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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le travail social mis &#224; mal. Le risque totalitaire</title>
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		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le travail social est critiqu&#233; sur ses m&#233;thodes et son manque d'objectivit&#233;, son absence de transparence et son d&#233;ficit de r&#233;sultats, sans oublier son manque d'efficience. Pour r&#233;pondre &#224; cette situation, on entend le soumettre &#224; des proc&#233;dures d'&#233;valuation quantitatives et qualitatives. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel qu'il soit, aucun protocole ne permettra de rendre compte de la complexit&#233; des processus &#224; l'&#339;uvre. Parce que le praticien qui s'engage sans pr&#233;juger des r&#233;sultats, ni chercher &#224; en ma&#238;triser le cours ne saurait se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Evaluation" rel="tag"&gt;&#201;valuation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-873-" rel="tag"&gt;873&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2275-5eeb7.jpg?1694073074' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le travail social est critiqu&#233; sur ses m&#233;thodes et son manque d'objectivit&#233;, son absence de transparence et son d&#233;ficit de r&#233;sultats, sans oublier son manque d'efficience. Pour r&#233;pondre &#224; cette situation, on entend le soumettre &#224; des proc&#233;dures d'&#233;valuation quantitatives et qualitatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel qu'il soit, aucun protocole ne permettra de rendre compte de la complexit&#233; des processus &#224; l'&#339;uvre. Parce que le praticien qui s'engage sans pr&#233;juger des r&#233;sultats, ni chercher &#224; en ma&#238;triser le cours ne saurait se r&#233;f&#233;rer avec un mod&#232;le reproductible et g&#233;n&#233;ralisable. Parce que l'&#226;me du travail social s'identifiant &#224; la reconnaissance de la singularit&#233; du sujet, &#224; l'accompagnement d'un cheminement qui n'est jamais programm&#233; &#224; l'avance et demeure toujours inachev&#233;, ne se confond pas avec une rationalit&#233; qui a pris le masque de l'efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que la n&#233;cessit&#233; de maintenir dans le rapport &#224; l'autre un lieu vide de tout savoir et de tout imp&#233;ratif, toujours ouvert &#224; des remaniements subjectifs, et la tentative d'exploiter cette part d'inattendu et de non programmable s'opposent &#224; l'illusion de connaissance des bonnes solutions. Parce que les r&#233;alit&#233;s fugaces, d&#233;concertantes et ambigu&#235;s que l'on rencontre au quotidien ne se pr&#234;tent ni &#224; une mesure pr&#233;cise, ni &#224; un calcul exact, ni au raisonnement rigoureux. Les intervenants ont &#224; faire &#224; des &#171; situations mouvantes, complexes, porteuses de significations multiples, les pla&#231;ant dans l'obligation, voire l'urgence d'op&#233;rer des choix, de poser des limites, d'assumer des actes qui constituent de v&#233;ritables d&#233;cisions &#233;thiques &#187; (p.9).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur savoir est toujours fragmentaire et provisoire. Il n'ob&#233;it ni &#224; la logique de la preuve, ni &#224; celle qui se fonde sur le raisonnement causaliste et explicatif, pas plus qu'au principe d'objectivit&#233; pure. Leur attitude se r&#233;f&#232;re &#224; une exigence int&#233;rieure et non &#224; un souci de rationalisation comportemental ou &#224; l'id&#233;ologie de la ma&#238;trise technicienne. Leurs outils ont peu &#224; voir avec un quelconque catalogue de recettes pr&#234;tes &#224; l'emploi, &#224; un manuel de savoir-faire garanti, &#224; une m&#233;thodologie de l'action propre &#224; contenir l'illusion d'une r&#233;ussite certaine. La recherche de r&#233;sultats tangibles, voire imm&#233;diats, ne s'accorde gu&#232;re avec le souci d'une action en profondeur et dans la dur&#233;e, soucieuse de construire avec les usagers, au cas par cas, des solutions toujours particuli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une pratique sociale trop encadr&#233;e et r&#233;glement&#233;e signerait la fin de l'exp&#233;rience inventive, l'effacement de la part d'arbitraire inh&#233;rente &#224; cette fonction. Ce dont ont besoin les professionnels, ce n'est pas le contr&#244;le, mais une aide dans l'&#233;laboration de leur savoir faire. Cela passe par une analyse des pratiques qui questionne dans l'&#233;preuve partag&#233;e des difficult&#233;s quotidiennes et laisse la place au doute, au temps subjectif de chacun et au d&#233;bat permanent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;EF&#233;dition, 2007 (118 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Trop de gestion tue le social</title>
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		<dc:subject>&#201;valuation</dc:subject>
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&lt;p&gt;Alors que l'action sociale bruisse de ces concepts issus du secteur marchand telles la d&#233;marche qualit&#233;, la satisfaction de l'usager, l'&#233;valuation, l'efficacit&#233;&#8230; il &#233;tait temps qu'une r&#233;action digne de ce nom ait lieu. C'est &#224; Michel Chauvi&#232;re que l'on doit ce remarquable travail de synth&#232;se qui dresse l'&#233;tat des lieux de l'offensive n&#233;olib&#233;rale dans notre secteur. L'auteur en convient : la marchandisation du social se heurte aux limites qu'oppose l'insolvabilit&#233; des populations b&#233;n&#233;ficiaires. Adoss&#233;e aux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2276-72558.jpg?1694073074' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'action sociale bruisse de ces concepts issus du secteur marchand telles la d&#233;marche qualit&#233;, la satisfaction de l'usager, l'&#233;valuation, l'efficacit&#233;&#8230; il &#233;tait temps qu'une r&#233;action digne de ce nom ait lieu. C'est &#224; Michel Chauvi&#232;re que l'on doit ce remarquable travail de synth&#232;se qui dresse l'&#233;tat des lieux de l'offensive n&#233;olib&#233;rale dans notre secteur. L'auteur en convient : la marchandisation du social se heurte aux limites qu'oppose l'insolvabilit&#233; des populations b&#233;n&#233;ficiaires. Adoss&#233;e aux missions r&#233;galiennes et aux grands principes de justice sociale, l'intervention aupr&#232;s des d&#233;linquants et des SDF, en psychiatrie comme en protection de l'enfance, est prot&#233;g&#233;e par l'absence de la moindre rentabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, ce qui s'infiltre insidieusement c'est cette chalandisation qui s'abreuve aux sources de la raison gestionnaire. La tentative de formatage des esprits est &#224; l'&#339;uvre. Le leurre principal consiste &#224; faire croire que l'on placerait l'usager au c&#339;ur des pratiques. On pr&#233;sente le contr&#244;le qualit&#233; comme la garantie de l'aide qui peut lui &#234;tre apport&#233;e. La performance des intervenants se mesurerait &#224; son degr&#233; de satisfaction. En fait, il &#171; est le pr&#233;texte tout trouv&#233; aux obligations de bonnes pratiques, de r&#233;sultats tangibles et surtout de productivit&#233; pour les intervenants &#187; (p.132).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action sociale qui &#233;tait jusque l&#224; orient&#233;e vers les usagers dans le besoin, bascule vers les besoins des usagers, besoins segment&#233;s et disloqu&#233;s comme autant d'objets susceptibles d'&#234;tre vendus comme des services. On assiste &#224; une inversion des valeurs fondatrices. La collectivit&#233; &#224; qui revenait la responsabilit&#233; de garantir la s&#233;curit&#233; et le bien-&#234;tre de ses membres (en redistribuant pour cela une fraction du revenu national) se voit supplant&#233;e par l'option que chacun aurait &#224; faire sur le bon op&#233;rateur susceptible de lui apporter le meilleur service. Afin de guider ce choix, on pr&#233;tend mesurer et objectiver l'action propos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acte est d&#233;personnalis&#233;, seule compte la bonne gestion des ressources des offres et des comp&#233;tences formalis&#233;es. La relation est r&#233;duite &#224; des normes quantifiables pr&#233;sent&#233;es dans un triptyque. On commence par &#233;laborer des r&#233;f&#233;rentiels qui, se limitant &#224; quelques lieux communs, se pr&#233;sentent comme un outil plut&#244;t r&#233;ducteur et statique, avant tout administratif et &#233;conom&#233;trique. Leur valeur analytique et dialectique est, en g&#233;n&#233;ral, nulle. On continue par proposer des bonnes pratiques. Tentative aventureuse dans un domaine marqu&#233; par la complexit&#233;, l'opacit&#233; et la singularit&#233;. On termine par une &#233;valuation qui, tournant le dos aux contradictions, aux n&#233;gativit&#233;s, aux incertitudes, privil&#233;gie la pens&#233;e binaire et r&#233;ifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur en appelle &#224; la r&#233;sistance et &#224; la refondation d'une solidarit&#233; citoyenne et non consum&#233;riste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2007 (225 p. ; 21,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les relog&#233;s au c&#339;ur des grandes man&#339;uvres du renouvellement urbain</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-reloges-au-coeur-des-grandes-manoeuvres-du-renouvellement-urbain</link>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Politique de la ville</dc:subject>
		<dc:subject>873</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le programme de renouvellement urbain de l'agglom&#233;ration lyonnaise est l'un des plus importants de France. Plus de cinq mille familles changeront de maison en huit ans, contraintes et forc&#233;es. L'accompagnement de ces relog&#233;s est un enjeu social, politique et professionnel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le renouvellement urbain de l'agglom&#233;ration lyonnaise porte sur douze sites et dix communes et court depuis 2004 jusqu'&#224; 2011. La d&#233;molition et la reconstruction de cinq mille logements sociaux sont pr&#233;vues pour 1,26 milliard (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le programme de renouvellement urbain de l'agglom&#233;ration lyonnaise est l'un des plus importants de France. Plus de cinq mille familles changeront de maison en huit ans, contraintes et forc&#233;es. L'accompagnement de ces relog&#233;s est un enjeu social, politique et professionnel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le renouvellement urbain de l'agglom&#233;ration lyonnaise porte sur douze sites et dix communes et court depuis 2004 jusqu'&#224; 2011. La d&#233;molition et la reconstruction de cinq mille logements sociaux sont pr&#233;vues pour 1,26 milliard d'euros. Le but du renouvellement urbain est de contribuer &#224; une meilleure mixit&#233; de l'habitat dans l'agglom&#233;ration, un gage selon les &#233;lus et l'Etat d'un d&#233;veloppement &#233;quilibr&#233; et d'une meilleure int&#233;gration des populations d&#233;favoris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; mi-parcours, plus de trois mille logements ont &#233;t&#233; d&#233;truits et 80 % des m&#233;nages relog&#233;s. Au c&#339;ur de ces &#233;normes op&#233;rations immobili&#232;res : les relog&#233;s. Ils n'ont pas le choix. Ils ne peuvent pas dire non. Ils doivent int&#233;grer cette r&#233;alit&#233;, construire un nouveau projet de vie dans un autre chez-soi, peut-&#234;tre dans un nouveau quartier ou une nouvelle ville. La plus grande partie de ces m&#233;nages vivent dans leur logement depuis tr&#232;s longtemps, voire depuis leur construction. Ils souhaitent en majorit&#233; rester dans leur quartier. D'autres y voient une opportunit&#233; pour quitter la banlieue, se rapprocher de leur famille. Chaque projet est unique et l'accompagnement de ces m&#233;nages n&#233;cessite une vraie comp&#233;tence professionnelle qui s'est &#233;labor&#233;e au fil des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La charg&#233;e de client&#232;le de cet office de HLM n'avait pas du tout le profil pour s'occuper du relogement&lt;/i&gt;, raconte une conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale. &lt;i&gt;Lors de sa visite avec le locataire, un monsieur &#226;g&#233; &#224; la sant&#233; fragile, elle lui a d&#233;clar&#233; : vous allez &#234;tre relog&#233;. Soit vous prenez le logement qu'on vous propose soit on vous expulse ! J'ai cru que le monsieur allait faire une crise ! C'est impressionnant de d&#233;stabiliser les locataires &#224; ce point-l&#224;. Les premiers contacts &#233;taient comme &#231;a. Il fallait qu'elle reloue son logement et il n'y avait pas moyen de n&#233;gocier. &#187;&lt;/i&gt; Cet exemple v&#233;ridique est proche de la caricature. Il est loin d'&#234;tre la r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, les m&#233;nages frapp&#233;s par le relogement aujourd'hui b&#233;n&#233;ficient d'attention qu'envient d'autres locataires du parc social. Apr&#232;s avoir t&#226;tonn&#233; au d&#233;but, les offices HLM ont d&#251; prendre la mesure de l'ampleur des op&#233;rations de relogement et acqu&#233;rir un savoir-faire sp&#233;cifique : recruter des travailleurs sociaux pour accompagner les m&#233;nages, former leurs charg&#233;s de client&#232;le et pour certains bailleurs cr&#233;er un service pour les relog&#233;s ou externaliser aupr&#232;s de structures comme l'association Habitat et Humanisme ou des cabinets sp&#233;cialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le diagnostic&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; Saint-Priest, notre mission a d&#233;but&#233; en 2003 par le diagnostic. Il s'agissait pour nous de rep&#233;rer les m&#233;nages les plus en difficult&#233;,&lt;/i&gt; relate Coralie Boyer, charg&#233;e de mission sociale &#224; Habitat et Humanisme. &lt;i&gt;Nous nous d&#233;pla&#231;ons chez le locataire pour faire le point sur sa situation administrative, son parcours r&#233;sidentiel et sur tous les aspects du relogement : ses souhaits, ses contraintes, ses attaches sur le quartier, les d&#233;marches qu'il a peut-&#234;tre d&#233;j&#224; engag&#233;es de son propre chef. &#187;&lt;/i&gt; Cette premi&#232;re &#233;tape permet de rassembler les informations sur la famille pour penser le relogement au plus pr&#232;s possible de sa r&#233;alit&#233; et de ses besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tous les diagnostics ne sont par r&#233;alis&#233;s par des travailleurs sociaux. Certains bailleurs mandatent encore des bureaux d'&#233;tudes pour dresser une photographie des relog&#233;s : la situation de la famille, comment vivent-ils ? Quelles sont leurs ressources ? Ces enqu&#234;teurs n'ont pas forc&#233;ment la formation et la sensibilit&#233; pour appr&#233;hender une r&#233;alit&#233; de vie, beaucoup plus complexe qu'il n'y para&#238;t. Une dame, par exemple, venait d'avoir trois enfants &#224; deux ans d'intervalle dont une paire de jumeaux. Elle trouvait, gr&#226;ce au voisinage et &#224; la famille proche dans le quartier, un certain &#233;quilibre. Un relogement loin de son environnement habituel est vou&#233; &#224; l'&#233;chec et risque de d&#233;stabiliser cette famille. Mais pour le savoir, encore faut-il poser la question au moment du diagnostic.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire le deuil&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand le patrimoine d&#233;moli est pourri, le relogement prend forc&#233;ment une connotation positive. Mais quand les gens vivent bien dans ces immeubles qui ne posent pas de probl&#232;mes techniques particuliers et qu'en plus ils sont bien situ&#233;s, tout relogement est v&#233;cu comme n&#233;gatif. Dans le quartier du Pr&#233; de l'Herpe &#224; Vaulx-en-Velin, le loyer n'est pas cher, le site est bien desservi par les transports en commun, la ZUP est proche du centre-ville. La plupart des habitants seront forc&#233;ment relog&#233;s ailleurs. &lt;i&gt;&#171; Cela fait 40 ans que j'habite ici,&lt;/i&gt; explique une dame de ce quartier. J&lt;i&gt;usque-l&#224; c'&#233;tait un quartier de pauvres et personne n'en voulait. Maintenant &#231;a va &#234;tre un quartier de riches et on me met dehors. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;unions publiques ont expliqu&#233; le projet, tenter de convaincre les personnes concern&#233;es mais de nombreuses incompr&#233;hensions demeurent parce que les anciens logements qui vont &#234;tre d&#233;molis ne sont pas tous d&#233;t&#233;rior&#233;s, inhabitables ou insalubres. Certains restent de bonne facture, plus spacieux que les logements neufs d'aujourd'hui, moins chers, b&#233;n&#233;ficiant de charges incluses dans le loyer et avec des services &#224; proximit&#233;. Seul un accompagnement individualis&#233; peut tenter de transformer cette incompr&#233;hension en un nouveau projet de vie. &lt;i&gt;&#171; Il y a aussi un enjeu politique et strat&#233;gique&lt;/i&gt;, analyse Coralie Boyer. &lt;i&gt;C'est pour cela que les bailleurs, les collectivit&#233;s, la Ville de Lyon mettent la priorit&#233; sur le relogement. L'enjeu est que ces op&#233;rations se d&#233;roulent le mieux possible. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la d&#233;molition, si la tour est dynamit&#233;e, le choc est violent et bref. Si la barre est grignot&#233;e, les habitants ressentent ce d&#233;mant&#232;lement comme la lente agonie de leur pass&#233; de locataire. M&#234;me si la d&#233;molition a &#233;t&#233; expliqu&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es, la destruction suscite toujours une &#233;motion extr&#234;mement forte. &lt;i&gt;&#171; Chaque matin en sortant de chez moi, je voyais un mur de salle de bain ou de s&#233;jour tomber sous mes yeux &#187;&lt;/i&gt;, relate un ancien locataire de la barre 260 avenue du Plateau &#224; la Duch&#232;re, dans le IXe arrondissement de Lyon (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Pour-une-plus-grande-mixite-de-quartier' class='spip_in'&gt;lire les enjeux&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;&#171; L'accompagnement social permet alors d'aider les familles &#224; faire le deuil de leur logement,&lt;/i&gt; constate Vanessa Brossard assistante sociale &#224; Habitat et Humanisme. &lt;i&gt;C'est difficile, il faut quitter un espace o&#249; vous &#234;tes bien pour aller vers autre chose que vous n'avez pas souhait&#233;. Certains m&#233;nages n'arrivent pas &#224; se projeter vers cet ailleurs et ce chemin l&#224; est parfois compliqu&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouveau projet de vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une fois les souhaits formul&#233;s, les familles &#233;mettent des v&#339;ux. Elles ont droit &#224; trois propositions, mais elles peuvent en avoir davantage selon les cas. Pour les bailleurs, le relogement doit se passer &#224; l'amiable. Il faut que les m&#233;nages puissent dire non et que leur refus soit entendu. Mais les v&#339;ux des familles ne sont pas toujours clairs. &lt;i&gt;&#171; Il faut d&#233;chiffrer toute une histoire, celle de la famille, de ses liens avec le voisinage &#187;&lt;/i&gt;, analyse Brigitte Morin, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale, charg&#233;e de client&#232;le &#224; l'agence des Minguettes de l'Opac du Rh&#244;ne, &#224; V&#233;nissieux. &lt;i&gt;&#171; Dans certaines situations les gens s'expriment peu, leur choix n'est pas vraiment formul&#233;. Quand il s'agit de personnes &#226;g&#233;es, je consulte toujours leurs enfants. Il faut qu'ils puissent continuer &#224; voir leurs parents s'ils d&#233;m&#233;nagent. &#187;&lt;/i&gt; Le titulaire du bail n'est pas toujours celui qui va prendre la d&#233;cision finale. Il peut s'agir d'un des enfants, du gendre, un voisin, un ami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains dossiers sont simples, d'autres plus compliqu&#233;s. Il y a toujours des familles qui n&#233;cessitent un appui renforc&#233;. Dans ces cas-l&#224;, le suivi peut &#234;tre hebdomadaire, mensuel, selon les besoins du m&#233;nage et l'avancement du projet.&lt;i&gt; &#171; J'ai accompagn&#233; une famille sur la quartier de la Poudrette &#224; Villeurbanne qui a refus&#233; de nombreuses propositions. Le conseiller en relogement ne comprenait pas ces refus et ne savait plus quoi proposer. Un refus peut signifier bien des choses. J'ai pu suivre cette famille chaque semaine parce que nous avions une permanence sur le quartier. Mais ce n'est pas toujours possible,&lt;/i&gt; relate Coralie Boyer.&lt;i&gt; L'accompagnement peut s'&#233;taler sur des mois. &#192; la Duch&#232;re nous nous &#233;tions fix&#233;s des accompagnements de six mois &#224; raison d'une visite tous les quinze jours, sachant que certaines familles ont d&#233;pass&#233; cette dur&#233;e &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire passer la pilule&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le travail social autour du relogement ne joue-t-il pas le r&#244;le d'adoucisseur pour faire passer un plan d'urbanisme qui bouleverse le paysage urbain et qui a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; sans les int&#233;ress&#233;s : les relog&#233;s ? La question m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e. Face &#224; cette interrogation, les charg&#233;s d'accompagnement en relogement se d&#233;fendent de juger les projets d'urbanisme. &lt;i&gt;&#171; Je ne suis pas l&#224; pour discuter les projets mais pour que le locataire trouve un logement qui lui corresponde &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond Ryma Prost-Romand. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes un peu coinc&#233;es,&lt;/i&gt; expliquent Coralie Boyer et Vanessa Brossard. &lt;i&gt;Nous sommes missionn&#233;es par le bailleur et notre marge de man&#339;uvre est r&#233;duite. Mais l'organisme d'HLM nous sollicite aussi en tant que tiers, pour apporter ce regard ext&#233;rieur qui ne va pas forc&#233;ment dans le m&#234;me sens que celui de son conseiller en relogement. Nous avons d&#233;j&#224; refus&#233; d'accompagner des m&#233;nages parce que notre travail n'apportait pas de solution particuli&#232;re. Mais dans la mesure o&#249; l'on nous a confi&#233; un accompagnement, nous devons n&#233;gocier comme un tiers ext&#233;rieur des conditions acceptables pour les familles suivies. Cela fait partie de notre mission. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#233;galement la question du temps et du d&#233;lai imparti. Lorsque la d&#233;molition est programm&#233;e, il faut que chaque relog&#233; ait construit son projet de relogement dans les d&#233;lais impartis. Certes, il existe une marge de man&#339;uvre, mais elle est propre &#224; chaque op&#233;ration (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-film-sur-les-reloges' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de Corinne Maris, r&#233;alisatrice d'un film sur les relog&#233;s&lt;/a&gt;). Si le relogement entre brutalement dans la vie d'un m&#233;nage et bouleverse ses projets, l'accompagnement des relog&#233;s &#233;labor&#233; au fil des ann&#233;es sur l'agglom&#233;ration lyonnaise rel&#232;ve en majorit&#233; d'une d&#233;marche v&#233;ritablement sociale. Ils sont m&#234;me chouchout&#233;s, en comparaison des autres locataires. Sur les Minguettes, pendant les quatre ann&#233;es durant lesquelles s'&#233;talait le relogement sur le quartier Armstrong, l'Opac du Rh&#244;ne a donn&#233; la priorit&#233; aux familles relog&#233;es, au d&#233;triment des autres locataires pour lesquels aucune demande de mutation n'a abouti durant cette p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La vie du charg&#233; de relogement est faite de combats, d'&#233;motions, de joies et aussi de regrets (&#8230;) lorsqu'on ne peut satisfaire une demande. (&#8230;) La col&#232;re des habitants ou leur d&#233;sillusion se focalisent ais&#233;ment sur les charg&#233;s de relogement qui h&#233;ritent d'une histoire entre un bailleur et ses locataires parfois vieille de vingt ans ou plus &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit Ryma Prost-Romand dans un livre intitul&#233; Histoire(s) de relogement (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-relogement-revele-des-situations-dramatiques' class='spip_in'&gt;lire son interview&lt;/a&gt;). Ce m&#233;tier s'est &#233;labor&#233; avec le renouvellement urbain, exigeant de nouvelles comp&#233;tences. Un m&#233;tier difficile : &lt;i&gt;&#171; Il faut avoir des r&#233;ponses claires, &#234;tre tr&#232;s &#224; l'&#233;coute, disponible et comprendre quand les locataires deviennent agressifs &#224; l'agence. Ce qu'ils vivent n'est pas facile. Quand l'immeuble se vide, les logements lib&#233;r&#233;s sont squatt&#233;s, livr&#233;s aux trafics en tout genre. Certains viennent la nuit r&#233;cup&#233;rer des tuyaux de cuivre dans les logements d&#233;j&#224; vacants,&lt;/i&gt; raconte Brigitte Morin.&lt;i&gt; J'ai une formation de m&#233;diatrice, certains locataires aboient au premier abord mais ensuite on peut dialoguer. Je demande toujours le respect pour qu'on puisse trouver une solution &#224; un probl&#232;me. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un m&#233;tier difficile certes, mais qui en quelques ann&#233;es a permis &#224; certains bailleurs de mettre en place des nouveaux outils de suivi pour la gestion des locataires du reste du parc social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Doit-on responsabiliser les parents ?</title>
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&lt;p&gt;Face &#224; la d&#233;linquance des mineurs, on &#233;voque la &#171; d&#233;mission parentale &#187; et la n&#233;cessit&#233; d'une &#171; gestion des familles &#224; risque &#187;. Mais un organisme gouvernemental, le Centre d'analyse strat&#233;gique, a r&#233;cemment constat&#233; que les &#171; dispositifs de responsabilisation &#187; n'&#233;taient pas &#8212; ou si peu &#8212; appliqu&#233;s&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sign&#233;e Yasmina Reza, une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre fait actuellement fureur &#224; Paris : dans Le Dieu du carnage, deux couples se voulant &#171; responsables &#187; et se rencontrant pour la premi&#232;re fois, tentent de r&#233;gler de mani&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; la d&#233;linquance des mineurs, on &#233;voque la &#171; d&#233;mission parentale &#187; et la n&#233;cessit&#233; d'une &#171; gestion des familles &#224; risque &#187;. Mais un organisme gouvernemental, le Centre d'analyse strat&#233;gique, a r&#233;cemment constat&#233; que les &#171; dispositifs de responsabilisation &#187; n'&#233;taient pas &#8212; ou si peu &#8212; appliqu&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sign&#233;e Yasmina Reza, une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre fait actuellement fureur &#224; Paris : dans Le Dieu du carnage, deux couples se voulant &#171; responsables &#187; et se rencontrant pour la premi&#232;re fois, tentent de r&#233;gler de mani&#232;re amiable, polic&#233;e, entre gens de bonne compagnie, une affaire p&#233;nible. Nous sommes l&#224; dans une classe sociale moyenne sup&#233;rieure, bobo, cultiv&#233;e. Ferdinand, 11 ans, rejeton de l'un des m&#233;nages, a violemment frapp&#233; Bruno, fils de V&#233;ronique et Michel. Peu &#224; peu et malgr&#233; les excellentes intentions annonc&#233;es au d&#233;part, l'ambiance va se d&#233;t&#233;riorer grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; petites touches, les vernis vont se fissurer, les bonnes mani&#232;res voler en &#233;clat. Les incompr&#233;hensions s'installent de part et d'autre jusqu'&#224; parvenir, dans un d&#233;roul&#233; brillant &#8212; d&#233;sopilant et cruel &#8212; &#224; la r&#233;v&#233;lation d'une sorte de barbarie, de chaos final ext&#233;nuant, o&#249; chacun reste seul face &#224; son &#233;chec. &#171; Les enfants absorbent notre vie, et la d&#233;sagr&#232;gent, ils nous entra&#238;nent au d&#233;sastre, c'est une loi &#187;, prof&#232;re piteusement le p&#232;re de Bruno, terrass&#233; par son destin. Exit la responsabilisation, pourtant tellement dans l'air du temps, &#224; l'origine de la rencontre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Dieu du carnage, Th&#233;&#226;tre Antoine, jusqu'au 31 mai. Texte aux &#233;ditions Albin (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment &#233;chapper &#224; la stigmatisation, &#224; l'infantilisation des parents ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Selon un r&#233;cent sondage IFOP/Le Figaro, les violences r&#233;currentes dans les quartiers sensibles &#233;taient dues, pour 42 % des personnes interrog&#233;es, &#224; la &#171; d&#233;mission des parents &#187;. Quels sont donc, y compris au plan international, les dispositifs innovants de soutien des parents dans l'exercice de leurs responsabilit&#233;s &#233;ducatives ? Le &lt;a href=&#034;http://www.strategie.gouv.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Centre d'analyse strat&#233;gique&lt;/a&gt; (CAS, rattach&#233; &#224; Matignon) organisait &#224; Paris, le 21 janvier, un colloque intitul&#233; La responsabilisation des parents, une r&#233;ponse &#224; la d&#233;linquance des mineurs ? N&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 80, l'id&#233;e que des p&#232;res et m&#232;res &#171; plus responsables &#187; seraient une r&#233;ponse &#224; la d&#233;linquance des mineurs s'est largement r&#233;pandue : groupes de parole, m&#233;diation, stages parentaux, rencontres avec les victimes, ont &#233;t&#233; formalis&#233;s au Canada, en Belgique, en France, au Royaume-Uni, aux &#201;tats-Unis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, les r&#233;seaux d'&#233;coute, d'appui et d'accompagnement des parents (REAPP) ont &#233;t&#233; install&#233;s en 1999. Dix ans plus t&#244;t, en 1988, une loi californienne avait instaur&#233; pour les parents un &#171; devoir d'exercer raisonnablement la prise en charge, la supervision, la protection et le contr&#244;le &#187; de leurs enfants et en 2003 le Conseil de l'Europe avait recommand&#233; &#171; d'encourager les parents &#224; prendre conscience de leurs responsabilit&#233;s envers le comportement d&#233;lictueux des jeunes enfants et &#224; les assumer. &#187; Depuis 2002, un article de notre code p&#233;nal pr&#233;voit deux ans d'emprisonnement et 30 000 &#8364; d'amende pour les parents qui se seraient &#171; soustraits, sans motif l&#233;gitime, &#224; leurs obligations l&#233;gales au point de compromettre la sant&#233;, la s&#233;curit&#233;, la moralit&#233; ou l'&#233;ducation de leur enfant mineur. &#187; En conclusion du colloque du CAS, la ministre de la Ville, Christine Boutin, exhortait vertueusement les travailleurs sociaux &#224; aider les parents &#171; &#224; r&#233;investir leur place dans la famille et dans la soci&#233;t&#233;, notamment dans les banlieues &#187;&#8230; Et alors ? Et alors, rien, ou presque. La plupart du temps, ces &#171; lois &#233;motives &#187; n'ont fait que s'empiler en vain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, dans un contexte o&#249; le ch&#244;mage et la pr&#233;carit&#233; aggrave les situations familiales, comment &#233;chapper &#224; la stigmatisation, &#224; l'infantilisation des parents ? S'agit-il d'aide, ou de sanction ? Malgr&#233; les constats d'&#233;chec des mesures r&#233;pressives reconnus en la mati&#232;re par les pays anglo-saxons (parental orders anglais, amendes, poursuites judiciaires pour les parents et interdictions de sortie pour les enfants aux Etats-Unis&#8230;), la France s'est pourtant peu &#224; peu engag&#233;e sur cette voie. Encore virtuellement : &#224; partir de 2006, le contrat de responsabilisation parentale, les peines de suspension d'allocations familiales, les stages de responsabilit&#233; parentale ont fait partie de la panoplie d'outils l&#233;gislatifs&#8230; pratiquement jamais utilis&#233;s. Apparus avec la loi du 5 mars 2007 relative &#224; la pr&#233;vention de la d&#233;linquance, les conseils pour les droits et devoirs des familles ont du mal &#224; se mettre en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention pr&#233;coce &#8212; qui a fait l'objet de journ&#233;es internationales les 31 janvier et 1er f&#233;vrier, &#224; l'initiative de &lt;a href=&#034;http://www.missionpossible.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Mission possible&lt;/a&gt; &#8212; d&#233;fend l'id&#233;e d'un rep&#233;rage des facteurs de risque et avance une logique d'investissement social. Les tenants de cette approche rappellent volontiers que le Conseil national de la pr&#233;vention du crime canadien avait &#233;valu&#233; en 1996 qu'un euro d&#233;pens&#233; en pr&#233;vention pr&#233;coce permettait d'&#233;conomiser &#171; 7 euros en action curative ou r&#233;pressive &#187;. En France, le toll&#233; suscit&#233; depuis 2005 par les propositions de d&#233;pistage des troubles de conduite chez l'enfant et l'adolescent ont largement soulign&#233; la complexit&#233; de la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Dieu du carnage, Th&#233;&#226;tre Antoine, jusqu'au 31 mai. Texte aux &#233;ditions Albin Michel&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Vivre et dire sa psychose</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Vivre-et-dire-sa-psychose</link>
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		<dc:subject>Psychose</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'&#233;quipe de l'association de sant&#233; mentale du XIIIe arrondissement de Paris apporte, &#224; travers cet ouvrage dense, des &#233;l&#233;ments d'&#171; &#233;tude des repr&#233;sentations que se font les patients de leur maladie et des moyens qu'ils mettent en &#339;uvre pour vivre avec leurs troubles. &#187; La subjectivit&#233; de la personne &#233;claire alors le personnel soignant qui se situe dans une approche psychodynamique des soign&#233;s et de leur maladie. Cette &#233;tude s'est appuy&#233;e sur une contribution pluridisciplinaire : psychiatre, anthropologue, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-873-" rel="tag"&gt;873&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2277-302fc.jpg?1694073074' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;quipe de l'association de sant&#233; mentale du XIIIe arrondissement de Paris apporte, &#224; travers cet ouvrage dense, des &#233;l&#233;ments d'&#171; &#233;tude des repr&#233;sentations que se font les patients de leur maladie et des moyens qu'ils mettent en &#339;uvre pour vivre avec leurs troubles. &#187; La subjectivit&#233; de la personne &#233;claire alors le personnel soignant qui se situe dans une approche psychodynamique des soign&#233;s et de leur maladie. Cette &#233;tude s'est appuy&#233;e sur une contribution pluridisciplinaire : psychiatre, anthropologue, sociologue, psychologue. C'est le champ de la psychose qui est retenu pour l'&#233;tude comme &#233;tant le plus porteur de malentendus entre soignants et soign&#233;s, et plus particuli&#232;rement la schizophr&#233;nie. Le l&#233;gislateur depuis 2002 a instaur&#233; le droit &#224; l'information du malade, droit qui se heurte parfois aux capacit&#233;s de compr&#233;hension tant le discours m&#233;dical est souvent savant et inaccessible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretiens de patients, histoires personnelles, r&#233;cits, cette enqu&#234;te, premi&#232;re du genre en France, prouve qu'il est possible de s'appuyer sur la parole de patients psychotiques. Le principe r&#233;side peut-&#234;tre dans le fait de moins s'attacher &#224; l'observation et &#224; privil&#233;gier l'exp&#233;rience des personnes dans leur vie quotidienne, leur capacit&#233; &#224; int&#233;grer leur pathologie et leur souffrance dans ce quotidien. La gravit&#233; de la maladie, les traitements, l'intervention des professionnels sont ici d&#233;crits et illustr&#233;s syst&#233;matiquement de t&#233;moignages qui donnent une dimension concr&#232;te et permettent de comprendre ais&#233;ment le propos et l'analyse. La retranscription in extenso des entretiens en fin d'ouvrage compl&#232;te de mani&#232;re explicite la d&#233;marche de cette &#233;quipe de sp&#233;cialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrage d'une grande intensit&#233;, &#224; lire par tous ceux qui s'int&#233;ressent &#224; la question de la pathologie mentale, mais qui en allant au-del&#224; de la r&#233;flexion engag&#233;e sur le rapport professionnel-usager peut concerner l'ensemble des travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2007 (288 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Grand projet de ville de Lyon : les relog&#233;s au c&#339;ur du renouvellement urbain</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Grand-projet-de-ville-de-Lyon-les-reloges-au-coeur-du-renouvellement-urbain</link>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>873</dc:subject>

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

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		<title>&#171; Le relogement r&#233;v&#232;le des situations dramatiques &#187;</title>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>873</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ryma Prost-Romand est charg&#233;e de mission &#224; l'association r&#233;gionale des organismes d'HLM de Rh&#244;ne-Alpes. Elle coordonne en particulier le dispositif de relogement de Vaulx-en-Velin. Elle vient de publier Histoire (s) de relogement, un livre qui rassemble des paroles d'habitants et des regards de professionnels sur le relogement &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment les organismes d'HLM impliqu&#233;s dans le renouvellement urbain &#224; Vaulx-en-Velin g&#232;rent-ils leur politique de relogement ? Vaulx-en-Velin compte onze organismes d'HLM. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ryma Prost-Romand est charg&#233;e de mission &#224; l'association r&#233;gionale des organismes d'HLM de Rh&#244;ne-Alpes. Elle coordonne en particulier le dispositif de relogement de Vaulx-en-Velin. Elle vient de publier Histoire (s) de relogement, un livre qui rassemble des paroles d'habitants et des regards de professionnels sur le relogement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Catherine Payen, Ryma Prost-Romand, Histoire(s) de relogement, &#233;d. (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les organismes d'HLM impliqu&#233;s dans le renouvellement urbain &#224; Vaulx-en-Velin g&#232;rent-ils leur politique de relogement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vaulx-en-Velin compte onze organismes d'HLM. Chacun poss&#232;de une strat&#233;gie patrimoniale. Celle-ci d&#233;pend des caract&#233;ristiques de son parc locatif : s'il est vieux ou neuf, petit ou grand, s'il doit effectuer des travaux d'am&#233;liorations ou des reconstruction-d&#233;molition. Mais pour le renouvellement urbain, ces bailleurs sociaux doivent prendre des d&#233;cisions en commun. &#192; Vaulx-en-Velin par exemple, les quartiers du Pr&#233; de l'Herpe et du Mas du Taureau totalisent 700 logements &#224; d&#233;molir et 490 familles &#224; reloger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux bailleurs sont impliqu&#233;s sur ces deux op&#233;rations : Erilia et Alliade. Leur parc de logements sociaux est insuffisant pour r&#233;ussir tous ces relogements. Les autres bailleurs se sont engag&#233;s &#224; les aider &#224; reloger les familles. Ils ont tous sign&#233; une convention par laquelle ils s'engagent &#224; attribuer 20 % de leur parc pour les familles &#224; reloger. Elles b&#233;n&#233;ficient d'&#233;gards que d'autres locataires qui veulent changer de logement n'auront pas dans le cadre d'un parcours locatif habituel. Sur Vaulx-en-Velin, je crois qu'il y a une volont&#233; entre les bailleurs de travailler ensemble. Nous sommes sur un territoire o&#249; le partenariat fonctionne et les chartes sont une fa&#231;on de formaliser ce partenariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment fonctionne pratiquement ce partenariat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'abord un groupe de suivi technique qui r&#233;unit une fois par mois les partenaires du renouvellement urbain (le grand projet de ville, la DDE, la communaut&#233; urbaine de Lyon, les organismes HLM, etc.). Ce groupe de suivi technique fait le point sur l'avancement des relogements. Ensuite, un groupe de travail social r&#233;unit les charg&#233;s de relogement des organismes HLM, les travailleurs sociaux de la Maison du D&#233;partement, des techniciens de la CAF, des repr&#233;sentants du CCAS, du service logement de la ville et de temps en temps l'assistante sociale qui travaille au commissariat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilit&#233; de r&#233;unir tous ces professionnels est d'assurer un travail d'accompagnement renforc&#233; aupr&#232;s d'une vingtaine de familles qui ont &#233;t&#233; identifi&#233;es par les travailleurs sociaux comme n&#233;cessitant un accompagnement plus soutenu. Enfin, nous avons une permanence de relogement une fois par semaine sur le quartier du Pr&#233; de l'Herpe. Ce sont les charg&#233;s de relogement qui assurent cette pr&#233;sence. Quand une famille demande &#224; &#234;tre relog&#233;e sur un site pr&#233;cis, il est indispensable de conna&#238;tre les opportunit&#233;s de logements et n&#233;gocier avec le bailleur concern&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment travaillent ensemble des charg&#233;s de relogement et des travailleurs sociaux qui viennent de cultures professionnelles tr&#232;s diff&#233;rentes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, lors de ces rencontres du groupe de travail social, le charg&#233; de relogement pr&#233;sentait une famille et expliquait ses refus et ses souhaits. Mais il n'y avait effectivement pas d'&#233;changes avec les travailleurs sociaux qui &#233;coutaient, mais ne donnaient pas d'informations. Les charg&#233;s de relogement avaient l'habitude de pr&#233;senter la famille ainsi : &#171; Elle est super sympa, tr&#232;s gentille, ou casse-pieds. &#187; J'ai tr&#232;s rapidement senti une esp&#232;ce d'agacement de la part des travailleurs sociaux. Ils &#233;taient choqu&#233;s de la terminologie utilis&#233;e par les &#233;quipes des charg&#233;s de relogement. Un exemple : un monsieur voulait &#234;tre relog&#233; dans le centre de Lyon. Mais il n'avait pas les ressources suffisantes pour postuler &#224; un logement de ce type. L'assistante sociale abondait pour ce changement mais sans dire vraiment pourquoi. Jusqu'au jour o&#249; elle nous a r&#233;v&#233;l&#233; que ce locataire poss&#233;dait un revenu en parall&#232;le de son salaire, mais qu'il ne d&#233;clarait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et cette collaboration a-t-elle fait avancer sa situation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette information, livr&#233;e avec beaucoup de r&#233;ticence, nous a permis de faire valoir en commission d'attribution que ce locataire atteignait le plafond des ressources n&#233;cessaires, m&#234;me si elles n'&#233;taient pas d&#233;clar&#233;es aux imp&#244;ts. Une autre famille percevait des salaires mais travaillait &#224; quart temps. En comptant les seules ressources d&#233;clar&#233;es, elle ne pouvait pas pr&#233;tendre au logement qu'elle souhaitait. Pourtant, ce m&#233;nage n'avait jamais d'impay&#233;. Finalement, le monsieur a apport&#233; de l'argent liquide dans des sacs. Il touchait de fa&#231;on tout &#224; fait l&#233;gale des cachets dans son club de boxe gr&#226;ce aux comp&#233;titions. Pour une autre famille nous mettrons bout &#224; bout les bourses de tous les enfants pour parvenir aux ressources n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un accompagnement classique, ce sont des situations comme celle-l&#224; qui ne seront pas prises en compte. Et personne n'ira chercher ce d&#233;tail-l&#224;. Ce groupe a donc connu des moments de tension extr&#234;mement difficiles. Les charg&#233;s de relogement s'autorisaient &#224; &#233;mettre un avis sur le fait qu'ils appr&#233;ciaient ou non une famille, ce que ne s'autorisaient pas les travailleurs sociaux dans le cadre de leur mission. Ce sont deux cultures professionnelles diff&#233;rentes qui ont fini par trouver un &#233;change un peu plus chaleureux, mais il a fallu du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans un parcours de relogement quels sont les points probl&#233;matiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re chose : il ne faut jamais faire de promesse que l'on ne pourra pas tenir. Si les familles demandent quelque chose qu'il n'est pas possible de leur attribuer, il faut le leur dire et ne pas les laisser dans un espoir qui sera forc&#233;ment d&#233;&#231;u. Ce principe de r&#233;alit&#233; est d&#233;terminant. Et toutes les personnes autour d'une m&#234;me op&#233;ration de relogement doivent porter ce m&#234;me discours. Je vise en particulier les &#233;lus. Certains annoncent : &#171; Nous allons d&#233;molir et reloger tout le monde dans du neuf. &#187; Ce n'est pas tenable de promettre cela. C'est un discours qui risque de se trouver en contradiction avec la r&#233;alit&#233; et de d&#233;cevoir les familles. Un autre point essentiel : je pense qu'il est vraiment important de conserver une m&#234;me personne en relation avec une famille. Il se passe des mois, voire des ann&#233;es entre l'annonce du relogement et le changement de domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode est tr&#232;s d&#233;stabilisante. Surtout si l'op&#233;ration est longue, et dure deux &#224; trois ans. Enfin, le relogement nous am&#232;ne &#224; d&#233;couvrir des situations dont personne n'avait jamais entendu parler. Le travail social sur un territoire s'effectue &#224; partir d'un suivi, quand il y a un b&#233;n&#233;ficiaire du RMI, des enfants, une dette de loyer, une maladie particuli&#232;re d&#233;clar&#233;e. Mais nous avons d&#233;couvert de nombreuses situations &#224; l'occasion du relogement, dont personne n'avait jamais entendu parler. Des personnes isol&#233;es, malades, des m&#233;nages pour lesquels le quotidien est une v&#233;ritable contrainte, des familles qui se sont appauvries et allaient au Secours Populaire pour manger.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Payen, Ryma Prost-Romand, Histoire(s) de relogement, &#233;d. L'Harmattan, 2007&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Un film sur les relog&#233;s</title>
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		<dc:subject>873</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Corinne Marie est r&#233;alisatrice. Son association, Vip&#232;re au Poing, est son outil de travail pour &#224; la fois produire des films et animer des ateliers vid&#233;o. En 2006, elle a r&#233;alis&#233; un documentaire de quarante minutes sur la d&#233;molition de cinquante-six logements &#224; Rillieux-la-Pape, intitul&#233; : Ne rien oublier en partant&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
De quoi parle votre documentaire ? Avenue des Nations &#224; Rillieux-la-Pape, il y a une barre que l'on appelle la barre des Semailles. Quatre all&#233;es de cette barre allaient &#234;tre d&#233;molies et (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Corinne Marie est r&#233;alisatrice. Son association, &lt;a href=&#034;http://vipereaupoing.free.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Vip&#232;re au Poing&lt;/a&gt;, est son outil de travail pour &#224; la fois produire des films et animer des ateliers vid&#233;o. En 2006, elle a r&#233;alis&#233; un documentaire de quarante minutes sur la d&#233;molition de cinquante-six logements &#224; Rillieux-la-Pape, intitul&#233; : Ne rien oublier en partant&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quoi parle votre documentaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avenue des Nations &#224; Rillieux-la-Pape, il y a une barre que l'on appelle la barre des Semailles. Quatre all&#233;es de cette barre allaient &#234;tre d&#233;molies et les habitants relog&#233;s. Le film leur donne la parole. Ils &#233;voquent les ann&#233;es pass&#233;es dans leur quartier, les d&#233;plaisirs, la difficult&#233; de vivre ensemble, mais aussi les joies, les bons souvenirs et leur attachement &#224; l'immeuble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment ce projet a-t-il germ&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'habite juste &#224; c&#244;t&#233; de cette barre. J'avais moi aussi entendu circuler des rumeurs de destruction et j'ai eu envie d'aller &#224; la rencontre de mes voisins pour en savoir davantage. Je voulais leur donner la parole car d'ordinaire on ne les entend peu ou pas du tout. Cette histoire m'avait vraiment choqu&#233;e. Comment, du jour au lendemain, peut-on demander &#224; des personnes qui vivent pour certaines depuis plus de trente ans dans un quartier, de partir, d'aller habiter ailleurs, sans autre forme de proc&#232;s ? Je n'y allais pas du tout en sp&#233;cialiste du relogement. Je suis partie en voisine rencontrer ces gens. Il y avait certaines personnes que je connaissais de vue mais je n'avais vraiment aucun a priori, si ce n'est de tenter de leur donner la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui vous a choqu&#233; en particulier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes grands-parents avaient une maison qui a &#233;t&#233; vendue &#224; leur mort. M&#234;me si la maison n'appartient plus &#224; notre famille, je peux embarquer mes enfants du c&#244;t&#233; de la gare et leur dire : &#171; C'est l&#224; qu'ont v&#233;cu vos arri&#232;res grands-parents. &#187; Quand une ville d&#233;molit ses immeubles, cette m&#233;moire dispara&#238;t, les lieux n'existent plus. Avec ces op&#233;rations de renouvellement urbain, je crois qu'il n'y a vraiment qu'en temps de guerre que l'on d&#233;truit ainsi des immeubles. C'est peut-&#234;tre du sentimentalisme de ma part, mais je trouvais choquante et brutale cette id&#233;e de d&#233;truire. J'ai voulu prendre le temps d'&#233;couter et donner le point de vue de ces habitants concern&#233;s par la d&#233;molition. Elle touche leur intimit&#233;. C'est leur cuisine, leur chambre &#224; coucher, leur salle de bains qui va dispara&#238;tre. Je trouve que c'est important d'accompagner et d'&#233;couter ces familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les habitants ont-ils appris qu'ils devaient d&#233;m&#233;nager ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rumeur avait flott&#233; pendant pr&#232;s de deux ans : on allait d&#233;molir toute la barre, puis une partie seulement. Certains m&#234;me pensaient qu'on allait ajouter des balcons &#224; leurs appartements. En fait, personne ne connaissait pr&#233;cis&#233;ment le projet. Quand ce temps de la rumeur s'&#233;tire, l'attente est &#233;prouvante. Et puis un jour l'Opac de l'Ain et la Ville ont organis&#233; les premi&#232;res r&#233;unions d'information. Les gens se sont beaucoup d&#233;plac&#233;s, ont pos&#233; de nombreuses questions. Mais apr&#232;s les r&#233;unions, quand chacun a eu connaissance des all&#233;es qui allaient &#234;tre d&#233;truites, j'ai &#233;t&#233; frapp&#233;e par le resserrement des pr&#233;occupations au niveau individuel. Comme si chacun voulait &#171; sauver sa peau &#187; et retrouver un bon logement. D'ailleurs dans le film, j'ai gard&#233; cette r&#233;flexion a posteriori d'une habitante : &#171; On aurait d&#251; tous se r&#233;unir et avoir un porte-parole qui d&#233;fende nos droits. Mais on ne l'a pas fait et on a tous eu tort. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles ont &#233;t&#233; vos impressions de tournage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai l'impression d'avoir fait un travail individuel en allant voir les familles une &#224; une, chez elle. Certaines r&#233;ponses donn&#233;es par le bailleur m'ont sembl&#233;es ind&#233;licates et parfois irrespectueuses. Les gens ne se sentaient pas en confiance. Du c&#244;t&#233; de l'Opac il y avait une crispation, la peur que les locataires soient trop exigeants et insatisfaits. Et du c&#244;t&#233; des locataires, il y avait une m&#233;fiance envers l'Opac de l'Ain, le bailleur. Je trouve qu'il y a encore beaucoup de progr&#232;s &#224; faire. Sur Rillieux-la-Pape, je pense qu'il n'y avait pas &#224; l'&#233;poque cette conscience de l'importance de l'accompagnement humain, d'&#233;couter les personnes, d'entendre leurs craintes, leurs appr&#233;hensions. J'ai per&#231;u aussi beaucoup d'attentisme et de r&#233;signation chez les personnes relog&#233;es. Aujourd'hui, la plupart sont satisfaites de leur relogement, m&#234;me si certaines paient un loyer plus &#233;lev&#233; alors qu'on leur avait promis &#171; &#224; surface identique, loyer identique &#187;, promesse qui n'a pas &#233;t&#233; tenue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez fini de tourner un second documentaire sur la d&#233;molition de deux tours de 200 logements sur le quartier de la Velette au sud de la commune. Quelle comparaison faites-vous entre ces deux tournages ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui &#233;tait int&#233;ressant lorsque j'ai tourn&#233; aux Semailles, c'est que les habitants n'avaient pas encore &#233;t&#233; relog&#233;s. Ils &#233;taient dans un entre-deux, forc&#233;s de partir de leur logement, plus tout &#224; fait chez eux et ne connaissant pas encore leur prochain logement. Il &#233;tait alors vraiment tr&#232;s important pour tous de parler de ce qu'ils vivaient. J'avais l'impression d'&#234;tre un r&#233;ceptacle de leurs confidences, comme une assistante sociale, j'&#233;tais un t&#233;moin privil&#233;gi&#233; qui recueillait leur v&#233;cu. &#192; la Velette, l'exp&#233;rience est radicalement diff&#233;rente. Les deux tours sont d&#233;j&#224; vides, les relogements sont termin&#233;s. Une fois relog&#233;s, les locataires ne veulent plus parler de leur exp&#233;rience. Ils ont tourn&#233; une page, entam&#233; une nouvelle vie et ne veulent pas tellement revenir en arri&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pour une plus grande mixit&#233; de quartier</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pour-une-plus-grande-mixite-de-quartier</link>
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		<dc:subject>873</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le grand projet de ville (GPV) de la Duch&#232;re dans le IXe arrondissement de Lyon est le plus important des quatre GPV de l'agglom&#233;ration lyonnaise. Il s'&#233;tend sur la p&#233;riode 2003-2012 et vise &#224; r&#233;tablir une mixit&#233; de l'habitat en allant vers un rapport de 60 % de logements sociaux pour 40 % d'habitats priv&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2003, le quartier comptait 12 500 habitants pour 5 300 logements dont 80 % de logements sociaux et 20 % de copropri&#233;t&#233;s. La Duch&#232;re est un site exceptionnel de 120 hectares construit dans les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le grand projet de ville (GPV) de la Duch&#232;re dans le IXe arrondissement de Lyon est le plus important des quatre GPV de l'agglom&#233;ration lyonnaise. Il s'&#233;tend sur la p&#233;riode 2003-2012 et vise &#224; r&#233;tablir une mixit&#233; de l'habitat en allant vers un rapport de 60 % de logements sociaux pour 40 % d'habitats priv&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2003, le quartier comptait 12 500 habitants pour 5 300 logements dont 80 % de logements sociaux et 20 % de copropri&#233;t&#233;s. La Duch&#232;re est un site exceptionnel de 120 hectares construit dans les ann&#233;es 60 sur l'une des trois collines de Lyon. Cette concentration de logements sociaux a fragilis&#233; la situation socio &#233;conomique de la population, l'immobilier s'est d&#233;valoris&#233; et les dysfonctionnements du quartier se sont accrus &#224; partir des ann&#233;es 80. C'est une v&#233;ritable reconfiguration qui passe pour faire de ce quartier un espace de vie plus attractif, plus ouvert, plus &#233;quilibr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, 1 600 logements sociaux seront d&#233;molis et 1 600 nouveaux logements diversifi&#233;s seront reconstruits, favorisant la venue de nouveaux habitants et la mobilit&#233; r&#233;sidentielle des Duch&#233;rois. Jocelyne Michel, habitante depuis plus de trente ans et membre du collectif d'habitants, s'interroge sur la validit&#233; de ce projet de mixit&#233; : &#171; Comment les habitants qui ont d&#233;m&#233;nag&#233; &#224; cause des d&#233;molitions vont-ils cohabiter avec les nouveaux venus ? C'est pourtant un enjeu essentiel pour l'avenir du quartier. Comment vont-ils faire pour ne pas les consid&#233;rer comme des colons ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;77 % de satisfaits&lt;/strong&gt; &#8212; Pendant la premi&#232;re phase en 2003 et 2004, 605 familles ont &#233;t&#233; relog&#233;es suite &#224; la d&#233;molition de trois barres d'immeubles. La deuxi&#232;me phase touche 499 familles avec la d&#233;molition ou la r&#233;habilitation des quatre autres barres. Depuis quatre ans, un dispositif sign&#233; par neuf partenaires parmi les politiques et les bailleurs sociaux pilote ce relogement. Il s'agit d'informer les familles et de respecter leur choix de relogement. Une enqu&#234;te de satisfaction montre que 77 % des familles relog&#233;es en 2003 et 2004 se disent satisfaites des conditions de leur relogement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te repose sur les r&#233;ponses obtenues, c'est-&#224;-dire le tiers des questionnaires envoy&#233;s aux familles. Le pasteur Bertrand Bosc d&#233;nonce la brutalit&#233; et le traumatisme inflig&#233;s aux familles que l'on chasse de leur logement. &#171; On d&#233;loge ceux qui sont bien quelque part, pour y mettre d'autres familles plus ais&#233;es. Le GPV a gomm&#233; un peu rapidement cette population de son esprit. Cette attitude ne peut g&#233;n&#233;rer que du ressentiment. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Equipements publics&lt;/strong&gt; &#8212; Le premier immeuble neuf a &#233;t&#233; livr&#233; en septembre 2007. Cette r&#233;sidence de 69 logements accueillera des copropri&#233;taires et des locataires de l'OPAC du Rh&#244;ne. En parall&#232;le &#224; cette nouvelle offre de logement, un programme de 50 millions d'euros d'&#233;quipements publics vient renforcer l'attractivit&#233; du quartier. Deux groupes scolaires ont &#233;t&#233; reconstruits. En 2011, il y aura une biblioth&#232;que, des locaux pour la Maison du Rh&#244;ne, une Maison des f&#234;tes et des familles, ainsi qu'un gymnase municipal et une halle d'athl&#233;tisme couverte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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