilisation paie. Mais ce qui se dessine pour l'avenir laisse augurer un r&#233;tr&#233;cissement des droits de l'Homme&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quelques jours des soixante ans de la D&#233;claration universelle des droits de l'Homme le 10 d&#233;cembre, le Haut commissaire au Conseil de l'Europe dresse, comme son pr&#233;d&#233;cesseur en 2006, un constat accablant de la r&#233;alit&#233; fran&#231;aise : prisons et centres de r&#233;tention fran&#231;ais indignes, discriminations diverses, fichage g&#233;n&#233;ralis&#233;&#8230; En demandant &#224; nos gouvernants de rendre effectif le recours des demandeurs d'asile et de ne plus enfermer de mineurs de 13 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout r&#233;cemment, 433 Afghans menac&#233;s d'expulsion par charter vers Kaboul ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s du centre de r&#233;tention administrative de Coquelles, dans le Pas-de-Calais apr&#232;s injonction de la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme (CEDH). Il aura fallu aussi la mobilisation des grands r&#233;seaux et l'intervention du prix Goncourt afghan pour que le ministre de l'Immigration fasse machine arri&#232;re. Parfois la mobilisation paie, comme le montre aussi cette r&#233;cente histoire indicatrice de la brutalit&#233; des pouvoirs publics : menac&#233;e d'expulsion apr&#232;s la mort de son enfant (sa naissance de p&#232;re fran&#231;ais avait permis &#224; la m&#232;re d'obtenir un titre de s&#233;jour), une femme camerounaise s'est vue in extremis autoris&#233;e &#224; rester sur le territoire. Le soutien du R&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;re (RESF) et le dynamisme de son assistante sociale n'y ont pas &#233;t&#233; pour rien&#8230; De m&#234;me en avril dernier en Indre-et-Loire, une femme b&#233;ninoise avait &#233;t&#233; menac&#233;e d'expulsion apr&#232;s la mort de son mari fran&#231;ais, et finalement r&#233;gularis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;sespoir des associations de soutien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais le d&#233;sespoir gagne les associations de soutien : intervenant sur Calais, le collectif C'sur a cess&#233; toute aide alimentaire &#224; compter du 1er d&#233;cembre ! Son porte-parole nous faisait part de la demande croissante des r&#233;fugi&#233;s, et surtout de la surdit&#233; des pouvoirs publics, &#224; l'origine pourtant de la fermeture en 2002 du centre Croix-Rouge de Sangatte. Submerg&#233;es, les associations se radicalisent. En l'occurrence, la position du collectif s'apparente &#224; un constat d'&#233;chec. Contact&#233;e aussi par t&#233;l&#233;phone, la seule association qui continue &#224; intervenir, &lt;a href=&#034;http://www.associationsalam.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Salam&lt;/a&gt;, regrette, elle, cette d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres logiques se mettent en place. Les 15 et 16 octobre, le Conseil europ&#233;en adoptait le pacte europ&#233;en sur l'immigration et l'asile. Deux semaines apr&#232;s, Hortefeux accueillait dans la bonne ville de Vichy (o&#249; &#224; l'&#233;t&#233; 1940 avait &#233;t&#233; vot&#233;es les pires lois x&#233;nophobes) la troisi&#232;me conf&#233;rence europ&#233;enne sur l'int&#233;gration. Il en ressortait quelques d&#233;cisions significatives : l'apprentissage du fran&#231;ais dans le pays d'origine sera d&#233;sormais obligatoire pour les candidats au regroupement familial. En 2009, le contrat d'accueil et d'int&#233;gration des nouveaux arrivants comprendra une s&#233;ance d'apprentissage de La Marseillaise. Une &#171; &#233;cole des parents &#187; accompagnera les parents pour les &#171; aider &#224; &#233;duquer leurs enfants &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, l'&#201;tat se d&#233;sengage : les cr&#233;dits allou&#233;s au programme Int&#233;gration et acc&#232;s &#224; la nationalit&#233; fran&#231;aise passent de 195 millions d'euros en 2008 &#224; 78 millions d'euros dans le projet de loi de finances pour 2009. Dans la m&#234;me perspective, le 25 novembre, la Conf&#233;rence interminist&#233;rielle euro-africaine r&#233;unissait &#224; Paris quatre-vingts d&#233;l&#233;gations pour d&#233;finir un programme de coop&#233;ration pluriannuel en mati&#232;re de migration et de d&#233;veloppement. Mais les accords de sous-traitance de la gestion des flux migratoires &#233;taient d&#233;nonc&#233;s par les associations r&#233;unis dans le r&#233;seau &lt;a href=&#034;http://www.migreurop.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Migreurop&lt;/a&gt;, car trop conditionn&#233;s &#224; toute coop&#233;ration &#233;conomique et commerciale. Et le 23 janvier prochain, le Haut conseil &#224; l'int&#233;gration (HCI) sera saisi pour une r&#233;flexion sur &#171; les valeurs partag&#233;es de la R&#233;publique &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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