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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; Nous sommes le mod&#232;le des entreprises d'avenir ! &#187;</title>
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		<dc:subject>893-894</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Jean-Guy Henckel, fondateur du premier Jardin de Cocagne et directeur du r&#233;seau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment est n&#233; le premier Jardin de Cocagne ? J'&#233;tais jeune &#233;ducateur quand je suis entr&#233; en 1978 &#224; l'association Julienne Javel, qui g&#233;rait depuis 1957, dans la p&#233;riph&#233;rie de Besan&#231;on, un centre d'h&#233;bergement d'urgence accueillant essentiellement des anciens d&#233;tenus et des marginaux. Avec les premi&#232;res crises industrielles et financi&#232;res des ann&#233;es 1970, sont arriv&#233;s dans le centre d'autres publics, qui (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/893-894" rel="tag"&gt;893-894&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Jean-Guy Henckel, fondateur du premier Jardin de Cocagne et directeur du r&#233;seau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment est n&#233; le premier Jardin de Cocagne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais jeune &#233;ducateur quand je suis entr&#233; en 1978 &#224; l'association Julienne Javel, qui g&#233;rait depuis 1957, dans la p&#233;riph&#233;rie de Besan&#231;on, un centre d'h&#233;bergement d'urgence accueillant essentiellement des anciens d&#233;tenus et des marginaux. Avec les premi&#232;res crises industrielles et financi&#232;res des ann&#233;es 1970, sont arriv&#233;s dans le centre d'autres publics, qui n'avaient pas du tout choisi ce mode de vie, souvent d&#233;qualifi&#233;s, plus jeunes, et malheureux d'&#234;tre l&#224;. Puisque les entreprises ne voulaient plus embaucher ces gens-l&#224;, pourquoi ne pas cr&#233;er nos propres entreprises ? C'est ainsi qu'a &#233;t&#233; mont&#233;e une menuiserie, puis un centre de formation, une auto-&#233;cole associative, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1988, la mise en place du RMI a fait &#233;merger des publics qu'on ne connaissait pas, notamment en milieu rural : des agriculteurs qui gagnaient tout juste de quoi rembourser leurs pr&#234;ts. Cherchant comment monter une activit&#233; d'insertion pour cette population rurale, j'ai entendu parler d'exp&#233;riences aux Etats-Unis et en Suisse de vente de produits agricoles en circuits courts, &#224; des consommateurs adh&#233;rents. Apr&#232;s une visite &#224; Gen&#232;ve, dans ce qui s'appelait le Jardin de Cocagne, me voil&#224; parti &#224; la recherche d'un lopin de terre &#224; louer et de subventions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le r&#233;seau Cocagne en 2008, c'est : 100 jardins dans toute la France, la (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment a &#233;t&#233; accueillie cette id&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on m'appelle &#171; entrepreneur social &#187;, on parle de grande r&#233;ussite, mais au d&#233;but je suis pass&#233; pour un fou. Pourtant, tr&#232;s vite notre exp&#233;rience a &#233;t&#233; ultram&#233;diatis&#233;e. Je recevais des dizaines d'appels par jour, du type en difficult&#233; dans les Pyr&#233;n&#233;es au pr&#233;fet qui voulait monter quatre jardins d'un coup en passant par des mara&#238;chers qui cherchaient une autre dimension &#224; leur travail. Nous avons touch&#233; juste, &#224; un moment o&#249; &#224; la fois on ne voyait pas d'issue au probl&#232;me du ch&#244;mage et o&#249;, avec les crises alimentaires, les gens commen&#231;aient &#224; se m&#233;fier de ce qu'ils avaient dans leur assiette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; le r&#233;seau ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1999. Une quarantaine de jardins existaient d&#233;j&#224;. Devant l'engouement suscit&#233;, j'avais vite &#233;t&#233; d&#233;bord&#233; et j'ai d&#251; me consacrer &#224; cette nouvelle t&#226;che : faire le tour de France, aider &#224; monter des jardins &#224; droite, &#224; gauche. Chaque association conserve sa libert&#233; mais doit respecter de grands principes : l'embauche et l'accompagnement socio-professionnel des personnes accueillies, le choix d'une agriculture biologique, la collaboration avec le secteur agricole local, pour &#233;viter les accusations de concurrence d&#233;loyale, et enfin la vente directe &#224; des adh&#233;rents consommateurs, afin de rapprocher &#171; inclus &#187; et &#171; exclus &#187;. Ces relations ne vont pas de soi. Il faut bien expliquer aux clients o&#249; va leur argent, entretenir le lien pour qu'il devienne naturel. Dans chaque association, un salari&#233; est charg&#233; de l'animation du r&#233;seau d'adh&#233;rents : petit journal, recettes, aide &#224; la mise en paniers, jardin p&#233;dagogique pour les enfants, etc. Le r&#233;seau Cocagne effectue tous les ans une &#233;valuation sur des &#233;l&#233;ments techniques, sociaux et financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel regard portez-vous sur le secteur de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, s'il a autant de difficult&#233;s aujourd'hui, c'est que les pouvoirs publics n'ont jamais pris de mesures &#224; la hauteur des enjeux, ils se sont content&#233;s de donner des subventions par-ci par-l&#224;. Cons&#233;quence : les responsables de structures passent leur temps &#224; essayer de boucler le budget au lieu de se concentrer sur l'essentiel. Les &#233;lus se trompent en pensant que la baisse du ch&#244;mage r&#233;glera tous les probl&#232;mes. Ils ne mesurent pas la casse sociale survenue ces trente derni&#232;res ann&#233;es. Des g&#233;n&#233;rations enti&#232;res y sont pass&#233;es. Il ne suffit pas que les entreprises r&#233;embauchent. D'ailleurs, le nombre de travailleurs pauvres se multiplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le secteur, je crois que les ateliers et les chantiers d'insertion ont plus d'avenir que les entreprises d'insertion (EI), parce qu'on se dirige vers le plein emploi en 2010. La p&#233;nurie de main-d'oeuvre va conduire les entreprises priv&#233;es, moins exigeantes, &#224; embaucher les personnes qui ont aujourd'hui besoin des EI pour travailler. Ces EI risquent de se retrouver en mal de salari&#233;s car, comme elles s'autofinancent souvent &#224; 80 % ou 90 %, elles ne peuvent pas se permettre d'employer un public encore plus &#233;loign&#233; de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la place du secteur dans l'&#233;conomie de demain ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie sociale et solidaire g&#233;n&#232;re aujourd'hui environ 10 % de l'emploi en France. L'avenir n'est pas d'accro&#238;tre cette proportion mais de rendre les fronti&#232;res plus poreuses entre le monde de l'insertion et le march&#233;, am&#233;liorer non pas un tout petit bout de l'&#233;conomie mais l'&#233;conomie dans son ensemble. Sans aucune modestie, je pense que les Jardins de Cocagne repr&#233;sentent le mod&#232;le des entreprises d'avenir. &#192; travers la non discrimination &#224; l'embauche, les circuits courts et notre ancrage territorial, nous avons r&#233;gl&#233; les deux principaux probl&#232;mes auxquels sont confront&#233;es la soci&#233;t&#233; et les entreprises : l'environnement et la pauvret&#233; end&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas les seuls d'ailleurs, les entreprises d'insertion travaillant sur le tri des d&#233;chets, par exemple, ont &#233;t&#233; pionni&#232;res dans ce domaine dans les ann&#233;es 1980. Un groupe qui g&#232;re des milliards d'euros de chiffre d'affaires ne peut pas se contenter de gestes symboliques comme l'embauche de quelques travailleurs handicap&#233;s, le papier recycl&#233; dans l'imprimante et le caf&#233; &#233;quitable &#224; la machine. Chez nous, les salari&#233;s sont fiers de travailler pour un employeur qui a des valeurs &#233;thiques, sociales, &#233;cologiques. C'est &#231;a qui fait qu'ils &#171; produisent &#187; plus et mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.reseaucocagne.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Le r&#233;seau Cocagne&lt;/a&gt; en 2008, c'est :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; 100 jardins dans toute la France, la plupart sous la forme d'ateliers et de chantiers d'insertion
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; plus de 3000 personnes en contrat d'insertion
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; 500 salari&#233;s permanents (encadrants, administratifs)
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; environ 13000 familles adh&#233;rentes&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Des jardins pour cultiver la solidarit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-jardins-pour-cultiver-la-solidarite</link>
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		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
		<dc:subject>893-894</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pr&#232;s de Montb&#233;liard, le chantier d'insertion les Jardins d'Id&#233;es, utilise le travail de la terre pour d&#233;tecter les comp&#233;tences de chacun, malgr&#233; les al&#233;as climatiques, administratifs et financiers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au loin derri&#232;re les serres, dix silhouettes d&#233;sherbent &#224; la main une parcelle de pommes de terre. Ils ont vingt-huit, trente-huit ou quarante-sept ans, sont &#224; pied d'&#339;uvre depuis 7h 30 et regardent passer avec impatience les quelques minutes qui les s&#233;parent de 16h 30, la fin d'une rude journ&#233;e de travail, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/893-894" rel="tag"&gt;893-894&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#232;s de Montb&#233;liard, le chantier d'insertion les Jardins d'Id&#233;es, utilise le travail de la terre pour d&#233;tecter les comp&#233;tences de chacun, malgr&#233; les al&#233;as climatiques, administratifs et financiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au loin derri&#232;re les serres, dix silhouettes d&#233;sherbent &#224; la main une parcelle de pommes de terre. Ils ont vingt-huit, trente-huit ou quarante-sept ans, sont &#224; pied d'&#339;uvre depuis 7h 30 et regardent passer avec impatience les quelques minutes qui les s&#233;parent de 16h 30, la fin d'une rude journ&#233;e de travail, tout en se faisant gentiment rabrouer par Nathalie Vernerey, mara&#238;ch&#232;re encadrante : &lt;i&gt;&#171; Les mauvaises herbes, c'est pas le nez en l'air qu'on les enl&#232;ve ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Jardins d'Id&#233;es, sis &#224; Bavans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Jardins d'Id&#233;es - 5 bis rue Sous roches - 25550 Bavans. T&#233;l. 03 81 92 61 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#224; la p&#233;riph&#233;rie de Montb&#233;liard, font partie des nombreux Jardins de Cocagne dont le concept bien connu est n&#233; pr&#232;s de Besan&#231;on en 1991 et a essaim&#233; depuis dans toute la France (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Nous-sommes-le-modele-des-entreprises-d-avenir' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;). Trente-cinq personnes &#224; la belle saison, une vingtaine l'hiver, viennent apprendre ou r&#233;apprendre &#224; l'air pur le BA-BA des r&#232;gles du monde du travail : respect des horaires, de l'autorit&#233;, des consignes, r&#233;p&#233;tition des gestes, cadences&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;ficiaires des minima sociaux ou ch&#244;meurs de longue dur&#233;e, ils ont &#233;t&#233; orient&#233;s par une assistante sociale, la mission locale, etc. Le statut : chantier d'insertion, &lt;i&gt;&#171; la forme la plus adapt&#233;e &#224; un public tr&#232;s &#233;loign&#233; de l'emploi &#187;,&lt;/i&gt; estime Mehdi Manna, directeur de l'ensemblier qui abrite les Jardins d'Id&#233;es parmi sept autres structures (entreprises d'insertion dans le b&#226;timent et le recyclage d'&#233;lectrom&#233;nager, association interm&#233;diaire, travail temporaire, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les Jardins d'Id&#233;es ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s en 1997 essentiellement pour toucher des femmes qui parfois n'avaient jamais travaill&#233;, dans une zone de l'agglom&#233;ration &#224; la fois rurale et urbaine qui n'&#233;tait pas couverte par les structures d'insertion. La mobilit&#233; est souvent un probl&#232;me majeur de notre public &#187;&lt;/i&gt;, poursuit le directeur. Sur neuf hectares dont six cultiv&#233;s, l'exploitation mara&#238;ch&#232;re de Bavans, conform&#233;ment aux engagements du r&#233;seau Cocagne, garantit une production biologique, sans pesticides ni engrais chimiques, &#224; ses &#171; adh&#233;rents-consommateurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces clients s'abonnent pour un an et vont chercher chaque semaine sur place ou dans les points de d&#233;p&#244;t un panier de l&#233;gumes de saison, parmi soixante-cinq vari&#233;t&#233;s diff&#233;rentes, parfois oubli&#233;es (rutabaga, p&#226;tisson). Environ trois cent cinquante familles en profitent, d'autres sont inscrites sur une liste d'attente que la structure esp&#232;re r&#233;sorber en d&#233;veloppant son activit&#233; puisque, depuis 2007, la loi n'impose plus aux chantiers d'insertion de s'autofinancer &#224; hauteur de 30 % maximum du budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cependant, notre croissance restera limit&#233;e car, comme la plupart des chantiers d'insertion, nous ne sommes pas pr&#233;par&#233;s &#224; &#231;a, et les investissements en terrains seraient exponentiels,&lt;/i&gt; note Mehdi Manna, tout en d&#233;plorant la baisse des financements publics qui fragilise une activit&#233; jusque-l&#224; toujours &#224; l'&#233;quilibre. &lt;i&gt;On perd de l'argent tous les jours sur les Jardins, avec un d&#233;ficit de 15 000 euros en 2007. Et encore, heureusement qu'ils sont adoss&#233;s &#224; l'ensemblier, qui permet un partage des frais. &#187;&lt;/i&gt; Les difficult&#233;s li&#233;es &#224; l'insertion s'ajoutent &#224; celles d'une activit&#233; ingrate, d&#233;pendante d'al&#233;as climatiques que l'absence de fonds propres emp&#234;che d'absorber. Durant l'hiver 2006, six serres se sont effondr&#233;es sous le poids de la neige et les Jardins ont d&#251; faire appel &#224; l'aide des collectivit&#233;s locales et de l'Etat pour se relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instabilit&#233; du cadre l&#233;gal est v&#233;cue comme un obstacle de plus, alors qu'un conventionnement sur trois ans pourrait garantir une stabilit&#233; des dispositifs et des financements. &lt;i&gt;&#171; Chaque ann&#233;e de nouvelles dispositions alourdissent la part de notre travail administratif &#187;&lt;/i&gt;, remarque Vincent Dangel, conseiller en insertion professionnelle pr&#233;sent quatre matins par semaine sur l'exploitation pour le suivi social. Avec l'arriv&#233;e des nouveaux contrats aid&#233;s, contrat d'avenir et contrat d'accompagnement dans l'emploi, les b&#233;n&#233;ficiaires passent d&#233;sormais douze mois maximum sur le chantier (contre parfois deux ou trois ans avec les CES et les CEC). &lt;i&gt;&#171; L'&#233;quipe se renouvelle enti&#232;rement chaque ann&#233;e entre mars et juin&lt;/i&gt;, souligne Nathalie Vernerey. &lt;i&gt;N'importe quel employeur aurait du mal &#224; faire face &#224; cela. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;T&#226;ches p&#233;nibles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux venus ne savent pas ce qu'est une binette, ne reconnaissent pas les l&#233;gumes. Il faut tout leur apprendre, parfois m&#234;me la n&#233;cessit&#233; de ranger et de nettoyer le mat&#233;riel le soir. Malgr&#233; une visite de l'exploitation avant la signature du contrat, certains ne sont pas pr&#233;par&#233;s &#224; la p&#233;nibilit&#233; des taches, sous la pluie, dans le froid. &lt;i&gt;&#171; Les premiers mois, &#231;a ne s'est pas tr&#232;s bien pass&#233;, il faut du temps pour que le corps s'habitue &#187;, &lt;/i&gt; explique Dalila, trente-huit ans, qui voudrait retrouver son m&#233;tier de m&#233;diatrice sociale. &lt;i&gt;&#171; C'est cependant un milieu moins angoissant pour certains que le monde de l'industrie&lt;/i&gt;, souligne Mehdi Manna. &lt;i&gt;Et voir pousser les l&#233;gumes est gratifiant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois encadrants mara&#238;chers font passer les personnes accueillies par tous les postes, dans la limite de leurs capacit&#233;s physiques : semis, compost, binage, pr&#233;paration des paniers, livraison, etc. &lt;i&gt;&#171; On rep&#232;re les comp&#233;tences transf&#233;rables &#224; d'autres emplois : la minutie pour planter une graine, le soin apport&#233; &#224; la confection d'une cagette, la conduite de la camionnette &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Nathalie Vernerey. La jeune coordinatrice, qui a &#171; par hasard &#187; d&#233;but&#233; dans un CAT apr&#232;s un BTS de production florale, semble prendre avec humour les situations les plus d&#233;licates, &lt;i&gt;&#171; ces messieurs qui ne veulent pas &#234;tre command&#233;s par une femme &#187;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#171; ces dames maghr&#233;bines qui d&#233;couvrent l'ind&#233;pendance &#187; : &#171; J'en ai fait divorcer plus d'une ! &#187;&lt;/i&gt; Pas de langue de bois, elle reconna&#238;t que dans ses &#233;quipes &#171; il y a de tout &#187; : ceux qui veulent juste bosser un an pour toucher le ch&#244;mage, ceux qui ont un vrai projet, ceux qui sont motiv&#233;s, ceux qui ne le sont pas du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le message primordial &#224; faire passer aux participants, c'est qu'ils travaillent pour eux, m&#234;me si ce n'est pas &#233;vident d'admettre qu'on remplit cent vingt sacs de compost pour la m&#234;me r&#233;mun&#233;ration que le voisin qui en fait quatre-vingts. &#187;&lt;/i&gt; Mehdi Manna insiste sur le d&#233;calage entre les exigences des financeurs, qui r&#233;clament une sortie des mesures vers de l'emploi classique (CDI, CDD ou formation qualifiante), ce qui concerne seulement 14 % des cas, et les r&#233;alit&#233;s du terrain : &lt;i&gt;&#171; Un an, ce n'est pas suffisant pour la plupart de ces personnes qui ne peuvent pas tenir trente-cinq heures, ne savent pas toujours lire ou simplement prendre le bus. &#187;&lt;/i&gt; M&#234;me les formations classiques ne leur sont pas adapt&#233;es. C'est pourquoi, durant les mois creux de l'hiver, est propos&#233;e une initiation aux gestes de base du m&#233;tier, aux r&#232;gles d'hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233;, aux math&#233;matiques et au fran&#231;ais pour pouvoir se rep&#233;rer parmi les parcelles cod&#233;es avec des chiffres et des lettres. Mais, l&#224; encore, il faut des tr&#233;sors d'imagination pour trouver les bons dispositifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si &#171; les b&#233;n&#233;ficiaires du chantier int&#232;grent de plus en plus souvent une entreprise d'insertion ensuite &#187;, plus de la moiti&#233;, selon le bilan d'activit&#233; des Jardins, ne poursuit pas son parcours vers l'emploi. Un probl&#232;me de sant&#233; d&#233;tect&#233; qui doit d'abord &#234;tre r&#233;gl&#233;, un d&#233;m&#233;nagement, une maternit&#233;, l'abandon dans un certain nombre de cas&#8230; mais impossible de savoir ce que sont devenus ces jardiniers &#233;ph&#233;m&#232;res trois ou quatre ans apr&#232;s, ce qui fait dire au directeur que &lt;i&gt;&#171; aujourd'hui, personne n'est capable d'&#233;valuer l'efficacit&#233; des mesures d'insertion. &#187;&lt;/i&gt; Et pourtant &#231;a marche, &lt;i&gt;&#171; on en a des preuves vivantes &#187;,&lt;/i&gt; insiste Mehdi Manna, persuad&#233; que &lt;i&gt;&#171; dans 90 % des cas, cette d&#233;marche am&#232;ne du mieux dans la situation personnelle et professionnelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les Jardins d'Id&#233;es - 5 bis rue Sous roches - 25550 Bavans. T&#233;l. 03 81 92 61 80&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les diff&#233;rents types de structures de l'IAE</title>
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		<dc:subject>893-894</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plus de 5 500 structures de l'IAE sont recens&#233;es en 2006 (derniers chiffres connus). Elles sont toutes conventionn&#233;es par les services de l'Etat et ne peuvent embaucher que des personnes ayant re&#231;u un agr&#233;ment de l'ANPE. Elles b&#233;n&#233;ficient de financements publics destin&#233;s &#224; compenser le surco&#251;t de l'encadrement des salari&#233;s en insertion ainsi que leur moindre productivit&#233;. Plusieurs types de structures sont n&#233;anmoins &#224; distinguer : 3360 ateliers et chantiers d'insertion (ACI) port&#233;s par des associations, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plus de 5 500 structures de l'IAE sont recens&#233;es en 2006 (derniers chiffres connus). Elles sont toutes conventionn&#233;es par les services de l'Etat et ne peuvent embaucher que des personnes ayant re&#231;u un agr&#233;ment de l'ANPE. Elles b&#233;n&#233;ficient de financements publics destin&#233;s &#224; compenser le surco&#251;t de l'encadrement des salari&#233;s en insertion ainsi que leur moindre productivit&#233;. Plusieurs types de structures sont n&#233;anmoins &#224; distinguer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 3360 ateliers et chantiers d'insertion (ACI) port&#233;s par des associations, des collectivit&#233;s locales, des centres d'action sociale, etc. Ils constituent souvent une premi&#232;re &#233;tape dans les parcours d'insertion, embauchant des personnes en tr&#232;s grande difficult&#233; sur le march&#233; du travail : plus de 46 000 personnes sont ainsi pass&#233;es par un atelier ou un chantier d'insertion en 2006. Ces structures, qui peuvent &#234;tre organis&#233;es de fa&#231;on ponctuelle ou permanente, sont pour l'instant &#233;ligibles aux contrats aid&#233;s du secteur non marchand (mais ne devraient plus l'&#234;tre apr&#232;s la r&#233;forme de l'IAE annonc&#233;e pour 2009). Elles re&#231;oivent en outre un financement &#224; l'accompagnement de 15 000 euros maximum par chantier d'insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 828 associations interm&#233;diaires (AI) qui mettent des salari&#233;s en insertion (165 300 en 2006) &#224; disposition de particuliers, d'entreprises, d'associations ou de collectivit&#233;s locales, souvent sur des activit&#233;s de services &#224; domicile, de nettoyage, de manutention. L'accompagnement et la formation du salari&#233; sont assur&#233;s par les AI. Chacune d'entre elles re&#231;oit &#224; ce titre une aide &#224; l'accompagnement de 30 000 euros maximum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 868 entreprises d'insertion (EI) qui ont embauch&#233; 18 600 salari&#233;s en 2006. Ayant un statut d'entreprise commerciale (soci&#233;t&#233; anonyme ou SARL) ou d'association, les EI s'inscrivent dans le champ concurrentiel : leurs ressources proviennent donc en grande partie de leur activit&#233; marchande. Toutefois, elles re&#231;oivent un financement public de 9680 euros par poste d'insertion en &#233;quivalent temps plein (ETP) et par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 216 entreprises de travail temporaire d'insertion (ETTI) qui ont &#233;galement un statut d'entreprise commerciale ou d'association. Elles proposent des emplois int&#233;rimaires &#224; des personnes en fin de parcours d'insertion : elles ont ainsi mis 23 400 salari&#233;s &#224; disposition d'entreprises clientes en 2006. Elles b&#233;n&#233;ficient d'une aide &#224; l'accompagnement de 51 000 euros par an pour l'encadrement de 12 salari&#233;s en insertion (en ETP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 100 groupements d'employeurs pour l'insertion et la qualification (Geiq) : constitu&#233;s sous forme d'associations, ces groupements d'employeurs sont souvent compos&#233;s de chefs de petites et moyennes entreprises rencontrant des difficult&#233;s &#224; recruter. Ils proposent des parcours d'insertion et de qualification au sein des entreprises adh&#233;rentes du Geiq. Ils re&#231;oivent une aide &#224; l'accompagnement de 686 euros par contrat de professionnalisation sign&#233; avec une personne de moins de 26 ans ou de plus de 44 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 130 r&#233;gies de quartier, associations qui d&#233;veloppent des services de proximit&#233; dans les quartiers en difficult&#233;. Une r&#233;gie de quartier peut demander &#224; &#234;tre conventionn&#233;e comme structure de l'IAE et intervenir en tant qu'ACI, AI ou EI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique au c&#339;ur des politiques de lutte contre l'exclusion</title>
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		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
		<dc:subject>893-894</dc:subject>

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&lt;p&gt;Apparue d&#232;s les ann&#233;es 60, l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique offre des emplois et un accompagnement &#224; des personnes en difficult&#233;, afin de leur permettre de r&#233;int&#233;grer le march&#233; du travail de mani&#232;re durable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis quarante ans, le secteur de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique (IAE) propose des emplois &#224; des personnes en difficult&#233; sur le march&#233; du travail : allocataires de minima sociaux, ch&#244;meurs de longue dur&#233;e, jeunes peu qualifi&#233;s&#8230; Le passage par une structure de l'IAE donne &#224; ces publics acc&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apparue d&#232;s les ann&#233;es 60, l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique offre des emplois et un accompagnement &#224; des personnes en difficult&#233;, afin de leur permettre de r&#233;int&#233;grer le march&#233; du travail de mani&#232;re durable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quarante ans, le secteur de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique (IAE) propose des emplois &#224; des personnes en difficult&#233; sur le march&#233; du travail : allocataires de minima sociaux, ch&#244;meurs de longue dur&#233;e, jeunes peu qualifi&#233;s&#8230; Le passage par une structure de l'IAE donne &#224; ces publics acc&#232;s &#224; des emplois (temporaires), assortis d'un accompagnement sp&#233;cifique et de formations. L'ensemble doit leur permettre de retrouver des habitudes de travail, de la confiance en eux, d'acqu&#233;rir certaines qualifications, mais aussi de r&#233;soudre les difficult&#233;s faisant obstacle &#224; leur insertion : probl&#232;mes de logement, de sant&#233;, d'isolement, etc. L'objectif, au terme du &#171; parcours d'insertion &#187; de ces salari&#233;s, est qu'ils retrouvent de l'&#171; employabilit&#233; &#187; aux yeux des entreprises classiques et puissent ainsi r&#233;int&#233;grer le march&#233; ordinaire du travail de mani&#232;re durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res exp&#233;riences d'insertion par le travail sont apparues d&#232;s la moiti&#233; des ann&#233;es 1960. A l'origine, des acteurs de terrain avaient lanc&#233; diverses initiatives avec l'id&#233;e que le travail est au c&#339;ur du processus d'int&#233;gration sociale et avec l'ambition de transformer le travail social, afin de favoriser l'autonomie des personnes plut&#244;t que l'assistance. Puis le contexte a progressivement chang&#233;. Le choc p&#233;trolier de 1973 marque l'apparition d'un ch&#244;mage de masse. Les entreprises deviennent de plus en plus s&#233;lectives dans leurs recrutements. D'autant plus ais&#233;ment que, dans le m&#234;me temps, le niveau moyen de formation s'accro&#238;t : du coup, les employeurs tendent &#224; recruter des travailleurs dipl&#244;m&#233;s m&#234;me sur des postes peu qualifi&#233;s, tandis que les moins form&#233;s &#8211; dont le nombre reste &#233;lev&#233; &#8211; sont progressivement exclus du march&#233; du travail. Parall&#232;lement, le secteur des services conna&#238;t un essor important, sans forc&#233;ment offrir de d&#233;bouch&#233;s aux personnes rejet&#233;es par les mutations de l'industrie et de l'agriculture. Avec ces &#233;volutions, les moins dipl&#244;m&#233;s sont m&#233;caniquement rel&#233;gu&#233;s au bout de la file d'attente des ch&#244;meurs : en 2005, le taux de ch&#244;mage des personnes n'ayant aucun dipl&#244;me atteignait 15,1 %, contre 6,6 % pour les bac + 2, selon l'Insee.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette situation nouvelle, les exp&#233;riences d'insertion par le travail apparaissent rapidement comme un moyen efficace de lutter contre l'exclusion sociale et professionnelle. Pour les pouvoirs publics, l'IAE constitue en outre une forme d'&#171; activation des d&#233;penses passives &#187; : plut&#244;t que de devoir assumer le co&#251;t du ch&#244;mage, ils pr&#233;f&#232;rent consacrer les m&#234;mes sommes &#224; subventionner un emploi qui permette aux ch&#244;meurs les plus en difficult&#233; de retrouver un avenir professionnel. L'Etat l&#233;gitime donc progressivement les premi&#232;res exp&#233;riences de terrain, et les reconna&#238;t rapidement comme des outils majeurs des politiques de lutte contre l'exclusion. Le secteur finit par prendre l'appellation d'&#171; insertion par l'activit&#233; &#233;conomique &#187;, les structures conventionn&#233;es recevant des financements publics au nom des services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qu'elles rendent &#224; la collectivit&#233;. Les lois de lutte contre les exclusions (1998) et de coh&#233;sion sociale (2005) ach&#232;vent de reconna&#238;tre les diff&#233;rents types de structures de l'IAE, en les inscrivant dans le Code du travail (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-differents-types-de-structures-de-l-IAE' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, 253 000 salari&#233;s en insertion sont pass&#233;s par une structure de l'IAE, selon la &lt;a href=&#034;http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/2008.06-25.1.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dares&lt;/a&gt;. &#192; elles seules, les associations interm&#233;diaires ont mis 165 000 salari&#233;s &#224; disposition cette ann&#233;e-l&#224;. Toutefois cela ne repr&#233;sentait que 18 400 emplois en &#233;quivalent temps plein. Au total, donc, le nombre de postes offerts par le secteur est limit&#233;, surtout si on le compare aux 2,6 millions d'allocataires de minima sociaux recens&#233;s &#224; la fin 2006&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='En additionnant les allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI), de (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur a n&#233;anmoins jou&#233; un r&#244;le politique essentiel ces quarante derni&#232;res ann&#233;es, et a largement contribu&#233; &#224; r&#233;duire la fracture sociale. Il a en effet r&#233;ussi &#224; faire admettre l'id&#233;e que l'exclusion n'est pas une fatalit&#233;, qu'il n'existe pas de &#171; handicap&#233;s sociaux &#187; qui seraient condamn&#233;s &#224; rester &#233;ternellement hors de l'emploi. En proposant des situations de travail adapt&#233;es, des modes d'organisation du travail am&#233;nag&#233;s, assortis d'une formation et d'un accompagnement, le secteur a prouv&#233; que personne n'est inemployable, que chacun est capable de retourner &#224; l'emploi pour peu qu'on lui en donne les moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, le ch&#244;mage de masse n'a pas rendu les choses faciles. Les salari&#233;s de l'IAE sont souvent assez peu qualifi&#233;s et confront&#233;s &#224; la m&#233;fiance des employeurs susceptibles de les embaucher au terme de leur parcours. Dans une situation o&#249; il n'y a pas suffisamment d'emplois pour tous, une proportion non n&#233;gligeable d'entre eux ne parvient pas, au final, &#224; r&#233;int&#233;grer le march&#233; du travail ordinaire ou alors pas de mani&#232;re satisfaisante : ils retombent dans le ch&#244;mage, passent d'une structure de l'IAE &#224; une autre, ou ne retrouvent que des emplois pr&#233;caires. Ainsi, en 2005, seuls 24 % des salari&#233;s en parcours dans les entreprises d'insertion et 44 % des salari&#233;s d'associations interm&#233;diaires avaient r&#233;ussi &#224; retrouver ou cr&#233;er un emploi quel qu'il soit (CDI, CDD, int&#233;rim ou m&#234;me contrat aid&#233;) &#224; la suite de leur passage dans la structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, l'IAE doit prendre garde &#224; ne pas &#234;tre utilis&#233;e comme un simple alibi, dans un syst&#232;me o&#249; la s&#233;lectivit&#233; et les exigences d'efficacit&#233; sont sans cesse accrues et g&#233;n&#233;ratrices d'exclusion. Par ailleurs le secteur doit veiller &#224; faire &#233;voluer ses pratiques. Beaucoup de structures de l'IAE, par exemple, se sont positionn&#233;es sur des secteurs d'activit&#233; &#224; faible valeur ajout&#233;e (espaces verts, tri de d&#233;chets), qui sont accessibles &#224; des travailleurs peu qualifi&#233;s mais n'offrent pas toujours des d&#233;bouch&#233;s sur le march&#233; du travail ordinaire. D'o&#249; l'enjeu de se positionner sur de nouveaux cr&#233;neaux d'activit&#233;, d'&#233;laborer des parcours d'insertion &#233;volutifs avec d'autres structures de l'IAE, de nouer des partenariats avec des entreprises du territoire, de cr&#233;er des fili&#232;res m&#233;tiers, de faire acqu&#233;rir aux salari&#233;s des qualifications transf&#233;rables sur d'autres m&#233;tiers, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, l'IAE ne pourra faire ce travail que si la p&#233;rennit&#233; de ses actions est assur&#233;e. Aujourd'hui, les financements publics du secteur sont consid&#233;r&#233;s comme insuffisants par l'ensemble des acteurs de l'insertion. Ils sont surtout particuli&#232;rement complexes et instables, la r&#233;glementation fluctuant au gr&#233; des changements de gouvernement, notamment en mati&#232;re de contrats aid&#233;s. Le Grenelle de l'insertion, conclu &#224; la fin mai, a permis aux acteurs du secteur de discuter avec le gouvernement des &#233;volutions possibles quant au mode de financement de l'IAE. Au final, celui-ci devrait &#234;tre modernis&#233; et unifi&#233;, avec une g&#233;n&#233;ralisation, dans tous les types de structures, de l'aide au poste et de l'utilisation du contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e d'insertion. Ce qui pourrait permettre de stabiliser davantage les recettes de l'IAE. Ces nouvelles modalit&#233;s devraient &#234;tre exp&#233;riment&#233;es dans trois ou quatre r&#233;gions d&#232;s 2009, avant g&#233;n&#233;ralisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste n&#233;anmoins &#224; savoir quels moyens le gouvernement acceptera de consacrer &#224; l'IAE dans la loi de finances pour 2009, qui sera pr&#233;sent&#233;e &#224; l'automne. Faute d'un renforcement de leurs financements publics, les structures de l'IAE courent plusieurs risques. Un certain nombre d'entre elles, d'abord &#8211; notamment des chantiers d'insertion, qui accueillent les personnes les plus fragiles et d&#233;pendent le plus des subventions publiques &#8211; pourraient finir par dispara&#238;tre. Par ailleurs, pour gagner en rentabilit&#233; &#233;conomique, un certain nombre de structures sont de plus en plus tent&#233;es de n'embaucher que les publics les moins en difficult&#233; sur le march&#233; du travail. Ce qui se fait &#233;videmment au d&#233;triment des personnes qui auraient le plus besoin du soutien du secteur, et va &#224; l'encontre de la philosophie m&#234;me de l'IAE.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En additionnant les allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI), de l'allocation de solidarit&#233; sp&#233;cifique (ASS), de l'allocation de parent isol&#233; (API) et de l'allocation aux adultes handicap&#233;s (AAH)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les valeurs du travail social menac&#233;es</title>
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&lt;p&gt;Comment pratiquer sereinement dans le contexte actuel son exercice de travailleur social ? La r&#233;cente d&#233;nonciation d'un sans papiers par une assistante sociale a r&#233;activ&#233; le malaise. Les professionnels s'interrogent, et parfois s'organisent &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;C'est un S&#233;n&#233;galais &#226;g&#233; de 22 ans environ, mesurant 1 m 80, portant des lunettes de vue rondes en m&#233;tal. Cheveux cr&#233;pus tr&#232;s courts, toujours bien habill&#233;, parlant un fran&#231;ais tr&#232;s ch&#226;ti&#233;. Il dort le matin jusqu'&#224; 12 heures au moins, et sort peu de peur d'&#234;tre contr&#244;l&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment pratiquer sereinement dans le contexte actuel son exercice de travailleur social ? La r&#233;cente d&#233;nonciation d'un sans papiers par une assistante sociale a r&#233;activ&#233; le malaise. Les professionnels s'interrogent, et parfois s'organisent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;C'est un S&#233;n&#233;galais &#226;g&#233; de 22 ans environ, mesurant 1 m 80, portant des lunettes de vue rondes en m&#233;tal. Cheveux cr&#233;pus tr&#232;s courts, toujours bien habill&#233;, parlant un fran&#231;ais tr&#232;s ch&#226;ti&#233;. Il dort le matin jusqu'&#224; 12 heures au moins, et sort peu de peur d'&#234;tre contr&#244;l&#233; par la police &#187;. La d&#233;nonciation est pr&#233;cise, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre argument&#233;e. L'affaire a &#8211; heureusement &#8211; &#233;t&#233; m&#233;diatis&#233;e sur le &lt;a href=&#034;http://www.maitre-eolas.fr/2008/06/24/1014-denonciation&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;blog d'un avocat&lt;/a&gt;, puis par un article du Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 juin, une assistante sociale n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; franchir une ligne rouge, en se rendant dans un poste de police de Besan&#231;on pour &#171; d&#233;noncer la situation administrative clandestine &#187; d'un homme rencontr&#233; au domicile d'une m&#232;re dont elle suit les enfants dans le cadre d'une mesure d'assistance &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO). Sans concertation aucune avec son &#233;quipe ni sa hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interpell&#233; peu apr&#232;s, l'homme sera remis en libert&#233; apr&#232;s son passage devant un juge des libert&#233;s et de la d&#233;tention (JLD). Certes sans papiers, c'est le demi-fr&#232;re de la femme qui l'h&#233;berge. La &#171; situation financi&#232;re et familiale fragile &#187; invoqu&#233;e par l'AS ne constitue en rien un facteur de danger av&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce p&#233;nible &#233;pisode charrie un profond malaise : valeurs du travail social bafou&#233;es, toute-puissance de l'ex&#233;cutant d'une mission de protection, discr&#233;dit port&#233; sur ces professions&#8230; &#171; &lt;i&gt;Comment cette assistante sociale pourrait-elle demain travailler avec la confiance de la m&#232;re et des enfants dont elle a d&#233;nonc&#233; le demi-fr&#232;re et l'oncle ? &lt;/i&gt; &#187;, interroge l'Association nationale des assistants de service social (ANAS). Qui invoque le &#171; non respect du secret professionnel &#187;, la &#171; faute professionnelle grave &#187;, en rappelant que la d&#233;nonciation d'une personne &#233;trang&#232;re en situation irr&#233;guli&#232;re n'entre absolument pas dans les cas de d&#233;rogation au secret professionnel pr&#233;vus par les textes, le code p&#233;nal pr&#233;voyant un an d'emprisonnement et 15 000 &#8364; d'amende pour une telle violation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, cette AS n'a pas respect&#233; son propre code de d&#233;ontologie, dont l'article 3 stipule que &#171; l'&#233;tablissement d'une relation professionnelle bas&#233;e sur la confiance fait de l'assistant de service social un &#171; confident n&#233;cessaire &#187; reconnu comme tel par la jurisprudence et la doctrine &#187;. Une note technique &#8211; dont la diffusion est r&#233;activ&#233;e avec ce cas &#171; heureusement isol&#233; &#187; &#8211; sur la question du t&#233;moignage et du secret professionnel avait d'ailleurs &#233;t&#233; mise &#224; disposition des institutions et des travailleurs sociaux par l'association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire a suscit&#233; de multiples r&#233;actions, sur blogs et forums (&lt;a href=&#034;http://www.travail-social.com&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.travail-social.com&lt;/a&gt;, par exemple). Certaines &#171; confusions importantes &#187; rep&#233;r&#233;es par l'ANAS ont entra&#238;n&#233; des mises au point sur la mission de protection de l'enfance exerc&#233;e par un travailleur social d'AEMO, ou sur le secret professionnel (r&#233;gi par l'article 411-3 du code de l'action sociale).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Il semblerait que d'autres espaces de r&#233;sistance soient en train d'&#233;merger&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, press&#233;e par la police pour d&#233;noncer une personne sans papiers qu'elle connaissait dans l'exercice de ses fonctions, une AS de Belfort n'avait rien conc&#233;d&#233;. En novembre dernier, deux intervenantes sociales avaient &#233;t&#233; interpell&#233;es dans le cadre de leur travail &#224; France Terre d'asile qui, avec cinquante autres associations, avait saisi le Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS). Une p&#233;tition avait &#233;t&#233; lanc&#233;e pour condamner le risque de d&#233;rive vers une p&#233;nalisation du travail social : plus de 11 000 signatures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin, apr&#232;s avoir rappel&#233; qu'il n'entrait pas dans les missions des travailleurs sociaux d'&#233;mettre un avis sur la r&#233;gularit&#233; du s&#233;jour de telle ou telle personne, le CSTS r&#233;clamait aux pouvoirs publics d'&#234;tre associ&#233; &#224; l'&#233;laboration d'une circulaire visant &#224; la s&#233;curisation juridique des interventions du travail social, et &#224; faire partie d'un futur groupe de r&#233;flexion interminist&#233;riel (Affaires sociales, Justice, Int&#233;rieur) sur ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un climat jug&#233; d&#233;l&#233;t&#232;re, des travailleurs sociaux s'organisent. Consid&#233;rant que l'action sociale est actuellement &#171; anesth&#233;si&#233;e &#187;, trois r&#233;seaux &#8212; la Conf&#233;rence permanente des organisations du social (CPO), le mouvement interdisciplinaire humaniste et la&#239;c (MIHL) et 7, 8, 9 Radio sociale &#8212; convoquent une universit&#233; de rentr&#233;e d&#233;but octobre &#224; Paris. Fin juin, une r&#233;union nationale des collectifs de r&#233;sistance &#224; la d&#233;lation estimait que l'&#233;pisode de la d&#233;nonciation bisontine &#233;tait le &#171; produit d'un contexte politique et r&#233;glementaire &#224; vis&#233;e s&#233;curitaire qui concerne tout travailleur social, m&#233;dical ou &#233;ducatif, o&#249; sont m&#233;lang&#233;es dans la plus grande confusion missions d'action sociale et r&#233;pression &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les 28 et 29 juin, le collectif &lt;a href=&#034;http://collectif-nrv.over-blog.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nous restons vigilants&lt;/a&gt; (NRV) organisait un week-end en r&#233;gion parisienne, intitul&#233; Travail social et engagement. Avan&#231;ant une &#171; volont&#233; d'&#233;largir notre r&#233;flexion autour de nos pratiques &#233;ducatives, th&#233;rapeutiques et sociales et de bousculer nos repr&#233;sentations &#187;, le collectif mettait en commun &#8211; avec magistrats, formateurs, usagers, syndicalistes, travailleurs sociaux &#8211; t&#233;moignages et initiatives (lieu de vie se r&#233;clamant de la psychoth&#233;rapie institutionnelle, maison de retraite autog&#233;r&#233;e, prostitu&#233;es d&#233;veloppant une action de sant&#233; communautaire&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la n&#233;cessaire mobilisation nationale autour de la gratification des stages (une manifestation nationale a eu lieu sur ce th&#232;me le 26 juin &#224; Paris), il semblerait que d'autres espaces de r&#233;sistance soient en train d'&#233;merger.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un groupement d'employeurs au service de l'emploi</title>
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		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
		<dc:subject>893-894</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans la r&#233;gion rennaise, un groupement d'employeurs, d'insertion et de qualification (GEIQ) met ses salari&#233;s &#224; la disposition des entreprises. Bien souvent, cela d&#233;bouche sur une embauche ferme et d&#233;finitive. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233; en 2003 &#224; l'initiative de chefs d'entreprises du b&#226;timent int&#233;ress&#233;s par l'insertion et &#233;galement confront&#233;s &#224; la p&#233;nurie de main d'&#339;uvre, le GEIQ b&#226;timent du Pays de Rennes s'ouvre au second &#339;uvre . Initialement, seules des entreprises de gros &#339;uvre avaient adh&#233;r&#233; &#224; cette association. Au fil du (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la r&#233;gion rennaise, un groupement d'employeurs, d'insertion et de qualification (GEIQ) met ses salari&#233;s &#224; la disposition des entreprises. Bien souvent, cela d&#233;bouche sur une embauche ferme et d&#233;finitive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 2003 &#224; l'initiative de chefs d'entreprises du b&#226;timent int&#233;ress&#233;s par l'insertion et &#233;galement confront&#233;s &#224; la p&#233;nurie de main d'&#339;uvre, le GEIQ b&#226;timent du Pays de Rennes s'ouvre au second &#339;uvre &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Geiq b&#226;timent - 12 rue de la Doneli&#232;re- 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 27 85 (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Initialement, seules des entreprises de gros &#339;uvre avaient adh&#233;r&#233; &#224; cette association. Au fil du temps, quelques entreprises de charpente, de couverture ou encore de peinture sont venues grossir les rangs du groupement : ravaleur, ma&#231;on, peintre, carreleur, coffreur-bancheur, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apprentissage du m&#233;tier doit en effet &#234;tre simple et par cons&#233;quent rapide, afin de garantir les meilleures chances de succ&#232;s aux contrats sign&#233;s. Outre la sensibilit&#233; du patron au sujet de l'insertion, la taille de l'entreprise compte &#233;galement : &lt;i&gt;&#171; Une dizaine de compagnons est le minimum ; &#231;a permet de mieux int&#233;grer la personne en insertion &#187;&lt;/i&gt;, estime Gilles Gohier, directeur de cette structure depuis deux ans et demi. Enfin, les soci&#233;t&#233;s adh&#233;rentes au GEIQ ont toutes une activit&#233; urbaine et, par cons&#233;quent, des chantiers desservis par les transports en commun. &lt;i&gt;&#171; Nos salari&#233;s ont rarement le permis et lorsqu'ils l'ont, c'est la voiture qui leur manque &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le responsable. Avec dix-sept entreprises adh&#233;rentes - aussi bien des filiales de majors que des PME - et quatre-vingt-deux salari&#233;s accompagn&#233;s en 2007, le GEIQ arrive donc &#224; l'&#226;ge adulte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'importance de l'accompagnement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au d&#233;marrage, les moyens de la structure &#233;taient tr&#232;s limit&#233;s. Le directeur assurait le r&#244;le de charg&#233; d'insertion et la secr&#233;taire travaillait &#224; mi-temps &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il. Aujourd'hui &#224; temps complet, l'assistante prend &#233;galement en charge le montage financier des dossiers et, depuis janvier dernier, Rapha&#235;l Vasquez est charg&#233; de l'accompagnement des salari&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Avec une meilleure qualit&#233; d'accueil et une bonne qualit&#233; de suivi, le pourcentage de ruptures de contrats devrait &#234;tre moins &#233;lev&#233; &#187;&lt;/i&gt;, continue Gilles Gohier. Cela &#233;tant, le taux de rupture n'est pas extraordinairement fort : six d&#233;parts avant le terme du contrat - un seul &#224; l'initiative de l'employeur- ont eu lieu l'an pass&#233;. &lt;i&gt;&#171; Sur quarante-trois personnes accompagn&#233;es, c'est raisonnable &#187;&lt;/i&gt;, juge Gilles Gohier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les arguments que nous pr&#233;sentent les salari&#233;s pour justifier leur d&#233;mission sont souvent r&#233;els mais ils repr&#233;sentent &#233;galement l'arbre qui cache la for&#234;t &#187;&lt;/i&gt;, constate Gilles Gohier. Entre les &lt;i&gt;&#171; je me suis tromp&#233; d'orientation &#187;, &#171; je ne supporte plus la formation &#187; et &#171; en int&#233;rim, je gagnerai plus &#187;&lt;/i&gt;, Gilles Gohier consid&#232;re qu'en r&#233;alit&#233;, le principal &#233;cueil r&#233;side autour d'une difficult&#233; &#224; se projeter dans le temps et &#224; tenir un projet sur la dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le GEIQ est une association d'insertion, elle ne s'interdit absolument pas d'interrompre la p&#233;riode d'essai ou de licencier la personne. &lt;i&gt;&#171; L'an pass&#233;, nous avons d&#233;cid&#233; de mettre un terme &#224; la p&#233;riode d'essai d'une personne et ce, en accord avec l'entreprise qui l'employait : il &#233;tait absent &#224; deux journ&#233;es de formation &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore le directeur. Dans le m&#234;me esprit, il arrive &#233;galement qu'en cours de contrat (de 6 mois &#224; 24 mois) le GEIQ, toujours en accord avec l'entreprise o&#249; le salari&#233; est mis &#224; disposition, d&#233;cide d'augmenter le salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis ses d&#233;buts, le groupement utilise le contrat de professionnalisation. Et les raisons de ce choix sont nombreuses : &lt;i&gt;&#171; On peut le signer quand on veut et &#231;a, c'est primordial tant pour l'entreprise demandeuse que pour la personne en insertion. En effet, lorsqu'une personne cherche un emploi, qu'elle est pr&#234;te et qu'elle correspond au profil du poste, difficile de lui dire de revenir dans six mois. Cela n'aurait pas de sens puisque la plupart du temps, les gens que nous recevons sont en situation d'urgence. M&#234;me chose du c&#244;t&#233; des entreprises : elles ne prennent pas des salari&#233;s pour nous faire plaisir mais parce qu'elles ont un besoin r&#233;el &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dur&#233;e variable du contrat de professionnalisation satisfait &#233;galement le GEIQ :&lt;i&gt; &#171; L'autre outil serait le contrat d'apprentissage mais il impose une dur&#233;e de deux ans, ce &#224; quoi notre public n'est pas toujours pr&#234;t. Enfin, en mati&#232;re de formation, c'est tr&#232;s scolaire et l&#224; encore, cela ne correspond pas au profil que nous recevons. Avec un contrat de professionnalisation, on peut travailler le contenu de la formation en partenariat avec l'entreprise &#187;&lt;/i&gt;, argumente Gilles Gohier. Toutefois, cette ann&#233;e, trois contrats d'insertion ont &#233;t&#233; sign&#233;s avec la proc&#233;dure du RMA, (revenu minimum d'activit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette souplesse &#224; l'embauche, le responsable ne se voit pas du tout comme un recruteur ou une agence de placement. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s que la personne vient nous voir et qu'elle correspond au profil, nous commen&#231;ons &#224; l'aider &#224; b&#226;tir un projet &#187;&lt;/i&gt;, rectifie-t-il. Et contrairement aux id&#233;es re&#231;ues, cette notion de projet est mieux comprise par les entreprises que par les personnes concern&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Certains voudraient juste un contrat de travail. D'ailleurs, lorsqu'ils nous appellent la premi&#232;re fois, nous &#233;voquons tout de suite le sujet de la formation puisqu'elle intervient &#224; hauteur de 25 % du temps de travail. Ceux qui ne veulent pas en entendre parler ne peuvent pas venir travailler ici &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, Gilles Gohier et son coll&#232;gue sont t&#234;tus : &#224; leurs yeux, le projet doit d&#233;marrer bien avant que le salari&#233; du GEIQ ne soit mis &#224; disposition de l'entreprise. &lt;i&gt;&#171; Ce temps-l&#224; est n&#233;cessaire, un GEIQ ne doit pas &#234;tre simplement un outil d'entreprises qui recrutent ; on doit y mettre une dimension d'insertion, d'orientation professionnelle, de projet, etc. &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, soutenu par la communaut&#233; d'agglom&#233;ration de Rennes M&#233;tropole et d'autres financeurs, le Geiq essaie de mieux orienter les candidats qui ne sont pas retenus. Ainsi, l'an pass&#233;, sur les 139 personnes re&#231;ues par Gilles Gohier, 23 ont &#233;t&#233; embauch&#233;es. Et que sont devenues les autres ? &lt;i&gt;&#171; Nous l'ignorons. Mais dor&#233;navant, nous allons essayer de les r&#233;orienter &#187;&lt;/i&gt;, promet-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des entreprises qui embauchent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En mai dernier, le GEIQ recrutait son centi&#232;me salari&#233;. Et depuis deux ans, la mont&#233;e en puissance du groupement est nette. Pour preuve, sur les 82 personnes accompagn&#233;es l'an pass&#233;, 59 d'entre elles ont quitt&#233; le GEIQ en 2007, dont 20 en sortie pr&#233;matur&#233;e, c'est-&#224;-dire avec rupture du contrat.&lt;i&gt; &#171; Sur les 39 qui ont r&#233;alis&#233; l'int&#233;gralit&#233; de leur parcours, les trois quarts ont obtenu leur CAP ou leur titre professionnel. 54 % ont trouv&#233; un contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e et 18 % un CDD d'une dur&#233;e sup&#233;rieure &#224; 6 mois. Dans 80 % des cas, les gens sont recrut&#233;s par l'entreprise qui les avaient employ&#233;s sous contrat GEIQ &#187;&lt;/i&gt;, souligne Gilles Gohier. Enfin, les 20 % restants vont travailler dans des soci&#233;t&#233;s d'int&#233;rim. &lt;i&gt;&#171; Sauf exception, c'est plut&#244;t subi que voulu &#187;&lt;/i&gt;, temp&#232;re le directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si au d&#233;marrage du groupement, quelques entreprises ont rapidement quitt&#233; la structure, aujourd'hui, leur nombre tend &#224; augmenter : &lt;i&gt;&#171; Celles qui sont parties l'ont fait apr&#232;s une ou deux exp&#233;riences rat&#233;es. Il suffit d'une lacune dans l'accompagnement et c'est le plantage assur&#233;. Une des cl&#233;s de la r&#233;ussite est la confiance que l'entreprise peut placer dans le groupement : il faut qu'en cas de difficult&#233;, le chef d'entreprise ou le tuteur du salari&#233; soit capable d'&#233;couter notre point de vue mais aussi celui de la personne incrimin&#233;e. C'est d'ailleurs en cela que l'outil GEIQ est &#233;galement int&#233;ressant puisque d'une certaine fa&#231;on, il att&#233;nue la grande d&#233;fiance qu'il peut y avoir entre les dirigeants d'entreprise et les travailleurs sociaux. Il est vrai qu'en tant qu'employeur de ces salari&#233;s en insertion, nous comprenons beaucoup mieux les probl&#232;mes rencontr&#233;s par les entreprises &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;fend Gilles Gohier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de conclure, fataliste et moqueur : &lt;i&gt;&#171; Pour les entreprises, quand cela se passe bien, elles parlent de &#171; leur &#187; salari&#233;. Lorsque le contrat se d&#233;roule avec difficult&#233;, elles disent rapidement &#171; le gars que le GEIQ nous a refil&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Geiq b&#226;timent - 12 rue de la Doneli&#232;re- 35000 Rennes. T&#233;l. 02 99 27 85 23&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Insertion et secteur du tourisme avec Treize Voyages</title>
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		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
		<dc:subject>893-894</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Offrir des vacances adapt&#233;es aux usagers des structures m&#233;dico-sociales et proposer un emploi de qualit&#233; &#224; des personnes en difficult&#233;, voil&#224; le double d&#233;fi relev&#233; par Treize Voyages. &lt;br class='autobr' /&gt;
La formule est unique en son genre. Treize Voyages est en effet la seule entreprise d'insertion qui, dans le secteur du tourisme, organise des s&#233;jours adapt&#233;s aux usagers des structures sanitaires et sociales. L'autre originalit&#233; r&#233;side dans le profil des salari&#233;s en insertion, dont certains rel&#232;vent d'une probl&#233;matique (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Offrir des vacances adapt&#233;es aux usagers des structures m&#233;dico-sociales et proposer un emploi de qualit&#233; &#224; des personnes en difficult&#233;, voil&#224; le double d&#233;fi relev&#233; par Treize Voyages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La formule est unique en son genre. Treize Voyages&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Treize Voyages - 5 rue Guillaume Colletet - 94150 Rungis. T&#233;l. 01 46 86 44 (...)' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est en effet la seule entreprise d'insertion qui, dans le secteur du tourisme, organise des s&#233;jours adapt&#233;s aux usagers des structures sanitaires et sociales. L'autre originalit&#233; r&#233;side dans le profil des salari&#233;s en insertion, dont certains rel&#232;vent d'une probl&#233;matique psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette particularit&#233; remonte &#224; l'origine du projet, lanc&#233; en 1992 par Eric Piel, psychiatre au service 13 de l'h&#244;pital Paul-Guiraud de Villejuif. Ce dernier constatait que ses patients stabilis&#233;s, en fin de s&#233;jour psychiatrique, ne parvenaient pas &#224; retrouver d'emploi malgr&#233; leurs comp&#233;tences et leurs dipl&#244;mes. Ils avaient besoin d'une p&#233;riode d'accompagnement, pr&#233;alable &#224; un emploi classique. Par ailleurs, les infirmiers psychiatriques avaient du mal &#224; trouver des s&#233;jours de vacances adapt&#233;s aux besoins de leurs patients. D'o&#249; l'id&#233;e de cr&#233;er une entreprise d'insertion qui comble ces deux lacunes. Depuis sa cr&#233;ation, Treize Voyages a fait partir en vacances plus de 20 000 personnes et emploient actuellement huit salari&#233;s en insertion, dont six au si&#232;ge social &#224; Rungis et deux &#224; la boutique de Paris, ouverte en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voyagiste propose des vacances accompagn&#233;es : sorties de d&#233;couverte sur un week-end et s&#233;jours d'une &#224; deux semaines, avec d&#233;placements en minibus et h&#233;bergement en pension compl&#232;te. &lt;i&gt;&#171; Nos s&#233;jours sont encadr&#233;s par des professionnels du secteur m&#233;dico-social &#8211; &#233;ducateurs, aides-soignants, infirmiers &#8211; que nous recrutons et qui connaissent tr&#232;s bien les besoins de notre public &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Eve Tisza&#239;, directrice de Treize Voyages. Les usagers pr&#233;sentent des d&#233;ficiences mentales ou maladies psychiques mais vivent toute l'ann&#233;e de mani&#232;re autonome et ont besoin d'un accompagnement l&#233;ger pour les vacances. &lt;i&gt;&#171; Les s&#233;jours sont libres et les vacanciers d&#233;cident eux-m&#234;mes, avec l'aide de l'accompagnateur, du programme des activit&#233;s, cela permet de favoriser leur autonomie et leur int&#233;gration dans des petits groupes de huit &#224; seize participants &#187;&lt;/i&gt;, ajoute la directrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les participants viennent de centres m&#233;dico-p&#233;dagogiques, d'instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs, d'&#233;tablissements et services d'aide par le travail (ESAT) et de foyers. Certains vivent seuls en appartement et travaillent, d'autres sont sous tutelle et adress&#233;s par un service de psychiatrie ou un foyer. Ils financent leurs vacances par leurs propres moyens, souvent limit&#233;s &#8211; allocation adulte handicap&#233;, salaire d'Esat, parfois aide de la famille &#8211; et partent donc assez peu car les s&#233;jours accompagn&#233;s co&#251;tent cher. Treize Voyages organise &#233;galement des s&#233;jours sur mesure et propose aussi un catalogue d'h&#233;bergements touristiques s&#233;lectionn&#233;s pour leur qualit&#233; d'accueil et destin&#233;s &#224; des personnes souhaitant partir sans accompagnement. Plusieurs h&#244;pitaux psychiatriques font appel &#224; l'association pour emmener leurs patients en vacances avec leur propre encadrement infirmier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s en insertion sont soit issus du milieu psychiatrique, soit des personnes au ch&#244;mage de longue dur&#233;e, au RMI, ou des jeunes sans qualification. &#171; On demande aux candidats un niveau scolaire de 3e, une capacit&#233; &#224; g&#233;rer un dossier administratif et une conscience de leurs difficult&#233;s &#187;, indique H&#233;l&#232;ne Le Ny, charg&#233;e d'insertion. Or certains allocataires du RMI n'ont pas conscience de leurs probl&#232;mes psychiques et auraient souvent besoin d'un suivi th&#233;rapeutique, constatent les responsables. Treize Voyages demande que chaque salari&#233; en insertion soit suivi par un r&#233;f&#233;rent ext&#233;rieur pendant la dur&#233;e du contrat &#8211; assistante sociale, conseiller mission locale, m&#233;decin : &lt;i&gt;&#171; Pour les allocataires du RMI, qui perdent leur r&#233;f&#233;rent social au moment o&#249; ils retrouvent un emploi, ce suivi est souvent assur&#233; par leur ancien r&#233;f&#233;rent de mani&#232;re b&#233;n&#233;vole &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore Eve Tisza&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s des salari&#233;s &#224; leur arriv&#233;e sont li&#233;es &#224; la prise de parole en public, &#224; l'usage du t&#233;l&#233;phone et plus g&#233;n&#233;ralement &#224; un manque de confiance en eux : &lt;i&gt;&#171; Ils sont sur la d&#233;fensive et ont du mal &#224; accepter les r&#232;gles de l'entreprise classique qui les a souvent cass&#233;s, constate la directrice. Or nous leur proposons un travail revalorisant, en contact avec une client&#232;le fragile, qui comporte des responsabilit&#233;s, y compris financi&#232;res, puisqu'ils traitent les commandes de A &#224; Z. &#187;&lt;/i&gt; Les nouveaux salari&#233;s sont form&#233;s par la responsable technico-commerciale et la charg&#233;e d'insertion au m&#233;tier de forfaitiste-vendeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord &#224; partir de mises en situation et de demandes fictives, puis en traitant de vrais dossiers. &lt;i&gt;&#171; En sortant de chez nous, les salari&#233;s ont acquis un niveau de BTS Tourisme &#187;&lt;/i&gt;, indique la directrice. Ils savent &#233;couter et r&#233;pondre &#224; la demande des clients, concevoir et vendre des s&#233;jours par t&#233;l&#233;phone, faire des recherches de prestataires, n&#233;gocier les commissions, &#233;tablir un devis, etc. Tous les trois &#224; six mois les salari&#233;s remplissent une grille d'auto-&#233;valuation, suivie d'un entretien pour faire le point sur les comp&#233;tences acquises et les efforts &#224; poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Six mois avant la fin du contrat ils disposent d'une demi-journ&#233;e par semaine pour chercher un emploi et on les accompagne dans les d&#233;marches &#187;&lt;/i&gt;, indique la charg&#233;e d'insertion. Dot&#233;s de comp&#233;tences transversales, la plupart trouvent des emplois administratifs, d'accueil, de standardiste, de secr&#233;tariat, tandis que d'autres poursuivent une formation qualifiante. &#171; Peu s'orientent vers le tourisme, qui n'est pas un secteur tr&#232;s florissant et o&#249; le contenu du travail est souvent moins int&#233;ressant que ce qu'ils ont fait ici &#187;, constate la directrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise, affiche un taux de 60 % de sorties positives. Elle travaille en partenariat avec des organismes de formation et d'insertion li&#233;s au tourisme et au handicap. &lt;i&gt;&#171; Ceux qui d&#233;crochent avant la fin du contrat sont des personnes qui ont abandonn&#233; un peu trop vite leur traitement m&#233;dical et leur suivi psychiatrique et ne l'ont pas support&#233;,&lt;/i&gt; rapporte H&#233;l&#232;ne Le Ny. &lt;i&gt;Par ailleurs, on assiste &#224; un ph&#233;nom&#232;ne nouveau de gens qui d&#233;missionnent pour retourner au RMI, alors que tout semblait marcher &#187;&lt;/i&gt;. Les &#233;checs sont toujours douloureux mais les r&#233;ussites parfois surprenantes. Les responsables se souviennent par exemple d'un salari&#233; qui n'avait jamais travaill&#233;, a pos&#233; d'&#233;normes probl&#232;mes d'adaptation pendant deux ans, pour finalement trouver un poste dans l'h&#244;tellerie.&lt;i&gt; &#171; Il n'y a pas de recette, mais l'int&#233;r&#234;t du travail et le niveau de responsabilit&#233; comptent pour beaucoup dans la r&#233;ussite &#187;&lt;/i&gt;, note Eve Tisza&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 750 000 euros de chiffre d'affaires, Treize Voyages n'est pourtant pas une entreprise florissante. Elle voit ses subventions se r&#233;duire comme peau de chagrin, et les comptes sont dans le rouge depuis trois ans. &lt;i&gt;&#171; Il y a de moins en moins d'argent pour l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore la directrice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.treizevoyages.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Treize Voyages&lt;/a&gt; - 5 rue Guillaume Colletet - 94150 Rungis. T&#233;l. 01 46 86 44 45&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'Adrets &#224; Marseille : les nettoyeurs de l'extr&#234;me</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-Adrets-a-Marseille-les-nettoyeurs-de-l-extreme</link>
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		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
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&lt;p&gt;Dans deux quartiers populaires de Marseille, une association embauche des habitants pour assurer l'entretien de leur environnement. Malgr&#233; sa vis&#233;e sociale, l'Adrets s'appuie sur une d&#233;marche purement &#233;conomique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cern&#233; d'immeubles d&#233;passant tous dix &#233;tages, Mourad fait une pause. Dans la cit&#233; Kalliste, o&#249; il vit depuis son enfance, il entretient le terrain multisports six jours sur sept. Sourire aux l&#232;vres, il l'inspecte encore du regard. Plus que du simple nettoyage, sa mission consiste &#233;galement &#224; en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans deux quartiers populaires de Marseille, une association embauche des habitants pour assurer l'entretien de leur environnement. Malgr&#233; sa vis&#233;e sociale, l'Adrets s'appuie sur une d&#233;marche purement &#233;conomique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cern&#233; d'immeubles d&#233;passant tous dix &#233;tages, Mourad fait une pause. Dans la cit&#233; Kalliste, o&#249; il vit depuis son enfance, il entretient le terrain multisports six jours sur sept. Sourire aux l&#232;vres, il l'inspecte encore du regard. Plus que du simple nettoyage, sa mission consiste &#233;galement &#224; en assurer la surveillance et &#224; g&#233;rer son planning d'utilisation et le mat&#233;riel sportif aff&#233;rent. Son nom est m&#234;me inscrit &#224; l'entr&#233;e, sous le titre de responsable de site. &#171; On a des ballons et des jaquettes, se f&#233;licite Mourad. Si les jeunes en ont besoin, ils peuvent me demander, je les leur sors. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'en r&#233;jouit d'autant plus que ce projet a &#233;merg&#233; sur un espace laiss&#233; &#224; l'abandon. &#171; Quand j'&#233;tais petit, on n'avait pas tout &#231;a &#187;, se souvient-il. Initi&#233; par son employeur - l'Association de d&#233;veloppement et de revitalisation &#233;conomique des territoires sensibles (Adrets)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Adrets - BP 75 - 13326 Marseille Cedex 5. T&#233;l. 06 62 35 24 51 - (...)' id='nh6-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; - et financ&#233; gr&#226;ce &#224; un partenariat avec plusieurs collectivit&#233;s, ce carr&#233; sportif fait d&#233;sormais partie du paysage. Ce lieu, auquel s'ajoute un petit square, semble m&#234;me attirer du monde dans le quartier. &#171; Il y a des gens de l'ext&#233;rieur qui viennent pour y jouer, constate Mourad. &#192; la Savine, par exemple, ils n'ont rien. Du coup, ils viennent l&#224;. &#187; Le responsable bichonne ce terrain &#224; tel point qu'il y a apport&#233; sa touche personnelle ! Deux poubelles tr&#244;nent ainsi de chaque c&#244;t&#233; du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un jour, les gars de la communaut&#233; urbaine m'ont dit qu'ils allaient remplacer les poubelles d'une autre cit&#233;. Alors j'en ai r&#233;cup&#233;r&#233; deux. C'est ma petite pierre &#224; l'&#233;difice &#187;, triomphe Mourad. Et l'&#233;difice ne se limite pas &#224; cela. Les cinq salari&#233;s de l'Adrets oeuvrant &#224; Kalliste sont aussi charg&#233;s de l'entretien du parking du centre commercial de la cit&#233;, ainsi que des locaux communs et des abords de deux b&#226;timents. Vient, en principe, s'ajouter chaque &#233;t&#233; le d&#233;broussaillage des espaces verts. Du moins, si l'Adrets d&#233;croche le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mistral souffle. Il s&#232;me des d&#233;tritus sur son passage. Un bout de carton arrive jusqu'aux pieds de Mourad. Une nouvelle bourrasque en d&#233;pose un autre plus loin. Et le factotum de ramasser inexorablement. Son t&#233;l&#233;phone portable sonne. C'est Didier Bonnet qui l'appelle. Le directeur et fondateur de l'Adrets se trouve au caf&#233; en compagnie de deux personnes. En allant les rejoindre, Mourad peste. Il vient d'apercevoir une femme jeter sa poubelle. &#171; Et voil&#224; ! Elle le met &#224; c&#244;t&#233; du local. Tout va s'envoler &#187;, se d&#233;sole-t-il. Si certains voisins oublient le travail qu'il effectue au quotidien, d'autres s'y int&#233;ressent de pr&#232;s. En l'occurrence, aujourd'hui, deux agents territoriaux d'une collectivit&#233; voisine sont venus observer la d&#233;marche de l'Adrets. Fin f&#233;vrier sur France 3, le documentaire Les nettoyeurs, de Jean-Michel Papazian, avait mis les projecteurs sur le travail de l'association men&#233; &#224; Kalliste durant plus d'un an. D'&#233;crans de t&#233;l&#233;vision en salles obscures, ce film a trouv&#233; &#233;cho dans la presse et port&#233; l'Adrets sur le devant de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne pr&#233;disposait cette petite organisation, n&#233;e en 2002, &#224; d&#233;frayer la chronique. Mais son travail avait de quoi interpeller l'opinion. En t&#233;moigne Mourad : &#171; Les gens jetaient des choses par les fen&#234;tres. Des fois, c'&#233;tait m&#234;me des plaques &#233;lectriques, des r&#233;chauds&#8230; On risquait de se les recevoir dessus, se souvient ce collaborateur des premi&#232;res heures. Mais aujourd'hui, &#231;a a chang&#233;. Les gens font plus attention. &#187; D&#233;sormais, au pied des immeubles, l'&#233;volution est visible. Les trouvailles insolites ont disparu. Le travail de Payet, Soul&#233; ou Mourad reste cependant n&#233;cessaire au quotidien. Il s'agit d'une mission de longue haleine que chacun remplit &#224; sa fa&#231;on. Mourad, expressif, n'h&#233;site pas &#224; admonester les enfants qui oublieraient les r&#232;gles de civisme. Payet, quant &#224; lui, demeure r&#233;serv&#233;, balayant et nettoyant inlassablement. Par des r&#233;unions publiques, le directeur de l'Adrets tente &#233;galement de sensibiliser les habitants. &#171; En cr&#233;ant cette association, mon id&#233;e &#233;tait d'aller dans des endroits difficiles : en d&#233;ficit de prestation, sous tension, pr&#233;sentant des habitats indignes ou un environnement dangereux, avertit Didier Bonnet. Ensuite il faut travailler avec la population sur place, sinon &#231;a ne peut pas fonctionner. &#187; Partant du principe que &#171; rien n'est une fatalit&#233; &#187;, le directeur mise en permanence sur le facteur humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que l'Adrets a embauch&#233; chacun de ses salari&#233;s, dix au total, dans les quartiers o&#249; elle intervient. La m&#233;thode de recrutement semble r&#244;d&#233;e. &#171; Je vais dans la cit&#233;. J'organise une r&#233;union publique et je pr&#233;sente mon projet, explique Didier Bonnet. Je laisse mon num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone. Apr&#232;s, c'est vrai, &#231;a ne se bouscule pas au portillon parce que ce type de boulot est tr&#232;s d&#233;valoris&#233;. &#187; Il n'en demeure pas moins utile. Aussi l'Adrets essaie-t-elle de montrer l'int&#233;r&#234;t de sa d&#233;marche aupr&#232;s de partenaires publics. Ses principaux interlocuteurs se situent n&#233;anmoins dans le secteur priv&#233;. Car l'association se comporte comme une entreprise : d&#233;marchage des syndics de copropri&#233;t&#233;s et r&#233;ponse &#224; des appels d'offres pour essayer d'emporter les march&#233;s. Ce m&#234;me march&#233; lui impose d'ailleurs un niveau de salaire &#233;quivalent au Smic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Didier Bonnet agit comme un entrepreneur, il semble cependant peu frileux &#224; signer des contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e avec ses salari&#233;s. &#171; Ils sont tous en CDI, signale le directeur. Cela n'a de valeur que symbolique. Car, si demain nous n'avons plus de march&#233;, nous mettrons la clef sous la porte. &#187; De fait, chaque employ&#233; se voit ainsi investi d'une responsabilit&#233; sur le bon fonctionnement de l'entreprise. Pour Didier Bonnet, il est donc hors de question de les &#171; fliquer &#187;. &#171; Cette bo&#238;te, c'est vous qui la portez, leur rappelle-t-il r&#233;guli&#232;rement. Si vous ne faites pas votre boulot, je ne servirai &#224; rien. &#187; Sur cet engagement de confiance, ils signent des CDI r&#233;mun&#233;r&#233;s au Smic, de pr&#233;f&#233;rence &#224; temps plein, pour entretenir leur quartier, que ce soit &#224; Kalliste (dans les quartiers Nord de Marseille) ou au parc Bellevue situ&#233; vers le centre de la ville. L'&#233;quilibre entier de l'entreprise repose ainsi sur tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ramasser des ordures, balayer des escaliers ou tondre des espaces verts : aux yeux de Mourad, sa mission ne se r&#233;sume pas &#224; &#231;a &#171; Ce genre de boulot, vous ne le trouvez pas &#224; l'ANPE, constate-t-il. On fait de tout, m&#234;me de la m&#233;diation sociale. Je sais ce que c'est parce que j'en ai d&#233;j&#224; fait pour la RTM (r&#233;seau de transports Marseille, ndrl). &#187; &#192; tel point que l'ouvrier se qualifie de &#171; nettoyeur de l'extr&#234;me &#187;. Preuve en est sur le terrain multisports vers lequel convergent presque tous les b&#226;timents du parc Kalliste. &#171; Il m'arrive r&#233;guli&#232;rement le week-end d'organiser avec un ami des tournois de foot pour les enfants du quartier, note l'animateur en herbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les r&#233;compenser, on demande aux commer&#231;ants de nous offrir quelques stylos et babioles. &#187; L'Adrets aurait-elle les moyens de r&#233;mun&#233;rer ses employ&#233;s le dimanche ? &#171; Non, non, lance bri&#232;vement Mourad. C'est enti&#232;rement du b&#233;n&#233;volat. &#187; Apr&#232;s avoir port&#233; la tenue de m&#233;canicien, d'entra&#238;neur de foot, de m&#233;diateur ou encore celle d'un int&#233;rimaire et connu le ch&#244;mage, Mourad pratique d&#233;sormais un m&#233;tier hybride, en devenir. &#171; Mon p&#232;re serait fier de moi &#187;, assure-t-il, l'&#339;il p&#233;tillant. Reste &#224; p&#233;renniser son poste&#8230; Lequel d&#233;pend de la volont&#233; du syndic qui a attribu&#233; le march&#233; &#224; l'Adrets. Faut-il encore et toujours convaincre les gestionnaires de ces parcs immobiliers de la n&#233;cessit&#233; de l'action men&#233;e. Le match n'en est qu'au d&#233;but. Pour preuve : au parc Kalliste, o&#249; sept syndics sont pr&#233;sents, un seul a fait recours &#224; l'Adrets. &#171; On me r&#233;torque en permanence que mes tarifs sont tr&#232;s &#233;lev&#233;s, s'&#233;berlue Didier Bonnet. Je ne peux pas descendre en dessous. Il faut bien payer les salari&#233;s et les charges !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb6-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-1' class='spip_note' title='Notes 6-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Adrets - BP 75 - 13326 Marseille Cedex 5. T&#233;l. 06 62 35 24 51 - &lt;a href=&#034;mailto:adretsdb@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;adretsdb@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique</title>
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		<title>Insertion par l'activit&#233; : une meilleure lisibilit&#233;</title>
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		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
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&lt;p&gt;Claude Alphand&#233;ry est pr&#233;sident du Conseil national de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Que propose votre conseil pour &#224; la fois d&#233;velopper les actions des chantiers d'insertion et am&#233;liorer leurs financements ? Le financement des ateliers et chantiers d'insertion (ACI), reposant pour l'essentiel sur des contrats aid&#233;s, est aujourd'hui insuffisant, complexe et inadapt&#233;. Nous proposons un financement forfaitaire au poste &#233;quivalent &#224; ce que les ACI percevaient jusqu'ici au titre de contrat aid&#233; ; (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Claude Alphand&#233;ry est pr&#233;sident du Conseil national de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que propose votre conseil pour &#224; la fois d&#233;velopper les actions des chantiers d'insertion et am&#233;liorer leurs financements ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le financement des ateliers et chantiers d'insertion (ACI), reposant pour l'essentiel sur des contrats aid&#233;s, est aujourd'hui insuffisant, complexe et inadapt&#233;. Nous proposons un financement forfaitaire au poste &#233;quivalent &#224; ce que les ACI percevaient jusqu'ici au titre de contrat aid&#233; ; une enveloppe suppl&#233;mentaire attribu&#233;e par l'Etat au Fonds d&#233;partemental d'insertion (FDI) pour assurer des d&#233;veloppements particuliers et des pratiques innovantes ; une aide renforc&#233;e des collectivit&#233;s locales en fonction des besoins propres au territoire qu'elles assument ; un recours aux activit&#233;s marchandes sans pour autant affecter le recrutement des personnes les plus fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous souhaitons &#233;galement que les contrats de travail soient remplac&#233;s par un contrat unique d'insertion souple en dur&#233;e hebdomadaire et de parcours, relevant du droit du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela n&#233;cessite-t-il un r&#244;le plus important de l'Etat dans ce domaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous affirmons les devoirs de l'Etat garant de l'acc&#232;s de tous aux droits fondamentaux. Il d&#233;finit un niveau minimum d'offres d'insertion en fonction des besoins manifest&#233;s sur chaque territoire, une r&#233;partition de la charge financi&#232;re entre l'Etat et les collectivit&#233;s et la m&#233;thode pour fixer, tout en respectant les r&#232;gles nationales, des objectifs jug&#233;s par chaque collectivit&#233; les plus adapt&#233;s aux besoins de son territoire et aux orientations de sa politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet effet, la m&#233;thode passe par une obligation de n&#233;gocier entre l'Etat et les diff&#233;rentes collectivit&#233;s &#171; des conventions d'objectifs et de moyens &#187;. &#192; d&#233;faut de signature, c'est le r&#233;gime de base qui s'applique.&lt;br class='manualbr' /&gt;Au surplus, le rapport conjoint de l'inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales, et de l'IGF (Inspection g&#233;n&#233;rale des finances), fait pr&#233;valoir le principe de subsidiarit&#233;, rend prioritaire la gouvernance locale et recommande une meilleure identification des comp&#233;tences entre l'Etat, les r&#233;gions, les d&#233;partements&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#232;s lors, en quoi les parcours de r&#233;insertion pourraient-ils &#234;tre am&#233;lior&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les &#233;tudes montrent que les personnes en difficult&#233; souhaitent travailler. Mais l'IAE reste peu connue, difficile &#224; rep&#233;rer et il n'est pas &#233;vident qu'elle leur procure des conditions de travail et une plus-value attrayantes. De ce point de vue, l'exp&#233;rimentation puis la mise en &#339;uvre g&#233;n&#233;ralis&#233;e d'un revenu de solidarit&#233; active peuvent &#234;tre des avantages d&#233;cisifs. Il est clair d'autre part que l'intervention de l'ANPE dans l'agr&#233;ment et le parcours d'insertion doit &#234;tre am&#233;lior&#233;e. Il existe encore des lacunes en mati&#232;re d'accompagnement et de formation, des difficult&#233;s particuli&#232;res &#224; valider leurs acquis et un recours insuffisant &#224; l'ing&#233;nierie des plans locaux de l'insertion et de l'emploi (PLIE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des propositions pour r&#233;soudre ces probl&#232;mes, nous pointons ceux qui se posent &#224; la sortie du parcours. C'est dans un souci de souplesse qu'a &#233;t&#233; examin&#233; le r&#244;le de sas des structures d'insertion par l'&#233;conomique (SIAE). Nous nous interrogeons sur la possibilit&#233;, comme dans d'autres pays, de prolonger la dur&#233;e de certains contrats ou de p&#233;renniser des activit&#233;s int&#233;ressant le d&#233;veloppement local, les services &#224; la personne ou encore de nouer des relations avec les entreprises classiques et les branches professionnelles pour parachever l'&#339;uvre d'insertion. La n&#233;gociation sociale doit s'emparer du sujet de l'IAE afin de faciliter ce rapprochement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, quelles sont vos propositions dans le domaine de la VAE ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eliminer les obstacles &#224; la validation des acquis de l'exp&#233;rience (VAE) dans les SIAE : difficult&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'&#233;crit, condition d'anciennet&#233; de 3 ans, inadapt&#233;e &#224; la dur&#233;e du parcours de 24 mois, inadaptation des dossiers, insuffisance des cr&#233;dits d'accompagnement de la VAE faisant reporter sur des structures, ou pire des personnes pauvres, une partie du co&#251;t de la VAE, insuffisance de formation aupr&#232;s des responsables de l'IAE, insuffisance d'articulation entre les diff&#233;rents acteurs de la VAE&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment percevez-vous le r&#244;le du CNIAE au sein des politiques &#233;conomiques actuelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques &#233;conomiques actuelles sont marqu&#233;es &#224; la fois par la volont&#233; de r&#233;formes et de s&#233;rieuses restrictions budg&#233;taires. Le Conseil national de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique (CNIAE) a un devoir de vigilance pour &#233;viter que ne soient amput&#233;s, sous pr&#233;texte de r&#233;formes, les moyens des SIAE. Il n'en formule pas moins des propositions constructives, pour clarifier les relations institutionnelles entre l'Etat, les collectivit&#233;s territoriales, les partenaires socio-&#233;conomiques et les SIAE, pour simplifier et harmoniser leurs modalit&#233;s de financement, pour am&#233;liorer l'efficacit&#233; des parcours d'insertion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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