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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; Le PSEM entra&#238;ne des difficult&#233;s particuli&#232;res pour le travailleur social &#187;</title>
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		<dc:date>2008-06-05T13:44:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>887</dc:subject>

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&lt;p&gt;Entretien avec Olivier Razac, enseignant-chercheur &#224; l'&#201;cole nationale de l'administration p&#233;nitentiaire. Philosophe de formation, il &#233;tudie actuellement les cons&#233;quences du placement sous surveillance &#233;lectronique mobile (PSEM), dispositif destin&#233; aux auteurs de crime dont la peine est fix&#233;e &#224; au moins sept ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quelles conditions un juge a-t-il recours au PSEM ? Aujourd'hui, l'exp&#233;rimentation qui s'est faite dans le cadre de la loi du 12 d&#233;cembre 2005 est termin&#233;e. En 2006, deux cours d'appel (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-887-" rel="tag"&gt;887&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Olivier Razac, enseignant-chercheur &#224; l'&#201;cole nationale de l'administration p&#233;nitentiaire. Philosophe de formation, il &#233;tudie actuellement les cons&#233;quences du placement sous surveillance &#233;lectronique mobile (PSEM), dispositif destin&#233; aux auteurs de crime dont la peine est fix&#233;e &#224; au moins sept ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quelles conditions un juge a-t-il recours au PSEM ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'exp&#233;rimentation qui s'est faite dans le cadre de la loi du 12 d&#233;cembre 2005 est termin&#233;e. En 2006, deux cours d'appel avaient &#233;t&#233; retenues (Caen et Douai) puis la mesure a &#233;t&#233; &#233;tendue en janvier 2007 &#224; quatre directions interr&#233;gionales de l'administration p&#233;nitentiaire : Lille, Paris, Marseille et Rennes. Finalement, le d&#233;cret d'application et les quatre arr&#234;t&#233;s le pr&#233;cisant ont &#233;t&#233; pris l'&#233;t&#233; dernier. Selon les termes de la loi, le PSEM peut &#234;tre d&#233;cid&#233; dans trois cas : la libert&#233; conditionnelle, la surveillance judiciaire et le suivi socio-judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la Constitution s'opposant &#224; la r&#233;troactivit&#233; des textes, le suivi socio-judiciaire ne peut &#234;tre appliqu&#233;. C'est d'ailleurs pour ce motif qu'a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; le dispositif de surveillance judiciaire. C'est une mesure temporaire qui a permis de rendre r&#233;troactif le suivi socio-judiciaire et ce, avec ou sans-placement sous surveillance &#233;lectronique mobile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='En France, depuis juin 2006, 19 PSEM ont &#233;t&#233; pos&#233;s dont 11 dans le cadre d'une (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Quoiqu'il en soit, contrairement &#224; la libert&#233; conditionnelle, la surveillance judiciaire et le suivi socio-judiciaire ne sont pas des am&#233;nagements de peine mais des mesures de s&#251;ret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pose d'un PSEM dans le cadre d'une libert&#233; conditionnelle ou d'une surveillance judiciaire provoque-t-elle les m&#234;mes effets ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, il s'agit de deux cas de figure tr&#232;s diff&#233;rents. Dans le premier cas, le PSEM appara&#238;t comme la possibilit&#233; de faire sortir le d&#233;tenu. De fait, si le PSEM n'existait pas, le d&#233;tenu n'aurait pas b&#233;n&#233;fici&#233; d'une lib&#233;ration conditionnelle. D'ailleurs, l'aspect contractuel y est beaucoup plus &#233;vident. Ainsi, un d&#233;tenu plac&#233; sous surveillance &#233;lectronique m'a-t-il dit : &#171; On m'a fait ce cadeau, il faut que je sois &#224; la hauteur. &#187; &#192; l'inverse, sous surveillance judiciaire, les gens ont &#171; la haine &#187; &#8211; ce sont leurs propres mots &#8211; parce qu'au moment de leur proc&#232;s, la surveillance judiciaire n'existant pas, il n'avait pas &#233;t&#233; mentionn&#233; dans leur verdict qu'ils allaient se retrouver avec un bracelet &#233;lectronique &#224; l'issue de leur peine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment un juge d&#233;cide-t-il de placer une personne sous surveillance &#233;lectronique mobile ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSEM vise les auteurs de crimes dont les viols, les agressions sexuelles, etc. et dont la totalit&#233; des peines est sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; sept ans. La dangerosit&#233; doit &#234;tre &#233;tablie par une expertise psychiatrique de m&#234;me que le risque de r&#233;cidive. Ensuite, pour toute personne r&#233;pondant &#224; ces crit&#232;res, la d&#233;cision revient &#224; l'autorit&#233; judiciaire. Le magistrat est absolument souverain dans sa d&#233;cision ; n&#233;anmoins, il doit prendre l'avis de la commission pluridisciplinaire des mesures de s&#251;ret&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans l'Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Basse-Normandie), on y trouve la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La commission donne un avis que le juge n'est pas oblig&#233; de suivre. Enfin, le consentement de la personne concern&#233;e est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles difficult&#233;s rencontrent les conseillers d'insertion et de probation avec le PSEM ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, les travailleurs sociaux doivent g&#233;rer les cons&#233;quences sur le d&#233;tenu de l'invention de la surveillance judiciaire. Les personnes incarc&#233;r&#233;es le prennent en effet tr&#232;s mal puisqu'elles ont &#233;t&#233; pr&#233;venues au dernier moment, et non pas le jour du prononc&#233; de la peine, qu'elles allaient &#234;tre mis sous surveillance judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les zones d'exclusion d&#233;finies par une mesure de placement sous surveillance &#233;lectronique mobile accentuent les difficult&#233;s pour trouver aussi bien un logement (souvent un foyer) qu'un travail ou une formation. Il existe par exemple des zones d'exclusion tr&#232;s contraignantes puisqu'elles peuvent s'&#233;tendre sur tout un d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il est commun&#233;ment admis qu'au-del&#224; de six mois, les d&#233;tenus ont du mal &#224; supporter le PSE, le bracelet &#233;lectronique simple. Avec le PSEM, c'est un minimum de deux ans, renouvelable deux fois. Certes, nous n'avons pas encore le recul n&#233;cessaire et ces personnes ont l'habitude de l'enfermement, mais on sent quelques inqui&#233;tudes. De fait, si le PSEM peut &#234;tre per&#231;u par le travailleur social comme un outil de stabilisation, est-ce qu'au-del&#224; d'une certaine dur&#233;e, le PSEM ne deviendra-t-il pas un facteur d'instabilit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon certains conseillers d'insertion et de probation, le placement sous surveillance &#233;lectronique mobile serait chronophage. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de la pression qui existe sur ce dispositif puisque le minist&#232;re de la Justice souhaite le d&#233;velopper, pour le conseiller d'insertion et de probation ainsi que pour le juge d'application des peines, la pression est tr&#232;s forte. D'abord, il s'agit de personnes condamn&#233;es pour crime et donc, si elles r&#233;cidivaient, cela serait tr&#232;s grave aux yeux de l'opinion publique. Aussi, les CIP leur consacrent-ils &#233;norm&#233;ment de temps et ce, au d&#233;triment parfois des autres personnes qu'ils doivent suivre. Le CIP est donc mis dans la situation d'op&#233;rer un suivi tr&#232;s appuy&#233; et finalement quelques uns se demandent si tout cela est bien rationnel. En effet, si le PSEM se g&#233;n&#233;ralisait, comment les conseillers d'insertion feraient-ils pour suivre plusieurs plac&#233;s sous surveillance &#233;lectronique mobile ? Selon les travailleurs sociaux, les PSEM ont vraiment besoin d'eux ; laiss&#233;s &#224; eux-m&#234;mes, ils ne pourraient pas tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec le bracelet &#233;lectronique mobile, les CIP exercent-ils les deux facettes de leur m&#233;tier, l'insertion et la probation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est variable. D'abord, &#224; la sortie de prison, le travail social d'accompagnement prime puis se mettent en place les actes de probation d&#233;cid&#233;s par le juge d'application des peines et parfois sugg&#233;r&#233;s par le travailleur social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux &#224; six ann&#233;es de suivi d'un PSEM, c'est beaucoup pour un conseiller d'insertion et de probation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de cette temporalit&#233; se pose. Par exemple, un juge avait demand&#233; &#224; ce que le CIP rencontre deux fois par semaine un d&#233;tenu plac&#233; sous surveillance &#233;lectronique mobile. Finalement, cela ne s'est pas fait, au grand soulagement du travailleur social. Celui-ci &#233;tait en effet bien ennuy&#233; : que trouver &#224; dire deux fois par semaine &#224; cette personne ? Car, apr&#232;s deux ou trois mois de rendez-vous, d'une certaine fa&#231;on et le plus souvent, cela devient du pointage. Le PSEM impose un suivi tr&#232;s long et intense et qui pose la question de l'ad&#233;quation entre le temps du travail judiciaire et celui du travail social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles raisons, le PSEM suscite-t-il la m&#233;fiance, voire l'opposition de l'opinion publique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; un premier niveau, il s'agit d'une m&#233;fiance assez ind&#233;termin&#233;e et qui vise l'objet technique lui-m&#234;me. Peut-&#234;tre parce qu'il y a une chosification : l'&#234;tre humain portant ce PSEM se transforme en corps qu'il faudrait localiser et uniquement cela. Certains ressentent alors une forme de d&#233;shumanisation puisque ce type de mat&#233;riel (balise Argos) a d'abord &#233;t&#233; utilis&#233; avec les animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il de l'atteinte aux libert&#233;s individuelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSEM ne permet pas une surveillance en temps r&#233;el. Il fonctionne sur un mode semi-actif avec des zones d'inclusion (comme un PSE) et des zones d'exclusion. Si la personne entre dans ce territoire interdit, une alarme de violation se d&#233;clenche et l&#224;, le surveillant intervient. Mais il faut &#234;tre r&#233;aliste : le reste du temps, le surveillant ne regarde pas sur son &#233;cran o&#249; se trouve le d&#233;tenu. En fait, la visibilit&#233; de la personne se fait seulement si elle sort de la zone d'inclusion dans les horaires impartis ou entre dans la zone d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que dit le PSEM &#224; propos de l'&#233;volution de notre syst&#232;me p&#233;nal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e qui se dessine c'est que pour certaines cat&#233;gories criminelles, on va aboutir &#224; une articulation totale entre tous les syst&#232;mes de contrainte. On approche d'un d&#233;doublement des dispositifs ferm&#233;s avec l'&#233;mergence d'un syst&#232;me ouvert et ambulatoire qui permettra une modulation continue des situations. En fait, il pourrait y avoir un d&#233;but de peine et pas de fin. Potentiellement, peuvent exister des peines &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e puisque si des incidents - pas des d&#233;lits - se produisent, la dangerosit&#233; de la personne est &#224; chaque fois &#233;valu&#233;e. L'espace de probation devient donc ind&#233;termin&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En France, depuis juin 2006, 19 PSEM ont &#233;t&#233; pos&#233;s dont 11 dans le cadre d'une lib&#233;ration conditionnelle et 8 dans le cadre d'une surveillance judiciaire. Au printemps 2008, il n'en restait que 13 : l'&#233;crou de 2 personnes a &#233;t&#233; lev&#233; tandis que 4 n'ayant pas respect&#233; les obligations fix&#233;es par le juge sont retourn&#233;es en prison&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans l'Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Basse-Normandie), on y trouve la direction interr&#233;gionale de l'administration p&#233;nitentiaire, le procureur g&#233;n&#233;ral de la Cour d'appel et des repr&#233;sentants d'associations d'aide aux victimes&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les conseillers d'insertion et de probation pl&#233;biscitent la mesure</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-conseillers-d-insertion-et-de-probation-plebiscitent-la-mesure</link>
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		<dc:subject>887</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Assistantes sociales au service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation du Calvados, Elisabeth Hardouin et Isabelle Boutt&#233; portent un regard largement positif sur cette mesure. &lt;br class='autobr' /&gt;
Arriv&#233;e r&#233;cemment &#224; l'administration p&#233;nitentiaire, Isabelle Boutt&#233; n'a jamais eu d'a priori sur le bracelet &#233;lectronique : &#171; Je l'utilise &#233;norm&#233;ment. D'autant plus que toutes les demandes sont satisfaites &#187;, r&#233;sume-t-elle. Pour Elisabeth Hardouin, plus ancienne dans ses fonctions, le d&#233;marrage a &#233;t&#233; empreint d'une grande m&#233;fiance : (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Assistantes sociales au service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation du Calvados, Elisabeth Hardouin et Isabelle Boutt&#233; portent un regard largement positif sur cette mesure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Arriv&#233;e r&#233;cemment &#224; l'administration p&#233;nitentiaire, Isabelle Boutt&#233; n'a jamais eu d'a priori sur le bracelet &#233;lectronique : &lt;i&gt;&#171; Je l'utilise &#233;norm&#233;ment. D'autant plus que toutes les demandes sont satisfaites &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume-t-elle. Pour Elisabeth Hardouin, plus ancienne dans ses fonctions, le d&#233;marrage a &#233;t&#233; empreint d'une grande m&#233;fiance : &lt;i&gt;&#171; Il existait d&#233;j&#224; des am&#233;nagements de peine comme la libert&#233; conditionnelle ou la semi-libert&#233;. Pourquoi donc une mesure suppl&#233;mentaire d'autant plus que l'existant fonctionnait bien. En plus, le minist&#232;re nous avait fix&#233; des objectifs quantitatifs - cinquante PSE - d&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e&#8230; Enfin, l'enqu&#234;te &#224; r&#233;aliser nous semblait lourde sans compter que nous avions l'impression d'&#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des flics. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Important travail d'enqu&#234;te&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Deux ans apr&#232;s, cette assistante sociale chevronn&#233;e a revu son jugement : &lt;i&gt;&#171; A l'usage, on voit bien que le PSE est int&#233;ressant : des gens qui auraient fait de la prison restent chez eux et, de plus, cela permet de poser des r&#232;gles. Le PSE responsabilise un peu les personnes. Nous nous sommes appropri&#233;s le dispositif et nous pouvons faire autre chose que du flicage. On peut aider les gens &#224; travailler sur leur projet de vie personnel et professionnel, certains trouvent du travail pour &#234;tre plac&#233;s sous surveillance &#233;lectronique. Et pour des personnes handicap&#233;es physiques, c'est beaucoup plus adapt&#233; que le r&#233;gime de semi-libert&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, selon les deux professionnelles, le travail d'enqu&#234;te et de suivi est fondamental :&lt;i&gt; &#171; Au d&#233;but, nous n'avons pas vu qu'il y avait tout cela. D'autant plus que la hi&#233;rarchie nous disait qu'il n'y avait pas besoin d'un gros travail d'accompagnement. C'est faux &#187;&lt;/i&gt;, rectifient-elles. Et de d&#233;velopper : &lt;i&gt;&#171; La demande de PSE oblige le travailleur social &#224; revoir avec les d&#233;tenus toute l'organisation de leur vie. Par exemple, lorsque nous leur demandons ce qu'ils font le week-end, souvent les gens r&#233;pondent &#171; rien &#187;. Mais c'est faux, il y en a toujours un qui va faire son tierc&#233;, l'autre qui fait du v&#233;lo avec des amis, un autre qui accompagne ses enfants au sport, etc. En fait, &#224; partir des habitudes de vie de la personne, nous n&#233;gocions tout pour r&#233;am&#233;nager et faire en sorte que cela soit compatible avec les horaires du PSE. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail et plus pr&#233;cis&#233;ment le type de contrat qu'a sign&#233; le d&#233;tenu plac&#233; sous surveillance &#233;lectronique peut &#233;galement constituer une source de complications. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, les juges n'acceptaient pas de placer sous surveillance &#233;lectronique lorsqu'il n'y avait pas de contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e ou de CDD sur des dur&#233;es cons&#233;quentes. C'est probl&#233;matique car ici, nous avons beaucoup de personnes qui travaillent en int&#233;rim &#187;&lt;/i&gt;, souligne Elisabeth Hardouin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des mois, les conseill&#232;res ont su convaincre les juges d'application des peines que la mesure pouvait &#234;tre appliqu&#233;e &#224; une personne qui justifiait de missions quasiment en continu avec des agences d'int&#233;rim. En outre, les horaires fix&#233;s par le PSE &#233;tant rigides, difficile de rester terminer une t&#226;che au travail, m&#234;me si le patron le demande. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de place pour l'impr&#233;vu. En cas d'heures suppl&#233;mentaires programm&#233;es deux ou trois jours &#224; l'avance, on peut essayer mais vraiment, la proc&#233;dure d'anticipation est lourde &#187;&lt;/i&gt;, constatent-elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sur la vie familiale, quel est l'impact ? &lt;i&gt;&#171; Souvent, les futurs plac&#233;s sous surveillance &#233;lectronique ne pensent pas aux cons&#233;quences sur la vie familiale. Certes, le bracelet permet de garder son travail, donc de percevoir son salaire et de pr&#233;server les liens familiaux. Pour les enfants, c'est quand m&#234;me mieux de voir son parent &#224; la maison qu'au parloir ! Mais rapidement, toute la famille porte la peine. Cela &#233;tant, le placement sous surveillance &#233;lectronique est une mesure de libert&#233; &#187;&lt;/i&gt;, consid&#232;re Elisabeth Hardouin. Selon Isabelle Boutt&#233;, le PSE est souvent &lt;i&gt;&#171; beaucoup plus facile &#224; vivre que l'incarc&#233;ration &#187;. &#171; Toutefois, on constate plus d'empathie lorsque la personne est en prison que sous PSE &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, pour ces deux assistantes sociales, la limite fondamentale du bracelet &#233;lectronique est la dur&#233;e de la peine. &lt;i&gt;&#171; Jusqu'&#224; six mois de peine, cela semble supportable gr&#226;ce au syst&#232;me des remises de peine. Au-del&#224;, nous mettons en garde la personne que le placement sous surveillance &#233;lectronique risque d'&#234;tre difficile &#224; supporter. Car tr&#232;s souvent, les gens ne se rendent pas compte &#187;&lt;/i&gt;, expliquent-elles. Des craintes confirm&#233;es par le surveillant Eric Viandier : &lt;i&gt;&#171; &#192; la fin de la peine, lorsqu'ils viennent pour la&lt;/i&gt; lev&#233;e d'&#233;crou, les gens me disent qu'il &#233;tait temps que cela se termine. &#187; Pour l'heure, la dur&#233;e moyenne des PSE est de quatre-vingt-huit jours mais la Chancellerie, sans savoir comment y r&#233;pondre, est bien consciente de cette limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, Elisabeth Hardouin et Isabelle Boutt&#233; aimeraient une extension des crit&#232;res de placement : &lt;i&gt;&#171; Nous souhaitons un PSE &#171; recherche d'emploi &#187;. C'est vrai que le juge prendrait un risque mais nous avons les partenaires capables de nous relayer &#187;&lt;/i&gt;. Elles sont &#233;galement demandeuses d'un bracelet &#233;lectronique qui pourrait &#234;tre connect&#233; sur un t&#233;l&#233;phone portable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le bracelet &#233;lectronique, une libert&#233; tr&#232;s surveill&#233;e</title>
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&lt;p&gt;Eviter la prison, pr&#233;parer au mieux la sortie des d&#233;tenus et r&#233;duire la population carc&#233;rale. Tels sont les objectifs vis&#233;s par le placement sous surveillance &#233;lectronique. Un peu plus de dix ans apr&#232;s la promulgation de la loi de d&#233;cembre 1997, le bilan est positif. Mais attention, le placement sous surveillance &#233;lectronique ne constitue pas une solution envisageable pour tous les d&#233;tenus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le bracelet &#233;lectronique a la taille d'une grosse montre de plong&#233;e et la plupart des personnes optent pour une (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Eviter la prison, pr&#233;parer au mieux la sortie des d&#233;tenus et r&#233;duire la population carc&#233;rale. Tels sont les objectifs vis&#233;s par le placement sous surveillance &#233;lectronique. Un peu plus de dix ans apr&#232;s la promulgation de la loi de d&#233;cembre 1997, le bilan est positif. Mais attention, le placement sous surveillance &#233;lectronique ne constitue pas une solution envisageable pour tous les d&#233;tenus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le bracelet &#233;lectronique a la taille d'une grosse montre de plong&#233;e et la plupart des personnes optent pour une fixation &#224; la cheville. Dans un souci de discr&#233;tion, les femmes abandonnent leurs robes et leurs jupes et les hommes renoncent au short. &#192; leur domicile, une ligne t&#233;l&#233;phonique est n&#233;cessaire pour installer le bo&#238;tier qui permettra leur surveillance. Et chaque jour que dure leur peine, ils sont astreints aux horaires d&#233;finis dans l'ordonnance rendue par le juge. M&#233;tro-boulot-dodo pour la semaine et les samedis et dimanches, dans la plupart des cas, la personne dispose de trois heures o&#249; elle peut quitter son domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, dans des configurations professionnelles sp&#233;cifiques, le juge d'application des peines (JAP) dispose d'une marge de man&#339;uvre suffisante pour permettre d'adapter au mieux les horaires du placement sous surveillance &#233;lectronique (PSE) &#224; la vie de la personne. Ainsi, &#224; Caen, un jeune couple, dont les deux membres ont &#233;t&#233; condamn&#233;s pour infraction &#224; la l&#233;gislation sur les stup&#233;fiants, peut-il se trouver hors de son domicile du lundi au samedi soir et ce, de 7h 30 &#224; 20 heures. Soit une amplitude horaire exceptionnellement large. &lt;i&gt;&#171; Il s'agit de personnes qui travaillent dans un centre d'appels et o&#249; les horaires varient souvent. En revanche, le dimanche, ils n'ont absolument pas le droit de sortir de chez eux &#187;&lt;/i&gt;, raconte l'assistante sociale en charge du dossier. Et, comme ils vivent en appartement, le dimanche ils ne peuvent pas descendre leurs poubelles. En revanche, ceux qui habitent des maisons disposent d'un p&#233;rim&#232;tre un peu plus large et ont la possibilit&#233; de profiter de leur jardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Destin&#233; aux personnes condamn&#233;es &#224; une peine inf&#233;rieure &#224; un an, aux d&#233;tenus dont le reliquat de peine est inf&#233;rieur &#224; une ann&#233;e et, depuis juin 2000, &#224; certains pr&#233;venus&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='La loi du 15 juin 2000 sur la pr&#233;somption d'innocence et le droit des (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le bracelet &#233;lectronique fonctionne donc sur le principe des horaires &#224; respecter. &lt;i&gt;&#171; Il s'agit d'une mesure statique : vous devez &#234;tre &#224; votre domicile sur certains cr&#233;neaux horaires. Par cons&#233;quent, il ne s'agit pas d'un contr&#244;le des mouvements de la personne &#187;&lt;/i&gt;, souligne Sylvie Marion, chef du d&#233;partement &#171; insertion et probation &#187; &#224; la direction interr&#233;gionale des services p&#233;nitentiaires de l'ouest.&lt;i&gt; &#171; Toutefois, cette mesure n'est pas fig&#233;e. L'ordonnance peut &#233;voluer en fonction d'&#233;v&#233;nements familiaux importants. Au d&#233;but, la vigilance est grande car il faut s'assurer que la personne respecte bien les r&#232;gles &#187;&lt;/i&gt;, poursuit St&#233;phanie Mullier, chef de l'unit&#233; &#171; alternatives &#224; l'incarc&#233;ration, am&#233;nagements de peine et pr&#233;paration &#224; la sortie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le stress de l'alarme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, pour b&#233;n&#233;ficier de cet am&#233;nagement de peine, la capacit&#233; de la personne &#224; respecter une r&#232;gle est le crit&#232;re pr&#233;requis. &lt;i&gt;&#171; Il s'agit de personnes dont le potentiel de dangerosit&#233; est extr&#234;mement faible et qui sont socialement ins&#233;r&#233;es. D'une certaine fa&#231;on, c'est un contrat de confiance qui est pass&#233; avec le d&#233;tenu &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Sylvie Marion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, il s'agit de r&#233;cidive de conduite en &#233;tat alcoolique ou sans permis, de larcins ou de petites infractions financi&#232;res. &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas avoir commis d'infractions dangereuses &#187;&lt;/i&gt;, confirme Sylvie Marion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de non-respect des horaires impos&#233;s, une alarme se d&#233;clenche au p&#244;le r&#233;gional centralisateur. Situ&#233; &#224; Rennes pour le grand-ouest, cette structure mobilise cinq agents &#224; plein temps - bient&#244;t six, promet l'administration p&#233;nitentiaire - et trois ordinateurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Deux sont d&#233;di&#233;s au PSE et un au PSEM, placement sous surveillance (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;&#171; L'alarme sonne plusieurs fois par jour. Dans ce cas, nous appelons le d&#233;tenu pour essayer de comprendre ce qu'il se passe. Nous &#233;coutons ses explications et r&#233;digeons syst&#233;matiquement un rapport d'incident qui sera transmis au conseiller d'insertion et de probation (CIP), au directeur de l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire et au juge &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille James Malidor, surveillant affect&#233; au p&#244;le r&#233;gional centralisateur depuis le d&#233;but de la mise en &#339;uvre de la mesure. Ainsi, dans le cas de rapports d'incidents tr&#232;s fr&#233;quents, le juge d'application des peines peut d&#233;cider de r&#233;voquer la mesure. Et si un d&#233;tenu tente d'enlever son bracelet &#233;lectronique, c'est consid&#233;r&#233; comme une tentative d'&#233;vasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; le stress provoqu&#233; chez certains par le PSE : &lt;i&gt;&#171; Un jour, un d&#233;tenu plac&#233; sous surveillance &#233;lectronique m'a appel&#233;e compl&#232;tement affol&#233; car il &#233;tait coinc&#233; dans un tramway &#187;,&lt;/i&gt; raconte &#171; sa &#187; CIP. Il est vrai qu'au bout de dix minutes de retard pour le retour &#224; domicile le p&#244;le centralisateur re&#231;oit une alarme informatique. Reste que l'engin peut &#233;galement biper si au domicile, le bo&#238;tier est d&#233;branch&#233; ou si une coupure d'&#233;lectricit&#233; se produit. &lt;i&gt;&#171; La mise en place du bracelet sur la cheville est simple et s'effectue au greffe. Ensuite, nous nous d&#233;pla&#231;ons en civil au domicile de la personne afin de lui expliquer le fonctionnement du dispositif. Par mesure de s&#233;curit&#233;, nous intervenons toujours &#224; deux et en fait, nous sommes toujours tr&#232;s bien re&#231;us. Souvent, les gens sont inquiets car ils craignent un probl&#232;me technique. Notre r&#244;le est de r&#233;pondre &#224; leurs questions en leur indiquant la marche &#224; suivre en cas de probl&#232;me. Nous leur rappelons &#233;galement qu'il est tr&#232;s important de bien payer leur facture de t&#233;l&#233;phone &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Eric Viandier, surveillant &#224; la maison d'arr&#234;t de Caen et en charge du PSE.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Objectif atteint&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2007, sur les 934 poses de bracelet &#233;lectronique op&#233;r&#233;es, 923 &#233;taient des am&#233;nagements de peine et 11 des contr&#244;les judiciaires. Selon l'administration p&#233;nitentiaire, 60 ont d&#251; &#234;tre enlev&#233;s avant le terme de la mesure : 51 pour non-respect des horaires, 2 pour une nouvelle affaire p&#233;nale, 2 pour &#233;vasion, 2 pour d&#233;c&#232;s (sic !) et enfin 3 &#224; la demande des int&#233;ress&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La mesure se d&#233;veloppe bien. Aujourd'hui, nous en sommes &#224; environ 3 300 bracelets activ&#233;s &lt;/i&gt; &#187;, indique B&#233;atrice Blanc, la magistrate chef de la mission am&#233;nagements de peine et surveillance &#233;lectronique au minist&#232;re de la Justice. Fix&#233; par la premi&#232;re loi Perben du 9 septembre 2002, l'objectif de 3 000 mises sous PSE est donc atteint. Pourtant, les d&#233;buts furent difficiles. Comme si en France, l'opinion publique mais aussi les professionnels &#233;taient r&#233;fractaires &#224; toute id&#233;e de changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le PSE appara&#238;t pour la premi&#232;re fois dans un texte officiel il y a pr&#232;s de vingt ans. En 1989, dans un rapport consacr&#233; &#224; la modernisation du service public p&#233;nitentiaire, le d&#233;put&#233; socialiste Gilbert Bonnemaison &#233;voque cette mesure, alors appel&#233;e &#171; assignation &#224; domicile sous surveillance &#233;lectronique &#187;. &#192; l'&#233;poque, l'Etat de Californie utilise ce dispositif et le Royaume-Uni y r&#233;fl&#233;chit. La contribution de l'&#233;lu est class&#233;e sans suite et ce n'est qu'en 1995, alors que le dispositif est en vigueur en Su&#232;de et aux Pays-Bas, que le s&#233;nateur Guy-Pierre Cabanel (UMP) ressort le PSE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et finalement, le 19 d&#233;cembre 1997, est promulgu&#233;e la loi qui pose le principe de la surveillance &#233;lectronique pour les personnes condamn&#233;es &#224; des peines inf&#233;rieures &#224; un an de prison. &lt;i&gt;&#171; Alors que de 1980 &#224; 1996, la population carc&#233;rale ne cesse de cro&#238;tre, &#224; partir de 1996, elle baisse et ce, jusqu'en 2001. La pression d&#233;mographique diminuant, la direction de l'administration p&#233;nitentiaire, plut&#244;t hostile au PSE n'avait pas de raison de l'appliquer &#187;&lt;/i&gt;, analyse Ren&#233; L&#233;vy, directeur de recherches au CNRS, lors de son intervention en mai 2007 &#224; la cinqui&#232;me conf&#233;rence sur la surveillance &#233;lectronique. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Le regain d'int&#233;r&#234;t pour le PSE co&#239;ncide avec un renversement de tendance qui conduit &#224; une croissance vertigineuse de la population incarc&#233;r&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une loi et quatre r&#233;formes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2000, d&#233;marre donc sur les sites d'Agen, Aix-en-Provence, Grenoble et Lille une exp&#233;rimentation pr&#233;vue jusqu'&#224; mai 2002. &#171; Le PSE a fait l'objet de quatre r&#233;formes successives : en 2000, 2002, 2004 et 2005 &#187;, note Ren&#233; L&#233;vy. Incontestablement, l'Etat met tout en &#339;uvre pour que le PSE se d&#233;veloppe. Il est vrai que les enjeux sont d'importance : maintien des liens familiaux et sociaux, pr&#233;paration &#224; la libert&#233;, lutte contre la r&#233;cidive, etc.&lt;i&gt; &#171; Plus personne ne reste toute sa vie en prison. Nous sommes arriv&#233;s &#224; un moment o&#249; l'on se projette tout de suite dans l'apr&#232;s-incarc&#233;ration et o&#249; il faut que la personne condamn&#233;e ait le maximum d'atouts pour reconstruire une vie sociale &#187;&lt;/i&gt;, estime Sylvie Marion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que les logiques &#233;voluent : pendant des ann&#233;es, les personnes condamn&#233;es b&#233;n&#233;ficiaient d'un am&#233;nagement de peine &#171; si elles le m&#233;ritaient &#187;, alors qu'aujourd'hui, les juges et l'administration p&#233;nitentiaire s'interrogent d&#232;s le prononc&#233; de la peine sur l'hypoth&#232;se d'un am&#233;nagement. Et puis, il y a le co&#251;t de la mesure : 10 &#8364; par jour pour un d&#233;tenu sous surveillance &#233;lectronique alors qu'en maison d'arr&#234;t, on tourne aux environs de 70 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans la mesure o&#249; quelque 30 % des d&#233;tenus sont condamn&#233;s &#224; des peines d'emprisonnement inf&#233;rieures &#224; un an, la marge de progression th&#233;orique du bracelet &#233;lectronique serait-elle donc ph&#233;nom&#233;nale ? &lt;i&gt;&#171; Pas forc&#233;ment car il existe plusieurs obstacles &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pondent les sp&#233;cialistes. Primo, le PSE vise une population sp&#233;cifique et tous les d&#233;tenus ne sont pas capables de respecter des r&#232;gles. Deuxio, l'extension du PSE est fonction du degr&#233; d'audace des juges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charg&#233; d'&#233;tablir le bilan de l'exp&#233;rimentation qui a couru d'octobre 2000 &#224; mai 2002&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='235 PSE pos&#233;s dont 175 avaient achev&#233;s leur peine &#224; la fin de l'exp&#233;rimentation' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Ren&#233; L&#233;vy constate en 2003 : &lt;i&gt;&#171; Selon les sites, les juges d'application des peines sont plus ou moins audacieux en l'assignant &#224; des jeunes, &#224; des toxicomanes ou encore &#224; des r&#233;cidivistes. &#192; l'inverse, d'autres magistrats surs&#233;lectionnent les sujets afin de garantir le maximum de succ&#232;s &#224; l'op&#233;ration. &#187;&lt;/i&gt; Cette derni&#232;re attitude tend &#224; se modifier puisque si des conditions telles que le logement fixe ou un emploi en contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e &#233;taient au d&#233;but absolument requises, aujourd'hui, certains osent l'accorder &#224; des profils diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un PSE en CHRS&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous exp&#233;rimentons de plus en plus, notamment avec les CHRS &#187;&lt;/i&gt;, souligne Sylvie Marion. Et de pr&#233;ciser : &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, le PSE &#233;tait per&#231;u comme tr&#232;s attentatoire aux libert&#233;s individuelles et tr&#232;s intrusif. &#192; l'usage, les juges d'application des peines se sont bien appropri&#233;s le dispositif et d'autres juges qui travaillent plus &#224; la marge commencent &#233;galement &#224; le solliciter. &#187;&lt;/i&gt; Ressenti au d&#233;marrage comme un outil au service de Big Brother, le bracelet &#233;lectronique n'a plus la sale r&#233;putation des d&#233;buts. &lt;i&gt;&#171; Le PSE n'informe que sur les horaires &#224; respecter &#187;&lt;/i&gt;, recadre Eric Viandier. &lt;i&gt;&#171; Dans l'absolu, pendant sa peine, la personne peut dealer ou commettre d'autres d&#233;lits &#187;&lt;/i&gt;, note-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel p&#233;nitentiaire en charge du bracelet &#233;lectronique constitue &#233;galement un param&#232;tre important dans le d&#233;veloppement ou non de la mesure (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-conseillers-d-insertion-et-de-probation-plebiscitent-la-mesure' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de deux assistantes sociales&lt;/a&gt;). Au sujet des surveillants, Ren&#233; L&#233;vy rappelle en effet que &lt;i&gt;&#171; le volontariat est n&#233;cessaire &#187;. &#171; C'est important car tous ne sont pas pr&#234;ts &#224; intervenir &#224; l'ext&#233;rieur de l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire. Il s'agit d'une crainte tr&#232;s r&#233;pandue &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;vient-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, la mobilisation des conseillers d'insertion et de probation repr&#233;sente une autre limite au d&#233;ploiement du bracelet &#233;lectronique. &lt;i&gt;&#171; Le PSE induirait une prise en charge des condamn&#233;s en milieu ouvert plus intensive que les autres mesures. Ceci ne tient pas tant &#224; la surveillance &#224; laquelle les d&#233;tenus plac&#233;s sous surveillance &#233;lectronique sont soumis qu'au fait que la mise en &#339;uvre du PSE implique une s&#233;rie de d&#233;marches pr&#233;alables qui contraignent les intervenants &#224; s'impliquer davantage. Il en est ainsi, en particulier, de l'enqu&#234;te pr&#233;alable qui oblige les travailleurs sociaux &#224; &#233;tudier de mani&#232;re approfondie la situation des condamn&#233;s et celle de leurs familles &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crivait Ren&#233; L&#233;vy en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, le minist&#232;re de la Justice a mis en place plusieurs recrutements de grande ampleur pour faire face &#224; ce surcro&#238;t de travail. Reste que depuis 2006, les conseillers d'orientation et de probation doivent &#233;galement traiter les dossiers de placement sous surveillance &#233;lectronique mobile qui s'est d&#233;ploy&#233; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-PSEM-entraine-des-difficultes-particulieres-pour-le-travailleur-social' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Olivier Razac, enseignant chercheur &#224; l'Ecole nationale de l'administration p&#233;nitentiaire&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La loi du 15 juin 2000 sur la pr&#233;somption d'innocence et le droit des victimes &#233;tend le PSE aux pr&#233;venus&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deux sont d&#233;di&#233;s au PSE et un au PSEM, placement sous surveillance &#233;lectronique mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas confondre PSE et PSEM Il n'est pas rare que le grand public confonde le placement sous surveillance &#233;lectronique (PSE) et le placement sous surveillance &#233;lectronique mobile (PSEM). Pourtant, le &#171; M &#187; du second apporte une diff&#233;rence fondamentale au dispositif. Le premier, via la loi de 1997, s'adresse aux auteurs de &#171; petits &#187; d&#233;lits, condamn&#233;s &#224; des peines de moins d'un an de prison ferme ou dont le reliquat de peine est inf&#233;rieur &#224; un an. Il peut &#234;tre &#233;galement ordonn&#233; par le juge pour un pr&#233;venu dans le cadre de l'instruction. Le principe du placement sous surveillance &#233;lectronique est celui de l'assignation &#224; domicile. Dans son ordonnance, le magistrat fixe les horaires de pr&#233;sence obligatoire du condamn&#233; &#224; son lieu de r&#233;sidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, le PSEM qui est un outil de l'apr&#232;s-prison concerne les d&#233;tenus condamn&#233;s pour crime et dont la peine est sup&#233;rieure &#224; sept ans. &lt;i&gt;&#171; Comme l'injonction de soins ou l'indemnisation des victimes, le placement sous surveillance &#233;lectronique mobile est un des moyens pour que la sortie du d&#233;tenu de prison se fasse dans les meilleures conditions &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume B&#233;atrice Blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre diff&#233;rence fondamentale, la d&#233;finition de zones d'exclusion dans lesquelles la personne a l'absolue interdiction de p&#233;n&#233;trer. Si son exp&#233;rimentation a &#233;t&#233; instaur&#233;e par la loi de d&#233;cembre 2005 dont la lutte contre la r&#233;cidive est la priorit&#233;, sa g&#233;n&#233;ralisation date de l'&#233;t&#233; dernier. Depuis le d&#233;but, une vingtaine PSEM a &#233;t&#233; pos&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Sur ce type de dossiers, les instructions sont longues et il s'agit de l'utiliser &#224; bon escient &#187;&lt;/i&gt;, conclut la responsable de la mission am&#233;nagements de peine et surveillance &#233;lectronique (MAPSE). Seul point commun : qu'il s'agisse de PSE ou de PSEM, le consentement de la personne est obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;235 PSE pos&#233;s dont 175 avaient achev&#233;s leur peine &#224; la fin de l'exp&#233;rimentation&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le bracelet &#233;lectronique, une libert&#233; tr&#232;s surveill&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-bracelet-electronique-une-liberte-tres-surveillee-9074</link>
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		<title>Comment &#234;tre psychanalyste d'enfants ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-etre-psychanalyste-d-enfants</link>
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		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>887</dc:subject>

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&lt;p&gt;S'il est bien une d&#233;rive quand on utilise un filtre pour voir la r&#233;alit&#233;, c'est d'en arriver &#224; les confondre l'un et l'autre. C'est justement ce qu'H&#233;l&#232;ne Brunschwig a r&#233;ussi &#224; &#233;viter. Se refusant &#224; s'enfermer dans quelque chapelle que ce soit, elle n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; s'inscrire dans le creuset de plusieurs courants (la psychanalyse, l'&#233;thologie, la syst&#233;mie) et &#224; rejeter toute id&#233;ologie r&#233;ductrice : &#171; Il faut se garder d'explications causales trop univoques et trop lin&#233;aires &#187; (p.122). Elle se revendique de la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est bien une d&#233;rive quand on utilise un filtre pour voir la r&#233;alit&#233;, c'est d'en arriver &#224; les confondre l'un et l'autre. C'est justement ce qu'H&#233;l&#232;ne Brunschwig a r&#233;ussi &#224; &#233;viter. Se refusant &#224; s'enfermer dans quelque chapelle que ce soit, elle n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; s'inscrire dans le creuset de plusieurs courants (la psychanalyse, l'&#233;thologie, la syst&#233;mie) et &#224; rejeter toute id&#233;ologie r&#233;ductrice : &#171; Il faut se garder d'explications causales trop univoques et trop lin&#233;aires &#187; (p.122). Elle se revendique de la th&#233;orie psychanalytique et utilise certains de ses concepts centraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de ce contre-transfert ressenti par l'analyste, mettant en branle ses propres sentiments et qui le renseigne non seulement sur lui-m&#234;me, mais aussi sur l'analys&#233; : &#171; Ce que vous fait &#233;prouver votre patient, il doit aussi le faire &#233;prouver &#224; d'autres et c'est l'occasion r&#234;v&#233;e de comprendre pourquoi &#187; (p.21). Mais elle reprend tout autant &#224; son compte la conviction de la th&#233;rapie familiale qui s'int&#233;resse non seulement &#224; l'individu, mais aussi &#224; son environnement, son r&#233;seau relationnel. Elle travaille donc avec les deux bouts de la cha&#238;ne : le syst&#232;me de la famille et le syst&#232;me de l'individu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si elle cultive volontiers les r&#233;f&#233;rences th&#233;oriques, H&#233;l&#232;ne Brunschwig affectionne tout particuli&#232;rement de se laisser porter par ses patients. Son approche th&#233;rapeutique est bas&#233;e non sur la toute-puissance ou le savoir de l'intervenant mais sur les capacit&#233;s de la personne. Chacun poss&#232;de les ressources n&#233;cessaires pour apporter les solutions aux probl&#232;mes pos&#233;s, affirme-t-elle. Il suffit d'une oreille attentive, de la mise en route d'une relation authentique pour que toute personne retrouve en soi des ressources qui avaient pu &#234;tre oblit&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;l&#232;ne Brunschwig se consacre depuis des ann&#233;es &#224; la th&#233;rapie m&#232;re/enfant : c'est tr&#232;s t&#244;t qu'il est important de faire face aux troubles pr&#233;coces du d&#233;veloppement de sa vie affective et de sa personnalit&#233;. En dessous de deux ans, elle travaille essentiellement avec la m&#232;re. Mais, au-del&#224;, elle s'adresse directement &#224; l'enfant, qu'elle consid&#232;re en capacit&#233; de conna&#238;tre ce dont il a besoin, pour extirper son trouble : &#171; Chaque situation porte en elle sa solution, et c'est l'enfant qui la trouve &#187; (p.73). Le th&#233;rapeute joue alors un r&#244;le de catalyseur : il accompagne, il contient, il fait &#233;clore, il offre un espace transitionnel o&#249; peuvent se passer &#224; nouveau les &#233;changes. Le dessin, le jeu, le &#171; holding &#187; (ou maternage) sont ses principaux supports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle privil&#233;gie la r&#233;gression qui permettra de retraverser les stades mal v&#233;cus : r&#233;investissement de la bouche, des sphincters, de la main, du sexe, du corps en g&#233;n&#233;ral. Si beaucoup de th&#233;rapeutes refusent d'avoir le moindre d&#233;sir sur son patient, H&#233;l&#232;ne Brunschwig insiste sur le r&#244;le positif de l'investissement narcissique de celui qui r&#234;ve d'un enfant s'en sortant gr&#226;ce &#224; son aide.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2008 (237 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La psychanalyse. Points de vue pluriels</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-psychanalyse-Points-de-vue-pluriels</link>
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		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>887</dc:subject>

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&lt;p&gt;Est-il possible aujourd'hui d'aborder la psychanalyse sans tomber dans des disputes id&#233;ologiques st&#233;riles ? Magali Molini&#233; r&#233;ussit cet exploit en proposant un ouvrage qui m&#234;le des contributions favorables, mais aussi plus critiques sur la th&#233;orie freudienne. Sigmund Freud a mis quarante ans &#224; &#233;laborer un syst&#232;me de pens&#233;e qui est &#224; la fois une th&#233;orie du psychisme (dans laquelle l'inconscient tient une place centrale), une m&#233;thode d'analyse (des r&#234;ves, des actes manqu&#233;s, des troubles mentaux&#8230;) et une (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Est-il possible aujourd'hui d'aborder la psychanalyse sans tomber dans des disputes id&#233;ologiques st&#233;riles ? Magali Molini&#233; r&#233;ussit cet exploit en proposant un ouvrage qui m&#234;le des contributions favorables, mais aussi plus critiques sur la th&#233;orie freudienne. Sigmund Freud a mis quarante ans &#224; &#233;laborer un syst&#232;me de pens&#233;e qui est &#224; la fois une th&#233;orie du psychisme (dans laquelle l'inconscient tient une place centrale), une m&#233;thode d'analyse (des r&#234;ves, des actes manqu&#233;s, des troubles mentaux&#8230;) et une technique th&#233;rapeutique (la cure analytique). Pourtant, on ne peut le comparer, comme il aimait &#224; le faire lui-m&#234;me, &#224; un arch&#233;ologue d&#233;terrant ce qui est profond&#233;ment enfoui dans les couches de la psych&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, ses constructions th&#233;oriques, cens&#233;es &#234;tre le produit d'une audacieuse auto-analyse confirm&#233;e par les pratiques th&#233;rapeutiques ult&#233;rieures, ne sont, pour certains, qu'une brillante synth&#232;se des id&#233;es, des croyances et des th&#233;ories scientifiques de son &#233;poque. Car, ses d&#233;couvertes concernant la sexualit&#233; infantile ne r&#233;sultent pas tant de l'observation directe d'enfants que de l'interpr&#233;tation des propos tenus par des patients adultes. Car, ses intuitions pr&#233;sum&#233;es g&#233;niales, peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme des sp&#233;culations intellectuelles hasardeuses : peut-on accorder une valeur universelle &#224; des fantasmes et obsessions personnelles projet&#233;s sur autrui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de ce complexe d'&#338;dipe que Freud explique avoir v&#233;cu &#224; l'&#233;gard de sa m&#232;re, r&#233;alit&#233; qu'aucune &#233;tude statistique n'a jamais permis de g&#233;n&#233;raliser &#224; tous les enfants. Le mouvement psychanalytique, min&#233; tr&#232;s t&#244;t par des scissions, des excommunications et des exclusions, a fini par &#233;clater en une vingtaine de groupes et groupuscules, se dispersant tant au niveau th&#233;orique que clinique. Sans compter que certains des h&#233;ritiers du vieux Sigmund, &#224; l'image de l'in&#233;narrable Lacan, en ont rajout&#233; dans le style baroque et obscur : &#171; Le nom-du-p&#232;re est le signifiant qui dans l'Autre en tant que lieu du signifiant est le signifiant de l'Autre en tant que lieu de la loi &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, rarement une th&#233;orie aura autant p&#233;n&#233;tr&#233; le grand public, certains de ses concepts centraux entrant quasiment dans le sens commun. Autant contest&#233;e que largement vulgaris&#233;e, la psychanalyse a su r&#233;sister vaillamment aux affres du temps. Et c'est sans doute gr&#226;ce &#224; la polys&#233;mie de ses th&#233;ories. Car, pour un J. D. Nasio qui r&#233;duit l'origine de toute obsession &#224; une agression ou une humiliation, de toute hyst&#233;rie &#224; un plaisir pr&#233;coce, intense et malsain et de toute phobie &#224; la tristesse provoqu&#233;e par l'abandon r&#233;el ou imaginaire (p.105), l'on trouve un Jean Laplanche n'h&#233;sitant pas &#224; affirmer de son c&#244;t&#233; : &#171; Le psychanalyste n'a pas pour r&#244;le d'imposer ses propres sch&#233;mas mythiques &#224; son patient &#187; (p.202).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Sciences Humaines, 2007 (329 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Tuer le handicap</title>
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		<dc:subject>887</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'actualit&#233; judiciaire nous rappelle de temps &#224; autre comme il est difficile de vivre au quotidien avec le handicap. Faute d'appui suffisant de la soci&#233;t&#233;, certains parents peuvent tuer leur enfant. La Conf&#233;rence du handicap viendra-t-elle pallier certaines lacunes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 29 mars, 25 000 personnes handicap&#233;es &#233;taient descendues dans la rue pour r&#233;clamer un revenu d'existence d&#233;cent. &#192; l'appel du collectif Ni pauvres ni soumis, les manifestants avaient rappel&#233; que la plupart &#233;taient condamn&#233;s &#224; vivre en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'actualit&#233; judiciaire nous rappelle de temps &#224; autre comme il est difficile de vivre au quotidien avec le handicap. Faute d'appui suffisant de la soci&#233;t&#233;, certains parents peuvent tuer leur enfant. La Conf&#233;rence du handicap viendra-t-elle pallier certaines lacunes ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 29 mars, 25 000 personnes handicap&#233;es &#233;taient descendues dans la rue pour r&#233;clamer un revenu d'existence d&#233;cent. &#192; l'appel du collectif Ni pauvres ni soumis, les manifestants avaient rappel&#233; que la plupart &#233;taient condamn&#233;s &#224; vivre en dessous du seuil de pauvret&#233; (817 &#8364;). R&#233;cemment, la Haute Autorit&#233; de lutte contre les discriminations et pour l'&#233;galit&#233; (Halde) a enregistr&#233; une augmentation significative (53 %) de ses saisines, notamment celles li&#233;es au handicap et dont le nombre a doubl&#233; par rapport &#224; l'an dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques jours, &#224; l'approche de la Conf&#233;rence nationale du handicap &#8211; le 10 juin &#8211;, la F&#233;d&#233;ration des associations gestionnaires d'&#233;tablissements et de services pour les personnes handicap&#233;es (Fegapei) pr&#233;conisait une nouvelle loi-programme sur le handicap. L'organisation &#233;tayait sa r&#233;clamation de dix-neuf propositions sur les maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es (MDPH), les ressources, l'emploi ou les &#233;tablissements. Elle demandait &#224; la Conf&#233;rence &#8211; sauf &#224; se vouloir une &#171; grand'messe &#187; &#8211; une harmonisation des dispositifs, une approche globale du handicap &#171; int&#233;grant pr&#233;vention, innovation, recherche, formation et qualit&#233; &#187; et un financement &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re r&#233;currente, des drames poignants, dans lesquels le handicap tient une place centrale, &#233;maillent la chronique judiciaire. En avril dernier, une m&#232;re de 66 ans &#233;tait jug&#233;e pour l'assassinat de sa fille, lourdement handicap&#233;e. Celle-ci, Anne-Marie, pr&#233;matur&#233;e, &#233;tait n&#233;e vingt-six ans plus t&#244;t avec une infirmit&#233; motrice c&#233;r&#233;brale. Invalide &#224; 90 %, elle sera plac&#233;e, entre six et vingt-deux ans, dans plusieurs structures sp&#233;cialis&#233;es. En 2001, faute de place adapt&#233;e, elle revient chez elle ; sa m&#232;re, quitte son emploi pour s'en occuper. Crises d'&#233;pilepsie, &#226;ge mental estim&#233; &#224; cinq ans, aggravation de sa d&#233;pendance consid&#233;r&#233;e comme irr&#233;m&#233;diable, insomnie plusieurs jours de suite. La m&#232;re fait face. Jusqu'au jour o&#249;&#8230; Le 14 mai 2005, elle tentera, en vain, de se suicider, apr&#232;s avoir tu&#233; sa fille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois ans plus tard, proc&#232;s, o&#249; la m&#232;re compara&#238;t libre, tout en risquant, en principe, la perp&#233;tuit&#233;. Le verdict tombe : acquittement, nonobstant l'avocat g&#233;n&#233;ral qui avait requis une peine de principe de trois ans de prison avec sursis. Applaudissements dans la cour d'assises. Verdict rarissime, dans la mesure o&#249; ces affaires-l&#224; se soldent le plus souvent par des condamnations &#224; des peines de prison avec sursis. Alors coupable, ou pas coupable ? Peine de principe, ou acquittement ? En 1994, la cour d'assises du Finist&#232;re avait &#233;galement acquitt&#233; un p&#232;re qui avait poignard&#233; son fils handicap&#233; mental pendant son sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier acquittement en date, car en g&#233;n&#233;ral, c'est bien avec une condamnation symbolique que la justice r&#233;pond. En 1988, un retrait&#233; avait tu&#233; son fils gravement handicap&#233; : deux ans avec sursis. En 1997, une m&#232;re avait fait de m&#234;me avec un fils qu'elle ne &#171; supportait plus de voir souffrir &#187; : cinq ans avec sursis. En 2000, deux affaires d&#233;fraient la chronique : une m&#232;re empoisonne son fils handicap&#233; mental (cinq ans de prison, dont deux avec sursis) ; une autre supprime le sien, &#233;galement handicap&#233; mental : cinq ans, dont dix-huit mois ferme. L'ann&#233;e suivante, une femme noie son fils handicap&#233; (trois mois d'emprisonnement avec sursis). En 2003, pour tentative de meurtre sur son fils lourdement handicap&#233;, une m&#232;re est condamn&#233;e &#224; trois ans avec sursis. L'an dernier, la cour d'assises du Lot condamne &#224; cinq ans de prison avec sursis une autre m&#232;re qui avait &#233;touff&#233; son fils de 4 ans, atteint d'une grave maladie enc&#233;phalique. Toutes ces affaires se ressemblent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une telle d&#233;cision peut-elle entra&#238;ner une sorte de &#171; permis de tuer &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pol&#233;mique : une telle d&#233;cision peut-elle entra&#238;ner, comme le craignent certains magistrats ou politiques, une sorte de &#171; permis de tuer &#187; ? Le 17 avril dernier, le procureur g&#233;n&#233;ral de la cour d'appel de Versailles interjetait finalement l'appel de la d&#233;cision d'acquittement de la m&#232;re : &#171; Ce verdict pourrait en effet &#234;tre compris comme un encouragement &#224; l'atteinte volontaire &#224; la vie des handicap&#233;s, qui m&#233;ritent notre protection et notre soutien &#187;, argumente-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les consid&#233;rations &#233;thiques viennent bousculer les bonnes intentions&#8230; Le risque pourrait-il &#234;tre de voir se d&#233;velopper une sorte de d&#233;criminalisation rampante de certains homicides &#171; par compassion &#187; ? La responsabilit&#233; d'un meurtre pourrait-elle s'estomper, voire dispara&#238;tre, au profit de la notion d'aide ou d'assistance ? L'euthanasie peut-elle b&#233;n&#233;ficier &#224; des personnes hors d'&#233;tat de manifester leur consentement ? Les associations, elles, ne cessent de rappeler l'importance du r&#233;pit pour l'entourage familial &#8212; accueil temporaire, formules de villages vacances pour parents et enfants, etc. &#8212; ce qui nous ram&#232;ne &#224; l'actualit&#233; de cette conf&#233;rence du handicap.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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