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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Maltraitance : l'enfant victime</title>
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		<title>Maltraitance : enfant victime, adultes coupables, intervenants</title>
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		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>532</dc:subject>

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&lt;p&gt;La r&#233;flexion sur la maltraitance continue &#224; s'approfondir au fil des ann&#233;es. L'association fran&#231;aise d'information et de recherche sur l'enfance maltrait&#233;e (Afirem) y contribue largement aujourd'hui, comme hier. Les trois acteurs de ce drame ont occup&#233; le centre des rencontres d'Angers : la victime, au travers de la r&#233;silience et du rapport au corps, l'adulte maltraitant, par la th&#233;rapie qui lui est propos&#233;e, les intervenants, enfin, dans leurs contre-attitudes mais aussi dans le travail des experts (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;flexion sur la maltraitance continue &#224; s'approfondir au fil des ann&#233;es. L'association fran&#231;aise d'information et de recherche sur l'enfance maltrait&#233;e (Afirem) y contribue largement aujourd'hui, comme hier. Les trois acteurs de ce drame ont occup&#233; le centre des rencontres d'Angers : la victime, au travers de la r&#233;silience et du rapport au corps, l'adulte maltraitant, par la th&#233;rapie qui lui est propos&#233;e, les intervenants, enfin, dans leurs contre-attitudes mais aussi dans le travail des experts&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plus de mille participants avaient r&#233;pondu pr&#233;sents aux quatre conf&#233;rences pl&#233;ni&#232;res et dix-huit ateliers anim&#233;s par des intervenants en provenance de tous les horizons concern&#233;s par la maltraitance. Les 13&#232;mes journ&#233;es d'&#233;tude, propos&#233;es par la d&#233;l&#233;gation du Maine et Loire de l'Afirem&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Autre regard sur la maltraitance &#187; 16 et 17 mars 2000, Actes disponibles &#224; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, lui ont permis de f&#234;ter son vingti&#232;me anniversaire en offrant une prestation de grande qualit&#233;. Un tel foisonnement d'intelligence est toujours difficile &#224; synth&#233;tiser tant les contributions sont riches et multiples. En rendre compte ne fera que reproduire la m&#234;me frustration v&#233;cue par le congressiste oblig&#233; de faire un choix en renon&#231;ant &#224; tel atelier pour tel autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien l'enfant-victime qui tient la premi&#232;re place dans la relation maltraitante. Boris Cyrulnik, psychiatre, invit&#233; &#224; plancher sur la place des p&#232;res, a d&#233;velopp&#233; un th&#232;me qui lui est cher : celui de la r&#233;silience, cette capacit&#233; &#224; se d&#233;velopper d'une mani&#232;re &#233;quilibr&#233;e malgr&#233; un environnement hostile. Comparant notre civilisation &#224; celles d'autres r&#233;gions du monde (dont l'Afrique), il expliquera que la disparition du p&#232;re n'aboutit &#224; l'effondrement de l'enfant, que lorsque celui-ci n'est pas entour&#233; de figures relais qui peuvent compenser cette absence. Chez nous, tout repose sur deux parents. La d&#233;fection de l'un d'entre eux est v&#233;cue d'une mani&#232;re traumatisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'identification du p&#232;re et du g&#233;niteur n'a rien d'universel, mais est une invention occidentale li&#233;e &#224; la n&#233;cessit&#233; de fixer les modalit&#233;s de la transmission des biens et de l'h&#233;ritage. Dans de nombreuses autres cultures, la fonction biologique n'est pas celle qui pr&#233;vaut, bien des hommes pouvant jouer un r&#244;le tant affectif qu'&#233;ducatif aupr&#232;s de l'enfant. Boris Cyrulnik en d&#233;duira l'int&#233;r&#234;t de ces figures de r&#233;silience, v&#233;ritables substituts, qui constituent autant de relais aux d&#233;faillances qui entourent l'enfant maltrait&#233; : oncles, voisins, second mari de la m&#232;re, institutions peuvent alors jouer un r&#244;le essentiel dans la reprise du d&#233;veloppement. Car s'il ne peut exister de r&#233;versibilit&#233;, l'enfant bless&#233; peut n&#233;anmoins &#234;tre aid&#233; &#224; grandir malgr&#233; ses blessures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Corps abus&#233; et corps choy&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s la transgression de l'interdit, un toucher chaste est-il possible ? &#187; s'est interrog&#233; Patrick Ayoun, p&#233;dopsychiatre &#224; Bordeaux. Le corps devenu le lieu du d&#233;lit, du crime, de l'effraction et de la jouissance m&#233;lang&#233;s ne laisse que d&#233;solation et d&#233;sert. Comment pouvoir, &#224; nouveau, approcher et toucher le sujet en restaurant tout le symbolique des m&#233;diations, et faisant en sorte que tout geste ne soit pas interpr&#233;t&#233; comme tentative de nouvel abus ? Tout le travail consiste alors &#224; r&#233;tablir les notions de proximit&#233; et de distance, en sortant des confusions identificatoires propres &#224; la maltraitance pour r&#233;tablir la reconnaissance des diff&#233;rences, de l'alt&#233;rit&#233; et du d&#233;sir de l'autre compl&#232;tement pervertis par l'abuseur. L'adulte doit se m&#233;fier de ses &#233;vitements phobiques, telle cette m&#232;re de famille, t&#233;tanis&#233;e par la jouissance qu'elle avait provoqu&#233;e chez son b&#233;b&#233; en lui procurant des soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Lemay rappellera la fonction d'&#233;rotisation inh&#233;rente &#224; la parentalit&#233; : le plaisir sensoriel est essentiel pour permettre &#224; l'enfant d'acc&#233;der &#224; la conscience d'&#234;tre un sujet de d&#233;sir. L'adulte est dans son r&#244;le quand il caresse, stimule ou masse son enfant. Il ne se transforme en abuseur que s'il g&#233;nitalise cette relation, en confondant d&#232;s lors sexualit&#233; infantile et sexualit&#233; g&#233;nitale. Apprenons &#224; l'enfant &#224; distinguer entre cette affection indispensable &#224; sa croissance et &#224; son &#233;quilibre et l'abus sexuel. Mais, permettons aussi aux professionnels, continuera Michel Lemay, d'identifier et de pouvoir parler du plaisir sensoriel qu'eux m&#234;mes &#233;prouvent en contact avec l'enfant. Si cet espace de pens&#233;e n'existe pas pour eux, comment l'enfant peut-il s'y retrouver ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les abuseurs en th&#233;rapie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me acteur de la maltraitance : l'adulte-auteur. Michel Suard, psychologue intervenant en d&#233;tention aupr&#232;s de d&#233;linquants sexuels, a expliqu&#233; son travail consacr&#233; &#224; la th&#233;rapie de groupe et de famille pour les auteurs d'abus sexuels intrafamiliaux incarc&#233;r&#233;s. La r&#233;pression, la mise &#224; l'&#233;cart sont-elles les seules r&#233;ponses possibles ou y a-t-il mati&#232;re &#224; une prise en charge psychoth&#233;rapeutique ? Deux &#233;minents sp&#233;cialistes apportent une r&#233;ponse exactement inverse &#224; ces questions. Hubert Van Giseghem pr&#233;tend, &#224; partir de sa pratique d'expert judiciaire, que 5 &#224; 10 % seulement des abuseurs sont accessibles aux soins. Pour Catherine Marneffe, p&#233;dopsychiatre &#224; Bruxelles, s'occupant de familles maltraitantes, seul un nombre infime, compris entre 3 et 10 %, serait r&#233;fractaires &#224; une th&#233;rapie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans pouvoir d&#233;partager l'un et l'autre, Michel Suard a, plus prosa&#239;quement, d&#233;crit son intervention aupr&#232;s d'une population qui vient le consulter sur la base du volontariat, &#233;cartant donc les plus pervers qui sont dans le d&#233;ni ou la conviction d'un complot responsable de leur incarc&#233;ration. Ces suivis se font bien parfois sur pression du juge de l'application des peines. Mais, il n'existe pas d'injonction proprement dite puisque le suivi socio-m&#233;dical pr&#233;vu par la loi du 17 juin 1998 ne s'impose qu'apr&#232;s la sortie d'incarc&#233;ration. L'objectif th&#233;rapeutique n'est pas ici la pr&#233;vention de la r&#233;cidive puisque de toute fa&#231;on, moins de 4 % des personnes incarc&#233;r&#233;es pour viol, renouvelle le m&#234;me crime apr&#232;s leur sortie. Non, ce qui est recherch&#233;, c'est de comprendre comment cela a pu arriver et tout mettre en &#339;uvre pour qu'il n'y ait pas une &#233;ventuelle transmission g&#233;n&#233;rationnelle. La th&#233;rapie peut se d&#233;rouler par groupes de trois &#224; cinq d&#233;tenus, en douze s&#233;ances, &#224; raison d'une tous les quinze jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Suard propose aussi des entretiens individuels. Autre forme d'intervention, le travail familial, avec la partie de la famille qui n'est pas directement concern&#233;e par l'agression. Cela peut arriver, m&#234;me si c'est plus rare, qu'une confrontation soit organis&#233;e entre la victime et son agresseur. C'est l'aboutissement de tout un travail de pr&#233;paration de l'un et de l'autre qui peut aboutir &#224; une reprise des relations vraiment constructives, &#224; l'image de ce p&#232;re pr&#233;sentant ses excuses et remerciant son enfant d'avoir eu le courage de le d&#233;noncer. Il est difficile actuellement, d'&#233;valuer les r&#233;sultats du travail ainsi engag&#233;. On peut simplement &#233;voquer les constats de ces hommes incarc&#233;r&#233;s qui ont pu exprimer leur satisfaction de pouvoir reconna&#238;tre devant le groupe la gravit&#233; de leurs gestes et de ne plus &#234;tre seuls &#224; s'interroger sur leurs d&#233;viances.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La maltraitance au c&#339;ur de l'individu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me acteur de la trag&#233;die, l'intervenant qui est tout sauf neutre dans le r&#244;le qu'il endosse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est Jeanine Oxley et Mich&#232;le Rouyer, psychologues au Relais Al&#233;sia &#224; Paris qui ont mis &#171; les pieds dans le plat &#187; en citant Pierre Strauss, l'un des fondateurs de l'Afirem : &#171; Nous sommes tous des parents maltraitants. &#187; Il ne s'agit pas l&#224; d'une tentative de banalisation d'un acte &#233;minemment barbare, mais du rappel des pulsions mortif&#232;res qui gisent au plus profond de chacun d'entre nous. Un animateur d'atelier n'h&#233;sitera d'ailleurs pas &#224; &#233;voquer cette question de l'(in) humanit&#233; des adultes maltraitants en intitulant son intervention : &#171; Ces gens-l&#224; sont-ils des n&#244;tres ? &#187; C'est donc d&#233;lib&#233;r&#233;ment vers nos propres sentiments et nos contre-attitudes en tant que professionnels que le questionnement a &#233;t&#233; orient&#233;. Les intervenants ont in&#233;vitablement &#224; effectuer le deuil de la famille id&#233;ale qu'ils n'ont jamais eu et qu'ils voudraient bien imposer aux autres. La confrontation aux abus et mauvais traitements dont se rendent coupables les autres provoquent chez soi des remaniements psychiques pas toujours souhait&#233;s et le plus souvent inconscients (surtout quand cela vient interpeller sa propre histoire), mais qui font toujours &#233;cho chez l'enfant et ses parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'imp&#233;rative n&#233;cessit&#233; de pouvoir acc&#233;der &#224; cette ambivalence. Rien n'est jamais acquis d&#233;finitivement. Et la haine mise &#224; distance fait retour tr&#232;s rapidement, car ce qui fait r&#233;agir chez l'autre, c'est ce qui nous renvoie &#224; nous-m&#234;me. &#171; Ce n'est qu'en apprenant &#224; accepter ces pulsions mortif&#232;res que nous pourrons consacrer toute l'&#233;nergie utilis&#233;e jusqu'&#224; pr&#233;sent &#224; les nier d'une mani&#232;re plus positive &#187; r&#233;agira une participante depuis la salle. &#171; Mais c'est vrai que dans le secteur socio-&#233;ducatif, il n'est pas bien vu de vouloir travailler sur l'affectif &#187; lui r&#233;pondra en &#233;cho une autre voix du public.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'expertise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parmi les intervenants appel&#233;s &#224; jouer une r&#244;le essentiel, il y a l'expert. La loi du 17 juin 1998 a pr&#233;cis&#233; les modalit&#233;s de son travail tant par rapport &#224; la victime &#224; propos de laquelle il s'agit de d&#233;terminer le degr&#233; des pr&#233;judices subis, que par rapport aux agresseurs pour qui il s'agit d'&#233;valuer l'opportunit&#233; d'une injonction de suivi socio-m&#233;dical. Liliane Daligand, professeur de m&#233;decine l&#233;gale et experte psychiatre &#224; Lyon exprimera son espoir d&#233;&#231;u que ce nouveau texte l&#233;gislatif n'ait pu mettre un terme &#224; l'expertise de cr&#233;dibilit&#233;. De toutes les victimes, seules celles ayant subi violence et agressions sexuelles se voient imposer cette suspicion quant au t&#233;moignage ou &#224; la parole qu'elles apportent. Cette mesure constitue pour Liliane Daligand un archa&#239;sme de la proc&#233;dure : il revient au juge de dire qui est innocent, qui est coupable et, pour un expert, aborder l'enfant sous l'angle du mensonge et de la v&#233;rit&#233;, fausse le sens de la relation qu'il essaie alors d'&#233;tablir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de 1998 a, en outre, charg&#233; l'expert de d&#233;terminer le degr&#233; de pr&#233;judice qui se traduit en taux d'incapacit&#233; partielle, donnant droit au b&#233;n&#233;fice du fonds d'indemnisation. Ce fonds a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1986 pour indemniser les victimes d'attentat. Il est aliment&#233; par une taxe annuelle de 20 francs per&#231;ue sur tous les contrats d'assurance de biens, ce qui repr&#233;sente 59,5 millions de francs. La maltraitance ou la violence sexuelle rel&#232;vent de cette indemnisation. Le calcul est alors fait &#224; partir du pr&#233;judice tant esth&#233;tique que scolaire (retard pris dans les &#233;tudes), de l'agr&#233;ment (qualit&#233; de la vie) que de l'avenir compromis ou encore de la perspective d'&#233;tablissement (vie familiale et sexuelle ult&#233;rieure). Liliane Daligand regrettera que le taux d'indemnisation de ce fonds de garantie, qui s'&#233;tablit en moyenne &#224; 140 000 francs pour les victimes de toutes les infractions p&#233;nales confondues, ne soit que de 70 000 francs en moyenne, pour celles qui ont eu &#224; subir une maltraitance ou une agression sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;minent criminologue &#233;crivait en 1901 que les enfants, comme les femmes et les personnes faibles ne peuvent &#234;tre crus car il est dans leur nature de mentir. Herv&#233; Hamon, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris, rappellera la longue &#233;volution qu'a connue la protection de l'enfance au cours du XXe si&#232;cle, permettant ainsi de mesurer le chemin parcouru. Il regrettera, toutefois, la r&#233;&#233;mergence r&#233;cente et un peu inqui&#233;tante de la militance chez les professionnels qui n'h&#233;sitent pas &#224; se jeter mutuellement &#224; la figure les pires anath&#232;mes. Les travaux de l'Afirem constituent un contre-poison efficace et roboratif &#224; de telles d&#233;viances.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Autre regard sur la maltraitance &#187; 16 et 17 mars 2000, Actes disponibles &#224; : Afirem d&#233;l&#233;gation du Maine et Loire - 35 rue St Exup&#233;ry - 49100 Angers. T&#233;l. Fax : 02 41 24 08 69&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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