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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Un dispositif de r&#233;ponses diversifi&#233;es</title>
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&lt;p&gt;Dans le cadre de l'association d'action &#233;ducative 44, J&#233;r&#244;me Bouts, directeur du foyer de la Jaunaie propose d'accueillir des adolescents en grande difficult&#233; dans de petits groupes de quatre &#224; cinq jeunes encadr&#233;s par deux adultes. Une proximit&#233; qui permet une r&#233;elle action &#233;ducative. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous affirmez que les internats &#233;ducatifs pour adolescents qui sont au bord de l'explosion d&#233;montrent les limites de l'intervention du dispositif de protection de l'enfance : cela signifie-t-il que les professionnels ne (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de l'association d'action &#233;ducative 44, J&#233;r&#244;me Bouts, directeur du foyer de la Jaunaie propose d'accueillir des adolescents en grande difficult&#233; dans de petits groupes de quatre &#224; cinq jeunes encadr&#233;s par deux adultes. Une proximit&#233; qui permet une r&#233;elle action &#233;ducative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous affirmez que les internats &#233;ducatifs pour adolescents qui sont au bord de l'explosion d&#233;montrent les limites de l'intervention du dispositif de protection de l'enfance : cela signifie-t-il que les professionnels ne savent plus faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais insister ici sur les qualit&#233;s exceptionnelles des &#233;ducateurs puis des &#233;quipes qui assurent ces prises en charge dans des conditions r&#233;guli&#232;rement pr&#233;caires, voire dangereuses. J'ai, pour ma part, la chance de diriger une institution o&#249; l'engagement des salari&#233;s est &#233;vident. Chacun &#224; sa place, au niveau de sa maturit&#233; professionnelle et humaine, participe au mieux &#224; l'institutionnalisation de la pratique &#233;ducative et &#224; la r&#233;ussite des projets. L'outrance de mon propos est volontaire et je pourrais m'engager &#224; parler une autre fois sur l'efficience de l'action &#233;ducative dans les internats &#233;ducatifs. Je pourrais nourrir mon propos de bien des r&#233;ussites &#233;ducatives au b&#233;n&#233;fice de mineurs et de leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'urgence n'est pas l&#224; ! Elle est &#224; interroger l'&#233;vidence (ou plut&#244;t &#224; la d&#233;noncer) qui serait que la prise en charge des adolescents dans les collectifs va de soi, voire serait &#224; privil&#233;gier. L'exag&#233;ration parfois de mon point de vue r&#233;pond &#224; la reproduction de ce type de r&#233;ponse collective quand bien m&#234;me elle g&#233;n&#232;re tant de dysfonctionnements et de souffrance. D'aucuns trouveront que j'exag&#232;re : allez pourtant demander ce qu'ils en pensent aux premiers int&#233;ress&#233;s, qu'ils soient usagers et personnels &#233;ducatifs, aux juges et services placeurs qui ne comprennent par le refus grandissant des &#233;tablissements face &#224; la prise en charge de nombre d'adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or l'impuissance, l'inadaptation des lieux de placements pour certains adolescents, qui se traduisent pas des refus de prises en charge et des exclusions, ne veut pas dire que l'indication de placement devient infond&#233;e, obsol&#232;te&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faut-il alors privil&#233;gier le placement familial ou le d&#233;veloppement des lieux de vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'insurge ici contre l'id&#233;e selon laquelle des lieux de vie ou autres familles d'accueil seraient syst&#233;matiquement plus capables que les internats de prendre en charge ces adolescents, au seul pr&#233;texte avanc&#233; parfois qu'ils ne seraient pas institutionnalis&#233;s. Ces derniers demandent en effet une proximit&#233; mais &#233;galement des relais assur&#233;s par des adultes fortement professionnalis&#233;s et aux pratiques &#233;ducatives tout autant soutenues qu'&#233;tay&#233;es institutionnellement. Il semble qu'il faille &#171; simplement &#187; recr&#233;er des conditions d'acceptation d'une autorit&#233;, d'ailleurs le plus souvent recherch&#233;e par des adolescents eux-m&#234;mes, mais qui se montrent inaptes et dangereux pour des collectifs trop cons&#233;quents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je d&#233;fends, c'est que pour dire non, il est n&#233;cessaire de signifier au moins aussi fortement un oui parall&#232;le in&#233;branlable et appel&#233; &#224; perdurer. Le non, doit &#234;tre per&#231;u comme juste pour &#234;tre int&#233;gr&#233; et donc structurant. La limite impos&#233;e doit &#234;tre comprise comme ne remettant pas en cause l'essence de la relation &#233;ducative ni ne venant mettre en p&#233;ril l'&#233;quilibre affectif et psychique du sujet. Ce non &#233;ducatif, &#233;preuve de la r&#233;alit&#233; redoutable pour les jeunes dont on parle, doit &#234;tre dans une forme ferme et tranquille, &#233;tay&#233;e et possible &#224; tenir, soutenue dans la dur&#233;e et non dilu&#233;e dans et par le groupe. Cela n'est pas possible dans un collectif trop important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au contraire, lorsque l'on peut garantir une proximit&#233; affective, per&#231;ue comme telle par l'adolescent, la limite pos&#233;e est accept&#233;e parce qu'admissible. C'est aux institutions d'assumer cette charge r&#233;elle ; r&#233;elle charge au sens du poids que repr&#233;sente la prise en charge &#233;ducative, affective de ces adolescents qui sont tout autant en rupture qu'avides de lien pour s'agripper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles propositions concr&#232;tes avancez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos constats sur les limites des internats &#233;ducatifs traditionnels nous ont amen&#233;s &#224; &#233;laborer un certain nombre de propositions autres que s&#233;curitaires et/ou d'&#233;loignement, voire d'enfermement, car nous sommes convaincus que ces jeunes rel&#232;vent d'abord d'&#233;ducation et de protection. La premi&#232;re de ces pistes concerne un accueil sans commission d'admission : il s'agit donc d'admettre des jeunes incapables d'int&#233;grer des structures collectives telles qu'elles existent actuellement, alors m&#234;me qu'ils n&#233;cessitent absolument d'&#234;tre plac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons donc un lieu susceptible de les accueillir sur le seul principe d'un placement possible, si une place est disponible, hors contre-indication majeure de type &#171; troubles psychiatriques av&#233;r&#233;s &#187; qui ne seraient pas pris en charge car cette d&#233;ficience intellectuelle trop s&#233;v&#232;re rel&#232;ve prioritairement du secteur m&#233;dico-social&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre seconde proposition s'attache au dimensionnement de ce lieu d'accueil. Pour &#234;tre efficient, un effectif r&#233;duit &#224; quatre ou cinq jeunes, relativement aux jeunes dont nous parlons ici, permettant &#233;galement des accueils s&#233;quentiels, doit permettre que ce collectif ne devienne pas un lieu d'affrontements et de d&#233;rives mais un lieu g&#233;n&#233;rateur de confrontations et de constructions. La r&#233;duction du nombre permet structurellement un plus grand sentiment d'existence de chacun. C'est souvent d'une absence de ce sentiment dont souffrent et nous font souffrir les adolescents dont nous parlons ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me proposition qui va de pair avec la pr&#233;c&#233;dente : un encadrement &#233;ducatif renforc&#233; (du point de vue des adultes, non des murs) : deux adultes en permanence. Une fois encore face &#224; des adolescents gravement d&#233;ficitaires sur les plans &#233;ducatif et affectif, le ratio jeunes/adultes doit permettre &#224; l'&#233;ducateur de tenir ses positionnements &#233;ducatifs (qui sont souvent faits de limites &#224; poser) dans la dur&#233;e. Il doit pouvoir le faire sans &#234;tre aussit&#244;t aspir&#233; par la gestion du groupe. En effet, il s'agit en permanence pour lui de limiter et d'accompagner, de pouvoir s'opposer tout autant que de proposer et de garantir une s&#233;r&#233;nit&#233; affective. Ceci ne peut se faire que dans un contexte o&#249; s'instaure une proximit&#233; &#233;ducative effective, v&#233;cue comme telle par l'adolescent et le reste du groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne proposez-vous pas un fonctionnement qui ressemble &#224; celui des CER et des CEF ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CER et les CEF disposent pour fonctionner de budgets respectivement entre 300 et 400 euros pour les premiers et entre 680 et 730 euros pour les seconds, et ce par jour. N'y a-t-il pas lieu de r&#233;fl&#233;chir &#224; des moyens d'&#233;viter que des jeunes ne soient contraints d'y &#234;tre orient&#233;s&#8230; en r&#233;pondant &#224; leur probl&#233;matique avant qu'ils ne se mettent eux-m&#234;mes, et avec eux le reste de la soci&#233;t&#233;, en difficult&#233;, avec un co&#251;t infiniment plus important ? La diff&#233;rence toutefois avec ces structures m&#234;me si le public nous appara&#238;t en bien des points identique c'est que, non seulement nous nous inscrivons dans la dur&#233;e (les CER fonctionnent th&#233;oriquement sur trois mois et les CEF sur six) mais que notre objectif est bien de proposer un lieu de vie ouvert articul&#233; sur l'existant : ce dernier point constitue m&#234;me une des conditions fondamentale d'efficience !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan des prises en charge sp&#233;cialis&#233;es, notre structure affirme ainsi son inscription structurelle dans un dispositif de r&#233;ponses diversifi&#233;es pr&#233;existant dont par exemple les classes relais de l'&#201;ducation nationale, les activit&#233;s de jour des &#233;tablissements PJJ, d&#233;partement ou secteur habilit&#233;, les projets d'insertion de la mission locale etc. Ainsi, notre projet est d'utiliser autant que possible le dispositif de droit commun comme r&#233;f&#233;rence tout autant que comme appartenance &#224; la soci&#233;t&#233; ordinaire. Situ&#233; dans un contexte p&#233;riurbain, distribu&#233; r&#233;guli&#232;rement par les transports, b&#233;n&#233;ficiant d'un travail de maillage avec l'environnement, nous faisons l'hypoth&#232;se (d&#233;j&#224; &#233;prouv&#233;e quotidiennement au foyer de la Jaunaie et notamment dans notre service de jour) d'une int&#233;gration possible de ce petit groupe de jeunes, postulant que le tissu social d'une petite ville porte en lui les capacit&#233;s de prise en charge de jeunes parmi les plus perturb&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quand les jeunes trouvent une place dans laquelle ils veulent bien s'installer sans craindre de perdre le lien avec leurs parents car ils auront &#233;t&#233; accompagn&#233;s dans le conflit de loyaut&#233; in&#233;vitable ; quand le lieu est suffisamment adapt&#233; et s&#233;curis&#233; pour qu'ils acceptent, au minimum, de reprendre un rythme de vie, quand ils ont en journ&#233;e des activit&#233;s d'apprentissage (tant sur le plan relationnel que cognitif) &#224; valoriser aupr&#232;s de leurs familles, les parents peuvent &#224; nouveau poser sur leur enfant un regard rassur&#233; et re constructeur sur le plan narcissique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; la derni&#232;re priorit&#233; que nous nous donnons : un cheminement commun parents-enfant-institution, qui permettent d'autoriser le jeune &#224; investir ce nouveau lieu de placement o&#249; la question de la s&#233;paration, synonyme alors de revalorisation et de r&#233;affiliation, pourrait &#234;tre travaill&#233;e au lieu d'&#234;tre subie. Et qu'ainsi un lien puisse &#234;tre fait entre comportements asociaux voire d&#233;lictueux, bien souvent causes factuelles du placement et n&#233;cessit&#233; de s&#233;paration, raison r&#233;elle du placement. Nous croyons &#224; la validit&#233; de ce projet. Nous avons per&#231;u un vif int&#233;r&#234;t chez notre d&#233;cideur-financeur (la DGAS de Loire Atlantique ainsi que la PJJ) tant sur la forme que sur le fond de nos propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saurons-nous &#234;tre suffisamment convaincants pour &#233;chapper &#224; l'air du temps qui ne voit favoriser en termes de cr&#233;ation d'&#233;tablissements que des r&#233;ponses s&#233;curitaires qui, si elles peuvent objectivement marquer un temps d'arr&#234;t salutaire (nous pourrions d'ailleurs nous situer en aval), demeurent peu efficientes nous semble-t-il, voire contre-productive, sur le plan &#233;ducatif qui, lui, demande du temps, de la diversit&#233; et un cadre ouvert pour cr&#233;er les conditions de se penser mieux avant de penser l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Et si l'accueil en groupe n'&#233;tait pas la bonne r&#233;ponse ?</title>
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		<dc:subject>Internat</dc:subject>
		<dc:subject>881</dc:subject>

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&lt;p&gt;La question de l'autorit&#233; institutionnelle des &#233;tablissements nous semble de plus en plus soumise &#224; rude &#233;preuve. Les internats &#233;ducatifs sont particuli&#232;rement malmen&#233;s. Ils ont &#224; faire face &#224; des crises de plus en plus impr&#233;visibles et hors ma&#238;trise. R&#233;guli&#232;rement, il est question de foyers mis &#224; mal, de nuits tumultueuses qui n'en finissent pas, de jeunes qui mettent en danger d'autres jeunes ou des adultes et malm&#232;nent les cadres ; tout ceci en termes d'insultes, de menaces, d'agressions caract&#233;ris&#233;es. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_718 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/meute-jiho.png' width=&#034;600&#034; height=&#034;650&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question de l'autorit&#233; institutionnelle des &#233;tablissements nous semble de plus en plus soumise &#224; rude &#233;preuve. Les internats &#233;ducatifs sont particuli&#232;rement malmen&#233;s. Ils ont &#224; faire face &#224; des crises de plus en plus impr&#233;visibles et hors ma&#238;trise. R&#233;guli&#232;rement, il est question de foyers mis &#224; mal, de nuits tumultueuses qui n'en finissent pas, de jeunes qui mettent en danger d'autres jeunes ou des adultes et malm&#232;nent les cadres ; tout ceci en termes d'insultes, de menaces, d'agressions caract&#233;ris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question des ph&#233;nom&#232;nes de groupes, collectifs qui font alors fonction de caisse de r&#233;sonance, est pr&#233;pond&#233;rante. &#192; chaque fois, sous le regard de l'autre, un dysfonctionnement, qui peut n'&#234;tre qu'individuel au d&#233;part, est susceptible de prendre des dimensions collectives rapidement incontr&#244;lables. Cela se passe finalement dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale, jusqu'&#224; ce que des &#233;tablissements ferment car ils sont mis &#224; sac dans tous les sens du terme par les jeunes accueillis, comme si cette &#171; violence ordinaire &#187; &#233;tait d&#233;cid&#233;ment admise comme in&#233;luctable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, un questionnement r&#233;current &#233;merge : le groupe est-il a priori et par essence, &#233;ducatif et socialisant ? La r&#233;ponse &#233;ducative collective pour des adolescents, &#224; l'inverse de l'effet r&#233;&#233;ducatif escompt&#233;, n'amplifierait-elle pas des probl&#233;matiques individuelles caract&#233;ris&#233;es de plus en plus par des intol&#233;rances aux frustrations et donc aux autres ? Tandis qu'on vante ici ou l&#224; les m&#233;rites d'une &#233;ducation par le collectif, proposerions-nous ce mod&#232;le d'&#233;ducation et de prise en charge &#224; nos propres enfants ? C'est &#224; ces questions que nous allons consacrer ce texte, avec pour ambition d'apporter une contribution au d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La tradition de l'internat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la protection de l'enfance, les enfants plac&#233;s le sont majoritairement en maison d'enfants puis en foyer &#233;ducatif. Le mode de prise en charge institutionnelle demeure collectif et inchang&#233; depuis la derni&#232;re Guerre mondiale, m&#234;me si le volume des groupes a tendance &#224; beaucoup baisser pour atteindre aujourd'hui, le plus souvent, une dizaine de jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que nous soyons convaincus qu'ils sont fondamentaux, laissons ici de c&#244;t&#233; les motifs financiers qui font qu'&#224; l'&#233;vidence, plus le collectif est cons&#233;quent, moins il est co&#251;teux de le faire fonctionner en termes de ratio encadrement/enfants. Ces &#233;tablissements, sans doute plus qu'ailleurs, fondent et &#233;tayent leur autorit&#233; sur une construction institutionnelle. Le respect des r&#232;gles et autres valeurs &#233;tait par le pass&#233; impos&#233; essentiellement par la coercition. Une violence allait souvent de pair qui maintenait chacun &#171; dans le droit chemin &#187;. On peut m&#234;me aller jusqu'&#224; dire que dans l'inconscient collectif des travailleurs sociaux et des jeunes pris en charge encore aujourd'hui, la &#171; violence partag&#233;e &#187; dans les collectifs est de l'ordre de l'in&#233;vitable, voire du normal et &#224; ce titre plus ou moins consciemment accept&#233;e comme tel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pense souvent que les sujets adolescents &#233;taient par le pass&#233; plus aptes qu'aujourd'hui &#224; vivre ce collectif. Rien n'est moins s&#251;r et on oublie sans doute un peu vite, m&#234;me sans aller jusqu'aux Enfants du bagne du XIXe si&#232;cle d&#233;crits par Marie Rouanet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie Rouanet, (1992), Les enfants du bagne, &#233;d. Payot (Commander ce (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'extr&#234;me coercition, les crises et autres conflits violents qui ont toujours &#233;maill&#233; les vies collectives institutionnelles tant du point de vue des &#233;ducateurs que de celui des &#233;duqu&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le collectif en crise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les grands internats d'antan ont disparu. Ce qui a chang&#233;, ce n'est pas la configuration traditionnelle du collectif, c'est aussi sa place symbolique. Le groupe est de moins en moins porteur, de par les individus qui le composent, d'un respect des institutions qui fonde une soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il s'av&#232;re ici que pour une grande majorit&#233; des jeunes que nous accueillons (&#224; cause de leur appartenance et de leur parcours social), les institutions ne sont plus respectables. Quant &#224; la parole des &#233;ducateurs, porteurs des valeurs des dites institutions, elle est bien difficile &#224; tenir dans de telles circonstances alors m&#234;me qu'elle devrait &#234;tre encore plus fortement porteuse de valeurs qu'auparavant. Dans nos structures d'h&#233;bergement, cet &#233;tat de fait donne a priori davantage lieu &#224; un &#171; cumul d'irrespect &#187; de la dimension institutionnelle qu'&#224; l'apprentissage du respect &#224; travers l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au centre de ce d&#233;bat, l'incarnation de ces valeurs en termes d'autorit&#233; : son exercice est pass&#233;, au fil des derni&#232;res d&#233;cennies, d'un mode institutionnel &#224; un mode situationnel. Autrement dit, on a bascul&#233; d'un mode o&#249; le statut et la fonction occup&#233;s &#171; suffisaient &#187; &#224; faire autorit&#233; &#224; un mode o&#249; l'autorit&#233; est &#224; ren&#233;gocier &#224; chaque fois, &#224; ajuster &#224; chaque situation, nous explique Dominique Dray&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Docteur en anthropologie, psychanalyste, formatrice. Travaux de recherche (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette situation est d'autant plus pr&#233;gnante que nous avons affaire &#224; des jeunes qui sont parmi les moins arm&#233;s psychiquement &#224; vivre ensemble en termes de capacit&#233; &#224; g&#233;rer des frustrations qu'impose immanquablement le rapport &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fragilit&#233; psychique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'adolescent difficile, c'est celui qui essentiellement d&#233;truit, explose, menace, insulte au quotidien. La dimension d'alt&#233;rit&#233; n'est pas acquise. Les rencontres avec l'adulte mais &#233;galement avec les pairs, d&#232;s qu'elles ne satisfont pas imm&#233;diatement la demande, sont v&#233;cues comme intol&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous insistons sur la chronicit&#233; tout autant que sur l'impr&#233;visibilit&#233; des passages &#224; l'acte verbaux et/ou physiques. Ces v&#233;ritables explosions pulsionnelles sont d'ailleurs d'autant plus d&#233;concertantes qu'elles peuvent suivre imm&#233;diatement une qu&#234;te affective tout aussi envahissante mais sur un mode plus acceptable, car valorisant pour l'adulte. La chronicit&#233;, la violence de l'interpellation de l'autre, la chosification de cet autre qui n'est plus rapidement que l'objet de non-satisfaction d'un d&#233;sir revendiqu&#233; &#224; tout prix, sont des indicateurs d'une intol&#233;rance majeure. Ils aident &#224; eux seuls &#224; bien faire la diff&#233;rence entre ce qui est de l'ordre de la crise inh&#233;rente au passage adolescent et ce qui est un emp&#234;chement s&#233;v&#232;re voire r&#233;dhibitoire &#224; tout &#233;change humain dans un collectif et a fortiori avec la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet adolescent difficile &#224; prendre en charge est d'abord difficile &#224; lui-m&#234;me tant son vide existentiel est s&#233;v&#232;re, ses capacit&#233;s &#224; des &#233;changes sociaux extr&#234;mement limit&#233;s et dans la r&#233;alit&#233;, ses possibilit&#233;s d'inscriptions scolaires, professionnelles, culturelles ou sportives quasi nulles. &#171; Nous ne mesurons jamais assez &#224; quel point pour ces jeunes, la confrontation &#224; l'autorit&#233; institutionnelle [donc &#224; un tiers &#233;ducatif] est une v&#233;ritable d&#233;couverte de l'Am&#233;rique&#8230; &#187;, nous confiait derni&#232;rement un coll&#232;gue chef de service.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La toute-puissance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des auteurs comme Germaine Guex&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='G. Guex, (1950), L'angoisse d'abandon, &#233;d. PUF, Paris, Fran&#231;oise (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et d'autres depuis, situent l'origine de ces troubles abandonniques au stade pr&#233;&#339;dipien. L'enfant n'a pas acc&#232;s au processus de castration et ne peut renoncer &#224; l'&#233;tat de fusion, pourvoyeur b&#233;ni, &#233;ternel, de ses d&#233;sirs et autres besoins. Ces sujets se structurent sur cette incapacit&#233; et nous observons de situation en situation que l'histoire pr&#233;coce des adolescents que nous accueillons est d&#233;terminante dans leur rapport actuel et futur au monde. Nos effectifs sont massivement constitu&#233;s aujourd'hui de jeunes issus de familles, notamment de familles monoparentales, dans lesquelles la fonction tiers n'est pas assur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entendons-nous bien, il ne s'agit pas ici d'&#233;mettre un quelconque avis sur la monoparentalit&#233;. Ce qui nous int&#233;resse est l'absence de tiers dans l'&#233;ducation de nos sujets les plus en difficult&#233;. Or, nous constations fin 2005 que 80 % des vingt-cinq jeunes pass&#233;s dans notre institution cette ann&#233;e-l&#224; relevaient d'un tel profil. Dans un lien de cause &#224; effet quasi m&#233;canique : plus la relation &#224; la m&#232;re avait &#233;t&#233; fusionnelle et sans appel, plus l'absence de p&#232;re et de tiers avait &#233;t&#233; s&#233;v&#232;re, moins les capacit&#233;s d'&#233;change et donc de socialisation &#233;taient possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune r&#233;v&#233;lation, aucun scoop dans cela me direz-vous. Simple description cependant (encore faut-il la faire !) d'une population prise en charge dans des collectifs peu susceptibles de garantir &#224; ces jeunes s&#233;r&#233;nit&#233;, s&#233;curit&#233; et accompagnement psychique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'interdit sans la s&#233;curit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Faute de cette garantie fondamentale pour des adolescents avant tout structurellement ins&#233;curis&#233;s, hant&#233;s par la non-ma&#238;trise d'eux-m&#234;mes et de leur environnement, quid d'un accompagnement &#233;ducatif qui s'impose en premier lieu, alors, par des interdits et par des limites. Il nous semble que tout se passe comme s'il &#233;tait demand&#233; &#224; des enfants de halte-garderie d'&#233;voluer en maternelle &#224; un &#226;ge (avant 3 ans) o&#249; en termes d'incapacit&#233; de partage, de reconnaissance de l'autre mais aussi en termes de besoin absolu de maternage ils en seraient bien incapables !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tape n'est acceptable et efficiente pour l'enfant que dans un cadre s&#233;curisant affectivement : elle n'est op&#233;rante que dans la mesure o&#249; l'adulte qui pose des limites garantit tout autant et dans le m&#234;me temps son int&#233;grit&#233; psychique &#224; l'enfant ; que si le renoncement &#224; un plaisir imm&#233;diat et permanent ne para&#238;t pas intol&#233;rable, et ne se traduit pas par un effondrement de l'existence m&#234;me, par un effondrement de ma&#238;trise de l'environnement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or ce qui caract&#233;rise les groupes &#233;ducatifs c'est qu'ils sont l'addition de ce dont chacun est porteur ici en termes essentiellement de manque affectif et de trop-plein d'asocial. Cette &#171; sous morale &#187; peut s'apparenter &#224; un &#171; surmoi groupal &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Sigmun Freud, Psychologie des foules dans essai de psychanalyse' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle am&#232;ne des comportements caract&#233;ristiques tels que certaines fugues, leadership n&#233;gatif et autres passages &#224; l'acte qui signifient le statut d'adolescents &#171; d&#233;linquants &#187; de foyer. Certains parlent m&#234;me de passage en foyer d'un CAP de d&#233;linquants ! La vie collective joue alors le r&#244;le d'un d&#233;tonateur et de caisse de r&#233;sonance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dysfonctionnements ne sont pas in&#233;vitables. Tout d&#233;pend de l'intervention du tiers que constitue le monde adulte. Son degr&#233; d'importance dans le fonctionnement d'un groupe est proportionnel au degr&#233; de socialisation et d'autonomie psychique de chacun de ses membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous aurons compris que, concernant les internats &#233;ducatifs accueillant des adolescents en grande difficult&#233;, son importance est haute. La n&#233;cessit&#233; d'adultes tiers, garants, porteurs et passeurs des valeurs institutionnelles, inscrites elles-m&#234;mes dans les missions et orientations de l'&#233;tablissement est absolue. Il est de tradition dans la r&#233;alit&#233; de nos institutions, d'accorder un encadrement au prorata de l'&#226;ge du mineur. Le postulat veut que l'on fasse correspondre m&#233;caniquement &#224; cet &#226;ge un niveau de maturit&#233; et d'autonomie fonctionnelle et psychique ad hoc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce nous avons d&#233;crit du profil des adolescents concern&#233;s, nous savons que nous sommes loin du compte. Il est utopique, voire dangereux de penser &#171; socialisation par le groupe &#187; dans un rapport d'un ou deux adultes pour dix adolescents, quand nombre de ces derniers n'envisagent &#224; ce moment de leur vie et sur le plan psychique que la relation duelle ! Nous pensons n&#233;cessaire de d&#233;velopper des lieux d'accueil bas&#233;s sur une permanence ou plut&#244;t une grande proximit&#233; des adultes dans la prise en charge de certains adolescents qui encore une fois en ont fonci&#232;rement besoin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;pondre aux besoins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'intol&#233;rable, l'insupportable pour un jeune carenc&#233; est le partage, avec d'autres, d'une relation avec un adulte. Or, c'est tr&#232;s exactement ce que l'on demande au quotidien et en permanence &#224; tous les jeunes plac&#233;s dans les collectifs &#233;ducatifs. C'est par contre ce que l'on ne demande plus, au moins pour un temps, aux adolescents pris en charge dans de tout petits collectifs&#8230; et c'est sans doute essentiellement la raison pour laquelle se lever, traverser la ville, &#233;changer, travailler redevient possible&#8230;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#233;f&#233;rence est faite ici au r&#233;seau de remobilisation personnelle et (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf &#224; laisser sciemment les &#233;tablissements actuels en souffrance et p&#233;ricliter. Sauf &#224; ne plus prendre en charge les adolescents les plus difficiles qui n&#233;cessitent pourtant absolument d'&#234;tre s&#233;par&#233;s, il y a urgence &#224; proposer sur le registre de l'h&#233;bergement des modes d'accueil mieux adapt&#233;s&#8230; Est-il abusif de penser que faute d'un travail suffisant en amont, les foyers &#233;ducatifs classiques, mal pourvus si l'on songe &#224; l'incroyable t&#226;che d'accompagnement et de reconstruction &#224; accomplir, continuent &#224; &#234;tre malgr&#233; eux les pourvoyeurs privil&#233;gi&#233;s des lieux de vie puis des CER et autres CEF, voire enfin des prisons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;pressif prend alors le pas sur une prise en charge &#233;ducative, que de notre point de vue nous ne trouvons pas suffisamment efficiente. Il est un imp&#233;ratif &#224; accompagner au plus pr&#232;s des adolescents dont le premier moteur n'est pas la violence mais bien la peur, la menace de dispara&#238;tre et plus simplement de ne pas exister (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-dispositif-de-reponses-diversifiees' class='spip_in'&gt;lire le d&#233;veloppement de son point de vue&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie Rouanet, (1992), Les enfants du bagne, &#233;d. Payot &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a2648526/Marie-Rouanet-Les-enfants-du-bagne&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;(Commander ce livre)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Docteur en anthropologie, psychanalyste, formatrice. Travaux de recherche notamment sur les modes de r&#233;gulation de la violence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;G. Guex, (1950), L'angoisse d'abandon, &#233;d. PUF, Paris, Fran&#231;oise Gaspari-Carriere dans Les enfants de l'abandon, Paul Fustier dans &lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-corridors-du-quotidien' class='spip_in'&gt;Les corridors du quotidien&lt;/a&gt;, Philippe Jeammet&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sigmun Freud, Psychologie des foules dans essai de psychanalyse&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;f&#233;rence est faite ici au r&#233;seau de remobilisation personnelle et professionnelle nantais, compos&#233; de cinq services de jour rattach&#233;s &#224; cinq &#233;tablissements diff&#233;rents. Y sont accueillis des adolescents s&#233;v&#232;rement d&#233;saffili&#233;s qui tous ou la plupart rel&#232;vent de placement &#233;ducatif non mis en &#339;uvre par d&#233;faut de lieux adapt&#233;s &#224; leur probl&#233;matique, tandis que l'indication d'une s&#233;paration familiale demeure&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et si l'accueil en groupe n'&#233;tait pas la bonne r&#233;ponse ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Et-si-l-accueil-en-groupe-n-etait-pas-la-bonne-reponse-9078</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Et-si-l-accueil-en-groupe-n-etait-pas-la-bonne-reponse-9078</guid>
		<dc:date>2008-04-17T08:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>881</dc:subject>

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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A propos de la r&#233;forme des tutelles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/A-propos-de-la-reforme-des-tutelles</link>
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		<dc:date>2008-04-17T04:51:43Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Tutelle curatelle</dc:subject>
		<dc:subject>881</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Commander ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;forme des tutelles pass&#233;e quasiment inaper&#231;ue en comparaison des deux autres textes vot&#233;s le m&#234;me jour (sur la protection de l'enfance et la pr&#233;vention de la d&#233;linquance) fait l'objet du travail p&#233;dagogique remarquable de ce num&#233;ro des cahiers de l'Actif. La tutelle aux allocations familiales na&#238;t en 1942. Une loi en date de 1966 pr&#233;voit celle concernant les prestations sociales. En 1968, un autre texte l&#233;gislatif organise la protection des majeurs (sauvegarde de justice, (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;forme des tutelles pass&#233;e quasiment inaper&#231;ue en comparaison des deux autres textes vot&#233;s le m&#234;me jour (sur la protection de l'enfance et la pr&#233;vention de la d&#233;linquance) fait l'objet du travail p&#233;dagogique remarquable de ce num&#233;ro des cahiers de l'Actif. La tutelle aux allocations familiales na&#238;t en 1942. Une loi en date de 1966 pr&#233;voit celle concernant les prestations sociales. En 1968, un autre texte l&#233;gislatif organise la protection des majeurs (sauvegarde de justice, curatelle et tutelle). Les quelques dizaines de milliers de personnes alors concern&#233;es sont devenues aujourd'hui 800 000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette l&#233;gislation concerne toutes celles et tous ceux qui, &#224; cause d'une pathologie, d'un handicap, d'une d&#233;ficience, d'un parcours de vie accident&#233; ou d'un &#233;v&#233;nement traumatisant se sont trouv&#233;s fragilis&#233;s. De la seule gestion des patrimoines, de la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts juridiques ou de l'organisation des budgets personnels, le domaine d'intervention s'est progressivement &#233;largi &#224; des d&#233;cisions humaines parfois d&#233;licates, voire des probl&#233;matiques sociales tr&#232;s lourdes. Les tuteurs charg&#233;s de g&#233;rer les prestations familiales ou sociales se r&#233;partissent de moiti&#233; entre des membres b&#233;n&#233;voles de la famille et des professionnels qui peuvent &#234;tre travailleurs sociaux, psychologues, comptables, juristes, mais aussi anciens magistrats, m&#233;decins ou commissaires police &#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exercice de cette fonction pr&#233;sente deux risques oppos&#233;s : le d&#233;laissement ou l'appropriation. Mais, c'est bien le second qui a le plus marqu&#233; les esprits : plus grande est la protection, plus restreinte est la libert&#233;. Beaucoup de tuteurs ont pu agir en pensant qu'ils avaient le droit et le devoir de prendre des d&#233;cisions en lieu et place du majeur prot&#233;g&#233;. Avec quelques d&#233;rives &#224; la cl&#233; : malversation, escroquerie, vol, extorsion de signature pour un testament ou le changement d'une clause b&#233;n&#233;ficiaire d'assurance vie, vente de biens immobiliers, abus de faiblesse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle loi a cherch&#233; &#224; r&#233;pondre aux confusions d'un syst&#232;me &#224; bout de souffle. Elle a commenc&#233; par inverser les priorit&#233;s pass&#233;es en privil&#233;giant la protection de la personne sur la protection de ses biens. Elle affirme ensuite que le majeur a vocation &#224; retrouver l'int&#233;gralit&#233; de ses droits : c'est d&#232;s maintenant qu'il faut donc l'associer &#224; la gestion de sa vie et de sa protection. Cette loi instaure encore une graduation des mesures de protection et une souplesse dans leur instauration ou leur renforcement : possibilit&#233; d'un contrat permettant d'&#234;tre aid&#233; dans son budget ou d'en confier la gestion, intervention judiciaire ponctuelle pour permettre le paiement du loyer, accompagnement judiciaire contraint, en cas d'&#233;chec de l'approche contractuelle. Dor&#233;navant, les tuteurs devenus mandataires judiciaires seront garants du respect de la sant&#233;, de la s&#233;curit&#233; et du bien-&#234;tre physique et moral de la personne prot&#233;g&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cahiers de l'Actif 2007, n&#176;376/377 (246 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ann&#233;e de l'action sociale 2008 </title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-annee-de-l-action-sociale-2008</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-annee-de-l-action-sociale-2008</guid>
		<dc:date>2008-04-17T04:51:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>881</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le rendez-vous annuel que nous proposent Jean-Yves Gu&#233;guen et les &#233;ditions Dunod est l'occasion d'une r&#233;trospective synth&#233;tique tant des avanc&#233;es que des stagnations, voire des reculs, de l'ann&#233;e qui s'est &#233;coul&#233;e. Pour cette pr&#233;sente &#233;dition, la mati&#232;re &#233;tait riche. Avec trois textes de lois essentiels vot&#233;s le 5 mars, l'action sociale a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une attention toute particuli&#232;re du l&#233;gislateur : r&#233;forme de la protection de l'enfance, de la pr&#233;vention de la d&#233;linquance et des tutelles. On d&#233;plore bien le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2389-de239.jpg?1693468431' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rendez-vous annuel que nous proposent Jean-Yves Gu&#233;guen et les &#233;ditions Dunod est l'occasion d'une r&#233;trospective synth&#233;tique tant des avanc&#233;es que des stagnations, voire des reculs, de l'ann&#233;e qui s'est &#233;coul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette pr&#233;sente &#233;dition, la mati&#232;re &#233;tait riche. Avec trois textes de lois essentiels vot&#233;s le 5 mars, l'action sociale a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une attention toute particuli&#232;re du l&#233;gislateur : r&#233;forme de la protection de l'enfance, de la pr&#233;vention de la d&#233;linquance et des tutelles. On d&#233;plore bien le recul que constitue l'instauration des peines planchers qui remettent en cause l'individualisation du jugement p&#233;nal et signe une nouvelle r&#233;gression de l'&#233;ducatif face au r&#233;pressif. Ou encore la publication de ce d&#233;cret du 6 octobre 2007, qui abroge les comit&#233;s de coordination des services sociaux publics et priv&#233;s, dont certains fonctionnaient encore. Mais pour l'essentiel, c'est l'axe du progr&#232;s qui a pr&#233;valu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage donne un coup de projecteur sur l'&#233;volution de la Caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie. Avec la cr&#233;ation de cette instance, un troisi&#232;me droit universel prend sa place aux c&#244;t&#233;s de la compensation en cas d'alt&#233;ration de sant&#233; et de diminution de revenus : la prise en compte de la perte d'autonomie. Ce qui s'affirme, c'est bien la r&#233;ponse &#224; une situation et non &#224; une cat&#233;gorie de personnes. Plusieurs d&#233;bats restent toutefois ouverts. En premier se pose la place respective du financement public et celui des m&#233;canismes de pr&#233;voyance individuelle et collective. Puis est interrog&#233;e la part qui revient aux conseils g&#233;n&#233;raux et celle qui reste du ressort de l'Etat : en 2005, les premiers finan&#231;aient 54 % de l'allocation personnalis&#233;e d'autonomie et le second 44 %. Aujourd'hui, la r&#233;partition est de 67 % contre 33 %, ce qui ne va pas sans poser la question de l'&#233;galit&#233; de traitement quel que soit son bassin de vie, notamment dans les d&#233;partements ne poss&#233;dant pas les m&#234;mes ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre d&#233;bat : la prise en compte des ressources et l'&#233;ventuelle r&#233;cup&#233;ration sur les successions, modalit&#233;s largement rejet&#233;es. 2007 aura aussi &#233;t&#233; l'ann&#233;e de la disparition du Conseil national de l'&#233;valuation sociale et m&#233;dico-sociale, remplac&#233; par l'Agence nationale d'&#233;valuation de la qualit&#233; des &#233;tablissements et services sociaux et m&#233;dico-sociaux, qui a &#233;t&#233; dot&#233;e des moyens propres qui manquaient totalement au premier. Cet organisme se fixe pour objectif de d&#233;velopper la bientraitance en promouvant une d&#233;marche d'am&#233;lioration continue. Il lui faudra convaincre que l'&#233;valuation interne prescrite par la loi 2002 n'est ni un contr&#244;le, ni un audit ni une certification, pas plus qu'une tentative de normalisation, mais un questionnement permettant d'appr&#233;cier la pertinence des activit&#233;s et la qualit&#233; des prestations d&#233;livr&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2008 (248 p. ; 30 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La formation, malade de la gratification des stages</title>
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&lt;p&gt;La concr&#233;tisation d'une bonne id&#233;e &#8211; celle d'indemniser les stages des &#233;tudiants en travail social &#8211; r&#233;v&#232;le en r&#233;alit&#233; de multiples in&#233;galit&#233;s. Des lieux de stages ont gel&#233; leur accueil, les instituts de formation s'inqui&#232;tent, les futurs professionnels sont dans la rue &lt;br class='autobr' /&gt;
Jeudi 3 avril, Montparnasse sous le soleil. Des centaines d'&#233;tudiants en travail social, venant de quinze centres de formation, convergent jusqu'&#224; la direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) de Paris. On croise quelques syndicats (Sud, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La concr&#233;tisation d'une bonne id&#233;e &#8211; celle d'indemniser les stages des &#233;tudiants en travail social &#8211; r&#233;v&#232;le en r&#233;alit&#233; de multiples in&#233;galit&#233;s. Des lieux de stages ont gel&#233; leur accueil, les instituts de formation s'inqui&#232;tent, les futurs professionnels sont dans la rue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeudi 3 avril, Montparnasse sous le soleil. Des centaines d'&#233;tudiants en travail social, venant de quinze centres de formation, convergent jusqu'&#224; la direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) de Paris. On croise quelques syndicats (Sud, FSU, CNT). Une r&#233;cente disposition l&#233;gislative (d&#233;cret du 31 janvier dernier et circulaire du 27 f&#233;vrier) stipule que les stages en travail social de plus de trois mois doivent &#234;tre &#171; gratifi&#233;s &#187; &#224; hauteur de 398,13 &#8364; par mois. A priori, c'est une bonne nouvelle. Mais tous n'y ont pas droit et le secteur public n'est pas concern&#233; par la mesure&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq jours plus t&#244;t, les repr&#233;sentants de treize centres de formation avaient list&#233; &#8212; en pr&#233;sence de G&#233;n&#233;ration pr&#233;caire, soutenant le mouvement &#8212; leurs revendications : financement d'&#201;tat, pas de distinction entre public et priv&#233;, p&#233;rennit&#233; des formations en alternance, &#233;galit&#233; pour tous les &#233;tudiants (les niveaux IV en sont exclus), cr&#233;ation d'une charte du stagiaire. Apr&#232;s l'association fran&#231;aise des organismes de formation et de recherche en travail social (AFORTS) et le groupement national des instituts r&#233;gionaux (GNI), la f&#233;d&#233;ration nationale des &#233;ducateurs de jeunes enfants (FNEJE) s'est elle aussi associ&#233;e, le 7 avril dernier, &#224; &#171; l'inqui&#233;tude l&#233;gitime que les professionnels, les centres de formation et leurs instances repr&#233;sentatives, les &#233;tudiants en formation, manifestent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation enfle. Le 4 avril, une manifestation de travailleurs sociaux avait lieu &#224; Saint-Brieuc, avec sitting &#224; la pr&#233;fecture (d&#233;log&#233; par les forces de l'ordre). Le 7 avril, quelques dizaines d'&#233;tudiants en travail social (en majorit&#233; des &#233;ducateurs en formation) de Rennes investissaient la direction r&#233;gionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS), avant d'en &#234;tre &#233;galement &#233;ject&#233;s par la police&#8230; et de bloquer l'entr&#233;e du conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine (qui, le 8, soutiendra la revendication contre la disparit&#233; priv&#233;/public et l'id&#233;e d'une gratification dispens&#233;e par les instituts de formation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudiants d&#233;noncent les discriminations en regard du statut, mais r&#233;clament aussi le fait que la gratification soit attribu&#233;e par un organisme ind&#233;pendant du lieu de stage &#171; pour ne pas cr&#233;er un rapport d'employ&#233;s &#224; employeurs. &#187; Les travailleurs sociaux en formation du p&#244;le sanitaire et social de Lorient d&#233;noncent carr&#233;ment, eux, la circulaire du 27 f&#233;vrier et r&#233;clament l'instauration d'un statut sp&#233;cifique des travailleurs sociaux en formation. Estimant que la gratification &#171; met en danger le statut du stagiaire &#187; et implique &#171; la modification des crit&#232;res d'&#233;valuation du stage &#187;, ils la jugent discriminatoire et en refusent l'id&#233;e m&#234;me. Un collectif de l'institut de recherche et de formation &#224; l'action sociale (IRFASE), un autre de l'institut de formation, de recherche et d'animation des m&#233;tiers &#233;ducatifs et sociaux (IFRAMES) et &lt;a href=&#034;http://www.gratificationpourtous.blogspot.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;d'autres centres s'organisent&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les responsables de structures se mobilisent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me les responsables de structures s'inqui&#232;tent : ainsi, l'association des directeurs certifi&#233;s (ADC) a-t-elle exprim&#233; son &#171; d&#233;saccord &#187; dans un courrier au minist&#232;re et &#224; la DGAS, en demandant l'extension de la gratification &#171; &#224; l'ensemble des dipl&#244;mes pr&#233;par&#233;s et &#224; l'int&#233;gralit&#233; des terrains de stage &#187;. De son c&#244;t&#233;, la f&#233;d&#233;ration nationale des associations de directeurs d'&#233;tablissements et services des secteurs sanitaire, social et m&#233;dico-social sans but lucratif (FNADES) et l'association nationale des cadres du social (ANDESI) ne veulent pas &#171; laisser les gestionnaires d'&#233;tablissements batailler individuellement pour n&#233;gocier la charge nouvelle induite par des gratifications de stagiaires. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin mars, la DGAS avait pourtant assur&#233; &#224; deux f&#233;d&#233;rations d'employeurs que les DDASS et les DRASS prendraient en charge cette gratification&#8230; Les formateurs ne sont pas en reste. Le 3 avril devant la DGAS, ils &#233;taient quelques dizaines, toutes formations confondues, &#224; soutenir les revendications des &#233;tudiants re&#231;us en d&#233;l&#233;gation : financement pour la gratification pour tous, maintien et valorisation de l'alternance comme principe de formation en travail social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la d&#233;l&#233;gation re&#231;ue n'en &#233;tait pas sortie satisfaite, loin s'en faut. Affirmant que le probl&#232;me de la gratification serait r&#233;solu pour les &#233;tablissements priv&#233;s relevant d'un financement par la S&#233;curit&#233; sociale ou subventionn&#233;s par l'Etat, les repr&#233;sentants de la DGAS n'avaient pas abord&#233; la question de la pr&#233;carit&#233; : les travailleurs sociaux en formation pr&#233;parant un dipl&#244;me de niveau IV restent exclus, ainsi que toutes celles et ceux qui effectuent leur stage dans le secteur public. Le 9 avril, un nouveau rassemblement avait lieu devant la DRASS de Paris pendant que les directions des centres de formations &#233;taient re&#231;ues, sans grand r&#233;sultat l&#224; non plus. Le surlendemain 11 avril, une r&#233;union nationale devait faire le point &#224; l'IRTS Montrouge. L'affaire n'est pas close.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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