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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Quand le corps soutient la d&#233;marche de formation</title>
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&lt;p&gt;Educatrice sportive et ma&#238;tre-nageur, Fabienne Armand a longtemps exerc&#233; son m&#233;tier aupr&#232;s d'ouvriers handicap&#233;s travaillant en CAT. Aujourd'hui, elle est formatrice &#224; l'ADEA &#224; Bourg-en-Bresse o&#249; elle enseigne les activit&#233;s physiques et sportives comme techniques &#233;ducatives tant aupr&#232;s de futurs travailleurs sociaux que de jeunes en insertion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, dans les m&#233;tiers du travail social aussi, les r&#233;formes des dipl&#244;mes repoussent &#224; la marge ce type de formation afin de privil&#233;gier l'enseignement de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-906-" rel="tag"&gt;906&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Educatrice sportive et ma&#238;tre-nageur, Fabienne Armand a longtemps exerc&#233; son m&#233;tier aupr&#232;s d'ouvriers handicap&#233;s travaillant en CAT. Aujourd'hui, elle est formatrice &#224; l'ADEA &#224; Bourg-en-Bresse o&#249; elle enseigne les activit&#233;s physiques et sportives comme techniques &#233;ducatives tant aupr&#232;s de futurs travailleurs sociaux que de jeunes en insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, dans les m&#233;tiers du travail social aussi, les r&#233;formes des dipl&#244;mes repoussent &#224; la marge ce type de formation afin de privil&#233;gier l'enseignement de disciplines plus th&#233;oriques&#8230; et donc plus s&#233;rieuses. Le corps est de plus en plus mis &#224; distance dans la relation &#224; travers un discours souvent &#233;loign&#233; de la r&#233;alit&#233; du quotidien. De m&#234;me, dans les parcours d'insertion, le sport conserve une image d'activit&#233; de d&#233;foulement &#224; caser entre les s&#233;ances de construction de CV, et de remise &#224; niveau. Une image sans doute par trop r&#233;ductrice du sport que Fabienne Armand s'emploie &#224; combattre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est ce public de jeunes inscrits dans un parcours d'insertion &#224; qui vous faites pratiquer le sport ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des adolescents ou des jeunes adultes qui sont souvent d&#233;scolaris&#233;s et livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes depuis plusieurs mois et orient&#233;s par la mission locale vers l'ADEA, centre de formations multifili&#232;res agr&#233;&#233; pour l'accompagnement de ce type de public. Dans le cadre d'un financement du CNASEA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre national pour l'am&#233;nagement des structures des exploitations (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et d'un partenariat avec les institutions ou les employeurs locaux, il s'agit alors d'aider ces jeunes &#224; recouvrer les fondamentaux d'un comportement social pour, dans un second temps, parvenir &#224; se r&#233;inscrire dans une trajectoire de vie personnelle et professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les objectifs vis&#233;s par le biais du sport ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je parlerai moins de sport que d'activit&#233; physique dans la mesure o&#249; l'essentiel est moins la performance qu'un retour &#224; soi par le biais du corps. Les soci&#233;t&#233;s occidentales, dites d&#233;velopp&#233;es, valorisent plut&#244;t l'intellect et oublient que c'est par le corps et les sensations que passe d'abord la conscience d'&#234;tre en vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et par cons&#233;quent, il n'y a rien de surprenant &#224; constater que le corps est la partie de soi la plus ignor&#233;e voire la plus maltrait&#233;e par ces jeunes en situation de rupture. Aussi, lorsque les financements me permettent d'obtenir un nombre d'heures de formation cons&#233;quent, je termine mon cycle par un travail autour de la sant&#233;, des comportements alimentaires et des conduites addictives. Ce sont toujours des instants d'&#233;changes tr&#232;s forts qui arrivent au terme d'un cheminement fait de partage et de confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant d'en arriver l&#224;, et paradoxalement, le premier objectif donn&#233; &#224; l'activit&#233; c'est de cr&#233;er une dynamique et une coh&#233;sion de groupe. Il est plus facile et plus pertinent d'amener un jeune &#224; se reconna&#238;tre dans une &#171; identit&#233; groupale &#187; plut&#244;t que de le confronter &#224; une identit&#233; propre. Au moins dans un premier temps. D&#232;s lors, mon travail est de les amener d'abord &#224; &#233;teindre leur portable, &#224; laisser leur paquet de cigarettes ou leur sac &#224; main, &#224; enlever des oreilles les &#233;couteurs des baladeurs et &#224; &#234;tre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais comment expliquez-vous cette adh&#233;sion aux r&#232;gles alors que par ailleurs ils sont plut&#244;t enclins &#224; ne pas les respecter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je vais dire va sans doute para&#238;tre comme une &#233;vidence, mais il me semble tout d'abord que la mani&#232;re adopt&#233;e par l'adulte pour rappeler les r&#232;gles est fondamentale. Au ton de ma voix, et pour cela pas besoin de crier, les jeunes sentent bien qu'il ne peut pas en &#234;tre autrement que de respecter les consignes. Bien s&#251;r, au d&#233;but, ils essaient de n&#233;gocier. Surtout avec une femme. La s&#233;duction marche &#224; fond. Mais sans pousser la voix, je leur explique que c'est pour eux, pour leur bien&#8230; et ils l'entendent. Les jeunes sont sensibles &#224; un discours &#171; vrai &#187; de l'adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revenons aux objectifs de votre activit&#233;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, le second objectif directement en lien avec la coh&#233;rence du groupe est le respect : et l&#224; encore c'est d'abord le respect des autres qui va conduire au respect de soi. Je travaille en partenariat avec les institutions sp&#233;cialis&#233;es au sein d'un r&#233;seau qui nous permet d&#233;sormais &#224; tous de tirer profit d'une gamme d'activit&#233;s. Et lorsque ces jeunes en rupture sociale et en perte d'identit&#233; rencontrent d'autres jeunes, tels ceux accueillis par un institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME), je suis toujours frapp&#233;e de constater comment la rencontre avec la diff&#233;rence enrichit leur perception d'eux-m&#234;mes et comment ils arrivent &#224; se reconsid&#233;rer de fa&#231;on diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens notamment d'une s&#233;quence &#224; laquelle participaient une jeune fille du groupe et sa s&#339;ur accueillie &#224; l'IME. Ce face &#224; face, bien r&#233;el, et cette rencontre, elle aussi bien physique, valent tous les discours sur le respect de la diff&#233;rence et sur la tol&#233;rance. Car pour la personne en situation de handicap ce fut un moment de bonheur et de fiert&#233; que de voir sa s&#339;ur venir dans son institution, sans doute pour la premi&#232;re fois d'ailleurs. Et pour la jeune fille, cet instant a &#233;t&#233; l'occasion de partager avec les autres ce qui pour elle &#233;tait visiblement une r&#233;alit&#233; lourde &#224; porter. Et bien tout le groupe a eu &#224; ce moment l&#224; un autre regard &#224; la fois &#224; l'&#233;gard des personnes handicap&#233;es et de leur jeune coll&#232;gue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'&#233;vidence, le sport permet la mise en jeu du corps et la mise en sc&#232;ne de la rencontre. En quoi est-il moteur de la reconnaissance de soi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, avec ces jeunes en parcours d'insertion j'utilise de fa&#231;on prioritaire les sports de pleine nature ; pour la simple et bonne raison qu'il est plus difficile d'y c&#233;der &#224; la tentation de s'asseoir ou de ne rien faire. Et puis, il est plus facile &#224; l'ext&#233;rieur d'inscrire une activit&#233; dans une trajectoire et un parcours &#224; r&#233;aliser. Par le biais du sport, c'est le d&#233;placement du corps qui porte au d&#233;passement de soi. Entre le point de d&#233;part et le point d'arriv&#233;e, les jeunes mettront le temps qu'il faut mais ils vont aller jusqu'au bout de l'effort et parfois d'eux-m&#234;mes. Et l&#224; encore c'est le corps qui devient l'acteur principal d'une r&#232;gle fondamentale qui consiste &#224; tenir ses engagements et &#224; r&#233;aliser les objectifs fix&#233;s au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une s&#233;quence de sp&#233;l&#233;ologie, un jeune a commenc&#233; par s'engager dans le boyau et a aussit&#244;t voulu faire demi-tour et s'&#233;chapper de l'activit&#233;. Je l'en ai emp&#234;ch&#233;. J'ai physiquement barr&#233; le chemin. Il n'a commis aucune violence mais il refusait cat&#233;goriquement d'aller plus loin sous pr&#233;texte qu'il ne voulait pas salir ses v&#234;tements. Et je sentais bien &#224; la fa&#231;on de le dire que c'&#233;tait un probl&#232;me vital pour lui. R&#233;cemment arriv&#233; en France, en situation de grande pr&#233;carit&#233; financi&#232;re, la peur d'ab&#238;mer sa seule v&#234;ture &#233;tait bien r&#233;elle ; toutefois, la peur de s'ab&#238;mer, lui, l'&#233;tait tout autant. Aussi, avec l'aide de mon coll&#232;gue, dipl&#244;m&#233; sp&#233;l&#233;o, sommes-nous parvenus par la parole &#224; l'emmener jusqu'au bout de l'activit&#233;. Et au terme ce fut pour lui un vrai sentiment de r&#233;ussite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Venons-en aux travailleurs sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui&#8230; J'interviens aussi bien aupr&#232;s des pr&#233;formations aux m&#233;tiers du travail social qu'aupr&#232;s des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s dans un dispositif de formation par l'apprentissage, ou bien encore aupr&#232;s des moniteurs &#233;ducateurs, des aides m&#233;dico-psychologiques et des ma&#238;tresses de maison ou des surveillants de nuit. Le nombre de s&#233;quences et les objectifs vis&#233;s sont certes diff&#233;rents selon les fili&#232;res, puisque tous ces professionnels n'auront pas recours de la m&#234;me mani&#232;re aux techniques &#233;ducatives dans leur cadre d'activit&#233;, mais pour autant c'est bien la connaissance de soi et la rencontre avec l'autre qui sont dans tous les cas mobilis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle approche du sport et quel rapport au corps ces futurs &#233;ducateurs ont-ils ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dois dire d'embl&#233;e qu'ils ont th&#233;oriquement choisi l'activit&#233; et que donc pour la plupart, ils sont partants m&#234;me s'ils ne sont pas pour autant &#224; l'aise, ni avec la technique ni avec leur propre corps. Dans un premier temps, je les remercie de s'&#234;tre engag&#233;s sur l'activit&#233; et je leur pr&#233;sente le nombre de s&#233;ances, les &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s avec lesquels j'ai tiss&#233; un r&#233;seau de partenariats, la sp&#233;cificit&#233; des publics accueillis et les activit&#233;s sportives adapt&#233;es &#224; leur capacit&#233;. A partir de l&#224;, nous &#233;laborons ensemble le programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de la premi&#232;re rencontre ils ont donc leur projet entre les mains ; et ils ont alors &#224; c&#339;ur de le mener &#224; terme, m&#234;me si parfois en cours de route ils peuvent remettre en cause certains choix. Surtout, lorsqu'il s'agit d'activit&#233;s consid&#233;r&#233;es, et &#224; juste titre, &#224; risque. Ainsi, pour le cano&#235;, j'ai d&#251; mettre en place une progression capable d'assurer la s&#233;curit&#233; physique mais aussi psychoaffective de chacun des participants, qu'il soit futur &#233;ducateur ou bien jeune adolescent accueilli en IME. Il y a eu une s&#233;quence d'initiation avec un brevet d'&#201;tat pour les &#233;ducateurs entre eux, puis une s&#233;quence d'initiation avec les jeunes d'IME dont certains avaient d&#233;j&#224; fait du cano&#235; et enfin il y a eu la sortie d'une journ&#233;e en rivi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout cela semble donc aller de soi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, pas forc&#233;ment. Qui dit activit&#233;s physiques dit mises en mouvement et bien s&#251;r il est des jours o&#249; le d&#233;part sur les s&#233;quences se fait plus difficilement. Mais en qualit&#233; de futurs &#233;ducateurs, ils apprennent &#224; mouiller la chemise et &#224; donner d'eux-m&#234;mes. Et j'en fais de m&#234;me ! Je les accompagne dans l'effort et je leur dis que cela fait partie de leur m&#233;tier que d'apprendre &#224; conna&#238;tre leurs limites. Certains jouent le jeu &#224; fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi Magali, &#233;l&#232;ve monitrice-&#233;ducatrice s'est-elle saisie de l'activit&#233; pour travailler et surmonter sa phobie de l'eau. Je l'ai progressivement amen&#233;e &#224; rechercher l'alliance avec l'eau en lui montrant que celle-ci pouvait la porter et pas seulement l'engloutir. J'ai travaill&#233; avec elle comme j'ai pu le faire avec les adultes psychotiques que j'accompagnais au CAT ou comme je peux le faire avec n'importe quel enfant auquel j'apprends &#224; nager dans le cadre de mes activit&#233;s de ma&#238;tre-nageur. Et au bout du compte, rien n'est plus beau que ce sentiment de fiert&#233; qui fleurit sur le visage et dans le regard de la personne. Rien de plus beau qu'une personne qui rena&#238;t &#224; elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre national pour l'am&#233;nagement des structures des exploitations agricoles&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le corps dans la relation &#233;ducative</title>
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&lt;p&gt;La nature poss&#232;de l'&#233;trange pouvoir de renvoyer l'homme &#224; la part la plus fragile et sensible de lui-m&#234;me, son corps. D&#232;s lors, une descente de rivi&#232;re en cano&#235; ou bien l'exploration d'une galerie souterraine deviennent les enjeux de formidables d&#233;fis lanc&#233;s &#224; soi-m&#234;me. Le corps &#224; l'&#233;preuve, l'esprit s'&#233;panouit. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'image est impressionnante : trente-quatre pagaies dress&#233;es vers le ciel comme autant de lances pr&#234;tes &#224; relever un d&#233;fi. Par ce matin gris&#226;tre, alors que la rivi&#232;re Ain repose sagement dans son lit, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La nature poss&#232;de l'&#233;trange pouvoir de renvoyer l'homme &#224; la part la plus fragile et sensible de lui-m&#234;me, son corps. D&#232;s lors, une descente de rivi&#232;re en cano&#235; ou bien l'exploration d'une galerie souterraine deviennent les enjeux de formidables d&#233;fis lanc&#233;s &#224; soi-m&#234;me. Le corps &#224; l'&#233;preuve, l'esprit s'&#233;panouit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'image est impressionnante : trente-quatre pagaies dress&#233;es vers le ciel comme autant de lances pr&#234;tes &#224; relever un d&#233;fi. Par ce matin gris&#226;tre, alors que la rivi&#232;re Ain repose sagement dans son lit, trente-quatre personnes sur la berge ont rev&#234;tu leur gilet de sauvetage pour tenter leur premi&#232;re exp&#233;rience d'une descente de rivi&#232;re en cano&#235;. Elles &#233;coutent le responsable leur expliquer les r&#232;gles de circulation sur la rivi&#232;re Ain et le parcours qu'elles auront &#224; effectuer ; l'instant est solennel, l'&#233;coute est silencieuse et nul ne songe &#224; plaisanter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles se trouvent une vingtaine de futurs &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s et moniteurs-&#233;ducateurs inscrits dans un parcours de formation, encadr&#233;s par deux formateurs, auxquels se sont adjoints dix adolescents et jeunes adultes de l'IME Le Pr&#233;lion &#224; Bourg-en-Bresse, eux aussi accompagn&#233;s de leur professeur de sport et d'un &#233;ducateur. Le briefing termin&#233;, ils se saisissent des embarcations, descendent vers la gr&#232;ve et les poussent &#224; l'eau. Ici surgit la premi&#232;re difficult&#233; puisque le corps doit apprendre &#224; passer d'un appui stable au sol &#224; un autre tout relatif, car soumis &#224; la fluidit&#233; de l'eau ; ce simple passage d'un milieu &#224; un autre requiert pour chacun la capacit&#233; de retrouver de nouvelles sensations et de nouveaux &#233;quilibres. D&#232;s lors, c'est tout un syst&#232;me d'informations internes au corps (kinesth&#233;sie) qui se trouve bouscul&#233;, provoquant l'inqui&#233;tude voire la peur. Chacun s'en sort comme il peut. Les jeunes du Pr&#233;lion, dits handicap&#233;s, sont aid&#233;s dans cette d&#233;marche par un co&#233;quipier cens&#233; &#234;tre plus valide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il n'est pas toujours ais&#233; de d&#233;terminer qui rassure l'autre. Les consignes ont &#233;t&#233; donn&#233;es, et pour bien comprendre le sens de l'&#233;v&#233;nement il faut remonter un peu dans le temps et la pr&#233;paration d'une journ&#233;e qui est tout sauf improvis&#233;e. Lors d'un atelier d'une semaine de techniques &#233;ducatives, effectu&#233; dans le cadre de leur formation, les &#233;l&#232;ves et apprentis &#233;ducateurs ont d&#233;couvert le maniement du cano&#235; sur un plan d'eau avec un moniteur f&#233;d&#233;ral, puis ils se sont exerc&#233;s seuls sous la conduite de la formatrice sportive. Quant aux jeunes souffrant d'une d&#233;ficience intellectuelle, ils pratiquent des activit&#233;s sportives et de nature toute l'ann&#233;e avec un professeur de sport et un encadrement &#233;ducatif. Dans le cadre de cette pratique r&#233;guli&#232;re, une convention de partenariat a &#233;t&#233; sign&#233;e avec le centre de formation de l'ADEA &#224; Bourg-en-Bresse pour int&#233;grer les &#233;l&#232;ves &#233;ducateurs aux activit&#233;s sportives.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'incident, toujours possible&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Peu &#224; peu, toute la flotte se laisse glisser au fil de l'eau. De tout petits d&#233;nivel&#233;s marqu&#233;s par des remous et une &#233;cume jaillissante font bien l'objet de quelques petites peurs mais dans l'ensemble la troupe va bon train. Floris, un &#233;l&#232;ve moniteur, met &#224; l'&#233;preuve un code de communication qu'il a exp&#233;riment&#233; lors des s&#233;ances pr&#233;paratoires avec Marc afin d'amener celui-ci &#224; pagayer en rythme. Distinguer la droite de la gauche, et ce parfois dans la pr&#233;cipitation, n'est pas chose ais&#233;e. Et ma foi, les deux partenaires ne s'en sortent pas si mal. En revanche, pour Nathalie, elle aussi &#233;l&#232;ve monitrice-&#233;ducatrice, l'exercice est moins ais&#233;. Justine, sa co&#233;quipi&#232;re, a l'humeur plus badine et pr&#233;f&#232;re la discussion &#224; la perfection du geste. Et tandis que Floris fera le pari d'aller jusqu'au bout de l'effort et de la randonn&#233;e avec Marc, Nathalie acceptera qu'un relais soit pris par un coll&#232;gue &#233;l&#232;ve-&#233;ducateur. Il est l&#224; aussi l'apprentissage du m&#233;tier : dans la capacit&#233; &#224; accepter ses limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que la descente du cours d'eau se poursuit dans la bonne humeur, le soleil se met enfin de la partie ; et il est &#224; son z&#233;nith lors du repas et de la pause pris tous ensemble sur la pelouse d'une berge souriante. Les jeunes de l'IME s'engagent dans des jeux o&#249; le corps &#224; corps flirte avec un sentiment de d&#233;sir amoureux. La fatigue et le sentiment de bien-&#234;tre m&#234;l&#233;s poussent &#224; la convivialit&#233; et aux rapprochements des personnes. Mais bien vite, il faut repartir. Les d&#233;placements sur l'eau se font &#224; la fois plus gracieux et plus lents. La fatigue freine les exploits sportifs et les &#233;lans de vitesse. Les distances s'espacent entre les premiers et les derniers. Et malgr&#233; la vigilance de l'encadrement, c'est sans doute ce flottement de fin de journ&#233;e qui provoquera l'incident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite d'une courte pause sur une tr&#232;s belle plage de sable, le cano&#235; pilot&#233; par Fabienne, la formatrice sportive (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Quand-le-corps-soutient-la-demarche-de-formation' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;), et o&#249; avait pris place Fran&#231;oise malgr&#233; sa phobie de l'eau, sera pris par le courant et il suffira de quelques secondes d'inattention pass&#233;es &#224; conseiller les rameurs d'une autre embarcation pour que la proue du cano&#235; se trouve engag&#233;e dans une &#233;norme souche. Le bateau chavire aussit&#244;t projetant &#224; l'eau ses occupants. Dans un r&#233;flexe de s&#233;curit&#233;, Fabienne maintiendra hors de l'eau la t&#234;te de sa partenaire. C'est sans doute ce geste qui, par la suite, permettra &#224; Fran&#231;oise de renouer avec l'eau de fa&#231;on r&#233;paratrice. Pour l'heure, il faut se d&#233;gager du courant qui plaque les corps contre la souche et ses racines. Plusieurs embarcations remontent le courant pour venir en aide aux naufrag&#233;s. Le cano&#235; parti &#224; la d&#233;rive est r&#233;cup&#233;r&#233;. Fran&#231;oise prise en charge par deux sauveteurs et tout le monde finit par rejoindre la terre ferme. L'incident ne suffira pas &#224; g&#226;cher la journ&#233;e mais il viendra rappeler qu'en mati&#232;re d'activit&#233; de pleine nature, le risque n'est jamais exclu et que le respect des r&#232;gles de s&#233;curit&#233; est plus que n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Derni&#232;re aventure&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien la m&#234;me d&#233;marche de formation et de d&#233;couverte des autres et de soi qui cette fois-ci m&#232;ne une promotion de moniteurs-&#233;ducateurs en fin de deuxi&#232;me ann&#233;e dans une exploration de la grotte de Jujurieux, dans le pays de Bresse. Pour le groupe, il s'agit d'oublier un temps les &#233;crits et l'examen pour tenter une derni&#232;re aventure en commun. Apr&#232;s une courte marche d'approche sur un chemin pentu rendu glissant par la pluie, la petite troupe acc&#232;de enfin &#224; l'or&#233;e de la galerie. Le trou est l&#224;, b&#233;ant, lisse, &#224; l'interface d'un dehors, pour une fois rassurant, et d'un dedans, dont la sombre inconnue est source d'angoisse. Les corps sont d&#233;j&#224; courb&#233;s en deux &#224; la recherche d'un souffle vol&#233; par l'effort fourni pour grimper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, celui-ci a cueilli les aventuriers au sortir de leurs voitures mais la petite marche ne suffit pas &#224; expliquer &#224; elle seule le sentiment de fatigue &#233;prouv&#233;. Les regards sont tourn&#233;s vers la b&#233;ance ouvrant sur l'int&#233;rieur de la terre. Inquiets pour la plupart. Certains masquent les sentiments profonds par quelques gal&#233;jades. Fr&#233;d&#233;ric, l'accompagnateur, en profite pour se pr&#233;senter. Il est &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans un IME et moniteur f&#233;d&#233;ral de sp&#233;l&#233;ologie, il rappelle quelques r&#232;gles de s&#233;curit&#233; avant que la petite troupe ne s'engouffre sous la vo&#251;te. Un coude masque d&#233;j&#224; les premiers &#224; la vue des derniers, tandis que ceux-ci rentrent la t&#234;te dans les &#233;paules, courbent le dos et plient les jambes afin de s'enfoncer dans le goulet. Les casques cognent les parois, protecteurs. Les pieds glissent sur la roche. Il faut mettre genou &#224; terre, se laisser aller &#224; glisser sur les fesses, tordre le corps pour passer entre la paroi et quelques &#233;boulis de rochers, chercher les appuis, sentir la faille par laquelle le corps va se couler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers m&#232;tres sont exigeants. Le corps est soumis &#224; des postures dont il n'a pas ou plus l'habitude. L'effort et la crainte dess&#232;chent les bouches et renforcent les maladresses. Certains parlent d'arr&#234;ter et grognent aupr&#232;s des formateurs qui ont eu cette id&#233;e stupide d'aller crapahuter sous terre et dans la glaise alors que l'examen approche et qu'il y a tant d'&#233;crits plus importants &#224; finir. Surgit une premi&#232;re salle et la possibilit&#233; enfin de se relever. Certains en grilleraient bien une petite. Leurs corps gueulent leurs manques en sourdine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;ric montre sur les parois les blanches traces de calcaire par lesquelles l'eau suinte et salive goutte &#224; goutte les futurs stalactites. Il attire les regards vers les racines qui filtrent &#224; travers la roche ; elles t&#233;moignent d'une surface encore proche. Il &#233;voque cet entre-deux entre un dedans et un dehors, un monde de surface et celui des profondeurs, qui permet au corps de s'adapter. L'instant est fragile et comme en suspens. Ici les angoisses et les terreurs enfouies peuvent pousser &#224; l'envie de faire demi-tour et de renoncer &#224; cette exploration des entrailles de la terre et de ses limites propres. La troupe avance, enti&#232;re et solidaire. Le chacun pour soi c&#232;de la place aux paroles aidantes. Bien s&#251;r que les genoux et les coudes se cognent encore aux arr&#234;tes saillantes mais chaque choc laisse place d&#233;sormais aux plaisanteries ou au petit mot d'encouragement. Alors qu'ici plus rien ne se voit et que les regards s'arr&#234;tent &#224; la limite du faisceau de lumi&#232;re port&#233; par le casque, quelques-uns commencent &#224; parler d'eux-m&#234;mes et de leurs corps, trop gros ou trop maigre, trop petit ou trop grand. Les langues se d&#233;lient et des histoires se d&#233;nouent. La terre r&#233;sonne d'esp&#233;rances enfouies ou de r&#234;ves perdus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rendez-vous avec soi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que les corps s'enfoncent dans la galerie les discours parlent de l'intime. Quand une voix se tait une autre prend le relais cr&#233;ant un cordon de paroles autour de ces petits bouts d'&#234;tre qui d&#233;couvrent les limites de leur corps et tentent de les apprivoiser. La r&#233;compense est dans l'arriv&#233;e, une heure de marche plus tard, dans une immense salle. Mais avant d'y acc&#233;der, il aura fallu passer par un tout petit boyau long de trois m&#232;tres ; rien d'insupportable sauf cette ultime sensation de peur de rester coincer, d'&#233;touffer, de ne plus pouvoir avancer, de manquer d'air et d'y rester. La reptation est une forme de d&#233;placement perdue. Les bras repli&#233;s sous le corps peinent &#224; tirer ; les jambes essaient de pousser mais n'en peuvent plus. L'envie de crier part des tripes et meurt dans le gosier. La lumi&#232;re est aussi le nom qui sert &#224; d&#233;signer l'orifice d'un tube ; la lumi&#232;re est un cri qui tire l'&#234;tre vers une immense caverne, un ventre rond coup&#233; du monde et dont la vo&#251;te est &#224; vingt-sept m&#232;tres. L'expulsion du boyau ram&#232;ne au-dedans comme par l'effet d'une naissance &#224; l'envers. L'aspect grandiose du site force au silence. Fr&#233;d&#233;ric en profite pour tenter une ultime exp&#233;rience : il demande &#224; chacun d'&#233;teindre sa lumi&#232;re frontale. Un &#224; un les halos s'estompent et disparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, pas besoin de fermer les yeux pour se retrouver dans le noir absolu. Aucune source de lumi&#232;re ne perce les parois totalement &#233;tanches de la terre. Les premi&#232;res secondes sont accompagn&#233;es de raclements de gorge, de chuchotement ou de petits rires d&#233;fensifs. Puis le son cristallin d'une goutte d'eau qui perle dans une flaque retenue au creux de quelques rochers impose sa pr&#233;sence et sa mesure du temps. Le silence est total. Sensation vertigineuse d'une suspension dans l'ab&#238;me. Une approche du n&#233;ant alors que le corps est bien l&#224;, pesant. Le retour vers la surface se fait plus silencieux, soud&#233; par la connivence d'une exp&#233;rience partag&#233;e. Au sortir de la grotte, la vie de la promotion reprend son cours, comme avant et pourtant radicalement diff&#233;rente. Chacun a pu &#233;prouver dans son corps que faire le pari de l'humain dans le m&#233;tier d'&#233;ducateur c'est d'abord prendre le risque d'un rendez-vous avec soi et d'une rencontre avec l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accueillir des femmes en d&#233;tresse</title>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
		<dc:subject>Souffrance</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Souffler, poser ses valises, ne plus attendre le soir la peur au ventre, faire ses courses sans surveillance, faire connaissance avec les compagnes d'appartement et les membres de l'&#233;quipe, c'&#233;tait une aventure &#187;. Une aventure racont&#233;e &#224; la premi&#232;re personne, tr&#232;s personnelle et qui, au fil des cent quarante pages du livre, donne toute la force du t&#233;moignage &#224; la fois personnel et professionnel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Isabelle Affolter, psychanalyste et formatrice en travail social, livre le quotidien d'un centre (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Souffler, poser ses valises, ne plus attendre le soir la peur au ventre, faire ses courses sans surveillance, faire connaissance avec les compagnes d'appartement et les membres de l'&#233;quipe, c'&#233;tait une aventure &#187;. Une aventure racont&#233;e &#224; la premi&#232;re personne, tr&#232;s personnelle et qui, au fil des cent quarante pages du livre, donne toute la force du t&#233;moignage &#224; la fois personnel et professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle Affolter, psychanalyste et formatrice en travail social, livre le quotidien d'un centre d'h&#233;bergement pour femmes depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80, dans un contexte socio-politique nouveau, centre qu'elle a cr&#233;&#233; et dirig&#233;. La violence de certaines, les relations avec le voisinage, le positionnement des membres de l'&#233;quipe, l'arriv&#233;e du sida, autant de th&#232;mes abord&#233;s qui suivent l'&#233;volution de ce centre, l'apparition de l'appartement th&#233;rapeutique et parfois l'obligation de soin. Accueillir des femmes en d&#233;tresse, c'est &#224; la fois affronter son rapport &#224; la mort, tenir le cadre, utiliser, sans tomber sous l'effet de mode, les groupes de paroles, se positionner en tant que m&#233;diatrice, se confronter au sida, &#224; la pathologie mentale, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrage qui m&#234;le les histoires de ces femmes en d&#233;sh&#233;rence, sans papiers, sans maison et de ces professionnels qui organisent leur travail social. &#171; Les femmes, il ne s'agit pas de les croire, mais d'y croire. &#187; La valeur de ce petit livre tient surtout dans l'articulation entre le r&#233;el des situations v&#233;cues et la r&#233;flexion de l'auteur. Une authenticit&#233; qui fait du bien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2008 (144 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'&#233;ducation &#224; l'&#233;preuve du corps</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Changer ? Moi, jamais !</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>906</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pascal Neveu pose plusieurs postulats qui pr&#233;sident aux m&#233;canismes du changement. Le premier d'entre eux est fondateur. La transformation de l'&#234;tre humain ne fait pas partie de l'exception mais de la r&#232;gle : il change tout le temps. Il n'est rien de plus faux que de penser l'identit&#233; d'une personne comme une r&#233;alit&#233; qui serait inn&#233;e, pr&#233;format&#233;e ou stable. Bien au contraire, la construction de chaque individu se d&#233;roule tout au long de sa vie et se module au fil du temps. Le sujet n'est jamais identique &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pascal Neveu pose plusieurs postulats qui pr&#233;sident aux m&#233;canismes du changement. Le premier d'entre eux est fondateur. La transformation de l'&#234;tre humain ne fait pas partie de l'exception mais de la r&#232;gle : il change tout le temps. Il n'est rien de plus faux que de penser l'identit&#233; d'une personne comme une r&#233;alit&#233; qui serait inn&#233;e, pr&#233;format&#233;e ou stable. Bien au contraire, la construction de chaque individu se d&#233;roule tout au long de sa vie et se module au fil du temps. Le sujet n'est jamais identique &#224; lui-m&#234;me : ses sens, son regard, ses go&#251;ts, &#233;voluent sous l'effet de son exp&#233;rience. Il existe dans un mouvement dynamique qui le fait se transformer en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second axiome propos&#233; par l'auteur : ce qui nous fait changer, c'est bien s&#251;r d'abord de parler de soi &#224; un autre, ce qui facilite la compr&#233;hension de notre pr&#233;sent et de ce que l'on veut &#234;tre. Mais ce n'est pas tant la confrontation au langage qui fait &#233;voluer que le contact avec autrui, l'observation de ses comportements, de ses r&#233;actions qui permet de se situer, de se ressentir, de se mettre &#224; l'&#233;preuve de ce que nous sommes. Certes, l'autre poss&#232;de parfois un temp&#233;rament dominateur, castrateur, qui nous emp&#234;che d'exister par nous-m&#234;mes. Mais il peut tout autant nous aider &#224; nous am&#233;liorer, en nous ouvrant des horizons au-del&#224; de la structure plus ou moins rigide que nous nous sommes construite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est l&#224; le troisi&#232;me principe utilis&#233; ici : l'&#233;volution de l'individu ne se fait pas sans heurts, la pulsion de vie qui stimule le changement s'opposant &#224; la pulsion de mort qui incite &#224; l'immobilisme. &#171; L'inertie est l'une des tendances naturelles de l'&#234;tre humain. On pr&#233;f&#232;re souvent composer avec ce que l'on conna&#238;t, m&#234;me au prix d'un mal-&#234;tre, tant qu'il n'est pas trop insupportable &#187; (p. 150). Tout changement implique une rupture avec le pass&#233;, car il vient transformer notre identit&#233; et invite &#224; abandonner une partie de soi, &#224; faire le deuil de ce qu'on &#233;tait auparavant, tout en acceptant les cons&#233;quences de ce que l'on va devenir. Il est bien plus facile de tenter de changer l'autre que d'essayer de changer soi-m&#234;me. Nous cherchons surtout &#224; le ramener &#224; ce que nous sommes ou nous souhaiterions &#234;tre, le voir incarner la repr&#233;sentation id&#233;ale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment alors r&#233;ussir &#224; changer ? D'abord, prendre conscience de qui nous sommes, de nos potentialit&#233;s et de nos fragilit&#233;s, du noyau mo&#239;que inalt&#233;rable et nos capacit&#233;s d'adaptation. La seconde &#233;tape r&#233;side dans l'&#233;lucidation de ce que l'on veut modifier dans notre fa&#231;on d'&#234;tre ou de penser. Ensuite, pas de recette : chacun sait mieux que quiconque comment faire. S'entourer d'une diversit&#233; de mod&#232;les identificatoires permet d'&#233;viter l'enfermement dans un seul sch&#233;ma de pens&#233;e, la diversit&#233; des repr&#233;sentations ne pouvant qu'&#234;tre facilitatrice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Archipel, 2008 (214 p. ; 17,95 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le meilleur de soi. Le rencontrer, le nourrir, l'exprimer</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-meilleur-de-soi-Le-rencontrer-le-nourrir-l-exprimer</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>906</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la vie, avant d'&#234;tre victime des autres, on est prisonnier de ses propres sensations, affirme Guy Corneau. Dans ce nouveau livre, il nous propose d'explorer la perte du contact avec soi et la voie qui permet de renouer avec l'&#233;nergie et la force cr&#233;atrice. Le meilleur de soi, explique-t-il, c'est cette fa&#231;on unique que nous avons de nous inscrire dans l'existence. C'est cette individualit&#233; profonde faite de go&#251;ts et de talents, de qualit&#233;s et de dons, de potentialit&#233;s et d'aptitudes qui constitue (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton2657-54ca3.jpg?1693472824' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la vie, avant d'&#234;tre victime des autres, on est prisonnier de ses propres sensations, affirme Guy Corneau. Dans ce nouveau livre, il nous propose d'explorer la perte du contact avec soi et la voie qui permet de renouer avec l'&#233;nergie et la force cr&#233;atrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le meilleur de soi, explique-t-il, c'est cette fa&#231;on unique que nous avons de nous inscrire dans l'existence. C'est cette individualit&#233; profonde faite de go&#251;ts et de talents, de qualit&#233;s et de dons, de potentialit&#233;s et d'aptitudes qui constitue notre v&#233;ritable essence. Pourtant, cette puissance qui g&#238;t en nous, nous passons notre vie &#224; la n&#233;gliger et &#224; perdre le contact avec elle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela commence d&#232;s la naissance : le nouveau n&#233; qui arrive sort d'un ventre chaud o&#249; il est compl&#232;tement en s&#233;curit&#233;, pour entrer dans un monde o&#249; il devra gagner son autonomie. Il est, d&#232;s lors, assailli d'angoisses existentielles terrifiantes : peur de la mort, de la division, de l'abandon, du n&#233;ant&#8230; qu'il va lui falloir g&#233;rer tout le reste de son existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es qui vont suivre, son psychisme d&#233;ploiera des couches protectrices servant d'interfaces entre lui et un ext&#233;rieur v&#233;cu comme potentiellement mena&#231;ant. Se forgera une personnalit&#233; lui permettant de s'adapter aux exigences des autres, mais le coupant progressivement de ses sensations profondes. Plus il va &#234;tre s&#233;par&#233; de la jouissance de ses propres talents, plus il va se trouver prisonnier de l'image artificielle qu'il a cr&#233;&#233;e et d&#233;pendant de l'approbation d'autrui. Cette dissonance entre ce qu'il donne &#224; voir et sa v&#233;ritable individualit&#233; produit des peurs, des croyances, des sc&#233;narios, des projections, des comportements, des humeurs, des compensations de plus en plus intenses, destin&#233;s &#224; att&#233;nuer les &#233;motions engendr&#233;es par les attentes d&#233;&#231;ues. Autant de conditionnements qui agissent comme des tyrans &#224; l'int&#233;rieur de soi, dictant leurs lois et engendrant des destin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si ces m&#233;canismes sont in&#233;vitables, leur diktat ne l'est pas. On peut converser avec elles. Nos vies peuvent redevenir intelligibles, pour autant que nous nous autorisions &#224; les comprendre, que nous acceptions d'&#233;couter les bruits qui s'&#233;l&#232;vent de nous, que nous &#233;tablissions une intimit&#233; bienveillante avec nous-m&#234;mes. Ce qui implique de nous d&#233;tourner de la qu&#234;te sans fin de la satisfaction de besoins ext&#233;rieurs jamais assouvis (surconsommation, surcompensation) et de nous recentrer sur une recherche qui trouve son contentement dans l'animation de nos sensations int&#233;rieures. &#171; Une fois le contact pris, il s'agit de nourrir le meilleur de soi &#187; (p.193). Ce qui n'est ni un but &#224; atteindre, ni une performance &#224; accomplir, mais une mani&#232;re d'&#234;tre qu'il faut faire vivre et laisser s'exprimer. Reste que le contact avec sa puissance cr&#233;atrice est toujours fonction de la permission que l'on se donne d'&#234;tre soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Robert Laffont, 2007 (313 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'enfant et la s&#233;paration parentale</title>
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&lt;p&gt;Les s&#233;parations parentales conflictuelles peuvent mettre des enfants en danger. Ce 20 novembre, la D&#233;fenseure des enfants pr&#233;conise l'extension de la m&#233;diation familiale et de la formation des professionnels &lt;br class='autobr' /&gt;
Un enfant sur quatre ne vit pas avec ses deux parents. Qui plus est, 65 % de l'activit&#233; des tribunaux de grande instance est absorb&#233;e par le contentieux familial. La multiplication actuelle des s&#233;parations, parfois conflictuelles, et des recompositions familiales permet-elle d'assurer le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les s&#233;parations parentales conflictuelles peuvent mettre des enfants en danger. Ce 20 novembre, la D&#233;fenseure des enfants pr&#233;conise l'extension de la m&#233;diation familiale et de la formation des professionnels&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un enfant sur quatre ne vit pas avec ses deux parents. Qui plus est, 65 % de l'activit&#233; des tribunaux de grande instance est absorb&#233;e par le contentieux familial. La multiplication actuelle des s&#233;parations, parfois conflictuelles, et des recompositions familiales permet-elle d'assurer le maintien des liens familiaux indispensables &#224; l'&#233;quilibre de l'enfant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question vient d'&#234;tre approfondie par la D&#233;fenseure des enfants dans un rapport intitul&#233; Enfants au c&#339;ur des s&#233;parations familiales conflictuelles : plaidoyer pour mieux pr&#233;server l'int&#233;r&#234;t des enfants et remis aujourd'hui 20 novembre au gouvernement. Parmi les r&#233;clamations re&#231;ues (le site Internet &lt;a href=&#034;http://www.defenseurdesenfants.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.defenseurdesenfants.fr&lt;/a&gt; a vu une augmentation du trafic de pr&#232;s de 20 % en un an), la moiti&#233; environ concerne des enfants &#171; vivant des conflits parentaux. &#187; Elles &#171; montrent combien les effets peuvent &#234;tre d&#233;vastateurs selon la fa&#231;on dont s'est d&#233;roul&#233;e la s&#233;paration et surtout lorsqu'il y a eu de la violence conjugale. &#187; Les contestations de droit de visite et d'h&#233;bergement constituent le premier motif des saisines (24 %), suivies par celles concernant l'exercice de l'autorit&#233; parentale. En effet, instrumentalisation de l'enfant, all&#233;gations mensong&#232;res, judiciarisation &#224; outrance, n'aident pas &#224; se construire. S'ajoutent &#224; ces donn&#233;es 8 % des r&#233;clamations &#8211; le chiffre est fort &#8211; contestant des mesures &#233;ducatives ou de placement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la prise en charge des mineurs &#233;trangers isol&#233;s doit d'urgence s'harmoniser. &#192; cet &#233;gard, la cr&#233;ation d'un code des mineurs constituerait &#171; un v&#233;ritable engagement d'une politique publique de pr&#233;vention, de protection et d'accompagnement du mineur dans toutes les circonstances de sa vie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La judiciarisation &#224; outrance n'aide pas &#224; se construire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur l'enfermement, la D&#233;fenseure des enfants pr&#233;conise le d&#233;veloppement des mesures alternatives &#224; la d&#233;tention (placement sous surveillance &#233;lectronique, mesures de semi-libert&#233;, accompagnement &#233;ducatif&#8230;). Elle estime que le juge des enfants doit conserver sa double comp&#233;tence, civile et p&#233;nale, de &#171; fa&#231;on &#224; accompagner le parcours du mineur dans tous ses aspects en apportant des r&#233;ponses personnalis&#233;es et gradu&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport &#233;met une trentaine de recommandations, parmi lesquelles le d&#233;veloppement de groupes de parents &#171; soucieux de r&#233;fl&#233;chir &#224; l'&#233;ducation de leurs enfants et &#224; la fa&#231;on de g&#233;rer les situations de conflits parentaux &#187;, via le r&#233;seau associatif ou les maisons des adolescents. L'&#233;crit propose de former les professionnels au droit de la famille et aux principes de la coparentalit&#233;, mais aussi de d&#233;velopper un service t&#233;l&#233;phonique d'information juridique &#224; destination des &#233;quipes &#233;ducatives confront&#233;es aux difficult&#233;s d'application de l'autorit&#233; parentale conjointe. Inscrite dans la loi, la m&#233;diation familiale se verrait &#233;tendue sur l'ensemble du territoire national, et serait rendue judiciairement obligatoire en cas de d&#233;saccord des parents lors de l'audience devant le juge aux affaires familiales (JAF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit de l'enfant d'entretenir des relations personnelles avec chacun de ses parents et certains tiers qui ont partag&#233; sa vie serait &#233;galement renforc&#233;. D&#233;tail qui n'en est pas un, l'expression &#171; droit de visite &#187; serait remplac&#233;e par &#171; droit de rencontres &#187;&#8230; Le JAF deviendrait &#171; un juge sp&#233;cialis&#233; &#187; et des p&#244;les enfance/famille &#233;mergeraient syst&#233;matiquement au sein de chaque tribunal. Enfin, recherches et statistiques dans ce domaine seraient encourag&#233;es quant aux effets des conflits parentaux sur les enfants et sur les d&#233;cisions de justice relatives &#224; leur r&#233;sidence, au maintien des relations personnelles ou au placement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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