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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>En route vers l'utopie</title>
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		<dc:subject>876</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Antoine Dubuisson, coordinateur de l'Association nationale d'expertise des groupes d'entraide mutuelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
En novembre 2007, l'Association nationale d'expertise des groupes d'entraide mutuelle (Anegem) organisait la premi&#232;re journ&#233;e nationale des groupes d'entraide mutuelle. Quel bilan les participants ont-ils tir&#233; de ce dispositif, n&#233; en 2005 ? La journ&#233;e a regroup&#233; environ deux cent soixante-dix personnes, les appr&#233;ciations ont &#233;t&#233; diverses. Les usagers sont satisfaits de ce dispositif (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Antoine Dubuisson, coordinateur de l'Association nationale d'expertise des groupes d'entraide mutuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En novembre 2007, l'Association nationale d'expertise des groupes d'entraide mutuelle (Anegem)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cr&#233;&#233;e par la Fnapsy pour &#233;viter les d&#233;rives comptables ou un d&#233;voiement des (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; organisait la premi&#232;re journ&#233;e nationale des groupes d'entraide mutuelle. Quel bilan les participants ont-ils tir&#233; de ce dispositif, n&#233; en 2005 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e a regroup&#233; environ deux cent soixante-dix personnes, les appr&#233;ciations ont &#233;t&#233; diverses. Les usagers sont satisfaits de ce dispositif innovant. En revanche, la F&#233;d&#233;ration nationale des patients en psychiatrie (Fnapsy) constate que la plupart des Gem ont &#233;t&#233;, ou sont encore, g&#233;r&#233;s par des associations gestionnaires, des associations ext&#233;rieures servant en quelque sorte de tutelle. Or, cela ne correspond pas &#224; la philosophie du Gem : un lieu g&#233;r&#233; par et pour les usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier comit&#233; de suivi des Gem&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Il est constitu&#233; de la Dgas, de la Cnasa, de repr&#233;sentants des Drass et Dass, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; note que sur environ trois cents structures existant en France, seules soixante-sept mettent en &#339;uvre les trois conditions li&#233;es &#224; leur constitution : la cr&#233;ation d'une association d'usagers ; la mise en &#339;uvre de conventions de parrainage avec une association d'usagers ou de familles ; la signature d'une convention avec le secteur psychiatrique. Dans les prochains mois, les Gem devront r&#233;pondre &#224; ces trois crit&#232;res, d'ailleurs d&#233;finis par les circulaires. Les associations gestionnaires, qui ont cr&#233;&#233; ou qui parrainent les Gem, devront donc glisser vers la cr&#233;ation d'une association d'usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La cr&#233;ation d'une association d'usagers est-elle toujours possible ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle ne l'est pas, on ne constitue pas un Gem, mais plut&#244;t un Service d'accompagnement &#224; la vie sociale (Savs). Le financement de la Ddass pour le fonctionnement de ce dispositif couvre la location d'un local et l'emploi de deux salari&#233;s en &#233;quivalent temps plein. Les salari&#233;s doivent &#234;tre &#224; la disposition des usagers qui d&#233;cident des activit&#233;s, respecter leurs choix et les aider &#224; mettre en place les projets choisis. Le Gem est innovant car il ne d&#233;pend ni du secteur social, ni du secteur m&#233;dico-social et encore moins du secteur sanitaire. Trop souvent, les acteurs du monde du handicap psychique le consid&#232;rent, &#224; tort, comme un substitut des dispositifs existants. Il arrive aussi que les Gem non directement g&#233;r&#233;s par une association d'usagers, ne fassent pas confiance aux usagers, consid&#233;rant mieux savoir ce qui leur convient. Un coordinateur peut, par exemple, imposer une activit&#233; non choisie par le groupe ou programmer des activit&#233;s &#224; l'ann&#233;e, sans qu'il y ait eu de demande, for&#231;ant alors la main de l'usager&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais prendre un exemple un peu caricatural pour expliquer la philosophie du Gem. Imaginons qu'un groupe d'usagers r&#234;ve de partir en Inde. Le projet peut prendre des semaines de r&#233;flexion et de recherche d'informations. Au final, le groupe va peut-&#234;tre se rendre compte que pour diverses raisons - notamment financi&#232;res &#8211; le projet est irr&#233;alisable. Il aura ainsi pris seul la mesure de la r&#233;alit&#233;. Si d&#232;s le d&#233;part, lorsque les usagers d&#233;lirent sur ce voyage, le coordinateur leur dit : &#171; Vous &#234;tes dans le r&#234;ve, &#231;a ne marchera jamais &#187;, il ne travaille pas dans la philosophie du Gem. Celle-ci est utopique, mais l'utopie permet d'avancer. Je voudrais &#233;galement pr&#233;ciser que trop souvent la tutelle des Ddass aboutit &#224; une application des r&#232;gles de contr&#244;le budg&#233;taire du m&#233;dico-social. Hors, la gestion d'un Gem, par et pour les usagers, demande une prise en compte de leur sp&#233;cificit&#233; et d'une marge d'erreur possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quelle formation b&#233;n&#233;ficient les coordinateurs de Gem ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe pas de formation sp&#233;cifique et nous n'avons pas encore trouv&#233; la solution id&#233;ale. La Fnapsy pr&#233;conise l'embauche de deux coordinateurs : un homme et une femme. Un usager et un professionnel. Le premier conna&#238;t la souffrance psychique et est &#224; m&#234;me de comprendre ce que vivent les usagers. Le second apporte son professionnalisme (gestion, organisation&#8230;) et poss&#232;de un &#171; esprit Gem &#187;, ce qui n'est pas &#233;vident &#224; trouver&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que r&#233;pondez-vous aux soignants qui parlent de risques de d&#233;rive : angoisses trop fortes des usagers face &#224; la prise de responsabilit&#233;s, d&#233;bordements, passages &#224; l'acte, difficult&#233;s de participation pour les plus malades&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles refl&#232;tent la mani&#232;re dont certains soignants consid&#232;rent l'usager. Pour venir dans un Gem, il faut d&#233;j&#224; avoir franchi plusieurs &#233;tapes : arriver &#224; sortir de chez soi, revenir vers la soci&#233;t&#233;&#8230; ce qui constitue d&#233;j&#224; un grand pas, les choses &#233;voluent ensuite doucement. N'oublions pas que le Gem parle de groupe et d'entraide mutuelle. Lorsqu'un usager se trouve en difficult&#233;, le groupe le prend en charge. La r&#233;ticence de ces professionnels du soin est li&#233;e au fait qu'ils ne tiennent pas compte du potentiel des usagers. &#192; mon avis, ils se trompent. Bien entendu, des crises peuvent survenir dans un Gem, tout comme elles peuvent arriver ailleurs&#8230; &#192; la Fnapsy, nous n'avons aucune information sur des actes de violence intervenus dans des Gem.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cr&#233;&#233;e par la Fnapsy pour &#233;viter les d&#233;rives comptables ou un d&#233;voiement des objectifs par l'un des partenaires, l'Anegem- apporte une aide au montage des conventions et &#224; la gestion. Un comit&#233; d'&#233;thique est charg&#233; de contr&#244;ler les principes fondant les Gem. &lt;a href=&#034;http://www.anegem.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Anegem&lt;/a&gt; C/o Fnapsy - 33 rue Daviel - 75013 Paris. T&#233;l. 01 43 64 85 42&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il est constitu&#233; de la Dgas, de la Cnasa, de repr&#233;sentants des Drass et Dass, des parrains historiques (Fnapsy, Unfafam, F&#233;d&#233;ration d'aide &#224; la Sant&#233; mentale Croix-Marine) et d'autres organismes&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;thodologie de l'intervention en travail social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Methodologie-de-l-intervention-en-travail-social</link>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>876</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; C'est dans les vieux pots, qu'on fait les meilleures soupes &#187; : voil&#224; un proverbe qui sied fort bien &#224; l'ouvrage de Cristina de Robertis. Ce livre de chevet de g&#233;n&#233;rations d'&#233;tudiants, constamment r&#233;&#233;dit&#233;, revu et compl&#233;t&#233; pour la pr&#233;sente &#233;dition, a d&#233;montr&#233; &#224; l'usage qu'il constitue une valeur s&#251;re. L'auteure, s'opposant &#224; toute tentative de constituer une doctrine fig&#233;e, replace le corps de connaissances constitutif de l'action professionnelle dans une dynamique en perp&#233;tuelle &#233;volution. Si le service social (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton2311-99c91.jpg?1694025085' width='104' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; C'est dans les vieux pots, qu'on fait les meilleures soupes &#187; : voil&#224; un proverbe qui sied fort bien &#224; l'ouvrage de Cristina de Robertis. Ce livre de chevet de g&#233;n&#233;rations d'&#233;tudiants, constamment r&#233;&#233;dit&#233;, revu et compl&#233;t&#233; pour la pr&#233;sente &#233;dition, a d&#233;montr&#233; &#224; l'usage qu'il constitue une valeur s&#251;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteure, s'opposant &#224; toute tentative de constituer une doctrine fig&#233;e, replace le corps de connaissances constitutif de l'action professionnelle dans une dynamique en perp&#233;tuelle &#233;volution. Si le service social n'a jamais int&#233;gr&#233; de disciplines des sciences humaines ou n'en a constitu&#233; une &#224; part enti&#232;re, c'est bien parce qu'il s'abreuve &#224; toutes celles d&#233;j&#224; existantes, de la psychologie &#224; la sociologie, en passant par la philosophie ou l'ethnologie, sans oublier l'&#233;conomie, le droit ou l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq concepts le traversent de part en part, comme un fil rouge identifiable : la relation d'aide, la conviction dans la capacit&#233; de changement, l'utilisation de la dialectique contradictoire, l'interd&#233;pendance entre les individus et leur environnement et, enfin, le travail sur l'&#233;quilibre menac&#233; et celui recherch&#233;. Autre caract&#233;ristique notable, l'action sociale a toujours &#233;t&#233; influenc&#233;e, du fait de son anciennet&#233;, par les &#233;poques qu'elle a travers&#233;es. Fonctionnant &#224; sa naissance sur la logique de la charit&#233; et de l'apostolat, elle s'est ensuite largement impr&#233;gn&#233;e du mod&#232;le m&#233;dical (o&#249; il est question de traitement ou de th&#233;rapie), avant de privil&#233;gier dans sa p&#233;riode contemporaine l'intervention (on parlera alors de changement et de strat&#233;gie) et de se tourner vers cette &#233;valuation tout particuli&#232;rement &#224; la mode ces temps-ci (mesure d'efficience et d'efficacit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thodologie propos&#233;e par Cristina de Robertis pr&#233;sente sept &#233;tapes classiques : la demande initiale (qu'il faut d&#233;crypter, en distinguant le d&#233;sir du besoin), l'analyse de la situation (qu'il est important de globaliser), l'&#233;valuation diagnostique (centr&#233;e sur la difficult&#233; &#224; r&#233;soudre), l'&#233;laboration du projet d'intervention et de l'&#233;ventuel contrat (pr&#233;cisant les objectifs &#224; atteindre et les engagements r&#233;ciproques pour y acc&#233;der), la mise en &#339;uvre de l'intervention (qui peut &#234;tre directe aupr&#232;s de l'usager ou indirecte aupr&#232;s de partenaires), l'&#233;valuation des r&#233;sultats (qui permet de mesurer les acquis et les d&#233;rives, afin de r&#233;ajuster ou de r&#233;orienter la suite de l'intervention) et, enfin, la cl&#244;ture de l'intervention (dont la pr&#233;paration et les modalit&#233;s sont aussi importantes que tout ce qui a pr&#233;c&#233;d&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intercesseur, n&#233;gociateur ou d&#233;nonciateur, l'assistant social est &#224; l'interface entre l'usager et la soci&#233;t&#233;. L'application de cette m&#233;thodologie, conclut l'auteur, reste impr&#233;gn&#233;e par l'&#233;thique du professionnel et ses r&#233;f&#233;rences personnelles quant au r&#244;le qu'il souhaite jouer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Bayard, 2007 (399 p. ; 29 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le travail &#233;ducatif en milieu ouvert</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-travail-educatif-en-milieu-ouvert</link>
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		<dc:subject>Aemo</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Les propos d&#233;velopp&#233;s ici par Laurent Ott sont &#224; la fois originaux et innovants. Le travail en milieu ouvert qu'il pr&#233;sente ne concerne ni les interventions &#233;ducatives au sein des familles, ni l'animation s&#233;quentielle, pas plus que le travail de rue. Il s'agit d'un concept in&#233;dit qui tente de r&#233;habiliter l'espace public non comme un lieu de perdition et de danger potentiel pour l'enfant, mais comme un support d'&#233;panouissement et d'apprentissage de la citoyennet&#233;. L'auteur commence par un constat : les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2312-b24ef.jpg?1694025085' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les propos d&#233;velopp&#233;s ici par Laurent Ott sont &#224; la fois originaux et innovants. Le travail en milieu ouvert qu'il pr&#233;sente ne concerne ni les interventions &#233;ducatives au sein des familles, ni l'animation s&#233;quentielle, pas plus que le travail de rue. Il s'agit d'un concept in&#233;dit qui tente de r&#233;habiliter l'espace public non comme un lieu de perdition et de danger potentiel pour l'enfant, mais comme un support d'&#233;panouissement et d'apprentissage de la citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur commence par un constat : les enfants des villes sont socialement et culturellement parqu&#233;s dans des lieux r&#233;serv&#233;s. L'entreprise de diabolisation de l'ext&#233;rieur ne les pr&#233;pare pas &#224; cultiver en eux les ressources qui leur permettraient de r&#233;agir face &#224; l'inconnu. On ne les pr&#233;pare pas &#224; g&#233;rer le risque, mais &#224; avoir peur du danger. Or, ce dont ils ont besoin, ce n'est pas d'&#234;tre gard&#233;s, mais de b&#233;n&#233;ficier de compagnie, de relations, de communication avec des adultes qui s'inscrivent avec eux dans une relation continue et constante. On en est loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui domine aujourd'hui, c'est la cassure. Des enfants, on n'en parle plus qu'en tant que victimes en puissance ou fauteurs de troubles potentiels. Quant aux adultes, &#233;parpill&#233;s dans des institutions &#233;ducatives cloisonn&#233;es (familles, &#233;coles, centres de loisirs&#8230;), ils offrent non la continuit&#233; tant recherch&#233;e, mais une attention &#233;miett&#233;e. Les professionnels qui pratiquent trop souvent une relation distanci&#233;e sont parmi les plus menac&#233;s par l'usure et le d&#233;sinvestissement. Ils pr&#233;sentent une peur archa&#239;que d'&#234;tre d&#233;vor&#233;s, de s'attacher ou de se mettre au jour, voyant ainsi amput&#233;e la part la plus consistante et sp&#233;cifique de leur m&#233;tier : &#171; tout se passe comme si la relation &#233;ducative &#233;tait exempte de toute implication personnelle et de toute r&#233;sonance affective &#187; (p.27).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Ott pr&#233;conise de redonner au travail de rue toutes ses lettres de noblesse. Il dessine pr&#233;cis&#233;ment les contours du travail en milieu ouvert qu'il revendique : mettre &#224; disposition un espace et des intervenants qui permettent aux enfants de construire leur propre activit&#233; sociale. Cr&#233;er un lieu non stigmatis&#233;, destin&#233; &#224; l'ensemble de la population, m&#234;me si &#224; partir de cet accueil indiff&#233;renci&#233;, on peut proposer une prise en charge plus individualis&#233;e pour les plus en difficult&#233;. Autoriser la libre circulation des enfants qui ne viendraient l&#224; que sur la base de leur seule adh&#233;sion et de leur unique motivation. Dynamiser des activit&#233;s pouvant &#234;tre initi&#233;es par le groupe d'enfants lui-m&#234;me, sans s'interdire d'&#234;tre soi-m&#234;me force de proposition. Pr&#233;voir qu'elles puissent passer d'un lieu en plein air &#224; une salle couverte et inversement. S'appuyer d'abord sur les enfants, pour ensuite s'ouvrir aux parents et au voisinage. Une telle exp&#233;rience a exist&#233; : la Maison Robinson &#224; Lonjumeau. Elle a disparu, faute de subventions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2007 (256 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La maladie psychique a une parole</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-maladie-psychique-a-une-parole</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>876</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme en 2003, les salons de l'H&#244;tel de ville parisien se sont ouverts aux usagers de la sant&#233; mentale. De plusieurs pays, des personnes souffrant de maladies psychiques sont venues s'exprimer, et s'organiser &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, tout individu a le droit &#224; une vie digne et au respect en tant que personne &#224; part enti&#232;re, mais comment arriver dans les faits &#224; l'&#233;galit&#233; de traitement inscrite dans la loi de f&#233;vrier 2005 ? Organis&#233; par l'association d'usagers de la sant&#233; mentale Advocacy, le troisi&#232;me forum europ&#233;en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme en 2003, les salons de l'H&#244;tel de ville parisien se sont ouverts aux usagers de la sant&#233; mentale. De plusieurs pays, des personnes souffrant de maladies psychiques sont venues s'exprimer, et s'organiser&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certes, tout individu a le droit &#224; une vie digne et au respect en tant que personne &#224; part enti&#232;re, mais comment arriver dans les faits &#224; l'&#233;galit&#233; de traitement inscrite dans la loi de f&#233;vrier 2005 ? Organis&#233; par l'association d'usagers de la sant&#233; mentale Advocacy, le troisi&#232;me forum europ&#233;en pour une politique citoyenne en sant&#233; mentale &#8212; compos&#233; d'ONG et d'associations fran&#231;aises ou europ&#233;ennes &#8212; s'est tenu &#224; Paris du 27 au 29 f&#233;vrier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Advocacy- France - 5 place des F&#234;tes - 75019 Paris. T&#233;l. 01 45 32 22 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . D'atypiques espaces d'expression, d'&#233;changes et de travail entre usagers et professionnels de la sant&#233; mentale (une grande majorit&#233; d'usagers) ont clairement propos&#233; de combattre l'exclusion dont sont victimes les personnes en situation de handicap psychique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anglo-saxon, le terme advocacy avait &#233;t&#233; d&#233;fini par ses promoteurs comme un mode d'aide &#224; l'expression de personnes s'estimant victimes d'un pr&#233;judice et insuffisamment respect&#233;es par leurs interlocuteurs institutionnels. Une sorte de m&#233;diation sociale introduisait un tiers &#171; amplifiant la demande du patient usager sans parler &#224; sa place. &#187; En cours dans plusieurs pays d'Europe du Nord, le concept s'est fray&#233; un chemin en France depuis une bonne dizaine d'ann&#233;es. En 1998, la commission de Bruxelles avait accord&#233; un financement &#224; Advocacy-France, dont la d&#233;marche &#233;tait inscrite dans un programme europ&#233;en intitul&#233; D&#233;veloppement de l'accessibilit&#233; au recours en sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs espaces conviviaux citoyens (ECC) ont vu le jour, &#224; la suite de celui de Caen, fonctionnant depuis mai 2001 et assurant de nombreuses activit&#233;s, allant de l'organisation de repas &#224; la pr&#233;paration d'une &#233;mission ou d'un d&#233;bat, en passant par toutes sortes d'activit&#233;s cr&#233;atrices ou de sorties culturelles&#8230; &#171; Le projet s'adresse &#224; toute personne souffrant d'exclusion, d'isolement et de s&#233;gr&#233;gation, qu'elle fr&#233;quente ou non par ailleurs des structures de soin, de milieu prot&#233;g&#233; ou d'accueil pour personnes handicap&#233;es et/ou inadapt&#233;es &#187;, pr&#233;cisait le document fondateur. Aujourd'hui, d'autres ECC ont &#233;clos &#224; Paris, en Normandie, &#224; Perpignan ou Grenoble&#8230; Leur publication, Le M&#233;gaphone (porte-plume des porte-voix) retranscrit r&#233;guli&#232;rement &#8212; 31 num&#233;ros &#224; ce jour &#8212; la vie de ces espaces color&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Cr&#233;er un pas de c&#244;t&#233; qui ouvre un espace de transformation sociale &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans cet &#233;tonnant forum, &#233;taient joyeusement repr&#233;sent&#233;s de nombreux groupes d'entraide mutuelle (GEM) aux noms souvent lyriques (&#171; L'&#201;charpe d'Iris &#187;, &#171; &#192; Plaine vie &#187;, &#171; La vague &#224; l'&#226;me &#187; ou &#171; L'&#201;toile polaire &#187;&#8230;). Au plan mondial, le r&#233;seau des (ex) utilisateurs et survivants de la psychiatrie (network of (ex-) users and survivors of psychiatry, &lt;a href=&#034;http://www.enusp.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ENUSP&lt;/a&gt;, dont Advocacy fait partie) &#233;tait lui aussi partie prenante. Des contacts avec des homologues toscans, finlandais, irlandais, s&#233;n&#233;galais ou luxembourgeois s'y sont consolid&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;chelon europ&#233;en, une repr&#233;sentante de la Commission viendra dire en tribune que les questions les plus r&#233;currentes sont celles de l'&#233;ducation, de la sensibilisation du grand public &#224; la maladie psychique et de la formation, alors m&#234;me que plusieurs articles de la Convention internationale des droits des personnes en situation de handicap interdit dans les textes les discriminations. La Haute autorit&#233; de lutte contre les discriminations et pour l'&#233;galit&#233; (Halde), pour sa part, confirme ce d&#233;plorable &#233;tat des lieux : l'ann&#233;e derni&#232;re, sur 6222 r&#233;clamations trait&#233;es, 1400 &#8212; soit 22 % &#8212; ont concern&#233; des questions de handicap et de sant&#233;, la moiti&#233; d'entre elles &#233;voquant une discrimination &#224; l'emploi&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me journ&#233;e a propos&#233; des parcours de d&#233;couvertes, forums de discussion, activit&#233;s d'expression, tous anim&#233;s ou co-anim&#233;s par des personnes en situation de handicap._ Un arbre &#224; palabres, un &#171; psychotron &#187;, diff&#233;rents autres divertissements (dont un jeu de l'oie citoyen) ont invit&#233; &#224; leur mani&#232;re &#224; d&#233;jouer les pi&#232;ges de la discrimination. L'imagination &#233;tait l&#224;, vivante et vibrante, et les jeunes professionnels aussi, l'&#233;cole d'&#233;ducateurs d'Aubervilliers assurant (excellemment) la logistique des trois jours de la manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit bien, en r&#233;f&#233;rence &#224; la d&#233;finition du Parlement europ&#233;en, de &#171; cr&#233;er un climat favorable &#224; la valorisation des diff&#233;rences, au respect du droit, &#224; la protection contre la discrimination &#187;. Droits d'expression, de circulation, droit au travail ou au logement individuel, droit &#224; l'intimit&#233; restent encore &#224; conqu&#233;rir. Il s'agit m&#234;me, pour les organisateurs, d'&#171; inverser les attendus traditionnels de chacun, autant ceux des politiques, des professionnels, que des acteurs militants et des personnes discrimin&#233;es [&#8230;], de cr&#233;er un pas de c&#244;t&#233; qui ouvre un espace de transformation sociale &#187;. L'id&#233;e est bien de rendre la personne, m&#234;me souffrant de troubles psychiques, actrice de sa propre vie : un intervenant a ainsi &#233;voqu&#233; la timide mise en place de &#171; psytrialogues &#187;, &#233;changes entre patients, entourage et soignants. Au final, la parole de personnes qui n'ont pas l'habitude d'&#234;tre &#233;cout&#233;es a pu &#234;tre entendue (un film sera tir&#233; de l'&#233;v&#233;nement). En somme, une belle entreprise de d&#233;-stigmatisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.advocacyfrance.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Advocacy- France&lt;/a&gt; - 5 place des F&#234;tes - 75019 Paris. T&#233;l. 01 45 32 22 35&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; La crainte principale est que le patient devienne une victime de l'entre soi et des effets miroirs qui peuvent na&#238;tre dans ces groupes &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-crainte-principale-est-que-le-patient-devienne-une-victime-de-l-entre-soi-et-des-effets-miroirs-qui-peuvent-naitre-dans-ces-groupes</link>
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		<dc:subject>876</dc:subject>

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&lt;p&gt;Entretien avec Didier Bromberg, praticien hospitalier &#224; l'h&#244;pital de Maison Blanche. Il a au cours de son parcours &#233;t&#233; responsable d'un h&#244;pital de jour, d'un CATTP, d'un foyer de postcure, d'un placement familial et a exerc&#233; dans diverses institutions m&#233;dico-sociales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment analysez-vous le d&#233;veloppement des groupes d'entraide mutuelle ? Il est toujours difficile d'avoir une opinion d&#233;finitive sur les groupes d'entraide mutuelle car ils se sont souvent pr&#233;sent&#233;s comme une alternative aux traitements (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Didier Bromberg, praticien hospitalier &#224; l'h&#244;pital de Maison Blanche. Il a au cours de son parcours &#233;t&#233; responsable d'un h&#244;pital de jour, d'un CATTP, d'un foyer de postcure, d'un placement familial et a exerc&#233; dans diverses institutions m&#233;dico-sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment analysez-vous le d&#233;veloppement des groupes d'entraide mutuelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est toujours difficile d'avoir une opinion d&#233;finitive sur les groupes d'entraide mutuelle car ils se sont souvent pr&#233;sent&#233;s comme une alternative aux traitements classiques. Par ma pratique, j'ai appris &#224; respecter les initiatives th&#233;rapeutiques parce que j'ai constat&#233; que certains patients ont besoin de se confronter &#224; eux-m&#234;mes et &#224; d'autres patients. Ils acqui&#232;rent m&#234;me parfois une exp&#233;rience du terrain qui les aide &#224; &#233;laborer leur probl&#233;matique dans le jeu des questions et des r&#233;ponses qui s'ext&#233;riorisent dans un groupe. C'est parfois une fa&#231;on de marquer leur territoire par rapport aux professionnels soignants, une fa&#231;on de s'affirmer, de s'affranchir et de nous dire : &#171; Hop-l&#224;, je vis aussi un quotidien, que vous les psys, refusez d'entendre. &#187; Cela rel&#232;ve d'une nouvelle donne qui veut que le malade soit un usager de la sant&#233; et non sa victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette revendication est l&#233;gitime. Elle s'inscrit dans un droit &#224; la parole propre &#224; la d&#233;mocratie actuelle, mais elle n&#233;cessite une adaptation dans les &#233;nonc&#233;s du terme de soin ; ici, il veut signifier une participation du patient comme interlocuteur. Le partenariat est simple &#224; concevoir quand il s'agit de pathologie classique de type n&#233;vrotique, il est plus complexe quand la personnalit&#233; est plus envahie par la pathologie de type psychotique. En effet, il existe un clivage entre le moment de crise et la p&#233;riode de r&#233;solution clinique qui a souvent pour cons&#233;quence un d&#233;ni des troubles et un phantasme de &#171; normalit&#233; &#187;. Les pairs peuvent permettre alors d'authentifier le besoin de soins par la reconnaissance des signes annonciateurs, et par la suite, la possibilit&#233; de bien-&#234;tre&#8230; D&#232;s lors, &#224; mon sens, la fonction de ces groupes ne peut alors s'inscrire que dans un travail de pr&#233;vention des crises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ont-ils alors vraiment des effets th&#233;rapeutiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne peut pr&#233;tendre qu'il y ait une seule approche th&#233;rapeutique, ce serait une posture totalitaire. La maladie mentale requiert une multitude d'approches qui vont de la pharmacologie &#224; la psychoth&#233;rapie en passant par les socioth&#233;rapies. Le probl&#232;me reste le dosage en fonction du patient et de sa pathologie ; les indications sont li&#233;es &#224; l'adh&#233;sion du patient et les connaissances du th&#233;rapeute. Cependant, certains patients se taisent sur leurs affiliations &#224; ces groupes, soit par un processus de rivalit&#233; avec le th&#233;rapeute, ou de honte si celui-ci apprend, souvent par hasard, leur concours &#224; telle ou telle pratique. Est-ce un manque de confiance ? Oui et non, mais il faut alors en parler, cela remet un cadre de r&#233;flexion et le patient peut expliquer les raisons de sa participation. Ce moment devient alors th&#233;rapeutique car il s'inscrit dans une continuit&#233; de soin en refusant le clivage. Ce constat &#233;vite de rendre pervers le parcours du patient. Mais si les soignants ne sont pas mis au courant, comme dans certains cas, les risques sont nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il d&#232;s lors des d&#233;rives possibles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crainte principale est que le patient devienne une victime de l'entre soi et des effets miroirs qui peuvent na&#238;tre dans ces groupes. Ceux-ci peuvent se transcrire par la crainte de ressembler &#224; un autre soi-m&#234;me ou au contraire par la r&#233;assurance d'&#234;tre plus &#171; normal &#187; que l'autre. La deuxi&#232;me situation est le risque de d&#233;compensation faute d'encadrement correct. Il faut cependant retenir que ces groupes s'adressent souvent &#224; des patients qui entrent dans la dur&#233;e et s'&#233;puisent dans les mod&#232;les propos&#233;s. Les groupes leur apparaissent alors comme un lieu porteur de liens sociaux, ils ouvrent la cit&#233; en opposition &#224; l'enfermement psychiatrique. Ils interrogent sur la mutation de malades mentaux en handicap&#233;s. Ils peuvent s'inscrire dans une transformation du regard de la soci&#233;t&#233; sur la maladie mentale et ils se pr&#233;sentent comme porteurs d'espoir&#8230; C'est une id&#233;ologie comme une autre, mais a-t-elle les moyens de ses affirmations ? Il ne faudrait pas que l'arbre cache la for&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines personnes demandent toujours &#171; asile &#187; aux h&#244;pitaux, faut-il le rappeler ? Et ce ne sont pas seulement des SDF, ils pr&#233;sentent d'authentiques souffrances psychiques, les nombreuses hospitalisations d'office et hospitalisations &#224; la demande d'un tiers sont l&#224; pour certifier de l'ampleur du probl&#232;me. Il ne faudrait pas perdre de vue que les critiques l&#233;gitimes sur la psychiatrie, et que ces groupes peuvent amener &#224; l&#233;gitimer, rel&#232;vent du d&#233;bat de soci&#233;t&#233;, d'autant plus que ces hospitalisations ont des cons&#233;quences budg&#233;taires dans le domaine des soins psychiatriques. Les patients ou les usagers, quel que soit le nom qui leur est attribu&#233;, interrogent sur leur place dans la soci&#233;t&#233;, la tol&#233;rance dans la cit&#233;, le respect de leur personne et surtout le danger de leur marginalisation. Ils sont donc en droit de pouvoir revendiquer une place en des termes qui leur conviennent, sans tuteurs patent&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il serait dommage qu'apr&#232;s la g&#233;n&#233;ralisation des secteurs, ces groupes recr&#233;ent un enfermement paradoxal dans un regroupement communautaire entre patients. Ces groupes ne sont pas n&#233;cessairement une ghetto&#239;sation qui entra&#238;ne une exclusion sociale, mais peuvent devenir porteurs d'une revendication identitaire dont il est difficile de percevoir les cons&#233;quences dans une &#233;poque qui pose la question des genres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Patrick Torregrossa, un &#171; humanisme rare &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Patrick-Torregrossa-un-humanisme-rare</link>
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		<dc:date>2008-03-13T17:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Pendant plusieurs mois, cam&#233;ra au poing, le r&#233;alisateur Laurent Canches a film&#233; Patrick Torregrossa &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui jeune retrait&#233; de ses fonctions d'&#233;ducateur, Patrick Torregrossa est en col&#232;re. Ce colosse &#8211; 1 m 87, un bon quintal et un physique de rugbyman (qu'il a &#233;t&#233; pendant des ann&#233;es) &#8211; &#233;num&#232;re, volubile, quelques-uns de ses griefs : contre la pusillanimit&#233; des &#233;lus, leur vue &#224; court terme, le principe de pr&#233;caution trop souvent invoqu&#233;, la d&#233;marche qualit&#233; chiffr&#233;e&#8230; Lorsqu'on lui demande : &#171; Aimeriez-vous (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant plusieurs mois, cam&#233;ra au poing, le r&#233;alisateur Laurent Canches a film&#233; Patrick Torregrossa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui jeune retrait&#233; de ses fonctions d'&#233;ducateur, Patrick Torregrossa est en col&#232;re. Ce colosse &#8211; 1 m 87, un bon quintal et un physique de rugbyman (qu'il a &#233;t&#233; pendant des ann&#233;es) &#8211; &#233;num&#232;re, volubile, quelques-uns de ses griefs : contre la pusillanimit&#233; des &#233;lus, leur vue &#224; court terme, le principe de pr&#233;caution trop souvent invoqu&#233;, la d&#233;marche qualit&#233; chiffr&#233;e&#8230; Lorsqu'on lui demande : &#171; Aimeriez-vous &#234;tre encore en activit&#233; &#224; l'heure actuelle ? &#187;, il fait part des changements induits par la loi 2002, d&#233;nonce les pressions administratives faites sur les directeurs et pr&#233;sidents d'associations, bref fait comprendre que le m&#233;tier d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, &#171; s'il n'est plus m&#233;tier-passion, s'il n'y a plus d'espace pour la cr&#233;ativit&#233;, de vivre-avec ni de faire-avec &#187;, ne l'int&#233;resse plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Canches, sociologue et r&#233;alisateur, l'a suivi avec sa cam&#233;ra pendant plusieurs mois. Nous sommes, au d&#233;but du film, dans le quartier des Pyramides &#224; &#201;vry (91). Des jeunes tiennent les murs et lui racontent leurs gal&#232;res avec leur famille, leur d&#233;s&#339;uvrement, leur peur de l'avenir. Certains lui confient leur manque d'espoir : &#171; A part jouer au foot ou faire du banditisme&#8230; &#187;, rigole l'un d'eux&#8230; Le r&#233;alisateur &#233;voque alors la relation avec l'&#233;ducateur : &#171; C'est quelqu'un qui te conseille, il m'a beaucoup aid&#233; &#187;, reconna&#238;t Jok one, n&#233; au Congo vingt-trois ans plus t&#244;t, en &#233;voquant Patrick, qu'il appelle joliment &#171; Feu vert &#187;, en r&#233;f&#233;rence &#224; la fondation Jeunesse feu vert, qui l'emploie depuis un quart de si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces friches sociales et rel&#233;gu&#233;es, l'&#233;ducateur colmate : s'occupe attentivement de Mathieu, Tanya ou Vladimir, mineurs en danger, conseille un contrat jeune majeur &#224; une jeune fille, accompagne ces rappeurs d'Evry dans certaines de leurs d&#233;marches, organise un s&#233;jour de rupture au S&#233;n&#233;gal pour &#201;lodie, qui en a bien besoin&#8230; Il visite certains en prison, g&#232;re &#224; une &#233;poque un service de chambres en ville, sans habilitation officielle mais avec le soutien tacite des juges pour enfants. S'occupe d'insertion par le travail, souvent dans la restauration. Sait toujours valoriser de petites avanc&#233;es, et faire confiance. Il innove et prend des risques (l'habilitation suivra). Il intervient dans certains coll&#232;ges pour parler de son m&#233;tier : &#171; Vous allez continuer jusqu'au bout ce travail ? &#187;, le questionnent certains ados, &#233;tonn&#233;s se son &#233;nergie. &#171; Le ressort, c'est la motivation, l'engagement des personnes &#187;, assure-t-il avec conviction. Mais il parle aussi d'&#171; impalpable &#187; pour qualifier le m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir travaill&#233; dans diff&#233;rents secteurs &#8211; adolescentes &#233;pileptiques, psychotiques, caract&#233;riels, ados d&#233;linquants, handicap&#233;s mentaux l&#233;gers&#8230; &#8211;, il rejoint Jeunesse feu vert et s'occupe de jeunes majeurs sortant de prison. &#201;ducateur pendant des ann&#233;es, il deviendra, sans pour autant quitter le terrain, directeur d'un service &#233;ducatif, qu'il aura contribu&#233; &#224; cr&#233;er. L'&#233;nergie de cet homme est palpable. Comme par hasard, &#224; quatorze ans, son p&#232;re, instit sp&#233;cialis&#233;, lui avait mis Graine de crapule entre les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de la cam&#233;ra, le r&#233;alisateur a rapidement compris que le m&#233;tier d'&#233;ducateur &#233;tait fait de relation, d'&#233;coute et de parole, mais parfois aussi d'indicible ou d'impalpable. Convaincu de &#171; l'humanisme rare et profond &#187; du professionnel qu'il a &#171; suivi &#187; pendant des mois, jugeant ses r&#233;voltes salutaires, il a voulu &#171; montrer les mani&#232;res de transmettre un savoir, une exp&#233;rience, une attitude dans ce m&#233;tier qu'est le travail social aupr&#232;s de tous ces jeunes gens &#171; ab&#238;m&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;En premi&#232;re ligne. Un documentaire (57 minutes) de Laurent Canches, avec la collaboration &lt;br class='autobr' /&gt;
de Michel Vandestien (juin 2006).&lt;br class='manualbr' /&gt;Le DVD peut &#234;tre acquis (15 &#8364; pour les particuliers, 40 &#8364; pour les collectivit&#233;s) aupr&#232;s de la soci&#233;t&#233; G &amp; K : 06 14 29 32 15 ou 06 86 03 92 52.&lt;br class='manualbr' /&gt;mail : &lt;a href=&#034;mailto:deni.kralj@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;deni.kralj@gmail.com&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;mailto:canches@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;canches@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une galerie pour briser la solitude des artistes</title>
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		<dc:date>2008-03-13T16:52:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>876</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Paris, le groupe d'entraide mutuelle Artame Gallery, f&#233;d&#232;re des artistes fragilis&#233;s par la maladie psychique. Lieu d'exposition, d'&#233;change et de convivialit&#233;, il accueille de nombreux visiteurs, voisins et artistes du quartier. &lt;br class='autobr' /&gt;
La galerie donne dans une rue passante de Belleville, un quartier populaire abritant pr&#232;s de cent cinquante ateliers d'artistes . Les tableaux, sculptures, masques ou photos aper&#231;us &#224; travers les grandes baies vitr&#233;es, tentent le visiteur. Il pousse la porte pour admirer les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Paris, le groupe d'entraide mutuelle Artame Gallery, f&#233;d&#232;re des artistes fragilis&#233;s par la maladie psychique. Lieu d'exposition, d'&#233;change et de convivialit&#233;, il accueille de nombreux visiteurs, voisins et artistes du quartier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La galerie donne dans une rue passante de Belleville, un quartier populaire abritant pr&#232;s de cent cinquante ateliers d'artistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Artame Gallery - 37 rue Ramponneau - 75020 Paris. T&#233;l. 01 40 33 42 (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les tableaux, sculptures, masques ou photos aper&#231;us &#224; travers les grandes baies vitr&#233;es, tentent le visiteur. Il pousse la porte pour admirer les &#339;uvres expos&#233;es et se retrouve vite invit&#233; &#224; boire un caf&#233; autour de la grande table de bois. Artame Gallery est un Gem atypique et convivial, n&#233; d'une initiative de Marie-France Casellas-M&#233;ni&#232;re, assistante sociale &#224; l'Union nationale des amis et familles de malades psychiques (Unafam) et sculptrice. Dans ce bel espace de 110 m2, ouvert tous les jours, les artistes-usagers viennent quand ils le souhaitent. Certains travaillent sur place, d'autres pr&#233;f&#232;rent pratiquer leur activit&#233; artistique &#224; domicile et se joindre au groupe pour &#233;changer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1993, Marie-France Casellas-M&#233;ni&#232;re, fra&#238;chement embauch&#233;e &#224; l'Unafam, rencontre de nombreuses familles dont le fils ou la fille ont suivi des &#233;tudes aux Beaux-arts, &#224; l'Ecole Boulle ou pratiquent une activit&#233; artistique. Ces jeunes artistes sont isol&#233;s, sans opportunit&#233; de rencontrer d'autres artistes et d'exposer. Les ateliers artistiques des structures th&#233;rapeutiques ne leur conviennent pas forc&#233;ment et dans les ateliers artistiques de la ville, l'int&#233;gration n'est pas toujours &#233;vidente. De ce constat, na&#238;t l'id&#233;e de constituer un groupe d'artistes souffrant de troubles psychiques qui pourra exposer dans des lieux associatifs mais aussi participer &#224; des expositions et des festivals d'art. Le groupe ach&#232;te alors un v&#233;hicule utilitaire et sillonne les routes de France et d'Europe, exposant et rencontrant d'autres artistes. Tout cela gr&#226;ce au travail et &#224; l'enthousiasme de plusieurs b&#233;n&#233;voles. Il se d&#233;clarera en association affili&#233;e &#224; l'Unafam en 2001 et sera reconnu Gem fin 2005&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Le financement de la DDASS permet au Gem de louer les locaux et de financer (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sortir de l'isolement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;St&#233;phane vient pour la seconde fois s'informer sur les activit&#233;s d'Artame Gallery en compagnie de sa m&#232;re. Brun, v&#234;tu d'un grand sweater bleu, le jeune homme a une formation d'architecte. Tr&#232;s silencieux, il semble pourtant absorber l'ambiance. &lt;i&gt;&#171; St&#233;phane est tr&#232;s introverti et &#233;prouve des difficult&#233;s &#224; aller vers les autres. Isol&#233;, il a besoin d'un lieu de rencontre &#187;&lt;/i&gt;, explique sa m&#232;re. Il a un temps fr&#233;quent&#233; un centre d'accueil th&#233;rapeutique &#224; temps partiel (CATTP), mais il pr&#233;f&#233;rerait un lieu de convivialit&#233; &#233;loign&#233; du soin, qui lui donne la possibilit&#233; d'exposer avec d'autres artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa premi&#232;re visite ici l'a enchant&#233;. L'isolement dont souffre St&#233;phane, Xavier Pr&#233;vost et Diane Star&#233;vis l'ont bien connu. Xavier, pr&#233;sident du Gem Artame Gallery, est ancien photographe professionnel. Les sympt&#244;mes de la maladie sont apparus vers l'&#226;ge de vingt ans. &lt;i&gt;&#171; Avant de rencontrer le groupe, j'&#233;tais tr&#232;s mal, tr&#232;s angoiss&#233;. Ne pouvant plus exercer d'activit&#233; professionnelle, je me retrouvais sans perspectives d'avenir. Le groupe m'a offert l'opportunit&#233; de rencontrer du monde et de montrer mon travail. Il m'a permis de survivre,&lt;/i&gt; explique-t-il. &lt;i&gt;Ici, les permanents ne cherchent pas &#224; nous cadrer ou &#224; prendre possession de nous. Nous nous organisons avec leur aide mais nous sommes libres. Nous avons la chance d'avoir une passion autour de laquelle nous f&#233;d&#233;rer. &#192; Artame Gallery, il n'existe pas de rivalit&#233;s entre artistes, contrairement &#224; d'autres lieux. Lorsqu'un copain vend une &#339;uvre, cela gratifie l'ensemble du groupe. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diane fr&#233;quente Artame Gallery depuis quatre ans. Elle a mis un long moment avant de rejoindre le groupe : &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais un peu peureuse, le lieu me plaisait mais je n'arrivais pas &#224; venir. Marie-France m'a propos&#233; d'exposer au Fiap et l&#224;, j'ai enfin saisi l'opportunit&#233; ! &#187;&lt;/i&gt; Diane a lanc&#233; le th&#232;me de l'exposition collective du mois de f&#233;vrier dernier, intitul&#233;e Masques et Bergamasques, inspir&#233;e par le carnaval. Elle a pris contact avec les artistes et assur&#233; la communication autour de l'&#233;v&#233;nement. &lt;i&gt;&#171; Fr&#233;quenter le Gem m'a permis d'&#233;largir mon champ de vision par rapport &#224; l'art, de faire des expos, de voyager (P&#233;rouges, Lyon, Canada&#8230;). J'ai pris confiance en moi&lt;/i&gt;, appr&#233;cie-t-elle. &lt;i&gt;Au niveau artistique, &#231;a me stimule beaucoup. Seule, je n'ai pas toujours envie de peindre. Les projets d'exposition me donnent des objectifs, des id&#233;es, un but&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Xavier, lui, a propos&#233; une exposition humoristique, sur le th&#232;me de la maladie &#224; l'occasion de la Semaine de la sant&#233; mentale, qui se tiendra en mars. Diane a con&#231;u une &lt;i&gt;&#171; boites &#224; neuroleptiques &#187;&lt;/i&gt; rigolote &#224; partir d'une boite de cigarillos en bois et d'&#233;l&#233;ments symboliques. Tous les deux mois, un &lt;i&gt;&#171; repas partag&#233; &#187; &lt;/i&gt; permet au groupe de r&#233;fl&#233;chir &#224; la programmation d'expositions. Aujourd'hui, Artame Gallery compte quatre-vingts artistes-usagers et une trentaine d'artistes-partenaires, des professionnels non concern&#233;s par la maladie psychique, qui partagent les valeurs de l'association et soutiennent sa d&#233;marche. Ils mettent en lien les usagers avec d'autres artistes, ouvrent leur atelier, participent aux expositions organis&#233;es par le Gem. Papo, &lt;i&gt;&#171; le Picasso de Belleville &#187;&lt;/i&gt;, est l'un d'eux. B&#233;ret et tablier bleu, peinture de toutes les couleurs sur les mains, il aime passer &#224; Artame Gallery boire un caf&#233; et discuter de la vie du quartier. Si la maladie psychique enferme, Artame Gallery propose visiblement l'inverse : une ouverture, appr&#233;ci&#233;e par le groupe : &lt;i&gt;&#171; L'art est un moyen de sortir de son isolement, l'entraide aussi. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.artamegallery.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Artame Gallery&lt;/a&gt; - 37 rue Ramponneau - 75020 Paris. T&#233;l. 01 40 33 42 51&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le financement de la DDASS permet au Gem de louer les locaux et de financer trois postes de permanents &#224; temps partiel. La recherche de financements compl&#233;mentaires reste &#224; sa charge : Fondation R&#233;unica pour les travaux, laboratoires pharmaceutiques pour le mat&#233;riel informatique&#8230; Le Gem est affili&#233; &#224; l'Unafam et parrain&#233; par la Soci&#233;t&#233; parisienne d'aide &#224; la sant&#233; mentale (Spasm). Les permanents sont garants du cadre, le conseil d'administration est constitu&#233; d'une majorit&#233; d'artistes concern&#233;s, dont le pr&#233;sident, le vice-pr&#233;sident et la secr&#233;taire&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les Gem, quand les malades psychiques s'organisent</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>876</dc:subject>

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&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s sous l'impulsion d'associations de familles et d'usagers de la psychiatrie, les groupes d'entraide mutuelle permettent aux personnes souffrant de troubles psychiques de rompre leur isolement, de s'entraider et de reprendre une place dans la cit&#233;. Si des d&#233;rives ont pu &#234;tre observ&#233;es, comportements trop directifs envers les usagers ou manque de formation de certains animateurs, ces groupes r&#233;pondent &#224; une attente et &#233;vitent bien des hospitalisations. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dispositif innovant, le groupe d'entraide (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s sous l'impulsion d'associations de familles et d'usagers de la psychiatrie, les groupes d'entraide mutuelle permettent aux personnes souffrant de troubles psychiques de rompre leur isolement, de s'entraider et de reprendre une place dans la cit&#233;. Si des d&#233;rives ont pu &#234;tre observ&#233;es, comportements trop directifs envers les usagers ou manque de formation de certains animateurs, ces groupes r&#233;pondent &#224; une attente et &#233;vitent bien des hospitalisations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dispositif innovant, le groupe d'entraide mutuelle (Gem) doit &#234;tre g&#233;r&#233; par et pour les usagers. Lieu de rencontre et de convivialit&#233;, il permet aux personnes handicap&#233;es psychiques, souvent isol&#233;es et fragilis&#233;es par la maladie, de se rencontrer et de partager des activit&#233;s. Elles participent, &#224; leur rythme et selon leurs envies, &#224; la vie de la structure et &#224; son fonctionnement. Les usagers, adh&#233;rents du Gem, s'entraident, construisent des projets, reprennent confiance en eux, recr&#233;ent des liens sociaux et s'ouvrent vers l'ext&#233;rieur gr&#226;ce &#224; un r&#233;seau de partenaires sociaux, associatifs, artistiques&#8230; Dans un Gem, nul soignant mais des animateurs ou des coordinateurs qui accompagnent les usagers dans une d&#233;marche vers l'autonomie. Le Gem n'est pas une structure sanitaire et ne remplace pas les soins qui restent n&#233;cessaires. &#171; En France, au moins 600 000 personnes souffrent d'un trouble psychique grave. Avec l'arriv&#233;e des neuroleptiques et la fermeture des lits d'h&#244;pital en psychiatrie, 95 % d'entre elles vivent dans la cit&#233; &#187;, rappelle Jean Canneva, pr&#233;sident de l'Union des amis et familles de malades mentaux (Unafam).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par leur lutte pour la reconnaissance du handicap psychique, inscrit dans loi du 11 f&#233;vrier 2005&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Loi relative &#224; l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les associations de familles et d'usagers de la psychiatrie ont permis la cr&#233;ation de divers dispositifs, dont les Gem. Deux circulaires&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Circulaires du 30 ao&#251;t 2005, du 31 mars 2007. Une troisi&#232;me circulaire va (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; fixent leur cadre juridique et leurs modalit&#233;s de financement, une troisi&#232;me est pr&#233;vue pour le printemps 2008. Parmi les Gem, certains fonctionnent d'ores et d&#233;j&#224; selon l'esprit de la loi et sont dirig&#233;s par une association d'usagers, d'autres sont g&#233;r&#233;s par des organismes externes, en attendant le &#171; glissement &#187; pr&#233;vu par les circulaires, c'est-&#224;-dire la prise en charge progressive des activit&#233;s par ses adh&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Du club d'usagers au Gem &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les Gem sont les petits fr&#232;res des clubs d'usagers, mis en place dans certains h&#244;pitaux psychiatriques d&#232;s 1942. &#171; Avec ces clubs, des &#233;quipes de soignants ont humanis&#233; l'h&#244;pital &#187;, souligne Jean Canneva. Les fondateurs, acteurs de la th&#233;rapie institutionnelle, avaient constat&#233; que dans ces grands asiles, les soignants avaient autant besoin d'humanit&#233; que les malades. Dans les clubs, les usagers r&#233;apprenaient &#224; assumer des responsabilit&#233;s (tenir le bar, accueillir les nouveaux arrivants&#8230;) ou &#224; pratiquer des activit&#233;s ensemble, ce qui cr&#233;ait des liens (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-galerie-pour-briser-la-solitude-des-artistes' class='spip_in'&gt;lire le reportage &#224; la galerie d'art Artame&lt;/a&gt;). En 2004, l'Unafam appliquait la m&#234;me m&#233;thode dans la cit&#233;, dans des lieux pr&#233;figurant les futurs Gem. &#171; Marie-Anne Montchamp, alors secr&#233;taire d'&#201;tat aux Personnes handicap&#233;es, a visit&#233; une de ces structures en 2004. Les usagers lui ont parl&#233; simplement de leurs angoisses, de leur besoin de relation. L'un d'eux lui a expliqu&#233; que, lorsqu'il &#233;tait trop angoiss&#233;, le seul fait de t&#233;l&#233;phoner &#224; l'animateur du Gem l'apaisait &#187;, &#233;voque Jean Canneva. S&#233;duite par la qualit&#233; des prestations offertes, la secr&#233;taire d'&#201;tat a soutenu la proposition de cr&#233;er des Gem sur l'ensemble du territoire. Des structures souples et l&#233;g&#232;res, financ&#233;es par les Ddass&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Gem est financ&#233; en moyenne &#224; hauteur de 75 000 euros par an. Certains (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les personnes handicap&#233;es psychiques ne fr&#233;quentent pas les Gem, certaines ne le souhaitent pas, d'autres, en grande souffrance, n'arrivent pas &#224; sortir de chez elles et &#224; aller vers les autres. Cela n'emp&#234;che pas les animateurs de leur envoyer les programmes d'activit&#233;s, de les inviter &#224; participer &#224; l'une d'entre elles ou &#224; venir boire un caf&#233;. Cette invitation leur rappelle qu'elles ont leur place dans le groupe. La coordinatrice d'un Gem parisien cite l'exemple d'une adh&#233;rente ayant mis un an avant de r&#233;pondre aux invitations et aujourd'hui tr&#232;s investie dans la vie de la structure. Il existe deux grands mod&#232;les de Gem : ceux g&#233;r&#233;s par les usagers eux-m&#234;mes et ceux g&#233;r&#233;s le plus possible par les usagers mais parrain&#233;s par une association gestionnaire. Dans les deux cas, des conventions sont pr&#233;vues avec les associations d'usagers (Unafam, F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'usagers en psychiatrie (Fnapsy), F&#233;d&#233;ration d'aide &#224; la sant&#233; mentale Croix-Marine). Certains Gem proposent un accompagnement occupationnel et cr&#233;atif, des sorties et des voyages ; d'autres deviennent de v&#233;ritables lieux culturels, comme le Caf&#233;-Curieux de Morsang-sur-Orge (Essonne), caf&#233; et lieu d'exposition d'art, tr&#232;s fr&#233;quent&#233; par les habitants de la ville. Les Gem sont souvent ouverts le soir et durant le week-end, au moment o&#249; la solitude est le plus difficile &#224; supporter.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les risques de d&#233;rive&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2005, la premi&#232;re circulaire relative aux Gem pr&#233;voit notamment un fonctionnement suffisamment souple pour s'adapter aux besoins des personnes handicap&#233;es psychiques, dont les troubles se caract&#233;risent par une grande variabilit&#233;. Elle pr&#233;conise aussi le lien avec les institutions sociales et sanitaires, afin de constituer un r&#233;seau de services o&#249; les adh&#233;rents peuvent trouver des r&#233;ponses &#224; leurs divers besoins d'aide et de soins. Deux ans plus tard, une seconde circulaire dresse le premier bilan des Gem et apporte des clarifications sur des questions soulev&#233;es par le Comit&#233; national de suivi. Elle recommande un r&#233;&#233;quilibrage des cr&#233;dits pour que les Gem puissent s'&#233;tendre &#224; l'ensemble du territoire et que leurs fiches de suivi permettent d'op&#233;rer une synth&#232;se nationale des informations n&#233;cessaires au suivi du dispositif. La circulaire rappelle qu'il ne doit pas exister de confusion entre l'association de parrainage et l'association d'usagers, porteuse et gestionnaire des activit&#233;s du Gem, entretenue par les coordinateurs du lieu. Elle aborde le probl&#232;me du nombre des adh&#233;rents qui ne doit pas &#234;tre confondu avec une file active, souligne la n&#233;cessit&#233; pour le Gem de travailler en partenariat et d'&#234;tre exigeant sur le profil et la formation des coordinateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, des d&#233;rives ont &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;es dans des structures : &#171; des imp&#233;ratifs purement gestionnaires &#187;, des comportements trop directifs vis-&#224;-vis des usagers, des r&#232;glements int&#233;rieurs imposant des dispositions incompatibles avec celles des circulaires. Des critiques ont fus&#233;, portant sur l'ouverture soudaine de Gem en grand nombre, sans pr&#233;voir n&#233;cessairement un temps de formation des adh&#233;rents et des coordinateurs ou face &#224; une drastique et soudaine r&#233;ductions de moyens. La question de la repr&#233;sentation des usagers a parfois aussi &#233;t&#233; interrog&#233;e : &#171; Il faut &#234;tre tr&#232;s vigilant par rapport au risque de d&#233;s&#233;quilibre dans la repr&#233;sentation des diff&#233;rents types d'usagers, pointe par exemple une psychiatre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, selon leurs probl&#233;matiques, certains prendront beaucoup plus facilement la place de leader, de militant exprimant ses revendications&#8230; mais qu'en est-il des patients souffrant des pathologies les plus lourdes, leur parole est-elle r&#233;ellement repr&#233;sent&#233;e ? Comment envisager chez ces patients, dont l'identit&#233; est en permanence menac&#233;e par la dissociation et la fragilit&#233; des limites, qu'ils revendiquent soudain une position d'&#171; usagers d&#233;fenseurs de leurs droits &#187; ? Il est, selon nous, n&#233;cessaire, de distinguer &#171; les usagers &#187; (force politique repr&#233;sentative), de l'&#171; usager &#187; singulier (terme bien mal appropri&#233; pour d&#233;finir le sujet souffrant). Dans ce d&#233;s&#233;quilibre au sein des Gem, des patients psychotiques ne risquent-ils pas de se voir pris dans une n&#233;ohi&#233;rarchie paternaliste, des moins malades envers les plus malades ? Ou encore, &#224; terme, de s'en trouver exclus par d&#233;faut de participation ? &#187; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-crainte-principale-est-que-le-patient-devienne-une-victime-de-l-entre-soi-et-des-effets-miroirs-qui-peuvent-naitre-dans-ces-groupes' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Didier Bromberg praticien &#224; l'h&#244;pital Maison Blanche&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Moins d'hospitalisations&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La psychiatre avance &#233;galement des craintes devant le d&#233;faut de formation clinique des intervenants au sein des Gem, pourtant revendiqu&#233; comme un atout (regard vierge, non soignant&#8230;) &#171; Ce travail d'accompagnement nous appara&#238;t comme l'un des plus riches et complexes qui soit, dans sa dimension de partage de la quotidiennet&#233;, dimension clinique par excellence chez les personnes psychotiques. La m&#233;connaissance des troubles et de la fragilit&#233; &#224; laquelle la pathologie expose le sujet, dans sa relation &#224; l'autre, risque de provoquer des confusions graves : des situations de prise de pouvoir, d'identification &#224; la structure (&#171; C'est moi le patron du Gem &#187;), des d&#233;bordements, des passages &#224; l'acte ou des effets de paralysie par inertie&#8230; &#187; Elle insiste aussi sur l'existence de nombreux Gem n&#233;s &#224; partir d'une association soignants/soign&#233;s, &#233;voluant vers de plus en plus d'investissement de la part des patients et sans aboutir &#224; un cloisonnement pr&#233;judiciable : les soins d'un c&#244;t&#233;, les loisirs de l'autre. Il est donc, selon elle, n&#233;cessaire de rester vigilant sur l'avenir de ce dispositif et imp&#233;ratif de permettre aux coordinateurs d'avoir acc&#232;s &#224; des groupes de travail, des groupes de r&#233;flexion sur leurs pratiques, des formations sp&#233;cialis&#233;s&#8230; et de redonner aux soins leur sens le plus noble et le plus &#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle circulaire, &#224; para&#238;tre en 2008, devrait apporter des &#233;claircissements sur diff&#233;rents points, notamment la formation des animateurs. Si des risques de d&#233;rives ont &#233;t&#233; constat&#233;s, la plupart des Gem donnent, selon Jean Canneva &#171; des r&#233;sultats tr&#232;s favorables &#187;. Les r&#233;hospitalisations diminuent dans des proportions difficiles &#224; &#233;valuer. Certaines estimations citent le chiffre de 80 %. &#171; Cela para&#238;t logique, lorsqu'on s'occupe des gens, ils ont moins de probl&#232;mes ! &#187;, poursuit le pr&#233;sident de l'Unafam. Le Gem donne l'opportunit&#233; &#224; des personnes en souffrance psychique, de se retrouver, de se soutenir, d'entrer en relation avec d'autres, de pratiquer des activit&#233;s, de partager des moments avec des personnes ayant le m&#234;me ressenti et qui acceptent leurs difficult&#233;s du moment. Le plan Sant&#233; mentale 2007 pr&#233;voit d'ailleurs le d&#233;veloppement de ce dispositif innovant (&lt;a href='https://www.lien-social.com/En-route-vers-l-utopie' class='spip_in'&gt;lire l'interview d'Antoine Dubuisson, coordinateur de l'association nationale d'expertise des groupes d'entraide mutuelle&lt;/a&gt;). Pour Claude Finklestein, pr&#233;sidente de la Fnapsy : &#171; Les Gem constituent le cha&#238;non manquant entre le dedans et le dehors, un sas de s&#233;curit&#233; dans lequel on peut se r&#233;fugier. &#187; Un lieu pour &#234;tre, en somme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Loi relative &#224; l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Circulaires du 30 ao&#251;t 2005, du 31 mars 2007. Une troisi&#232;me circulaire va para&#238;tre au printemps 2008&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Gem est financ&#233; en moyenne &#224; hauteur de 75 000 euros par an. Certains conseils g&#233;n&#233;raux compl&#232;tent ce financement&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Groupe d'entraide mutuelle : les maladies psychiques s'organisent</title>
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