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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Ce que l'Afrique peut apporter &#224; un jeune en difficult&#233;</title>
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&lt;p&gt;Si les jeunes partent en s&#233;jour de rupture, c'est qu'ils y sont envoy&#233;s par des &#233;quipes ou des r&#233;f&#233;rents &#233;ducatifs. C'est le cas de Jean-Ren&#233; Servant, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans un service de protection de l'enfance. T&#233;moignage &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quelles conditions avez-vous &#233;t&#233; amen&#233; &#224; avoir recours &#224; un s&#233;jour de rupture &#224; l'&#233;tranger ? Je m'occupe d'une jeune pour qui une prise de distance avec son milieu familial a sembl&#233; opportun. J'ai pris contact avec Vivre ensemble, un lieu de vie qui pr&#233;sente l'originalit&#233; de fonctionner (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si les jeunes partent en s&#233;jour de rupture, c'est qu'ils y sont envoy&#233;s par des &#233;quipes ou des r&#233;f&#233;rents &#233;ducatifs. C'est le cas de Jean-Ren&#233; Servant, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans un service de protection de l'enfance. T&#233;moignage&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quelles conditions avez-vous &#233;t&#233; amen&#233; &#224; avoir recours &#224; un s&#233;jour de rupture &#224; l'&#233;tranger ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'occupe d'une jeune pour qui une prise de distance avec son milieu familial a sembl&#233; opportun. J'ai pris contact avec &lt;a href=&#034;http://www.vivre-ensemble.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Vivre ensemble&lt;/a&gt;, un lieu de vie qui pr&#233;sente l'originalit&#233; de fonctionner &#224; la fois dans la Sarthe et &#224; M'Bbour, un petit port de p&#234;cheurs du S&#233;n&#233;gal. Ce lieu d'accueil, compos&#233; d'un village de cases dispos&#233;es autour d'une place centrale, re&#231;oit une quinzaine de jeunes sur une p&#233;riode de neuf mois. Le s&#233;jour est con&#231;u sur deux p&#233;riodes. Un premier temps est consacr&#233; &#224; l'adaptation au nouveau cadre de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association parle d'un &#171; sevrage comportemental &#187;, l'objectif &#233;tant d'amener le jeune &#224; rompre avec ses habitudes ant&#233;rieures. Une relation tr&#232;s forte s'instaure avec les adultes qui participent avec les jeunes &#224; des chantiers humanitaires : construction de sanitaires dans une &#233;cole ou r&#233;fection de puits avec installation de pompes, par exemple&#8230; Dans un deuxi&#232;me temps, une formation professionnelle est propos&#233;e. Il y a possibilit&#233; d'am&#233;nager des stages assez faciles &#224; trouver sur place, en fonction du choix d'orientation du jeune. L'adolescente dont je m'occupe a ainsi pu faire un stage de deux mois dans le secteur du tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'association a aussi pass&#233; un accord avec un centre voisin de r&#233;insertion pour adolescents qui propose des formations en mara&#238;chage, m&#233;tallerie et menuiserie. Elle a mont&#233; une pouponni&#232;re de vingt places qui accueille des b&#233;b&#233;s confi&#233;s par les services sociaux. Une &#233;quipe sp&#233;cialis&#233;e est charg&#233;e de s'occuper des enfants. Ce qui est plut&#244;t original, c'est que les jeunes accueillis dans le cadre du s&#233;jour de rupture sont associ&#233;s &#224; la vie de la pouponni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous vous &#234;tes vous m&#234;me d&#233;plac&#233; jusqu'&#224; M'Bbour, invit&#233; par l'association qui int&#232;gre cette visite au protocole de prise en charge&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement. J'appr&#233;hendais un peu ce s&#233;jour. Mon arriv&#233;e &#224; l'a&#233;roport de Dakar m'a plong&#233; tr&#232;s vite dans la r&#233;alit&#233; du pays. D'autant que nous nous sommes rat&#233;s avec la personne qui devait m'accueillir. J'ai d&#251; attendre deux heures, seul toubab &#224; rester plant&#233; l&#224;. J'ai &#233;t&#233; sollicit&#233; par des petits jeunes qui voulaient me vendre tout et n'importe quoi. J'ai finalement pu retrouver mon h&#244;te. Sur la route, j'ai &#233;t&#233; impressionn&#233; par toutes ces couleurs, mais aussi par la mis&#232;re de certains quartiers travers&#233;s, sans oublier une circulation &#224; tombeau ouvert, les v&#233;hicules se fr&#244;lant &#224; quelques centim&#232;tres. Un autre monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chaleur de l'accueil m'a beaucoup marqu&#233;. J'&#233;tais vraiment attendu. J'ai particip&#233; aux activit&#233;s pendant toute la semaine de mon s&#233;jour. Je me suis d&#233;plac&#233; sur diff&#233;rents chantiers. On y allait dans une vieille carriole &#224; cheval cahotante qui fon&#231;ait sur un chemin de terre, sans se pr&#233;occuper des orni&#232;res. Mais, ce qui m'a le plus frapp&#233;, ce sont ces r&#233;unions qui avaient lieu tous les soirs sur la place centrale du village, reproduisant le traditionnel arbre &#224; palabres. Chaque membre de la communaut&#233; pouvait y prendre la parole, qu'il soit adulte ou adolescent. On y traitait de tous les probl&#232;mes de la vie quotidienne, des projets en cours, mais aussi des comportements des jeunes qui avaient pos&#233; probl&#232;me. Y &#233;taient d&#233;battues tant les transgressions que les sanctions d&#233;cid&#233;es en r&#233;ponse. On prenait le temps n&#233;cessaire, deux heures s'il le fallait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous au final de ce type de s&#233;jour : que peut-il apporter &#224; de jeunes Fran&#231;ais en difficult&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai constat&#233; une grande s&#233;r&#233;nit&#233; chez les jeunes que j'ai rencontr&#233;s. Pourtant, neuf mois loin de leur famille c'est long. Quand je suis arriv&#233;, ils voulaient avoir des informations sur ce qui se passait en France. Mais ils allaient globalement bien. J'ai essay&#233; de comprendre ce qui pouvait op&#233;rer sur eux. Je pense &#224; au moins quatre facteurs. Le premier, c'est le temps. Un matin, nous avons attendu pr&#232;s de trois quarts d'heure notre carriole pour rejoindre un chantier. Celui qui la conduisait avait simplement rencontr&#233; une connaissance et &#233;tait rest&#233; discuter. Cette dimension temporelle est tr&#232;s diff&#233;rente de ce qu'on peut vivre ici. Cela surprend, mais on finit par s'y faire. Nos jeunes qui sont tant habitu&#233;s &#224; courir, &#224; aller vite, &#224; passer &#224; l'acte, surtout pour oublier et pour se fuir, sont plong&#233;s dans un autre rapport au temps, qui les am&#232;ne &#224; regarder la vie diff&#233;remment. Second facteur, celui de la parole. Nos jeunes ont plus l'habitude de crier que de parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s ce que j'ai pu voir en Afrique, ce qui prime, ce n'est pas tant ce que l'on fait que la relation que l'on tisse avec les autres. On prend bien plus de soin, me semble-t-il, &#224; vraiment communiquer. L&#224; aussi, nos jeunes qui peuvent parfois avoir l'impression de ne compter pour personne, peuvent avoir l&#224; le sentiment d'&#234;tre enfin consid&#233;r&#233;s. Autre hypoth&#232;se possible, le respect d&#251; aux a&#238;n&#233;s. Celui qui a v&#233;cu et accumul&#233; l'exp&#233;rience de la vie est &#233;cout&#233; pour sa sagesse suppos&#233;e. Se r&#233;tablissent l&#224; pour nos jeunes une distance g&#233;n&#233;rationnelle et des rep&#232;res qu'ils ont souvent perdus. Derni&#232;re remarque : une prise en charge collective de l'&#233;ducation qui est l'affaire de tous, chacun pouvant intervenir sur ce que fait un enfant ou un adolescent. Cette pr&#233;gnance de la communaut&#233; peut &#234;tre &#233;touffante, comme elle peut &#234;tre structurante, dimension qui manquent tant parfois dans notre pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les grands fr&#232;res du Mali et du Burkina Faso</title>
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&lt;p&gt;Se confronter &#224; la r&#233;alit&#233; de deux pays parmi les plus pauvres du monde : tel est l'objectif remobilisateur d'un lieu de vie breton qui fonctionne depuis dix ans. Explications &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand Dominique Richer rentre du Mali, en 1989, apr&#232;s avoir pass&#233; plusieurs ann&#233;es &#224; travailler avec les enfants des rues, il n'a qu'une id&#233;e : utiliser la r&#233;alit&#233; d'un pays qu'il conna&#238;t bien pour permettre &#224; des jeunes Fran&#231;ais en panne de projet de cheminer dans leur propre vie. Il organise un premier s&#233;jour avec un adolescent (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Se confronter &#224; la r&#233;alit&#233; de deux pays parmi les plus pauvres du monde : tel est l'objectif remobilisateur d'un lieu de vie breton qui fonctionne depuis dix ans. Explications&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand Dominique Richer rentre du Mali, en 1989, apr&#232;s avoir pass&#233; plusieurs ann&#233;es &#224; travailler avec les enfants des rues, il n'a qu'une id&#233;e : utiliser la r&#233;alit&#233; d'un pays qu'il conna&#238;t bien pour permettre &#224; des jeunes Fran&#231;ais en panne de projet de cheminer dans leur propre vie. Il organise un premier s&#233;jour avec un adolescent confi&#233; par la PJJ. Fort de cette exp&#233;rience, il monte une structure d'accueil non traditionnelle : Extra Balle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Extra Balle - Nervet-Hir - 22970 Ploumagoar. T&#233;l. 02 96 11 00 08 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Son association a surv&#233;cu &#224; son d&#233;c&#232;s, intervenu en 2002. Elle organise sept &#224; huit sessions par an sur deux sites : Bamako au Mali et &#224; Bobo Dioulasso au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La pr&#233;paration en France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'accueil est d'abord collectif : un groupe de cinq jeunes maximum se retrouve &#224; Ploumagoar, pr&#232;s de Guingamp dans les C&#244;tes-d'Armor, pour un peu plus de six semaines. Les ressources de la Bretagne sont utilis&#233;es pour mieux observer et identifier les difficult&#233;s de chaque jeune. La premi&#232;re p&#233;riode de cette phase de pr&#233;paration (environ une vingtaine de jours) est consacr&#233;e &#224; des activit&#233;s ludiques autour du sport et de l'expression. La seconde (quatre semaines) va &#234;tre l'occasion d'une confrontation au monde du travail. Un r&#233;seau d'entreprises et d'artisans a ainsi &#233;t&#233; tiss&#233; qui permet de proposer diff&#233;rents domaines d'activit&#233; : boulangerie, m&#233;canique&#8230; y compris des &#233;coles offrant une confrontation aux jeunes attir&#233;s par un travail aupr&#232;s de la petite enfance. Pour les plus &#226;g&#233;s, il s'agit de commencer &#224; envisager une orientation professionnelle. Les plus jeunes d&#233;couvrent le monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces activit&#233;s permettent de mesurer la motivation du jeune &#224; qui on demande d'&#234;tre volontaire. Un pr&#233;requis est n&#233;cessaire quant &#224; sa volont&#233; de progresser et sa capacit&#233; de se remettre en cause. La plupart adh&#232;re au projet parce qu'il sont attir&#233;s par l'Afrique ou simplement parce qu'ils n'ont plus de perspectives (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Ce-que-l-Afrique-peut-apporter-a-un-jeune-en-difficulte' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Jean-Ren&#233; Servant, &#233;ducateur dans un service de protection de l'enfance&lt;/a&gt;). A ce stade, il est toujours possible d'arr&#234;ter : cela peut venir du jeune ou de l'&#233;quipe d'Extra Balle. Ainsi, depuis 1998, sur 362 jeunes, seulement 253 sont partis en Afrique. Les autres ont pr&#233;f&#233;r&#233; r&#233;int&#233;grer l'&#233;cole et entrer en formation professionnelle tout de suite. D'autres encore n'ont pas voulu poursuivre le projet ou n'ont pas montr&#233; qu'ils pouvaient aller &#224; son terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le s&#233;jour en Afrique est pr&#233;par&#233; tout au long de cette premi&#232;re phase. Une soir&#233;e par semaine, l'&#233;quipe familiarise le groupe au continent qu'ils vont d&#233;couvrir. Un maximum d'informations leur est apport&#233; pour leur &#233;viter d'&#234;tre compl&#232;tement perdus : photos, vid&#233;os, familiarisation avec des objets courants. On leur enseigne quelques mots de bambara, la langue locale, on leur pr&#233;pare des repas africains&#8230; Puis arrive le grand jour : d&#233;part en train le matin, arriv&#233;e &#224; Roissy en fin d'apr&#232;s-midi, d&#233;barquement &#224; Bamako en d&#233;but de soir&#233;e. A compter de cet instant, chaque jeune est confi&#233; &#224; un grand fr&#232;re qui va l'emmener dans sa famille et sa cour&#233;e. Pendant huit semaines, l'adolescent (e) va vivre sous l'aile protectrice de cet adulte de confiance qui va lui faire d&#233;couvrir son pays. L'&#233;ducateur fran&#231;ais pr&#233;sent en permanence sur place ne commencera &#224; lui rendre visite r&#233;guli&#232;rement qu'apr&#232;s les dix premiers jours (sauf en cas de p&#233;pin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cinq premi&#232;res semaines de cette seconde phase sont consacr&#233;es au voyage itin&#233;rant : passer dix jours dans un village de brousse, gagner Tombouctou en utilisant tous les moyens de transport locaux (bus, camions, taxis de brousse). C'est ce que l'association appelle l'exploit : aller jusqu'au bout d'un projet quelles que soient les &#233;preuves et les obstacles. La saison des pluies peut parfois compliquer les choses, allongeant les d&#233;lais de trajet. Mais, s&#233;journer dans un village au bord du Sahel, o&#249; il n'y a rien, sinon des conditions de vie &#233;pouvantables, n'est pas forc&#233;ment plus facile. Ce que l'on recherche l&#224;, c'est bien l'immersion dans la vie locale, dans tout ce que cela peut avoir de confrontations humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde partie du s&#233;jour en Afrique est consacr&#233;e &#224; une implication plus s&#233;dentaire dans la vie locale. Les jeunes soumis &#224; l'obligation scolaire, souvent d&#233;crocheurs en France, sont int&#233;gr&#233;s &#224; une &#233;cole sur place. &lt;i&gt;&#171; Les jeunes Fran&#231;ais cessent tr&#232;s vite d'affirmer que l'&#233;cole c'est nul, quand ils sont confront&#233;s &#224; de jeunes Africains dont seulement 10 % ont le privil&#232;ge de la fr&#233;quenter &#187;&lt;/i&gt;, explique Martine Le Moal, directrice d'Extra Balle. Les plus &#226;g&#233;s se consacrent &#224; un stage au sein du tissu &#233;conomique du pays. Ils y retrouvent des m&#233;tiers en voie de disparition en France, comme celui de couturi&#232;re, fabriquant par exemple des tenues africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant tout ce temps, l'association reste en contact avec le travailleur social r&#233;f&#233;rent pour pr&#233;parer le retour en France. Le s&#233;jour se termine. Le jeune ne va pas r&#233;int&#233;grer sa famille ou l'institution qui a pr&#233;vu de l'accueillir sans passer par un sas de quatre jours &#224; Ploumagoar, qui est l'occasion de faire le point sur son &#233;volution, sa progression, ses projets d'avenir. Extra Balle est l'une des associations qui a &#233;t&#233; inspect&#233;e tant en Bretagne qu'en Afrique par les rapporteurs des affaires sociales et de la justice. &#171; M&#234;me si nous avons d&#251; nous s&#233;parer de certains grands fr&#232;res du fait d'un positionnement religieux tr&#232;s marqu&#233; face &#224; des jeunes un peu trop fragiles, nous tenons au travail assur&#233; par ces dix personnalit&#233;s porteuses et leur environnement familial &#187;, conclut Martine Le Moal.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Actions solidaires au S&#233;n&#233;gal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Destin&#233; d'abord aux jeunes mettant tout en &#233;chec dans leurs propres structures, le dispositif que l'association Montjoie a mont&#233; au S&#233;n&#233;gal b&#233;n&#233;ficie maintenant &#224; des adolescents provenant de nombreux d&#233;partements du centre et du grand-ouest.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; par un &#233;ducateur salari&#233; qui, fort de ses exp&#233;riences pass&#233;es aupr&#232;s de jeunes de quartier, propose d'emmener un groupe en Afrique. L'id&#233;e s&#233;duit l'association Montjoie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Dispositif &#233;ducatif Montjoie au S&#233;n&#233;gal (remplac&#233;, fin 2009, par l'Association (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; comme le conseil g&#233;n&#233;ral d'Indre-et-Loire qui appuie le projet. Nous sommes en 2003, le premier s&#233;jour va durer cinq mois. Un couple de professionnels partage son quotidien avec cinq jeunes, aid&#233; pour la cuisine et l'entretien par trois personnes recrut&#233;es sur place. Pourtant, tr&#232;s vite, en raison de l'accroissement du nombre de jeunes concern&#233;s et de l'augmentation de la dur&#233;e du s&#233;jour, il appara&#238;t n&#233;cessaire d'&#233;toffer l'infrastructure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de la premi&#232;re ann&#233;e va progressivement se d&#233;velopper pour devenir un v&#233;ritable dispositif &#233;ducatif. &lt;i&gt;&#171; Nous ne parlons pas de s&#233;jour de rupture,&lt;/i&gt; explique Bernard Lesbros, directeur de la structure. &lt;i&gt;D'abord parce que si l'on peut parfois s'&#233;loigner temporairement de son environnement, on ne rompt jamais avec son histoire. Ensuite, parce qu'il est r&#233;ducteur de se limiter &#224; cette dimension de l'&#233;loignement. L'immersion dans une autre culture, la reconstruction et la remobilisation personnelles sont tout aussi importantes. &#187;&lt;/i&gt; Ce s&#233;jour est ouvert tout au long de l'ann&#233;e pour quinze jeunes, avec entr&#233;e et sortie permanentes. La dur&#233;e minimale de prise en charge est de quatre mois. L'h&#233;bergement est volontairement organis&#233; loin de toute r&#233;gion touristique, &#224; Dagana, ville situ&#233; &#224; 125 km de Saint-Louis, sur la rive du fleuve S&#233;n&#233;gal. Il peut prendre diverses formes, depuis le s&#233;jour en famille d'accueil jusqu'aux transferts ou chantiers en petit groupe (pas plus de quatre ou cinq adolescents en m&#234;me temps), en passant par la solution d'un logement en appartement. En fait, le parcours propos&#233; est tr&#232;s individualis&#233; : les modalit&#233;s d'accueil peuvent alterner ou rester les m&#234;mes tout au long du s&#233;jour. Tout d&#233;pend de la probl&#233;matique du jeune.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le support de l'humanitaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'une des originalit&#233;s de ce s&#233;jour, c'est bien l'investissement dans des actions solidaires. R&#233;nover des salles de classe, installer des sanitaires pour une &#233;cole, construire des cases pour les instituteurs&#8230; Pour autant l'association Montjoie ne se prend pas pour une organisation non gouvernementale (ONG). Sa mission n'est pas de se lancer dans des actions de d&#233;veloppement, mais bien d'aider des jeunes confi&#233;s par les services sociaux fran&#231;ais. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas notre m&#233;tier de d&#233;terminer ce qui est profitable pour les populations locales. On a choisi de travailler avec des associations implant&#233;es au S&#233;n&#233;gal et qui ont d&#233;j&#224; des programmes d'action, de d&#233;veloppement et de soutien aux populations locales. Elles n'ont pas besoin de nous, mais nous leur apportons une aide compl&#233;mentaire &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Bernard Lesbros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une collaboration a pu ainsi &#234;tre &#233;tablie avec l'association CAURIS qui intervient dans le cadre du renforcement des m&#233;thodes p&#233;dagogiques et de certaines infrastructures scolaires et p&#233;riscolaires. A compter de la rentr&#233;e prochaine, un accord pass&#233; avec Caritas International permettra d'&#233;largir la palette des champs d'action propos&#233;s aux jeunes aux domaines de la sant&#233;, de l'hygi&#232;ne et de l'environnement. C'est l&#224; l'occasion de vivre une relation intense avec la population qu'ils &#233;paulent. C'est souvent l'une des premi&#232;re fois o&#249; certains jeunes se sentent utiles et efficaces, eux qui ont cumul&#233; tant d'&#233;checs et de revers. D'autant que pendant le chantier, ils sont h&#233;berg&#233;s par les habitants du village concern&#233;, ce qui renforce encore les liens.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un encadrement qualifi&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sensible aux critiques formul&#233;es par le rapport conjoint de l'inspection des minist&#232;res des Affaires sociales et de la Justice, l'association Montjoie a tout particuli&#232;rement veill&#233; &#224; concilier la rigueur professionnelle qu'elle d&#233;veloppe dans ses autres structures avec l'innovation, l'aventure, la r&#233;activit&#233; qu'on trouve dans les s&#233;jours de rupture. C'est une &#233;quipe compos&#233;e de cinq &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s fran&#231;ais, encadr&#233;s par un directeur et un chef de service, qui intervient sur place. Une quinzaine de personnels s&#233;n&#233;galais ont rejoint l'&#233;quipe : huit accompagnateurs qui ont pour mission d'assister les &#233;ducateurs dans leur mission et presque autant de personnels de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel r&#233;sultat obtient ce dispositif ? Ce que l'on voit tr&#232;s vite, ce sont les effets imm&#233;diats et tangibles sur le comportement et la relation &#224; l'autre. La plupart des jeunes qui arrivent sont en panne de projet et manifestent leur mal-&#234;tre par des passages &#224; l'acte violents. On constate tr&#232;s vite un effet s&#233;datif, car les S&#233;n&#233;galais ne donnent pas prise &#224; l'agressivit&#233; latente. On remarque aussi une reprise de confiance de ces jeunes en eux-m&#234;mes. &lt;i&gt;&#171; Quand on relit les rapports les concernant, on a du mal &#224; croire qu'il s'agit des m&#234;mes &#187;&lt;/i&gt;, constate Bernard Lesbros. Pourtant, il n'y a pas ici plus de visibilit&#233; que dans la plupart des &#233;tablissements classiques sur ce que deviennent les jeunes &#224; plus long terme. L'&#233;quipe est en train de travailler sur une grille qui serait adress&#233;e aux quarante jeunes ayant s&#233;journ&#233; au S&#233;n&#233;gal depuis 2003. &lt;i&gt;&#171; Le s&#233;jour a des chances de porter ses fruits d&#232;s lors qu'il n'est pas une parenth&#232;se dans la vie du jeune, mais un tremplin &#187;&lt;/i&gt;, conclut Bernard Lesbros qui insiste sur la n&#233;cessit&#233; d'une coop&#233;ration &#233;troite avec les services de l'ASE.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Du nomadisme &#224; la resocialisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Bretagne, le lieu de vie Ribinad propose &#224; des jeunes d&#233;socialis&#233;s de marcher, notamment sur les chemins de Saint-Jacques. Gr&#226;ce &#224; la randonn&#233;e et aux rencontres, les jeunes peuvent plus facilement se stabiliser et s'int&#233;grer.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ribinad signifie en breton &#171; passage &#233;troit &#187;, &#171; br&#232;che &#187; ou &#171; bout de chemin &#187;. L'association portant ce nom anime une structure d'accueil non traditionnelle qui accompagne ponctuellement des jeunes de quatorze &#224; vingt-et-un ans, en grande difficult&#233; sociale ou familiale, en situation d'exclusion ou de transgression, avec pour ambition de leur proposer l'itin&#233;raire leur ouvrant la voie de l'int&#233;gration&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ribinad - 1 rue de l'&#233;glise - 29560 Telgruc-sur-Mer. T&#233;l. 02 98 27 78 52 - (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle a commenc&#233; &#224; fonctionner en 1987, en tant que lieu de vie familial. Les prises en charge assur&#233;es l'ont tr&#232;s vite confront&#233;e &#224; des cohabitations compliqu&#233;es. Il y avait ceux qui avaient &#233;t&#233; agress&#233;s sexuellement et qui se trouvaient face &#224; d'autres, en position d'auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi, ceux qui, souffrant de trop grandes carences, ne supportaient pas la vie en groupe. D'o&#249; l'ouverture de maisons-relais accueillant d'une fa&#231;on plus individualis&#233;e. De cette n&#233;cessit&#233; &#224; proposer un projet au cas par cas, loin du groupe, est n&#233;e l'id&#233;e d'un s&#233;jour &#224; l'&#233;tranger. Les premi&#232;res exp&#233;riences sont men&#233;es entre 1993 et 1996 dans les &#238;les Canaries : vingt-sept jeunes vont y vivre au contact d'une population &#224; la fois tr&#232;s contenante et tol&#233;rante. L'occasion de d&#233;velopper une image d'eux-m&#234;mes bien diff&#233;rente de celle qui leur avait &#233;t&#233; renvoy&#233;e jusque-l&#224;. Estime de soi revaloris&#233;e, reprise d'une confiance en ses capacit&#233;s, retissage de liens de socialisation&#8230; tels furent les r&#233;sultats constat&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets de d&#233;stigmatisation jouant un r&#244;le majeur dans l'&#233;volution des jeunes confi&#233;s, l'association d&#233;cide alors d'approfondir et de d&#233;velopper le support p&#233;dagogique adopt&#233;. Si son si&#232;ge de Telgruc-sur-Mer, dans le Finist&#232;re comporte bien un appartement permettant un h&#233;bergement temporaire, toute son activit&#233; est orient&#233;e vers l'accompagnement &#224; l'&#233;tranger. Le s&#233;jour propos&#233; se d&#233;roule en trois phases. La premi&#232;re p&#233;riode est marqu&#233;e par le nomadisme. Le (la) jeune part seul (e) avec un (e) accompagnateur (trice) sur le chemin de Compostelle, sur une p&#233;riode pouvant aller de quelques semaines &#224; deux ou trois mois. S'il n'est pas question ici d'un p&#232;lerinage, toutes les dimensions du rite de passage sont r&#233;unies : la rencontre et l'&#233;change avec les autres marcheurs qui ne manquent pas d'encourager et de soutenir le jeune dans ses efforts, les haltes dans les g&#238;tes, h&#244;tels, auberges, la tenue de la Credencial, cette accr&#233;ditation &#224; faire tamponner &#224; chaque &#233;tape&#8230; Si l'association met &#224; disposition un v&#233;hicule, il n'est pas rare que l'ado fasse le choix de cheminer &#224; pied, aux c&#244;t&#233;s de ses compagnons de route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un moment privil&#233;gi&#233; pour se retrouver et faire un peu le point, avec l'aide de son accompagnateur. Cette phase correspond &#224; une pause, &#224; un apaisement et &#224; une r&#233;flexion commune. &#171; Les jeunes nous disent souvent que cela leur permet de se vider la t&#234;te &#187;, explique Gilles Amerand, directeur de l'association.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers la res&#233;dentarisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La seconde &#233;tape du s&#233;jour se d&#233;roule aux abords de petits villages d'Andalousie : soit pr&#232;s de la mer dans la r&#233;gion de Cadiz, soit &#224; la montagne dans la r&#233;gion de Ronda. Le (la) jeune, toujours avec son accompagnateur (trice), entre pour environ quatre mois dans un s&#233;jour qui cette fois sera s&#233;dentaire. L'ouverture &#224; un monde socioculturel &#233;tranger, d&#233;j&#224; entam&#233; lors de la phase de nomadisme, s'approfondit, favorisant l'&#233;mergence d'un certain savoir-vivre en soci&#233;t&#233;. Il s'agit, gr&#226;ce &#224; l'int&#233;gration &#224; un tissu local, de poursuivre le travail de r&#233;appropriation des mod&#232;les sociaux et de resocialisation engag&#233; pr&#233;c&#233;demment. &lt;i&gt;&#171; Nous fuyons la b&#233;tonisation et recherchons ce qu'il peut y avoir encore d'authentique dans certains villages. Cela nous permet de laisser par exemple un jeune seul en semi-autonomie sur la journ&#233;e, la population environnante &#233;tant de celles qui jouent un r&#244;le protecteur et normalisateur &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Gilles Amerand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune va &#234;tre invit&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; son projet de vie, &#224; s'orienter vers un choix d'insertion professionnelle, qui sera mis en &#339;uvre &#224; la sortie du s&#233;jour. C'est l'occasion d'une remise &#224; niveau scolaire, avec des cours du CNED et d'une d&#233;couverte du monde professionnel, avec des stages en entreprise. Le sport est aussi utilis&#233; comme mode d'int&#233;gration des r&#232;gles de vie. La troisi&#232;me phase a &#233;t&#233; l'occasion pour Ribinad d'aller encore un peu plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Penser &#224; l'apr&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, des &#233;ducateurs r&#233;f&#233;rents ont fait remarquer &#224; l'association que les jeunes qui les quittaient &#233;taient confront&#233;s au risque de d&#233;litement des progr&#232;s accomplis et ce, par manque de continuit&#233; du travail engag&#233;. Depuis, s'est cr&#233;&#233;, pr&#232;s de Pau, un service de suite, structure d'accueil qui permet justement d'assurer ce prolongement quant &#224; l'insertion professionnelle du jeune, si tel est son projet et son souhait. Outre cette possibilit&#233; d'accueil post&#233;rieur au s&#233;jour de rupture, l'originalit&#233; de cette association est quand m&#234;me la prise en charge individualis&#233;e du mineur par un &#171; pr&#233;cepteur-accompagnateur socio-&#233;ducatif &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si des adultes se relaient aupr&#232;s du jeune, le choix d'une relation tr&#232;s individualis&#233;e constitue la r&#233;ponse choisie par l'association, pour faire face &#224; des troubles de la personnalit&#233; qui ont mis en &#233;chec toutes les solutions familiales ou institutionnelles ant&#233;rieures. L'association Ribinad, habilit&#233;e pour vingt-trois jeunes confi&#233;s par l'aide sociale &#224; l'enfance, emploie trente-trois accompagnateurs dont deux sont d&#233;di&#233;s &#224; la logistique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Extra Balle - Nervet-Hir - 22970 Ploumagoar. T&#233;l. 02 96 11 00 08 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:extraballe@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;extraballe@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dispositif &#233;ducatif Montjoie au S&#233;n&#233;gal (remplac&#233;, fin 2009, par l'Association de promotion et gestion des s&#233;jours &#233;ducatifs) : 9 rue du Port - 72000 Le Mans. T&#233;l. 02 53 04 86 39 ou 06 19 57 36 90. mail : &lt;a href=&#034;mailto:senegal@montjoie.asso.fr&#034; class='spip_mail'&gt;senegal@montjoie.asso.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ribinad - 1 rue de l'&#233;glise - 29560 Telgruc-sur-Mer. T&#233;l. 02 98 27 78 52 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:secretariat@ribinad.com&#034; class='spip_mail'&gt;secretariat@ribinad.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les s&#233;jours de rupture, des dispositifs efficaces</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-sejours-de-rupture-des-dispositifs-efficaces</link>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>886</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le recours aux s&#233;jours de rupture &#224; l'&#233;tranger s'est multipli&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, sans que l'on s'interroge vraiment sur leurs effets et sans que des normes d'encadrement aient &#233;t&#233; mises en place. Un rapport interminist&#233;riel propose des recommandations tout en reconnaissant l'efficacit&#233; de ces dispositifs. R&#233;flexions sur le sens, la port&#233;e et les limites de ces s&#233;jours &lt;br class='autobr' /&gt;
Les s&#233;jours de rupture offrent aux professionnels des possibilit&#233;s de relais pour certains jeunes en grande difficult&#233;. Notamment, ceux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Delinquance" rel="tag"&gt;D&#233;linquance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-886-" rel="tag"&gt;886&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le recours aux s&#233;jours de rupture &#224; l'&#233;tranger s'est multipli&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, sans que l'on s'interroge vraiment sur leurs effets et sans que des normes d'encadrement aient &#233;t&#233; mises en place. Un rapport interminist&#233;riel propose des recommandations tout en reconnaissant l'efficacit&#233; de ces dispositifs. R&#233;flexions sur le sens, la port&#233;e et les limites de ces s&#233;jours&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les s&#233;jours de rupture offrent aux professionnels des possibilit&#233;s de relais pour certains jeunes en grande difficult&#233;. Notamment, ceux d'entre eux qui ont cumul&#233; tout au long de leur parcours une succession d'&#233;checs, qui ont explos&#233; leur placement ou qui ont ruin&#233; tous les efforts et toutes les tentatives pour r&#233;pondre &#224; leur probl&#233;matique. Parmi les destinations propos&#233;es, on trouve surtout des pays &#233;trangers. On compte une minorit&#233; de s&#233;jours en Europe du sud (Portugal, Espagne) ou de l'est (Roumanie, Lituanie, Moldavie), exceptionnellement dans le nord du continent (Finlande) et un seul outre-Atlantique, au Canada, tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout l'Afrique noire qui monopolise l'essentiel des propositions, et plus particuli&#232;rement le S&#233;n&#233;gal (on trouve ensuite le Burkina Faso, le Mali et le B&#233;nin). Le Maroc est aussi choisi pour ses raids &#224; travers le Haut Atlas. Pourtant, rien ne semble emp&#234;cher que de tels s&#233;jours aient lieu dans l'hexagone : l'ascension du Mont-Blanc, un trekking sur le fameux GR 20 qui traverse la Corse ou la route des cr&#234;tes dans les Vosges pourraient fort bien faire l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ce choix de l'&#233;tranger ? A cela, de nombreuses raisons : l'attrait pour l'exotisme, l'int&#233;r&#234;t d'une destination lointaine comme &#233;l&#233;ment contenant (il est plus difficile de partir en fugue et de revenir en stop du fin fond de l'Afrique), l'ins&#233;curisation li&#233;e &#224; un contexte par trop diff&#233;rent (langue, coutumes, climat&#8230;) comme facteur structurant, la confrontation &#224; un danger toujours possible comme support &#224; une autre relation &#224; l'autre, parfois une volont&#233; d'utiliser l'action humanitaire, les liens et r&#233;seaux personnels des initiateurs du s&#233;jour dans les pays concern&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on peut aussi &#233;voquer des causes bien plus triviales li&#233;es au moindre co&#251;t tant de la vie, que de l'immobilier, de la nourriture ou de la main-d'&#339;uvre (un guide dans le Haut Atlas est bien moins cher que dans les Alpes). Ces s&#233;jours &#224; l'&#233;tranger doivent &#234;tre regard&#233;s d'un peu plus pr&#232;s pour comprendre tant les b&#233;n&#233;fices qu'ils peuvent apporter que les d&#233;rives potentielles qu'ils peuvent engendrer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une mont&#233;e en puissance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Premier &#233;l&#233;ment important &#224; noter, l'id&#233;e d'introduire le voyage comme support &#233;ducatif n'est pas, &#224; proprement parler, une nouveaut&#233;. Elle remonte au d&#233;but des ann&#233;es 1980. Mais les s&#233;jours organis&#233;s alors sont ponctuels et de courtes dur&#233;es. Ils sont, en outre, souvent associ&#233;s &#224; des projets de solidarit&#233; internationale. Il s'agissait de faire vivre aux participants une exp&#233;rience marquante, tout en accomplissant une &#339;uvre utile et humanitaire. Cette option fonctionne encore aujourd'hui : l'exemple type est celui men&#233; par l'association Passerelles, en juillet 2006, qui proposa &#224; un groupe de onze jeunes en difficult&#233;, &#226;g&#233;s de quatorze &#224; vingt-cinq ans, issus d'une cit&#233; des Yvelines, de passer trois semaines &#224; Tamatave, deuxi&#232;me ville de Madagascar, pour construire une &#233;cole au profit d'un orphelinat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les brouettes de l'espoir Andr&#233; Vignau, &#233;d. Le Lectambule, 2007 (lire la (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, progressivement, l'id&#233;e de concevoir des s&#233;jours sur de plus longues p&#233;riodes a fait son chemin. Ainsi, l'association Nomado mit-elle au point au milieu des ann&#233;es 1990 des raids tr&#232;s sportifs : traverser le Sahara &#224; pied pendant sept jours, par 45&#176; &#224; l'ombre, en reliant sur plus de 100 kilom&#232;tres, puits et points d'eau tr&#232;s sommaires ou parcourir 400 kilom&#232;tres en vingt-et-un jours dans le Haut-Atlas, avec douze cols &#224; plus de 3000 m&#232;tres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Cf. Comment des jeunes courent le monde pour retrouver une place - Lien (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&#8230; C'est aussi fin 1999, qu'est lanc&#233;e l'aventure d'Itin&#233;raire d&#233;couverte : la travers&#233;e de l'Espagne, du sud au nord, &#224; pied, en neuf mois, soit 1800 kilom&#232;tres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Cf. Ils veulent se retrouver en cherchant le monde : l'aventure de 10 jeunes (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers la p&#233;rennisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces exp&#233;riences un peu isol&#233;es vont se syst&#233;matiser avec l'apparition en 1996 des unit&#233;s &#224; encadrement &#233;ducatif renforc&#233;, devenues en 1999 centres &#233;ducatifs renforc&#233;s. Sur les soixante-dix CER cr&#233;&#233;s depuis, seize ont int&#233;gr&#233; dans leur projet p&#233;dagogique des s&#233;jours de rupture &#224; l'&#233;tranger. Ce qui &#233;tait jusque-l&#224; encore assez confidentiel, a commenc&#233; &#224; prendre une ampleur in&#233;gal&#233;e. Dans un rapport interminist&#233;riel consacr&#233; &#224; ces activit&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Mission sur les s&#233;jours &#224; l'&#233;tranger,rapport conjoint des Inspections g&#233;n&#233;rales (...)' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un d&#233;compte pr&#233;cis est fait : pour l'ann&#233;e 2002, 563 jeunes ont &#233;t&#233; concern&#233;s&#8230; soit 0,70 % de l'ensemble des jeunes confi&#233;s &#224; l'ASE et &#224; la PJJ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces projets ont pris trois formes : l'apprentissage de la vie sur un bateau, des raids itin&#233;rants sportifs portant sur de longues distances parcourues &#224; pied et enfin des s&#233;jours s&#233;dentaires int&#233;grant la d&#233;couverte de cultures traditionnelles coupl&#233;e avec des actions de rescolarisation ou de formation professionnelle (stages aupr&#232;s de m&#233;tiers artisanaux locaux). Les dur&#233;es de s&#233;jour varient de trois &#224; dix huit mois. Un d&#233;lai court permet d'&#233;viter les visas. Un d&#233;lai long est parfois consid&#233;r&#233; comme n&#233;cessaire &#224; un vrai travail &#233;ducatif. La prise en charge reste collective, m&#234;me si le choix est fait, dans un petit nombre de cas, de d&#233;gager le mineur de la pression exerc&#233;e par le groupe, en le prenant en charge de fa&#231;on individualis&#233;e. Que peuvent donc apporter ces s&#233;jours ? Ils r&#233;pondent le plus souvent &#224; une situation d'impasse des &#233;quipes &#233;ducatives confront&#233;es &#224; l'&#233;chec de tous les projets qu'ils ont mont&#233;s pour un (e) jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sens du s&#233;jour de rupture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e se fait alors jour d'un &#171; break &#187;, d'une &#171; mise au vert &#187;, d'un d&#233;gagement, susceptibles non seulement de provoquer une rupture dans la spirale cumulant &#233;checs, d&#233;ceptions, naufrage de tout espoir et d&#233;sillusions, mais aussi et surtout de tenter d'entrer dans la logique d'un cercle vertueux favorisant la r&#233;ussite et le r&#233;tablissement de l'estime de soi du jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs ressorts vont alors &#234;tre utilis&#233;s. Le premier d'entre eux est celui de la d&#233;stabilisation. En plongeant dans un contexte totalement nouveau qui vient remettre en cause tant les r&#233;flexes acquis que les rep&#233;rages traditionnels, l'espoir est bien de cr&#233;er une mise &#224; distance de la probl&#233;matique initiale. Certes, se procurer du cannabis ou voler restent des attitudes toujours possibles. Cependant, il est bien plus facile de rompre avec ces comportements et d'essayer de repartir sur un bon pied quand on est &#224; 2000 kilom&#232;tres de son quartier et de ses fr&#233;quentations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me ressort est celui de la confrontation &#224; des situations exceptionnelles qui peuvent &#234;tre l'occasion d'un pari : aller au bout de ses limites physiques, r&#233;aliser un exploit dont on ne vous croit pas capable, relever le d&#233;fi de r&#233;ussir &#224; se d&#233;passer. Le retour dans la vie ordinaire avec ses contraintes d'assiduit&#233;, de respect des r&#232;gles et de soumission &#224; l'autorit&#233; peut s'av&#233;rer moins compliqu&#233; que de traverser la Laponie en ski de fond par - 40&#176;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Sales m&#244;mes, une alternative &#224; l'enfermement : t&#233;moignage par C&#233;cile Vidalain (...)' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ! On n'est pas loin de ces rites de passage initiatiques des civilisations premi&#232;res qui accompagnaient et conditionnaient l'acc&#232;s &#224; l'&#226;ge adulte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le temps de la confiance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me ressort possible est de permettre &#224; ces jeunes de vivre une exp&#233;rience aupr&#232;s d'adultes avec lesquels ils vont pouvoir tricoter une intense relation faite de permanence, de continuit&#233; et de proximit&#233;. Trop souvent habitu&#233;s &#224; des figures familiales abusives ou inconsistantes ou &#224; des professionnels qui finissent par ployer sous les coups de boutoir re&#231;us, l&#224;, ils ont affaire &#224; des adultes dont ils peuvent v&#233;rifier la solidit&#233; malgr&#233; les attaques en r&#232;gle qu'ils leur font subir. Premi&#232;re occasion peut-&#234;tre, dans leur existence, de ne pas se faire rejeter, malgr&#233; leurs tentatives de reproduire les m&#234;mes m&#233;canismes. Si cela fonctionne, c'est parfois gr&#226;ce &#224; la forte personnalit&#233; d'&#233;ducateurs dot&#233;s d'une notable exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, on ne saurait se contenter de cette explication. Car ce qui compte surtout, c'est le partage au quotidien des m&#234;mes &#233;preuves, c'est le rep&#232;re stable et s&#233;curisant que garantissent ces encadrants face &#224; un univers d&#233;routant, car inconnu. Ils n'ont finalement pas d'autre choix que se raccrocher &#224; ces adultes et &#224; leur faire confiance, pour faire face au nouveau et &#224; l'inattendu. Bien s&#251;r, il n'y a rien l&#224; d'automatique. Ce qui constituera pour un jeune un v&#233;ritable &#233;lectrochoc susceptible de donner un cours nouveau &#224; sa vie, sera pour un autre une parenth&#232;se qu'il refermera tr&#232;s vite, pour reprendre ses anciennes habitudes. Pour autant, le rapport interminist&#233;riel fait &#233;tat d'un r&#233;sultat de deux tiers de jeunes non r&#233;it&#233;rant &#224; l'issue de leur s&#233;jour.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les risques de d&#233;rive&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En revanche, tout n'est pas toujours idyllique. Si certains s&#233;jours int&#232;grent une p&#233;riode de pr&#233;paration et un sas de retour qui facilitent l'entr&#233;e et la sortie progressive du dispositif, d'autres projets commencent de fa&#231;on bien plus brutale en faisant, par exemple, arriver le jeune seul en avion (&#224; moins qu'il ne soit accompagn&#233; &#224; l'aller comme au retour par son r&#233;f&#233;rent). Sur place, la prise en charge peut se faire par des &#233;ducateurs form&#233;s. Ce n'est pas toujours le cas, certains sont recrut&#233;s &#224; partir de solides exp&#233;riences, mais parfois aussi sur leur seule app&#233;tence pour le sport, quand ce n'est pas pour leur gabarit ou leur autorit&#233; virile (3&#232;me dan de karat&#233;) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut rappeler la mort en 2003 de cet adolescent de quinze ans, en Zambie, victime d'une crise d'&#233;pilepsie. Pour le punir d'une fugue, son responsable (engag&#233; volontaire pendant deux ans, adepte de la bastonnade et n'ayant pour tout dipl&#244;me qu'un brevet de culturisme), l'avait frapp&#233; &#224; coups de b&#226;ton, avant de l'attacher toute la nuit, nu, par les poignets et les chevilles, &#224; un poteau. Il arrive aussi que les jeunes soient confi&#233;s &#224; des familles d'accueil ou &#224; du personnel local. Cette d&#233;l&#233;gation n'est pas sans poser probl&#232;me, certains natifs ne supportant pas le comportement souvent jug&#233; irrespectueux des jeunes Fran&#231;ais. Ainsi, a-t-on pu assister &#224; des r&#233;actions tr&#232;s violentes impliquant l'usage de la &#171; chicotte &#187;, sorte de fouet utilis&#233; traditionnellement contre les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de transgression de la loi, l'arrestation, la garde &#224; vue ou la mise sous &#233;crou peuvent se faire dans des conditions particuli&#232;rement rudes, les mineurs &#233;tant parfois soumis au m&#234;me r&#233;gime que les majeurs. Le d&#233;calage entre la r&#233;pression de certains actes en Afrique (vols ou consommation de cannabis) et la r&#233;action plus mesur&#233;e en France place les responsables de ces s&#233;jours devant un dilemme : d&#233;noncer une infraction (avec des cons&#233;quences qui peuvent &#234;tre graves : en 1996, un jeune s&#233;journant au S&#233;n&#233;gal, mis en garde &#224; vue, s'est suicid&#233; en utilisant l'arme de service d'un gendarme) ou rapatrier en urgence (en donnant une impression d'impunit&#233; pour le mineur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoutent les risques sanitaires quand une destination, comme c'est le cas en Mauritanie, se trouve distante de 650 km de la capitale et de 60 km de la premi&#232;re ville disposant d'un h&#244;pital (soit &#224; trois heures de mauvaise route). Ce risque est d'autant plus important que l'&#233;tat de sant&#233; r&#233;el du jeune est souvent inconnu de l'association. Enfin, la d&#233;couverte d'autres cultures peut avoir des cons&#233;quences n&#233;gatives. Certains jeunes gar&#231;ons un peu fragiles, laiss&#233;s seuls au contact de la population locale, ont &#233;t&#233; victimes d'op&#233;ration de pros&#233;lytisme et sont revenus en France avec des convictions islamiques int&#233;gristes. Quant aux jeunes filles, elles ont pu, dans des pays o&#249; les diff&#233;rences de genre et de r&#244;le sont bien plus marqu&#233;es entre les femmes et les hommes, avoir du mal &#224; int&#233;grer le groupe des femmes auquel on les destinait.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rapport interminist&#233;riel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces s&#233;jours de rupture ne sont donc ni &#224; id&#233;aliser, ni &#224; proscrire en tant que tels. Ils pr&#233;sentent bien des attraits. Mais on ne saurait ignorer leurs effets pervers. En commen&#231;ant par des facturations qui peuvent peut aller de 70 &#224; 213 par jour, sans que la logique de ce co&#251;t soit toujours &#233;vidente. Certaines associations ont fait le choix d'int&#233;grer au prix de la journ&#233;e la gestion d'une pouponni&#232;re ou d'un centre de r&#233;insertion &#224; destination des enfants du pays d'accueil, quand d'autres semblent d&#233;gager des marges b&#233;n&#233;ficiaires &#233;tonnantes (famille d'accueil sur place pay&#233;es 16 &#8364; par jour contre 180 &#8364; re&#231;us).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission interminist&#233;rielle terminait son rapport par toute une s&#233;rie de pr&#233;conisations fort pertinentes. Nous en retiendrons trois. La premi&#232;re proposition fait &#233;tat d'un meilleur contr&#244;le des associations porteuses de ces projets et des modalit&#233;s qu'elles mettent en &#339;uvre pour assurer la s&#233;curit&#233; et la sant&#233; des mineurs qui leur sont confi&#233;s. Deuxi&#232;me suggestion, tout aussi int&#233;ressante : ce type de s&#233;jour ne doit pas constituer la seule pr&#233;conisation r&#233;pondant aux probl&#232;mes de comportements de ces jeunes pour lesquels il convient aussi de proposer d'autres supports. Troisi&#232;me recommandation : inciter les associations organisatrices &#224; travailler en &#233;troite collaboration avec les consulats et ambassades, garantie d'une bonne connaissance des r&#233;alit&#233;s locales. Quatri&#232;me exigence : &#233;lever le niveau de qualification des &#233;ducateurs et encadrer strictement les responsabilit&#233;s confi&#233;es au personnel natif et aux familles d'accueil locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, derni&#232;re suggestion que l'on peut retenir ici et qui n'est pas la moindre : ces s&#233;jours de rupture n'ont de sens que s'ils s'inscrivent dans la globalit&#233; du parcours &#233;ducatif du jeune, ce qui implique notamment la pr&#233;paration du retour : tout le travail accompli peut &#234;tre r&#233;duit &#224; n&#233;ant si aucune solution n'est pr&#233;vue pour sa suite (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-grands-freres-du-Mali-et-du-Burkina-Faso' class='spip_in'&gt;lire les diff&#233;rentes exp&#233;riences&lt;/a&gt;). Des recommandations opportunes qui devraient permettre de valoriser et d'am&#233;liorer les projets porteurs de sens, tout en &#233;cartant ceux qui, en s'av&#233;rant bricol&#233;s et approximatifs, ne peuvent que nuire &#224; l'id&#233;e m&#234;me de s&#233;jours de rupture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les brouettes de l'espoir Andr&#233; Vignau, &#233;d. Le Lectambule, 2007 (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-brouettes-de-l-espoir' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Comment des jeunes courent le monde pour retrouver une place - &lt;a href='https://www.lien-social.com/Comment-des-jeunes-courent-le-monde-pour-retrouver-une-place' class='spip_in'&gt;Lien Social n&#176;548&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Ils veulent se retrouver en cherchant le monde : l'aventure de 10 jeunes de 13 &#224; 17 ans - &lt;a href='https://www.lien-social.com/L-aventure-de-10-jeunes-de-13-a-17-ans' class='spip_in'&gt;Lien Social n&#176;504&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/044000291/index.shtml&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Mission sur les s&#233;jours &#224; l'&#233;tranger&lt;/a&gt;,rapport conjoint des Inspections g&#233;n&#233;rales des Services judiciaires et des Affaires sociales, avril 2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sales m&#244;mes, une alternative &#224; l'enfermement : t&#233;moignage par C&#233;cile Vidalain in Le travail social mis &#224; mal EFEdition, 2007, p.69 &#224; 76&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les s&#233;jours de rupture, des dispositifs efficaces</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-sejours-de-rupture-des-dispositifs-efficaces-9075</link>
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		<title>R&#233;diger son m&#233;moire en travail social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Rediger-son-memoire-en-travail-social</link>
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&lt;p&gt;Ouvrage bo&#238;te &#224; outil, aide-m&#233;moire, comme le dit l'auteur lui-m&#234;me, cette deuxi&#232;me &#233;dition actualis&#233;e apporte tous les &#233;l&#233;ments pour la r&#233;ussite du m&#233;moire de fin de formation en travail social. Sept &#233;tapes cl&#233;s pour cet exercice de style qu'est le m&#233;moire de fin d'&#233;tudes. Le passage &#224; l'&#233;criture est souvent douloureux, toujours r&#233;flexif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet ouvrage est avant tout pratique. Pas de litt&#233;rature mais de la m&#233;thodologie, des exemples, des fiches et encadr&#233;s courts et pr&#233;cis jalonnent les chapitres. &#171; Produire un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ouvrage bo&#238;te &#224; outil, aide-m&#233;moire, comme le dit l'auteur lui-m&#234;me, cette deuxi&#232;me &#233;dition actualis&#233;e apporte tous les &#233;l&#233;ments pour la r&#233;ussite du m&#233;moire de fin de formation en travail social. Sept &#233;tapes cl&#233;s pour cet exercice de style qu'est le m&#233;moire de fin d'&#233;tudes. Le passage &#224; l'&#233;criture est souvent douloureux, toujours r&#233;flexif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage est avant tout pratique. Pas de litt&#233;rature mais de la m&#233;thodologie, des exemples, des fiches et encadr&#233;s courts et pr&#233;cis jalonnent les chapitres. &#171; Produire un m&#233;moire est un travail de longue haleine qui r&#233;clame lucidit&#233;, courage, t&#233;nacit&#233; et organisation. &#187; La production du m&#233;moire confine &#224; une meilleure connaissance de soi mais demande &#224; &#233;claircir pour qui on &#233;crit. Pour soi ? Pour les autres ? Le parcours qui permet de clarifier les positions fait &#233;voluer progressivement &#171; de la personne-projet en recherche pour l'action vers la personne-ressource, &#224; l'&#233;coute, mettant son exp&#233;rience, sa comp&#233;tence, au service d'autres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Psychosociologue, docteur en psychologie et membre de nombreux jurys en travail social, Bernard Dobiecki apporte sa contribution &#224; aider fortement tout travailleur social confront&#233; au passage &#224; l'&#233;crit pour la r&#233;daction d'un m&#233;moire. L'int&#233;r&#234;t de ce court ouvrage r&#233;side &#233;galement dans la possibilit&#233; de transf&#233;rer ces donn&#233;es et conseils pratiques &#224; d'autres formes d'&#233;crit. Toute m&#233;thodologie &#233;tant bonne &#224; prendre, de la construction de l'objet de recherche &#224; la d&#233;finition de la probl&#233;matique et des hypoth&#232;ses, l'auteur donne r&#233;ellement les cl&#233;s, accompagne petit &#224; petit le travail, synth&#233;tise, aide &#224; la construction du lien entre concepts et faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enqu&#234;tes, l'analyse de contenu, la constitution d'un &#233;chantillon par exemple, sont ainsi minutieusement d&#233;taill&#233;s. De nombreux &#233;tudiants et stagiaires vont appr&#233;cier ce guide con&#231;u de mani&#232;re didactique, lin&#233;aire et illustr&#233; d'exemples concrets. Un document pr&#233;cieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ESF, 2008 (120 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Faut-il &#233;liminer les pauvres ?</title>
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		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Voil&#224; un bien curieux ouvrage constitu&#233; d'analyses des plus pertinentes auxquelles se greffent des consid&#233;rations parfois h&#226;tives qui ne sont pas sans rappeler des br&#232;ves de comptoir. L'auteure accumule des anecdotes qui mettent en sc&#232;ne une administration kafka&#239;enne, une justice aveugle, des institutions iniques, sans compter des travailleurs sociaux incapables quand ils ne sont pas dans la toute-puissance ou l'abus de pouvoir. A croire que face aux plus d&#233;favoris&#233;s, il n'existerait que des (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un bien curieux ouvrage constitu&#233; d'analyses des plus pertinentes auxquelles se greffent des consid&#233;rations parfois h&#226;tives qui ne sont pas sans rappeler des br&#232;ves de comptoir. L'auteure accumule des anecdotes qui mettent en sc&#232;ne une administration kafka&#239;enne, une justice aveugle, des institutions iniques, sans compter des travailleurs sociaux incapables quand ils ne sont pas dans la toute-puissance ou l'abus de pouvoir. A croire que face aux plus d&#233;favoris&#233;s, il n'existerait que des interlocuteurs malveillants. La logique propos&#233;e est implacable. Les pauvres sont autant victimes de la pauvret&#233; que de l'image que la soci&#233;t&#233; renvoie de la pr&#233;carit&#233;, affirme l'auteure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le RMI a &#233;t&#233; initialement con&#231;u pour aider &#224; l'insertion de la fraction la plus pauvre de la population, une autre logique &#233;tait sous-jacente : pr&#233;venir le risque d'une d&#233;linquance de survie chez les plus d&#233;munis. Progressivement, la soci&#233;t&#233; s'est d&#233;responsabilis&#233;e, en niant le r&#244;le essentiel qu'elle joue dans la fabrication de l'exclusion, traitant celui qui en souffre en d&#233;linquant, en malade ou en marginal. Le contr&#244;le social est devenu le seul moyen pour se prot&#233;ger contre la menace d'un pauvre devenu un inutile, un fain&#233;ant et un danger social potentiel. Et c'est bien cette stigmatisation, cette humiliation et ce rejet qui induisent une honte qui enferme la personne dans son statut d'exclu, autant sinon plus que le manque d'argent. &#171; Le pauvre en vient naturellement &#224; croire que si tout le monde l'estime incapable et mauvais, c'est qu'il doit l'&#234;tre. Il en arrive &#224; conclure que le mal vient de lui, que c'est de sa faute &#187; (p.79).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette hypoth&#232;se est assez convaincante. Il n'en va pas de m&#234;me de la suite : la d&#233;nonciation syst&#233;matique des services sociaux accus&#233;s tour &#224; tour de pratiques les amenant &#224; &#171; rel&#233;guer l'autre &#224; la marge &#187; (p.85), &#224; ne pas travailler dans le respect de l'usager (p.86), &#224; se sentir sup&#233;rieurs aux pauvres, &#224; &#171; &#234;tre confits de certitude &#187; et &#224; &#171; tomber dans un paternalisme d&#233;goulinant &#187; (p.102), &#224; &#171; minimiser g&#233;n&#233;ralement le pouvoir potentiel qui existe dans une relation d'aide &#187; (p.109), &#224; penser que &#171; le pauvre, englu&#233; dans ses probl&#232;mes, ne peut r&#233;fl&#233;chir convenablement &#187; (p.111), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux sont habill&#233;s pour l'hiver : c'est l'&#233;ducateur indiff&#233;rent &#224; la tentative de suicide d'un jeune (p.105) ou encore mieux l'assistante sociale donnant rendez-vous &#224; un Rmiste &#224; son propre domicile et monnayant une aide financi&#232;re contre un rapport sexuel (p.45) ! Rassurons-nous, les professionnels du social ne sont pas les seuls &#224; &#234;tre ainsi vilipend&#233;s. Un tel r&#233;quisitoire peut sembler dans un premier temps quelque peu irritant. Mais tr&#232;s vite, la d&#233;nonciation du sort r&#233;serv&#233; aux plus pauvres emporte l'adh&#233;sion du lecteur et finit par s&#233;duire, &#224; condition toutefois, de prendre le recul et la distance que n'adopte manifestement pas son auteure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'harmattan, 2007 (255 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La ch&#244;marde et le haut commissaire</title>
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>886</dc:subject>

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&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, il y a un haut fonctionnaire, ancien pr&#233;sident d'Emma&#252;s France, qui a accept&#233; d'entrer dans un gouvernement de droite, en se donnant pour mission de mettre en place le revenu de solidarit&#233; active (RSA). Martin Hirsch croit tr&#232;s profond&#233;ment et tr&#232;s sinc&#232;rement &#224; la solution qu'il propose : garantir &#224; tout rmiste, s'engageant dans une activit&#233; salari&#233;e, de garder 70 % de ses nouvelles ressources, alors qu'aujourd'hui, son allocation est r&#233;duite d'autant. On est l&#224; dans un m&#233;canisme destin&#233; &#224; &#233;viter (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, il y a un haut fonctionnaire, ancien pr&#233;sident d'Emma&#252;s France, qui a accept&#233; d'entrer dans un gouvernement de droite, en se donnant pour mission de mettre en place le revenu de solidarit&#233; active (RSA). Martin Hirsch croit tr&#232;s profond&#233;ment et tr&#232;s sinc&#232;rement &#224; la solution qu'il propose : garantir &#224; tout rmiste, s'engageant dans une activit&#233; salari&#233;e, de garder 70 % de ses nouvelles ressources, alors qu'aujourd'hui, son allocation est r&#233;duite d'autant. On est l&#224; dans un m&#233;canisme destin&#233; &#224; &#233;viter les effets de seuils qui peuvent aboutir &#224; la stagnation (voire &#224; la diminution) de ses revenus, en cas de reprise d'un emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec pour cons&#233;quences, une pauvret&#233; qui ne se limite plus &#224; la seule absence de travail, mais qui concerne aussi celles et ceux qui en ont un (notamment &#224; temps partiel). Pour autant, celui qui est devenu en mai 2007 haut commissaire, n'ignorait rien des pesanteurs, des chausse-trappes et des blocages qu'il n'allait pas manquer pas de rencontrer. C'est que, depuis des d&#233;cennies, on en a connu des discours promettant la fin de l'exclusion. Et puis, quand il a fallu s'y mettre concr&#232;tement, il y a toujours eu mille raisons de ne pas le faire. Martin Hirsch est coinc&#233; entre des effets d'annonce porteurs de d&#233;sillusions et la n&#233;cessit&#233; d'afficher ses ambitions, pour convaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, il y a l'une de ces allocataires du RMI, qui sait ce que c'est que de vivre avec 440 &#8364; par mois et la n&#233;cessit&#233; en permanence d'avoir &#224; &#171; choisir entre manger, payer des factures, se d&#233;placer &#224; des entretiens et envoyer des candidatures &#187; (p.16). Gwenn Rosi&#232;re parle d'exp&#233;rience : lorsqu'on est un accident&#233; de la vie, cela laisse des traces. S'il existe des sans-emploi qui n'arrivent pas toujours &#224; sortir de la pr&#233;carit&#233;, c'est qu'ils n'en ont plus la force. Leur quotidien est trop noy&#233; dans le gouffre de leurs probl&#232;mes pour leur permettre de prendre de la distance ou de se projeter : on n'imagine pas l'&#233;nergie folle qu'il faut d&#233;penser pour trouver des solutions aux cercles vicieux de l'exclusion. Sans compter l'image de parasites profitant du travail des autres que leur renvoie la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; deux personnalit&#233;s qui n'&#233;taient gu&#232;re destin&#233;es &#224; se croiser. Elles vont le faire, pourtant, au travers d'un &#233;change &#233;pistolaire de plus de six mois reproduit ici en premi&#232;re partie du livre. Etonnante plume que celle de Gwenn Rosi&#232;re qui sait exprimer avec justesse et pertinence la r&#233;alit&#233; des sans voix, en n'h&#233;sitant pas au passage &#224; rudoyer son interlocuteur. Tout aussi singuli&#232;re est cette humilit&#233; bienvenue et attentive d'un Martin Hirsch qui d&#233;montre son souci de consid&#233;rer les allocataires rmistes non comme des objets de sa politique, mais comme des partenaires &#224; part enti&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Oh &#233;ditions, 2008 (250 p. ; 14,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fichage - Des amis qui vous veulent du bien</title>
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		<dc:subject>886</dc:subject>

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&lt;p&gt;Vers une m&#233;gabase de surveillance des citoyens ? Depuis dix ans, la s&#233;curit&#233; enserre de plus en plus les libert&#233;s individuelles. De nombreux fichiers se cr&#233;ent, se renforcent, fusionnent, pour notre plus grand bien &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;cemment, la ministre de l'Int&#233;rieur, Mich&#232;le Alliot-Marie, suspendait le nouveau fichier Ardoise cens&#233; alimenter la police et la gendarmerie. En effet, des mentions hautement sensibles telles que &#171; permanent syndical &#187;, &#171; SDF &#187; ou &#171; homosexuel &#187; avaient rapidement entra&#238;n&#233; un v&#233;ritable (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vers une m&#233;gabase de surveillance des citoyens ? Depuis dix ans, la s&#233;curit&#233; enserre de plus en plus les libert&#233;s individuelles. De nombreux fichiers se cr&#233;ent, se renforcent, fusionnent, pour notre plus grand bien&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cemment, la ministre de l'Int&#233;rieur, Mich&#232;le Alliot-Marie, suspendait le nouveau fichier Ardoise cens&#233; alimenter la police et la gendarmerie. En effet, des mentions hautement sensibles telles que &#171; permanent syndical &#187;, &#171; SDF &#187; ou &#171; homosexuel &#187; avaient rapidement entra&#238;n&#233; un v&#233;ritable toll&#233;. La Haute autorit&#233; de lutte contre les discriminations (Halde) et la commission nationale Informatique et libert&#233;s (CNIL) avaient &#233;t&#233; saisies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a fort &#224; parier que cette suspension ne soit que temporaire. Et la fusion, pr&#233;vue pour le 1er janvier 2009, des deux grands fichiers, JUDEX (syst&#232;me judiciaire de documentation et d'exploitation) pour la gendarmerie, et STIC (syst&#232;me des infractions constat&#233;es) pour la police, cr&#233;ant ensemble ARIANE, devrait se montrer particuli&#232;rement efficace. De m&#234;me, la direction de surveillance du territoire (DST) et les Renseignements g&#233;n&#233;raux, jumel&#233;s en juillet prochain, additionneront leurs informations &#8212; prot&#233;g&#233;es par le secret d&#233;fense pour la premi&#232;re, carr&#233;ment nominatives pour les seconds &#8212; pour toutes les personnes concern&#233;es susceptibles de &#171; porter atteinte &#224; la s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat ou &#224; la s&#233;curit&#233; publique &#187;. Large concept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans quel monde vivons-nous ? Les nouvelles technologies &#8211; robots de recherche, GPS&#8230; &#8211;, les puces &#233;quipant nos ordinateurs, cartes de transport et t&#233;l&#233;phones mobiles, la vid&#233;osurveillance, permettent d&#233;j&#224; un balisage effarant de nos vies. La biom&#233;trie, le survol des quartiers &#171; sensibles &#187; par satellite se g&#233;n&#233;ralisent. Les fichiers de police et de gendarmerie pullulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, le l&#233;gislateur profite le plus souvent d'un contexte &#233;motionnel fort pour cr&#233;er un fichier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Lire La fr&#233;n&#233;sie s&#233;curitaire : retour &#224; l'ordre et nouveau contr&#244;le social, (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Institu&#233; en 1998 sous Jospin, apr&#232;s l'affaire du tueur en s&#233;rie Guy Georges, le fichier national automatis&#233; des empreintes g&#233;n&#233;tiques (FNAEG), a d'abord &#233;t&#233; destin&#233; aux auteurs d'infractions sexuelles. Trois ans plus tard, la loi Vaillant l'&#233;largissait aux actes de barbarie, de terrorisme, et aux atteintes aux biens accompagn&#233;es de violence. Mais c'est la loi Sarkozy dite de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure du 18 mars 2003 qui l'autorisera, d&#232;s la garde &#224; vue, pour les infractions les plus banales (vols simples, d&#233;gradations, tags, arrachage de cultures OGM, etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le code p&#233;nal, 137 infractions peuvent entra&#238;ner le pr&#233;l&#232;vement obligatoire de l'ADN. Dans la foul&#233;e, l'ann&#233;e suivante, la loi Perben II obligera toute personne condamn&#233;e &#224; plus de dix ans de prison &#224; fournir son ADN. Le FNAEG passe ainsi de 2100 relev&#233;s en 2002, &#224; 40 000 deux ans apr&#232;s, pour atteindre pr&#232;s de 500 000 aujourd'hui. On estime &#224; 30 000 le nombre d'empreintes suppl&#233;mentaires enregistr&#233;es chaque mois : nous ne sommes pas loin d'une sorte d'industrialisation, avec codes barre et transmission facilit&#233;e. On en a le tournis. La conservation des empreintes varie, selon l'infraction, de 25 &#224; 40 ans. L'inscription au fichier peut interdire l'acc&#232;s &#224; un certain nombre de professions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les nouvelles technologies permettent d&#233;j&#224; un balisage effarant de nos vies&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'efficacit&#233; de ces pratiques est certes reconnue et le taux d'&#233;lucidation de certaines affaires accru. Mais o&#249; est l'infaillibilit&#233;, quand on peut &#234;tre porteur de l'ADN des personnes dont on a serr&#233; la main dans la journ&#233;e ? Les vell&#233;it&#233;s d'opposition de la CNIL &#8211; qui, entre autres, d&#233;plore que les comp&#233;tences du fichier soient &#171; &#233;largies &#224; chaque vague l&#233;gislative &#187; &#8211; n'ont aucunement &#233;t&#233; prises en compte. Des manifestants de tous horizons, des casseurs de pub, toutes sortes de militants s'opposent de plus en plus souvent, avec d'interminables cons&#233;quences, au pr&#233;l&#232;vement de leur ADN. Ce refus s'apparente en effet &#224; un &#171; d&#233;lit continu &#187; : une personne ayant refus&#233; un pr&#233;l&#232;vement se verra condamner (au moins &#224; une amende), mais sera de nouveau convoqu&#233;e, mise de nouveau en garde &#224; vue, condamn&#233;e&#8230; et ainsi de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les politiques mettent fr&#233;quemment en avant la pratique britannique (5,2 % de la population y est fich&#233;e), on ne peut que s'interroger devant cette augmentation exponentielle de stockage de donn&#233;es personnelles. Un ph&#233;nom&#232;ne en passe de devenir mondial : le mois dernier, les &#201;tats-Unis ont conditionn&#233; la lev&#233;e de certains visas concernant les ressortissants de quelques pays europ&#233;ens &#224; l'acc&#232;s au syst&#232;me d'information Schengen (SIS), contenant les empreintes digitales des demandeurs d'asile et des fichiers de personnes int&#233;ressant les diff&#233;rentes polices&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, certains indicateurs renforcent l'appr&#233;hension : en avril, la commission nationale de d&#233;ontologie et de s&#233;curit&#233; (CNDS) avait point&#233;, en m&#234;me temps que la CNIL, des abus s&#233;curitaires concernant, en vrac, la vid&#233;osurveillance, les fouilles au corps, la banalisation du menottage et des gardes &#224; vue : celles-ci, par exemple, se sont banalis&#233;es &#224; outrance, d&#233;passant largement le demi million pour l'ann&#233;e 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=9782707154323&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La fr&#233;n&#233;sie s&#233;curitaire&lt;/a&gt; : retour &#224; l'ordre et nouveau contr&#244;le social, Laurent Mucchielli et all., &#233;d. La D&#233;couverte&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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