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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Une cr&#232;che &#224; la maison de retraite</title>
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&lt;p&gt;En pratiquant des activit&#233;s communes, les personnes &#226;g&#233;es et les jeunes enfants partagent de pr&#233;cieux moments de plaisir, qui profitent aux uns comme aux autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Autour de la table, Julie, R&#233;my, No&#233;mie, Simone et Marcelle, r&#233;alisent ensemble une fresque color&#233;e pour la F&#234;te interg&#233;n&#233;rationnelle qui aura lieu en juin. Les premiers, &#226;g&#233;s de trois ans, fr&#233;quentent la cr&#232;che Bout'Chou , install&#233;e dans la maison de retraite o&#249; vivent Simone et Marcelle. La pi&#232;ce est cosy, l'ambiance douce et tranquille. Chacun (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En pratiquant des activit&#233;s communes, les personnes &#226;g&#233;es et les jeunes enfants partagent de pr&#233;cieux moments de plaisir, qui profitent aux uns comme aux autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Autour de la table, Julie, R&#233;my, No&#233;mie, Simone et Marcelle, r&#233;alisent ensemble une fresque color&#233;e pour la F&#234;te interg&#233;n&#233;rationnelle qui aura lieu en juin. Les premiers, &#226;g&#233;s de trois ans, fr&#233;quentent la cr&#232;che Bout'Chou&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Bout'chou - 9/11, rue de la Sant&#233; - 75013 Paris. T&#233;l. 01 43 31 22 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, install&#233;e dans la maison de retraite o&#249; vivent Simone et Marcelle. La pi&#232;ce est cosy, l'ambiance douce et tranquille. Chacun peint avec application. R&#233;my m&#233;lange du bleu et de l'orange, No&#233;mie se rapproche de Marcelle et m&#234;le ses couleurs &#224; celles de la vieille dame. Katheleen Montillard, auxiliaire petite enfance &#224; la cr&#232;che, et Julie Breton, animatrice de la maison de retraite, encadrent l'atelier qui dure quarante-cinq minutes. R&#233;my commence &#224; montrer des signes de fatigue et Katheleen lui propose de c&#233;der sa place &#224; un petit camarade. &lt;i&gt;&#171; Il sera facile de trouver un volontaire,&lt;/i&gt; sourit la jeune femme,&lt;i&gt; les enfants adorent partager des moments avec les r&#233;sidents. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petits et grands peuvent, s'ils le souhaitent, se retrouver chaque semaine &#224; l'occasion de divers ateliers : psychomotricit&#233;, chorale, contes et jardinage. La conception des lieux favorise aussi les rencontres informelles. Ainsi, enfants et r&#233;sidents, &#233;changent-ils des regards et des sourires &#224; travers les baies vitr&#233;es qui s&#233;parent les deux structures, se saluent au moment o&#249; les enfants traversent la r&#233;sidence pour prendre les plateaux repas, ou lorsqu'ils jouent dans le jardin. Enfin, deux f&#234;tes annuelles r&#233;unissent r&#233;sidents, enfants, familles et &#233;quipes des deux structures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Avec les limites de chacun&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ouverte en 2001, la r&#233;sidence P&#233;an est g&#233;r&#233;e par l'association Accueil et confort pour les personnes &#226;g&#233;es (Accpa), qui a commenc&#233; &#224; int&#233;grer des cr&#232;ches et des haltes garderies au sein de ses structures lyonnaises, en 1991. D&#232;s le d&#233;part, la r&#233;sidence P&#233;an (quatre-vingt quatorze r&#233;sidents) a donc &#233;t&#233; con&#231;ue pour accueillir une cr&#232;che. Apr&#232;s les travaux d'am&#233;nagement, Bout'chou a ouvert ses portes en septembre 2003. La cr&#232;che accueille dix-neuf enfants &#226;g&#233;s de trois mois &#224; trois ans. Les activit&#233;s interg&#233;n&#233;rationnelles ont d&#233;marr&#233; en janvier 2004, apr&#232;s un travail de r&#233;flexion entre les &#233;quipes de chaque structure. Les deux associations ont sign&#233; une convention formalisant leur partenariat. La r&#233;sidence met gracieusement &#224; disposition de la cr&#232;che une partie des 5 500 m2 dont elle dispose (97 m2, plus un jardin). Elle lui refacture les charges (&#233;lectricit&#233;, chauffage&#8230;) et certains services sont mutualis&#233;s (lingerie, restauration&#8230;) Ainsi, la cr&#232;che utilise-t-elle chaque m&#232;tre pour les espaces de vie, de jeu et de repos des enfants. Parmi eux, seuls ceux de la section moyens et grands, participent aux activit&#233;s interg&#233;n&#233;rationnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, nous avions des craintes par rapport &#224; la rencontre de ces deux publics fragiles&lt;/i&gt;, &#233;voque Soledad Figuerola, la directrice de la cr&#232;che. &lt;i&gt;Nous ne connaissions pas les personnes &#226;g&#233;es et avions un peu peur de leurs pathologies. Peur aussi qu'elles se montrent agressives envers les enfants ou qu'elles veuillent se les approprier. De son c&#244;t&#233;, l'&#233;quipe de P&#233;an ne connaissait pas le public jeunes enfants. &#187;&lt;/i&gt; Les professionnels des deux structures ont donc r&#233;fl&#233;chi &#224; la mise en place d'activit&#233;s simples, respectant les comp&#233;tences et les limites de chacun. Les ateliers sont volontaires et un bilan trimestriel permet aux &#233;quipes de faire le point sur leur fonctionnement et sur les relations entre les enfants et les r&#233;sidents. Les groupes, constitu&#233;s de petits effectifs et encadr&#233;s par un professionnel de chaque structure, favorisent les &#233;changes et permettent le partage de moments de plaisirs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Environnement &#233;panouissant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les enfants d&#233;couvrent certaines activit&#233;s et les personnes &#226;g&#233;es les red&#233;couvrent. C'est tr&#232;s joli,&lt;/i&gt; sourit la directrice. &lt;i&gt;Au d&#233;part, certains r&#233;sidents n'osent pas chanter ou peindre, mais la pr&#233;sence des enfants l&#232;ve rapidement les blocages. &#187;&lt;/i&gt; La chorale rencontre un &#233;norme succ&#232;s, tous les enfants y participent, les personnes &#226;g&#233;es patientent &#224; la porte de la cr&#232;che d&#232;s 9h30, alors que l'activit&#233; ne commence qu'&#224; 10 heures. Les divers ateliers partag&#233;s apportent des moments de joie aux enfants comme aux personnes &#226;g&#233;es. M&#234;me les r&#233;sidents souffrant de la maladie d'Alzheimer prennent beaucoup de plaisir &#224; la pr&#233;sence des plus jeunes. Certains retiennent les paroles des chansons de la chorale, d'autres, qui ne parlaient pas du tout, appellent aujourd'hui les enfants par leur pr&#233;nom. M&#234;me &#233;ph&#233;m&#232;res, ces moments sont pr&#233;cieux.&lt;i&gt; &#171; Les r&#233;sidents me remercient, me disent que les enfants sont adorables,&lt;/i&gt; &#233;voque Soledad Figuerola,&lt;i&gt; leur visage s'illumine en pr&#233;sence des petits. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'&#233;quipe veille &#224; ce que les enfants ne soient pas &lt;i&gt;&#171; happ&#233;s &#187;&lt;/i&gt; par les personnes &#226;g&#233;es, incite les uns et les autres &#224; s'appeler par son pr&#233;nom (jamais de &#171; mamie &#187; ou de &#171; papy &#187;), &#224; se serrer la main pour se dire bonjour ou &#224; s'adresser un baiser du bout des doigts, bref &#224; garder une juste distance. Au d&#233;part, les cannes ou les fauteuils roulant peuvent effrayer les enfants qui n'ont pas l'habitude de c&#244;toyer des personnes &#226;g&#233;es. L'&#233;quipe m&#233;diatise les rencontres et r&#233;pond aux questions des plus jeunes : &lt;i&gt;&#171; Pourquoi les personnes &#226;g&#233;es font-elles des grimaces lorsqu'elles parlent ? &#187;, &#171; Pourquoi sont-elles toutes rid&#233;es ? &#187;&lt;/i&gt; Les peurs tombent vite. La maman d'une petite fille, autrefois &lt;i&gt;&#171; timide et peureuse &#187;&lt;/i&gt;, restant dans son coin au parc, explique qu'aujourd'hui la fillette va spontan&#233;ment saluer les personnes &#226;g&#233;es. Sans doute attir&#233;s par la complicit&#233; entre petits et grands, dont t&#233;moignent les photos des activit&#233;s accroch&#233;es aux murs, certains parents ont h&#226;te que leur b&#233;b&#233; puisse participer aux activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, une question taraude le visiteur : les enfants ne sont-ils pas confront&#233;s &#224; des choses difficiles, comme la maladie ou la mort des personnes &#226;g&#233;es ? &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s rare car les r&#233;sidents qui participent aux activit&#233;s sont en forme, m&#234;me si certains se d&#233;placent avec une canne ou en fauteuil roulant. Nous ne mettons pas en relation les enfants avec les personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes ou tr&#232;s malades&lt;/i&gt;, r&#233;pond Soledad Figuerola. &lt;i&gt;De plus, dans les ateliers, les participants vont et viennent et les absences ne se remarquent pas. &#187;&lt;/i&gt; Une fois cependant, le groupe de psychomotricit&#233;, toujours constitu&#233; des m&#234;mes participants, a &#233;t&#233; confront&#233; &#224; la disparition de Lucienne, une r&#233;sidente. Aux enfants, inquiets de son absence, l'&#233;quipe a expliqu&#233; que la vieille dame &#233;tait souffrante. Lorsqu'elle est morte, la directrice de la cr&#232;che a re&#231;u les parents des quatre enfants du groupe et ensemble, ils ont r&#233;fl&#233;chi &#224; la meilleure mani&#232;re d'annoncer le d&#233;c&#232;s &#224; chaque enfant, en fonction des croyances de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la maison de retraite, les activit&#233;s interg&#233;n&#233;rationnelles ne s'arr&#234;tent pas &#224; la rencontre entre les personnes &#226;g&#233;es et les enfants de la cr&#232;che. &lt;i&gt;&#171; Certains r&#233;sidents sont &#224; l'aise avec les tout-petits, d'autres pas du tout &#187;&lt;/i&gt;, souligne Laurence Cabirol, la directrice. Or, elle tient &#224; ce que chaque personne &#226;g&#233;e b&#233;n&#233;ficie de rencontres interg&#233;n&#233;rationnelles. Ainsi, des &#233;coliers, des lyc&#233;ens et des &#233;l&#232;ves d'une &#233;cole d'orthophonie, viennent-ils r&#233;guli&#232;rement rencontrer les r&#233;sidents, partager avec eux des moments de convivialit&#233;, des activit&#233;s et des jeux. Encore une fois, pour le plus grand plaisir des uns et des autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Bout'chou - 9/11, rue de la Sant&#233; - 75013 Paris. T&#233;l. 01 43 31 22 74. mail : &lt;a href=&#034;mailto:boutchou201@orange.fr&#034; class='spip_mail'&gt;boutchou201@orange.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Des domiciles prot&#233;g&#233;s mais int&#233;gr&#233;s dans la ville</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-domiciles-proteges-mais-integres-dans-la-ville</link>
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&lt;p&gt;Six petites unit&#233;s de vie pour personnes d&#233;pendantes sont &#233;parpill&#233;es dans Dijon, au c&#339;ur de la cit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre-Henri Daure, le directeur de la Fedosad, ne croit plus aux gros &#233;tablissements, &#171; trop d&#233;personnalisants &#187;. C'est cet &#233;ducateur de formation qui, dans les ann&#233;es 1980, a propos&#233; &#224; l'association d'aide &#224; domicile dijonnaise la cr&#233;ation de petites structures &#171; &#224; taille humaine &#187;. Une id&#233;e qu'il a m&#251;rie par &#233;tapes. Apr&#232;s ses &#233;tudes, il obtient un premier emploi comme agent de service aux hospices d'Auxerre. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Six petites unit&#233;s de vie pour personnes d&#233;pendantes sont &#233;parpill&#233;es dans Dijon, au c&#339;ur de la cit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pierre-Henri Daure, le directeur de la Fedosad, ne croit plus aux gros &#233;tablissements, &lt;i&gt;&#171; trop d&#233;personnalisants &#187;&lt;/i&gt;. C'est cet &#233;ducateur de formation qui, dans les ann&#233;es 1980, a propos&#233; &#224; l'association d'aide &#224; domicile dijonnaise la cr&#233;ation de petites structures &#171; &#224; taille humaine &#187;. Une id&#233;e qu'il a m&#251;rie par &#233;tapes. Apr&#232;s ses &#233;tudes, il obtient un premier emploi comme agent de service aux hospices d'Auxerre. Il est charg&#233; notamment de la toilette des personnes &#226;g&#233;es, align&#233;es dans d'immenses dortoirs. &lt;i&gt;&#171; Ce n'&#233;tait pas humain, il n'y avait aucune intimit&#233; et on me demandait de ne pas changer l'eau entre deux personnes ! &#187;&lt;/i&gt;, se souvient-il. Apr&#232;s un accident de voiture et trois mois dans un fauteuil roulant &lt;i&gt;&#171; qui vous font voir la vie autrement &#187;&lt;/i&gt;, il entame une formation d'infirmier psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s, son chemin croise la Fedosad, grosse association qui aujourd'hui emploie 650 salari&#233;s et g&#232;re de multiples services : soins et hospitalisation &#224; domicile, garde de nuit itin&#233;rante, SOS chute, service d'&#233;coute t&#233;l&#233;phonique et un Ehpad (Etablissement d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes) de 62 places, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rythme respect&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1988 ouvrent les premiers &#171; domiciles prot&#233;g&#233;s &#187;, sur le mod&#232;le des appartements th&#233;rapeutiques pour handicap&#233;s mentaux : de grands logements, en ville, partag&#233;s par quatre ou cinq personnes pr&#233;sentant une d&#233;pendance psychique et/ou physique. Les r&#233;sidents sont chez eux, re&#231;oivent leur famille sans contrainte horaire. Ils disposent chacun d'une chambre et peuvent prendre ensemble des repas pr&#233;par&#233;s sur place par une ma&#238;tresse de maison. La salle de bains et les chambres sont &#233;quip&#233;es (lits m&#233;dicalis&#233;s, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;quipe soignante (aides-soignants, aides m&#233;dico-psychologiques, infirmiers, gardes &#224; domicile&#8230;) assure une permanence 24 heures sur 24 : deux professionnels sont pr&#233;sents le matin, un l'apr&#232;s-midi, et un pour deux appartements la nuit. L'un des cinq infirmiers employ&#233;s par la Fedosad passe au moins une fois dans la journ&#233;e, et en cas de besoin. Chaque appartement dispose d'un r&#233;f&#233;rent d&#233;sign&#233;, pour faciliter la communication avec le r&#233;sident et sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;i&gt; &#171; Nous sommes &#224; leur service,&lt;/i&gt; explique Lydia, aide m&#233;dico-psychologique qui travaille dans les petites unit&#233;s de vie depuis seize ans. I&lt;i&gt;ls peuvent faire la grasse matin&#233;e jusqu'&#224; 11 heures ou manger &#224; 14 heures s'ils le souhaitent, on s'adapte. &#187;&lt;/i&gt; Lydia reconna&#238;t que, pour le personnel, les contraintes ne sont pas moins lourdes que dans un Ehpad o&#249; &lt;i&gt;&#171; on peut passer le relais lorsque l'on a du mal avec quelqu'un &#187;&lt;/i&gt;. Mais le ratio d'encadrement, un professionnel pour une personne &#226;g&#233;e, autorise une attitude plus attentive. &lt;i&gt;&#171; Dans les maisons de retraite, on n'a pas le temps de s'asseoir pour discuter avec les r&#233;sidents, d'ailleurs &#231;a ne plairait pas forc&#233;ment &#224; la direction. Au contraire, &#224; la Fedosad, &#231;a fait partie de notre travail &#187;&lt;/i&gt;, constate Marie-Jo, ma&#238;tresse de maison &#224; l'accueil de jour de Saint-Apollinaire apr&#232;s une dizaine d'ann&#233;es en domiciles prot&#233;g&#233;s. &lt;i&gt;&#171; La plupart de nos locataires sont atteints de la maladie d'Alzheimer,&lt;/i&gt; souligne Pierre-Henri Daure. &lt;i&gt;Pour eux, il est tr&#232;s difficile de trouver des rep&#232;res, de reconna&#238;tre le personnel dans une grande structure. Il faut rendre plus familier l'espace dans lequel ils vivent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Citoyens &#224; part enti&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Six petites unit&#233;s de vie sont actuellement r&#233;parties dans diff&#233;rents quartiers de Dijon, dans des immeubles r&#233;sidentiels classiques. Le directeur tenait &#224; cette int&#233;gration au c&#339;ur de la soci&#233;t&#233;, parce que &lt;i&gt;&#171; ces personnes ressentent les choses, m&#234;me si elles ne savent plus les exprimer, et elles peuvent en tirer des b&#233;n&#233;fices ; nous devons les consid&#233;rer comme des citoyens &#224; part enti&#232;re, m&#234;me si la communication est difficile. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydia, l'aide soignante, en est persuad&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Les domiciles prot&#233;g&#233;s, c'est ce qui existe de mieux pour prendre en charge la d&#233;pendance. &#187;&lt;/i&gt; Pourquoi les initiatives sont-elles si rares, alors ? &lt;i&gt;&#171; Il est plus valorisant de cr&#233;er un gros &#233;tablissement,&lt;/i&gt; suppose Pierre-Henri Daure. &lt;i&gt;Mais nous, nous parlons de personnes, pas de lits. &#187;&lt;/i&gt; Et puis il y a la crainte que ce ne soit pas viable &#233;conomiquement. M&#234;me si les tarifs se situent dans la tranche sup&#233;rieure, la Fedosad assure r&#233;ussir &#224; les maintenir dans la limite accept&#233;e par le conseil g&#233;n&#233;ral et la DDASS malgr&#233; la petite taille des structures. Les r&#233;sidents peuvent b&#233;n&#233;ficier de l'Aide personnalis&#233;e au logement et de l'APA (Allocation personnalis&#233;e d'autonomie) &#171; &#224; domicile &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le prix de la journ&#233;e, APA non d&#233;duite, est de 94 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Les communes sont les acteurs les plus pertinents pour rapprocher les g&#233;n&#233;rations &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-communes-sont-les-acteurs-les-plus-pertinents-pour-rapprocher-les-generations</link>
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		<dc:subject>888</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Mohammed Malki, charg&#233; d'enseignement en sociologie et &#233;conomie &#224; l'Institut r&#233;gional de travail social de Paris. Mohammed Malki est le directeur d'Accordages, une association qu'il a fond&#233;e en 2000 pour promouvoir la d&#233;marche interg&#233;n&#233;rationnelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Constate-t-on un affaiblissement significatif des relations entre les tranches d'&#226;ge ? Avec l'accroissement de l'esp&#233;rance de vie, quatre voire cinq g&#233;n&#233;rations cohabitent dans notre soci&#233;t&#233;, avec le risque d'une plus grande s&#233;paration des &#226;ges (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Mohammed Malki, charg&#233; d'enseignement en sociologie et &#233;conomie &#224; l'Institut r&#233;gional de travail social de Paris. Mohammed Malki est le directeur d'Accordages, une association qu'il a fond&#233;e en 2000 pour promouvoir la d&#233;marche interg&#233;n&#233;rationnelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constate-t-on un affaiblissement significatif des relations entre les tranches d'&#226;ge ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'accroissement de l'esp&#233;rance de vie, quatre voire cinq g&#233;n&#233;rations cohabitent dans notre soci&#233;t&#233;, avec le risque d'une plus grande s&#233;paration des &#226;ges qui vivraient c&#244;te &#224; c&#244;te et non ensemble. La probl&#233;matique n'est cependant pas la m&#234;me suivant les niveaux de relations. Sur le plan de la famille, des historiens ont d&#233;montr&#233; que les liens entre les g&#233;n&#233;rations n'ont jamais &#233;t&#233; aussi forts, contrairement &#224; ce qu'on pourrait croire. L'autonomisation financi&#232;re des retrait&#233;s, qui ne sont plus totalement &#224; la charge de leurs descendants, a permis d'all&#233;ger les rapports. Ce qui est bien s&#251;r contrebalanc&#233; par la d&#233;cohabitation entre les g&#233;n&#233;rations et la mobilit&#233; g&#233;ographique plus forte qu'auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les seniors sont devenus la g&#233;n&#233;ration pivot, celle qui &#224; la fois accompagne ses parents &#226;g&#233;s dans la d&#233;pendance et joue un r&#244;le important aupr&#232;s de ses enfants et petits-enfants. Au niveau national, le pacte social, m&#234;me s'il est mis &#224; mal, reste fond&#233; sur la solidarit&#233; entre les &#226;ges : ceux qui travaillent cotisent pour ceux qui ne travaillent plus ou pas encore. Enfin, c'est sur un registre interm&#233;diaire, celui des espaces de proximit&#233; (immeubles, quartiers, &#233;quipements sociaux et culturels&#8230;), qu'un certain nombre d'acteurs s'efforcent aujourd'hui de favoriser le vivre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Assiste-t-on &#224; une prise de conscience sur la n&#233;cessit&#233; de renouer les liens ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On observe une mont&#233;e en puissance de cette pr&#233;occupation localement, notamment dans les communes qui me semblent &#234;tre les acteurs les plus pertinents dans ce domaine, &#224; la bonne &#233;chelle en tout cas. Pendant longtemps, la plupart des initiatives sont rest&#233;es isol&#233;es et ponctuelles, mais depuis une dizaine d'ann&#233;es, des villes comme Angers, Besan&#231;on, Bordeaux ou Lyon inscrivent le lien interg&#233;n&#233;rationnel dans leur politique : elles ne se contentent pas de le laisser au bon vouloir des individus mais organisent une coordination de leurs services afin de l'encourager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Angers a-t-elle initi&#233; une strat&#233;gie globale qui incite professionnels des services, associations et habitants &#224; travailler ensemble dans ce sens. &#192; Colombes, dans les Hauts-de-Seine, les actions ponctuelles ont &#233;t&#233; p&#233;rennis&#233;es et, aujourd'hui, la direction petite enfance et le service d'animation aupr&#232;s des personnes &#226;g&#233;es parlent d'une seule voix. Au-del&#224; des activit&#233;s communes, certains projets ne peuvent se concevoir que dans la dur&#233;e, comme le parrainage de jeunes par des seniors dans le domaine professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on aller encore plus loin ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;al en effet serait d'agir sur les infrastructures mat&#233;rielles dans lesquelles les populations sont int&#233;gr&#233;es, cr&#233;er des &#238;lots d'habitat partag&#233; et de services. Saint-Apollinaire repr&#233;sente un cas d'&#233;cole. C'est le plus difficile &#224; mettre en place, mais c'est dans cette direction que nous souhaitons aller. Il existe aussi en Belgique une exp&#233;rience int&#233;ressante, appel&#233;e &#171; Habitat kangourou &#187; : dans un quartier de Bruxelles occup&#233; en majorit&#233; par des populations d'origine &#233;trang&#232;re, une association de migrants marocains a cherch&#233; le moyen de garder sur place les derniers Belges de souche, en l'occurrence des vieilles dames, m&#233;moire des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux maisons de ville ont ainsi &#233;t&#233; transform&#233;es en tandems interg&#233;n&#233;rationnels et interculturels : au rez-de-chauss&#233;e, un appartement pour une personne &#226;g&#233;e, et &#224; l'&#233;tage une famille immigr&#233;e qui paie un loyer un peu moins cher que le prix du march&#233; et, en contrepartie, doit s'occuper des parties communes et veiller sur sa voisine gr&#226;ce notamment &#224; un interphone reliant les deux logements, qui permet &#224; la personne &#226;g&#233;e de se sentir en s&#233;curit&#233;. L'exp&#233;rience montre que des liens tr&#232;s forts se nouent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les obstacles au d&#233;veloppement de cette d&#233;marche ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont d'abord institutionnels : cette d&#233;marche interg&#233;n&#233;rationnelle transversale n'est pas toujours bien comprise par les d&#233;cideurs et gestionnaires de services, les subventions pour les actions en direction des jeunes ou des personnes &#226;g&#233;es n'&#233;tant pas les m&#234;mes. On peut ainsi voir un centre de vie sociale, accueillant des jeunes et des familles, refuser de travailler avec des personnes &#226;g&#233;es au pr&#233;texte que cela sortirait de son financement CAF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la sp&#233;cialisation et la standardisation de l'offre de services et d'activit&#233;s par type de public (&#226;ge, probl&#233;matique&#8230;) cloisonne le corps social. Il faut sensibiliser entre autres les architectes et les constructeurs &#224; la polyvalence fonctionnelle des lieux, gage de mixit&#233; des &#226;ges. Enfin, reste l'obstacle majeur, celui des pr&#233;jug&#233;s. On n'a pas envie d'aller dans une maison de retraite m&#234;me si un beau spectacle y est donn&#233;, on pr&#233;f&#232;re ne pas habiter un immeuble o&#249; vivent des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes parce que les vieux, &#171; &#231;a sent la mort &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le r&#244;le de votre association ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er un r&#233;seau et assurer une visibilit&#233; aux tr&#232;s nombreuses initiatives qui restent peu connues, car &#233;parpill&#233;es, purement locales. Notre site &lt;a href=&#034;http://www.accordages.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Internet&lt;/a&gt; collecte et diffuse l'information sur l'interg&#233;n&#233;rationnel. Nous apportons &#233;galement un soutien m&#233;thodologique aux porteurs de projets pour les aider &#224; d&#233;passer le c&#244;t&#233; purement convivial de leurs actions. Passer un bon moment, c'est important mais cela ne suffit pas si on veut que l'activit&#233; ait un impact sur les populations qui y participent. Nous les aidons &#224; &#233;tablir un diagnostic, d&#233;finir des objectifs clairs et effectuer une &#233;valuation. En novembre prochain, nous organiserons pour la premi&#232;re fois une Biennale de l'interg&#233;n&#233;ration &#224; Paris, un espace de rencontre pour tous les acteurs d'Ile-de-France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les personnes &#226;g&#233;es, fil rouge d'un nouveau vivre ensemble ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-personnes-agees-fil-rouge-d-un-nouveau-vivre-ensemble</link>
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		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
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&lt;p&gt;Si le rapprochement entre g&#233;n&#233;rations ne se d&#233;cr&#232;te pas, il peut &#234;tre favoris&#233; notamment pas les collectivit&#233;s locales. C'est ce que montrent les diff&#233;rentes exp&#233;riences cit&#233;es dans ce dossier o&#249; par la volont&#233; de quelques-uns, comme &#224; Saint-Apollinaire pr&#232;s de Dijon, c'est la qualit&#233; de vie de tout un groupe, voire d'un quartier, qui s'en trouve am&#233;lior&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle place la soci&#233;t&#233; donne-t-elle &#224; ses &#171; vieux &#187; ? Les personnes &#226;g&#233;es de plus de soixante-cinq ans repr&#233;sentaient 16,2 % de la population fran&#231;aise en (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si le rapprochement entre g&#233;n&#233;rations ne se d&#233;cr&#232;te pas, il peut &#234;tre favoris&#233; notamment pas les collectivit&#233;s locales. C'est ce que montrent les diff&#233;rentes exp&#233;riences cit&#233;es dans ce dossier o&#249; par la volont&#233; de quelques-uns, comme &#224; Saint-Apollinaire pr&#232;s de Dijon, c'est la qualit&#233; de vie de tout un groupe, voire d'un quartier, qui s'en trouve am&#233;lior&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelle place la soci&#233;t&#233; donne-t-elle &#224; ses &#171; vieux &#187; ? Les personnes &#226;g&#233;es de plus de soixante-cinq ans repr&#233;sentaient 16,2 % de la population fran&#231;aise en 2006. Ils &#233;taient 11,3 % en 1960 et seront 29,6 % en 2020, selon les estimations qui pr&#233;voient &#233;galement un triplement du nombre des plus de soixante-quinze ans d'ici 2050. Ce vieillissement interroge notre fonctionnement individuel et collectif &#224; plus d'un titre. Or &#171; la priorit&#233; donn&#233;e &#224; l'approche par le soin a contribu&#233; &#224; laisser de c&#244;t&#233; les probl&#233;matiques li&#233;es au lien social &#187;, observe le sociologue Serge Gu&#233;rin dans l'ouvrage collectif Habitat social et vieillissement : repr&#233;sentations, formes et liens, sous la direction de Serge Gu&#233;rin (2008, &#233;d. La Documentation fran&#231;aise). Une tendance contre laquelle des &#233;lus, des professionnels, des citoyens entendent r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promotion de l'interg&#233;n&#233;rationnel, sujet d&#233;sormais en vogue, s'est d'abord d&#233;velopp&#233;e dans le courant des ann&#233;es 90 &#224; travers des initiatives ponctuelles (go&#251;ters des enfants &#224; la maison de retraite, sorties communes, etc.) avant de d&#233;boucher sur des actions au long cours. Cependant, &#233;crit Serge Gu&#233;rin, &#171; une bonne part de la politique de l'&#226;ge passera, de fa&#231;on croissante, par la ville, la r&#233;sidence et l'habitat. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de projets aujourd'hui prennent en compte l'am&#233;nagement de l'espace et du logement comme facteur de lutte contre la s&#233;gr&#233;gation des &#226;ges. Parmi eux, le quartier G&#233;n&#233;rations &#224; Saint-Apollinaire, petite ville de l'agglom&#233;ration de Dijon, fait figure de r&#233;f&#233;rence. Gr&#226;ce &#224; une convention sign&#233;e entre la mairie, l'Opac, bailleur social, et la Fedosad (F&#233;d&#233;ration des &#339;uvres de soins &#224; domicile), l'association d'aide &#224; domicile &#224; l'initiative du projet, l'ensemble a &#233;t&#233; con&#231;u pour accueillir une population de tous les &#226;ges et concourir &#224; la faire vivre ensemble (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-communes-sont-les-acteurs-les-plus-pertinents-pour-rapprocher-les-generations' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Mohammed Malki, directeur d'Accordages&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Livr&#233; en 2002, pour 8,2 millions d'euros, il est organis&#233; autour de soixante-seize appartements HLM en petits immeubles, attribu&#233;s pour moiti&#233; &#224; des retrait&#233;s autonomes (plus de soixante ans) et pour moiti&#233; &#224; des familles avec au moins un enfant de moins de cinq ans. Les futurs locataires n'obtiennent le logement qu'&#224; la condition de signer une charte de bon voisinage qui n'a aucune valeur juridique et n'impose rien concr&#232;tement, mais qui &#171; vise &#224; sensibiliser les habitants, &#224; cr&#233;er une ambiance &#187;, explique Pierre-Henri Daure, directeur des &#233;tablissements &#224; la Fedosad&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Contact : Pierre-Henri Daure : 03 80 73 92 52' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Si le candidat au logement refuse de signer, ce qui est tr&#232;s rare, il est r&#233;orient&#233; ailleurs dans le parc HLM.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Coordination et m&#233;diation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au pied des immeubles ont &#233;t&#233; implant&#233;s une halte-garderie, un relais assistantes maternelles, une ludoth&#232;que, un restaurant scolaire, ainsi qu'un domicile collectif pour quatorze r&#233;sidents d&#233;pendants physiquement, un &#171; domicile prot&#233;g&#233; &#187; de six places et un accueil de jour pour des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de troubles apparent&#233;s (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Des-domiciles-proteges-mais-integres-dans-la-ville' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;). Chacun des partenaires (mairie, Opac, Fedosad) g&#232;re ses propres services mais un point accueil a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour faire fonctionner le tout dans l'harmonie. Enfin, une salle de quartier re&#231;oit une partie des nombreuses animations interg&#233;n&#233;rationnelles (f&#234;tes, spectacles, karaok&#233;, conf&#233;rences, retransmission de matchs, etc.) imagin&#233;es par les professionnels des diff&#233;rentes structures et par Yvette Bourlet, coordinatrice interg&#233;n&#233;ration mise &#224; disposition sp&#233;cialement par la Ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'animatrice expose ainsi sa fonction : &#171; Cr&#233;er une dynamique, stimuler tous les services, &#224; l'&#233;chelle du quartier mais aussi de la ville enti&#232;re pour que chacun, lorsqu'il organise une manifestation, pense &#224; la dimension interg&#233;n&#233;rationnelle. &#187; Au quotidien, dans son bureau du point accueil, elle a aussi un r&#244;le d'&#233;coute et de m&#233;diation. Les &#171; papis et mamies &#187; du coin viennent discuter, boire un caf&#233;, demander de l'aide pour remplir des papiers administratifs. &#171; Yvette, on peut tout lui demander &#187;, sourit Nicole, locataire depuis six ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les jeunes familles participent peu aux manifestations organis&#233;es, &#171; avec les rythmes soutenus dus au travail, aux enfants, on ne peut pas attendre d'elles une pr&#233;sence assidue &#187;, remarque la coordinatrice, elles semblent relativement sensibles &#224; l'entraide pr&#244;n&#233;e par la charte. &#171; Au d&#233;but, nous avions install&#233; au point accueil un tableau o&#249; les gens pouvaient inscrire leurs besoins et leurs offres en petits coups de main, garde d'enfants, courses&#8230;, mais &#231;a n'a pas march&#233;, reconna&#238;t Pierre-Henri Daure. Les &#233;changes se font plus spontan&#233;ment. &#187; Au fil de ses discussions avec les locataires, Yvette Bourlet constate que &#171; l'interg&#233;n&#233;ration se vit dans les &#233;tages. &#187; &#171; Heureusement qu'il y a Martin &#187;, lui glisse parfois une retrait&#233;e en parlant de son jeune voisin : il lui monte un meuble, change sa bouteille de gaz. En contrepartie, elle nourrit son chat lorsqu'il s'absente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour, une jeune fille de seize ans r&#233;cemment arriv&#233;e du Ghana a os&#233; frapper &#224; la porte de sa voisine pour lui demander un soutien en fran&#231;ais. La grand-m&#232;re a accept&#233; et la jeune Ghan&#233;enne a fait des progr&#232;s rapides. &#171; Petit &#224; petit, la mayonnaise prend, se r&#233;jouit la coordinatrice. Ce n'est jamais rien de spectaculaire mais c'est ainsi qu'on tisse les liens. Il faut beaucoup d'humilit&#233;, on travaille pour l'avenir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace de 1,2 hectare consacr&#233; au quartier, en bordure de campagne, a &#233;t&#233; pens&#233; pour favoriser l'&#233;change et la convivialit&#233;. Afin que les habitants se croisent plus fr&#233;quemment, les portes des b&#226;timents donnent sur l'int&#233;rieur de la parcelle et des all&#233;es parsem&#233;es de bancs cheminent entre les immeubles. En outre, un syst&#232;me de t&#233;l&#233;phone interne gratuit &#233;quipe tous les logements, permettant aux r&#233;sidents d'appeler leur voisin ou les services &#224; disposition sans passer par un op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communication. Un b&#233;mol toutefois, pour un public qui &#233;prouve parfois des difficult&#233;s &#224; se d&#233;placer : &#224; part la boulangerie et le coiffeur, les commerces sont inexistants dans cette zone r&#233;sidentielle, et il faut prendre le bus pour aller faire ses courses.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Souvenirs communs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La symbiose avec le reste de la ville est justement l'une des priorit&#233;s du quartier G&#233;n&#233;rations. Les animations ne sont pas r&#233;serv&#233;es aux seuls r&#233;sidents du quartier. Ce mercredi de printemps, six enfants entre huit et dix ans d'un centre de loisirs de Saint-Apollinaire ont rejoint le point accueil pour s'initier &#224; la couture aupr&#232;s de leurs a&#238;n&#233;es, la plupart locataires du quartier mais pour certaines venues de Dijon. &#192; l'arriv&#233;e, deux groupes s'installent autour de la table : d'un c&#244;t&#233; les jeunes, de l'autre les vieux. Puis, progressivement, &#224; la faveur d'un crayon &#233;chang&#233;, d'un conseil &#224; donner, les &#226;ges se m&#234;lent et l'ambiance monte. Petites mains rondes et doigts frip&#233;s s'entrecroisent pour parvenir &#224; introduire le fil dans l'aiguille. Les enfants habitu&#233;s des lieux interpellent les vieilles dames par leur pr&#233;nom. L'une d'elles &#233;voque avec une fillette des souvenirs communs : &#171; On en a fait des choses, ensemble ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs fois par mois sont organis&#233;s des ateliers cuisine, bricolage, th&#233;&#226;tre entre les anciens et les enfants d'une cr&#232;che voisine ou du centre de loisirs. Sans compter les visites impromptues des r&#233;sidents des domiciles prot&#233;g&#233;s &#224; la halte-garderie, ou celles d'un groupe d'enfants qui vient montrer ses dessins &#224; l'accueil de jour. Car si l'interg&#233;n&#233;ration &#171; ne se d&#233;cr&#232;te pas &#187;, selon l'expression de Pierre-Henri Daure, elle a souvent besoin d'&#234;tre encourag&#233;e. Les &#233;changes interg&#233;n&#233;rationnels sont d&#233;sormais inscrits dans le projet p&#233;dagogique des accueils petite enfance. Et une r&#233;union mensuelle entre les professionnels de l'enfance et ceux des structures pour personnes &#226;g&#233;es pr&#233;pare les rencontres futures et revient sur les pr&#233;c&#233;dentes : &#171; Il s'agit d'analyser le d&#233;roulement de l'activit&#233;, &#233;voquer ce &#224; quoi nous n'avions pas pens&#233;, anticiper ce qui peut coincer, comme cet enfant soudain effray&#233; par la col&#232;re d'une personne atteinte d'Alzheimer, une des manifestations de la maladie, pr&#233;cise Yvette Bourlet. Nous travaillons beaucoup avec le centre de loisirs, parce que ces enfants sont les adolescents de demain. On peut encore changer leur regard sur les personnes &#226;g&#233;es. Les activit&#233;s communes permettent de s'apprivoiser, de se reconna&#238;tre hors g&#233;n&#233;ration &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Parcours r&#233;sidentiel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une fois par mois, un petit groupe de l'accueil de jour se rend dans une cr&#232;che (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-creche-a-la-maison-de-retraite' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience de la cr&#232;che Bout'chou &#224; la maison de retraite&lt;/a&gt;) pour des jeux informels avec les petits. Marie-Jo, la ma&#238;tresse de maison, est persuad&#233;e du bien-&#234;tre amen&#233; par ces rencontres : &#171; L&#224;-bas, certains sont transform&#233;s. Ils prennent les enfants sur leurs genoux, ils connaissent leur nom, leur &#226;ge, y compris ceux qui sont tr&#232;s perturb&#233;s psychologiquement. &#187; Ouvert en 2006, l'accueil de jour s'est bien ins&#233;r&#233; dans le quartier. Des voisins retrait&#233;s viennent parfois prendre le caf&#233; le matin, ou discuter avec les participants lorsqu'ils sont assis dehors sur les bancs ou occup&#233;s &#224; biner leur petit jardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans les deux petites unit&#233;s de vie, &#171; le souhait de la Fedosad est de faire en sorte que ces personnes &#226;g&#233;es conservent une vie relationnelle jusqu'&#224; la fin de leurs jours &#187;, insiste Yvette Bourlet. Quel que soit leur &#233;tat physique et psychologique, elles sont associ&#233;es au maximum aux diverses manifestations : &#233;laboration d'une fresque sur l'un des murs de la salle de quartier, grand jeu de P&#226;ques, barbecue en d&#233;but d'&#233;t&#233;&#8230; Mais c'est l'int&#233;gration naturelle qui est avant tout recherch&#233;e, renforc&#233;e par le fait que les appartements prot&#233;g&#233;s sont install&#233;s au rez-de-chauss&#233;e d'un des immeubles, sans stigmatisation mat&#233;rielle. La pr&#233;sence de ces r&#233;sidents tr&#232;s s&#233;dentaires peut rendre service. Une voisine leur confie son chien lors de ses fr&#233;quentes hospitalisations. Des retrait&#233;s du quartier viennent d&#233;jeuner de temps en temps, parfois ils restent pour les activit&#233;s de l'apr&#232;s-midi. &#171; Nous avons vu des personnes passer du statut de locataire d'un appartement HLM &#224; celui de r&#233;sident d'une unit&#233; de vie, raconte Pierre-Henri Daure. Notre concept permet un parcours r&#233;sidentiel pour les jeunes comme pour les vieux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes couples ne sont pas amen&#233;s &#224; rester longtemps dans ces logements de taille modeste. Lorsque la famille s'agrandit, elle s'en va. Quant aux retrait&#233;s arriv&#233;s en bonne forme, ils vieillissent, la d&#233;pendance s'installe parfois. Certains partent en maison de retraite, d'autres sortent moins souvent de chez eux. Ce turnover de population n&#233;cessite un dynamisme constant de la part des animateurs pour maintenir la petite flamme de la solidarit&#233; et de la chaleur humaine. Mais pour Yvette Bourlet, tout cela n'est pas vain : &#171; Certains jeunes locataires partent en nous disant qu'ils emportent avec eux un peu de la philosophie du lieu, l'envie d'entrer en contact avec leurs voisins. &#187; Un &#233;tat d'esprit qui, doucement, souffle sur la ville ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Contact : Pierre-Henri Daure : 03 80 73 92 52&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les personnes &#226;g&#233;es, le fil rouge d'un nouveau vivre ensemble ?</title>
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		<title>L'emprise du genre. Masculinit&#233;, f&#233;minit&#233;, in&#233;galit&#233;</title>
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		<dc:subject>Relations</dc:subject>
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&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960/1970, les femmes occidentales semblaient sur le point d'acc&#233;der &#224; une v&#233;ritable &#233;galit&#233; avec les hommes. Sans nier l'ampleur des changements op&#233;r&#233;s, on est encore loin du compte : la domination masculine n'est gu&#232;re en voie d'extinction. M&#234;me quand elle est contrari&#233;e, elle montre de remarquables capacit&#233;s de r&#233;g&#233;n&#233;ration. Si certains r&#244;les originellement attach&#233;s &#224; l'un ou l'autre des deux genres ont pu progressivement devenir plus flexibles, les identit&#233;s sexu&#233;es restent toujours aussi (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960/1970, les femmes occidentales semblaient sur le point d'acc&#233;der &#224; une v&#233;ritable &#233;galit&#233; avec les hommes. Sans nier l'ampleur des changements op&#233;r&#233;s, on est encore loin du compte : la domination masculine n'est gu&#232;re en voie d'extinction. M&#234;me quand elle est contrari&#233;e, elle montre de remarquables capacit&#233;s de r&#233;g&#233;n&#233;ration. Si certains r&#244;les originellement attach&#233;s &#224; l'un ou l'autre des deux genres ont pu progressivement devenir plus flexibles, les identit&#233;s sexu&#233;es restent toujours aussi rigides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise de risque et l'agressivit&#233; au volant sont des attitudes commun&#233;ment attribu&#233;es aux hommes, quand la lecture de la collection Harlequin, le lifting et les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res sont consid&#233;r&#233;s comme typiquement f&#233;minins. Seule la masculinit&#233; est assimil&#233;e &#224; la ma&#238;trise, au pouvoir et &#224; la capacit&#233; d'agir sur le monde ext&#233;rieur. La f&#233;minit&#233;, quant &#224; elle, &#171; se r&#233;sume aux fonctions sexuelles et reproductives, fonctions qui ne sont qu'un attribut parmi d'autres de la masculinit&#233; &#187; (p.170).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme a un sexe, quand la femme est un sexe. Le corset du XIXe si&#232;cle a &#233;t&#233; relay&#233;e au XXIe par l'obsession du poids : l'obligation est faite aux femmes de cultiver leur beaut&#233;, de pr&#233;server leur apparence et de retarder leur vieillissement. L'apparition des cheveux blancs, des pattes d'oie et des rides sont le signe chez l'homme de la maturit&#233;, de l'exp&#233;rience, voire de la sagesse : plus ils sont puissants, plus ils sont s&#233;duisants. Il en va tout autrement chez la femme pour qui ces m&#234;mes marques symbolisent le d&#233;but du d&#233;clin : moins elles sont s&#233;duisantes, moins elles sont puissantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer cette stagnation d'un id&#233;al d'&#233;galit&#233; qui ne d&#233;passe gu&#232;re le stade des proclamations ? C'est que la soci&#233;t&#233; patriarcale subordonne les femmes de deux mani&#232;res. Pendant tr&#232;s longtemps, ce qui a domin&#233; c'est la soumission &#224; l'autorit&#233; absolue du pater familias (ce qui continue encore aujourd'hui sous bien des latitudes). Ce qui l'emporte dor&#233;navant en Occident, c'est l'int&#233;riorisation d'un certain nombre de valeurs consid&#233;r&#233;es d'un point de vue essentialiste comme attach&#233;es naturellement au genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sexisme et le racisme ne s'expriment plus tant comme un syst&#232;me de croyance coh&#233;rent, mais comme un ensemble d'attitudes qui enferment les individus dans leur identit&#233; de groupe. &#171; Un groupe discrimin&#233; qui a int&#233;rioris&#233; la discrimination peut prendre une part active &#224; sa perp&#233;tuation et r&#233;primer les membres du groupe qui se r&#233;voltent contre les pratiques discriminatoires &#187; (p.238). Si une poign&#233;e de femmes exceptionnelles, stimul&#233;es par les d&#233;fis, arrivent &#224; surmonter tous les obstacles, si d'autres encore b&#233;n&#233;ficient de l'entourage d'hommes refusant de s'inscrire dans le conformisme des genres, la plupart s'y soumettent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La dispute, 2007 (277 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'injustice m&#233;nag&#232;re - Pourquoi les femmes en font-elles toujours autant ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-injustice-menagere-Pourquoi-les-femmes-en-font-elles-toujours-autant</link>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'assignation du travail domestique aux femmes est un &#233;l&#233;ment central de la domination masculine. Si cet investissement du quotidien est r&#233;serv&#233; au genre f&#233;minin, ce n'est pas parce que celui-ci aurait une quelconque app&#233;tence en la mati&#232;re : il n'y a chez les femmes ni un sens naturel de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, ni des comp&#233;tences inn&#233;es &#224; l'altruisme. Comment cette in&#233;galit&#233; peut-elle donc se perp&#233;tuer et comment expliquer qu'elle soit accept&#233;e ? C'est &#224; ces questions que r&#233;pondent les auteurs, en rappelant tr&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'assignation du travail domestique aux femmes est un &#233;l&#233;ment central de la domination masculine. Si cet investissement du quotidien est r&#233;serv&#233; au genre f&#233;minin, ce n'est pas parce que celui-ci aurait une quelconque app&#233;tence en la mati&#232;re : il n'y a chez les femmes ni un sens naturel de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, ni des comp&#233;tences inn&#233;es &#224; l'altruisme. Comment cette in&#233;galit&#233; peut-elle donc se perp&#233;tuer et comment expliquer qu'elle soit accept&#233;e ? C'est &#224; ces questions que r&#233;pondent les auteurs, en rappelant tr&#232;s vite que &#171; si chacun a un sexe &#224; la naissance, il ne devient du m&#234;me genre qu'&#224; force d'un travail long et permanent &#187; (p.26).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est donc affaire de conditionnement et de socialisation, ce qui s'av&#232;re bien diff&#233;rents pour les gar&#231;ons et les filles. Ces derni&#232;res &#233;tant pr&#233;par&#233;es, depuis des si&#232;cles, &#224; prendre en charge l'espace domestique, cet entretien devant devenir chez elles une seconde nature. Les gar&#231;ons destin&#233;s, tout aussi pr&#233;tendument naturellement, &#224; occuper l'espace ext&#233;rieur, pr&#233;textent spontan&#233;ment de leur manque de temps, de comp&#233;tences ou encore mieux de leur plus faible adaptation au standard du &#171; propre &#187; ou du &#171; rang&#233; &#187;, pour moins investir les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res. En fait, la domination masculine cohabite avec le d&#233;sir de chacun(e) d'&#234;tre conforme &#224; un genre qui se produit et se reproduit &#224; l'ombre de la sph&#232;re priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces in&#233;galit&#233;s sont peu contest&#233;es, m&#234;me si les hommes tendent &#224; surestimer leur contribution. Avec en moyenne 2h 41 de temps de travail domestique pour eux et 4h 33 pour les femmes, on &#233;tait, &#224; la fin du si&#232;cle dernier, ni dans une assignation compl&#232;te, ni encore moins dans l'&#233;galit&#233;. La compression des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et leur d&#233;l&#233;gation &#224; des tiers ont permis d'en finir avec la double journ&#233;e qui s'imposait aux femmes, il n'y a pas si longtemps. Ce qui s'est progressivement impos&#233;, c'est une norme de r&#233;partition &#171; in&#233;gale mais juste &#187; qui fait que chacun(e) trouve normal que la femme assure deux tiers, quand l'homme voit sa contribution r&#233;duite au tiers du temps m&#233;nager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la division in&#233;galitaire des charges communes, s'ajoute pour les femmes les t&#226;ches traditionnellement consid&#233;r&#233;es comme f&#233;minines. Au final, tout se passe comme si les femmes restaient enferm&#233;es dans l'injonction &#224; faire, sans reconna&#238;tre, ni d'ailleurs se plaindre de cette discrimination pourtant criante. L'assignation ayant ainsi &#233;t&#233; int&#233;rioris&#233;e au point d'emp&#234;cher l'&#233;mergence de tout sentiment d'injustice. D'autant que l'homme m&#233;nager est un h&#233;ros, l&#224; o&#249; la femme m&#233;nag&#232;re est normale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233; est encore largement impr&#233;gn&#233;e d'une coloration sexu&#233;e des activit&#233;s. Pour que l'&#233;galit&#233; s'impose vraiment, tant dans la sph&#232;re priv&#233;e que dans la sph&#232;re professionnelle, il faudra que cesse cette r&#233;partition et que se g&#233;n&#233;ralise l'interchangeabilit&#233; des activit&#233;s encore consid&#233;r&#233;es aujourd'hui comme &#171; f&#233;minines &#187; ou &#171; masculines &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Armand Colin, 2007 (236 p. ; 24,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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