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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Souriez pour la photo !</title>
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		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;habilitation psycho sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1345</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mettre en lumi&#232;re les publics accompagn&#233;s afin de leur rendre leur dignit&#233;, leur visibilit&#233; aux yeux de tous n'est pas toujours chose ais&#233;e, tout comme rendre compte de notre travail. La photo en tant que m&#233;dium peut &#234;tre un outil de revalorisation de l'image de soi et de changement de regards. Souriez ! &lt;br class='autobr' /&gt; Intervenant dans le secteur social et m&#233;dico-social depuis plus de vingt-cinq ans en tant qu'&#233;ducateur, j'associe ma passion de la photographie &#224; mon int&#233;r&#234;t pour des projets culturels et soci&#233;taux. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Rehabilitation-psycho-sociale" rel="tag"&gt;R&#233;habilitation psycho sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1345-" rel="tag"&gt;1345&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mettre en lumi&#232;re les publics accompagn&#233;s afin de leur rendre leur dignit&#233;, leur visibilit&#233; aux yeux de tous n'est pas toujours chose ais&#233;e, tout comme rendre compte de notre travail. La photo en tant que m&#233;dium peut &#234;tre un outil de revalorisation de l'image de soi et de changement de regards. Souriez !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7275 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH155/capture_d_e_cran_2023-09-12_a_09.39.49-193ff.png?1694642464' width='150' height='155' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Intervenant dans le secteur social et m&#233;dico-social depuis plus de vingt-cinq ans en tant qu'&#233;ducateur, j'associe ma passion de la photographie &#224; mon int&#233;r&#234;t pour des projets culturels et soci&#233;taux. Ma d&#233;marche photographique vise notamment &#224; faire reculer les pr&#233;jug&#233;s existant &#224; l'&#233;gard des publics fragilis&#233;s. Gr&#226;ce au m&#233;dium qu'est celui de la photo, je d&#233;veloppe et m'investis dans des projets photographiques afin de provoquer une prise de conscience quant au regard port&#233; &#224; l'Autre au sein de notre soci&#233;t&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mes premiers pas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour vingt-cinq ans en arri&#232;re&#8230; Durant mon service militaire, j'ai fait mes premiers pas dans le secteur du m&#233;dico-social en tant qu'&#171; objecteur de conscience &#187; au sein d'une communaut&#233; de l'Arche en r&#233;gion parisienne. &#171; Prendre soin de personnes atteintes d'un handicap intellectuel et partager leur quotidien m'a ouvert l'esprit &#187;. Par la suite, j'ai int&#233;gr&#233; un foyer de vie dans le Val-d'Oise, accueillant des adultes porteurs d'autisme. C'est le d&#233;but d'une vie professionnelle consacr&#233;e &#224; l'autre. &#171; On apporte un soutien psychologique, physique aux r&#233;sidents, mais on re&#231;oit aussi &#233;norm&#233;ment en retour &#187;. Apr&#232;s avoir travaill&#233; au sein de plusieurs structures accueillant diff&#233;rents publics, et ce, dans diff&#233;rents secteurs (handicap, accompagnement social, insertion&#8230;), j'ai pos&#233; mes valises au sein d'un foyer de vie accueillant des adultes en situation de handicap mental et/ou psychique en r&#233;gion parisienne. Tout au long de ces ann&#233;es, j'ai continu&#233; d'accompagner au quotidien des femmes et des hommes avec des petites victoires &#233;ducatives (actions &#233;ducatives, sorties, s&#233;jours adapt&#233;s&#8230;) et des moments plus difficiles &#224; g&#233;rer au quotidien (troubles du comportement, agressivit&#233;, d&#233;c&#232;s&#8230;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce n'&#233;tait pas suffisant pour moi, je ressentais l'envie d'aller plus loin&#8230; Passionn&#233; par la photographie, je voulais conjuguer cet art et mon m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conjuguer art et m&#233;tier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span class='spip_document_7274 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH403/capture_d_e_cran_2023-09-12_a_10.01.00-7f1ec.png?1694642464' width='400' height='403' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; J'ai donc commenc&#233;, avec l'accord de la Direction de l'&#233;tablissement &#224; faire &#233;voluer le livret d'accueil et les documents internes afin que chaque nouvel(le) arrivant(e) puisse mieux se projeter dans sa nouvelle vie, gr&#226;ce &#224; mes visuels. Par la suite, j'ai r&#233;alis&#233; une s&#233;rie photographique intitul&#233;e : &#171; Du quotidien d'un foyer de vie &#187;, sur plusieurs mois, avec l'accord des r&#233;sidents. Ce travail photographique r&#233;sidait dans le fait de faire d&#233;couvrir l'univers d'un foyer de vie accueillant des femmes et des hommes. C'&#233;tait aussi et surtout l'occasion de mettre &#171; dans la lumi&#232;re &#187; ces personnes, de permettre de nouvelles rencontres et d'entamer un dialogue sur un univers souvent m&#233;connu. Le support qu'est la photographie permet, selon moi, de s'ouvrir vers l'ext&#233;rieur, de &#171; sortir des murs de l'Institution &#187; en permettant divers &#233;changes, afin d'&#234;tre disponible &#224; la rencontre de l'Autre et de (re)placer la personne en situation de handicap mental et/ou psychique au c&#339;ur de la cit&#233; ! En 2015, j'ai particip&#233; &#224; cr&#233;er le festival &#171; FESTIV'ART &#187; dans le Val-d'Oise (95) avec l'aide et le soutien du d&#233;l&#233;gu&#233; au handicap de la ville d'Herblay ; festival regroupant plusieurs &#233;tablissements du secteur m&#233;dico-social autour de la culture, de la cr&#233;ativit&#233; et du handicap. En 2017, j'ai pu cr&#233;er l'association : &#171; SELLIG &#187; dont le but est : &#171; R&#233;pondre aux besoins, demandes sp&#233;cifiques des fondations, associations, &#233;tablissements du secteur social et m&#233;dico-social en termes de communication en utilisant notamment l'outil photographique comme vecteur de lien social &#187;. En 2020, &#224; la suite de ma rencontre professionnelle avec Samuel Beis, j'ai pu collaborer et participer activement &#224; la cr&#233;ation de BONS-PLANS, entreprise de l'ESS, production regroupant des artistes et techniciens de talents dans les m&#233;tiers de l'audiovisuel et du multim&#233;dia. Notre d&#233;marche consiste &#224; cr&#233;er, partager des images et des liens autour des sujets sociaux et environnementaux. J'y interviens en tant qu'artiste associ&#233; en tant que photographe et communicant parall&#232;lement &#224; mon m&#233;tier d'&#233;ducateur. Il me faut encore jongler entre mes horaires particuliers ainsi que les projets engag&#233;s dans lesquels je m'investis, ce qui n'est pas toujours ais&#233; ! Nous d&#233;veloppons &#233;galement des projets innovants avec notre p&#244;le de cr&#233;ation &#171; R &amp; D Engag&#233;es &#187;. J'aime &#224; me d&#233;finir comme &#171; un t&#233;moin privil&#233;gi&#233; &#187;, &#171; acteur engag&#233; &#187; et &#171; cr&#233;ateur de liens &#187;, pla&#231;ant l'Humain au c&#339;ur de ma d&#233;marche photographique centr&#233;e sur des sujets et th&#233;matiques qui ont du sens !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le projet Rictus&#169;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un exemple de projet propos&#233; par BONS-PLANS : Le projet photographique et vid&#233;o RICTUS&#169;, vise &#224; changer le regard sur le handicap mental /psychique et moteur dans la simplicit&#233;, le l&#226;cher-prise, avec le jeu comme terrain d'expression. Je souhaitais depuis longtemps mettre &#171; l'expression faciale et la photographie &#187; au c&#339;ur d'un &#233;tablissement accueillant un public en situation de handicap. L'id&#233;e &#233;tant que les personnes porteuses de handicaps deviennent elles-m&#234;mes actrices de la prise de vue et actrices en tant que sujet de la prise de vue ainsi que l'ensemble des &#233;quipes pluriprofessionnelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'est le projet RICTUS ? Le projet photographique/vid&#233;o RICTUS propose des portraits en noir et blanc aupr&#232;s d'adultes en situation de handicap mental/ psychique/ moteur au sein d'&#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s ainsi qu'aux &#233;quipes pluriprofessionnelles qui les accompagnent au quotidien. Il se d&#233;roule en 2 &#233;tapes : - dans un premier temps, chaque bin&#244;me (r&#233;sident/professionnel) prend la pose devant l'objectif en proposant &#224; tour de r&#244;le une grimace spontan&#233;e ! - Dans un second temps, le bin&#244;me est invit&#233; &#224; effectuer une interview &#224; tour de r&#244;le, pour parler du handicap, de la diff&#233;rence et du regard que nous avons les uns envers les autres. Avec la photo, la singularit&#233; des mod&#232;les avec l'interpr&#233;tation sinc&#232;re d'une grimace offre, le temps d'un clich&#233;, l'opportunit&#233; de l&#226;cher prise pour vivre un moment positif et de partage. Avec la vid&#233;o, nous d&#233;couvrons en profondeur les sentiments de chacun (r&#233;sident/professionnel) sur le sujet du handicap visible ou invisible, sur la place de chacun dans la soci&#233;t&#233;. RICTUS propose ainsi des portraits uniques, reflets du caract&#232;re, de la personnalit&#233; et de l'identit&#233; de chaque participant.e ! Inutile de s'adonner au petit jeu du &#171; Qui est qui ? Qui est en situation de handicap ? Qui est repr&#233;sentatif de la norme ? &#187; Encore faudrait-il d&#233;finir ce qu'est la normalit&#233; ? L'exercice serait vain&#8230; En proposant des portraits saisissants, &#233;tonnants et hors normes ; RICTUS vise &#224; changer le regard sur le handicap, dans la simplicit&#233;, le jeu comme terrain d'expression en invitant le spectateur &#224; se questionner sur l'id&#233;e de &#171; normalit&#233; &#187;, qui peut souvent &#234;tre discriminante ! Le projet RICTUS cherche donc &#224; faire &#233;voluer les mentalit&#233;s, tenter d'att&#233;nuer les pr&#233;jug&#233;s, mieux communiquer pour d&#233;mystifier notamment la question du handicap mental, psychique et moteur. Le projet vit une seconde fois gr&#226;ce aux diff&#233;rentes expositions des photos en grand format (noir et blanc) et la projection du film/reportage qui se font g&#233;n&#233;ralement au sein de l'&#233;tablissement et/o&#249; en dehors des murs afin d'aborder avec le grand public, la question du handicap, de la diff&#233;rence. &#171; Passons d'un regard qui d&#233;visage &#224; un regard qui envisage &#187; Jean Cocteau.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ainsi que nous cherchons &#224; rendre, au sein de BONS-PLANS, encore plus visible des th&#233;matiques soci&#233;tales fortes, et ce, de mani&#232;re sensible et novatrice. Nous nous investissons &#224; mettre en lumi&#232;re les femmes, les hommes, les actions et les messages engag&#233;s peu ou pas assez visibles au sein de notre soci&#233;t&#233; en pla&#231;ant toujours l'humain au centre de notre travail. Retrouvez tous nos projets engag&#233;s sur le site internet : &lt;a href=&#034;http://www.bons-plans.co&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.bons-plans.co&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) R&#233;alisateur et Fondateur de l'entreprise BONS-PLANS / &lt;a href=&#034;http://www.bons-plans.co&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.bons-plans.co&lt;/a&gt;
(2) &#201;conomie sociale et solidaire&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cr&#233;ation de m&#233;dias &#8226; Prendre le pouvoir de (se) dire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Creation-de-medias-o-Prendre-le-pouvoir-de-se-dire</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>1331</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Gazettes, blogs, radios, &#233;missions t&#233;l&#233;&#8230; De plus en plus de structures r&#233;alisent des ateliers m&#233;dias o&#249; les publics accompagn&#233;s tiennent le r&#244;le de journalistes ou d'animateurs. Une mani&#232;re de r&#233;aliser un travail th&#233;rapeutique et &#233;ducatif f&#233;cond, tout en luttant contre les pr&#233;jug&#233;s. Social actu La plume de C&#233;lia Carpaye C'est pas un probl&#232;me de t&#234;te L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin Choisir sa mort Sur le vif d'&#201;tienne Liebig Michetonnage ??? C'est quoi ? Tribune des r&#233;sistances Mineurs non accompagn&#233;s &#8226; Du squat au (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1331-" rel="tag"&gt;1331&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton10689-4f90a.png?1693575199' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gazettes, blogs, radios, &#233;missions t&#233;l&#233;&#8230; De plus en plus de structures r&#233;alisent des ateliers m&#233;dias o&#249; les publics accompagn&#233;s tiennent le r&#244;le de journalistes ou d'animateurs. Une mani&#232;re de r&#233;aliser un travail th&#233;rapeutique et &#233;ducatif f&#233;cond, tout en luttant contre les pr&#233;jug&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; C'est pas un probl&#232;me de t&#234;te&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Choisir sa mort&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'&#201;tienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Michetonnage ??? C'est quoi ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Mineurs-non-accompagnes-o-Du-squat-au-foyer-autogere&#034;&gt;&lt;strong&gt;Mineurs non accompagn&#233;s&lt;/strong&gt; &#8226; Du squat au foyer autog&#233;r&#233;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dans Lien Social il y a 30 ans&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance-o-Developper-l-accueil-par-un-tiers-digne-de-confiance&#034;&gt;&lt;strong&gt;Protection de l'enfance&lt;/strong&gt; &#8226; D&#233;velopper l'accueil par un &#171; tiers digne de confiance &#187;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Paroles de m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Quelle-place-pour-les-affects-et-la-bonne-proximite-chez-les-travailleurs-sociaux&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Quelle place pour les affects et la bonne proximit&#233; chez les travailleurs sociaux ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/L-estime-de-soi-au-coeur-des-relations-professionnels-enfants&#034;&gt;L'estime de soi au c&#339;ur des relations professionnels-enfants&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt; : Cr&#233;ation de m&#233;dias
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Creation-de-medias-o-Prendre-le-pouvoir-de-se-dire-10704&#034;&gt;&lt;strong&gt;Prendre le pouvoir de (se) dire&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Expression&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Expression-o-S-approprier-la-parole-mediatique&#034;&gt;S'approprier la parole m&#233;diatique&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Amandine Kervella&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Amandine-Kervella-o-Oeil-critique-et-citoyennete&#034;&gt;&#338;il critique et citoyennet&#233;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&#201;chos du terrain &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Du-conte-a-la-fresque-Warli-co-constructions-fructueuses-au-sein-d-un-Domicile-Collectif&#034;&gt;Du conte &#224; la fresque Warli : co-constructions fructueuses au sein d'un Domicile Collectif&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/L-inclusion-vue-du-cote-financier&#034;&gt;L'inclusion vue du c&#244;t&#233; financier&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres&#034;&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#192; propos des &#226;ges de la vie : l'enfance (1)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Cinema-o-Les-mots-pour-se-liberer&#034;&gt;Les mots pour se lib&#233;rer&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Podcast&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Podcast-o-Mieux-comprendre-l-autisme&#034;&gt;Mieux comprendre l'autisme&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cr&#233;ation de m&#233;dias &#8226; Prendre le pouvoir de (se) dire</title>
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		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>1331</dc:subject>

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&lt;p&gt;Gazettes, blogs, radios, &#233;missions t&#233;l&#233;&#8230; De plus en plus de structures r&#233;alisent des ateliers m&#233;dias o&#249; les publics accompagn&#233;s tiennent le r&#244;le de journalistes ou d'animateurs. Une mani&#232;re de r&#233;aliser un travail th&#233;rapeutique et &#233;ducatif f&#233;cond, tout en luttant contre les pr&#233;jug&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; L'actrice Camille Cottin, l'acteur Gilles Lellouche, le chanteur Julien Dor&#233;. Leur point commun ? S'&#234;tre pr&#234;t&#233;s derni&#232;rement au jeu des Rencontres du Papotin, &#233;mission t&#233;l&#233; diffus&#233;e une fois par mois le samedi soir sur France 2 (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1331-" rel="tag"&gt;1331&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gazettes, blogs, radios, &#233;missions t&#233;l&#233;&#8230; De plus en plus de structures r&#233;alisent des ateliers m&#233;dias o&#249; les publics accompagn&#233;s tiennent le r&#244;le de journalistes ou d'animateurs. Une mani&#232;re de r&#233;aliser un travail th&#233;rapeutique et &#233;ducatif f&#233;cond, tout en luttant contre les pr&#233;jug&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6454 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH442/capture_d_e_cran_2023-01-10_a_09.27.37-f9817.png?1693608160' width='350' height='442' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; L'actrice Camille Cottin, l'acteur Gilles Lellouche, le chanteur Julien Dor&#233;. Leur point commun ? S'&#234;tre pr&#234;t&#233;s derni&#232;rement au jeu des &lt;i&gt;Rencontres du Papotin&lt;/i&gt;, &#233;mission t&#233;l&#233; diffus&#233;e une fois par mois le samedi soir sur France 2 depuis septembre 2022. Des personnes souffrant de troubles autistiques interviewent des c&#233;l&#233;brit&#233;s avec une spontan&#233;it&#233; et une libert&#233; de ton rares, parfois de mani&#232;re totalement inattendue mais sans aucune arri&#232;re-pens&#233;e. Les questions, souvent, touchent au c&#339;ur et font jaillir les rires ou les larmes. Les trois premi&#232;res diffusions ont captiv&#233; entre 2,7 et 3,3 millions de t&#233;l&#233;spectateurs, soit 14,6 % &#224; 20 % d'audience. Et pour le quatri&#232;me &#233;pisode, l'&#233;quipe de l'&#233;mission a r&#233;ussi un autre joli coup : Emmanuel Macron est venu dialoguer avec les Papotins.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; n'en pas douter, beaucoup de t&#233;l&#233;spectateurs auront d&#233;couvert ces &#171; journalistes atypiques &#187; &#224; ces occasions. Pourtant l'aventure remonte &#224; loin. &#192; 33 ans, pour &#234;tre pr&#233;cis. &#192; l'&#233;poque, Driss El Kesri, &#233;ducateur de l'h&#244;pital de jour d'Antony (Hauts-de-Seine), centre qui accueille des adolescents et jeunes adultes autistes, a l'id&#233;e de cr&#233;er avec une poign&#233;e d'entre eux un magazine, &lt;i&gt;Le Papotin&lt;/i&gt;. La ligne &#233;ditoriale est simple : des interviews de personnalit&#233;s politiques et culturelles, des reportages et textes sur le quotidien, toujours r&#233;alis&#233;s &#224; partir du regard singulier de ces jeunes journalistes non professionnels. Aujourd'hui, cet ADN perdure. Le trente-neuvi&#232;me num&#233;ro du journal a &#233;t&#233; publi&#233; en avril 2022 (1), le quaranti&#232;me est en cours d'&#233;laboration par un comit&#233; de r&#233;daction qui compte d&#233;sormais plus d'une cinquantaine de membres. Si &lt;i&gt;Le Papotin&lt;/i&gt; d&#233;fraie la chronique, c'est un peu l'arbre qui cache la for&#234;t. &#192; l'instar de l'h&#244;pital de jour d'Antony, nombreuses en effet sont les structures du social et du m&#233;dico-social &#224; avoir cr&#233;&#233; ces objets m&#233;diatiques peu conventionnels, gazettes, blogs, &#233;missions de radio ou podcasts, dans lesquels patients ou usagers occupent le r&#244;le central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un droit &#224; la parole&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste ne pourra &#234;tre exhaustive. Mais si chacun de ces dispositifs est unique, on y retrouve des ambitions et des principes communs. Deux objectifs s'av&#232;rent assum&#233;s par tous : proposer un espace d'expression &#224; des citoyens qui n'en trouveraient pas ailleurs et, par la m&#234;me occasion, casser quelques clich&#233;s. C'est le cas des &lt;i&gt;Z'entonnoirs&lt;/i&gt;, projet port&#233; par l'&#233;tablissement public de sant&#233; mentale (EPSM) de l'agglom&#233;ration lilloise (Nord) dans le cadre d'un centre d'accueil th&#233;rapeutique &#224; temps partiel (CATTP). Depuis 2005, des infirmiers et des personnes souffrant de troubles psychiques, stabilis&#233;es et suivies dans des centres m&#233;dico-psychologiques (CMP) du secteur, animent cette &#233;mission de radio hebdomadaire. &lt;i&gt;&#171; Dans les m&#233;dias g&#233;n&#233;ralistes, la sant&#233; mentale est souvent pr&#233;sent&#233;e de mani&#232;re n&#233;gative : les personnes schizophr&#232;nes par exemple seraient folles, toutes dangereuses, etc. C'est faux. Un des objectifs de l'&#233;mission est de donner la parole &#224; des personnes mises en marge de la soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Christopher Jon, un des infirmiers-r&#233;f&#233;rents de cette activit&#233; et salari&#233; de l'EPSM. Le lundi matin, une conf&#233;rence de r&#233;daction permet de choisir les sujets. L'apr&#232;s-midi, l'&#233;mission est enregistr&#233;e dans la foul&#233;e dans les conditions du direct puis diffus&#233;e quelques jours plus tard sur trois radios locales. Un temps de latence qui permet de rassurer tout le monde lors de l'enregistrement : &lt;i&gt;&#171; au montage, on peut enlever des blancs, des choses que les participants ne souhaitent finalement plus faire entendre &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise l'infirmier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre champ d'action mais m&#234;me intention pour &lt;i&gt;On vous dit tout&lt;/i&gt;, ateliers radio de l'association de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e Avenir des cit&#233;s, situ&#233;e &#224; Harnes, dans le Pas-de-Calais. L'&#233;mission circule sur les ondes de Radio Bassin Minier une fois par semaine. Des mineurs accompagn&#233;s par l'association, encadr&#233;s par un &#233;ducateur et un journaliste professionnel, parlent de l'actualit&#233; de leurs quartiers pour mettre en avant les initiatives positives, &#224; partir de leur regard d'adolescents. &lt;i&gt;&#171; Il y a tellement de choses bien qui se passent dans nos villes et qui ne sont pas trait&#233;es dans la presse locale, ou alors pas abord&#233;es de la m&#234;me mani&#232;re. L'&#233;mission a la volont&#233; de les faire conna&#238;tre, avec le prisme &#034;jeunes&#034;&#8239;que l'on pose dessus &#187;&lt;/i&gt;, indique Sadek Deghima, chef de service de l'association (2). Au-del&#224; de la vie des quartiers, l'&#233;quipe aborde aussi des sujets de soci&#233;t&#233; : vaccins, guerre en Ukraine, Octobre rose,&#8239;etc. &lt;i&gt;&#171; L'objectif, c'est vraiment de proposer aux jeunes un espace d'expression et leur dire &#034;votre parole a autant d'importance que celles des autres&#034; &#187;&lt;/i&gt;, insiste le chef de service. L'occasion aussi de mener un travail d'&#233;ducation aux m&#233;dias : &lt;i&gt;&#171; l'&#233;ducateur les aide &#224; se documenter, &#224; multiplier les sources d'information pour &#233;viter les fake news. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Rendre visible ce qui ne l'&#233;tait pas &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le blog &lt;i&gt;La rue au quotidien&lt;/i&gt; revendiquait lui aussi, le m&#234;me parti-pris. Cr&#233;&#233; en 2014 par l'accueil de jour de Clermont-Ferrand (Puy-de-D&#244;me) et adoss&#233; &#224; des ateliers d'&#233;criture, il a cherch&#233; &#224; faire entendre le point de vue des personnes sans domicile et &#224; proposer une autre image de la rue, loin des id&#233;es pr&#233;con&#231;ues. &lt;i&gt;&#171; Le but &#233;tait de rendre visible ce qui ne l'&#233;tait pas, que ces personnes puissent partager leur v&#233;cu sur la rue. &#199;a se voulait aussi un droit de r&#233;ponse, face &#224; des articles dans la presse locale sur les personnes SDF que nous trouvions tellement &#233;loign&#233;s de la r&#233;alit&#233; des gens que nous accompagnions &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Sybille Massault, &#224; l'&#233;poque une des assistantes de service social derri&#232;re la cr&#233;ation de ce m&#233;dia. Celui-ci avait atteint une petite notori&#233;t&#233; en &#233;tant diffus&#233; sur le site du journal &lt;i&gt;Politis&lt;/i&gt;. Aujourd'hui, &lt;i&gt;La rue au quotidien&lt;/i&gt; n'est plus mais d'autres ont pris le relais. On peut citer &lt;i&gt;La Cloche&lt;/i&gt; et sa gazette, ses podcasts et ses &#233;missions de radio, dont les contenus sont r&#233;alis&#233;s, pour tout ou partie, par des personnes SDF. L'association ne propose pas d'accompagnement social mais dans sa lutte contre l'exclusion, elle aussi utilise des m&#233;dias comme porte-voix et pour briser les pr&#233;jug&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Les personnes &#224; la rue sont tellement invisibilis&#233;es que l'on a souvent du mal &#224; les imaginer animer une &#233;mission de radio (&#8230;). Il est aussi important de leur permettre de s'exprimer sur des sujets qui les concernent, ce sont encore celles qui en parlent le mieux. Mais dans notre gazette, les sujets ne portent pas seulement sur la vie &#224; la rue. Nous avons publi&#233; un num&#233;ro sur l'amour, un autre sur le bien-&#234;tre,&#8239;etc. Car on peut &#234;tre &#224; la rue et avoir une opinion sur tout &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Julia Dumont, directrice de l'antenne Nouvelle-Aquitaine de l'association.&lt;br class='autobr' /&gt;
S'ils s'adressent toujours &#224; un public ext&#233;rieur &#224; sensibiliser, ces m&#233;dias sont aussi parfois destin&#233;s &#224; une communaut&#233;, dans une logique d'auto-support et de pair-aidance. C'est notamment le cas pour &lt;i&gt;ASUD Journal&lt;/i&gt;, historique et provocateur &lt;i&gt;&#171; journal des drogu&#233;s heureux &#187;&lt;/i&gt;. Les r&#233;dacteurs s'y d&#233;finissent tous comme des usagers ou ex-usagers de drogues et abordent les sujets auxquels sont confront&#233;s les consommateurs, aussi bien pour attirer l'attention du grand public que pour faire passer les bonnes informations aux personnes d&#233;pendantes. &lt;i&gt;&#171; &#199;a se d&#233;cline en donnant des infos utiles en r&#233;duction des risques, sur les mat&#233;riels, sur les produits de substitution, en parlant des contextes &#233;trangers, de culture avec les livres ou films qui traitent de la question de la drogue,&#8239;etc. &#187;&lt;/i&gt;, raconte Fabrice Olivet, un des fondateurs de cette revue militante, dont le premier tirage remonte &#224; 1992.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6455 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH357/capture_d_e_cran_2023-01-10_a_09.39.38-9f8da.png?1693608160' width='500' height='357' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Restaurer le pouvoir d'agir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre invariant de ces dispositifs est qu'ils cherchent &#224; d&#233;velopper le pouvoir d'agir des participants. Sous bien des aspects - mais sans que cela soit toujours explicit&#233; -, appara&#238;t en effet la logique d'un accompagnement orient&#233; &#171; r&#233;tablissement &#187;. Inspir&#233;e de revendications d'usagers de la psychiatrie dans les ann&#233;es 1970, cette approche &lt;i&gt;&#171; r&#233;clame une ouverture de l'attention aux capacit&#233;s, savoirs, choix, d&#233;sirs, volont&#233;s, droits et environnement des personnes confront&#233;es &#224; des difficult&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, rappellent les sociologues Nicolas Chambon et Mathilde Sorba et la psychologue &#201;lodie Guillot (3). Ce qui se traduit concr&#232;tement dans ces m&#233;dias par une vigilance revendiqu&#233;e &#224; une relation horizontale, d'&#233;gal &#224; &#233;gal dans la construction des &#233;missions ou journaux. Les sujets ne sont jamais impos&#233;s, toujours discut&#233;s en ateliers ou comit&#233;s de r&#233;daction, ou improvis&#233;s en direct : &lt;i&gt;&#171; On ne sait pas qui est qui. On est juste des voix, on est tous animateurs (&#8230;). Cette horizontalit&#233;, c'est la base. En psychiatrie, il y a encore beaucoup trop souvent de situations o&#249; c'est le soignant qui sait tout &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Christopher Jon. Une participation active qui entend aussi aider &#224; ne plus se consid&#233;rer &#8212; et ne plus &#234;tre consid&#233;r&#233; &#8212; uniquement sous l'angle de son handicap ou de sa situation sociale, mais aussi par ce que l'on apporte, son talent et ses comp&#233;tences. &lt;i&gt;&#171; Tout le monde leur renvoie l'image de personnes pas comme les autres. Le premier num&#233;ro du Papotin, c'&#233;tait tellement valorisant pour eux. Une jeune femme disait, en serrant le journal contre sa poitrine : &#034;c'est moi, c'est moi&#034; &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Driss El Kesri.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il y a in fine tout le travail th&#233;rapeutique et &#233;ducatif intrins&#232;quement permis par la radio ou les journaux : le processus autour de la parole et de l'&#233;coute de l'autre, l'insertion dans un groupe pour rompre l'isolement et le renforcement des liens entre soignants et participants. Ce dernier point est particuli&#232;rement important pour Claire P&#233;tavy, infirmi&#232;re au sein de l'&#201;quipe mobile de psychiatrie pr&#233;carit&#233; du groupe hospitalier universitaire (GHU) et une des initiatrices de &lt;i&gt;Radio Mobile Paris&lt;/i&gt;, webradio qui &#233;met deux fois par mois lors d'&#233;missions avec des personnes migrantes et des personnes &#224; la rue. &lt;i&gt;&#171; Les ateliers donnent lieu &#224; des &#233;changes, permettent de raccrocher un lien &#224; l'autre. On accompagne un public souvent en rupture de soins (&#8230;), alors le lien repr&#233;sente notre seul outil pour travailler avec eux &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle. Ces instants radiophoniques constituent alors bel et bien, elle en est persuad&#233;e, &lt;i&gt;&#171; une mani&#232;re de faire du soin autrement &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Chronique consacr&#233;e &#224; ce num&#233;ro &#224; retrouver dans la rubrique &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Journal-hors-norme-o-Le-Papotin&#034;&gt;L'&#339;il et l'oreille de &lt;strong&gt;Lien Social&lt;/strong&gt; n&#176;1323&lt;/a&gt;. &#192; lire aussi &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Une-experience-originale-en-institution-Le-Papotin-journal-atypique&#034;&gt;le reportage Une exp&#233;rience originale en institution :&lt;i&gt; le Papotin, journal atypique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, paru dans &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/-751-&#034;&gt;Lien Social n&#176;&#8239;751&lt;/a&gt;, avril 2005.
(2) Sadek Deghima est l'un des collaborateurs de &lt;strong&gt;Lien Social&lt;/strong&gt;.
(3) In &lt;i&gt;L'intervention sociale &#224; l'&#233;preuve d'une pr&#233;occupation pour la sant&#233; mentale. Mobilisation du r&#233;tablissement et politique de logement d'abord&lt;/i&gt;, Revue fran&#231;aise des affaires sociales, 2020, 2.&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;La musique pour briser la glace &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;
&lt;p&gt;La musique occupe une place centrale dans certains ateliers. Pour des personnes peu habitu&#233;es &#224; s'exprimer devant un micro ou &#224; parler d'elles, le sujet sert souvent d'amorce. &#201;voquer un morceau que l'on aime permet de (se) mettre &#224; l'aise. Autre int&#233;r&#234;t : dans une d&#233;marche artistique, mais aussi pragmatique, sur &lt;i&gt;Radio Mobile Paris&lt;/i&gt; un pianiste du collectif &lt;i&gt;Por que No ?&lt;/i&gt; accompagne en permanence les participants, agissant comme un filet de s&#233;curit&#233; musical face aux silences, stressants pour tout le monde dans l'univers de la radio. Au-del&#224;, un travail avec les sons est aussi r&#233;alis&#233; pour aider &#224; se raconter. &lt;i&gt;&#171; Les musiciens du collectif proposent des paysages sonores, il faut ensuite dire ce que cela &#233;voque pour soi, &#231;a d&#233;clenche tout un tas d'histoires. La musique est une porte vers les souvenirs &#187;&lt;/i&gt;, explique Claire P&#233;tavy, infirmi&#232;re et une des animatrices du projet.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Expression &#8226; S'approprier la parole m&#233;diatique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Expression-o-S-approprier-la-parole-mediatique</link>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; Marseille, la production de m&#233;dias favorise le d&#233;veloppement de la citoyennet&#233;, l'acc&#232;s &#224; l'art, le d&#233;cryptage de l'information, l'auto-support et l'&#233;mancipation. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Dans deux semaines, je reviens sans filmer, pour participer ! &#187; &#192; 20 ans, Fetta Becheker vient de couvrir un forum ouvert avec l'&#233;quipe de reporters de Marsworld TV (1). Port&#233;e par l'association Because U. Art, cette webTV na&#238;t en 2018 &#224; l'initiative d'enfants (11 &#224; 16 ans &#224; l'&#233;poque) d&#233;sireux de montrer leur production, de valoriser leur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, la production de m&#233;dias favorise le d&#233;veloppement de la citoyennet&#233;, l'acc&#232;s &#224; l'art, le d&#233;cryptage de l'information, l'auto-support et l'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6453 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH282/capture_d_e_cran_2023-01-10_a_09.23.25-55414.png?1694661019' width='350' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&#171; Dans deux semaines, je reviens sans filmer, pour participer ! &#187;&lt;/i&gt; &#192; 20 ans, Fetta Becheker vient de couvrir un forum ouvert avec l'&#233;quipe de reporters de Marsworld TV (1). Port&#233;e par l'association Because U. Art, cette webTV na&#238;t en 2018 &#224; l'initiative d'enfants (11 &#224; 16 ans &#224; l'&#233;poque) d&#233;sireux de montrer leur production, de valoriser leur quartier, d'explorer leur ville. Ces petits &#171; Noaillaux &#187;, comme ils se surnomment, grandissent dans un environnement o&#249; se c&#244;toient la boh&#232;me et la mis&#232;re dans une mixit&#233; populaire. Ils habitent Noailles au centre de Marseille, l&#224; o&#249; huit personnes ont perdu la vie dans l'effondrement d'un immeuble le 5 novembre 2018. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mars 2022, l'&#233;v&#233;nement qu'ils filment traite justement de ce traumatisme. Une centaine de personnes confrontent leurs id&#233;es sur le devenir des lieux du drame. Quinze jours plus tard, les enfants enl&#232;vent la casquette de journalistes pour prendre leur place de citoyens dans les d&#233;bats. R&#233;alisatrice et coordinatrice de Because U. Art, Olivia Moukouri est l'architecte de cette soif de participer et de se faire entendre. &lt;i&gt;&#171; Cette webTV est un pr&#233;texte pour qu'ils s'int&#233;ressent &#224; tout. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travailler sur le temps long&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mercredis apr&#232;s-midi, l'&#233;quipe se r&#233;unit dans un petit local o&#249; fusent id&#233;es et demandes. Ce 7 d&#233;cembre 2022, elle phosphore au sujet d'un concours de films lanc&#233; par l'Observatoire des discriminations, pr&#233;pare la rencontre avec la maire de secteur qui souhaite pr&#233;senter Marsworld TV lors de ses v&#339;ux, imagine un projet li&#233; &#224; l'environnement dans le cadre d'un &#233;change europ&#233;en&#8230; et s'occupe des lettres de motivations pour les stages de 3e. &lt;i&gt;&#171; Tous les ans c'est la gal&#232;re, les adolescents ne savent pas ce qu'ils veulent et ne peuvent pas s'appuyer sur les relations de leurs parents&lt;/i&gt;, explique Olivia Moukouri qui assure &#233;galement le soutien scolaire, l'aide pour les CV, l'accueil d'&#233;l&#232;ves exclus du coll&#232;ge&#8230; &lt;i&gt;Dans les quartiers prioritaires de la ville, l'&#233;ducation populaire rev&#234;t une part de travail social mais notre objectif reste la sensibilisation &#224; l'image, au num&#233;rique, &#224; la culture et &#224; l'art. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;f&#233;rent social et animateur vid&#233;o, Luca R&#233;canzone rejoint l'association pour d&#233;velopper la webTV. En fonction des besoins, une journaliste professionnelle accompagne le traitement des sujets choisis en comit&#233; de r&#233;daction. D'abord financ&#233; par la direction r&#233;gionale des affaires culturelles (Drac), puis par la caisse d'allocations familiales (CAF), ce poste requiert chaque ann&#233;e un argumentaire pour obtenir les fonds. Un d&#233;fi, car la production de m&#233;dias fonctionne sur le temps long et touche moins de personnes qu'une intervention sur la d&#233;sinformation via les r&#233;seaux sociaux devant trente &#233;l&#232;ves. Pourtant, les b&#233;n&#233;fices sautent aux yeux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a quatre ans, Amine Hnihachani, 14 ans, a d&#233;couvert l'atelier m&#233;dias qui se tenait sur les lieux de l'aide aux devoirs : &lt;i&gt;&#171; Je me suis dit &#231;a va &#234;tre tarpin bien de faire comme &#224; la t&#233;l&#233;. J'ai appris &#224; m'exprimer devant les gens, &#224; g&#233;rer mon stress, &#224; utiliser des outils comme la cam&#233;ra, &#224; y faire attention et en plus je m'amuse &#187;&lt;/i&gt;. Depuis, il n'est plus passif face &#224; l'information mais rep&#232;re les sujets qu'il pourrait traiter. En trois ans, Izza El Halabiest a acquis la technique de l'interview. &lt;i&gt;&#171; Je suis &#224; l'aise parce que je travaille mes questions. &#187;&lt;/i&gt; En effet, du haut de ses 12 ans, elle interroge des inconnus sans complexe.&lt;br class='autobr' /&gt;
La voix douce mais ferme, Marie-Annick Barts lit un texte qui t&#233;moigne de son exp&#233;rience de la psychiatrie. Elle raconte l'emprise d'une famille toxique, le traitement abrutissant et la d&#233;couverte d'une porte de sortie gr&#226;ce &#224; l'accompagnement d'une m&#233;diatrice en sant&#233;-pair. &#201;crit &#224; l'occasion du lancement du n&#176;11 de la revue SaNg d'EnCRe (2), son r&#233;cit devrait nourrir la prochaine parution. Initi&#233; en 2018 par l'association marseillaise Nouvelle Aube, le magazine se veut une passerelle entre fanzines, tracts militants, partages d'exp&#233;riences, publications de chercheurs en sant&#233; ou en travail social et informations pratiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233;e &#224; six mille exemplaires, la revue articule textes et dessins traitant de la maladie chronique, de l'addiction, de la prison, de la rue, du squat&#8230; &lt;i&gt;&#171; Nous voulions rassembler du t&#233;moignage, de la cr&#233;ativit&#233;, de l'expression singuli&#232;re, se retrouver autour d'un sujet qui ne soit pas l'urgence&lt;/i&gt;, se rem&#233;more Jihanne El Mebbeb, charg&#233;e de projet de l'association sp&#233;cialis&#233;e dans l'accompagnement des personnes qui rejettent les autres structures. &lt;i&gt;Finalement, c'est devenu un outil d'auto-support tr&#232;s demand&#233; dans toute la France, notamment par les centres d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques pour usagers de drogues (CAARUD). &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;tat regarde-nous&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Financ&#233;e par l'agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS), la revue SaNg d'EnCRe suscite de nombreux ateliers en centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale, dans des foyers de la protection judiciaire de la jeunesse, aupr&#232;s de sortants de prison&#8230; ou comme ce jour, dans un bar militant. &#192; 82 ans, r&#233;sidente d'un foyer voisin, Nelida Romero a d&#233;couvert, gr&#226;ce &#224; son assistante de service social, cet espace de cr&#233;ation libre qui lui permet de dessiner entour&#233;e de marginaux en tous genres. &lt;i&gt;&#171; &#199;a me lib&#232;re et j'appr&#233;cie de pouvoir partager ce plaisir avec des gens si diff&#233;rents, c'est un apprentissage et m&#234;me &#224; mon &#226;ge, j'ai envie d'apprendre. &#187;&lt;/i&gt; Trois fois par an, la sortie du nouveau num&#233;ro donne lieu &#224; un &#233;v&#233;nement culturel et festif o&#249; se rencontrent auteurs et lecteurs dans toute leur diversit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Cet objet qui va &#234;tre lu, qui va rester, a des r&#233;percussions sur l'estime de soi et a pu &#234;tre un facteur motivationnel de reprise de lien avec la famille ou du parcours de soin &#187;&lt;/i&gt;, constate la charg&#233;e de projet.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; La Castellane, cit&#233; marseillaise stigmatis&#233;e par les m&#233;dias, le journal La Baguette magique (3) donne &#224; un collectif de m&#232;res l'opportunit&#233; de redorer l'image du quartier. Le projet &#233;merge lors d'ateliers men&#233;s par deux animatrices du centre social. Les femmes y d&#233;couvrent leur capacit&#233; &#224; cr&#233;er. &lt;i&gt;&#171; Je venais pour sortir de chez moi,&lt;/i&gt; se souvient Taous. &lt;i&gt;Petit &#224; petit, j'ai pu dessiner, puis j'ai dit des textes et les copines &#233;crivaient mes mots. &#187;&lt;/i&gt; Peu &#224; peu, les femmes s'autonomisent, montent leur association, organisent des rencontres de rue pour nourrir leur publication. &lt;i&gt;&#171; Personne ne nous &#233;coute, notre parole reste dans la cit&#233;, alors on a d&#233;cid&#233; de laisser une trace par &#233;crit&lt;/i&gt;, explique Fadila Touch. &lt;i&gt;Les transports, l'&#233;cole, la r&#233;novation urbaine, l'abandon des services publics&#8230; Tout ce qui se passe, bien ou mal, on le met dans le journal. &#187;&lt;/i&gt; Seul tabou, le sujet rab&#226;ch&#233; par la presse : les r&#233;seaux de drogue. &lt;i&gt;&#171; Nous choisissons des th&#232;mes o&#249; nous pouvons agir ; le trafic, c'est l'affaire de la police, on ne peut rien y faire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil des rendez-vous hebdomadaires, le collectif r&#233;dige, illustre, maquette &#224; la main un num&#233;ro par an. Le huiti&#232;me vient de sortir, &lt;i&gt;&#171; le deuxi&#232;me r&#233;alis&#233; enti&#232;rement par nous &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cisent les femmes avec fiert&#233;. &lt;i&gt;&#171; &#192; peine arriv&#233;e en France, je me suis engag&#233;e dans ce projet&lt;/i&gt;, raconte Soraya. &lt;i&gt;Je ne parlais pas mais je faisais des d&#233;coupages. Puis j'ai pris confiance en moi. &#187;&lt;/i&gt; Depuis, son CV porte la mention &lt;i&gt;&#171; participation &#224; la cr&#233;ation d'un journal, enqu&#234;tes, interviews, confection artisanale &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; En g&#233;n&#233;ral, on nous juge parce que nous n'avons pas fait d'&#233;tudes&lt;/i&gt;, constate Fadila Touch. &lt;i&gt;On a donn&#233; toutes ces ann&#233;es pour que notre message passe. Cette Baguette magique, on veut qu'elle touche les d&#233;cideurs politiques, que l'&#201;tat nous regarde, que ce quartier change et que cessent les discriminations. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) &lt;a href=&#034;http://www.marsworld.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.marsworld.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &lt;a href=&#034;https://sangdencre.nouvelleaube.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://sangdencre.nouvelleaube.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) &lt;a href=&#034;http://www.awanak.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.awanak.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De quoi se moque-t-on ? Satire et libert&#233; d'expression</title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-quoi-se-moque-t-on-Satire-et-liberte-d-expression</link>
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		<dc:date>2021-06-07T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1297</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La satire &#224; travers les &#226;ges &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les vingt-deux contributeurs de ce recueil d'&#233;tudes universitaires d&#233;cri&#173;vent l'anciennet&#233; de la satire, de&#173;puis l'antiquit&#233; jusqu'&#224; Charlie, en pas&#173;sant par Coluche ou le Canard, ils d&#233;&#173;mon&#173;trent tout autant la pers&#233;v&#233;rance de la suspicion qui l'entoure. Logique : rien ne serait pire pour elle de ne d&#233;clencher aucune &#233;motion chez son lecteur-complice ou chez son ennemi. Mais pour &#234;tre tributaires des normes du risible de chaque &#233;poque, l'humour, l'exag&#233;ration et la caricature (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Histoire" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1297-" rel="tag"&gt;1297&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton8410-afe2a.jpg?1693591228' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La satire &#224; travers les &#226;ges&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les vingt-deux contributeurs de ce recueil d'&#233;tudes universitaires d&#233;cri&#173;vent l'anciennet&#233; de la satire, de&#173;puis l'antiquit&#233; jusqu'&#224; Charlie, en pas&#173;sant par Coluche ou le Canard, ils d&#233;&#173;mon&#173;trent tout autant la pers&#233;v&#233;rance de la suspicion qui l'entoure. Logique : rien ne serait pire pour elle de ne d&#233;clencher aucune &#233;motion chez son lecteur-complice ou chez son ennemi. Mais pour &#234;tre tributaires des normes du risible de chaque &#233;poque, l'humour, l'exag&#233;ration et la caricature ont pour constante de se placer sur le terrain de la d&#233;nonciation publique, politique ou morale. Quoique s'attaquant avant tout aux d&#233;tenteurs du pouvoir, il lui faut r&#233;ussir &#224; s'en prendre aux puissants, tout en &#233;pargnant les plus faibles. Bien s&#251;r, aujourd'hui, l'atteinte aux bonnes m&#339;urs n'est plus poursuivie par la justice. Elle a &#233;t&#233; remplac&#233;e, dans la plupart des pays, par la p&#233;nalisation des &#171; discours de haine &#187; qui peuvent se cacher derri&#232;re la satire. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;finir le p&#233;rim&#232;tre de ce qui en rel&#232;ve ou pas. Et d'&#234;tre attentif &#224; la remont&#233;e de la censure. D'abord, par la remise en cause du droit l&#233;gitime au blasph&#232;me assimil&#233; &#224; une forme de racisme. Ensuite, par un souci de politiquement correct qui pousse &#224; l'autocensure. Sans oublier ces groupes de pression identitaires cultivant l'id&#233;ologie victimaire et toujours pr&#234;ts &#224; crier &#224; la stigmatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. CNRS, 2021, (393 P. &#8211; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violences faites aux femmes &#8226; #metoo, quel &#233;cho ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Violences-faites-aux-femmes-o-metoo-quel-echo</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1229-Violences-faites-aux-femmes-o-metoo-quel-echo</guid>
		<dc:date>2018-05-15T09:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La question des violences sexuelles et sexistes renvoie au tabou de la sexualit&#233;, sujet sensible pour les professionnels du travail social. Les associations f&#233;ministes plaident pour l'&#233;ducation d&#232;s le plus jeune &#226;ge, la formation, le soutien financier et politique. Afin que la lib&#233;ration de la parole ne soit pas vaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Encore un soubresaut retentissant de la vague #metoo, l'annonce du prestigieux prix Nobel de litt&#233;rature 2018 a &#233;t&#233; report&#233; &#224; 2019. Cela ne s'&#233;tait jamais vu hors p&#233;riodes de guerres (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La question des violences sexuelles et sexistes renvoie au tabou de la sexualit&#233;, sujet sensible pour les professionnels du travail social. Les associations f&#233;ministes plaident pour l'&#233;ducation d&#232;s le plus jeune &#226;ge, la formation, le soutien financier et politique. Afin que la lib&#233;ration de la parole ne soit pas vaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Encore un soubresaut retentissant de la vague #metoo, l'annonce du prestigieux prix Nobel de litt&#233;rature 2018 a &#233;t&#233; report&#233; &#224; 2019. Cela ne s'&#233;tait jamais vu hors p&#233;riodes de guerres mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; en octobre 2017. Au lendemain des r&#233;v&#233;lations du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; sur les agressions sexuelles et viols pr&#233;sum&#233;s commis par le c&#233;l&#232;bre producteur am&#233;ricain Harvey Weinstein, une d&#233;ferlante de d&#233;nonciations et de r&#233;cits de violences du m&#234;me type submerge les r&#233;seaux sociaux. Une journaliste fran&#231;aise install&#233;e &#224; New York, Sandra Muller, lance le mot-di&#232;se #balancetonporc pour inviter les femmes &#224; partager leur v&#233;cu. Le lendemain l'actrice am&#233;ricaine Alyssa Milano lui embo&#238;te le pas avec le d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre #metoo pour les m&#234;mes raisons. La parole se lib&#232;re sur la Toile. Chacun y va de son commentaire, de son malaise, de son histoire. La France se regarde sous un aspect peu reluisant, celui d'une soci&#233;t&#233; toujours sexiste, machiste, patriarcale et violente envers ses femmes. Les gouvernants prennent acte et promettent d'agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis&#8230; Rien, ou si peu. Aur&#233;lie Clesse, assistante de service social au commissariat de police de Pau, n'a pas re&#231;u de consignes particuli&#232;res pour l'accueil de femmes qui viendraient porter plainte dans la foul&#233;e du mouvement. Elle n'a pas constat&#233; non plus d'impact du mouvement sur le nombre de plaintes. &lt;i&gt;&#171; Les femmes que nous recevons viennent avant tout parce qu'elles se sentent en danger de mort ou parce que des actes sont pos&#233;s sur leurs enfants par leur mari violent&lt;/i&gt;, explique-t-elle. &lt;i&gt;Et c'est seulement en grattant qu'on d&#233;c&#232;le des violences sexuelles, l&#224; o&#249; elles nous assuraient ne pas en &#234;tre victimes. &#187;&lt;/i&gt; Sexualit&#233; forc&#233;e, contraintes lors des actes sexuels, obligation de partenaires multiples : certaines femmes ne mettent pas les mots &#171; viols &#187; ou &#171; agressions sexuelles &#187; sur ces actes. &lt;i&gt;&#171; Les autres situations compliqu&#233;es, ce sont les zones grises : quand une jeune femme accepte le d&#233;but d'une relation sexuelle mais pas la fin parce que &#231;a tourne mal&lt;/i&gt;, poursuit Aur&#233;lie Clesse. &lt;i&gt;Quand les faits ne rentrent pas dans la qualification p&#233;nale, c'est tr&#232;s difficile pour elles d'avoir tout d&#233;ball&#233;. Nous voyons un certain nombre de jeunes qui se retrouvent dans ces contextes flous, o&#249; malgr&#233; tout il n'y a pas menace, contrainte ou surprise, qui caract&#233;risent le viol. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2680 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L421xH466/screenshot_23-7-2638e.png?1694042249' width='421' height='466' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour V&#233;ronique S&#233;hier, co-pr&#233;sidente du Planning familial, le mouvement #metoo a r&#233;v&#233;l&#233; le tabou persistant autour de la sexualit&#233;, dans tous les milieux, dans toutes les professions. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;ducation &#224; la sexualit&#233; &#224; l'&#233;cole, inscrite dans la loi depuis 2001, ne se pratique jamais autant qu'il le faudrait, avec seulement quelques s&#233;ances dans le parcours scolaire, surtout tourn&#233;es autour de la reproduction. Il est essentiel d'intervenir sur ces questions d&#232;s l'&#233;cole maternelle et primaire, de travailler sur la mixit&#233;, l'&#233;galit&#233; entre les sexes, le consentement, le fait que la sexualit&#233; s'inscrit dans des rapports sociaux de sexe. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;lo&#239;se Galili, conseill&#232;re conjugale et familiale au Planning familial de Paris, est aussi convaincue de la n&#233;cessit&#233; d'intervenir d&#232;s le plus jeune &#226;ge. &lt;i&gt;&#171; Le tabou des tabous, ce sont les violences faites aux enfants, et c'est certainement par l&#224; que tout commence&lt;/i&gt;, explique-t-elle. &lt;i&gt;Nous sommes intervenus dans une &#233;cole maternelle au c&#339;ur de Paris, &#224; l'invitation d'enseignants qui n'osent pas parler de sexualit&#233;, parce qu'ils ne sont pas form&#233;s. Nous avons demand&#233; aux &#233;l&#232;ves si qui que ce soit avait le droit de leur donner une tape. Un enfant a dit : &#171; oui, les parents &#187;. Nous avons demand&#233; aux autres si cela arrivait chez eux. Ils ont tous lev&#233; la main sauf un ! La banalit&#233; des violences intrafamiliales est r&#233;elle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Casser les repr&#233;sentations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En coll&#232;ge et lyc&#233;e, &lt;i&gt;&#171; les violences sexuelles ne sont pas notre quotidien, mais nous voyons arriver des jeunes qui r&#233;v&#232;lent des attouchements ou des atteintes sexuelles, pour lesquelles nous transmettons &#224; la Protection de l'enfance qui prend en charge la proc&#233;dure&lt;/i&gt;, d&#233;crit Christine Mendiboure, &lt;i&gt;assistante sociale aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves et secr&#233;taire nationale adjointe du SNASEN-UNSA &#201;ducation. Nous recevons des jeunes filles qui se posent des questions sur la &#171; normalit&#233; &#187; sexuelle. Nous devons casser les repr&#233;sentations sexistes, souvent ancr&#233;es depuis l'enfance, remettre en avant les valeurs de respect, apprendre aux jeunes filles &#224; dire non. &#187;&lt;/i&gt; Intervenir en action collective ou individuelle &#224; l'adolescence, &lt;i&gt;&#171; quand les jeunes sont d&#233;bord&#233;s par leurs changements physiques et se posent beaucoup de questions &#187;&lt;/i&gt;, s'av&#232;re aussi essentiel que compliqu&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas facile pour eux d'en parler, cela doit se faire en dehors du cadre familial. C'est notre r&#244;le d'aborder ces questions avec la bonne distance et bienveillance &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2681 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L424xH276/screenshot_24-6-2d254.png?1694042249' width='424' height='276' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;quipe du service &#201;coute Brunehaut accompagne et oriente les femmes victimes de violences conjugales. La premi&#232;re prise de contact a souvent lieu par t&#233;l&#233;phone. / &#169; R. Le Berre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si #metoo n'a pas eu d'impact sur son travail, Christine Mendiboure s'inqui&#232;te du cybersexisme qui peut faire des ravages. &lt;i&gt;&#171; Masturbation en ligne, d&#233;shabillages : cela peut faire des ravages car ces actes franchissent les murs du lyc&#233;e et peuvent conduire &#224; des tentatives de suicide et des d&#233;scolarisations. &#187;&lt;/i&gt; Si elle voit d'un bon &#339;il la lib&#233;ration de la parole, elle s'interroge toutefois sur &#171; l'apr&#232;s &#187;. &lt;i&gt;&#171; S'il s'agit juste de laisser au jeune le droit de s'exprimer, ce n'est pas tr&#232;s aidant. Cela peut m&#234;me avoir des effets d&#233;vastateurs dans la sph&#232;re priv&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi l'interrogation des professionnels du Planning familial, qui ont l'habitude d'accompagner des femmes en situation de vuln&#233;rabilit&#233;, mais ne disposent pas des ressources n&#233;cessaires pour la prise en charge des traumas. &lt;i&gt;&#171; Nous souhaiterions employer un psychologue sp&#233;cialiste pour des permanences gratuites&lt;/i&gt;, explique Aissaoui Hanifa, conseill&#232;re conjugale et familiale au Planning familial de Lille. &lt;i&gt;Mais pour cela il faut des subventions. &#187;&lt;/i&gt; C'est l'une des demandes du collectif Ensemble contre le sexisme, r&#233;unissant plusieurs associations f&#233;ministes : dans leur Appel des 22 lanc&#233; en janvier, elles &#233;mettaient 22 propositions concr&#232;tes pour lutter contre le sexisme sous toutes ses formes. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui nous n'avons pas d'assurance de moyens qui seront d&#233;velopp&#233;s pour r&#233;pondre aux besoins des femmes, une fois la parole lib&#233;r&#233;e et l'&#233;coute apport&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, regrette V&#233;ronique S&#233;hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toujours une affaire de femmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, pr&#233;sent&#233; par la secr&#233;taire d'&#201;tat Marl&#232;ne Schiappa le 21 mars et examin&#233; &#224; la mi-mai par l'Assembl&#233;e nationale, ne dit rien des enveloppes budg&#233;taires qui seront d&#233;di&#233;es aux nouvelles mesures. Outre l'allongement du d&#233;lai de prescription pour les crimes commis sur des mineurs ou la cr&#233;ation d'une nouvelle infraction pour &#171; outrage sexiste &#187;, un grand plan de formation initiale et continue dans le secteur public et des formations pour les enseignants, les personnels sociaux et de sant&#233; dans les &#233;tablissements scolaires sont annonc&#233;s. La prise en charge des soins psycho-traumatiques pour les victimes de violences et la possibilit&#233; de porter plainte dans les diff&#233;rents lieux de prise en charge des victimes, notamment les h&#244;pitaux, figurent aussi dans le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnelles du Planning familial elles-m&#234;mes souhaitent &#234;tre mieux arm&#233;es, gr&#226;ce notamment &#224; des groupes d'analyse de pratiques, face &#224; cette libert&#233; de parole qui rompt avec l'habituel &lt;i&gt;&#171; silence des femmes, qui se sentent coupables et humili&#233;es par leur agresseur &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Aissaoui Hanifa. Pour l'heure, ces femmes viennent donc prendre appui aupr&#232;s des associations f&#233;ministes, l&#224; o&#249; celles-ci souhaitent une prise en compte institutionnelle. &lt;i&gt;&#171; C'est une prise en charge des femmes par les femmes. Cela pose des questions du point de vue du genre &#187;&lt;/i&gt;, constate H&#233;lo&#239;se Galili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 novembre 2017, peu apr&#232;s le lancement du mouvement #metoo, d&#233;c&#233;dait l'anthropologue sp&#233;cialiste des rapports de domination, Fran&#231;oise H&#233;ritier. Dans une interview donn&#233;e peu auparavant au journal Le Monde, elle en r&#233;sumait l'enjeu : &lt;i&gt;&#171; Les cons&#233;quences de ce mouvement peuvent &#234;tre &#233;normes. &#192; condition de soulever non pas un coin mais l'int&#233;gralit&#233; du voile, de tirer tous les fils pour repenser la question du rapport entre les sexes, s'attaquer &#224; ce statut de domination masculine et an&#233;antir l'id&#233;e d'un d&#233;sir masculin irr&#233;pressible. C'est un gigantesque chantier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intervenir aupr&#232;s des auteurs</title>
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		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mathieu Lacambre, pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration des Centres ressources pour les intervenants aupr&#232;s des auteurs de violences sexuelles. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Nous n'avons ressenti aucune r&#233;plique de ce mouvement de lib&#233;ration de la parole, qui pour moi a constitu&#233; un espace permettant de dire &#171; j'ai &#233;t&#233; victime &#187;, mais avec l'illusion que cela serait trait&#233; sur le plan social. Donc cela peut cr&#233;er de la souffrance. Il manque l'&#233;tape suivante. Derri&#232;re les victimes, il y a les auteurs de violences sexuelles. Une fois sur trois (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violences-conjugales" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mathieu Lacambre, pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration des Centres ressources pour les intervenants aupr&#232;s des auteurs de violences sexuelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; Nous n'avons ressenti aucune r&#233;plique de ce mouvement de lib&#233;ration de la parole, qui pour moi a constitu&#233; un espace permettant de dire &#171; j'ai &#233;t&#233; victime &#187;, mais avec l'illusion que cela serait trait&#233; sur le plan social. Donc cela peut cr&#233;er de la souffrance. Il manque l'&#233;tape suivante. Derri&#232;re les victimes, il y a les auteurs de violences sexuelles. Une fois sur trois ils ont &#233;t&#233; victimes eux-m&#234;mes. La pr&#233;vention est donc essentielle. Nous intervenons aupr&#232;s de nombreuses &#233;quipes, notamment de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) et de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), mais aussi en prison. Les travailleurs sociaux font partie de ces professionnels qui travaillent aupr&#232;s de toutes les vuln&#233;rabilit&#233;s et avec qui nous collaborons beaucoup. Nous dispensons aussi de nombreuses formations gratuites, de conf&#233;rences. Mais notre action n'est pas du tout &#171; bankable &#187;. Nous organisons ainsi, sur nos fonds propres, une audition publique les 14 et 15 juin &#224; Paris, r&#233;unissant de nombreux experts, vingt ans apr&#232;s la loi du 17 juin 1998. Elle avait notamment instaur&#233; l'injonction de soins comme modalit&#233; centrale de l'ex&#233;cution de la peine pour les auteurs d'infraction &#224; caract&#232;re sexuel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt ans apr&#232;s la loi du 17 juin 1998, qui implique le soignant dans une prise en charge articul&#233;e avec la Justice, plusieurs questions demeurent, et de nouvelles probl&#233;matiques &#233;mergent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accompagnement des victimes &#8226; &#192; demande en hausse, financements inchang&#233;s</title>
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&lt;p&gt;&#192; Lille, l'association Solfa, tout comme ses partenaires, a vu augmenter les demandes d'accompagnement de femmes victimes. Mais les moyens pour y r&#233;pondre ne suivent pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#201;coute Brunehaut, bonjour ! &#187; Le t&#233;l&#233;phone vient de sonner dans le bureau occup&#233; par l'une des &#233;quipes de Solfa (Solidarit&#233; Femmes Accueil), association lilloise luttant depuis 1947 contre les violences faites aux femmes. L'&#233;quipe du service &#201;coute Brunehaut, compos&#233;e de trois &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es et une psychologue, accompagne et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Lille, l'association Solfa, tout comme ses partenaires, a vu augmenter les demandes d'accompagnement de femmes victimes. Mais les moyens pour y r&#233;pondre ne suivent pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#201;coute Brunehaut, bonjour ! &#187;&lt;/i&gt; Le t&#233;l&#233;phone vient de sonner dans le bureau occup&#233; par l'une des &#233;quipes de Solfa (Solidarit&#233; Femmes Accueil), association lilloise luttant depuis 1947 contre les violences faites aux femmes. L'&#233;quipe du service &#201;coute Brunehaut, compos&#233;e de trois &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es et une psychologue, accompagne et oriente les femmes victimes de violences conjugales. Apr&#232;s une premi&#232;re prise de contact par t&#233;l&#233;phone, les rendez-vous, quelquefois uniques, souvent r&#233;guliers, permettent d'abord &#224; la victime d'&#234;tre &#233;cout&#233;e et de travailler sur la violence qu'elle a subie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On va d&#233;construire le discours de Monsieur, d&#233;culpabiliser la victime et identifier le cycle de la violence &#187;&lt;/i&gt;, indique Sophie, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en cours de VAE. Reconna&#238;tre les diff&#233;rents types de violences, &#233;galement : certaines femmes, notamment celles qui ne subissent pas de violence physique, ont du mal &#224; s'identifier comme victime. La violence &#233;conomique, par privation des moyens ou travail forc&#233;, ou les violences sexuelles au sein du couple sont des formes de violences qui, sans accompagnement par des professionnels, peuvent &#234;tre minimis&#233;es par la victime, son entourage, et m&#234;me des professionnels accompagnants non form&#233;s aux violences faites aux femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;couter, accompagner&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la victime souhaite quitter le domicile conjugal, elle peut pr&#233;parer son d&#233;part aupr&#232;s des professionnelles. Car quitter le foyer d'un conjoint violent ne s'improvise pas. Il faut penser &#224; r&#233;cup&#233;rer les papiers importants, savoir o&#249; aller, organiser la fuite des enfants, pr&#233;voir des bagages,&#8239;etc. Tout cela sans &#233;veiller les soup&#231;ons. &lt;i&gt;&#171; Si Monsieur sent qu'il se passe quelque chose, il peut y avoir une augmentation des violences. C'est un moment tr&#232;s tendu. Il y a souvent plusieurs d&#233;parts avant le d&#233;part d&#233;finitif. &#187;&lt;/i&gt; Un d&#233;part rendu plus complexe lorsque la victime est en situation administrative pr&#233;caire. Les violences conjugales concernent toutes les classes sociales, mais les outils mobilisables pour y &#233;chapper sont in&#233;galement r&#233;partis. Certaines victimes sont sans revenus, sans papiers, sans r&#233;seau familial, ce qui ne fait que renforcer l'emprise de leur conjoint : &lt;i&gt;&#171; Si la victime n'a pas de papiers, au niveau juridique, au niveau h&#233;bergement, on est souvent coinc&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnelles accompagnent &#233;galement les victimes sur le plan juridique. La demande de divorce, l'organisation de la garde des enfants, la demande de versement de la pension alimentaire entra&#238;nent des d&#233;marches longues et complexes qui n&#233;cessitent souvent le soutien de l'&#233;quipe. L&#224; encore, certaines femmes sont davantage expos&#233;es. En communication t&#233;l&#233;phonique avec une dame dont la proc&#233;dure de divorce touche &#224; sa fin, Sophie tente d'identifier sa demande : &lt;i&gt;&#171; Vous avez le papier d&#233;finitif du divorce et vous voulez qu'on prenne rendez-vous pour qu'on le lise ensemble, c'est bien &#231;a ? OK, j'ai de la place jeudi, &#231;a vous va ? &#187;&lt;/i&gt; Sophie raccroche. &lt;i&gt;&#171; Elle ne sait pas lire, cette dame. Forc&#233;ment &#231;a complique tout. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre &#233;tape-clef, le d&#233;p&#244;t de plainte. La compilation de t&#233;moignages recueillis par les militantes f&#233;ministes du groupe F, publi&#233;e d&#233;but avril sous le &lt;i&gt;mot-di&#232;se&lt;/i&gt; #PayeTaPlainte, r&#233;v&#232;le de nombreux cas de moqueries, banalisation du viol ou refus de prendre la plainte lorsqu'une victime se pr&#233;sente devant les services de police. Afin d'&#233;viter ces &#233;cueils, l'&#233;quipe de Brunehaut peut accompagner la victime, si elle le souhaite, au commissariat ou &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2682 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH636/screenshot_25-6-940ab.png?1694042250' width='500' height='636' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re &#233;tape qui m&#232;ne parfois jusque devant les tribunaux. Au t&#233;l&#233;phone, Sophie est en communication avec une dame dont l'ex-conjoint sera bient&#244;t jug&#233; aux assises. Les questions se bousculent, elle se demande comment va se d&#233;rouler le proc&#232;s, si son avocate est vraiment comp&#233;tente et quelle sera la peine de son ex-conjoint. &lt;i&gt;&#171; L&#224;, faut pas me laisser &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che la victime, visiblement tr&#232;s pr&#233;occup&#233;e. Sophie la rassure : &lt;i&gt;&#171; On vous a dit qu'on vous accompagnerait et on sera l&#224;. En attendant essayez de vous reposer, m&#234;me si je sais que ce n'est pas facile. Prenez soin de vous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se donner des moyens pour la suite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au quotidien, le service a-t-il &#233;t&#233; impact&#233; par l'effet m&#233;diatique de d&#233;nonciation des violences sexuelles, notamment via les mots-di&#232;se #MeToo, #BalanceTonPorc et le plus r&#233;cent #PayeTaPlainte ? M&#234;me s'il convient de se garder de toute explication mono-factorielle, les statistiques du service &#201;coute Brunehaut font de fait appara&#238;tre une augmentation significative des appels en octobre et novembre 2017, p&#233;riode o&#249; Facebook et Twitter &#233;taient inond&#233;s de t&#233;moignages de victimes, dans la continuit&#233; de l'affaire Weinstein. 109 victimes ont appel&#233; le service en octobre et 122 en novembre, contre 71 et 57 sur la m&#234;me p&#233;riode en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Delphine Beauvais, directrice du p&#244;le Violences faites aux femmes de l'association Solfa, le confirme : &lt;i&gt;&#171; Oui, il y a eu un impact sur les activit&#233;s des associations. Le 3 919, num&#233;ro d'appel national, a re&#231;u 30&#8239;% d'appels suppl&#233;mentaires. Sauf qu'aucun moyen suppl&#233;mentaire n'a &#233;t&#233; allou&#233;. Donc ces appels sont rest&#233;s sans r&#233;ponse. Des &#233;l&#233;ments ont &#233;t&#233; amorc&#233;s au niveau politique sur le harc&#232;lement de rue, sur les violences sexuelles,&#8239;etc. Mais comment fait-on pour que nous soyons en capacit&#233; d'absorber ce flot et cette conscientisation du probl&#232;me ? Qu'on s'interroge sur les violences, sur le patriarcat, c'est bien. Il ne faut jamais cesser de s'interroger l&#224;-dessus. Mais il faut des moyens derri&#232;re, sinon &#231;a va faire flop. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de l'&#201;chapp&#233;e, association sp&#233;cialis&#233;e dans l'&#233;coute de personnes victimes de violences sexuelles, &#233;galement implant&#233;e &#224; Lille, le constat est similaire. &lt;i&gt;&#171; On a eu une augmentation des appels. Parmi les nouvelles personnes accompagn&#233;es, certaines avaient eu effectivement des retours de souvenirs, ou s'&#233;taient reconnues dans les t&#233;moignages publi&#233;s sur les r&#233;seaux &#187;&lt;/i&gt;, indique Charlotte, l'une des &#233;coutantes de l'association, intervenante sociale de formation. Mais face &#224; cette augmentation de la demande, les moyens ne suivent pas : &lt;i&gt;&#171; Nous ne sommes que deux &#233;coutantes &#224; temps partiel. Les d&#233;lais sont de plus en plus longs pour avoir un rendez-vous. On a m&#234;me d&#251; prendre la d&#233;cision d'attendre avant d'accueillir de nouvelles personnes, car notre agenda est satur&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans &#234;tre le seul facteur d'explication, le mouvement de lib&#233;ration de la parole des femmes a sans doute apport&#233; une meilleure visibilit&#233; aux violences faites aux femmes dans leur globalit&#233;, en s'&#233;cartant du seul prisme des violences conjugales. &lt;i&gt;&#171; La fa&#231;ade des violences faites aux femmes reste la question des violences conjugales, avec des temps forts, des chiffres annonc&#233;s tous les ans,&#8239;etc.&lt;/i&gt;, observe Delphine Beauvais. Mais elles ne doivent pas occulter l'ensemble des violences dont sont victimes les femmes justement parce qu'elles sont femmes. Les violences conjugales sont d&#233;j&#224; invisibles, &lt;i&gt;mais les violences faites aux femmes peut-&#234;tre encore plus. La lesbophobie, les mutilations sexuelles, l'esclavage moderne&#8230; Ce qui est hallucinant, c'est que des gens disent encore que &#231;a n'existe pas ! Je voudrais leur dire : venez &#233;couter les femmes que l'on re&#231;oit dans nos services&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors comment faire pour que ce mouvement ne retombe pas, pour que l'amorce de conscientisation ait des effets durables sur la lutte contre les violences faites aux femmes ? Du c&#244;t&#233; des professionnelles lilloises, &#224; l'&#201;chapp&#233;e comme &#224; Solfa, deux propositions dominent : l'augmentation des moyens financiers et le d&#233;veloppement de la formation et de la sensibilisation. &lt;i&gt;&#171; Il faut sensibiliser en priorit&#233; ceux qui sont en premi&#232;re ligne les professionnels du m&#233;dical, du social, de la justice, de l'administration&lt;/i&gt;, pr&#233;conise Delphine Beauvais. &lt;i&gt;Ensuite, c'est une conscience citoyenne qu'il faut d&#233;velopper. C'est un probl&#232;me qui n'est plus priv&#233; mais soci&#233;tal, un probl&#232;me politique qui doit &#234;tre pris en charge par la soci&#233;t&#233; et non par quelques militantes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Ernestine Ronai &#8226; Permettre la parole</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Entretien-avec-Ernestine-Ronai-o-Permettre-la-parole</link>
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		<dc:date>2018-05-15T09:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ernestine Ronai est convaincue de la place capitale des travailleurs sociaux dans le combat contre les violences faites aux femmes. La question de la formation des professionnels est centrale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au sein de l'observatoire des violences envers les femmes, vous d&#233;veloppez un travail important sur la formation des professionnels du social&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs sociaux sont extr&#234;mement importants dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Dans leur formation initiale, cette question n'est pas (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ernestine Ronai est convaincue de la place capitale des travailleurs sociaux dans le combat contre les violences faites aux femmes. La question de la formation des professionnels est centrale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2683 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH166/screenshot_26-6-af234.png?1694042250' width='500' height='166' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au sein de l'observatoire des violences envers les femmes, vous d&#233;veloppez un travail important sur la formation des professionnels du social&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux sont extr&#234;mement importants dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Dans leur formation initiale, cette question n'est pas toujours abord&#233;e. Or de mon point de vue, dans leur carri&#232;re, c'est sans doute le probl&#232;me qu'ils vont rencontrer le plus souvent. Si une femme vient demander de l'aide pour une demande de logement, pour une aide financi&#232;re, pour une dette de loyer ou d'EDF, dans les causes possibles, il y a la perte d'un emploi et il y a les violences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que nous pr&#233;conisons, au sein de la MIPROF, c'est d'inclure dans la formation initiale et continue le questionnement syst&#233;matique. Personne n'ayant la t&#234;te de l'emploi, les femmes victimes de violences &#233;tant dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, si on ne pose pas la question on ne peut pas le savoir. On a souvent dit aux femmes &lt;i&gt;&#171; osez en parler, brisez le silence &#187;&lt;/i&gt;. Or c'est &#224; nous, les professionnels, d'oser en parler, de permettre aux femmes de r&#233;v&#233;ler les violences dont elles sont victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les outils mobilisables par les travailleurs sociaux pour mieux d&#233;tecter les violences et accompagner les femmes victimes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier, c'est donc le questionnement syst&#233;matique. Si on est seule avec une femme, on pose la question : &lt;i&gt;&#171; Avez-vous, dans votre enfance, dans votre famille, au travail ou ailleurs, &#233;t&#233; victime de violences ? &#187;&lt;/i&gt; L'Observatoire des violences envers les femmes a publi&#233; un guide &#224; destination des professionnels, qui s'appelle &lt;i&gt;Comment avez-vous su ?&lt;/i&gt;, disponible en ligne (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand j'&#233;tais psychologue scolaire, un jour je propose &#224; une maman d'inscrire sa fille au centre de loisirs. Quand je lui dis que c'est payant, elle me r&#233;pond que &#231;a ne va pas &#234;tre possible. Et je savais que cette femme &#233;tait comptable. On sait que les femmes victimes peuvent &#234;tre priv&#233;es de leurs moyens &#233;conomiques. Je lui demande : &lt;i&gt;&#171; &#202;tes-vous victime de violences ? &#187;&lt;/i&gt; Et elle me r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; Comment avez-vous su ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons aussi d&#233;velopp&#233; d'autres outils (3) : le kit Anna, sur le questionnement syst&#233;matique, le kit Elisa sur les violences sexuelles v&#233;cues dans l'enfance, et le kit Tom et L&#233;na qui aborde l'impact des violences conjugales sur les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les principaux &#233;cueils &#224; &#233;viter quand on re&#231;oit une femme victime de violences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, on a peur de faire mal en posant la question. Si la dame se met &#224; pleurer, on va se dire &#171; je lui fais mal. &#187; Pas du tout. Elle avait mal avant, et en parlant elle va pouvoir se reconnecter avec ses &#233;motions, elle va pouvoir s'en sortir en mettant des mots dessus. Victor Hugo disait &lt;i&gt;&#171; Qui d&#233;livre les mots d&#233;livre la pens&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. C'est une citation qui me pla&#238;t beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, dans le travail social, on a longtemps pens&#233; qu'il fallait attendre la demande et y r&#233;pondre. Or, avec le questionnement syst&#233;matique, je vais au-devant de la demande. Je dis &lt;i&gt;&#171; Ici, dans ce lieu, il y a un ou une professionnel.le capable de vous entendre et qui va vous aider. &#187;&lt;/i&gt; Si je mets une affiche dans mon bureau ou ma salle d'attente, j'indique qu'ici on peut parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela implique que les professionnels soient form&#233;s au rep&#233;rage syst&#233;matique et &#224; la connaissance des strat&#233;gies de l'agresseur, pour que ma strat&#233;gie de professionnel aille &#224; l'encontre de la strat&#233;gie de l'agresseur. Il faut aussi travailler &#224; la constitution d'un r&#233;seau de partenaires pour orienter la victime vers les professionnels comp&#233;tents (psychotraumatologue, associations de femmes luttant contre les violences conjugales, avocats,&#8239;etc.) Les professionnels doivent &#234;tre form&#233;s au psychotraumatisme, pour comprendre l'attitude des femmes. Si elle est nerveuse, si elle raconte ce qui lui est arriv&#233; de mani&#232;re floue, si elle parle d'elle comme s'il ne s'agissait pas d'elle, si elle pose sa plainte puis la retire, ce n'est pas parce qu'elle est ambivalente, c'est parce qu'elle est sous emprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#233;galement que les professionnels sachent quoi dire. Il y a trois choses tr&#232;s simples &#224; dire : &lt;i&gt;&#171; Vous n'y &#234;tes pour rien, l'agresseur est le seul responsable. La violence est inacceptable et punie par la loi. Je vais vous aider. &#187;&lt;/i&gt; Si je connais ces phrases-l&#224;, je vais me sentir &#224; l'aise pour en parler et je vais trouver des r&#233;ponses aupr&#232;s des partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre &#233;cueil peut appara&#238;tre si par exemple vous avez travaill&#233; pendant deux mois pour trouver une solution de logement &#224; une femme, et elle vient vous dire &#171; non merci &#187;, car son agresseur, dans une phase de r&#233;mission, est redevenu agr&#233;able. &#192; ce moment-l&#224; vous risquez de vous dire qu'elle exag&#232;re. Cela peut rendre les professionnels agressifs, je le sais, j'en ai fait l'exp&#233;rience. Mais si je d&#233;cide pour elle, je joue le r&#244;le de l'agresseur. Les professionnels doivent &#234;tre form&#233;s au cycle de la violence : tension/agression/justification/r&#233;mission. Au moment de la phase de tension et d'agression, la victime est accessible. Au moment de la r&#233;mission, plus du tout. Il faut accepter que ce soit elle qui d&#233;cide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous les travailleurs sociaux sont-ils concern&#233;s par les violences faites aux femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les professionnels en lien avec des femmes sont concern&#233;s, a fortiori les travailleurs sociaux car ils sont aux confins des demandes sociales et de la protection de l'enfance. On peut traiter le probl&#232;me pr&#233;cis, une femme venant demander de l'aide pour payer son loyer par exemple. Mais si je ne pose pas la question des violences, je vais donner une aide, Monsieur va garder l'argent et le probl&#232;me reviendra. Poser un diagnostic juste permet une meilleure prise en charge. On les aidera beaucoup plus si on les accompagne sur la violence plut&#244;t que sur une aide financi&#232;re. C'est &#231;a qu'il faut penser et accepter de penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la r&#233;action des professionnels lorsque vous les formez aux violences faites aux femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral les professionnels sont tr&#232;s r&#233;ceptifs, int&#233;ress&#233;s et heureux d'avoir des &#233;l&#233;ments de compr&#233;hension. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, ils ont pris conscience de l'ampleur des violences et des d&#233;g&#226;ts caus&#233;s sur les femmes et les enfants. Donc ils ont envie d'&#234;tre form&#233;s pour &#234;tre meilleurs dans leur accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la formation est centrale, notamment pour les professionnels de la protection de l'enfance. Si je consid&#232;re que les enfants comme co-victimes des violences de Papa sur Maman, il faut que j'aide &#224; prot&#233;ger Maman pour qu'elle soit en capacit&#233; de prot&#233;ger ses enfants. En ce sens, le signalement n'est pas forc&#233;ment la solution. Si je m'occupe de l'enfant et que je n'aide pas la dame, cela va augmenter chez l'enfant les risques de fugue, les risques d'insomnies, de refus d'alimentation,&#8239;etc. Alors que si j'aide cette dame &#224; &#234;tre prot&#233;g&#233;e, j'aide les enfants &#224; retrouver un climat de s&#233;curit&#233;. Cela implique d'avoir pens&#233; la violence. Je l'aide &#224; reprendre sa place de m&#232;re, que l'agresseur lui a retir&#233; en la d&#233;valorisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel regard portez-vous sur le r&#233;cent mouvement de lib&#233;ration de la parole des femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est nouveau, c'est que les femmes ont pris la parole et que la soci&#233;t&#233; les a entendues. Elles ont souvent pris la parole avant, mais sans &#234;tre entendues. Il y a eu un effet de masse, du fait des r&#233;seaux sociaux : on a r&#233;alis&#233; que ce n'&#233;tait pas un probl&#232;me individuel mais un probl&#232;me de soci&#233;t&#233;. Les femmes ne se sentent plus seules et la soci&#233;t&#233; change de regard, pour moi c'est formidable. Tout le monde doit prendre conscience des violences subies et la honte doit changer de camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Mission interminist&#233;rielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des &#234;tres humains.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2r4QgIy&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/2r4QgIy&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/1kSXVFc&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/1kSXVFc&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des violences et des m&#233;dias</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-violences-et-des-medias</link>
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		<dc:date>2008-10-30T21:43:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>903</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si les hommes ont toujours montr&#233; des comp&#233;tences pour se porter mutuellement secours, ils ont tout autant su construire des relations bas&#233;es sur l'agression r&#233;ciproque, chacun &#233;tant &#224; la fois &#224; la merci des autres et susceptible de les agresser. Toutes ces violences ne font pas que meurtrir les individus et fragiliser la soci&#233;t&#233;&#8230; elles nourrissent aussi les m&#233;dias. L'auteur commence par nous plonger dans un &#233;pisode qui montre comment la presse peut se montrer, &#224; un si&#232;cle d'&#233;cart, &#233;tonnamment (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2632-e65d6.jpg?1694404571' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si les hommes ont toujours montr&#233; des comp&#233;tences pour se porter mutuellement secours, ils ont tout autant su construire des relations bas&#233;es sur l'agression r&#233;ciproque, chacun &#233;tant &#224; la fois &#224; la merci des autres et susceptible de les agresser. Toutes ces violences ne font pas que meurtrir les individus et fragiliser la soci&#233;t&#233;&#8230; elles nourrissent aussi les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur commence par nous plonger dans un &#233;pisode qui montre comment la presse peut se montrer, &#224; un si&#232;cle d'&#233;cart, &#233;tonnamment r&#233;p&#233;titive. Nous sommes entre 1890 et 1914 : des bandes de jeunes d&#233;linquants, surnomm&#233;s les &#171; apaches &#187; pour leur sauvagerie, font r&#233;gner un climat de violence. Une certaine presse se d&#233;cha&#238;ne alors, en appelant au vote de lois r&#233;pressives et en mettant en cause le laxisme de l'Etat et la d&#233;mission des familles. La seule diff&#233;rence qui s&#233;pare nos propres journaux de leurs anc&#234;tres, c'est une certaine euph&#233;misation des propos. Il y a un si&#232;cle, les journalistes n'h&#233;sitaient pas &#224; condamner le &#171; stupide esprit de sensiblerie humanitaire &#187; et le &#171; respect absurde de la dignit&#233; humaine &#187; qui emp&#234;chent d'armer le bras de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains de leurs descendants se contentent juste de le penser tr&#232;s fort, tout en spectacularisant les violences urbaines et amplifiant le sentiment d'ins&#233;curit&#233;. Mais pas plus hier qu'aujourd'hui, les m&#233;dias ne sont uniformes. Le journal L'Aurore fit, en 1910, son mea-culpa : &#171; Si les apaches sont les rois du jour, c'est nous qui l'avons voulu. &#187; Et d'&#233;tablir une corr&#233;lation entre l'app&#233;tit voyeuriste des lecteurs, la responsabilit&#233; des journaux dans la surm&#233;diatisation des faits divers et l'empressement des jeunes d&#233;linquants &#224; donner mati&#232;re &#224; remplir les rubriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle Garcin-Marrou ne se contente pas de plusieurs exercices comparatifs r&#233;v&#233;lateurs. Elle nous propose aussi une grille de lecture philosophique d'une grande pertinence. Deux penseurs ont th&#233;oris&#233; la place de l'Etat dans la soci&#233;t&#233;. Pour l'anglais Thomas Hobbes (1588-1679), la fin de la guerre de tous contre tous ne peut intervenir que par le renoncement de la libert&#233; de chacun, au profit d'un souverain au pouvoir absolu, garant de la s&#233;curit&#233; de tous et seul &#224; m&#234;me de d&#233;finir le bien et le mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le n&#233;erlandais Baruch Spinoza (1632-1677), cet Etat n'est l&#233;gitime qu'en tant qu'il est pl&#233;biscit&#233; par les citoyens qui le composent et qui gardent donc le droit inali&#233;nable de critique &#224; son &#233;gard. On retrouve dans la presse cette r&#233;f&#233;rence hobbesienne, quand elle renvoie les jeunes d&#233;linquants au registre de l'animalit&#233; ou de la transgression irr&#233;ductible &#224; la vie en soci&#233;t&#233; et qu'elle requi&#232;re contre eux une r&#233;pression sans aucune tentative de compr&#233;hension. On y retrouve la r&#233;f&#233;rence spinozienne, quand elle pr&#233;conise certes que l'Etat garantisse la paix entre ses citoyens, mais quand elle tente aussi de comprendre les motivations des comportements de d&#233;sob&#233;issance et qu'elle cherche &#224; resituer les responsabilit&#233;s sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2007 (283 p. ; 24,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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