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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; &#192; 10 ans, mon fils est enfin scolaris&#233; &#224; plein temps &#187;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;T&#233;moignage de la maman d'un enfant autiste. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'ai toujours eu l'impression que l'on me faisait une faveur en acceptant mon fils. Lorsqu'il est entr&#233; en maternelle, nous n'&#233;tions pas conscients de son handicap. Comme il n'avait pas encore appris la propret&#233;, j'ai voulu commencer progressivement par un mi-temps. La premi&#232;re matin&#233;e &#224; &#233;t&#233; un d&#233;sastre. La ma&#238;tresse m'a dit avec une mine effar&#233;e : &#171; Il ne parle pas, il n'ob&#233;it pas, il n'&#233;coute rien, il a bu &#224; la carafe d'eau, il a grimp&#233; sur les &#233;tag&#232;res, il a (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;T&#233;moignage de la maman d'un enfant autiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; J'ai toujours eu l'impression que l'on me faisait une faveur en acceptant mon fils. Lorsqu'il est entr&#233; en maternelle, nous n'&#233;tions pas conscients de son handicap. Comme il n'avait pas encore appris la propret&#233;, j'ai voulu commencer progressivement par un mi-temps. La premi&#232;re matin&#233;e &#224; &#233;t&#233; un d&#233;sastre. La ma&#238;tresse m'a dit avec une mine effar&#233;e : &#171; Il ne parle pas, il n'ob&#233;it pas, il n'&#233;coute rien, il a bu &#224; la carafe d'eau, il a grimp&#233; sur les &#233;tag&#232;res, il a voulu manger la p&#226;te &#224; modeler&#8230; Vous &#234;tes convoqu&#233;e chez la directrice &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re a avanc&#233; l'argument qu'il n'&#233;tait pas propre pour le refuser en ajoutant : &#171; Ne vous inqui&#233;tez pas, cela va venir, lorsqu'il sera propre, rappelez-nous. &#187; Le choc. J'ai tout de suite eu l'impression que mon enfant n'&#233;tait pas comme les autres et que la propret&#233; n'&#233;tait qu'un alibi. Heureusement, nous avions une nounou, parce que l'apprentissage de la propret&#233; a finalement dur&#233; un an. Au cours de cette ann&#233;e, nous avons commenc&#233; &#224; consulter. Nous avons donc d&#233;couvert qu'il avait une maladie g&#233;n&#233;tique et un probl&#232;me qui, &#224; l'&#233;poque, n'&#233;tait pas d&#233;fini. Bien plus tard, nous apprendrons qu'il s'agissait d'autisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon fils a &#233;t&#233; propre en juillet. J'ai donc retent&#233; ma chance et je l'ai repr&#233;sent&#233; au mois de septembre suivant. Il a chang&#233; de ma&#238;tresse, cela s'est tr&#232;s bien pass&#233; et il a ador&#233; l'&#233;cole. Curieusement, il a directement &#233;t&#233; mis en moyenne section. L'ann&#233;e d'apr&#232;s, l'&#233;quipe nous a expliqu&#233; qu'il valait mieux qu'il reste encore un an au m&#234;me niveau. Pour mon fils, cela a &#233;t&#233; un choc. Il s'est retrouv&#233; avec des plus petits que lui, mais, finalement, l'ann&#233;e s'est bien pass&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est ensuite entr&#233; en grande section de maternelle. La nouvelle ma&#238;tresse nous a expliqu&#233; qu'elle avait &#233;tudi&#233; la psychologie et qu'il n'y aurait donc aucun probl&#232;me. En r&#233;alit&#233;, cela a &#233;t&#233; une catastrophe. La directrice, de son c&#244;t&#233;, insistait pour que nous demandions une auxiliaire. Nous n'en avons pas obtenu mais de toute fa&#231;on la ma&#238;tresse n'en voulait pas. Et puis, vers la Toussaint, elle nous a dit qu'elle ne pouvait rien faire pour notre fils, qu'elle pensait que cela aurait &#233;t&#233; plus simple. Elle l'a, litt&#233;ralement, laiss&#233; tomber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre temps, nous avions inscrit notre fils au Sessad (service d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e et de soins &#224; domicile) et nous avons eu, par cet interm&#233;diaire, une &#233;ducatrice. Elle venait &#224; l'&#233;cole deux fois par semaine. Elle a &#233;t&#233; tr&#232;s mal accept&#233;e par la ma&#238;tresse. De mon c&#244;t&#233;, j'ai d&#233;couvert, gr&#226;ce &#224; cette &#233;ducatrice, que mon fils &#233;tait livr&#233; &#224; lui-m&#234;me, rel&#233;gu&#233; dans une classe de plus petits les jours de biblioth&#232;que, priv&#233; de certaines activit&#233;s sous pr&#233;texte qu'il ne savait pas faire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de l'ann&#233;e, il &#233;tait clair qu'il ne serait jamais accept&#233; au CP. Nous avons donc commenc&#233; &#224; chercher des solutions. J'ai fait le tour de toutes les possibilit&#233;s, priv&#233;es ou publiques, de mon quartier voire des quartiers voisins. Il a &#233;t&#233; refus&#233; par plusieurs &#233;tablissements, et finalement accept&#233; dans la classe d'int&#233;gration scolaire (CLIS) de l'&#233;cole primaire de notre quartier. Au d&#233;part de ma recherche, on m'avait pourtant dit qu'elle n'accepterait pas mon fils, qu'elle n'&#233;tait pas adapt&#233;e &#224; sa situation. Il a cependant &#233;t&#233; finalement scolaris&#233; dans cette CLIS pendant deux ans et demi, &#224; dose hom&#233;opathique, une heure et demi par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus longtemps, me disait-on, aurait &#233;t&#233; trop pour lui : est-ce que c'&#233;tait vraiment le cas ou est-ce qu'ils n'avaient pas les moyens de le recevoir ? Il aurait pu rester plusieurs ann&#233;es dans cette CLIS mais la ma&#238;tresse devait partir &#224; la retraite et nous a dit qu'elle avait fait tout ce qu'elle pouvait avec notre fils. Elle n'&#233;tait pas form&#233;e &#224; l'autisme donc estimait ses moyens arriv&#233;s &#224; terme. Nous nous sommes remis &#224; chercher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous a conseill&#233; un institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) mais nous voulions que notre fils continue d'apprendre. Or, les IME mettent l'accent sur le soin et beaucoup moins sur l'enseignement, certains n'ont m&#234;me pas d'instituteurs. Enfin, la ma&#238;tresse de la premi&#232;re CLIS nous a conseill&#233; de scolariser notre enfant dans une CLIS pour enfant autiste. Nous avons eu une chance &#233;norme d'y avoir une place parce qu'il n'en existe que deux sur Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, mon fils fait d'importants progr&#232;s. Il est pris en charge par des personnes form&#233;es pour l'autisme et du coup ses avanc&#233;es dans les apprentissages sont consid&#233;rables. Il a aujourd'hui 10 ans et il est enfin scolaris&#233; &#224; plein temps depuis le mois de septembre &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; La collectivit&#233; peut &#234;tre le r&#233;v&#233;lateur du handicap &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-collectivite-peut-etre-le-revelateur-du-handicap</link>
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		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>
		<dc:subject>898</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Interview de R&#233;gine Bramnik, directrice d'une &#233;cole maternelle de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est votre regard sur la loi de f&#233;vrier 2005 ? La loi du 11 f&#233;vrier 2005 est une vraie r&#233;volution. Tous les enfants porteurs de handicap devront d&#233;sormais &#234;tre scolaris&#233;s en milieu ordinaire avec un certain nombre d'aides pour compenser le handicap, en terme d'am&#233;nagement du temps et de l'espace, en ressources humaines compl&#233;mentaires. La loi est jeune, elle date de f&#233;vrier 2005. De plus, les d&#233;crets d'application ne sont parus (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Interview de R&#233;gine Bramnik, directrice d'une &#233;cole maternelle de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est votre regard sur la loi de f&#233;vrier 2005 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 11 f&#233;vrier 2005 est une vraie r&#233;volution. Tous les enfants porteurs de handicap devront d&#233;sormais &#234;tre scolaris&#233;s en milieu ordinaire avec un certain nombre d'aides pour compenser le handicap, en terme d'am&#233;nagement du temps et de l'espace, en ressources humaines compl&#233;mentaires. La loi est jeune, elle date de f&#233;vrier 2005. De plus, les d&#233;crets d'application ne sont parus qu'un an plus tard. Le texte a donc pr&#233;c&#233;d&#233; la mise en place des moyens qui, pour l'instant, ne sont pas &#224; la hauteur des ambitions de la loi. Nous devons, en attendant, faire avec les moyens du bord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand et comment l'&#233;cole maternelle rencontre le handicap ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;cole maternelle, nous sommes confront&#233;s depuis bien longtemps au handicap parce que nous sommes la premi&#232;re &#233;cole qui scolarise. Nous rencontrons donc deux situations : les enfants dont on sait qu'ils sont porteurs d'un handicap depuis l'enfance. Les parents sont alors d&#233;j&#224; dans un processus de reconnaissance du handicap aupr&#232;s de la maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH). C'est notamment le cas du handicap le plus visible : le handicap physique. Mais dans le cas de handicaps psychologiques, psychiques, intellectuels, souvent la collectivit&#233; va &#234;tre le r&#233;v&#233;lateur du handicap. Les parents ont peut-&#234;tre plus ou moins conscience que quelque chose n'est pas compl&#232;tement dans les normes, parfois ils ne l'ont pas vu ou bien n'ont pas voulu le voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'&#233;cole va renvoyer pour la premi&#232;re fois une image non norm&#233;e de l'enfant. La scolarisation en maternelle va, par cons&#233;quent, &#234;tre un temps difficile avec de possibles frictions, tensions entre la famille et l'&#233;cole. Il faudra parfois tr&#232;s longtemps pour que le handicap soit pleinement pris en compte par les parents et que nous puissions mettre des choses en place. Le temps du handicap n'est pas le temps de l'&#233;cole ; le temps de l'acceptation psychologique n'est pas le temps de l'&#233;cole (&lt;a href='https://www.lien-social.com/A-10-ans-mon-fils-est-enfin-scolarise-a-plein-temps' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage d'une m&#232;re d'un enfant autiste&lt;/a&gt;). Entre le moment de la r&#233;v&#233;lation du handicap par l'&#233;cole, celui de la prise de conscience par la famille, le moment o&#249; nous allons pouvoir mettre en place des mesures et enfin l'application concr&#232;te de ces mesures, il peut se passer trois ans, soit les trois ann&#233;es de l'&#233;cole maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment faites-vous donc pendant ce temps o&#249; le handicap n'est pas reconnu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cole n'a alors que les moyens du bord pour imaginer des solutions. Il peut y avoir des structures ext&#233;rieures comme le r&#233;seau d'aide &#224; la scolarisation des enfants en difficult&#233; (Rased) que nous pouvons solliciter. Normalement, il n'est pas habilit&#233; &#224; intervenir aupr&#232;s des enfants porteurs de handicap mais il peut &#234;tre appel&#233; si le handicap n'est pas encore reconnu et que rien n'a &#233;t&#233; mis en place autour de l'enfant. Les parents doivent en &#234;tre inform&#233;s mais il n'est pas obligatoire d'avoir leur accord. Nous devons l'obtenir, en revanche, pour l'intervention d'un psychologue. Au sein du r&#233;seau, il y a trois intervenants possibles : un psychologue scolaire, un r&#233;&#233;ducateur option G, c'est &#224; dire qui concerne tout ce qui est de l'ordre moteur, et option E, pour les difficult&#233;s scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si ce r&#233;seau n'est en principe pas pr&#233;vu pour cela, c'est la seule aide r&#233;elle et imm&#233;diate que nous pouvons obtenir. Trois autres personnes de l'institution scolaire peuvent nous aider. L'assistante sociale scolaire est un relais possible pour mettre en place un dialogue avec la famille et un contact avec des structures de prise en charge ext&#233;rieures. L'enseignant itin&#233;rant peut intervenir ponctuellement face &#224; une difficult&#233; pour donner des indications &#224; l'&#233;quipe. Enfin, un r&#244;le essentiel est jou&#233;, dans cette premi&#232;re phase de la scolarisation, par l'enseignant r&#233;f&#233;rent. Nous pouvons faire une sorte de signalement &#224; cet enseignant et il peut entrer en contact avec la famille, avec la MPDH, faire le relais pour permettre l'avancement de la reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet enseignant est une personne ressource qui fait le lien entre la famille, la MPDH et nous. Il va nous aider &#224; trouver des solutions, il donne des indications et des conseils. Il sera l&#224;, ensuite, &#224; la signature du protocole d'accueil individualis&#233; ou du projet personnel de scolarisation (PPS). Projet qui ne peut &#234;tre mis en place qu'une fois le handicap reconnu par la MPDH et donc obligatoirement, dans un premier temps, par les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une fois le projet sign&#233;, quelles aides &#224; la scolarisation peut obtenir la famille ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du moment o&#249; le handicap atteint 50 % d'invalidit&#233;, il est av&#233;r&#233; et un PPS peut-&#234;tre sign&#233;. Nous obtenons alors la possibilit&#233; d'un certain nombre d'am&#233;nagements dont des aides mat&#233;rielles et humaines, notamment des auxiliaires de vie scolaire individualis&#233;e (AVSI). Actuellement, dans notre &#233;cole, nous n'avons pas d'AVSI parce qu'aucun enfant n'est reconnu handicap&#233;. Nous avons, en revanche, fait appel &#224; un emploi vie scolaire (EVS). Ce sont des emplois pr&#233;caires, mal pay&#233;s, avec une possibilit&#233; de formation sur le temps du contrat qui est de neuf mois, renouvelable une fois. Ils sont employ&#233;s pour aider le directeur dans la gestion des t&#226;ches administratives ou pour accompagner la scolarisation d'enfant handicap&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre &#233;cole, nous avons eu deux EVS, le premier a d&#233;missionn&#233; apr&#232;s &#234;tre rest&#233; deux mois parce qu'il a trouv&#233; un emploi plus int&#233;ressant. Le deuxi&#232;me a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; sur notre &#233;cole parce que cela se passait mal dans la sienne. Il n'est recrut&#233; qu'&#224; mi-temps. Or, nous l'avions d'abord sollicit&#233; pour un enfant pr&#233;sentant des signes d'autisme et qui ne pouvait pas &#234;tre accueilli sans un accompagnement. Mais, tr&#232;s vite, nous nous sommes aper&#231;us qu'un deuxi&#232;me petit enfant avait besoin d'un accompagnement permanent, nous avons alors partag&#233; le temps de cet EVS en deux. Au final, les deux enfants ne sont donc scolaris&#233;s que deux matin&#233;es par semaine chacun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Classes mixtes pour les dyslexiques</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Classes-mixtes-pour-les-dyslexiques</link>
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		<dc:subject>898</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le coll&#232;ge rennais de l'Adoration, les &#233;l&#232;ves dyslexiques sont accueillis dans des classes ordinaires, sans auxiliaires de vie mais avec bienveillance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la classe de quatri&#232;me &#171; dys &#187; &#8211; ici, tous les adultes emploient ce raccourci &#8211;, les enfants handicap&#233;s sont m&#233;lang&#233;s avec les autres. Et cela fonctionne plut&#244;t bien. M&#234;me si la loi de f&#233;vrier 2005 leur reconna&#238;t le statut de personne handicap&#233;e, ils ne b&#233;n&#233;ficient pas d'auxiliaire de vie scolaire. &#171; Au primaire, quelques uns en avaient une, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le coll&#232;ge rennais de l'Adoration, les &#233;l&#232;ves dyslexiques sont accueillis dans des classes ordinaires, sans auxiliaires de vie mais avec bienveillance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la classe de quatri&#232;me &#171; dys &#187; &#8211; ici, tous les adultes emploient ce raccourci &#8211;, les enfants handicap&#233;s sont m&#233;lang&#233;s avec les autres. Et cela fonctionne plut&#244;t bien. M&#234;me si la loi de f&#233;vrier 2005 leur reconna&#238;t le statut de personne handicap&#233;e, ils ne b&#233;n&#233;ficient pas d'auxiliaire de vie scolaire. &lt;i&gt;&#171; Au primaire, quelques uns en avaient une, d'autre pas. Au coll&#232;ge, la prise en charge est collective, c'est-&#224;-dire sans AVS &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;fend Jean-Yves Huet, directeur de cet &#233;tablissement qui accueille d'autres handicap&#233;s (autiste, trisomique, malade des os de verre, etc.). Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Le collectif produit de la stimulation et donc des r&#233;sultats positifs. Nous savons tr&#232;s bien que sans dispositif sp&#233;cifique, plusieurs de nos &#233;l&#232;ves auraient tr&#232;s rapidement &#233;t&#233; orient&#233;s en section d'enseignement g&#233;n&#233;ral et professionnel adapt&#233; (Segpa). &#187;&lt;/i&gt; Pas d'auxiliaire de vie scolaire pour les dyslexiques mais, en revanche, une grande attention aux conditions d'int&#233;gration individuelle de chaque &#233;l&#232;ve. &lt;i&gt;&#171; C'est l&#224; que se joue l'essentiel &#187;&lt;/i&gt;, assure Jean-Yves Huet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, certains jeunes sont lourdement handicap&#233;s : ainsi, Victor, incapable en quatri&#232;me d'&#233;crire son pr&#233;nom. Et malgr&#233; l'insistance de plusieurs de ses professeurs, l'enfant refuse d'utiliser son ordinateur &#224; reconnaissance vocale. &#192; l'Ado, comme les jeunes appellent leur coll&#232;ge, l'organisation est b&#226;tie autour de quelques principes simples : crit&#232;res d'admission stricts, enseignants volontaires, mixit&#233; et horaires am&#233;nag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous demandons aux familles de nous fournir un bilan sensoriel afin d'&#233;liminer les handicaps de la vue et de l'ou&#239;e, le diagnostic de l'orthophoniste et, enfin, une synth&#232;se psychologique car il faut s'assurer que les difficult&#233;s d'apprentissage du jeune ne soient pas li&#233;es &#224; des d&#233;sordres relevant du comportemental &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille le chef d'&#233;tablissement. Ensuite, une commission ad hoc se r&#233;unit pour &#233;tudier les demandes d'inscription. &lt;i&gt;&#171; Depuis 2002, nous disposons de douze places par niveau ; en moyenne, nous recevons trois fois plus de demandes &#187;&lt;/i&gt;, constate-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mixit&#233; est un choix fort de l'&#233;cole, m&#234;me si parfois certains parents s'en &#233;meuvent. &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r que nous pourrions faire une classe uniquement constitu&#233; d'&#233;l&#232;ves dyslexiques. Nous les regrouperions &#224; leur arriv&#233;e au coll&#232;ge et nous les laisserions ensemble jusqu'au brevet. Mais ce serait une filiarisation et, de fait, de l'exclusion &#187;&lt;/i&gt;, estime le directeur. Et qu'en pensent les parents d'enfants non handicap&#233;s ? D'apr&#232;s le directeur, en sixi&#232;me, les gens &lt;i&gt;&#171; demandent &#224; voir mais on sent plut&#244;t une grande ouverture d'esprit &#187;&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit le responsable. Il est vrai qu'&#224; l'occasion de la r&#233;union de rentr&#233;e, un long moment est consacr&#233; &#224; une pr&#233;sentation de la situation et &#224; r&#233;pondre aux multiples questions des parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix des enseignants est &#233;galement pr&#233;pond&#233;rant : &#233;videmment, ceux-ci sont tous volontaires. Pourtant, si quelques uns sont d'embl&#233;e int&#233;ress&#233;s par cette remise en cause de leurs m&#233;thodes p&#233;dagogiques, p&#232;se &#233;galement le surcro&#238;t de travail. &lt;i&gt;&#171; Dans notre esprit, accueillir des enfants handicap&#233;s est normal mais n'oublions pas que cela entra&#238;ne deux r&#233;unions suppl&#233;mentaires par an et par enfant &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le chef d'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeure de fran&#231;ais depuis quatre ans, Alyette Laurent s'&#233;panouit totalement avec ces classes mixtes. &lt;i&gt;&#171; Ces jeunes ont une image d'eux extr&#234;mement n&#233;gative. Ma premi&#232;re priorit&#233; est d'avoir sur eux un regard bienveillant et, surtout, qu'ils le ressentent car souvent ils arrivent ici vraiment cass&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
De la formation sp&#233;cifique &#224; l'enseignement aux enfants dyslexiques qu'elle a re&#231;ue, elle a retenu puis exp&#233;riment&#233; sur le terrain, une constante : &lt;i&gt;&#171; Pour les &#171; dys &#187;, l'image et le concret sont tr&#232;s importants &#187;&lt;/i&gt;, affirme-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, pour enseigner la grammaire, le vocabulaire, la syntaxe ou encore la construction narrative, cette professeure a-t-elle mis son cours en sch&#233;mas. Exemple : pour expliquer le m&#233;canisme de &#171; la cause &#224; effet &#187;, elle a invent&#233; et dessin&#233; une petite histoire. Celle-ci tient en trois cases de bande dessin&#233;e (je suis dans la rue, je marche sur une peau de banane et je me retrouve les fesses par terre). L&#224;, Alyette Laurent se met en sc&#232;ne avec un sens de la d&#233;rision d'elle-m&#234;me peu commun chez les p&#233;dagogues. Et &#231;a marche ! &lt;i&gt;&#171; Pendant longtemps, j'ai travaill&#233; avec les sch&#233;mas seulement pour le demi-groupe de dyslexiques. Un jour, d'autres &#233;l&#232;ves ont demand&#233; &#224; b&#233;n&#233;ficier de cette m&#233;thode et depuis, dans toutes mes classes, je travaille avec tous les &#233;l&#232;ves &#224; partir de la m&#233;thode &#233;labor&#233;e pour les &#171; dys &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-elle. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Pour un prof, c'est int&#233;ressant de travailler avec eux puisque le challenge est de rendre simple quelque chose qui est quand m&#234;me compliqu&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Auxiliaires de vie scolaire. Chronique d'une pr&#233;carisation programm&#233;e</title>
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&lt;p&gt;Alors que la loi de f&#233;vrier 2005 a ouvert une grande porte &#224; la scolarisation des enfants handicap&#233;s, le gouvernement tarde &#224; cr&#233;er un m&#233;tier d'auxiliaire de vie scolaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192;vingt-huit ans, Justine Poulain, auxiliaire de vie scolaire pour la septi&#232;me ann&#233;e, est r&#233;volt&#233;e : en juin 2009, il est tout &#224; fait possible qu'elle soit vir&#233;e de l'&#201;ducation nationale. &#171; D'ici un an, les premiers AVS recrut&#233;s en 2003 sous contrat d'assistant d'&#233;ducation vont devoir quitter leur fonction alors qu'ils ont capitalis&#233; des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que la loi de f&#233;vrier 2005 a ouvert une grande porte &#224; la scolarisation des enfants handicap&#233;s, le gouvernement tarde &#224; cr&#233;er un m&#233;tier d'auxiliaire de vie scolaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192;vingt-huit ans, Justine Poulain, auxiliaire de vie scolaire pour la septi&#232;me ann&#233;e, est r&#233;volt&#233;e : en juin 2009, il est tout &#224; fait possible qu'elle soit vir&#233;e de l'&#201;ducation nationale. &#171; D'ici un an, les premiers AVS recrut&#233;s en 2003 sous contrat d'assistant d'&#233;ducation vont devoir quitter leur fonction alors qu'ils ont capitalis&#233; des comp&#233;tences qu'il conviendrait de reconna&#238;tre et de prendre en compte dans la r&#233;flexion &#224; mener &#187;, &#233;crit l'Unaisse &lt;a href=&#034;http://unaisse.free.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Union nationale pour l'avenir de l'inclusion scolaire, sociale et &#233;ducative&lt;/a&gt; dans une lettre ouverte adress&#233;e cet &#233;t&#233; aux ministres et aux parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, on croit marcher sur la t&#234;te : le minist&#232;re de l'Education nationale et le secr&#233;tariat aux Personnes handicap&#233;es veulent faciliter la scolarisation des enfants concern&#233;s mais en virant tout simplement les AVS des circuits. Pour preuve, le plan des m&#233;tiers li&#233; au handicap et &#224; la d&#233;pendance &#233;voqu&#233; en f&#233;vrier dernier par Val&#233;rie L&#233;tard, secr&#233;taire d'Etat en charge du dossier : &#171; Nous sommes &#233;tonn&#233;s, voire choqu&#233;s, que le cas des auxiliaires de vie scolaire n'y soit pas abord&#233; alors qu'aujourd'hui, nous sommes plus de 16 000 (tous statuts confondus) &#224; permettre &#224; 160 000 &#233;l&#232;ves en situation de handicap de suivre une scolarit&#233; adapt&#233;e en milieu ordinaire &#187;, poursuit l'association qui totalise un peu moins de trois cents adh&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sidente de cette association cr&#233;&#233;e en juillet 2007, Justine Poulain pointe rapidement les &#233;normes disparit&#233;s qui s&#233;parent les AVS des EVS (emploi de vie scolaire). &#171; Les premiers sont des agents de droit public pay&#233;s par le rectorat et b&#233;n&#233;ficient de contrat d'un an, renouvelable cinq fois. Les seconds sont sous contrat de droit priv&#233;, souvent des ch&#244;meurs en contrat d'avenir ou d'aide au retour &#224; l'emploi, recrut&#233;s par l'ANPE et dont le salaire est financ&#233; par les rectorats et les conseils g&#233;n&#233;raux. En outre, leurs contrats sont de dix mois &#187;, explique la jeune femme. Certes, sur le terrain, les uns et les autres font le m&#234;me m&#233;tier et assurent les m&#234;mes fonctions, mais &#224; l'heure de la r&#233;duction des effectifs du minist&#232;re de l'Education nationale, les AVS constituent une proie facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, l'administration leur conseille de trouver une autre voie, de changer de m&#233;tier. Et pour cause : en France, auxiliaire de vie scolaire reste une fonction mais n'a jamais &#233;t&#233; reconnu comme un m&#233;tier. D'ailleurs, il n'existe toujours pas de r&#233;f&#233;rentiel au niveau national sur les comp&#233;tences requises. &#171; Chaque acad&#233;mie se d&#233;brouille. Certaines mieux que d'autres&#8230; Nous en avons identifi&#233; qui ont r&#233;dig&#233; le r&#233;f&#233;rentiel en trois lignes &#187;, regrette Julie Poulain. De plus, quand la secr&#233;taire d'Etat forme une commission charg&#233;e de r&#233;fl&#233;chir &#224; un nouveau m&#233;tier d'accompagnement qui irait de l'enfant &#224; la personne &#226;g&#233;e handicap&#233;e, elle ne prend pas la peine d'y convier un repr&#233;sentant de l'Unaisse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur le terrain du droit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une &lt;a href=&#034;http://www.education.gouv.fr/bo/2008/31/MENE0800533C.htm&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;circulaire du bulletin officiel de juillet pr&#233;cise que la validation des acquis par l'exp&#233;rience&lt;/a&gt; (VAE) sera d&#233;sormais ouverte aux auxiliaires de vie scolaire. &#171; Une coll&#232;gue a aussit&#244;t adress&#233; un dossier de moniteur-&#233;ducateur. Mais elle n'a re&#231;u que des r&#233;ponses &#233;vasives : le texte n'est pas suffisamment clair et il faut attendre &#187;, raconte la jeune femme. Attendre&#8230; le mot est d'autant plus dur que pour l'heure, les AVS ignorent s'ils b&#233;n&#233;ficieront du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore peu organis&#233;s car isol&#233;s, d&#233;daign&#233;s par le gouvernement, les auxiliaires de vie scolaire se demandent &#224; quelle sauce ils vont &#234;tre mang&#233;s. Apr&#232;s des appels &#224; la gr&#232;ve tr&#232;s peu suivis, des manifestations publiques clairsem&#233;es et des p&#233;titions compl&#232;tement inutiles, l'Unaisse a choisi de se porter sur le terrain juridique. La jeune association a confi&#233; la d&#233;fense de ses int&#233;r&#234;ts &#224; un avocat. Premier r&#233;sultat : Philippe Nogrix, s&#233;nateur d'Ille-et-Vilaine et bon connaisseur des affaires sociales, a accept&#233; de saisir le m&#233;diateur de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Handicap&#233;s &#224; l'&#233;cole, la r&#233;volution sans moyen</title>
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		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>
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&lt;p&gt;Si elle appara&#238;t comme une n&#233;cessit&#233;, la scolarisation des enfants handicap&#233;s peut poser probl&#232;me aux institutions du secteur social. Le manque de moyens entra&#238;ne des cons&#233;quences inattendues dans l'application de la loi de 2005. Actif depuis un an, un r&#233;seau national s'est mis en place sur ces questions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y aurait comme un malaise. &#171; Dix mille enfants en situation de handicap accueillis en plus &#224; cette rentr&#233;e, mais quels moyens pour y faire face ? &#187;, s'interroge l'association des paralys&#233;s de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si elle appara&#238;t comme une n&#233;cessit&#233;, la scolarisation des enfants handicap&#233;s peut poser probl&#232;me aux institutions du secteur social. Le manque de moyens entra&#238;ne des cons&#233;quences inattendues dans l'application de la loi de 2005. Actif depuis un an, un r&#233;seau national s'est mis en place sur ces questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y aurait comme un malaise. &#171; Dix mille enfants en situation de handicap accueillis en plus &#224; cette rentr&#233;e, mais quels moyens pour y faire face ? &#187;, s'interroge l'association des paralys&#233;s de France (APF). De m&#234;me, selon l'Unapei, plus de huit enseignants sur dix estiment ne pas &#234;tre suffisamment form&#233;s &#224; l'accueil d'un enfant handicap&#233; mental. Et ceux des classes d'int&#233;gration scolaire (CLIS) jugent, &#224; une &#233;crasante majorit&#233;, leur pr&#233;paration insuffisante. Regroup&#233;s en union nationale pour l'avenir de l'inclusion scolaire, sociale et &#233;ducative (Unaisse), les auxiliaires de vie scolaire (AVS) protestent contre leur pr&#233;carit&#233;, et exigent du minist&#232;re la cr&#233;ation d'un &#171; vrai m&#233;tier &#187;. Certes, 2 000 AVS suppl&#233;mentaires ont &#233;t&#233; recrut&#233;s pour cette rentr&#233;e. Mais certains d'entre eux exercent d&#233;j&#224; depuis des ann&#233;es, avec des contrats fragiles, souvent au-dessous du seuil de pauvret&#233; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Auxiliaires-de-vie-scolaire-Chronique-d-une-precarisation-programmee' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 7000 professionnels du secteur m&#233;dico-social et parents d'enfants handicap&#233;s, enseignants, m&#233;decins, ont voulu alerter opinion et les pouvoirs publics sur &#171; les cons&#233;quences d&#233;sastreuses de l'incitation &#224; la scolarisation &#224; l'&#233;cole ordinaire, massive et sans discernement, des enfants handicap&#233;s ou malades. &#187; Dans une lettre ouverte au pr&#233;sident de la R&#233;publique, le r&#233;seau Handicap, soins, &#233;cole, r&#233;ponses adapt&#233;es (HSERA) rappelle, p&#233;tition &#224; l'appui, les lacunes en termes de places adapt&#233;es en institutions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='HSERA -15 rue Ribi&#232;re - 75019 Paris' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ses craintes sont claires : &#171; La prise en charge sp&#233;cialis&#233;e des jeunes handicap&#233;s m&#233;rite sans cesse d'&#234;tre am&#233;lior&#233;e, alors que nous assistons &#224; son &#233;limination progressive. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sont-elles justifi&#233;es ? En novembre 2004, le Conseil de l'Europe avait &#233;nonc&#233; quelques recommandations &#171; pour la d&#233;sinstitutionalisation des enfants handicap&#233;s &#187;. D&#233;but 2008, un d&#233;put&#233; avait envisag&#233;, dans un rapport, l'inclusion des structures et services m&#233;dico-sociaux dans &#171; le p&#233;rim&#232;tre de comp&#233;tence de l'ARS [agence r&#233;gionale de sant&#233;, ndlr] &#187;, pr&#233;cisant que &#171; les instituts d'&#233;ducation pour enfants handicap&#233;s (IME et ITEP) devraient plut&#244;t &#234;tre rapproch&#233;s du secteur scolaire. &#187; Par ailleurs, un d&#233;cret en pr&#233;paration envisageait &#171; les missions des &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux en qualit&#233; d'&#233;quipe ressource pour les enseignants du milieu ordinaire &#187;, impliquant ipso facto la transformation de certaines structures en simples plateaux techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau craint &#171; le sens d'une &#171; scolarisation &#187; qui abolit purement et simplement la dimension soignante d'&#233;tablissements dont il faut pourtant souligner qu'ils font encore l'objet d'un financement par l'assurance maladie. &#187; D'autres motifs de r&#233;volte sont point&#233;s : une circulaire de 2007 stipule que &#171; seuls les &#233;l&#232;ves de l'enseignement adapt&#233; de plus de seize ans et engag&#233;s dans un cursus de formation qualifiante, peuvent b&#233;n&#233;ficier des d&#233;rogations dans le cadre de l'article R.234-22 du code du travail. &#187; En d'autres termes et par voie de cons&#233;quence, les jeunes accueillis en ITEP et IMPro sont dor&#233;navant priv&#233;s d'un acc&#232;s &#224; la formation professionnelle puisque ces &#233;tablissements ne d&#233;livrent pas de dipl&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir initi&#233; une p&#233;tition intitul&#233;e &#171; Non &#224; l'abandon sans soins des enfants malades et handicap&#233;s, non au nouveau dispositif d'int&#233;gration scolaire ordinaire d&#233;fini par la loi du 11.02.05 &#187;, une d&#233;l&#233;gation de professionnels du secteur m&#233;dico-social se rend au minist&#232;re du Travail, pour entendre que la &#171; proposition qu'on ne laisse pas les personnes handicap&#233;es dans les institutions sp&#233;cialis&#233;es &#187; est la seule valable. La p&#233;tition du r&#233;seau continue d'engranger des signatures, &#233;manant des institutions et services sp&#233;cialis&#233;s, mais aussi des &#233;tablissements scolaires ou d'associations de parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin dernier, le chef du cabinet de Sarkozy r&#233;pond enfin au r&#233;seau : &#171; Donner &#224; tout enfant handicap&#233; le droit d'&#234;tre scolaris&#233; dans l'&#233;cole de son quartier, cela ne veut pas dire une scolarisation uniforme de tous les enfants sans prise en charge particuli&#232;re de ceux qui sont malades ou qui connaissent un handicap &#187;, reconna&#238;t l'&#201;lys&#233;e. Fort de cette assertion, le r&#233;seau, r&#233;uni en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale le 13 septembre dernier, composait la d&#233;l&#233;gation &#8211; constitu&#233;e de repr&#233;sentants du secteur m&#233;dico-social, de parents et d'enseignants, de professeurs en psychiatrie &#8211; en demandant une audience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond, une triste logique financi&#232;re pr&#233;dominerait : l'int&#233;gration d'un enfant handicap&#233; en milieu ordinaire co&#251;te jusqu'&#224; dix fois moins cher que sa prise en charge en structure adapt&#233;e. En outre, selon le r&#233;seau, le secteur sp&#233;cialis&#233; se verrait de plus en plus accus&#233; de corporatisme, pour avoir pos&#233; ces seules questions&#8230; quoi qu'il en soit, le d&#233;bat est particuli&#232;rement sensible. Une journ&#233;e organis&#233;e le 6 juin dernier sur la question par l'IRTS Languedoc-Roussillon et l'IME L'Ensoleillade l'a prouv&#233;, des d&#233;bats plut&#244;t muscl&#233;s opposant repr&#233;sentants de l'&#201;ducation nationale et de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e. Antagonisme de mauvais aloi : beaucoup reste &#224; faire en termes de communication sur cette d&#233;licate question (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Classes-mixtes-pour-les-dyslexiques' class='spip_in'&gt;lire le reportage dans une classe mixte pour dyslexiques&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://hsera.free.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;HSERA&lt;/a&gt; -15 rue Ribi&#232;re - 75019 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Handicap&#233;s &#224; l'&#233;cole : la r&#233;volution sans moyen</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Handicapes-a-l-ecole-la-revolution-sans-moyen-9067</link>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Se former au d&#233;veloppement social local </title>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'action sociale et &#233;ducative h&#233;rit&#233;e des Trente Glorieuses a toujours privil&#233;gi&#233; l'aide centr&#233;e sur le sujet, le travail social de groupe et communautaire &#233;tant rest&#233; confidentiel. Cela s'explique d'abord par la structuration jacobine et centralisatrice de nos institutions qui ne laiss&#232;rent, pendant longtemps, aucune initiative au niveau local. Il y a ensuite les m&#233;canismes d'un Etat providence favorisant les prestations financi&#232;res individuelles, au d&#233;triment d'une mobilisation des ressources (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'action sociale et &#233;ducative h&#233;rit&#233;e des Trente Glorieuses a toujours privil&#233;gi&#233; l'aide centr&#233;e sur le sujet, le travail social de groupe et communautaire &#233;tant rest&#233; confidentiel. Cela s'explique d'abord par la structuration jacobine et centralisatrice de nos institutions qui ne laiss&#232;rent, pendant longtemps, aucune initiative au niveau local. Il y a ensuite les m&#233;canismes d'un Etat providence favorisant les prestations financi&#232;res individuelles, au d&#233;triment d'une mobilisation des ressources collectives. Enfin, on peut &#233;voquer le mod&#232;le culturel de la modernit&#233; qui propose une lecture exclusivement individualisante de la souffrance. Ces circonstances sont li&#233;es &#224; un contexte historique donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, de nouvelles tendances sont apparues : d&#233;centralisation, retour &#224; la proximit&#233;, d&#233;sinstitutionnalisation des probl&#232;mes sociaux, volont&#233; de redonner leur place aux usagers. On ne peut plus se limiter au registre exclusivement psychique, le positionnement dans le contexte social et &#233;conomique &#233;tant aussi per&#231;u comme un facteur non n&#233;gligeable. Les politiques sociales s'&#233;loignent donc des logiques li&#233;es aux seuls dispositifs pour se rapprocher des ressources de proximit&#233;. C'est ainsi qu'a &#233;merg&#233; le d&#233;veloppement social local (DSL) qui entend constituer une troisi&#232;me voie entre la logique endog&#232;ne et ascendante &#224; l'anglo-saxonne (qui s'appuie avant tout sur le local, l'Etat n'&#233;tant sollicit&#233; que d'une mani&#232;re subsidiaire) et la logique exog&#232;ne et descendante &#224; la fran&#231;aise (qui compte avant tout sur les impulsions de l'administration centrale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dont il s'agit, c'est bien de revitaliser tout le tissu social par la mobilisation des politiques publiques et l'encouragement des acteurs se situant au c&#339;ur des populations. Axes principaux de cette approche : le &#171; faire pour &#187; c&#232;de le pas au &#171; faire avec &#187;, l'usager qui doit trouver sa propre voie, le territoire comme la base du travail engag&#233;, les logiques institutionnelles devant &#234;tre d&#233;pass&#233;es au profit d'une coop&#233;ration et d'un travail de r&#233;seau entre partenaires. Il n'est nullement question d'un nouveau paradigme qui en remplacerait un autre, le DSL n'&#233;vacuant pas la prise en charge individuelle qui garde toute sa l&#233;gitimit&#233;. Il s'agit bien plus d'une articulation, voire d'un va-et-vient entre l'individuel et le collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la question du contraste entre le volontarisme des textes officiels et leur concr&#233;tisation sur le terrain. Pour y rem&#233;dier, il faudrait une formation et des comp&#233;tences que les professionnels sont loin d'avoir. Mais aussi, une capacit&#233; de mobilisation dans le temps de populations bien plus pr&#233;occup&#233;es de trouver les moyens de vivre au jour le jour. Il n'est donc pas s&#251;r que le travail social soit au rendez-vous du DSL. Puisse ce livre y contribuer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2008 (317 p. ; 27 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le d&#233;veloppement social local contre le repli ethnique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-developpement-social-local-contre-le-repli-ethnique</link>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il n'existe pas r&#233;ellement, en France, de communaut&#233;s homog&#232;nes construites sur des crit&#232;res ethniques, affirment d'embl&#233;e les auteurs. Par contre, ce que l'on trouve, ce sont des personnes fragilis&#233;es, en situation sociale difficile et subissant de fortes discriminations. Ce sont elles qui sont pouss&#233;es au repli sur des syst&#232;mes de solidarit&#233; communautaire, voire &#224; des revendications v&#233;h&#233;mentes et parfois violentes quant &#224; la reconnaissance de leur singularit&#233; collective. Si des cellules psychologiques (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2596-84cd0.jpg?1694626923' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'existe pas r&#233;ellement, en France, de communaut&#233;s homog&#232;nes construites sur des crit&#232;res ethniques, affirment d'embl&#233;e les auteurs. Par contre, ce que l'on trouve, ce sont des personnes fragilis&#233;es, en situation sociale difficile et subissant de fortes discriminations. Ce sont elles qui sont pouss&#233;es au repli sur des syst&#232;mes de solidarit&#233; communautaire, voire &#224; des revendications v&#233;h&#233;mentes et parfois violentes quant &#224; la reconnaissance de leur singularit&#233; collective. Si des cellules psychologiques se mettent syst&#233;matiquement en place pour faire face &#224; un accident ou une catastrophe, il n'en va pas de m&#234;me pour g&#233;rer les traumatismes provoqu&#233;s par l'immigration ou le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore moins pour accompagner le v&#233;cu d'un immigr&#233; de moins en moins per&#231;u comme un salari&#233;, mais de plus en plus comme un &#233;tranger qu'au mieux on rel&#232;gue dans des ghettos et au pire on renvoie dans son pays. L'isolement et la souffrance de ces populations sont rarement pris en compte par les institutions et les intervenants, pas plus que les conditions socio-&#233;conomiques de leurs difficult&#233;s. Ce qui &#233;merge chez les travailleurs sociaux confront&#233;s &#224; ces probl&#233;matiques, c'est plut&#244;t les tensions, la perplexit&#233;, quand ce n'est pas le d&#233;sarroi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les auteurs, il ne s'agit pas de pr&#233;coniser l'utilisation de la communaut&#233;, qui ne peut faire soci&#233;t&#233; : &#171; Ce dont manquent les personnes, ce sont plus les modes d'acc&#232;s &#224; leurs droits communs que des attributions de droits particuliers &#187; (p.81). Pour autant, ils rappellent que l'ethnicit&#233; est &#224; la fois sympt&#244;me et partie constituante d'une probl&#233;matique bien plus vaste. En m&#234;me temps que tendent &#224; s'effacer les modes de pens&#233;e et d'action qui ont structur&#233; nos fa&#231;ons de vivre et d'agir, surgissent de nouvelles fa&#231;ons de vivre ensemble. La norme institutionnelle, bas&#233;e sur la logique d'accompagnement individualis&#233;, a montr&#233; ses limites. &#171; L'individuel n'est plus suffisant, un travail sur les aspects collectifs s'av&#232;re n&#233;cessaire &#187; (p. 77). Le d&#233;veloppement social local peut prendre un relais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la prise en compte des identit&#233;s collectives ne risque-t-elle pas de remettre en cause le contrat social ? Non, si l'activation des potentialit&#233;s propres aux usagers se d&#233;ploie en direction des habitants en tant qu'individus singuliers coop&#233;rant avec d'autres individus singuliers et non en tant que membre d'une communaut&#233; particuli&#232;re. Car, la richesse d'un territoire se mesure &#224; la capacit&#233; de ses r&#233;sidents &#224; cohabiter et &#224; n&#233;gocier des zones d'&#233;change et d'actions communes. D&#232;s lors, le DSL rejoue aux plans symbolique et r&#233;el les termes, les r&#232;gles et les places du jeu social, en posant les questions locales d'une mani&#232;re d&#233;cal&#233;e, sans le regard forc&#233; de l'injonction d'int&#233;gration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2008 (256 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Edvige ou la r&#233;sistance au fichage</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Edvige-ou-la-resistance-au-fichage</link>
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		<dc:subject>898</dc:subject>

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&lt;p&gt;Signe des temps, une prolif&#233;ration de fichiers &#8211; qui plus est, souvent mal ma&#238;tris&#233;s &#8211; s'impose peu &#224; peu et menace les libert&#233;s individuelles. La mobilisation exceptionnelle &#8211; et payante &#8211; autour d'Edvige a r&#233;v&#233;l&#233; l'ampleur du danger &lt;br class='autobr' /&gt;
On dirait une mauvaise caricature. Comme dans le film La vie des autres, ficher tout ce qui joue &#171; un r&#244;le institutionnel, &#233;conomique, social ou religieux significatif &#187; et tout ce qui est susceptible de porter atteinte &#224; l'ordre public, voil&#224; bien un joli r&#234;ve totalitaire et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Signe des temps, une prolif&#233;ration de fichiers &#8211; qui plus est, souvent mal ma&#238;tris&#233;s &#8211; s'impose peu &#224; peu et menace les libert&#233;s individuelles. La mobilisation exceptionnelle &#8211; et payante &#8211; autour d'Edvige a r&#233;v&#233;l&#233; l'ampleur du danger&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On dirait une mauvaise caricature. Comme dans le film La vie des autres, ficher tout ce qui joue &#171; un r&#244;le institutionnel, &#233;conomique, social ou religieux significatif &#187; et tout ce qui est susceptible de porter atteinte &#224; l'ordre public, voil&#224; bien un joli r&#234;ve totalitaire et le cauchemar du citoyen lambda. Nous y sommes : en gros, il suffirait de participer &#224; une manif pour &#234;tre fich&#233; &#224; vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pudiquement intitul&#233; Exploitation documentaire et valorisation de l'information g&#233;n&#233;rale, le fichier Edvige, institu&#233; par un d&#233;cret du 1er juillet jusqu'&#224; sa remise en question, permettait une d&#233;marche tentaculaire : collecte d'informations &#224; caract&#232;re personnel sur toute personne &#171; susceptible de porter atteinte &#224; l'ordre public &#187;, d&#232;s l'&#226;ge de 13 ans. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, le fichage ne s'adressait qu'aux citoyens majeurs. Arguant de l'&#171; explosion &#187; de la d&#233;linquance juv&#233;nile, le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur &#233;largissait sans vergogne son &#233;ventail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CNIL &#8211; qui a exig&#233; que le d&#233;cret instaurant ce fichier soit publi&#233;, sans quoi le grand public n'en aurait peut-&#234;tre pas eu connaissance &#8211; avait &#233;mis, c'est bien le moins, quelques r&#233;serves. Mais la r&#233;sistance est venue d'ailleurs. Mi-septembre, le &lt;a href=&#034;http://nonaedvige.ras.eu.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;collectif Non &#224; Edvige&lt;/a&gt; &#8211; fort d'une p&#233;tition d'environ 200 000 signatures et d'un bon millier d'associations et organisations &#8211; &#233;crit au Premier ministre : &#171; Porteurs de la volont&#233; de retrait qui s'est exprim&#233;e massivement, nous sommes l&#233;gitimes &#224; demander &#224; vous rencontrer pour l'ouverture d'un d&#233;bat public sur la protection de nos libert&#233;s collectives et individuelles &#187; (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 octobre, jour de la Sainte Edwige, les citoyens seront appel&#233;s &#224; faciliter le travail de la police et d&#233;poser leur propre fiche individuelle de renseignement aupr&#232;s des services concern&#233;s &#171; afin de d&#233;montrer que l'absurdit&#233; s&#233;curitaire aboutit, peu ou prou, &#224; ficher toute la population. &#187; Sur leur fiche, ils pourront r&#233;pondre &#224; la question &#171; avez-vous &#233;t&#233; au cours de votre existence en contact avec un &#234;tre humain ? &#187; et l&#233;cher le coin gauche du document pour y d&#233;poser gentiment leur ADN.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'absurdit&#233; s&#233;curitaire aboutit &#224; ficher toute la population &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes d&#233;j&#224; archi-s&#233;curis&#233;s : syst&#232;me de traitement des infractions constat&#233;es (STIC), fichier national des empreintes g&#233;n&#233;tiques (FNAEG), syst&#232;me judiciaire de documentation et d'exploitation (JUDEX), fichier des personnes recherch&#233;es, fichier automatis&#233; des empreintes digitales (FAED), fichiers de la DST&#8230; R&#233;cemment, il avait fallu, souvenons-nous, une forte mobilisation pour qu'Ardoise (acronyme d'application de recueil de la documentation op&#233;rationnelle et d'informations statistiques sur les enqu&#234;tes) soit (temporairement ?) abandonn&#233;. &#201;galement institu&#233; le 1er juillet, un autre fichier destin&#233; aux services de lutte antiterroriste, Cristina &#8211; pour centralisation du renseignement int&#233;rieur pour la s&#233;curit&#233; du territoire et les int&#233;r&#234;ts nationaux &#8211; fait lui aussi l'objet d'un recours en annulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edvige a-t-il v&#233;cu ? Le 18 septembre, la commission des lois de l'Assembl&#233;e nationale adressait neuf recommandations &#224; la ministre de l'Int&#233;rieur concernant le fichier controvers&#233;. Le lendemain, celle-ci pr&#233;sentait un nouveau d&#233;cret excluant les points litigieux, dont l'orientation sexuelle et la sant&#233;. Un &#171; droit &#224; l'oubli &#187; sera possible, &#224; leur majorit&#233;, pour les mineurs&#8230; qui seront toujours susceptibles d'&#234;tre fich&#233;s. L'activit&#233; associative, elle, ne serait plus fich&#233;e. Quoi qu'il en soit, l'appel &#224; c&#233;l&#233;brer Sainte Edwige le 16 octobre sera maintenu (jointe par t&#233;l&#233;phone le 19 septembre, la Ligue des droits de l'homme est formelle : elle demande son abrogation).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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