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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; Je trouve extr&#234;mement risqu&#233; de g&#233;n&#233;raliser ce type d'intervention &#187;</title>
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&lt;p&gt;Pierre Lamothe est le chef du service m&#233;dico-psychologique r&#233;gional (psychiatrie en milieu p&#233;nitentiaire) de Lyon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Que pensez-vous de l'exp&#233;rience de groupe de parole pour d&#233;linquants sexuels mise en place au SPIP de Besan&#231;on ? Je connais bien les responsables du SPIP de Besan&#231;on, je sais que ce sont des professionnels de grande valeur et qu'ils m&#232;nent cette exp&#233;rience dans un esprit positif. Mais je trouve extr&#234;mement risqu&#233; de g&#233;n&#233;raliser ce type d'intervention. Le cadre reste trop flou. Les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pierre Lamothe est le chef du service m&#233;dico-psychologique r&#233;gional (psychiatrie en milieu p&#233;nitentiaire) de Lyon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de l'exp&#233;rience de groupe de parole pour d&#233;linquants sexuels mise en place au SPIP de Besan&#231;on ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je connais bien les responsables du SPIP de Besan&#231;on, je sais que ce sont des professionnels de grande valeur et qu'ils m&#232;nent cette exp&#233;rience dans un esprit positif. Mais je trouve extr&#234;mement risqu&#233; de g&#233;n&#233;raliser ce type d'intervention. Le cadre reste trop flou. Les conseillers d'insertion et de probation (CIP) auront forc&#233;ment la tentation d'adopter une approche psychologique alors que ce n'est pas leur r&#244;le. Conduire quelqu'un vers la maturit&#233;, l'aider &#224; adopter une position adulte et respectueuse de l'autre, cela rel&#232;ve d'un travail tr&#232;s sp&#233;cialis&#233; de psychiatre form&#233; &#224; l'abord de la d&#233;linquance sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le suivi individuel semble souvent mener &#224; une impasse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne crois pas que le groupe de parole pr&#233;sente un avantage par rapport au suivi individuel. D'abord, tous les d&#233;linquants sexuels n'ont pas forc&#233;ment l'envie ni le besoin de parler de ce qu'ils ont fait en public. Ensuite, soit la personne suivie sera incit&#233;e &#224; adopter un discours de surface pour &#234;tre bien vue et rassurer le CIP, soit, si elle se livre honn&#234;tement, elle risque un jugement de la part du CIP qui est quand m&#234;me l&#224; dans une perspective judiciaire, avec une incidence directe sur le dossier puisqu'il est oblig&#233; d'en r&#233;f&#233;rer au juge. De nombreux SPIP, pouss&#233;s par leur minist&#232;re de rattachement, la Justice, sont devenus agents d'ex&#233;cution des peines plus que travailleurs sociaux. C'est &#224; ces t&#226;ches qu'ils passent le plus clair de leur temps. Ces groupes de parole constituent du temps pass&#233; &#224; une activit&#233; d'application de peine stricto sensu, cela d&#233;tourne encore un peu plus les SPIP de leur mission premi&#232;re, l'assistance sociale (aide &#224; la r&#233;insertion sociale, &#224; la recherche d'un travail, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les pr&#233;cautions n&#233;cessaires &#224; ce type de pratique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait mettre en place une seconde &#233;coute o&#249; les conseillers puissent rapporter, dans une discussion avec des psychiatres, ce qu'ils font et ce qui se dit. Surtout, dans l'id&#233;al, cette d&#233;marche devrait rester exp&#233;rimentale, dans un esprit de r&#233;flexion sur le travail des SPIP, mais sans aucune incidence sur l'application de la peine. En tout cas, il est indispensable d'informer les participants qu'&#224; travers ce groupe, ils sont &#233;valu&#233;s quant &#224; leur risque de r&#233;cidive. Or justement, si la personne r&#233;cidive, que va devenir ce qu'elle aura dit au sein du groupe de parole ? M&#234;me si la confidentialit&#233; est pr&#233;serv&#233;e, comment sera interpr&#233;t&#233;e apr&#232;s coup sa participation &#224; ce groupe ? Les cons&#233;quences peuvent s'av&#233;rer n&#233;fastes. Le minist&#232;re de la Justice exerce une pression ind&#233;niable sur les services judiciaires pour qu'ils se passent des m&#233;decins. J'appelle au contraire &#224; un plus grand dialogue entre psychiatres et SPIP pour r&#233;fl&#233;chir aux missions de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette initiative ne peut-elle pas faire avancer la pr&#233;vention de la r&#233;cidive ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une tr&#232;s large majorit&#233;, il s'agit de toute fa&#231;on de petites affaires, avec un faible risque de r&#233;cidive. Dans le cadre d'une obligation de soin, les SPIP peuvent se charger d'appr&#233;cier certains efforts de la personne, mais ils doivent se contenter du rapport du m&#233;decin coordonnateur, ce n'est pas &#224; eux de s'emparer de la question du soin. Je pr&#233;f&#233;rerais une approche purement p&#233;dagogique, avec des informations concr&#232;tes sur l'&#226;ge l&#233;gal de la majorit&#233; sexuelle, par exemple. Plus on signifie &#224; ces gens qu'on travaille &#224; ce qu'ils ne r&#233;cidivent pas, plus ils risquent de se reposer sur nous. Le d&#233;linquant sexuel ne doit pas avoir peur du SPIP mais de lui-m&#234;me et de sa conduite. Sinon, on entretient chez lui l'illusion que la lutte contre sa propre dangerosit&#233;, et donc la source de ses pulsions, est ext&#233;rieure &#224; lui-m&#234;me. La loi sur la r&#233;tention de s&#251;ret&#233; va, sur ce plan, exactement dans le m&#234;me sens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Ils ont autant sinon plus besoin d'&#233;ducatif que de th&#233;rapeutique &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ils-ont-autant-sinon-plus-besoin-d-educatif-que-de-therapeutique</link>
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		<dc:subject>901</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Roland Coutenceau, psychiatre des h&#244;pitaux, criminologue et pr&#233;sident de la Ligue fran&#231;aise de sant&#233; mentale, est membre d'un conseil de pilotage au minist&#232;re de la Justice sur la question des groupes de parole. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel peut &#234;tre le r&#244;le des travailleurs sociaux dans le suivi sp&#233;cifique des d&#233;linquants sexuels ? Jusqu'ici, pour accompagner un auteur d'agression sexuelle, l'obligation de suivi &#233;tait surtout entendue comme m&#233;dico-psychologique, men&#233;e par un th&#233;rapeute. Aujourd'hui, le champ p&#233;nitentiaire (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Roland Coutenceau, psychiatre des h&#244;pitaux, criminologue et pr&#233;sident de la Ligue fran&#231;aise de sant&#233; mentale, est membre d'un conseil de pilotage au minist&#232;re de la Justice sur la question des groupes de parole.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel peut &#234;tre le r&#244;le des travailleurs sociaux dans le suivi sp&#233;cifique des d&#233;linquants sexuels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, pour accompagner un auteur d'agression sexuelle, l'obligation de suivi &#233;tait surtout entendue comme m&#233;dico-psychologique, men&#233;e par un th&#233;rapeute. Aujourd'hui, le champ p&#233;nitentiaire commence &#224; encourager, dans les SPIP, une prise en charge &#233;ducative et criminologique (ou &#233;ducativo-sociale), centr&#233;e sur le risque que pr&#233;sente un individu de commettre une infraction &#8211; et sa pr&#233;vention. Il s'agit d'un suivi concret, autour de l'analyse du comportement, pour aider le sujet &#224; cerner les ressorts de son passage &#224; l'acte et &#224; ne pas se remettre dans cette situation. Le d&#233;veloppement des groupes de parole anim&#233;s par des conseillers d'insertion et de probation s'inscrit dans cette d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels avantages pr&#233;sentent les groupes de parole par rapport aux entretiens individuels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les auteurs d'agression sexuelle, seule une minorit&#233; &#8211; des sujets proches du spectre de la normale qui reconnaissent pleinement les faits &#8211; est accessible d'embl&#233;e au suivi individuel. Pour ceux qui sont plus h&#233;sitants, plus immatures, le groupe appara&#238;t plus dynamique, le conseiller peut leur montrer que tous ne sont pas dans le m&#234;me positionnement par rapport &#224; l'acte, ils apprennent les uns des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La th&#233;rapie est-elle un passage oblig&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un auteur d'agression sexuelle n'a pas forc&#233;ment besoin d'&#234;tre soign&#233;. La plupart ne sont pas malades, ils ont des fragilit&#233;s, une immaturit&#233;, une dimension &#233;gocentrique, parfois une personnalit&#233; pathologique, mais ils ont autant sinon plus besoin d'&#233;ducatif que de th&#233;rapeutique. Disposer de deux armes de suivi permet d'utiliser celle qui semble la plus pertinente, pour un m&#234;me objectif : aider les individus &#224; se comprendre pour ne pas r&#233;cidiver (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Je-trouve-extremement-risque-de-generaliser-ce-type-d-intervention' class='spip_in'&gt;lire le point de vue de Pierre Lamothe, chef de service de psychiatrie en milieu p&#233;nitentiaire de Lyon&lt;/a&gt;). Si l'exp&#233;rience des groupes de parole r&#233;ussit, on pourra &#233;tudier les compl&#233;mentarit&#233;s entre les deux types de prise en charge. Par exemple, on peut imaginer qu'un sujet b&#233;n&#233;ficie d'abord d'un groupe de parole criminologique, puis d'un suivi m&#233;dico-psychologique plus long. Mais il ne faut pas trop anticiper pour ne pas figer le dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le groupe de parole peut-il aussi servir &#224; &#233;valuer la dangerosit&#233; d'une personne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut progresser dans la mani&#232;re d'effectuer cette &#233;valuation, afin de graduer la prise en charge. On pourrait avoir un suivi &#171; pour la forme &#187; pour les personnes &#224; faible risque (celles qui regrettent, pour lesquelles l'expertise est bonne) et plus cadr&#233; (obligation de soins) pour ceux qui paraissent plus pr&#233;occupants. Si on s'autorise &#224; penser que quelqu'un peut &#234;tre dangereux, ce sera plus facile de lui proposer un suivi syst&#233;matique. Mais l'&#233;valuation de la dangerosit&#233; criminologique est un sujet sensible, controvers&#233;, et certains de mes coll&#232;gues experts se d&#233;clarent incomp&#233;tents. Etant donn&#233; le faible nombre de psychiatres se reconnaissant criminologues, le d&#233;veloppement des groupes de parole peut &#234;tre aussi un moyen d'aller vers une meilleure &#233;valuation. Mais cela suppose de mettre en place une v&#233;ritable formation en criminologie pour les travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute fa&#231;on, toute am&#233;lioration du dispositif de prise en charge s'articule autour de l'existence pendant le temps de peine d'un suivi structur&#233; propos&#233; &#224; tous ceux qui en ont besoin. Pour pallier la p&#233;nurie de psychiatres, il faut organiser les possibilit&#233;s de prise en charge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La prise en charge des d&#233;linquants sexuels &#224; l'ext&#233;rieur de la prison</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-prise-en-charge-des-delinquants-sexuels-a-l-exterieur-de-la-prison</link>
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		<dc:date>2008-10-16T14:16:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>901</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Parler pour ne pas rechuter. Au service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation de Besan&#231;on, comme &#224; celui d'Angoul&#234;me, deux conseill&#232;res d'insertion et de probation animent un groupe de parole pour d&#233;linquants sexuels &#224; l'ext&#233;rieur de la prison. Une exp&#233;rience mise en place apr&#232;s un cheminement de trois ans mais dont la g&#233;n&#233;ralisation, voulue par le minist&#232;re de la Justice, pose de nombreuses questions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) en milieu ouvert de Besan&#231;on , la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-901-" rel="tag"&gt;901&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parler pour ne pas rechuter. Au service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation de Besan&#231;on, comme &#224; celui d'Angoul&#234;me, deux conseill&#232;res d'insertion et de probation animent un groupe de parole pour d&#233;linquants sexuels &#224; l'ext&#233;rieur de la prison. Une exp&#233;rience mise en place apr&#232;s un cheminement de trois ans mais dont la g&#233;n&#233;ralisation, voulue par le minist&#232;re de la Justice, pose de nombreuses questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) en milieu ouvert de Besan&#231;on&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='SPIP de Besan&#231;on - T&#233;l. 03 81 47 12 10' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la r&#233;flexion est partie d'un constat de malaise : tous les conseillers d'insertion et de probation (CIP) avouaient plus ou moins des difficult&#233;s &#224; mener des entretiens individuels avec des auteurs de crimes ou d&#233;lits sexuels, dans le cadre d'un sursis avec mise &#224; l'&#233;preuve ou d'une lib&#233;ration conditionnelle. Martine Grandcl&#233;ment, la chef de service, d&#233;crit cette impression d'aboutir &#224; une impasse : &lt;i&gt;&#171; Certains savent tr&#232;s bien dire ce qu'on veut entendre. Si on les &#233;coute, en entretien, tout va toujours bien. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les travailleurs sociaux, qui ne choisissent pas le type de dossier qu'ils vont suivre, ne sont pas toujours &#224; l'aise avec la question du sexe, tabou supr&#234;me. Ils ont parfois du mal &#224; aborder les faits. &lt;i&gt;&#171; Les limites de l'entretien individuel viennent aussi de l'insuffisance de formation des conseillers par rapport &#224; ce public,&lt;/i&gt; observe B&#233;atrice Asencio, CIP &#224; Dole. &lt;i&gt;Car il y a vingt ans, il y avait beaucoup moins de condamn&#233;s sur ces probl&#232;mes, et pas d'obligation de soins &#224; la sortie de prison. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'un groupe de parole germe de cette volont&#233; de travailler diff&#233;remment, d'autant que le service a d&#233;j&#224; &#233;prouv&#233; les b&#233;n&#233;fices d'une telle action aupr&#232;s d'un public condamn&#233; pour conduite en &#233;tat d'ivresse. Aupr&#232;s des d&#233;linquants sexuels, le suivi collectif existe, notamment en prison, mais men&#233; par des psychiatres ou des psychologues. L&#224;, il s'agirait d'un groupe &#224; vis&#233;e non th&#233;rapeutique, anim&#233; par deux CIP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche, adopt&#233;e au Canada depuis une vingtaine d'ann&#233;es, a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; exp&#233;riment&#233;e au SPIP d'Angoul&#234;me. L'&#233;quipe de Besan&#231;on se renseigne, rencontre des experts psychiatres. Deux CIP volontaires, B&#233;atrice Asencio et Fr&#233;d&#233;rique Notaro, suivent pendant deux ans une formation sur la prise en charge des d&#233;linquants sexuels et une autre, quatre fois une semaine, sur les groupes de parole. Une psychologue ext&#233;rieure au service les aide &#224; &#233;laborer la m&#233;thodologie, &#224; &#233;tudier la mise en place du dispositif. Objectif : pr&#233;venir la r&#233;cidive en amenant les personnes &#224; comprendre les circonstances qui les ont conduites &#224; passer &#224; l'acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2006, un premier groupe de six personnes commence &#224; se r&#233;unir, &#224; raison de deux heures un samedi par mois, pour huit s&#233;ances. Tous restent anonymes, tous sont volontaires : ils ont &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s par leur conseiller comme susceptibles d'int&#233;grer le groupe &#224; la place du suivi individuel. Plusieurs ont refus&#233; la proposition, ils ne se sentaient pas capables de faire face aux autres ou de supporter les remarques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble est volontairement h&#233;t&#233;rog&#232;ne, afin de favoriser le questionnement. &lt;i&gt;&#171; La probl&#233;matique n'est pas du tout la m&#234;me entre un p&#232;re incestueux, un exhibitionniste ou un pervers &#224; sc&#233;nario,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Martine Grandcl&#233;ment. &lt;i&gt;Mais tous ont en commun une condamnation pour un acte &#224; caract&#232;re infamant, qui engendre la r&#233;probation sociale, un acte qu'on tait et qui rajoute de la difficult&#233; au lien social. &#187;&lt;/i&gt; Certains &#8211; les p&#233;dophiles notamment &#8211; sont mieux int&#233;gr&#233;s socialement, parlent facilement, ce qui favorise la dynamique de groupe, la mise en mots et l'introspection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La premi&#232;re rencontre est consacr&#233;e &#224; la pr&#233;sentation de la situation sociale, professionnelle, familiale de chacun, et aux circonstances de la condamnation,&lt;/i&gt; raconte B&#233;atrice Asencio, l'une des deux animatrices. &lt;i&gt;Elle sert &#224; d&#233;dramatiser, &#224; aborder les crimes et d&#233;lits sans honte, car les participants viennent toujours avec appr&#233;hension la premi&#232;re fois. &#187;&lt;/i&gt; Pour Cathy Jacquet, psychologue au sein du cabinet de conseil Form'action, pr&#233;sente depuis le d&#233;but du projet, &lt;i&gt;&#171; le groupe de parole constitue le seul espace o&#249; cette population tr&#232;s stigmatis&#233;e socialement peut &#233;voquer son d&#233;lit et examiner ses cons&#233;quences sans notion de jugement. &#187;&lt;/i&gt; De fait, les conseill&#232;res n'ont jamais constat&#233; d'&#233;changes agressifs, tous semblent comprendre ce que les autres expriment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des s&#233;ances, semi-directives, les professionnelles d&#233;finissent des th&#232;mes &#224; aborder, mais elles ne les imposent pas de but en blanc, laissant la place aux &#233;changes spontan&#233;s.&lt;i&gt; &#171; En entretien individuel, nous sommes en position de force, car nous repr&#233;sentons l'autorit&#233;. En collectif, nous avons davantage un r&#244;le d'animation, de passage de t&#233;moin &#187;&lt;/i&gt;, estime Fr&#233;d&#233;rique Notaro. Chaque groupe &#233;volue &#224; sa fa&#231;on : &lt;i&gt;&#171; Les membres du premier venaient volontiers, mais ce n'est que vers la fin qu'ils se sont librement parl&#233; les uns aux autres. Plusieurs &#233;taient l&#224; pour exhibitionnisme, ce sont des gens tr&#232;s inhib&#233;s, pour qui la parole est souvent difficile. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, parmi les huit participants au deuxi&#232;me groupe qui a d&#233;marr&#233; fin 2007, plusieurs ont &#233;t&#233; condamn&#233;s plus lourdement, ont connu une incarc&#233;ration plus longue et tous ont &#233;t&#233; accompagn&#233;s par un th&#233;rapeute en prison. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s la premi&#232;re rencontre, ils ont parl&#233; entre eux. Ils sont plus &#224; l'aise et portent une analyse plus pouss&#233;e sur eux-m&#234;mes, sur ce qu'ils ont commis, sur l'avenir &#187;&lt;/i&gt;, note la conseill&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Place de la victime&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les deux animatrices partent des faits eux-m&#234;mes, de la condamnation, afin que chacun rep&#232;re les circonstances du passage &#224; l'acte. &lt;i&gt;&#171; Ils doivent trouver des signaux d'alerte pour pouvoir mettre en &#339;uvre d'autres m&#233;canismes &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Fr&#233;d&#233;rique Notaro. Ainsi, l'un d'eux a su dire qu'il s'exhibait chaque fois qu'il se disputait avec sa femme. L'&#233;tape suivante &#233;tant de r&#233;ussir &#224; ne plus passer devant l'&#233;cole cible de ses pulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place de la victime est l'un des principaux th&#232;mes abord&#233;s, face &#224; des exhibitionnistes ou des utilisateurs de sites Internet p&#233;dophiles qui n'ont pas l'impression d'avoir port&#233; pr&#233;judice &#224; une personne en chair et en os, parce qu'elle n'&#233;tait pas pr&#233;sente &#224; l'audience. Entendre d'autres condamn&#233;s raconter ce qu'ils ont ressenti en voyant leur victime au tribunal contribue &#224; la prise de conscience. Les conseill&#232;res ne pr&#233;tendent pas &lt;i&gt;&#171; apporter de r&#233;ponses toutes faites mais les aider &#224; s'exprimer et trouver eux-m&#234;mes leurs solutions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nulle volont&#233; ici d'entrer dans le champ th&#233;rapeutique, assure l'&#233;quipe du SPIP, tout en reconnaissant que la ligne est t&#233;nue. Les travailleurs sociaux voient plut&#244;t leur intervention comme un compl&#233;ment &#224; l'obligation de soins, qui a ses limites, rappelle B&#233;atrice Asencio : &lt;i&gt;&#171; Certains voient un th&#233;rapeute pendant des ann&#233;es sans parler de sexualit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Ils n'en remplissent pas moins leur obligation judiciaire&#8230; Fr&#233;d&#233;rique Notaro d&#233;plore &#233;galement le peu d'&#233;changes avec les th&#233;rapeutes : &lt;i&gt;&#171; Au mieux, ils nous informent que la personne ne s'inscrit pas dans le soin, que donc cela ne sert &#224; rien, mais sans nous donner d'autres explications. Nous devons &#233;laborer nos propres outils. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les psychiatres ne voient cependant pas tous cette pratique d'un bon &#339;il, craignant une intrusion dans leur domaine de comp&#233;tences. Mais les mentalit&#233;s changent petit &#224; petit, constate Fr&#233;d&#233;rique Notaro : &lt;i&gt;&#171; Certains, &lt;/i&gt; comme le docteur Coutenceau &lt;i&gt;pensent que chacun peut rester dans son champ de travail &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Ils-ont-autant-sinon-plus-besoin-d-educatif-que-de-therapeutique' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;). D'autant que le groupe de parole, qui ne dispense en aucun cas de l'obligation de soins, peut pr&#233;parer le terrain pour la th&#233;rapie, juge Philippe Pottier, adjoint au sous-directeur des personnes plac&#233;es sous main de justice &#224; la direction de l'administration p&#233;nitentiaire : &lt;i&gt;&#171; La personne a d&#233;j&#224; r&#233;fl&#233;chi, a parfois pris conscience de sa responsabilit&#233;, c'est un premier d&#233;broussaillage. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En lib&#233;rant la parole, le collectif facilite aussi la t&#226;che du travailleur social qui, en entretien individuel, ne s'autorise pas forc&#233;ment &#224; aborder ce qui lui semble relever du domaine de l'intime. &lt;i&gt;&#171; Face &#224; ce public, nous avons un d&#233;faut : au lieu de reconna&#238;tre qu'on ne sait pas faire, on dit que &#231;a ne rel&#232;ve pas de nous, on s'en remet au th&#233;rapeute&lt;/i&gt;, analyse B&#233;atrice Asencio. &lt;i&gt;Or, il y a des choses &#224; c&#244;t&#233; desquelles on ne peut pas passer en entretien, en particulier la sexualit&#233; de l'individu au moment des faits, car elle est au c&#339;ur du d&#233;lit, et sa sexualit&#233; maintenant, apr&#232;s la condamnation. Il faut s'interroger sur la fa&#231;on d'aborder ce sujet. Cela passe forc&#233;ment par une r&#233;flexion personnelle (o&#249; j'en suis par rapport &#224; la question de la sexualit&#233;), pour pouvoir en parler sans tabous, sans pr&#233;jug&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une introspection en amont, favoris&#233;e par la formation. &lt;i&gt;&#171; Chaque travailleur social peut repousser ses limites, mais cela n&#233;cessite un temps de cheminement personnel &#187;&lt;/i&gt;, consid&#232;re la psychologue Cathy Jacquet, qui rencontre les deux conseill&#232;res apr&#232;s chaque s&#233;ance de groupe de parole pour faire un bilan et pr&#233;parer la suivante. Cette r&#233;union syst&#233;matique permet d'&#233;changer sur les difficult&#233;s rencontr&#233;es, de trouver des solutions, et surtout de prendre du recul, de r&#233;ajuster la pratique &#224; tout moment. &lt;i&gt;&#171; Quand on sort d'un groupe, on est &#224; la fois recharg&#233;s et un peu vid&#233;s,&lt;/i&gt; t&#233;moigne Fr&#233;d&#233;rique Notaro. &lt;i&gt;Dans notre t&#234;te, la s&#233;ance ne s'arr&#234;te pas &#224; 11h30. On n'en sort pas indemne, on garde en t&#234;te leurs histoires, des choses pas faciles &#224; entendre. Il faut savoir s'en d&#233;tacher. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le travail avec la psychologue sert aussi &#224; valider une nouvelle pratique professionnelle,&lt;/i&gt; compl&#232;te B&#233;atrice Asencio. &lt;i&gt;Ce va-et-vient entre pratique et th&#233;orie est indispensable pour pouvoir faire partager notre exp&#233;rience &#224; d'autres. &#187;&lt;/i&gt; Car les deux CIP vont d&#233;sormais former leurs coll&#232;gues volontaires dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan national, apr&#232;s de grandes r&#233;ticences au d&#233;but, l'administration p&#233;nitentiaire a d&#233;cid&#233; de s'appuyer sur les exemples d'Angoul&#234;me et de Besan&#231;on pour g&#233;n&#233;raliser l'initiative. Fin 2007, une quarantaine de sites, sur 103 SPIP en France, se sont d&#233;clar&#233;s volontaires pour mettre en place des groupes de parole pour d&#233;linquants sexuels.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;marche personnelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;rique Notaro craint l'effet de mode : &lt;i&gt;&#171; On ne peut pas imposer cette pratique, elle est le r&#233;sultat d'une d&#233;marche professionnelle et personnelle. Il faut laisser aux travailleurs sociaux le temps de s'investir, de m&#251;rir, de se former. &#187; &#171; Si le minist&#232;re esp&#232;re pallier le manque de personnel par ce suivi collectif, il se trompe,&lt;/i&gt; pr&#233;vient B&#233;atrice Asencio &lt;i&gt; : la charge de travail est diff&#233;rente mais tout aussi importante. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre question en suspens : comment sera utilis&#233;e la parole exprim&#233;e en s&#233;ance ?&lt;i&gt; &#171; Ici, tout ce qui est dit reste confidentiel,&lt;/i&gt; insiste les deux animatrices. &lt;i&gt;Mais les participants savent que, s'ils &#233;voquent une atteinte aux personnes, nous sommes oblig&#233;es d'en r&#233;f&#233;rer. &#187;&lt;/i&gt; Enfin, ce mode d'accompagnement n'est pas applicable &#224; tous les d&#233;linquants sexuels : ceux qui restent dans le d&#233;ni absolu de leur acte risquerait par exemple de mettre le groupe en difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte de surench&#232;re autour des criminels dangereux, et alors que le Premier pr&#233;sident de la cour de cassation, dans un rapport remis au pr&#233;sident de la R&#233;publique en juin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Amoindrir les risques de r&#233;cidive criminelle des condamn&#233;s dangereux, Vincent (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, recommande notamment &#224; l'Administration p&#233;nitentiaire de d&#233;ployer des &#171; outils reposant sur l'analyse du passage &#224; l'acte et sur la construction de la personnalit&#233; &#187;, l'&#233;quipe du SPIP entend distinguer son action de la loi sur la r&#233;tention de s&#251;ret&#233;, adopt&#233;e le 25 f&#233;vrier. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas notre r&#244;le d'&#233;valuer la dangerosit&#233; des gens &#187;&lt;/i&gt;, insiste Fr&#233;d&#233;rique Notaro, m&#234;me si son alter ego reconna&#238;t qu'il faudrait pr&#233;voir des modes d'ex&#233;cution des peines diff&#233;rents suivant le profil du condamn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant une &#233;valuation plus approfondie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Parall&#232;lement au groupe de parole lanc&#233; fin 2007, la psychologue Cathy (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un bilan en demi-teinte se dessine du premier groupe suivi &#224; Besan&#231;on. Un cas de r&#233;cidive (exhibitionnisme) a quelque peu atteint le moral des troupes : &lt;i&gt;&#171; Venant de ce gar&#231;on en particulier, c'&#233;tait vraiment d&#233;cevant. On pensait qu'il avait compris beaucoup de choses. Mais aucun des signaux n'a fonctionn&#233; &#187;&lt;/i&gt;, regrette Fr&#233;d&#233;rique Notaro. Le r&#233;cidiviste est cependant venu raconter sa rechute au groupe, alors que rien ne l'y obligeait. En entretien individuel, un tel &#171; aveu &#187; ne s'&#233;tait jamais vu. Un autre a r&#233;ussi &#224; donner l'alerte une fois, demandant &#224; &#234;tre hospitalis&#233;. Il a par la suite r&#233;cidiv&#233;, sur un d&#233;lit d'une autre nature, moins grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de recette miracle&lt;/i&gt;, insiste Cathy Jacquet.&lt;i&gt; Il faut tester, se donner du temps. &#187;&lt;/i&gt; Au Canada, apr&#232;s vingt ans de r&#233;flexions approfondies et d'exp&#233;rimentation notamment autour des groupes de parole sur la prise en charge des d&#233;linquants sexuels, le taux de r&#233;cidive reste proche de celui de la France. &#192; cinquante-deux ans, Fr&#233;d&#233;rique Notaro dit cependant avoir trouv&#233; un nouveau souffle dans cette exp&#233;rience : &lt;i&gt;&#171; Il faut rester modeste. On s&#232;me des petites graines. Selon l'individu, elles ne poussent pas de la m&#234;me mani&#232;re. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SPIP de Besan&#231;on - T&#233;l. 03 81 47 12 10&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000332/index.shtml&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Amoindrir les risques de r&#233;cidive criminelle des condamn&#233;s dangereux&lt;/a&gt;, Vincent Lamande&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Parall&#232;lement au groupe de parole lanc&#233; fin 2007, la psychologue Cathy Jacquet m&#232;ne une &#233;tude comparative entre prise en charge individuelle et collective. La premi&#232;re et la derni&#232;re s&#233;ances du groupe de parole seront enregistr&#233;es, ainsi que le premier et le dernier entretiens men&#233;s en individuel par les deux animatrices, B&#233;atrice Asencio et Fr&#233;d&#233;rique Notaro, aupr&#232;s de huit personnes pr&#233;sentant des probl&#233;matiques identiques &#224; celles des membres du groupe. Les variables non &#233;tudi&#233;es doivent &#234;tre r&#233;duites au maximum. La psychologue va ensuite d&#233;crypter ces enregistrements autour de th&#232;mes pr&#233;cis, afin d'&#233;valuer l'&#233;volution des personnes suivies et les apports de chaque mode de prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Prise en charge des d&#233;linquants sexuels en milieu ouvert : parler pour ne pas rechuter</title>
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		<title>Voulons-nous des enfants barbares ?</title>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
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&lt;p&gt;Pendant une dizaine d'ann&#233;es, nous avons accueilli quatre fr&#232;res, les deux a&#238;n&#233;s ayant v&#233;cu pendant un an avec leur m&#232;re une alternance de relations &#233;rotis&#233;es ou de grande violence. Par contre, les deux plus jeunes ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une protection judiciaire pr&#233;coce, surtout le dernier que nous avons accueilli &#224; l'&#226;ge de cinq mois. Le juge n'a pas trembl&#233; et l'a retir&#233; &#224; la maternit&#233; m&#234;me. Les deux premiers gar&#231;ons, trente et dix-neuf mois, furent les petits enfants les plus violents, et les plus dangereux, que (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant une dizaine d'ann&#233;es, nous avons accueilli quatre fr&#232;res, les deux a&#238;n&#233;s ayant v&#233;cu pendant un an avec leur m&#232;re une alternance de relations &#233;rotis&#233;es ou de grande violence. Par contre, les deux plus jeunes ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une protection judiciaire pr&#233;coce, surtout le dernier que nous avons accueilli &#224; l'&#226;ge de cinq mois. Le juge n'a pas trembl&#233; et l'a retir&#233; &#224; la maternit&#233; m&#234;me. Les deux premiers gar&#231;ons, trente et dix-neuf mois, furent les petits enfants les plus violents, et les plus dangereux, que nous ayons connus. Par contre, leurs jeunes fr&#232;res n'ont jamais &#233;t&#233; violents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notre histoire avec ces enfants-l&#224;, histoire de tous les &#233;ducs, que le dernier livre de Maurice Berger contribue &#224; &#233;clairer. D&#232;s 1982, Michel Lemay dans J'ai mal &#224; ma m&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dunod, &#233;dition revue 1993' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; synth&#233;tisait tous les travaux sur la clinique, la psychopathologie et l'approche th&#233;rapeutique des carences relationnelles pr&#233;coces. L&#224; o&#249; Lemay d&#233;crit &#171; en creux &#187; le manque, le vide, Maurice Berger ouvre la clinique des traumatismes ajout&#233;s qui poussent la pathologie carentielle jusqu'aux violences pr&#233;coces et aux drames suscit&#233;s par de petits enfants. Violence originaire : &#171; &#8230; une &#233;tude du pass&#233; des sujets qui pr&#233;sentent une violence pathologique extr&#234;me montre qu'elle n'a pas d'&#226;ge chronologique : elle &#233;tait souvent pr&#233;sente d&#232;s l'&#226;ge de deux ou trois ans &#187; (p.7).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Violence dans les pouponni&#232;res ! Extr&#234;me violence &#224; la r&#233;alit&#233; de laquelle on r&#233;siste. L'anamn&#232;se met en sc&#232;ne des parents hyper violents, des p&#232;res surtout, des m&#232;res psychotiques ou sadiques, englu&#233;s dans une continuit&#233; pathologique transg&#233;n&#233;rationnelle. Violences vues et/ou subies par les enfants ; violences impensables, &#8220;impens&#233;es&#8221; par l'enfant faute d'un appareil psychique ad&#233;quat. L'enfant violent n'est pas violent, il est substantiellement violence et terreur. Tous ces enfants violents ont en eux-m&#234;mes une &#171; partie terrifi&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Berger aborde scientifiquement la discussion des causes et des formes cliniques de cette violence. Un autre moment fort de son livre concerne particuli&#232;rement les groupes professionnels &#171; &#233;clat&#233;s &#187; par la violence des jeunes ; il &#233;voque la peur des adultes, les bouleversements contre-transf&#233;rentiels des soignants et des &#233;ducateurs, l'attaque des liens des &#233;quipes (insuffisamment organis&#233;es autour de la clinique) par la violence d&#233;ferlante d'un pr&#233;adolescent : &#171; La violence est traumatique car elle r&#233;veille notre propre violence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche th&#233;rapeutique d&#233;crite par Maurice Berger est fondamentalement appuy&#233;e sur le concept de contenance. Contenance th&#233;rapeutique, contenance &#233;ducative. Donc, contenance du corps, contenance du psychisme de l'enfant au moyen d'outils institutionnels multiples : enveloppements, isolement, sanctions, voire neuroleptiques ; psychodrames, th&#233;rapies duelles, stimulation cognitive. L'objectif &#233;tant que l'enfant puisse entreprendre un travail de pens&#233;e et acc&#233;der au jeu. Tr&#232;s winnicottienne est l'approche th&#233;rapeutique de Maurice Berger et de son &#233;quipe. Le jeu suscite progressivement une m&#233;diation, une transition entre l'hallucination qui a pouss&#233; &#224; l'acte violent et la r&#233;alit&#233; des faits (Fais-les jouer, encore jouer et jouer encore, affirmait Fernand Deligny).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de jeu qu'il s'agit dans les entretiens th&#233;rapeutiques duels ou dans les s&#233;ances psychodramatis&#233;es d&#233;crits par l'auteur : on y rejoue des sc&#232;nes traumatiques, des actes violents afin que la repr&#233;sentation prot&#232;ge du retour du pass&#233; &#224; l'&#233;tat brut. A ce niveau d'intervention, une certaine violence th&#233;rapeutique est &#224; la fois assum&#233;e et th&#233;oris&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre ne d&#233;crit pas l'action d'un th&#233;rapeute seul. Il met en sc&#232;ne une &#233;quipe soignante en qu&#234;te perp&#233;tuelle de coh&#233;rence clinique et axiologique. Compte tenu de son engagement th&#233;rapeutique, c'est une &#233;quipe qui, si l'on ose dire, soigne&#8230; dangereusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, c'est l'identification aux enfants soign&#233;s qui constitue le moteur interpsychique du soin. Le transfert donc et le contre-transfert envahissant qui s'ensuit. Importance d'une supervision syst&#233;matique pour &#171; transf&#233;rer le transfert &#187;, selon la juste formule de Joseph Rouzel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Le transfert dans la relation &#233;ducative, Dunod 2002' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il faut &#234;tre reconnaissant &#224; Maurice Berger d'aller &#224; l'intime intersubjectif de la relation &#233;ducative ou de soin. Le script d&#233;taill&#233; de plusieurs s&#233;ances de th&#233;rapie en situation duelle avec Renaud, douze ans, jeune agresseur sexuel, est un des beaux moments cliniques du livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Maurice Berger prend au moins deux risques : celui d'aller aussi loin dans l'identification th&#233;rapeutique &#224; un &#171; enfant monstrueux &#187; et celui d'en publier le r&#233;cit abr&#233;g&#233;. Maurice Berger illustre l&#224; ce qu'est une v&#233;ritable clinique de l'engagement th&#233;rapeutique : &#171; &#8230; le travail avec des sujets abuseurs sexuels, peut nous confronter &#224; l'aspect pr&#233;dateur de nos pulsions sexuelles, en tout cas en ce qui concerne les professionnels de sexe masculin. Ou un mouvement phobique peut survenir autant chez les th&#233;rapeutes hommes que femmes qui les emp&#234;che d'explorer pr&#233;cis&#233;ment mais sans voyeurisme les conditions dans lesquelles le sujet a bascul&#233; vers un comportement d'agression, en particulier les sentiments ou la reviviscence hallucinatoire qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; l'acte &#187; (p.123).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce paragraphe constitue l'exceptionnel moment d'auto-supervision&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Comme en auto-analyse&#8230; En tout cas, c'est aussi le lecteur qui (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'un intervenant confront&#233; au comportement sexuel d'un jeune. Transpos&#233; dans le seul champ de la violence &#233;ruptive ou chronique d'un petit enfant, d'un enfant ou d'un adolescent en institution, l'&#233;ducateur peut &#233;prouver en lui-m&#234;me l'aspect pr&#233;dateur de sa propre violence ou les mouvements phobiques que la violence du jeune peut susciter en lui. C'est donc de l'intime qu'il est ici question, dans cette zone de tous les dangers o&#249;, selon Freud &#171; l'autre c'est moi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clinique, sociologique, institutionnelle, juridique, politique, la r&#233;ponse que Maurice Berger propose face &#224; l'enfant malade de violence s'articule &#224; la supplique implicite de ce dernier : &#171; Sois plus fort que la violence qui est en moi ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2008 (243 p. ; 21,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dunod, &#233;dition revue 1993&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le transfert dans la relation &#233;ducative, Dunod 2002&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme en auto-analyse&#8230; En tout cas, c'est aussi le lecteur qui supervise&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Une parole politique pour le social</title>
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		<dc:subject>901</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La mobilisation des travailleurs sociaux est plus que jamais &#224; l'ordre du jour. Elle commence par l'appropriation d'une parole politique. Ce premier week-end d'octobre, &#224; Paris, les bases d'un mouvement &#233;taient lanc&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
Un mouvement pour une parole politique des professionnels du champ social (MP4) est en train d'&#233;merger. Les 4 et 5 octobre, la conf&#233;rence permanente des organisations professionnelles du social (CPO), le mouvement interdisciplinaire pour un humanisme la&#239;c (MIHL) et 7, 8, 9 Radio sociale (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-901-" rel="tag"&gt;901&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La mobilisation des travailleurs sociaux est plus que jamais &#224; l'ordre du jour. Elle commence par l'appropriation d'une parole politique. Ce premier week-end d'octobre, &#224; Paris, les bases d'un mouvement &#233;taient lanc&#233;es&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un mouvement pour une parole politique des professionnels du champ social (MP4) est en train d'&#233;merger. Les 4 et 5 octobre, la conf&#233;rence permanente des organisations professionnelles du social (CPO), le mouvement interdisciplinaire pour un humanisme la&#239;c (MIHL) et 7, 8, 9 Radio sociale r&#233;unissaient &#224; Paris environ cent vingt personnes &#8211; travailleurs sociaux, repr&#233;sentants de collectifs, d'organisations et de syndicats &#8211; pour le faire exister&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='mp4.champsocial@gmail.com' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; en octobre 2004, le mouvement 7, 8, 9 vers des &#201;tats g&#233;n&#233;raux du social avait list&#233;, chapitre par chapitre, une liste pr&#233;cise de dol&#233;ances. Dans un texte intitul&#233; L'action sociale anesth&#233;si&#233;e, les m&#234;mes &#8211; professionnels du travail social, responsables d'association, hauts fonctionnaires, formateurs, chercheurs pour la plupart issus de 7, 8, 9 &#8211; avaient propos&#233; en juillet de &#171; reprendre collectivement l'initiative &#187; devant cette &#171; r&#233;gression sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un certain &#171; vide de l'engagement &#187; ne peut qu'interroger&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;changes provoqu&#233;s par MP4 ont montr&#233; une nouvelle fois &#224; quel point le travail social souffrait : marchandisation du secteur (la multiplication des appels d'offres dans le secteur priv&#233; pour cr&#233;er une institution, par exemple), nouveau pouvoir des agences r&#233;gionales de sant&#233; (ARS), p&#233;nalisation de la pr&#233;carit&#233;&#8230; Les questions de fichage (et leurs corollaires, tels certains syst&#232;mes informatiques de structures sociales) ont &#233;t&#233; abord&#233;es, de m&#234;me que, en vrac, les probl&#232;mes d'acc&#232;s aux soins dans certains quartiers, les difficult&#233;s de fonctionnement des maisons d&#233;partementales pour les personnes handicap&#233;es (MDPH), l'usine &#224; gaz du DALO, la paup&#233;risation des travailleurs sociaux de base, les questions de d&#233;veloppement urbain et de mixit&#233; sociale. Les fourches caudines des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens (CPOM) ont &#233;t&#233; point&#233;es par plusieurs directeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; mise en p&#233;ril &#187; de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, la protection des jeunes majeurs abandonn&#233;e, la petite enfance inqui&#233;t&#233;e par le r&#233;cent rapport Tabarot, furent &#233;voqu&#233;es. L'apparition des services sociaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (SSIG) europ&#233;ens et la disparition des comit&#233;s d&#233;partementaux de liaison et de coordination des services sociaux (Clicoss) renvoient, de l'avis g&#233;n&#233;ral, &#224; l'urgence d'une d&#233;finition du service social. En regard de cet inqui&#233;tant &#233;tat des lieux (non exhaustif), un certain &#171; vide de l'engagement &#187; ne peut qu'interroger&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; lire, L'indigent et le d&#233;linquant, P&#233;nalisation de la pauvret&#233; et (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les id&#233;es ont fus&#233;. Si l'on admet que les institutions sociales ne sont pas des entreprises, il s'agit bien de militer contre certains flux tendus professionnels, de d&#233;construire en permanence une novlangue envahissante &#8211; un glossaire a &#233;t&#233; envisag&#233; &#8211; et de faire valoir une vision du terrain. Et pourquoi pas un ouvrage &#224; destination du grand public, genre &#171; Le travail social racont&#233; &#224; mon voisin &#187; ? Toutes les pistes sont &#224; explorer, &#224; inventer, pour un travail social qui ne soit plus invisible, ignor&#233;, maltrait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re, des &#233;clairages avaient &#233;t&#233; apport&#233;s sur l'horizon politico &#8211; administratif (LOLF, RGPP), le contr&#244;le social et l'avenir des associations. Les d&#233;bats des ateliers sectoriels (exclusion, handicap, justice, formation) et transversaux (responsabilit&#233;s, place de l'&#201;tat, perte des rep&#232;res, &#171; fr&#233;n&#233;sie gestionnaire &#187;) seront restitu&#233;s en ligne, en images et en textes, dans les prochaines semaines sur le site Internet de MP4, actuellement en construction. Le 29 novembre prochain, une deuxi&#232;me rencontre consolidera ces premi&#232;res avanc&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;mailto:mp4.champsocial@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;mp4.champsocial@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; lire, L'indigent et le d&#233;linquant, P&#233;nalisation de la pauvret&#233; et privatisation de l'action sociale, M. Chauvi&#232;re et all., Fondation Copernic, 2008. [[ &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=9782849501627&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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