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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Cr&#233;&#233;er plus que soigner : la musique pour m&#233;diation</title>
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		<dc:subject>889</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Propos recueillis par Mariette Kammerer &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment se d&#233;roulent vos interventions musicales en milieu hospitalier ? Nous intervenons aupr&#232;s de publics tr&#232;s vari&#233;s, cela va des b&#233;b&#233;s pr&#233;matur&#233;s jusqu'aux personnes &#226;g&#233;es, en passant par des adolescents en p&#233;dopsychiatrie, des jeunes enfants atteints de cancer, sourds, ou infirmes moteurs c&#233;r&#233;braux. Les interventions sont toujours participatives, on joue un morceau, on montre comment faire et on propose aux patients d'essayer. Quand ils ne peuvent pas se (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par Mariette Kammerer&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se d&#233;roulent vos interventions musicales en milieu hospitalier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous intervenons aupr&#232;s de publics tr&#232;s vari&#233;s, cela va des b&#233;b&#233;s pr&#233;matur&#233;s jusqu'aux personnes &#226;g&#233;es, en passant par des adolescents en p&#233;dopsychiatrie, des jeunes enfants atteints de cancer, sourds, ou infirmes moteurs c&#233;r&#233;braux. Les interventions sont toujours participatives, on joue un morceau, on montre comment faire et on propose aux patients d'essayer. Quand ils ne peuvent pas se d&#233;placer, le musicien va jouer &#224; leur chevet, en concert d&#233;ambulatoire, cela permet une rencontre individuelle, toujours avec le consentement de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On adapte nos interventions aux capacit&#233;s de chaque public. Les sourds demandent des comp&#233;tences sp&#233;cifiques, un travail sur les vibrations, le visuel, une adaptation des instruments. Avec les b&#233;b&#233;s on utilise la voix et des instruments l&#233;gers qu'ils peuvent toucher, on recherche leur &#233;coute, on leur chante des chansons que les parents apprennent &#233;galement. Avec les adolescents en p&#233;dopsychiatrie le travail d'approche est plus compliqu&#233; car ils sont souvent r&#233;ticents, il faut les surprendre avec un r&#233;pertoire qu'ils ne connaissent pas, faire de l'improvisation rythmique, rechercher la dimension ludique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre d&#233;marche est-elle th&#233;rapeutique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, nous nous situons dans une d&#233;marche culturelle, artistique, on utilise la musique comme une m&#233;diation. Par exemple quand Jean-Jacques Milteau, parrain de l'association, intervient en service de pneumologie, il n'utilise pas son harmonica comme un outil de kin&#233;, il joue un morceau aux gens, leur montre les bases et leur propose d'essayer, mais la motivation pour les patients est de cr&#233;er quelque chose, pas de soigner leurs poumons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r ce n'est pas anodin de choisir un service de pneumologie, des gens qui ont du mal &#224; respirer se rendent compte qu'ils peuvent encore utiliser leur souffle pour faire de la musique et exprimer quelque chose. M&#234;me si la vis&#233;e n'est pas th&#233;rapeutique, la musique apporte beaucoup : du lien social, la possibilit&#233; de raconter des choses, de partager avec d'autres, donc d'exister, de ressentir des &#233;motions. Notre objectif n'est pas de gu&#233;rir, mais d'aider les gens &#224; vivre mieux, &#224; traverser une p&#233;riode difficile, en leur offrant un moment de plaisir, de jeux, m&#234;me pour des personnes en fin de vie ou condamn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment sont form&#233;s vos intervenants ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association organise des formations permanentes en interne pour ses musiciens, propose des s&#233;minaires th&#233;matiques (chanson, g&#233;riatrie, p&#233;dopsychiatrie, relaxation) et des formations ponctuelles pour un public ext&#233;rieur, de soignants et de musiciens. La majorit&#233; des musiciens de l'association ont un profil de musiciens intervenants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dipl&#244;me universitaire de musicien intervenant (DUMI)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et ont chacun leur sp&#233;cialit&#233; - personnes &#226;g&#233;es, b&#233;b&#233;s, enfants handicap&#233;s - et savent comment interagir avec ce public. Ils participent &#233;galement &#224; la formation des &#233;quipes soignantes - pu&#233;ricultrices, infirmi&#232;res, aides-soignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral nous passons une convention de un &#224; trois ans avec un &#233;tablissement hospitalier, qui comprend cinq &#224; dix jours de formation par an. On sensibilise les soignants &#224; l'environnement sonore, &#224; ses effets sur les patients, &#224; l'utilisation de la voix, on leur apporte un r&#233;pertoire de chansons et des instruments faciles &#224; utiliser pour qu'ils puissent r&#233;investir l'outil musical dans leur travail au quotidien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dipl&#244;me universitaire de musicien intervenant (DUMI)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La musique s'invite &#224; l'h&#244;pital</title>
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		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>889</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'association Musique et sant&#233; propose des ateliers et des animations en milieu hospitalier aupr&#232;s de divers publics. Si l'objectif n'est pas th&#233;rapeutique, les bienfaits sur les patients sont ind&#233;niables &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Sous le ciel de Paris s'envole une chanson, hum, hum, elle est n&#233;e d'aujourd'hui dans le c&#339;ur d'un gar&#231;on&#8230; &#187;, chante Christine Mulard en s'accompagnant d'un udu (percussion africaine). Elle est assise face &#224; trois vieillards, deux femmes et un homme, l'une dort, l'autre parle tout seul et la troisi&#232;me (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Hopital" rel="tag"&gt;H&#244;pital&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'association Musique et sant&#233; propose des ateliers et des animations en milieu hospitalier aupr&#232;s de divers publics. Si l'objectif n'est pas th&#233;rapeutique, les bienfaits sur les patients sont ind&#233;niables&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Sous le ciel de Paris s'envole une chanson, hum, hum, elle est n&#233;e d'aujourd'hui dans le c&#339;ur d'un gar&#231;on&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, chante Christine Mulard en s'accompagnant d'un udu (percussion africaine). Elle est assise face &#224; trois vieillards, deux femmes et un homme, l'une dort, l'autre parle tout seul et la troisi&#232;me &#233;coute un sourire aux l&#232;vres en fredonnant le refrain. Dans la salle commune o&#249; les patients vont et viennent &#224; leur guise, la musicienne s'approche d'un homme en fauteuil roulant, lui joue du tamboa (instrument &#224; r&#233;sonance en bois) et chante en cr&#233;ole. &lt;i&gt;&#171; Ce monsieur est d'origine antillaise, j'adapte mon r&#233;pertoire &#224; chacun, les vieilles chansons fran&#231;aises marchent bien aupr&#232;s de personnes atteintes de d&#233;mences avanc&#233;es, elles sollicitent la m&#233;moire tr&#232;s ancienne &#187;&lt;/i&gt;, observe la musicienne. Une aide soignante essaie de stimuler l'homme en fauteuil et lui donne des maracas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine Mulard, musicienne professionnelle, intervient deux apr&#232;s-midi par mois dans un service g&#233;riatrique de soins longue dur&#233;e, au sein du groupe hospitalier Sainte-P&#233;rine-Chardon-Lagache-Rossini (AP-HP), dans le XVIe arrondissement parisien. Ce service accueille des patients plus ou moins &#226;g&#233;s, atteints d'Alzheimer ou de d&#233;mence et pr&#233;sentant des troubles du comportement, de la m&#233;moire, du langage. La musicienne employ&#233;e par l'association Musique et sant&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Musique et sant&#233; - 9 passage Saint-Bernard 75011 Paris. T&#233;l. 01 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; intervient &#233;galement dans un autre service aupr&#232;s de personnes plus &#226;g&#233;es et tr&#232;s d&#233;pendantes. &lt;i&gt;&#171; Ces animations s'inscrivent dans un projet global de soins qui vise &#224; maintenir la socialisation et l'autonomie des patients,&lt;/i&gt; explique Mohammed Bouazouzi, responsable de l'animation et de la programmation culturelle. &lt;i&gt;Les interventions au chevet des patients permettent aussi d'&#233;viter l'isolement physique des personnes les plus d&#233;pendantes et d'apporter de la vie et du lien social dans le service. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soignants sont int&#233;gr&#233;s au projet et pour chaque atelier &#8211; musique, th&#233;&#226;tre, danse &#8211; un ou deux r&#233;f&#233;rents suivent une formation dispens&#233;e par les intervenants culturels et participent aux ateliers, notent les r&#233;actions des patients et les transmettent &#224; leurs coll&#232;gues. &lt;i&gt;&#171; Les r&#233;actions sont diverses, certains patients sortent de leur mutisme, &#233;mettent des sons, des gestes, d'autres chantent, applaudissent, ils observent, touchent aux instruments, en tout cas il se passe toujours quelque chose, c'est un vrai moyen d'entrer en communication &#187;&lt;/i&gt;, constate Luc&#232;ne Calmel, aide-soignante r&#233;f&#233;rente pour l'atelier musique. Les interventions de Musique et sant&#233; sont financ&#233;es par l'association elle-m&#234;me, par l'AP-HP au titre de la formation professionnelle et par la Fondation d'entreprise France T&#233;l&#233;visions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine Mulard, qui est &#233;galement musicoth&#233;rapeute et psychoth&#233;rapeute, apporte aux soignants des &#233;l&#233;ments th&#233;oriques sur les effets de la musique et leur donne des outils &#224; r&#233;utiliser dans les soins au quotidien : &lt;i&gt;&#171; Faire une toilette en chantant permet d'allier travail et plaisir, &#231;a donne une nouvelle dimension &#224; la d&#233;marche de soins &#187;&lt;/i&gt;, estime Christine Mulard. &lt;i&gt;&#171; Quand un patient refuse un soin, je commence &#224; chanter, &#231;a le d&#233;tend et &#231;a passe mieux,&lt;/i&gt; confirme l'aide-soignante. &lt;i&gt;Une fois j'ai accompagn&#233; un patient en fin de vie, il &#233;tait agit&#233;, je lui ai chant&#233; une chanson douce qui parlait de voyage, &#231;a l'a apais&#233; et il est mort tranquillement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle commune, les patients s'animent peu &#224; peu au son de la musique. Christine Mulard s'approche d'une table o&#249; sont assises cinq femmes et entonne J'ai deux amours de Jos&#233;phine Baker. L'une d'elle, tr&#232;s bavarde, reprend chaque chanson &#224; tue-t&#234;te. Une autre &#233;coute tr&#232;s attentivement, demande son pr&#233;nom &#224; la musicienne et fait savoir &#224; l'autre patiente qu'elle chante mal. &lt;i&gt;&#171; Cette dame est une ancienne chanteuse, elle a connu Trenet et Aznavour &#187;&lt;/i&gt;, explique l'aide-soignante. &lt;i&gt;&#171; Parfois elle se remet dans la peau du personnage et me dit qu'elle va me trouver du travail ! &lt;/i&gt; s'amuse Christine Mulard, &lt;i&gt;&#231;a r&#233;veille des choses chez les gens, par exemple, ce monsieur qui ne chante jamais, examine toujours les instruments avec beaucoup d'attention, et une fois il m'a dit que je pourrais en tirer un bon prix ! J'ai su qu'il a vraiment &#233;t&#233; antiquaire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musicienne s'est sp&#233;cialis&#233;e dans les interventions aupr&#232;s de personnes &#226;g&#233;es, et dit ressentir une tendresse naturelle pour ce public. Apr&#232;s cinq mois dans ce service, elle constate que l'attitude des patients &#233;volue : &lt;i&gt;&#171; M&#234;me s'ils m'oublient et me demandent qui je suis &#224; chaque fois, ils sont plus r&#233;actifs qu'au d&#233;but et viennent spontan&#233;ment quand ils m'entendent. &lt;/i&gt; &#187; Le groupe hospitalier, qui a sign&#233; un partenariat d'un an avec l'association, aimerait p&#233;renniser l'exp&#233;rience (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Creeer-plus-que-soigner-la-musique-pour-mediation' class='spip_in'&gt;lire l'interview du directeur de l'association&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Musique et sant&#233; - 9 passage Saint-Bernard 75011 Paris. T&#233;l. 01 55 28 81 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>&#171; La musique est un outil de m&#233;diation entre parents et enfant &#187;</title>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis trente ans Chantal Grol&#233;ziat propose des animations musicales dans les &#233;coles et lieux d'accueil de la petite enfance dans une approche interg&#233;n&#233;rationnelle et interculturelle. Elle a cr&#233;&#233; l'association Musique en herbe &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'id&#233;e de recueillir des chansons et comptines en langue &#233;trang&#232;re aupr&#232;s des parents m'est venue il y a trente ans quand j'intervenais en PMI avec des mamans de toutes les nationalit&#233;s &#187;, confie Chantal Grol&#233;ziat, musicienne intervenante, qui a ensuite d&#233;velopp&#233; ce projet dans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-889-" rel="tag"&gt;889&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis trente ans Chantal Grol&#233;ziat propose des animations musicales dans les &#233;coles et lieux d'accueil de la petite enfance dans une approche interg&#233;n&#233;rationnelle et interculturelle. Elle a cr&#233;&#233; l'association Musique en herbe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Musique en herbe - T&#233;l : 01 48 40 66 19' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e de recueillir des chansons et comptines en langue &#233;trang&#232;re aupr&#232;s des parents m'est venue il y a trente ans quand j'intervenais en PMI avec des mamans de toutes les nationalit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, confie Chantal Grol&#233;ziat, musicienne intervenante, qui a ensuite d&#233;velopp&#233; ce projet dans les &#233;coles maternelles et primaires. &lt;i&gt;&#171; Les m&#232;res issues de l'immigration se sentent souvent &#233;trang&#232;res et incomp&#233;tentes face &#224; la culture de l'&#233;cole et n'osent pas toujours raconter les histoires et comptines de leur enfance ; de son c&#244;t&#233;, l'enfant s'adapte rapidement &#224; la culture dominante et finalement la transmission culturelle ne se fait pas &#187;&lt;/i&gt;, constate la musicienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De formation classique en conservatoire, et populaire dans les fanfares et chorales de village, elle a enseign&#233; bri&#232;vement dans l'Education nationale avant de s'orienter vers un travail d'animation : &lt;i&gt;&#171; Eveiller &#224; la musique &#224; partir de tous les supports : jeu vocal, instrumental, rapport au corps, &#224; l'espace, &#224; l'imaginaire, &#224; l'image, &#224; l'environnement sonore quotidien. &#187; &lt;/i&gt; Pr&#233;curseur dans ce domaine, elle intervient dans les &#233;coles bien avant la cr&#233;ation des Centres de formation de musiciens intervenants (CFMI). Elle travaille une quinzaine d'ann&#233;es pour l'association Enfance et Musique, avant de cr&#233;er en 1996 Musique en Herbe, qui propose des formations destin&#233;es aux professionnels de la petite enfance et d&#233;veloppe des projets interculturels en direction des parents dans les &#233;coles et les centres de PMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'important est que la d&#233;couverte du son et de la musique soit li&#233;e &#224; quelqu'un de proche, soit une exp&#233;rience affective ; c'est pourquoi chanter pour son enfant est tr&#232;s diff&#233;rent de lui faire &#233;couter un disque. &#187;&lt;/i&gt; Chantal Grol&#233;ziat a consacr&#233; son DEA en sciences de l'&#233;ducation &#224; une recherche sur l'audition des b&#233;b&#233;s et leur rapport &#224; la musique. L'animatrice intervient dans les salles d'attente de centres de PMI, o&#249; elle rencontre les parents et propose des chansons, jeux vocaux, improvisations avec des instruments. &lt;i&gt;&#171; J'ai un r&#244;le de m&#233;diateur entre les enfants et les adultes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chantal Grol&#233;ziat propose &#233;galement aux parents d'enregistrer une chanson dans leur langue d'origine. En plusieurs ann&#233;es elle a ainsi recueilli un important r&#233;pertoire qui a donn&#233; lieu &#224; l'enregistrement de comptines du monde, &#233;dit&#233;es par la collection Didier Jeunesse. &lt;i&gt;&#171; Pour les enfants, ces projets de classe permettent une d&#233;couverte de la musique &#224; travers la voix et la langue de personnes proches, il y a une dimension affective. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enseignant retranscrit les paroles avec l'aide des parents pour que les enfants puissent les apprendre. Ils d&#233;couvrent qu'il existe diff&#233;rentes langues, que les mots ont un sens m&#234;me si on ne le comprend pas. Certains enseignants en profitent pour leur parler des diff&#233;rences culturelles, de pays, de couleurs de peau. &lt;i&gt;&#171; Cela g&#233;n&#232;re de la communication, de la curiosit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#233;n&#233;fices de tels projets se font sentir &#224; plusieurs niveaux : du point de vue social, par l'implication et la reconnaissance des parents ; du point de vue p&#233;dagogique, puisque les instituteurs utilisent les chansons pour aborder d'autres mati&#232;res (histoire, g&#233;ographie) ; et du point de vue linguistique : &lt;i&gt;&#171; Ces projets ont un effet direct sur l'expression orale des enfants, &lt;/i&gt; constate Chantal Grol&#233;ziat, &lt;i&gt;je me souviens d'une petite fille tamoule qui ne parlait pas un mot de fran&#231;ais en classe et une semaine apr&#232;s que sa m&#232;re ait chant&#233;, elle a os&#233; s'exprimer en fran&#231;ais devant les autres. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chantal Grol&#233;ziat conduit ces projets dans plusieurs &#233;coles de Seine-Saint-Denis, &#224; raison d'une douzaine d'interventions par an, financ&#233;es en grande partie par l'association Musique en herbe, gr&#226;ce &#224; des subventions de la DDASS 93 et du conseil r&#233;gional. Ils ont donn&#233; lieu &#224; la cr&#233;ation de livres-CD r&#233;alis&#233;s par les enseignants et les enfants. Les conseillers p&#233;dagogiques en musique de Seine-Saint-Denis et le P&#244;le Voix ont souhait&#233; d&#233;velopper ces actions et Chantal Grol&#233;ziat a form&#233; six dumistes (musiciens intervenants en milieu scolaire) qui ont men&#233; des projets de collecte de chansons dans leurs &#233;coles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.musique-en-herbe.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Association Musique en herbe&lt;/a&gt; - T&#233;l : 01 48 40 66 19&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Toxicomanie : quand la pr&#233;vention passe par la cr&#233;ation musicale</title>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
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&lt;p&gt;Cr&#233;er un groupe de musique avec des usagers de drogues, une exp&#233;rience tent&#233;e par Step, lieu d'accueil pour usagers de drogues du quartier de la Goutte d'Or &#224; Paris &lt;br class='autobr' /&gt;
Vers 20 heures, les habitu&#233;s se pressent au comptoir de Step &#224; la recherche de seringues neuves ou seulement d'un caf&#233;, d'un moment de convivialit&#233;, d'une oreille attentive. Ce lieu d'accueil pour usagers de drogues, ouvert du lundi au vendredi de 17h 30 &#224; 22h 30, propose du mat&#233;riel st&#233;rile, une orientation vers des lieux de soins ou un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;er un groupe de musique avec des usagers de drogues, une exp&#233;rience tent&#233;e par Step, lieu d'accueil pour usagers de drogues du quartier de la Goutte d'Or &#224; Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vers 20 heures, les habitu&#233;s se pressent au comptoir de Step &#224; la recherche de seringues neuves ou seulement d'un caf&#233;, d'un moment de convivialit&#233;, d'une oreille attentive. Ce lieu d'accueil pour usagers de drogues, ouvert du lundi au vendredi de 17h 30 &#224; 22h 30, propose du mat&#233;riel st&#233;rile, une orientation vers des lieux de soins ou un accompagnement social&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Step - 56 Bd de la Chapelle - 75018 Paris' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les usagers de drogues peuvent y rencontrer une &#233;ducatrice, une assistante sociale, une infirmi&#232;re et un m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Step fait partie de l'association Espoir Goutte d'Or. &lt;i&gt;&#171; Nous avons &#233;t&#233; les premiers &#224; distribuer des kits st&#233;riles pour les usagers de crack&lt;/i&gt;, rappelle Alberto Torres, responsable de Step, &lt;i&gt;cela a permis de les approcher, les conna&#238;tre et de commencer un travail de pr&#233;vention. &#187;&lt;/i&gt; L'association propose aussi des ateliers musique, informatique, sophrologie, coiffure et soins des pieds et des mains : &lt;i&gt;&#171; On soigne des abc&#232;s, des gangr&#232;nes, ces ateliers permettent de r&#233;parer des corps ab&#238;m&#233;s par la vie dans la rue, redonnent une dignit&#233; et sont un lieu d'&#233;change privil&#233;gi&#233; avec les personnes &#187;&lt;/i&gt;, explique Alberto Torres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe F&#233;rin, permanent de l'association, anime l'atelier musique deux fois par semaine depuis trois ans.&lt;i&gt; &#171; Tout a commenc&#233; &#224; l'occasion de la f&#234;te des dix ans de Step et c'est devenu un rendez-vous r&#233;gulier ; aujourd'hui on a un groupe qui tourne pas mal, les Bolcheviks Anonymes &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il avant de se rendre au gymnase de la Goutte d'Or o&#249; ont lieu les r&#233;p&#233;titions.&lt;i&gt; &#171; &#192; travers l'atelier musique, le but est de leur montrer qu'ils ont tous un talent, des choses &#224; dire, &#224; montrer &#187;&lt;/i&gt;, confie Philippe. Ce permanent de l'association, ancien usager de drogue, est graphiste de m&#233;tier mais a toujours pratiqu&#233; la musique &#224; c&#244;t&#233; de son travail et touche &#224; tous les instruments. &lt;i&gt;&#171; Les ateliers sont une parenth&#232;se dans la vie des gens, un rendez-vous fixe, structur&#233;, o&#249; l'on se concentre sur la cr&#233;ation et on oublie un peu le quotidien &#187;&lt;/i&gt;, observe Isabelle Lalart, &#233;ducatrice de l'association, qui participe &#224; l'atelier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Textes sur le crack&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;p&#233;tition commence dans le gymnase de la Goutte d'Or. Une dizaine de personnes installent guitares, amplis, un orgue r&#233;cup&#233;r&#233; dans la rue, et commencent par une chanson de Thi&#233;faine des ann&#233;es 80, arrang&#233;e par le groupe, qui parle d'une fille violente et d&#233;jant&#233;e. Tout le monde est concentr&#233;, un jeune au solo de guitare et au chant, deux autres &#224; la guitare s&#232;che, Philippe &#224; l'orgue et trois gar&#231;ons aux ch&#339;urs. &lt;i&gt;&#171; J'ai r&#233;ussi &#224; instaurer un cadre de base : &#234;tre &#224; l'heure aux &#171; r&#233;p&#232;tes &#187;, faire attention au mat&#233;riel, ne pas s'engueuler ou partir fumer pendant les morceaux &#187;&lt;/i&gt;, commente l'animateur. Le morceau est cal&#233;, il tourne. Le groupe est assez stable depuis plusieurs mois, mais pendant longtemps Philippe a d&#251; improviser en permanence avec des gens et des niveaux diff&#233;rents &#224; chaque s&#233;ance. &lt;i&gt;&#171; J'ai commenc&#233; par leur apprendre le silence, &#233;couter les autres, &#234;tre ensemble, ne pas jouer tous en m&#234;me temps, c'est &#224; la fois un travail d'expression personnelle et d'organisation collective. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est que tout le monde a droit &#224; son heure de gloire, donc chacun peut choisir et interpr&#233;ter deux morceaux, et en retour doit apprendre et accompagner les morceaux des autres. &lt;i&gt;&#171; Chacun am&#232;ne ses influences musicales, punk, rap, blues, des reprises ou des textes qu'il a &#233;crits. &lt;/i&gt; &#187; Des textes qui parlent du crack, de la rue, du sida, mais aussi de l'abb&#233; Pierre, des personnes accueillies &#224; Step. &lt;i&gt;&#171; Quand on s'est d&#233;truit pendant dix ans, &#231;a fait du bien de construire quelque chose, et puis Philippe a une sacr&#233;e exp&#233;rience &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne le gar&#231;on au solo de guitare. Il a connu Step alors qu'il &#233;tait &#224; la rue, mis &#224; la porte d'un squat par les autres occupants. Un an et demi apr&#232;s il a remont&#233; la pente et retrouv&#233; un boulot, mais continue &#224; venir aux ateliers, c'est l'un des piliers du groupe.&lt;i&gt; &#171; La musique redonne une identit&#233;, une part de r&#234;ve, de libert&#233;, et les comportements &#233;voluent, constate Philippe. Un gars qui arrivait toujours ivre aux &#171; r&#233;p&#232;tes &#187; est venu la derni&#232;re fois &#224; l'heure et tr&#232;s &#233;l&#233;gant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tu deviens quelqu'un&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un des participants raconte le dernier concert avec des lumi&#232;res dans les yeux : &lt;i&gt;&#171; On a jou&#233; dans un foyer Emma&#252;s, on s'&#233;tait bien pr&#233;par&#233;, d&#233;guis&#233;, il y avait plein de monde, des gars d'Emma&#252;s disaient des textes de slam entre nos morceaux, et l'association nous a pay&#233; le restaurant. &#187;&lt;/i&gt; Les Bolcheviks Anonymes se produisent dans des bars, des associations, &#224; la f&#234;te du quartier et dans des lieux d'accueil pour SDF. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s important de faire des concerts,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Philippe, &lt;i&gt;quand le public t'applaudit tu n'es plus un cas social, tu deviens quelqu'un, un musicien et &#231;a te fait tenir pendant une semaine au moins. &#187;&lt;/i&gt; Les derniers concerts ont &#233;t&#233; film&#233;s et seront projet&#233;s dans le local de Step. &lt;i&gt;&#171; Les gens se rendent compte qu'ils sont capables d'apporter quelque chose, de faire plaisir &#224; un public &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Isabelle Lalart. &lt;i&gt;&#171; Lors des concerts, ils prennent le m&#233;tro sans resquiller, rencontrent les responsables de structures, mangent au restaurant, &#231;a les change compl&#232;tement de leur quotidien &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit Alberto Torres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;p&#233;tition s'interrompt brusquement : une jeune femme, d&#233;j&#224; mal en point avant le d&#233;but de l'atelier, vient de s'&#233;crouler par terre, sans connaissance et les autres essaient vainement de la ranimer. La jeune femme avait demand&#233; &#224; rencontrer le m&#233;decin de l'association au local de Step, qui ce jour-l&#224; &#233;tait absent. Elle se r&#233;veille finalement en pr&#233;sence des pompiers, appel&#233;s par Philippe. Fi&#232;vre, abc&#232;s, hypoglyc&#233;mie, alcool ? Un peu tout &#231;a &#224; la fois. Les pompiers proposent de l'emmener &#224; l'h&#244;pital et elle finit par accepter. Le mat&#233;riel est rang&#233; et les permanents repassent au local. &lt;i&gt;&#171; Pour nous, travailleurs sociaux, l'atelier permet une autre relation avec les usagers, c'est un outil formidable de dialogue avec eux, dans un lieu ext&#233;rieur, neutre, qui n'est pas directement li&#233; &#224; l'usage de drogue &#187;&lt;/i&gt;, confie Isabelle Lalart. &lt;i&gt;&#171; Dans notre travail, c'est important de ne pas &#234;tre l&#224; seulement pour donner &#224; manger, fournir des seringues, mais susciter d'autres choses, des envies, de la cr&#233;ation &#187;&lt;/i&gt;, conclut Alberto Torres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.asso-ego.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Step&lt;/a&gt; - 56 Bd de la Chapelle - 75018 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Musique et travail social</title>
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		<dc:subject>M&#233;diation</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;La F&#234;te de la musique, le 21 juin, est pour nous l'occasion de revenir sur les liens qu'entretient le social avec la musique. Nous sommes all&#233;s sur le terrain &#224; la rencontre de professionnels qui travaillent au quotidien avec la musique. Qu'ils interviennent aupr&#232;s de toxicomanes, de personnes &#226;g&#233;es ou handicap&#233;es, ils sont unanimes pour affirmer que la musique permet une autre relation &#224; l'usager tout en favorisant un travail rigoureux et en profondeur. Reportages et interviews &lt;br class='autobr' /&gt;
Des musiciens (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-889-" rel="tag"&gt;889&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La F&#234;te de la musique, le 21 juin, est pour nous l'occasion de revenir sur les liens qu'entretient le social avec la musique. Nous sommes all&#233;s sur le terrain &#224; la rencontre de professionnels qui travaillent au quotidien avec la musique. Qu'ils interviennent aupr&#232;s de toxicomanes, de personnes &#226;g&#233;es ou handicap&#233;es, ils sont unanimes pour affirmer que la musique permet une autre relation &#224; l'usager tout en favorisant un travail rigoureux et en profondeur. Reportages et interviews&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des musiciens handicap&#233;s en tourn&#233;e &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Unique en son genre, l'&#233;tablissement et service d'aide par le travail Arc-en-ciel est enti&#232;rement consacr&#233; &#224; la musique. Son groupe de musiciens Signes particuliers est compos&#233; d'artistes handicap&#233;s mentaux et psychiques et tourne depuis dix-sept ans.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout commence en 1981 par la cr&#233;ation d'un atelier d'expression musicale pour les jeunes d&#233;ficients intellectuels dans l'un des instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs de l'association de parents d'enfants inadapt&#233;s de l'Aube (APEI). Afin de permettre aux jeunes pensionnaires de continuer leur passion une fois devenus adultes, le centre d'aide par le travail, Arc-en-ciel, voit le jour en 1990&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='ESAT Musical Arc En Ciel - 20 bis, Boulevard Gambetta - 10000 Troyes. T&#233;l. (...)' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est le seul &#233;tablissement de ce type exclusivement consacr&#233; &#224; la musique et &#224; la formation de musiciens professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe &lt;a href=&#034;http://www.signesparticuliers.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Signes particuliers&lt;/a&gt; est aussit&#244;t cr&#233;&#233;, il est compos&#233; de huit artistes et de quatre techniciens en situation de handicap mental ou psychique. Les chansons qu'il propose passent du registre intimiste &#224; des rythmes plus rock, alliant pudeur et po&#233;sie et portant un regard tendre sur la diff&#233;rence ou renvoyant &#224; ce qu'il y a de sp&#233;cifique chez chacun. Ses m&#233;lodies s'inspirent des Beatles ou de Laurent Voulzy, faisant retentir la cornemuse autant que vibrer les guitares acoustiques, sans oublier les voix des quatre chanteurs du groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis dix-sept ans qu'il tourne, Signes particuliers en a connu des sc&#232;nes : 160 000 kilom&#232;tres parcourus, 45 000 spectateurs au cours de 375 concerts en France, en Suisse, en Belgique et dans les Antilles. Du Z&#233;nith au Printemps de Bourges, en passant par de nombreux festivals, il y a eu l'Olympia, en premi&#232;re partie du groupe breton Tri Yann. Signes particuliers c'est aussi cinq albums, dont deux enregistr&#233;s en public. Un certain succ&#232;s donc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour y entrer, il n'y a pas de pr&#233;requis en mati&#232;re de connaissance musicale. L'orientation est aujourd'hui d&#233;cid&#233;e par la maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es, qui a pris le relais de la Cotorep. Le groupe a peu &#233;volu&#233; : en dix-sept ans, il a compt&#233; deux d&#233;parts et un d&#233;c&#232;s. L'&#233;nergie d&#233;ploy&#233;e tant sur sc&#232;ne qu'au moment des r&#233;p&#233;titions explique bien cette fid&#233;lisation. Le t&#233;moignage des musiciens l'atteste : ce qui leur cr&#233;e le plus de sensation, c'est la force de la relation avec le public. Le handicap, ils n'y pensent plus quand ils sont sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs c'est en tant qu'artistes qu'ils se pr&#233;sentent, non en tant que handicap&#233;s. Ce qui compte, c'est ce que chacun se montre capable de faire. C'est cette prouesse toujours &#224; renouveler qu'il s'agit de partager avec les hommes et les femmes qui se sont d&#233;plac&#233;s pour les &#233;couter. Offrir un spectacle, c'est proposer un moment de bonheur avec ceux qui sont dans la salle. Tous les musiciens ne connaissent pas forc&#233;ment la musique : il arrive &#224; certains d'entre eux de travailler &#224; l'oreille. Cette prestation instinctive donne un son bien particulier que le public ressent tout particuli&#232;rement : c'est la magie de la musique que de transmettre ainsi ses &#233;motions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des ann&#233;es, l'ESAT Arc-en-ciel a &#233;toff&#233; son action. Deux autres spectacles ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s en plus des concerts propos&#233;s par Signes particuliers. L'un, Aupr&#232;s de mon arbre, regroupe un contrebassiste, un guitariste et deux chanteurs qui revisitent vingt chansons de Georges Brassens. L'autre propose un concert de percussions urbaines, prestation assur&#233;e par sept musiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, l'ESAT lance &#224; Troyes le festival R&#233;cr&#233;ation. Cette manifestation r&#233;ussit avec brio le pari d'offrir une sc&#232;ne aux artistes professionnels porteurs de handicaps. Souhaitant transformer ce brillant essai et surtout le p&#233;renniser, conscient des &#233;nergies &#224; mobiliser pour y arriver, l'ESAT impulse, en 2005, la cr&#233;ation de T'&#226;mes T'&#226;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-2' class='spip_note' rel='appendix' title='T'&#226;mes T'&#226;mes - 151, avenue Michel-Baroin- 10800 Saint-Julien-les-Villas' id='nh5-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette association, se destinant &#224; &#171; promouvoir, soutenir et d&#233;velopper des projets culturels en rapport avec le handicap &#187;, assurera les &#233;ditions 2005 et 2007 du festival qui r&#233;uniront des spectacles de musique, de danse, de cabaret et de th&#233;&#226;tre. Certains seront ouverts &#224; tous publics. D'autres seront jou&#233;s dans les &#233;tablissements, devant des personnes handicap&#233;es pouvant difficilement se d&#233;placer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T'&#226;mes T'&#226;mes pr&#233;pare d&#232;s &#224; pr&#233;sent la version 2009. D&#233;sireuse de faire profiter de son exp&#233;rience, l'association se tourne vers le monde du handicap. Elle propose son soutien et son accompagnement &#224; toute institution qui souhaite concevoir un projet artistique ou monter un spectacle, que ce soit dans la gestion de l'aspect technique, dans l'aide &#224; la communication ou encore l'animation de formations musicales ou autres. &lt;i&gt;&#171; Le handicap souffre d'un probl&#232;me de reconnaissance, il fait peur et peu de monde d&#233;cide de monter au cr&#233;neau pour soutenir et valoriser des actions qui mettent en avant des personnes handicap&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, affirme Guy Velut, &#233;ducateur fondateur de l'ESAT et auteur-compositeur du groupe. C'est gr&#226;ce &#224; des actions comme celles qu'il a largement contribu&#233; &#224; impulser que la tendance pourra s'inverser. On ne peut qu'applaudir &#224; une entreprise dont l'excellence se confirme depuis dix-sept ans.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Ce temps d'expression ludique ouvre un espace psychique &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Bernard Lacalmette, batteur percussionniste. Parall&#232;lement &#224; son m&#233;tier de musicien, il m&#232;ne une activit&#233; d'enseignant et de p&#233;dagogue. Depuis 1995, il anime l'atelier musique &#224; l'&#233;tablissement et service d'aide par le travail Maurice-Pilod, dans le XIe arrondissement de Paris&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-3' class='spip_note' rel='appendix' title='CAT Maurice-Pilod - 17 impasse Truillot - 75011 Paris. T&#233;l. 01 43 14 85 (...)' id='nh5-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Par ailleurs, en 2005, il cr&#233;e deux classes de percussions traditionnelles, dont l'une pour enfants en situation de handicap, au conservatoire de Charenton.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est l'apport de la pratique musicale pour des personnes handicap&#233;es moteurs ou psychiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet atelier de percussions afro-carib&#233;ennes, j'essaie de rendre accessible une pratique artistique souvent sur&#233;valu&#233;e, en partageant avec les personnes handicap&#233;es mon exp&#233;rience de batteur percussionniste. Les participants ressentent beaucoup de plaisir gr&#226;ce aux sensations gestuelles, tactiles et sonores. Ils sont tr&#232;s motiv&#233;s pour obtenir des gestes pr&#233;cis. Ils aiment r&#233;p&#233;ter un rythme jusqu'&#224; en d&#233;couvrir sa dynamique interne. Au cours des improvisations, ils osent, se permettent, s'amusent en d&#233;veloppant un langage libre et sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains cette zone franche, ce temps d'expression ludique, ouvre un espace psychique, nourri par l'imaginaire. De cette repr&#233;sentation math&#233;matique (division du temps, cellule rythmique, combinaisons, cycles, encha&#238;nements, imbrication polyrythmique) le musicien amateur ressent des formes tr&#232;s structur&#233;es, facilement rep&#233;rables et donc rassurantes. Pratiquant la musique depuis plusieurs ann&#233;es, certains mesurent le chemin parcouru. Ayant v&#233;cu cette discipline avec plaisir et rigueur, ils r&#233;alisent leur marge de progression et la m&#233;thode d'apprentissage peut &#234;tre reproduite ailleurs. La musique aborde conjointement les plans psychomoteur, cognitif et social. Autant de motivations plus ou moins conscientes qui poussent chaque musicien &#224; s'investir et &#224; se d&#233;passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fait d'&#234;tre un musicien professionnel et non un musico-th&#233;rapeute fait-il une diff&#233;rence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, je ne me situe pas dans un rapport soignant-soign&#233;. Mes objectifs sont le plaisir du jeu par la r&#233;alisation de moments musicaux de qualit&#233;. J'invite chaque personne &#224; entrer dans mon univers et &#224; d&#233;couvrir une approche artistique. Dans ma pratique, j'&#233;tablis une relation de musicien &#224; musicien dans le respect de soi et des autres. Avec des jeux musicaux, je tente de r&#233;veiller la part cr&#233;atrice de chacun en valorisant l'exp&#233;rimentation, en d&#233;dramatisant l'erreur. Prenant conscience de leurs potentialit&#233;s, les participants peuvent reprendre confiance, oser, s'affirmer, se d&#233;voiler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, c'est la musique qui est le m&#233;diateur. En mettant en avant une r&#232;gle musicale (par exemple les nuances &#171; doux fort &#187;) j'affirme une exigence propre &#224; la nature de l'activit&#233;. Tendre vers cela devient un objectif constructif. L'absence de finalit&#233;s autres qu'artistiques offre l'opportunit&#233; d'ouvrir un lieu intime d'expression libre. Ancr&#233;e dans une dynamique positive, la musique devient une pratique &#171; renarcissisante &#187; qui propose &#224; chacun d'eux un nouveau champ po&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La musique peut-elle recr&#233;er du lien social aupr&#232;s de ces usagers et sous quelles formes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le son, qui est propag&#233; par l'air, immerge collectivement les personnes proches de sa source (a contrario l'activit&#233; peinture peut rassembler plusieurs personnes dans une m&#234;me pi&#232;ce sans provoquer d'interactions entre elles). Qu'elles soient passives ou actives, c'est l'&#233;coute qui lie ces personnes. Le musicien, &#171; &#234;tre sonore &#187;, d&#233;couvre alors l'&#233;coute de soi (percevoir vraiment le son produit, adapter son geste). Il affirme et dose sa puissance sonore, se positionne dans le discours musical par l'&#233;coute des autres (&#234;tre r&#233;actif &#224; ses modifications pr&#233;vues ou accidentelles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se r&#233;v&#232;le multiple, assumant tour &#224; tour des fonctions diff&#233;rentes : accompagnateur (tissant les fondations du rythme), liant (les cloches et les maracas sont souvent utilis&#233;s pour la clart&#233; de leur timbre qui, passant au dessus de tous les instruments, assurent un rep&#232;re rythmique et une coh&#233;sion &#224; l'ensemble), soliste (construisant un discours musical avec ses variations, ses ruptures). Constituer un groupe ne va pas de soi. Se respecter, mettre en commun ses id&#233;es, partager, s'opposer, autant de situations qui font du groupe une micro soci&#233;t&#233;, v&#233;ritable entit&#233; vivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cinq ann&#233;es d'existence, en 2000, l'atelier musique de l'ESAT a enregistr&#233; ses compositions sur un CD Des ailes dans les nuages. Une onde de choc s'est produite quand les travailleurs se sont rendus compte qu'il existait bel et bien un groupe musical dans leur institution, qu'ils en &#233;taient fiers et se reconnaissaient en lui. Comme si le CD condensait une identit&#233; et une fiert&#233; revendiqu&#233;e. Fort de cet accueil chaleureux, les musiciens ont souhait&#233; un contact plus &#233;troit avec leur public en se produisant sur sc&#232;ne. Ils se sont f&#233;d&#233;r&#233;s autour de ce projet : donner &#224; entendre mais aussi &#224; voir leur musique. Une premi&#232;re exp&#233;rience les a litt&#233;ralement galvanis&#233;s. Passant par des &#233;tapes de peur, de reprise de confiance, de d&#233;passement de soi, d'&#233;change intense, de &#171; re-connaissance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La repr&#233;sentation n'&#233;tant pas une fin en soi, leur motivation mais aussi leurs possibilit&#233;s sont r&#233;&#233;valu&#233;es chaque fois pour garantir un moment gratifiant. L'&#233;v&#233;nement - concert leur demande alors une prise en compte des autres (le public) et de l'environnement (lieu, contexte). En mobilisant leurs capacit&#233;s d'adaptation, de r&#233;activit&#233; (pas un spectacle sans surprise), en provoquant des rencontres hors institution, la musique devient un formidable acc&#233;l&#233;rateur de rencontres qui fait exploser conventions et arbitraire. Cette exp&#233;rience artistique, individuelle et collective, leur fait appr&#233;hender le tissu riche et complexe de notre soci&#233;t&#233;. Ils acqui&#232;rent un nouveau statut, celui de musicien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont justement les r&#233;actions du public ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public s'installe. Silence, g&#234;ne, curiosit&#233;. Vient le temps de la d&#233;couverte. R&#233;actions&#8230; &lt;i&gt;&#171; Des morceaux tr&#232;s diff&#233;rents, c'est construit, de qualit&#233;&#8230; &#187; ; &#171; Tr&#232;s personnel, ils ont la p&#234;che ! &#187; ; &#171; Ils foncent, nous bousculent et nous s&#233;duisent &#187; ; &#171; On venait l&#224; un peu r&#233;ticent. &#192; la fin, on se retrouve debout &#224; danser avec le voisin &#187; ; &#171; Comment font-ils pour retenir tout cela ?,&lt;/i&gt; dira un coll&#233;gien de Blanc Mesnil.&lt;i&gt; Moi qui ai tant de mal &#224; retenir mes le&#231;ons &#187; ; &#171; Musical et &#233;mouvant par la part d'humanit&#233; qu'ils nous renvoient. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ESAT Musical Arc En Ciel - 20 bis, Boulevard Gambetta - 10000 Troyes. T&#233;l. 03 25 73 95 10 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:arcenciel@apei-aube.com&#034; class='spip_mail'&gt;arcenciel@apei-aube.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-2' class='spip_note' title='Notes 5-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://tamestames.free.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;T'&#226;mes T'&#226;mes&lt;/a&gt; - 151, avenue Michel-Baroin- 10800 Saint-Julien-les-Villas&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-3' class='spip_note' title='Notes 5-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CAT Maurice-Pilod - 17 impasse Truillot - 75011 Paris. T&#233;l. 01 43 14 85 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Musique et travail social</title>
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		<title>Accro&#238;tre le soin relationnel avec des personnes d&#233;sign&#233;es d&#233;mentes, s&#233;niles, type Alzheimer</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Accroitre-le-soin-relationnel-avec-des-personnes-designees-dementes-seniles-type-Alzheimer</link>
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		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>889</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La vie est faite d'une succession de stades, chaque &#233;tape &#233;tant l'occasion d'am&#233;liorations apport&#233;es par le changement op&#233;r&#233;. Seule la vieillesse apporte un d&#233;s&#233;quilibre dans ce processus, produisant plus de d&#233;ficits que de b&#233;n&#233;fices. Elle est synonyme d'an&#233;mie narcissique et de crainte de l'effondrement : l'individu pr&#233;sente le risque de se perdre avec ce qu'il perd. Le vieillissement, ce peut aussi &#234;tre l'envahissement d'un certain nombre de sympt&#244;mes li&#233;s &#224; la s&#233;nilit&#233; ou la maladie d'Alzheimer : repli sur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vie est faite d'une succession de stades, chaque &#233;tape &#233;tant l'occasion d'am&#233;liorations apport&#233;es par le changement op&#233;r&#233;. Seule la vieillesse apporte un d&#233;s&#233;quilibre dans ce processus, produisant plus de d&#233;ficits que de b&#233;n&#233;fices. Elle est synonyme d'an&#233;mie narcissique et de crainte de l'effondrement : l'individu pr&#233;sente le risque de se perdre avec ce qu'il perd. Le vieillissement, ce peut aussi &#234;tre l'envahissement d'un certain nombre de sympt&#244;mes li&#233;s &#224; la s&#233;nilit&#233; ou la maladie d'Alzheimer : repli sur soi, syndrome du glissement (d&#233;motivation face &#224; la vie et doute sur ses &#233;tayages), lamentations ou radotage, d&#233;ambulation ou errance, agressivit&#233; ou agitation, &#233;tats confusionnels ou d&#233;sorientations spatio-temporeles, troubles de la m&#233;moire ou conduites maniaques, sans oublier cette tendance du vieillard soit &#224; s'agripper soit &#224; se d&#233;tacher de ses proches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui menace le plus la personne &#226;g&#233;e, ce n'est pas tant les effets destructeurs de ces affections que la d&#233;mission relationnelle de son environnement. Ce que l'auteur nomme, en r&#233;f&#233;rence avec l'hospitalisme de Spitz, l'institutionnalisme se concr&#233;tise par la tendance &#224; d&#233;shumaniser, &#224; chosifier ou &#224; infantiliser la personne &#226;g&#233;e : &#171; N'y a-t-il pas un d&#233;sir d'en finir avec les vieux qui se plaignent sans arr&#234;t, qui g&#233;missent, disent trop de v&#233;rit&#233;s sous pr&#233;texte d'&#234;tre &#8220;g&#226;teux&#8221;, qui ne se contr&#244;lent plus psychiquement, ni physiquement ? &#187; (p.172). Cette confrontation douloureuse peut r&#233;veiller la part d'animalit&#233; qui g&#238;t en chacun d'entre nous. Tout au contraire, agir face &#224; une personne &#226;g&#233;e dans le respect de ce qu'elle est, c'est la d&#233;loger de l'impasse et du foss&#233; de la vie o&#249; elle voudrait se r&#233;fugier. C'est lui offrir un &#233;tayage suffisant pour lui permettre de rena&#238;tre &#224; la vie psychique, en lui servant de proth&#232;se et de moi auxiliaire. C'est donner du sens, mettre en mots, d&#233;coder ce qui se passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est reconna&#238;tre la personne derri&#232;re sa maladie. C'est la r&#233;habiliter dans sa qualit&#233; d'&#234;tre humain. Entreprendre le travail du vieillir, c'est se donner les moyens de poursuivre sa vie, sans la figer et rester totalement acteur. Cela implique alors que le relationnel prenne le pas sur le fonctionnel. Car, ce qui peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une diminution de l'&#234;tre peut tout autant &#234;tre con&#231;u comme une autre fa&#231;on d'&#234;tre. La vieillesse n'est pas que n&#233;gative : elle peut aussi avoir son charme, permettant de prendre le temps de savourer les bonnes choses. Si pendant longtemps, ce qui a compt&#233;, c'est la quantit&#233; de vie. Aujourd'hui c'est sa qualit&#233; qui prime. Et puis, apr&#232;s tout, &#171; il n'est pas donn&#233; &#224; tout le monde de vieillir ; si la vieillesse vient, c'est bon signe, signe que la personne n'est pas morte avant &#187; (p.27).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2008 (224 p. ; 17,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'impact familialde la maladie d'Alzheimer</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-impact-familialde-la-maladie-d-Alzheimer</link>
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		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>889</dc:subject>

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&lt;p&gt;La place de l'entourage dans la gestion de la maladie d'Alzheimer appara&#238;t bien plus essentielle qu'on ne l'a cru pendant longtemps : pour 50 % des malades d&#233;pendants, elle est m&#234;me pr&#233;pond&#233;rante. Dans 90 % des cas, l'aidant informel est un membre de la famille (deux fois sur trois, c'est une femme et une fois sur trois, un des enfants). C'est une particularit&#233; bien fran&#231;aise que de consid&#233;rer la gestion de la maladie comme relevant avant tout de la sph&#232;re priv&#233;e, quand bien d'autres pays la font prendre (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La place de l'entourage dans la gestion de la maladie d'Alzheimer appara&#238;t bien plus essentielle qu'on ne l'a cru pendant longtemps : pour 50 % des malades d&#233;pendants, elle est m&#234;me pr&#233;pond&#233;rante. Dans 90 % des cas, l'aidant informel est un membre de la famille (deux fois sur trois, c'est une femme et une fois sur trois, un des enfants). C'est une particularit&#233; bien fran&#231;aise que de consid&#233;rer la gestion de la maladie comme relevant avant tout de la sph&#232;re priv&#233;e, quand bien d'autres pays la font prendre en charge par des professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il est abusif de r&#233;duire la probl&#233;matique que pose cette maladie au couple aidant/aid&#233;, comme tend &#224; le faire la politique actuelle qui se r&#233;sume &#224; pr&#233;coniser une aide en direction de l'accompagnateur. C'est l&#224; la th&#232;se centrale de l'auteur qui d&#233;montre comment cette erreur de perspective revient &#224; faire bien peu de cas des proches qui se trouvent directement ou indirectement concern&#233;s. Car, il n'y a pas que le malade qui doute ou veuille vaincre la maladie en l'ignorant. C'est aussi le plus souvent le lot de l'entourage, avec ce qu'une telle r&#233;action implique en terme de bombe &#224; retardement qui explose quand les troubles du comportement deviennent ing&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents stades de la maladie contribuent, chacun &#224; sa fa&#231;on, &#224; d&#233;stabiliser la famille &#233;largie et &#224; r&#233;am&#233;nager les diff&#233;rents r&#244;les qui s'&#233;taient profil&#233;s au cours des ann&#233;es. Que ce soit l'annonce du diagnostic, la d&#233;cision de faire passer de l'aide informelle &#224; une intervention professionnelle, le choix entre le maintien &#224; domicile ou l'entr&#233;e en institution, ce sont l&#224; autant de moments venant bousculer les &#233;quilibres &#233;tablis. Si la d&#233;mence constitue un &#171; en-moins &#187; au niveau du patrimoine neuronal de la personne, elle apporte un &#171; en-plus &#187; du c&#244;t&#233; du syst&#232;me familial oblig&#233; de se r&#233;organiser. Il suffit pour faire &#233;merger cette r&#233;alit&#233; de r&#233;pondre &#224; trois questions : qui all&#232;gue la demande ? Qui porte la souffrance ? Qui porte le sympt&#244;me ? Si ce n'est pas la m&#234;me personne qui est sujet de ces trois r&#233;ponses, il y a tout lieu de penser en terme de syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de fait, c'est rarement le malade ou son aidant qui viennent demander de l'aide. Il est m&#234;me fr&#233;quent que cet accompagnement, qui appara&#238;t de plus en plus complexe et implique une responsabilit&#233; croissante, se r&#233;alise jusqu'&#224; l'&#233;puisement de l'aidant. Tout comme la personne qui se charge des soins et celle qui prend les d&#233;cisions qui sont souvent diff&#233;rentes. L'action engag&#233;e aupr&#232;s de la personne malade doit respecter &#224; la fois la famille &#224; qui l'on doit permettre de retrouver confiance en elle et l'individu que l'on doit distinguer de son sympt&#244;me : &#171; Une personne d&#233;mente, aphasique et grabataire reste avant tout une personne, avec ses sp&#233;cificit&#233;s qui effectivement nous interpelle et nous communique quelque chose de son &#234;tre &#187; (p.47).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2007 (150 p. ; 16,80 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les sourds veulent se faire entendre</title>
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&lt;p&gt;Pour capter l'attention sur certains besoins cruciaux, cinq sourds ont entam&#233;, le 9 juin, une gr&#232;ve de la faim. En cette p&#233;riode de conf&#233;rence nationale du handicap, les pouvoirs publics leur ont donn&#233; tr&#232;s vite satisfaction. La gr&#232;ve est suspendue. En ligne de mire, un Conseil sup&#233;rieur de la langue des signes &lt;br class='autobr' /&gt;
Les sourds ont de l'humour : s'organisant l'an dernier en Op&#233;ration de sauvegarde des sourds, le mouvement s'est logiquement appel&#233; OSS 007. Comme James Bond, ils sont pr&#234;ts &#224; l'action . Le 9 (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour capter l'attention sur certains besoins cruciaux, cinq sourds ont entam&#233;, le 9 juin, une gr&#232;ve de la faim. En cette p&#233;riode de conf&#233;rence nationale du handicap, les pouvoirs publics leur ont donn&#233; tr&#232;s vite satisfaction. La gr&#232;ve est suspendue. En ligne de mire, un Conseil sup&#233;rieur de la langue des signes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les sourds ont de l'humour : s'organisant l'an dernier en Op&#233;ration de sauvegarde des sourds, le mouvement s'est logiquement appel&#233; OSS 007. Comme James Bond, ils sont pr&#234;ts &#224; l'action&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-1' class='spip_note' rel='appendix' title='OSS - c/o Patrick Belissen - 4 rue du Poirier - 86190 Quincay. mail : (...)' id='nh6-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le 9 juin &#8211; veille de la Conf&#233;rence nationale du handicap &#8211;, cinq personnes sourdes investissent l'embl&#233;matique Institut national des jeunes sourds (INJS) &#224; Paris, pour une &#171; gr&#232;ve de la faim illimit&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ric, &#233;tudiant de 23 ans, Patrick, la cinquantaine, ancien directeur de l'acad&#233;mie de la LSF, Brigitte, Henri et Jean-Fran&#231;ois, sont d&#233;termin&#233;s. Leurs revendications : une langue des signes fran&#231;aise (LSF) r&#233;ellement enseign&#233;e, et la cr&#233;ation d'une instance sup&#233;rieure des affaires sourdes. Sous l'autorit&#233; de la F&#233;d&#233;ration nationale des Sourds de France (FNSF), compos&#233;e &#224; parit&#233; de scientifiques et de repr&#233;sentants de la communaut&#233; sourde, cette instance &#233;tudierait les pratiques existantes, et favoriserait l'&#233;mergence de principes fondamentaux d'une &#171; conception saine (non m&#233;dicale) &#187; de la personne sourde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, interrog&#233; par Lien Social, le directeur de l'INJS exprime son d&#233;saccord avec cette action radicale en se d&#233;solidarisant du mouvement : il &#171; regrette l'atteinte port&#233;e ainsi &#224; l'image d'un lieu qui se veut d'ouverture &#224; toutes les sensibilit&#233;s du monde de la surdit&#233; &#187;. R&#233;interrog&#233; le surlendemain, il se f&#233;licitera du r&#233;sultat obtenu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car le probl&#232;me est r&#233;el : le taux d'illettrisme des sourds avoisine les 90 %, alors qu'il est de 15 % chez les entendants. De fa&#231;on r&#233;currente, les sourds se plaignent d'avoir du mal &#224; communiquer avec le monde entendant, &#224; &#234;tre inform&#233;s &#8211; et &#233;duqu&#233;s &#8211; comme les autres. La plupart des enfants sourds sont &#171; oralis&#233;s &#187; (lecture sur les l&#232;vres, appareillage auditif) faute de lieux d'apprentissage de la LSF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, rares sont les sourds obtenant un dipl&#244;me sup&#233;rieur, et leur taux de ch&#244;mage exc&#232;de les 30 %. L'OSS fournit quelques exemples : la France ne compte que treize &#171; p&#244;les sant&#233; LSF &#187; proposant un service m&#233;dical en langue des signes ; le quota d'&#233;missions t&#233;l&#233;vis&#233;es sous-titr&#233;es reste faible, et les interpr&#232;tes bien trop peu nombreux ; le manque d'informations sur la culture sourde perdure&#8230; Les cinq militants rappellent leur histoire, faite d'oppression : en 1880, apr&#232;s l'interdiction de la LSF au congr&#232;s de Milan et l'injonction d'une &#171; m&#233;thode orale pure &#187;, la communaut&#233; sourde sera contrainte &#224; la clandestinit&#233; pour pratiquer sa langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si une prise de conscience a eu lieu dans les ann&#233;es 1980, la reconnaissance n'est pas effective, malgr&#233; une loi Fabius affirmant, en 1991, le principe du libre choix des parents entre &#233;ducation bilingue ou oraliste. Autre pr&#233;occupation, les propositions syst&#233;matiques d'&#171; implant cochl&#233;aire &#187; (IC) &#8211; puce num&#233;rique greff&#233;e permettant de r&#233;activer le nerf auditif &#8211; qui menacerait de faire &#171; dispara&#238;tre purement et simplement &#187; la communaut&#233; sourde, et dont les bienfaits ne sont pas reconnus. &#171; L'oralisme, associ&#233; &#224; la syst&#233;matisation de l'IC, voue inexorablement la communaut&#233; sourde et son patrimoine linguistique et culturel au d&#233;clin &#187;, avertissent les gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mois auparavant, le 9 mai, les cinq protestataires avaient envoy&#233; une lettre au pr&#233;sident de la R&#233;publique : ils demandaient que l'&#201;tat rende effective la loi du 11 f&#233;vrier 2005 (qui, entre autres, pr&#244;ne la reconnaissance de la LSF comme langue &#224; part enti&#232;re) et d&#233;veloppe des lieux d'enseignement. &#171; L'erreur de base du syst&#232;me &#233;ducatif fran&#231;ais, rappellent-ils &#224; Sarkozy,c'est la tendance &#224; nous consid&#233;rer exclusivement comme des malades, des d&#233;ficients auditifs. &#187; De son c&#244;t&#233;, l'Union nationale pour l'insertion sociale du d&#233;ficient auditif (Unisda) pr&#233;conise aussi des mesures pour la scolarisation des jeunes sourds, l'accessibilit&#233; t&#233;l&#233;phonique et l'acc&#232;s &#224; l'information par le sous-titrage ou la traduction vid&#233;o en langue des signes. Elle recommande aussi une &#171; programmation pluriannuelle &#187; pour accompagner les personnes devenant sourdes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victoire : sans attendre, le d&#233;l&#233;gu&#233; interminist&#233;riel aux personnes handicap&#233;es, Patrick Gohet, rencontre, au bout de quelques heures de gr&#232;ve de la faim, le pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration nationale des sourds de France (FNSF), Philippe Boyer (qui soutient les revendications des gr&#233;vistes). En sort deux &#233;ch&#233;ances : une r&#233;union de travail avec l'Observatoire national sur la formation, la recherche et l'innovation sur le handicap (Onfrih) &#171; afin d'int&#233;grer les questions concernant les personnes sourdes dans l'analyse de l'offre en mati&#232;re de formation, de recherche et de pr&#233;vention. &#187; En outre une seconde r&#233;union de travail sera organis&#233;e, dans le courant du mois de juin, avec la secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la Solidarit&#233; &#171; afin d'&#233;tudier la proposition de constitution d'un Conseil sup&#233;rieur de la langue des signes fran&#231;aise. &#187; La gr&#232;ve est suspendue. La d&#233;termination a pay&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb6-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-1' class='spip_note' title='Notes 6-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;OSS - c/o Patrick Belissen - 4 rue du Poirier - 86190 Quincay. mail : &lt;a href=&#034;mailto:op.sauv.sourds@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;op.sauv.sourds@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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