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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; L'&#233;valuation permet de prendre du recul par rapport au quotidien &#187;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Nicolas Auvray, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans l'association Marie Moreau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment l'&#233;quipe &#233;ducative a-t-elle accueilli le projet mis en &#339;uvre par la direction de l'association ? La d&#233;marche d'&#233;valuation, &#224; son d&#233;but, a &#233;t&#233; assez mal per&#231;ue par l'ensemble de l'&#233;quipe pluridisciplinaire de l'ITEP. Le terme m&#234;me d'&#233;valuation &#233;tait v&#233;cu un peu de mani&#232;re inquisitrice et faisait ressortir certaines craintes : qui va-t-on &#233;valuer ? Est-il possible d'&#233;valuer notre travail avec la multitude de r&#233;alit&#233;s auquel (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Nicolas Auvray, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans l'association Marie Moreau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment l'&#233;quipe &#233;ducative a-t-elle accueilli le projet mis en &#339;uvre par la direction de l'association ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche d'&#233;valuation, &#224; son d&#233;but, a &#233;t&#233; assez mal per&#231;ue par l'ensemble de l'&#233;quipe pluridisciplinaire de l'ITEP. Le terme m&#234;me d'&#233;valuation &#233;tait v&#233;cu un peu de mani&#232;re inquisitrice et faisait ressortir certaines craintes : qui va-t-on &#233;valuer ? Est-il possible d'&#233;valuer notre travail avec la multitude de r&#233;alit&#233;s auquel il renvoie ? Comment faire rentrer notre pratique dans des cases ? Que va-t-il se passer pour nous si l'&#233;valuation est n&#233;gative ? Quelle est la philosophie qui se cache derri&#232;re ce projet ? &#192; quoi, &#224; qui vont servir ces donn&#233;es ? Le champ social va-t-il &#234;tre manag&#233; &#224; la mani&#232;re du monde commercial ? Est-ce que nous serons bient&#244;t soumis &#224; une obligation de r&#233;sultat ? Les premiers temps de r&#233;unions ont fait ressurgir de vieux r&#233;flexes protectionnistes o&#249; les id&#233;aux humanistes &#233;taient en jeu. D'un point de vue &#233;conomique, la d&#233;marche d'&#233;valuation &#233;tait mieux per&#231;ue car tout le monde ou presque s'entendait pour dire qu'il fallait de la transparence dans la gestion financi&#232;re des &#233;tablissements sociaux et m&#233;dico-sociaux. Utilisons-nous l'argent qui nous est confi&#233; &#224; bon escient ? O&#249; vont les deniers publics ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce questionnement s'est-il transform&#233; en r&#233;sistance active ou passive, ou bien a-t-il &#233;volu&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de r&#233;flexion se poursuivant, les points de vue ont &#233;volu&#233;. M&#234;me si l'&#233;quipe a toujours gard&#233; &#224; l'esprit de ne pas vouloir faire le jeu des approches cibl&#233;es, pr&#233;dictives et normatives ch&#232;res &#224; l'id&#233;ologie politique s&#233;curitaire du moment (d&#233;pistage, fichage, pointage, comptage&#8230;), chacun a commenc&#233; &#224; percevoir l'int&#233;r&#234;t d'une telle d&#233;marche. L'&#233;valuation permet de prendre du recul par rapport au quotidien, &#224; l'op&#233;rationnel de tous les jours et oblige &#224; r&#233;fl&#233;chir sur le projet institutionnel et &#224; se rappeler nos intentions pour la personne accueillie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, l'id&#233;e n'est pas d'&#233;valuer l'usager, le professionnel ou le r&#233;sultat, mais la d&#233;marche : quels moyens l'institution met en &#339;uvre pour r&#233;aliser ce qu'elle a annonc&#233; ? C'est une &#233;valuation qui porte sur les moyens, sur la mani&#232;re d'agir. Paradoxalement, pendant les temps d'&#233;changes sur le projet, c'est l'&#233;quipe qui tendait &#224; d&#233;vier sa r&#233;flexion sur l'&#233;valuation du r&#233;sultat alors que c'est ce qu'elle craignait. La culture du r&#233;sultat est finalement bien ancr&#233;e dans l'inconscient des &#233;quipes &#233;ducatives et p&#233;dagogiques et le consultant ext&#233;rieur n'a eu de cesse de recentrer notre r&#233;flexion autour des moyens. Ce fut un v&#233;ritable travail de d&#233;construction et de reconstruction-coconstruction autour du projet d'&#233;tablissement et de nos pratiques, pour finalement aboutir &#224; notre propre cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au final, quel regard portez-vous sur cette d&#233;marche ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est lors de la premi&#232;re &#233;valuation interne que l'&#233;quipe a mis tout son sens aux nombreuses heures de r&#233;unions pass&#233;es autour du projet d'&#233;valuation. En effet, au terme de cette premi&#232;re boucle, nous avons pu d&#233;gager nos points faibles sans attendre que notre action &#233;ducative et p&#233;dagogique bute dessus dans le quotidien. Car ce n'est pas seulement une d&#233;marche d'&#233;valuation, c'est aussi un travail d'am&#233;lioration continue. Nous avons pu cerner les points &#224; am&#233;liorer et envisager des actions concr&#232;tes pour les corriger, &#224; diff&#233;rents niveaux. Le projet n'est pas fig&#233; et est amen&#233; &#224; &#233;voluer r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, au cours de cette auto-&#233;valuation, nous avons pu faire ressortir les points forts de notre action. Par cons&#233;quent, ce projet est extr&#234;mement valorisant &#224; l'ext&#233;rieur de l'institution, aupr&#232;s de nos partenaires. Nous sommes en capacit&#233; de dire concr&#232;tement ce que nous faisons pour arriver &#224; ce vers quoi on tend. Notre travail de r&#233;flexion pla&#238;t manifestement aupr&#232;s des instances de tutelle et cette reconnaissance fort appr&#233;ciable quand elle fait cruellement d&#233;faut au quotidien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Chacun s'inspire des avanc&#233;es de son voisin et s'en trouve stimul&#233; &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Chacun-s-inspire-des-avancees-de-son-voisin-et-s-en-trouve-stimule</link>
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		<dc:subject>902</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Didier Mah&#233;, directeur g&#233;n&#233;ral de l'association. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont, de votre point de vue, les crit&#232;res de r&#233;ussite de la d&#233;marche que vous avez initi&#233;e ? J'en vois plusieurs. Il y a d'abord le sens qu'on y donne. Par sens, j'entends la direction et la signification impuls&#233;es. Il faut que chaque acteur de l'association sente qu'on r&#233;fl&#233;chit &#224; ce qu'on fait ensemble et pourquoi on le fait. Il faut ensuite que l'instance de gouvernance de l'association, le conseil d'administration et son pr&#233;sident, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Didier Mah&#233;, directeur g&#233;n&#233;ral de l'association.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont, de votre point de vue, les crit&#232;res de r&#233;ussite de la d&#233;marche que vous avez initi&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en vois plusieurs. Il y a d'abord le sens qu'on y donne. Par sens, j'entends la direction et la signification impuls&#233;es. Il faut que chaque acteur de l'association sente qu'on r&#233;fl&#233;chit &#224; ce qu'on fait ensemble et pourquoi on le fait. Il faut ensuite que l'instance de gouvernance de l'association, le conseil d'administration et son pr&#233;sident, valide le projet et donne l'exemple. Il faut encore un pilote qui soit garant de l'op&#233;rationnalit&#233; de la d&#233;marche et de son articulation : c'est mon r&#244;le de dirigeant. Mais il est tout autant n&#233;cessaire de faire intervenir un tiers m&#233;diateur charg&#233; &#224; la fois de d&#233;cristaliser les probl&#232;mes de pouvoir et de faire accoucher l'op&#233;ration, ce que ne peut faire directement un directeur trop impliqu&#233; dans sa fonction de direction : c'est la fonction du consultant. Le premier relais &#224; mobiliser est celui des fonctions d'encadrement : responsables de sites, cadres interm&#233;diaires, cadres fonctionnels. Mais rien ne pourra se faire sans entra&#238;ner les personnels dans une dynamique d'appropriation, ce qui sous-entend des processus d'assimilation et de transformation par les diff&#233;rents acteurs. En outre, on ne peut engager une telle d&#233;marche sans prendre le temps n&#233;cessaire, ni garantir la continuit&#233; de son d&#233;roulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les effets positifs que vous identifiez &#224; terme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier effet positif est certainement l'esprit de changement et d'innovation qui r&#232;gne dans l'association. J'en veux pour preuve les modifications qui ont &#233;t&#233; effectu&#233;es au secr&#233;tariat concernant la confidentialit&#233; des dossiers des usagers, avant m&#234;me que la d&#233;marche n'arrive &#224; son terme. Le protocole mis au point garantit dor&#233;navant leur confidentialit&#233;, comme l'atteste la derni&#232;re inspection de la DDASS. L'autre cons&#233;quence positive importante est l'effet miroir entre les diff&#233;rents cadres de direction. Chacun s'inspire des avanc&#233;es de son voisin et s'en trouve stimul&#233;. Il y a aussi un r&#233;sultat non n&#233;gligeable : celui de la transparence des actions entreprises. Tous les acteurs poss&#232;dent les m&#234;mes informations. Derni&#232;re dimension, mais pas la moindre : l'effet sur les instances de contr&#244;le qui, parce que nous sommes visibles et lisibles, nous font une grande confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8230; et les effets n&#233;gatifs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous sommes heurt&#233;s &#224; une certaine r&#233;sistance au sein du personnel. Ce n'est pas simple de se remettre en cause, ni de rendre visible sa pratique, encore moins de partager son r&#233;f&#233;rentiel. Mais la d&#233;marche de projet ne peut fonctionner que si les diff&#233;rents acteurs (personnel, usagers, administrateurs) acceptent de l'investir ensemble. J'&#233;voquais &#224; l'instant parmi les facteurs de r&#233;ussite, l'appropriation. Cela implique d'un c&#244;t&#233; la compr&#233;hension et l'assimilation de ce qui se met en place et de l'autre l'acceptation du changement et la mise en &#339;uvre de la transformation. Il faut prendre en compte les r&#233;sistances, afin d'essayer de les d&#233;passer. Car sans la participation active des acteurs, la d&#233;marche d'am&#233;lioration continue ne peut vivre. A constater le r&#233;sultat obtenu, je pense que l'on r&#233;ussit &#224; convaincre et &#224; cheminer ensemble sans laisser trop de monde sur le bord du chemin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'&#233;valuation des pratiques, une question de m&#233;thode</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-evaluation-des-pratiques-une-question-de-methode</link>
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		<dc:date>2008-10-23T14:50:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
		<dc:subject>902</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; la loi, tous les &#233;tablissements du social et du m&#233;dico-social auraient d&#233;j&#224; d&#251; proc&#233;der &#224; une &#233;valuation. On en est loin tant les r&#233;ticences sont grandes. Si certains consid&#232;rent l'&#233;valuation comme une chance pour l'action des professionnels d'autres y voient plut&#244;t une menace. Exemple de l'association Marie Moreau qui, en privil&#233;giant la d&#233;marche participative et en se concentrant sur les moyens mis en &#339;uvre, a su f&#233;d&#233;rer les &#233;nergies et lever les r&#233;ticences. &lt;br class='autobr' /&gt;
La loi du 2 janvier 2002 r&#233;novant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; la loi, tous les &#233;tablissements du social et du m&#233;dico-social auraient d&#233;j&#224; d&#251; proc&#233;der &#224; une &#233;valuation. On en est loin tant les r&#233;ticences sont grandes. Si certains consid&#232;rent l'&#233;valuation comme une chance pour l'action des professionnels d'autres y voient plut&#244;t une menace. Exemple de l'association Marie Moreau qui, en privil&#233;giant la d&#233;marche participative et en se concentrant sur les moyens mis en &#339;uvre, a su f&#233;d&#233;rer les &#233;nergies et lever les r&#233;ticences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi du 2 janvier 2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale fait obligation aux &#233;tablissements et services de proc&#233;der, au moins tous les cinq ans, &#224; une &#233;valuation interne, et au moins tous les sept ans et deux ans avant la date de renouvellement de l'autorisation, &#224; une &#233;valuation externe. L'ann&#233;e 2007 s'est achev&#233;e sans que tous les &#233;tablissements aient rempli cette premi&#232;re obligation d'&#233;valuation interne, loin de l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains ont proc&#233;d&#233; &#224; un travail tr&#232;s formaliste. D'autres se sont enferr&#233;s dans une d&#233;marche dont ils ne savent plus trop comment sortir. D'autres encore ont su mettre &#224; profit cette contrainte pour cr&#233;er une v&#233;ritable dynamique d'ouverture, en r&#233;ussissant &#224; interpeller les pratiques et &#224; questionner les modes de fonctionnement. Cette diversit&#233; est en grande partie li&#233;e aux r&#233;sistances et aux r&#233;ticences d'un milieu professionnel peu pr&#233;par&#233;, voire hostile, &#224; la logique de l'&#233;valuation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une pratique non mesurable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche d'&#233;valuation a effectivement bien mauvaise presse dans notre secteur. Elle se heurte &#224; la conviction qu'un rapport d'accompagnement ou une relation clinique est &#224; chaque fois unique, car s'adressant &#224; un sujet singulier. Aucun mod&#232;le reproductible, ni g&#233;n&#233;ralisable, ne peut &#234;tre appliqu&#233; qui ferait l'objet d'une mesure pr&#233;cise, ou d'une pr&#233;vision de r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans la pratique du travail social, l'acte rel&#232;ve beaucoup plus du talent des praticiens, de leur art, de leur subjectivit&#233;, que de l'application d'une m&#233;thodologie efficace qui en r&#233;duit la complexit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, affirme Romuald Avet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Le travail social mis &#224; mal. Le risque totalitaire &#187; Romuald Avet, EF (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; vouloir jauger l'efficience et l'efficacit&#233; de l'action engag&#233;e, &lt;i&gt;&#171; on en oublierait presque la complexit&#233; intrins&#232;que de tout rapport p&#233;dagogique ou tout simplement clinique, sa singularit&#233;, ses opacit&#233;s, ses impond&#233;rables, tout cela au profit d'un syst&#232;me de preuves de plus en plus sophistiqu&#233;, impliquant la m&#233;fiance et la peur du risque, au seul service de la nouvelle rationalit&#233; gestionnaire, au demeurant assez boutiqui&#232;re &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Trop de gestion tue le social. Essai sur une discr&#232;te chalandisation &#187; (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, lui r&#233;pond en &#233;cho Michel Chauvi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La messe semble donc &#234;tre dite. Peut-on imaginer entrer peu ou prou dans de telles pratiques, sans perdre son &#226;me ? Et puis&#8230; et puis, il y a des praticiens de terrain qui, confront&#233;s &#224; l'obligation que leur fait la loi, ont tent&#233; de rendre les pratiques d'&#233;valuation et la d&#233;marche qualit&#233; compatibles avec la logique du travail social et &#233;ducatif. Ils ont d&#233;cid&#233; de s'approprier la m&#233;thodologie pour en tirer ce qui pouvait &#234;tre utilisable, sans pour autant tomber dans les d&#233;rives perverses qu'on aurait pu craindre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une dynamique de changement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En avril 2005, Didier Mah&#233; est nomm&#233; directeur g&#233;n&#233;ral de l'association Marie Moreau situ&#233;e &#224; Saint-Nazaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='L'association Marie Moreau a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1959 pour g&#233;rer un IME. Depuis, elle (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'homme qui arrive alors &#224; ce poste a d&#233;j&#224; derri&#232;re lui vingt-six ann&#233;es d'exp&#233;rience de direction dans le secteur sanitaire et m&#233;dico-social, ainsi qu'une pratique de cinq ans comme expert en accr&#233;ditation de sant&#233;. Ses premiers mois d'exercice lui permettent d'&#233;valuer un besoin de r&#233;activation de la dynamique sociale au sein de l'institution. En collaboration &#233;troite avec son pr&#233;sident, il initie alors une proc&#233;dure originale qu'il refuse, d'embl&#233;e, de limiter &#224; une approche experte qui serait monopolis&#233;e par quelques cadres ou consultants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche projet qu'il propose s'inscrit dans une logique qui, tournant le dos &#224; toute subordination, veut privil&#233;gier la coordination, la d&#233;l&#233;gation, la responsabilisation et la communication des diff&#233;rents acteurs. Cette large implication concerne le conseil d'administration (qui va &#234;tre amen&#233; &#224; r&#233;&#233;crire son projet associatif), l'&#233;quipe de direction (appel&#233;e &#224; lancer et soutenir la d&#233;marche) et l'ensemble du personnel (invit&#233; &#224; s'approprier la logique &#224; l'&#339;uvre et &#224; construire), sans oublier les usagers (le conseil de vie sociale sera consult&#233; &#224; chaque &#233;tape) et les instances de contr&#244;le (inform&#233;es de l'&#233;volution du processus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix est fait, toutefois, de recruter un consultant susceptible de jouer un r&#244;le de tiers ext&#233;rieur. Celui qui est finalement s&#233;lectionn&#233; l'est, non pour sa connaissance du secteur (auquel il est totalement &#233;tranger), mais pour sa capacit&#233; de m&#233;diation, d'&#233;coute et son aptitude &#224; &#234;tre garant de la m&#233;thodologie. Il saura de sa place de candide poser les bonnes questions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;laboration des projets&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rentes instances de l'association se mettent au travail, soutenues et accompagn&#233;es par le consultant qui interviendra sur vingt journ&#233;es programm&#233;es tout au long de l'ann&#233;e 2006. Le conseil d'administration commence par r&#233;&#233;crire son projet d'association, l'articulant autour de trois axes (les valeurs, la vision et les missions) et des objectifs qu'il se fixe. Puis, vient l'&#233;tape de l'&#233;laboration du projet de chacun des &#233;tablissements et services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Didier Mah&#233; se pose d'embl&#233;e comme pilote de l'op&#233;ration et garant de l'articulation op&#233;rationnelle des objectifs du projet associatif, tout au long de son d&#233;roulement (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Chacun-s-inspire-des-avancees-de-son-voisin-et-s-en-trouve-stimule' class='spip_in'&gt;lire son interview&lt;/a&gt;). Il participe aux comit&#233;s de pilotage et d&#233;finit une trame transversale qu'il veut voir transcender tous les projets individuels des personnes accueillies dans l'association : l'accueil, l'admission, l'accompagnement, l'&#233;valuation, l'orientation vers la sortie. Chaque structure doit d&#233;cliner son projet &#224; partir des sp&#233;cificit&#233;s techniques de soins, de formation, de p&#233;dagogie, d'accompagnement social, de production etc. qui lui sont propres. Il laisse toute latitude &#224; chaque responsable de structure de concevoir, avec son &#233;quipe, le contenu et la forme de la d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de 2006, la d&#233;marche est bien engag&#233;e : le projet associatif et les projets d'&#233;tablissement sont construits et valid&#233;s. L'ann&#233;e suivante, la m&#234;me d&#233;marche participative et la m&#234;me m&#233;thodologie serviront &#224; &#233;laborer les crit&#232;res et indicateurs d'&#233;valuation, &#224; partir des objectifs &#233;nonc&#233;s dans les diff&#233;rents projets. Puis, les diff&#233;rents acteurs collecteront l'information afin qu'une premi&#232;re auto-&#233;valuation puisse &#234;tre r&#233;alis&#233;e (bilan, r&#233;gulation). Pour mieux comprendre ce qui a &#233;t&#233; imagin&#233; et con&#231;u, nous allons donner un coup de projecteur sur l'un des &#233;tablissements de l'association : l'ITEP.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;alisation des protocoles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;2007 est l'occasion d'un nouveau travail dont l'objectif est de finaliser un outil d'am&#233;lioration continue. La premi&#232;re &#233;tape va permettre de formaliser un certain nombre de proc&#233;dures, protocoles et instructions portant sur toutes les actions potentiellement men&#233;es au sein de l'&#233;tablissement, en pertinence avec le projet d'&#233;tablissement &#233;labor&#233; et mis en &#339;uvre en 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des fiches sont alors r&#233;alis&#233;es, en collaboration avec les personnes directement concern&#233;es. Elles sont avant tout un outil. &#192; ce titre, elles peuvent &#234;tre corrig&#233;es ou compl&#233;t&#233;es &#224; tout moment, pour leur permettre de coller le mieux possible &#224; la r&#233;alit&#233;. Le document final s'applique &#224; trois domaines : la prise en charge des usagers (admission et accueil, organisation des sorties, tenue des dossiers, des traitements m&#233;dicaux, gestion d'une situation de maltraitance, gestion d'une agression externe&#8230;), la qualit&#233;-securit&#233;-pr&#233;vention (gestion d'une panne de chauffage, d'un d&#233;g&#226;t des eaux, d'une alerte incendie, de l'hygi&#232;ne alimentaire&#8230;) et enfin, le management (gestion des ressources humaines, gestion administrative logistique et financi&#232;re).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de ces fiches est bien de proposer un bon ordonnancement des actes quotidiens. Certaines pr&#233;conisations semblent tomber sous le sens. Prenons l'exemple des instructions en cas de crise d'un enfant &#224; l'ITEP. La premi&#232;re consiste &#224; isoler l'int&#233;ress&#233;, afin de le s&#233;curiser. Puis, on pr&#233;conise de tenter de calmer la situation. Ce n'est que si la difficult&#233; perdure qu'un responsable sera appel&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cadrer les proc&#233;dures&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On s'interroge sur la n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er une fiche pour affirmer ce qui peut appara&#238;tre comme des banalit&#233;s. Pour autant, il arrive que dans l'affolement, on prenne les choses &#224; l'envers. La hi&#233;rarchisation ainsi propos&#233;e constitue plus un filet de s&#233;curit&#233; et une r&#233;assurance qu'un mode d'emploi rigide et contraint. &lt;i&gt;&#171; Ce qu'on attend d'un professionnel, c'est non le respect strict et &#224; la lettre d'une r&#232;gle qui s'imposerait, sans discuter, mais une r&#233;action d'abord guid&#233;e par un r&#233;flexe de bon sens, la fiche &#233;tant l&#224; plus pour l'aider que pour l'asservir &#187;&lt;/i&gt;, explique Jacques Lambert, directeur de l'ITEP. Si ces fameuses fiches d&#233;crivent des proc&#233;dures assez simples, elles interviennent aussi pour ce qui est plus complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, de la fugue. Premier r&#233;flexe demand&#233; : v&#233;rifier que l'enfant est bien parti et n'est pas dans un coin de l'&#233;tablissement. Ensuite, il est recommand&#233; de lui laisser un temps raisonnable afin de lui permettre de revenir de lui-m&#234;me. Ce n'est que plus tard qu'il faut appeler le cadre d'astreinte. Celui-ci a alors pour mission de v&#233;rifier que l'&#233;ducateur a bien rempli les points 1 et 2. Puis, il t&#233;l&#233;phone dans la famille de l'enfant pour savoir s'il n'est pas rentr&#233; chez lui. Enfin, il appelle la police pour signaler la disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque professionnel est destinataire des fiches qui le concernent directement. Ainsi, chaque &#233;ducateur sait-il ce qu'on lui demande d'accomplir quand il est confront&#233; &#224; une situation de maltraitance, &#224; un d&#233;but d'incendie ou quand il a &#224; r&#233;diger le projet personnalis&#233; d'un usager (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-evaluation-permet-de-prendre-du-recul-par-rapport-au-quotidien' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Nicolas Auvray, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers l'am&#233;lioration continue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si ces proc&#233;dures peuvent toujours &#234;tre amend&#233;es, elles restent malgr&#233; tout assez statiques. Leur &#233;laboration a permis d'entrer dans une dynamique de r&#233;flexion qui va se poursuivre d'une mani&#232;re bien plus r&#233;active au travers de la derni&#232;re &#233;tape de la d&#233;marche engag&#233;e : l'am&#233;lioration continue des pratiques, la fameuse &#187; d&#233;marche qualit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Lambert rejette l'id&#233;e d'un guide de bonnes pratiques : &lt;i&gt;&#171; Ce que nous avons cherch&#233;, ce n'est pas de d&#233;crire comment il faut faire, mais comment l'on fait. Ensuite, on v&#233;rifie si cela fonctionne bien. Si ce n'est pas le cas, on essaie de voir comment on peut am&#233;liorer. &#187;&lt;/i&gt; L'ensemble du personnel est &#233;galement associ&#233; pour d&#233;terminer les crit&#232;res de r&#233;alisation des objectifs &#233;nonc&#233;s dans le projet d&#8216;&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les aspects de la vie de l'enfant au sein de l'&#233;tablissement ont &#233;t&#233; pass&#233;s en revue. &#192; chaque item identifi&#233;, correspond toute une s&#233;rie de questions : existe-t-il une proc&#233;dure ? Quels sont les moyens mis en &#339;uvre ? Quels crit&#232;res d'&#233;valuation existent ? Quels indicateurs ont &#233;t&#233; choisis ? Comment se fait la collecte des informations permettant la v&#233;rification de la r&#233;ussite de l'objectif ? Et enfin, quel est le r&#233;sultat ? &#192; la fin de l'ann&#233;e, il est ais&#233; de mesurer la r&#233;alisation ou non des moyens ainsi list&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est l&#224; que tout peut se g&#226;ter. Prenons l'exemple du degr&#233; de socialisation atteint par les enfants. On peut le mesurer au travers du niveau d'int&#233;gration scolaire ou d'inscription dans les activit&#233;s ext&#233;rieures. Il suffit pour cela de comptabiliser le nombre d'enfants qui fr&#233;quentent des &#233;tablissements scolaires ou des clubs sportifs ou culturels en dehors de l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mesurer l'efficience&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans le cas de l'ITEP, au cours de l'ann&#233;e 2007/2008, sont-ils respectivement neuf et dix-huit enfants &#224; b&#233;n&#233;ficier de ces services. Mais que signifient ces chiffres ? Mesurent-ils l'efficacit&#233; du travail de l'&#233;quipe ou le degr&#233; de difficult&#233; que pr&#233;sente &#224; un moment donn&#233; le groupe d'enfants ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le risque serait de vouloir &#171; faire du chiffre &#187;, de chercher &#224; atteindre les objectifs pr&#233;vus, voire de les d&#233;passer, en ne tenant plus compte ni du rythme des enfants, ni de leur capacit&#233; &#224; progresser. On n'ose imaginer la pression des financeurs, r&#233;clamant toujours plus de r&#233;sultats. Mais, d'une part, l'utilisation de tels chiffres est infime au regard de la nature des crit&#232;res propos&#233;s et ce chiffrage a &#233;t&#233; propos&#233; par les personnels. D'autre part, c'est sans compter sur la capacit&#233; &#224; expliciter un travail, &#224; donner du sens aux chiffres, &#224; &#233;laborer un bilan qui ne soit pas strictement comptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;thodologie am&#232;ne &#224; rendre visible tout ce qui est mis en &#339;uvre et &#224; interroger les pratiques. Mais ce n'est qu'un outil. Et comme tout outil, il peut &#234;tre utilis&#233; &#224; bon ou &#224; mauvais escient. Il peut tout autant servir &#224; faire remonter des besoins et justifier de moyens suppl&#233;mentaires. On retrouve dans l'approche mise en &#339;uvre par l'association Marie Moreau tout ce qui peut &#224; la fois inqui&#233;ter mais aussi s&#233;duire les professionnels. Rendre enfin lisible ce qui fonctionne et ce qui manifestement ne fonctionne pas est une ambition qui peut &#234;tre fort int&#233;ressante : plut&#244;t que de travailler &#224; l'aveuglette ou &#224; l'instinct, n'y a-t-il pas des moyens de v&#233;rifier l'impact respectif de nos diff&#233;rentes pratiques ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers une appropriation ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais n'est-ce pas une utopie de croire que l'on puisse objectiver ce qui rel&#232;ve le plus souvent de l'indicible ? Cela ne va-t-il pas se transformer en cauchemar quand on nous demandera, peut-&#234;tre demain, de fournir des r&#233;sultats chiffr&#233;s de nos actions ? De toute fa&#231;on, nous n'avons plus le choix. Il nous reste soit la voie d'une r&#233;sistance passive, en refusant tout en bloc, soit celle qui consiste &#224; investir ces d&#233;marches d'am&#233;lioration continue pour y instiller du sens et du contenu &#233;ducatif, &#224; agir pour relativiser les chiffres et s'opposer &#224; la seule logique de la rationalisation des choix budg&#233;taires. Si nous sommes tenus &#224; l'obligation de moyens et non &#224; l'obligation de r&#233;sultats, peut-&#234;tre peut-on commencer &#224; &#233;valuer les moyens que nous mettons en &#339;uvre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'association Marie Moreau, les services et &#233;tablissements ont termin&#233; en 2007 leur premi&#232;re auto-&#233;valuation. Ceux qui s'adressent aux adultes ont choisi un rythme calendaire (de janvier &#224; d&#233;cembre), ceux accueillant des enfants fonctionnent sur l'ann&#233;e scolaire (de septembre &#224; juin). Chacun proc&#232;de ainsi &#224; son auto-&#233;valuation annuelle dans une d&#233;marche qui r&#233;pond &#224; la fois aux exigences externes et aux besoins de l'&#233;quipe, l'objectif &#233;tant une dynamique d'am&#233;lioration continue. On mesure l'&#233;cart entre ce qui avait &#233;t&#233; pr&#233;vu et ce qui a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; afin d'ajuster la pratique. On valorise ce qui a bien fonctionn&#233; (crit&#232;res de r&#233;ussite) et l'innovation trouve sa place au profit de la personne accueillie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Le travail social mis &#224; mal. Le risque totalitaire &#187; Romuald Avet, EF &#233;dition, 2007, (p. 48) (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-travail-social-mis-a-mal-Le-risque-totalitaire' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Trop de gestion tue le social. Essai sur une discr&#232;te chalandisation &#187; Michel Chauvi&#232;re, &#233;d. La D&#233;couverte, 2007 (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Trop-de-gestion-tue-le-social' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'association Marie Moreau a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1959 pour g&#233;rer un IME. Depuis, elle n'a cess&#233; d'&#233;voluer. Elle est aujourd'hui constitu&#233;e de six &#233;tablissements et services. D'abord, un secteur enfance : un IME (Institut m&#233;dico &#233;ducatif), un ITEP (Institut th&#233;rapeutique, &#233;ducatif et p&#233;dagogique) et un SESSAD (Service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile). Elle comporte ensuite un secteur adultes : un ESAT (Etablissement et service d'aide par le travail), un SAVS (Service d'accompagnement &#224; la vie sociale) et une r&#233;sidence services (logements accompagn&#233;s). L'association prend en compte 170 personnes, l'&#226;ge des usagers s'&#233;talant de 6 &#224; 55 ans. Elle emploie 85 salari&#233;s.&lt;br class='manualbr' /&gt;Association Marie Moreau - 40 rue du Docteur Schweitzer - 44612 Saint-Nazaire cedex. T&#233;l. 02 40 53 16 16&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;valuation des pratiques, une question de m&#233;thode</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-evaluation-des-pratiques-une-question-de-methode-9065</link>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>902</dc:subject>

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		<title>Action sociale et immigration en France</title>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
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&lt;p&gt;Dans notre pays, l'immigration constitue un objet id&#233;ologiquement satur&#233;. Les professionnels du social qui y sont confront&#233;s ne peuvent faire l'&#233;conomie des aspects historiques, &#233;conomiques, sociologiques et culturels de cette probl&#233;matique. Fa&#239;za Gu&#233;lamine nous en propose une revue de d&#233;tail, qui sans &#234;tre exhaustive n'en est pas moins approfondie. La dimension historique tout d'abord : c'est &#224; compter des ann&#233;es 1860 que la France commence &#224; accueillir des migrants sur son territoire. Le flux sera plus (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-902-" rel="tag"&gt;902&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans notre pays, l'immigration constitue un objet id&#233;ologiquement satur&#233;. Les professionnels du social qui y sont confront&#233;s ne peuvent faire l'&#233;conomie des aspects historiques, &#233;conomiques, sociologiques et culturels de cette probl&#233;matique. Fa&#239;za Gu&#233;lamine nous en propose une revue de d&#233;tail, qui sans &#234;tre exhaustive n'en est pas moins approfondie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension historique tout d'abord : c'est &#224; compter des ann&#233;es 1860 que la France commence &#224; accueillir des migrants sur son territoire. Le flux sera plus ou moins important selon les &#233;poques. De fait, depuis 1945, l'immigration a assur&#233; plus de 40 % de l'augmentation de la population, 20 % des personnes n&#233;es en France poss&#233;dent au moins un parent ou un grand-parent ayant immigr&#233; au XXe si&#232;cle. La politique migratoire s'inversera et se durcira progressivement &#224; partir de 1975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension &#233;conomique ensuite : la venue des populations &#233;trang&#232;res n'est jamais un hasard. Elle r&#233;pond toujours &#224; des imp&#233;ratifs d&#233;mographiques et/ou &#224; des besoins de main d'&#339;uvre. Ce sont les bouleversements cr&#233;&#233;s par la r&#233;volution industrielle qui ont rendu n&#233;cessaire l'afflux de salari&#233;s qui manquaient cruellement dans certains secteurs. Offre de travail d'un c&#244;t&#233;, sous-d&#233;veloppement et pauvret&#233; extr&#234;me de l'autre : rien d'&#233;tonnant, d&#232;s lors, que 200 millions de personnes &#224; travers le monde r&#233;sident en dehors de leur pays de naissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension sociologique encore : toutes cat&#233;gories de populations confondues, ce sont les personnes &#233;trang&#232;res qui cumulent les probl&#232;mes les plus criants. Elles vivent dans des conditions socio-&#233;conomiques particuli&#232;rement pr&#233;caires : sous-qualification, surpeuplement et confinement dans le parc locatif le moins valoris&#233;, discrimination dans l'acc&#232;s &#224; l'emploi (16,4 % de ch&#244;mage contre 8,6 % dans le reste de la population), mais aussi dans les promotions et &#233;volutions de carri&#232;re, d&#233;nuement de ceux qui arrivent &#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension culturelle enfin : pour certains, l'int&#233;gration des populations de migrants passe par l'assimilation et la conversion identitaire. D'autres mettent en avant des revendications communautaristes, voulant reproduire dans le pays d'accueil leur culture d'origine. La r&#233;alit&#233; de l'immigration est avant tout marqu&#233;e par la complexit&#233; et la singularit&#233; de chaque parcours et on ne saurait en avoir une lecture r&#233;ductrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment r&#233;ussir &#224; rejeter un ethnocentrisme qui aboutirait &#224; consid&#233;rer nos modes de vie et de pens&#233;e comme les seuls valables ? Mais comment tout autant &#233;viter de r&#233;ifier les diff&#233;rences et d'enfermer les migrants dans un d&#233;terminisme les condamnant &#224; ne pouvoir sortir de leur mode de vie initial ? L'auteur propose une triple d&#233;marche : se d&#233;centrer par rapport &#224; ses propres valeurs, comprendre les normes auxquelles se r&#233;f&#232;re l'autre et enfin servir d'interface et de m&#233;diation entre les deux cultures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2008 (210 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Allah, mon boss et moi</title>
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		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>902</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pratiquer sa religion est un droit individuel imprescriptible. Mais le faire sur son lieu de travail n'est pas toujours simple. Mouna est employ&#233;e comme cadre sup&#233;rieur dans une firme de cosm&#233;tique. Quand elle a &#233;t&#233; recrut&#233;e, elle l'a annonc&#233; aussit&#244;t : elle porte un foulard sur ses cheveux, symbole d'une relation &#224; son Dieu. Loin de l'&#233;carter des autres, cette marque la s&#233;curise et lui permet d'aller vers eux sans h&#233;sitation. Hamid, lui, est int&#233;rimaire dans un a&#233;roport. Il s'arr&#234;te plusieurs fois par (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pratiquer sa religion est un droit individuel imprescriptible. Mais le faire sur son lieu de travail n'est pas toujours simple. Mouna est employ&#233;e comme cadre sup&#233;rieur dans une firme de cosm&#233;tique. Quand elle a &#233;t&#233; recrut&#233;e, elle l'a annonc&#233; aussit&#244;t : elle porte un foulard sur ses cheveux, symbole d'une relation &#224; son Dieu. Loin de l'&#233;carter des autres, cette marque la s&#233;curise et lui permet d'aller vers eux sans h&#233;sitation. Hamid, lui, est int&#233;rimaire dans un a&#233;roport. Il s'arr&#234;te plusieurs fois par jour pour faire sa pri&#232;re et refuse de toucher les petites fioles d'ap&#233;ritif quand il confectionne les paniers repas. Il agit sans crainte : son Dieu le prot&#232;ge. Il en est convaincu : seul l'Islam peut sauver le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment d&#233;construire les pr&#233;judices professionnels subis en raison d'une origine ethnique ou d'une croyance religieuse, sans ent&#233;riner ces m&#234;mes cat&#233;gories ? C'est &#224; cette question que r&#233;pond l'auteur, &#224; partir des deux &#233;tudes de cas de Mouna et Hamid. Pour &#233;valuer les comp&#233;tences n&#233;cessaires &#224; une t&#226;che technique, on dispose de proc&#233;dures relativement stables et fiables : dipl&#244;mes, tests, exp&#233;riences pass&#233;es&#8230; Mais lorsqu'on doit d&#233;terminer les aptitudes relationnelles et comportementales, les repr&#233;sentations jouent un r&#244;le essentiel. Jusqu'o&#249; peut-on accepter les manifestations de diff&#233;rence, sans qu'elles ne deviennent source de conflit au sein d'une &#233;quipe de travail ? Certes, &#171; il n'existe pas de r&#233;elle &#233;galit&#233; sans diversit&#233;, pas plus qu'il n'existe de r&#233;elle diversit&#233; sans &#233;galit&#233; &#187; (p.31).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si poss&#233;der des convictions est non seulement l&#233;gitime mais stimulant pour les autres, il faut aussi &#234;tre capable de se remettre en question, d'accepter les diverses visions du monde et de se m&#233;langer &#224; ceux qui ne pensent pas comme vous. Travailler en &#233;quipe, c'est &#234;tre capable de compromis et prendre en compte les arguments de ses coll&#232;gues. C'est aussi ressentir le besoin de compter les uns sur les autres, pour avancer et se consid&#233;rer comme le rouage d'un ensemble. Donner l'impression de d&#233;tenir la v&#233;rit&#233; et contraindre autrui &#224; s'y soumettre, c'est forc&#233;ment induire un dysfonctionnement. Chaque diff&#233;rence peut soit &#234;tre dress&#233;e comme une barri&#232;re, soit &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un enrichissement r&#233;ciproque apport&#233; par des individualit&#233;s distinctes. Ce n'est jamais la religion qui pose probl&#232;me, mais bien l'utilisation qui en est faite pour se relier ou, au contraire, s'opposer aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est donc en cause, c'est la relation que chacun entretient avec son culte : la pratique de rituels religieux ne doit pas &#234;tre l'occasion de s'auto-exclure, de refuser la mixit&#233;, d'imposer sa v&#233;rit&#233; et d'outrepasser le droit collectif invalid&#233; par sa croyance. Le respect d&#251; aux diff&#233;rentes croyances ne doit jamais justifier l'enfermement dans une diff&#233;renciation absolue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dynamique Diversit&#233;, 2008 (122 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Zones d'attente, zones de non-droit</title>
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		<dc:subject>902</dc:subject>

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&lt;p&gt;La logique europ&#233;enne actuelle privil&#233;gie la r&#233;tention, y compris pour les demandeurs d'asile. En France, trois rapports r&#233;cents dressent le catalogue des dysfonctionnements et parlent de droits r&#233;guli&#232;rement bafou&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Comment la France pi&#233;tine le principe de l'acc&#232;s &#224; son territoire de personnes menac&#233;es &#187; : en trois rapports, l'association nationale d'assistance aux fronti&#232;res pour les &#233;trangers (Anaf&#233;) prouve que malgr&#233; les d&#233;nonciations r&#233;p&#233;t&#233;es (en 2003, elle parlait d&#233;j&#224; de &#171; roulette russe &#187;), les (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La logique europ&#233;enne actuelle privil&#233;gie la r&#233;tention, y compris pour les demandeurs d'asile. En France, trois rapports r&#233;cents dressent le catalogue des dysfonctionnements et parlent de droits r&#233;guli&#232;rement bafou&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Comment la France pi&#233;tine le principe de l'acc&#232;s &#224; son territoire de personnes menac&#233;es &#187; : en trois rapports, l'association nationale d'assistance aux fronti&#232;res pour les &#233;trangers (&lt;a href=&#034;http://www.anafe.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Anaf&#233;&lt;/a&gt;) prouve que malgr&#233; les d&#233;nonciations r&#233;p&#233;t&#233;es (en 2003, elle parlait d&#233;j&#224; de &#171; roulette russe &#187;), les violations des droits aux fronti&#232;res persistent. Un pav&#233; dans la mare : simultan&#233;ment, les chefs d'&#201;tat de l'Union europ&#233;enne se r&#233;unissaient &#224; Paris les 15 et 16 octobre pour adopter un Pacte europ&#233;en pour l'asile et l'immigration propos&#233; par la pr&#233;sidence fran&#231;aise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une premi&#232;re &#233;tude intitul&#233;e &#171; Sur les d&#233;rives de l'examen de l'asile &#224; la fronti&#232;re &#187;, l'association proc&#232;de &#224; une analyse d&#233;taill&#233;e des cas de refus dont elle a eu connaissance pendant plusieurs mois. La centaine de d&#233;cisions n&#233;gatives prises en 2006, par exemple, fait appara&#238;tre &#171; un ph&#233;nom&#232;ne d'alignement du &#8220;manifestement infond&#233;&#8221; de l'examen des demandes d'asile &#187;. Par ailleurs, &#171; les circonstances de l'&#233;valuation se sont d&#233;grad&#233;es &#187; et l'acc&#232;s des associations est restreint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques changements structurels sont intervenus : ainsi, la commission des recours des r&#233;fugi&#233;s s'est mu&#233;e en cour nationale du droit d'asile ; la d&#233;cision de l'admission sur le territoire au titre de l'asile a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;e du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur au minist&#232;re de l'Immigration (et de l'Identit&#233; nationale)&#8230; Mais l'Anaf&#233; souligne globalement &#171; une logique d&#233;testable &#187; en Europe consistant &#171; de plus en plus fr&#233;quemment &#224; &#8220;maintenir&#8221;, &#8220;retenir&#8221;, &#8220;d&#233;tenir&#8221; des personnes dans des &#8220;centres de r&#233;tention administrative&#8221;, des &#8220;zones d'attente&#8221;, des &#8220;centres ferm&#233;s&#8221; &#187; pour la seule raison qu'elles sont demandeurs d'asile &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour l'Anaf&#233;, &#171; les circonstances de l'&#233;valuation se sont d&#233;grad&#233;es &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2007, les demandes d'asile &#224; la fronti&#232;re se sont chiffr&#233;es &#224; 4773. Sur ce total, 1572 ont &#233;t&#233; accept&#233;es, alors que 1847 &#233;taient d&#233;clar&#233;es &#171; manifestement infond&#233;es &#187;. Pour la m&#234;me ann&#233;e, 288 mineurs isol&#233;s demandaient l'asile &#224; la fronti&#232;re : 56 seulement &#233;taient admis &#224; entrer en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intitul&#233; Visites dans la zone d'attente de l'a&#233;roport de Paris-Orly, le deuxi&#232;me rapport est le fruit d'une campagne d'observation men&#233;e entre juillet 2007 et janvier 2008 : il permet &#171; de confirmer qu'en l'absence d'une pr&#233;sence quotidienne des associations, les droits des personnes maintenues sont r&#233;guli&#232;rement bafou&#233;s &#187;. Plusieurs dysfonctionnements ont &#233;t&#233; relev&#233;s : absence de salle garantissant la confidentialit&#233;, refoulement des non-admis dans un d&#233;lai moyen de trois &#224; quatre heures suivant l'arriv&#233;e, absence de l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (Ofpra) se contentant d'entretiens par t&#233;l&#233;phone, non-respect des droits des personnes maintenues&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s &#224; un avocat reste &#171; tr&#232;s difficile &#187;, et les intervenants associatifs ne disposent d'aucun moyen de communication dans l'enceinte de la zone d'attente d'Orly. L'association r&#233;clame une permanence d'avocat, des moyens pour communiquer, et la pr&#233;sence effective des agents de l'Ofpra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me &#233;tude concerne Roissy. Dans ce Bilan 2007, observations associatives dans la zone d'attente de Roissy, l'association constate des &#171; pratiques inacceptables &#187; : renvois imm&#233;diats des personnes, maintien anormal en a&#233;rogare dans des conditions indignes, ineffectivit&#233; du recours ouvert en 2007 aux demandeurs d'asile, refoulement de mineurs isol&#233;s&#8230; Des probl&#232;mes d'interpr&#233;tariat, des pressions et des violences de la part des agents de la police aux fronti&#232;res (PAF) sont &#233;galement d&#233;nonc&#233;s. Et trop souvent, les mineurs isol&#233;s ne b&#233;n&#233;ficient pas d'administrateurs ad hoc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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