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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Passer de la pr&#233;carit&#233; &#224; l'emploi</title>
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&lt;p&gt;Acc&#233;der au travail deviendrait-il de plus en plus difficile ? En lien avec les partenaires sociaux, le collectif inter associatif Alerte a &#233;mis en d&#233;cembre quelques pr&#233;conisations concernant l'acc&#232;s des personnes pr&#233;caires &#224; l'emploi &lt;br class='autobr' /&gt;
Les indices d'une pr&#233;carisation croissante de la soci&#233;t&#233; sont r&#233;guli&#232;rement concordants : dix-huit ans apr&#232;s la loi Neiertz, 730 000 foyers sont en cours de proc&#233;dure de surendettement et le nombre des dossiers est en hausse constante, d'environ 6, 5 % par an. Par ailleurs, un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Acc&#233;der au travail deviendrait-il de plus en plus difficile ? En lien avec les partenaires sociaux, le collectif inter associatif Alerte a &#233;mis en d&#233;cembre quelques pr&#233;conisations concernant l'acc&#232;s des personnes pr&#233;caires &#224; l'emploi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les indices d'une pr&#233;carisation croissante de la soci&#233;t&#233; sont r&#233;guli&#232;rement concordants : dix-huit ans apr&#232;s la loi Neiertz, 730 000 foyers sont en cours de proc&#233;dure de surendettement et le nombre des dossiers est en hausse constante, d'environ 6, 5 % par an. Par ailleurs, un r&#233;cent sondage du haut-commissariat aux solidarit&#233;s actives r&#233;v&#233;lait que, loin d'avoir une mentalit&#233; d'&#171; assist&#233;s &#187;, une grande majorit&#233; des b&#233;n&#233;ficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) n'attendent qu'un emploi pour pouvoir sortir de l'assistance. Et m&#234;me si, selon les chiffres contest&#233;s de l'Insee, le taux de ch&#244;mage aurait quelque peu descendu, une hausse du &#171; sous-emploi &#187; concernant les personnes &#224; temps partiel qui ne demandent qu'&#224; travailler davantage reste &#224; d&#233;plorer. Un tiers des personnes sans domicile fixe ont un travail et environ 800 000 ch&#244;meurs exercent une activit&#233; &#224; temps r&#233;duit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une &#233;conomie concurrentielle, c'est bien connu, les entreprises doivent avoir des salari&#233;s imm&#233;diatement op&#233;rationnels. De fortes suspicions et discriminations persistent &#224; l'&#233;gard de tous ceux qui sont durablement &#233;loign&#233;s de l'emploi. Tous azimuts, les in&#233;galit&#233;s se renforcent : par rapport aux sorties massives de formation initiale sans qualification, de d&#233;faut d'information sur le march&#233; de l'emploi, d'orientation scolaire et professionnelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regroupant une quarantaine de f&#233;d&#233;rations et d'associations de lutte contre l'exclusion, le collectif Alerte a remis en fin d'ann&#233;e au gouvernement, dans le cadre du Grenelle de l'insertion, un texte intitul&#233; Acc&#232;s des personnes en situation de pr&#233;carit&#233; &#224; un emploi permettant de vivre dignement. Initi&#233;es en 2005 avec les syndicats de salari&#233;s et patronaux, les r&#233;flexions du collectif contiennent une s&#233;rie de constats partag&#233;s et de recommandations, notamment sur les freins et les passerelles pour l'acc&#232;s de tous &#224; l'emploi. Le document pr&#233;sente des engagements pour chacun des signataires, en m&#234;me temps que des demandes pr&#233;cises &#224; l'attention des d&#233;cideurs publics et priv&#233;s. Ces travaux se veulent en droite ligne d'un rapport du Conseil &#233;conomique et social (CES), L'acc&#232;s de tous au droits de tous, par la mobilisation de tous, qui marquait d&#233;j&#224; la volont&#233; des partenaires sociaux de travailler ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Alerte demande au gouvernement des actions de sensibilisation sur les questions de lutte contre les exclusions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un faisceau de constats a donc &#233;t&#233; &#233;tabli : m&#233;connaissance des publics concern&#233;s, freins divers li&#233;s aux diff&#233;rents processus de retour &#224; l'emploi ou &#224; l'atonie du march&#233; du travail&#8230; Les dysfonctionnements des dispositifs ont &#233;t&#233; point&#233;s et les questions concr&#232;tes, quotidiennes, ont &#233;t&#233; soulign&#233;es : difficult&#233;s de logement, parfois de domiciliation ou de gardes d'enfants&#8230; Plus largement, l'insuffisant acc&#232;s aux droits, les obstacles dus &#224; la complexit&#233; et au manque de souplesse des dispositifs, les politiques publiques d'aide au retour &#224; l'emploi &#171; privil&#233;giant le quantitatif au d&#233;triment d'approches qualitatives vers des insertions professionnelles et des acc&#232;s &#224; la qualification r&#233;ussis &#187; ont &#233;t&#233;, encore une fois, d&#233;nonc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement reste d&#233;ficient. &#171; Pourtant, nous savons que l'accompagnement permet &#224; la fois de s&#233;curiser le salari&#233;, ou le cr&#233;ateur d'activit&#233;, en mettant en &#339;uvre un suivi permettant de r&#233;gler les difficult&#233;s d'ordre administratif ou social &#187;, rappelle le collectif. Qui &#233;nonce un certain nombre de pr&#233;conisations sur la formation tout au long de la vie, &#171; y compris pour les demandeurs d'emploi et les personnes &#224; faible niveau de qualification &#187;, le d&#233;veloppement de passerelles, une gestion pr&#233;visionnelle des emplois &#224; impulser, la lutte contre l'illettrisme&#8230; Que serait une politique &#171; pers&#233;v&#233;rante et continue &#187; en mati&#232;re d'accompagnement au retour &#224; l'emploi ? La r&#233;ponse est multiple : ne pas r&#233;duire les contrats aid&#233;s (actuellement menac&#233;s), adapter l'accompagnement et la formation en fonction des personnes &#8212; et non du statut social et administratif &#8212;, simplifier l'acc&#232;s aux droits (guichet unique, chef de file territorial&#8230;), &#171; sortir de l'empilement actuel des comp&#233;tences et des dispositifs &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment s&#233;curiser les parcours d'insertion ? En d&#233;veloppant la validation des acquis de l'exp&#233;rience, en identifiant des partenariats capables de traiter les difficult&#233;s sociales des salari&#233;s, en d&#233;veloppant la responsabilit&#233; soci&#233;tale des entreprises. Alerte conseille au gouvernement des actions de sensibilisation sur la lutte contre les exclusions, afin de changer les repr&#233;sentations et d'am&#233;liorer &#171; l'image des m&#233;tiers en tension, de l'apprentissage et de la formation en alternance &#187;. Les partenaires du collectif inter associatif s'engagent, pour ce qui les concerne, sur plusieurs points : approfondir leur r&#233;flexion, d&#233;velopper les exp&#233;rimentations, encourager des actions partenariales et faciliter les liaisons entre les acteurs &#233;conomiques et sociaux&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Adolescence, parole et &#233;ducation</title>
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		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>867</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lire l'ouvrage d'un coll&#232;gue &#233;ducateur n'est pas si fr&#233;quent. Quand, en plus, les r&#233;f&#233;rences th&#233;oriques s'articulent avec intelligence et bonheur avec l'exp&#233;rience de terrain, pourquoi bouder son plaisir ? Jean-Pierre Aubret s'attache ici au dialogue qui est parfois si difficile &#224; &#233;tablir avec une classe d'&#226;ge r&#233;put&#233;e m&#233;fiante et distante des adultes. Pendant longtemps, explique-t-il, l'&#233;ducation a consist&#233; &#224; faire taire et &#224; soumettre &#224; une parole orthodoxe destin&#233;e &#224; (re) dresser les esprits et les corps, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton2188-1bba9.jpg?1694317079' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lire l'ouvrage d'un coll&#232;gue &#233;ducateur n'est pas si fr&#233;quent. Quand, en plus, les r&#233;f&#233;rences th&#233;oriques s'articulent avec intelligence et bonheur avec l'exp&#233;rience de terrain, pourquoi bouder son plaisir ? Jean-Pierre Aubret s'attache ici au dialogue qui est parfois si difficile &#224; &#233;tablir avec une classe d'&#226;ge r&#233;put&#233;e m&#233;fiante et distante des adultes. Pendant longtemps, explique-t-il, l'&#233;ducation a consist&#233; &#224; faire taire et &#224; soumettre &#224; une parole orthodoxe destin&#233;e &#224; (re) dresser les esprits et les corps, pr&#233;venir les &#233;garements individuels et former des personnalit&#233;s respectueuses d'un ordre cosmologique et social non contestable. Sous l'effet des p&#233;dagogies pr&#244;nant le libre exercice de l'intelligence enfantine, l'exp&#233;rimentation et l'autocompr&#233;hension, l'approche relationnelle a profond&#233;ment chang&#233;. On a compris que, pour entrer en relation, il fallait commencer par d&#233;construire ses repr&#233;sentations et taire ses savoirs. L'incertitude l'a emport&#233; du fait qu'il y a autant de raisons d'agir comme on le fait que de faire autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la parole, trois formes se sont distingu&#233;es. La premi&#232;re rel&#232;ve de la conversation. D&#233;tendu, &#233;galitaire et tol&#233;rant, cet &#233;change se d&#233;ploie dans un espace temps plut&#244;t informel et marqu&#233; par la libre confrontation. Aucun interlocuteur ne pr&#233;tend &#224; la moindre sup&#233;riorit&#233; et les d&#233;saccords ne provoquent pas de condamnation de l'opinion adverse. Seconde forme prise par la parole : l'entretien coop&#233;ratif. Il se situe dans une dynamique d&#233;mocratique et antiautoritaire et vise &#224; faire &#233;voluer une situation. La compr&#233;hension et l'int&#233;r&#234;t de l'adulte marque la reconnaissance de l'adolescent. Troisi&#232;me forme possible : la dispute. Du c&#244;t&#233; de l'adulte, on trouve le souci de guidance s'inspirant de savoirs tir&#233;s de l'exp&#233;rience. Du c&#244;t&#233; de l'adolescent, il y a le refus d'&#234;tre envahi par une pens&#233;e consid&#233;r&#233;e comme ali&#233;nante et la qu&#234;te d'une recherche singuli&#232;re de son chemin de vie. Les propos de l'adulte sont per&#231;us comme un d&#233;ni de ses capacit&#233;s, un soup&#231;on quant &#224; sa sinc&#233;rit&#233;, une conduite abusive d'intrusion et de contr&#244;le sur sa sph&#232;re priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que, parvenu, du fait de sa maturation intellectuelle, &#224; penser comme l'adulte, il a justement le souci de s'en diff&#233;rencier. Connaissant de l'int&#233;rieur la pens&#233;e rationnelle, il sait comment d&#233;noncer et contre-argumenter. C'est sur l'ensemble de ces registres qu'il faut savoir jouer : s&#233;rieux et humour, provocation et invitation au dialogue, affrontement et demande d'aide, risque de parole et retrait dans le silence. Cette pluralit&#233; des modes de parole est propre &#224; une nouvelle culture professionnelle. Celle qui voit l'accompagnateur et l'accompagn&#233; cheminer c&#244;te &#224; c&#244;te, sans conna&#238;tre les termes du voyage, qui privil&#233;gie la d&#233;construction et la relativisation des v&#233;rit&#233;s et qui utilise le socle des valeurs personnelles, non dans un but imp&#233;rialiste d'imposition, mais comme dignes d'&#234;tre propos&#233;es car servant d'ossature &#224; une exp&#233;rience v&#233;cue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2006 (330 p. ; 29 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les adonaissants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-adonaissants</link>
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		<dc:date>2008-01-10T16:43:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>867</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il est vrai que notre soci&#233;t&#233; est marqu&#233;e par un brouillage des fronti&#232;res, tant entre les sexes qu'entre les &#226;ges. Pour autant, que l'on poss&#232;de de plus en plus jeune des droits n'implique pas de les avoir tous, ni que les parents soient d&#233;poss&#233;d&#233;s de leurs responsabilit&#233;s. &#192; certains moments, l'enfant se doit d'&#234;tre prot&#233;g&#233;, ses parents prenant alors les d&#233;cisions &#224; sa place. &#192; d'autres moments, selon le principe qui veut que l'autonomie ne se d&#233;cr&#232;te pas, mais qu'elle se prend, il doit pouvoir &#234;tre associ&#233; &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton2187-a8052.jpg?1694317079' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est vrai que notre soci&#233;t&#233; est marqu&#233;e par un brouillage des fronti&#232;res, tant entre les sexes qu'entre les &#226;ges. Pour autant, que l'on poss&#232;de de plus en plus jeune des droits n'implique pas de les avoir tous, ni que les parents soient d&#233;poss&#233;d&#233;s de leurs responsabilit&#233;s. &#192; certains moments, l'enfant se doit d'&#234;tre prot&#233;g&#233;, ses parents prenant alors les d&#233;cisions &#224; sa place. &#192; d'autres moments, selon le principe qui veut que l'autonomie ne se d&#233;cr&#232;te pas, mais qu'elle se prend, il doit pouvoir &#234;tre associ&#233; &#224; ce qui le concerne. Ces pr&#233;cautions prises, on peut n&#233;anmoins discerner les signes de l'&#233;mergence d'un nouvel &#226;ge que Fran&#231;ois de Singly d&#233;nomme joliment par le n&#233;ologisme d'&#171; adonaissant &#187;. Cette &#233;tape est marqu&#233;e par une double prise de distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord &#224; l'&#233;gard de l'enfance que le sujet quitte doucement. C'est ensuite, l'&#233;loignement par rapport &#224; ses parents : le nous familial est d&#233;stabilis&#233; par le nous g&#233;n&#233;rationnel, l'appartenance &#224; une famille entre en contradiction avec la r&#233;f&#233;rence au groupe de pairs. C'est l'&#233;poque o&#249; l'on ne supporte plus de voir ses parents vous accompagner au coll&#232;ge. On sort de la voiture le plus vite possible, pour ne pas se faire voir. On pr&#233;f&#232;re fl&#226;ner en ville, sortir au cin&#233;ma ou encore faire les magasins entre copains ou copines. Si l'on accepte d'&#233;voquer les probl&#232;mes scolaires en famille, on commence &#224; &#233;viter d'aborder les probl&#232;mes affectifs ou amicaux. C'est l&#224; le produit entre autres d'une &#233;volution notable des modes d'&#233;ducation. Les qualit&#233;s souhait&#233;es par les parents chez leurs enfants &#233;taient en 1924, dans l'ordre : l'ob&#233;issance, le patriotisme et les bonnes mani&#232;res. Le tierc&#233; gagnant est bien diff&#233;rent en 1978 : l'ind&#233;pendance, la tol&#233;rance, l'attention aux probl&#232;mes de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, la ligne de partage est devenue floue entre trop de protection et trop d'autonomie, trop de sollicitude parentale et trop de libert&#233;, entre le permis et l'interdit et &#224; l'int&#233;rieur de l'interdit entre la transgression tol&#233;r&#233;e et ce qui est strictement exig&#233;. L'enfant se retrouve donc &#224; g&#233;rer ce nouveau pouvoir sur soi, n&#233;cessitant une maturation acc&#233;l&#233;r&#233;e. Cette affirmation de soi peut alors prendre la forme d'un fort investissement dans les &#233;tudes. C'est souvent le cas chez les filles. Elle prend tr&#232;s souvent le chemin d'un net marquage du genre, chaque sexe restant entre soi et jalonnant sa diff&#233;rence dans ses go&#251;ts et choix de mod&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les murs des chambres des filles se tapissent &#224; 74 % de posters de chanteurs, quand ceux des gar&#231;ons se recouvrent &#224; 91 % de photos de sportifs. L'auteur &#233;tablit une distinction entre les milieux populaires (o&#249; l'identification &#224; la culture jeune n'est pas jug&#233;e comme mena&#231;ante) et les milieux ais&#233;s (tr&#232;s attentifs au contr&#244;le de l'investissement scolaire qu'on croit concurrenc&#233; par l'influence des pairs). Il en appelle &#224; transcender l'opposition entre &#233;panouissement personnel et r&#233;ussite sociale seule voie pour r&#233;ussir la r&#233;alisation de soi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Armand Colin, 2006 (400 p. ; 20,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une d&#233;marche volontariste &#224; la MDPH du Rh&#244;ne</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Une-demarche-volontariste-a-la-MDPH-du-Rhone</link>
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		<dc:date>2008-01-10T11:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>867</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2007, la maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es du Rh&#244;ne a rendu quarante-six mille d&#233;cisions pour le secteur adulte, douze mille pour le secteur enfant, deux mille pour l'attribution de la prestation de compensation du handicap. Le temps de traitement d'un dossier en ce d&#233;but d'ann&#233;e est de quatre mois. Chronique d'un succ&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous sommes dans une d&#233;marche tr&#232;s volontaire et avons fait des pas de g&#233;ant depuis les d&#233;buts. Il y a une v&#233;ritable dynamique et je suis confiante pour l'ann&#233;e &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-867-" rel="tag"&gt;867&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2007, la maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es du Rh&#244;ne a rendu quarante-six mille d&#233;cisions pour le secteur adulte, douze mille pour le secteur enfant, deux mille pour l'attribution de la prestation de compensation du handicap. Le temps de traitement d'un dossier en ce d&#233;but d'ann&#233;e est de quatre mois. Chronique d'un succ&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous sommes dans une d&#233;marche tr&#232;s volontaire et avons fait des pas de g&#233;ant depuis les d&#233;buts. Il y a une v&#233;ritable dynamique et je suis confiante pour l'ann&#233;e &#224; venir. &#187;&lt;/i&gt; Si la directrice de la MDPH du Rh&#244;ne, Nicole Berli&#232;re-Merlin s'attribue ce satisfecit, c'est que dans le concert des MDPH en France, le d&#233;partement du Rh&#244;ne semble tirer son &#233;pingle du jeu. Certes, le bilan est loin d'&#234;tre parfait, mais les usagers ont quelques raisons de se r&#233;jouir. En juin 2006, &#224; la cr&#233;ation de la MDPH, 20 000 dossiers &#233;taient en souffrance sur les 50 000 d&#233;pos&#233;s. Le temps de traitement allait de sept &#224; douze mois, voire plus pour certains dossiers compliqu&#233;s. Aujourd'hui, le d&#233;lai d'attente moyen est conforme au cadre l&#233;gal des quatre mois fix&#233;s par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cent guichets uniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si l'Is&#232;re travaille par territoires sociaux ou si la Savoie a opt&#233; pour les grands bassins &#233;conomiques, le Rh&#244;ne a choisi d'installer un guichet de la MDPH dans chaque maison du Rh&#244;ne (MdR). Il y a une centaine de MdR dans le d&#233;partement. Toutes accueillent et renseignent, mais toutes ne traitent pas les dossiers. Ils reviennent &#224; la MdR principale du canton, quarante-deux au total. Cette organisation est tr&#232;s importante, le principe du guichet unique est sauvegard&#233; mais il n'est pas centralis&#233; sur Lyon. &lt;i&gt;&#171; Les gens se sont mis tr&#232;s doucement &#224; ce changement &#187;&lt;/i&gt;, constate Maalem Lassade, agent d'accueil et d'orientation des usagers au guichet de la MDPH centrale de Lyon. &lt;i&gt;&#171; Ils disent souvent qu'ils n'ont pas &#233;t&#233; inform&#233;s, m&#234;me s'il y a eu des campagnes de communication faites dans les journaux locaux. Aujourd'hui, six personnes sur dix s'adressent d'abord &#224; leur MdR locale, puis viennent ensuite ici &#224; la centrale. Elles veulent obtenir des informations compl&#233;mentaires, surtout pour les dossiers des enfants et les demandes de PCH &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel des MdR avait surtout l'habitude d'informer les personnes &#226;g&#233;es pour l'allocation personnalis&#233;e d'autonomie (APA). Il a donc fallu investir dans la formation de ce personnel, car les dossiers de personnes handicap&#233;es sont tr&#232;s complexes. &lt;i&gt;&#171; Cette organisation demeure n&#233;anmoins une avanc&#233;e majeure &#187;&lt;/i&gt;, conc&#232;de Jean Simon, pr&#233;sident de la commission des droits et de l'autonomie (CDA), et membre de l'APF, l'association des paralys&#233;s de France. &lt;i&gt;&#171; Mais elle a mis beaucoup de temps &#224; fonctionner. Il a fallu notamment convaincre le personnel rattach&#233; &#224; l'ancienne Cotorep d'aller travailler ailleurs qu'&#224; Lyon. Sur les soixante-cinq fonctionnaires de la MDH, seize ont demand&#233; leur r&#233;int&#233;gration dans leur corps d'Etat initial. Ils ne souhaitaient pas s'&#233;loigner de l'agglom&#233;ration lyonnaise &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la commission des droits et de l'autonomie est un membre issu du monde associatif. C'est une originalit&#233; du Rh&#244;ne, car pour la plupart des autres d&#233;partements, la MDPH est pr&#233;sid&#233;e par un conseiller g&#233;n&#233;ral. La CDA s'est aussi dot&#233;e d'un r&#232;glement int&#233;rieur et si&#232;ge sous trois formes : la commission pl&#233;ni&#232;re et la commission restreinte pr&#233;vues par la loi et une commission pr&#233;paratoire. La commission restreinte est compos&#233;e de trois membres et traite les dossiers simples qui ne posent pas de probl&#232;mes. &lt;i&gt;&#171; Nous avons invent&#233; une commission pr&#233;paratoire,&lt;/i&gt; explique Jean Simon. &lt;i&gt;La loi pr&#233;voyait que les gens puissent &#234;tre entendus par l'ancienne Cotorep. Seulement les usagers rencontraient de grosses difficult&#233;s &#224; parler devant un ar&#233;opage de vingt et une personnes. Cela faisait un peu tribunal. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission pr&#233;paratoire se compose de seulement cinq membres : un repr&#233;sentant de l'Etat, un conseiller g&#233;n&#233;ral et trois membres repr&#233;sentants des associations. Elle si&#232;ge une fois par semaine. Elle re&#231;oit toutes les personnes qui demandent &#224; &#234;tre entendues. Cette commission pr&#233;paratoire ne prend pas de d&#233;cision mais elle r&#233;dige des propositions pour la commission pl&#233;ni&#232;re. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s important car cela permet aux conseillers g&#233;n&#233;raux d'&#234;tre au plus pr&#232;s des cas r&#233;els,&lt;/i&gt; poursuit Jean Simon.&lt;i&gt; Je pense que c'est une r&#233;ussite et les propositions sont en g&#233;n&#233;ral suivies, parfois amend&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins cette commission est peu connue du public et suscite des r&#233;ticences chez les membres de la commission restreinte. Jean Simon re&#231;oit toujours beaucoup de courriers d'usagers qui souhaitaient &#234;tre re&#231;ues par cette commission pr&#233;paratoire et dont le v&#339;u n'a pas &#233;t&#233; suivi. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas toujours confortable de se confronter directement aux demandeurs ! De plus, la formulation est telle dans le formulaire qu'elle rebute les familles &#224; faire cette demande. Le dossier stipule que si vous souhaitez que votre dossier soit trait&#233; rapidement, il ne faut pas demander &#224; &#234;tre re&#231;u. C'est d&#233;courageant pour les familles. Mais les gens demandent de plus en plus &#224; &#234;tre re&#231;u en commission pr&#233;paratoire et s'il faut doubler cette commission, nous la doublerons &#187;&lt;/i&gt;, conclut-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mode d'emploi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La CDA dans le Rh&#244;ne donne un avis sur 60 000 dossiers par ann&#233;e. Les commissions traitent trois sortes de cas : les personnes adultes, les enfants et la nouvelle prestation PCH. La commission restreinte travaille sur des listes fournies par les &#233;quipes pluridisciplinaires avec une proposition de d&#233;cision. Les membres de la commission pointent cette liste nom par nom. S'ils ont une question, ils peuvent interroger les responsables de l'&#233;quipe pluridisciplinaire (m&#233;decin, assistante sociale, psychologue&#8230;). Mais ces listes sont essentiellement r&#233;serv&#233;es &#224; des cas qui ne posent pas de probl&#232;me. Il s'agit surtout de renouvellement. Avec l'habitude, les membres de la CDA rep&#232;rent tout de suite les dossiers probl&#233;matiques. C'est par exemple un pourcentage d'incapacit&#233; qui change et passe de 80 % &#224; 60 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres de la commission doivent donc conna&#238;tre les raisons de ce changement et demander des pr&#233;cisions. En une s&#233;ance de cinq heures, le CDA &#233;tudie trois cents dossiers : une quarantaine sont trait&#233;s un par un, une vingtaine pour l'attribution de la PCH, une quarantaine concernent les enfants et pour le reste, il s'agit de renouvellement. &lt;i&gt;&#171; Notre objectif vise &#224; rester dans le d&#233;lai pr&#233;vu par la loi pour traiter les dossiers, &#224; savoir quatre mois &#187;&lt;/i&gt;, affirme Jean Simon. &lt;i&gt;En juin 2006 certains dossiers patientaient une ann&#233;e enti&#232;re. J'ai demand&#233; que la commission si&#232;ge au mois d'ao&#251;t et je leur ai redemand&#233; de si&#233;ger pendant la p&#233;riode des vacances de No&#235;l. Un mois sans commission, ce sont 1 200 dossiers qui attendent ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, le travail de la commission devrait &#234;tre facilit&#233;. La MDPH a recrut&#233; un r&#233;f&#233;rent emploi pour &#233;tablir un lien entre les structures qui emploient les personnes handicap&#233;es, les centres de formation et la MDPH. Un conciliateur devrait &#234;tre &#233;galement en poste au d&#233;but de l'ann&#233;e. Son r&#244;le sera de faire l'interface avec les usagers pour tous les d&#233;saccords concernant les d&#233;cisions de la commission d'attribution.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Super locomotive&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je crois que l'autonomie des MDPH est un syst&#232;me qui ne fonctionne pas&lt;/i&gt;, affirme Nicole Berli&#232;re-Merlin. Et&lt;i&gt; cela marchera de moins en moins &#233;tant donn&#233; que l'Etat ne met pas de personnel. &#187;&lt;/i&gt; Lors de sa cr&#233;ation, la MDPH du Rh&#244;ne a choisi de s'appuyer fortement sur le conseil g&#233;n&#233;ral. Elle aurait pu fonctionner en autonomie compl&#232;te puisqu'elle est financ&#233;e par la CNSA, la caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie. Cette caisse de solidarit&#233; autonomie tire ses fonds de la fameuse journ&#233;e non travaill&#233;e le lundi de Pentec&#244;te et des subsides apport&#233;s par le minist&#232;re de la Sant&#233; et l'assurance maladie. Le choix du conseil g&#233;n&#233;ral du Rh&#244;ne a &#233;t&#233; de mener lui-m&#234;me cette mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc la conseill&#232;re g&#233;n&#233;rale en charge des personnes &#226;g&#233;es et handicap&#233;es qui a pris la direction de la MDPH, assist&#233;e d'un secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint pour la seconder dans les t&#226;ches op&#233;rationnelles. Ce montage est le fait d'un tiers des d&#233;partements de France. Cette proximit&#233; avec les instances de d&#233;cision du conseil g&#233;n&#233;ral a permis de doter la MDPH d'un encadrement dont elle &#233;tait d&#233;pourvue &#224; sa cr&#233;ation. Ainsi, toute la gestion administrative des ressources humaines est prise en charge par les cadres du conseil g&#233;n&#233;ral. Le syst&#232;me informatique, archa&#239;que et d&#233;pass&#233;, devrait &#234;tre op&#233;rationnel au d&#233;but de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans l'appui des ing&#233;nieurs du service informatique, la num&#233;risation des documents et l'harmonisation des syst&#232;mes h&#233;rit&#233;s de l'ex-CDES, de l'ex-Cotorep et des MdR seraient rest&#233;es un v&#339;u pieux. &lt;i&gt;&#171; Il faut comprendre que le secteur du handicap s'est construit sur le militantisme, c'est ce qui fait sa force. Mais les associations demeurent exigeantes. Le handicap est un lieu de souffrance o&#249; il y aura toujours des personnes qui trouveront que &#231;a ne marche pas. Nous avons choisi d'&#233;lire en tant que pr&#233;sident de la CDA non pas un &#233;lu du conseil g&#233;n&#233;ral comme c'est g&#233;n&#233;ralement le cas, mais un repr&#233;sentant du monde associatif, membre de l'APF. Nous avons la chance d'avoir une commission d'attribution compos&#233;e de membres associatifs tr&#232;s actifs. Ils se r&#233;unissent trois fois par semaine. La CDA a syst&#233;matiquement r&#233;uni le quorum et bien au-del&#224; pour si&#233;ger. &#192; chaque r&#233;union elle pointe nos dysfonctionnements et c'est pour nous un contre-pouvoir efficace qui nous pousse &#224; l'exigence. C'est une merveilleuse locomotive &#187;&lt;/i&gt;, avoue Nicole Berli&#232;re-Merlin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le parcours type des demandes</title>
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&lt;p&gt;Les MDPH sont tr&#232;s diff&#233;rentes les unes des autres, il est toutefois possible de cerner le parcours type d'un dossier afin de souligner le r&#244;le des diverses instances de la MDPH. Les MDPH proposent un accueil physique et t&#233;l&#233;phonique. Les dossiers de demandes peuvent parfois &#234;tre t&#233;l&#233;charg&#233;s sur le site de la maison. Une fois le dossier rempli &#8211; certaines MDPH proposent une aide pour le remplir - il est tout d'abord enregistr&#233; par les instructeurs. Ensuite, le dossier va &#234;tre &#233;valu&#233; soit par un m&#233;decin, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les MDPH sont tr&#232;s diff&#233;rentes les unes des autres, il est toutefois possible de cerner le parcours type d'un dossier afin de souligner le r&#244;le des diverses instances de la MDPH. Les MDPH proposent un accueil physique et t&#233;l&#233;phonique. Les dossiers de demandes peuvent parfois &#234;tre t&#233;l&#233;charg&#233;s sur le site de la maison. Une fois le dossier rempli &#8211; certaines MDPH proposent une aide pour le remplir - il est tout d'abord enregistr&#233; par les instructeurs. Ensuite, le dossier va &#234;tre &#233;valu&#233; soit par un m&#233;decin, soit - notamment pour les demandes de prestation de compensation du handicap (PCH) - par une &#233;quipe pluridisciplinaire dont la composition varie d'une MDPH &#224; l'autre. En g&#233;n&#233;ral, elle compte un m&#233;decin, une infirmi&#232;re, parfois un ergoth&#233;rapeute et une assistante sociale. L'instruction de la PCH exige que l'&#233;quipe se d&#233;place au domicile de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En principe, la personne handicap&#233;e doit se voir proposer un plan de compensation qu'elle accepte ou refuse avant le passage devant la commission des droits et de l'autonomie. En r&#233;alit&#233;, ce plan de compensation est g&#233;n&#233;ralement r&#233;serv&#233; aux seules demandes de prestation de compensation du handicap. Une fois le plan de compensation accept&#233;, le dossier passe, au final, devant la commission des droits et de l'autonomie. C'est une assembl&#233;e d'un minimum de vingt-trois membres (repr&#233;sentants des pouvoirs publics et associatifs) qui doit, selon la loi, statuer sur chaque d&#233;cision. En pratique, il est impossible, vu le nombre de dossiers, de revoir chaque demande. Les MDPH ont donc trouv&#233; diverses formes pour appliquer la loi. Beaucoup utilisent un syst&#232;me de liste, c'est-&#224;-dire que la d&#233;cision sur nombre de dossiers est prise en amont et la commission la valide simplement sans revoir les dossiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'Essonne, la commission se r&#233;unit environ cent fois par an pour quarante-deux mille d&#233;cisions rendues dans l'ann&#233;e. Il est donc impossible qu'&#224; chaque r&#233;union d'une demi-journ&#233;e elle puisse &#233;tudier quatre-cent vingt dossiers. En r&#233;alit&#233;, seuls les dossiers les plus complexes passent r&#233;ellement &#224; l'&#233;tude, soit environ quinze &#224; vingt dossiers par commission. Les personnes handicap&#233;es peuvent demander &#224; &#234;tre pr&#233;sente le jour du passage de leur dossier, mais l&#224; encore, vu le nombre de demandes, toutes ne sont pas satisfaites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une longue bataille pour la prestation de compensation du handicap</title>
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&lt;p&gt;T&#233;moignage d'Yves Mallet, repr&#233;sentant de coordination autonomie et handicap en Ille-et-Vilaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Mon &#233;pouse est en fauteuil, elle a une scl&#233;rose en plaques avec des syndromes c&#233;r&#233;belleux qui l'emp&#234;chent de se servir de ses mains. Elle a donc besoin d'une aide constante. Nous avons d&#233;pos&#233; un dossier pour demander la prestation de compensation du handicap (PCH) le 15 f&#233;vrier 2006. Nous avons d&#251; r&#233;clamer le dossier &#224; plusieurs reprises parce que la MDPH, qui d&#233;marrait, n'en avait pas imprim&#233; assez. J'ai (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;T&#233;moignage d'Yves Mallet, repr&#233;sentant de coordination autonomie et handicap en Ille-et-Vilaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Mon &#233;pouse est en fauteuil, elle a une scl&#233;rose en plaques avec des syndromes c&#233;r&#233;belleux qui l'emp&#234;chent de se servir de ses mains. Elle a donc besoin d'une aide constante. Nous avons d&#233;pos&#233; un dossier pour demander la prestation de compensation du handicap (PCH) le 15 f&#233;vrier 2006. Nous avons d&#251; r&#233;clamer le dossier &#224; plusieurs reprises parce que la MDPH, qui d&#233;marrait, n'en avait pas imprim&#233; assez. J'ai fini par t&#233;l&#233;charger un exemplaire sur le site de la MDPH de l'Is&#232;re. J'ai rempli ce dossier complexe et d&#233;taill&#233; sur une feuille libre le projet de vie. Je savais qu'il &#233;tait possible de le faire mais en r&#233;alit&#233; il n'y avait aucune indication en ce sens dans le dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce projet de vie, j'ai d&#233;taill&#233; les besoins en aide humaine pour mon &#233;pouse, jour par jour, j'ai &#233;galement d&#233;crit les &#233;l&#233;ments techniques qu'il fallait qu'elle ait. Enfin, j'y ai not&#233; ses aspirations. Deux &#233;valuations ont donn&#233; suite au d&#233;p&#244;t du dossier. La premi&#232;re a &#233;t&#233; faite par un m&#233;decin qui est venu au mois de juin 2006. Cela s'est tr&#232;s mal pass&#233;. Le m&#233;decin s'est content&#233; de parler avec mon &#233;pouse et lui a pris sa tension. &#192; aucun moment, il ne lui a demand&#233; de faire un mouvement. Ensuite, &#224; partir de ce seul contact oral, le m&#233;decin a d&#251; r&#233;diger un rapport o&#249; il pr&#233;cise si la personne peut se servir de sa main droite, de sa main gauche, si elle peut faire quelques pas, combien&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, lorsque j'ai eu ce dossier en main, j'ai vu qu'elle y avait ajout&#233; des &#233;l&#233;ments incompr&#233;hensibles, par exemple, que mon &#233;pouse pouvait monter les escaliers de notre maison seule par paliers, ce qui n'est &#233;videmment pas le cas. Nous avons install&#233; un ascenseur pour qu'elle puisse monter dans la chambre. Nous avons eu ensuite la visite d'un ergoth&#233;rapeute qui a pour but d'&#233;valuer le besoin en aide technique et l'am&#233;nagement du logement et du v&#233;hicule. Nous avons eu l'impression d'un &#171; flicage &#187; avec une question centrale : &#171; Etes-vous bien certains d'avoir r&#233;ellement besoin de ce que vous demandez ? &#187; L'ergoth&#233;rapeute nous a &#233;galement demand&#233; les devis du mat&#233;riel que nous voulions acqu&#233;rir. Pourtant, son r&#244;le n'est en principe pas financier, il doit simplement juger ce qui est utile ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, nous avons re&#231;u un premier plan de compensation en septembre 2006. Il nous proposait trois heures d'aide humaine par jour, ce qui ne nous convenait pas du tout puisque nous avions &#233;valu&#233; nos besoins &#224; douze heures par jour. Nous avons donc refus&#233; ce plan. C'est alors que j'ai demand&#233; &#224; prendre connaissance de notre dossier m&#233;dical, ce qui est pr&#233;vu par la loi. Un mois plus tard, nous l'avons re&#231;u et nous avons alors vu que cette &#233;valuation ne tenait pas debout. Nous avons demand&#233; &#224; la refaire, ce qui nous a &#233;t&#233; accord&#233;. Nous avons demand&#233; au neurologue de mon &#233;pouse de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette nouvelle &#233;valuation m&#233;dicale, nous sommes repass&#233;s devant la commission qui, cette fois, nous a accord&#233; six heures et demie d'aide humaine. J'ai &#224; nouveau contest&#233; cette d&#233;cision devant le tribunal du contentieux, et nous avons finalement obtenu, en septembre dernier, huit heures et demi par jour. Il est &#233;vident qu'une personne moins inform&#233;e de ses droits, moins apte &#224; contester aussi, n'aurait pu mener cette lourde bataille. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;alit&#233; inconsid&#233;r&#233;e du traitement de masse </title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-realite-inconsideree-du-traitement-de-masse</link>
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		<dc:date>2008-01-10T10:59:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>867</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Propos recueillis par Marianne Langlet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce que l'installation de votre MDPH est achev&#233;e ? Certainement pas ! Nous avons bien avanc&#233; mais il reste encore beaucoup &#224; faire. Du point de vue mat&#233;riel, nous avons des travaux d'accessibilit&#233; en vue. Le d&#233;partement a achet&#233; des locaux pour que nous puissions nous y installer tr&#232;s rapidement mais le b&#226;timent n&#233;cessite des am&#233;nagements. Aujourd'hui, une personne en fauteuil roulant ne peut pas acc&#233;der au deuxi&#232;me &#233;tage. Nous allons y rem&#233;dier. Du point de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Propos recueillis par Marianne Langlet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que l'installation de votre MDPH est achev&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certainement pas ! Nous avons bien avanc&#233; mais il reste encore beaucoup &#224; faire. Du point de vue mat&#233;riel, nous avons des travaux d'accessibilit&#233; en vue. Le d&#233;partement a achet&#233; des locaux pour que nous puissions nous y installer tr&#232;s rapidement mais le b&#226;timent n&#233;cessite des am&#233;nagements. Aujourd'hui, une personne en fauteuil roulant ne peut pas acc&#233;der au deuxi&#232;me &#233;tage. Nous allons y rem&#233;dier. Du point de vue fonctionnel, nous n'avons pas encore la totalit&#233; des personnes n&#233;cessaires &#224; l'&#233;quipe. Nous allons la compl&#233;ter l'ann&#233;e prochaine par une dizaine de postes. Aujourd'hui, nous sommes soixante et onze, l'ann&#233;e prochaine nous serons quatre-vingt-une personnes. Nous rendons quarante-deux mille d&#233;cisions et avons vingt mille usagers par an. Compte tenu du volume &#224; traiter et de ce que la loi nous demande de faire, c'est &#224; dire des rencontres personnalis&#233;es au maximum, nous avons besoin de beaucoup de monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous r&#233;sorb&#233; le retard h&#233;rit&#233; de la Cotorep ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons plus de stock de retard d&#251; &#224; l'h&#233;ritage. Toutefois, pendant que vous traitez ce stock, vous ne vous occupez pas des nouvelles demandes, donc cela revient &#224; peu pr&#232;s au m&#234;me. Nous sommes actuellement, en novembre, en train d'enregistrer les dossiers arriv&#233;s la seconde quinzaine de juillet. Une fois enregistr&#233;, cela va assez vite. Notre goulot d'&#233;tranglement est surtout au niveau de l'enregistrement. Pourquoi ? Imaginez que vous embauchez une personne entre vingt et trente ans &#224; titre de renfort. Elle a l'habitude de l'informatique et vous la mettez devant un outil antique con&#231;u dans les ann&#233;es 80. ITAC, notre logiciel, fonctionne avec des codes, c'est-&#224;-dire qu'il faut avoir neuf cents codes dans la t&#234;te pour pouvoir travailler. Impossible de les apprendre en une semaine. Nous devrions en changer enfin l'ann&#233;e prochaine. Mais en attendant nous n'avons pas le choix. L'Etat nous a transf&#233;r&#233; une ruine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un des objectifs de la loi &#233;tait de faire des MDPH un guichet unique, y &#234;tes-vous parvenu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes l&#224; dans un mythe. Il faut bien comprendre que la MDPH n'a pas la main, par exemple, sur la cr&#233;ation d'&#233;tablissements, sur le d&#233;compte des places disponibles dans les entreprises au titre du quota. La MDPH n'a pas la main sur les questions d'accessibilit&#233; dans les transports, les b&#226;timents&#8230; Je pense que les maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es permettent &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de dire aux personnes : il existe des institutions sp&#233;cialis&#233;es pour r&#233;pondre &#224; vos probl&#232;mes, allez-y.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autre objectif de la loi, une approche individualis&#233;e des demandes, y parvenez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tenter d'appr&#233;hender les besoins globaux de la personne est un exercice tr&#232;s difficile. Face &#224; une demande de carte d'invalidit&#233;, par exemple, tout le monde dit : c'est facile &#224; traiter. Je ne suis pas d'accord. Derri&#232;re cette demande se cachent peut-&#234;tre d'autres probl&#233;matiques mais la personne n'ose pas les dire ou n'y pense pas. Or, nous avons sans doute &#224; notre disposition des mesures qui r&#233;pondraient &#224; ces probl&#232;mes. Mais actuellement, dans le mode de traitement des dossiers, nous n'en sommes pas l&#224;. Cela reste un souhait d'aller voir derri&#232;re la premi&#232;re demande. Nous le faisons bien s&#251;r pour les prestations de compensation du handicap, mais le nombre de demandes est beaucoup plus faible, de l'ordre de mille par an. Nous allons essayer ici d'avoir cette m&#234;me approche avec les premi&#232;res demandes d'allocation adulte handicap&#233; (AAH).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant la loi stipule bien que cette approche globale doit exister pour chaque demande ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. La loi est tr&#232;s ambitieuse. Je crois que le l&#233;gislateur ne s'est pas rendu compte de ce qu'il nous demandait. Il demande que nous traitions chaque cas particulier en oubliant que nous sommes dans une production de masse. La r&#233;alit&#233; du traitement de masse n'a jamais &#233;t&#233; prise en compte par la loi. C'est l&#224; toute notre difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais dans ce cas, est-ce que les MDPH parviendront un jour &#224; surmonter cette difficult&#233; ou est-ce que la loi est irr&#233;aliste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'y crois pas tellement mais nous nous mettons quand m&#234;me en position pour tenter de la surmonter. Le plan de compensation qui doit, en principe, &#234;tre propos&#233; &#224; chaque personne est une tr&#232;s belle id&#233;e, mais y parvenir est tr&#232;s compliqu&#233;. Il faut que d&#232;s le d&#233;p&#244;t du dossier, tous les professionnels se penchent sur la situation pour &#233;valuer non seulement les demandes de la personne mais surtout &#233;tudier sa situation et r&#233;fl&#233;chir &#224; ce que nous pourrions lui proposer pour r&#233;pondre &#224; ses besoins globaux. C'est une rupture totale avec ce qui se faisait auparavant, &#224; savoir traiter le dossier demande par demande. Il faut une toute autre organisation et une toute autre culture de travail. Les personnels doivent &#234;tre, par exemple, tr&#232;s disponibles, or notre &#233;quipe m&#233;dicale est compos&#233;e de personnes qui ont des activit&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur et des emplois du temps tr&#232;s charg&#233;s. Par ailleurs, les d&#233;lais de traitement peuvent &#234;tre tr&#232;s diff&#233;rents d'une demande &#224; une autre. Hier, en commission, j'ai encore eu un tel exemple : nous repassons ce dossier pour la troisi&#232;me fois parce que trois &#233;l&#233;ments se retrouvent dans la demande de prestation de compensation du handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, chacun de ces &#233;l&#233;ments n&#233;cessite des d&#233;lais d'investigation diff&#233;rents. Nous avons tout d'abord d&#233;cid&#233; en urgence d'attribuer une aide humaine parce que l'&#233;valuation pouvait &#234;tre rapide. En parall&#232;le, la personne demandait &#233;galement une aide technique et un am&#233;nagement du logement. L'ergoth&#233;rapeute de notre &#233;quipe s'est rendu sur place pour &#233;valuer le besoin d'aide technique, cela a donc &#233;t&#233; plus long que la d&#233;cision d'aide humaine et nous avons repass&#233; le dossier pour d&#233;cider de cette aide technique. Ensuite, l'am&#233;nagement du logement a n&#233;cessit&#233; l'intervention d'un organisme ext&#233;rieur et nous n'avons pu finaliser la d&#233;cision que trois mois plus tard. Cet exemple montre bien que le plan de compensation, l'approche globale restent complexes. C'est notre ligne de mire, notre ligne d'horizon, mais vous savez, plus vous avancez, plus elle recule.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>MDPH en danger : un collectif pour faire appliquer la loi</title>
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&lt;p&gt;En Gironde, face aux graves difficult&#233;s rencontr&#233;es par les personnes handicap&#233;es &#224; la nouvelle MDPH, un collectif d'associations r&#233;ussit &#224; se faire entendre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es est aux abonn&#233;s absents. La rupture de son fonctionnement met les personnes handicap&#233;es en p&#233;ril. &#187; Ces deux phrases ouvrent l'appel &#224; manifester lanc&#233; par le collectif &#171; MDPH en danger &#187; en juillet dernier. La mobilisation des vingt et une associations qui composent le collectif a lieu en Gironde. (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En Gironde, face aux graves difficult&#233;s rencontr&#233;es par les personnes handicap&#233;es &#224; la nouvelle MDPH, un collectif d'associations r&#233;ussit &#224; se faire entendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; La maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es est aux abonn&#233;s absents. La rupture de son fonctionnement met les personnes handicap&#233;es en p&#233;ril. &#187; Ces deux phrases ouvrent l'appel &#224; manifester lanc&#233; par le collectif &#171; MDPH en danger &#187; en juillet dernier. La mobilisation des vingt et une associations qui composent le collectif a lieu en Gironde. Un grand d&#233;partement o&#249; vivent de nombreuses personnes handicap&#233;es, le premier en France en nombre de demandes de prestation de compensation du handicap (PCH). Or, la MDPH a connu des difficult&#233;s importantes. La moiti&#233; du personnel de l'ancienne Cotorep n'a pas d&#233;sir&#233; entrer dans la MDPH. &#171; Ensuite, une majorit&#233; des agents qui ont suivi ont finalement d&#233;cid&#233; d'en repartir comme la loi le leur permet. La MDPH &#233;tait dans une perp&#233;tuelle p&#233;riode de recrutement et de formation &#187;, raconte Jean-Marc Dauba, de l'APF, membre du collectif MDPH en danger. Le d&#233;m&#233;nagement dans un local unique n'a pu se faire qu'en d&#233;cembre 2006. Enfin, l&#224; comme ailleurs, la Cotorep a l&#233;gu&#233; un stock important de dossiers non trait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rupture de droits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les cons&#233;quences sur les personnes ont &#233;t&#233; tr&#232;s importantes, certaines n'ont pas eu la reconnaissance de travailleur handicap&#233; &#224; temps et leur contrat a &#233;t&#233; rompu, d'autres attendaient de longs mois &#8211; de huit &#224; dix en moyenne &#8211; une aide humaine urgente pour accomplir les gestes quotidiens : se lever, s'habiller, sortir&#8230; &#187;, t&#233;moigne Jean-Marc Dauba. Beaucoup ont d&#251; faire face &#224; des ruptures de droit, certaines personnes ont m&#234;me d&#251; s'inscrire au RMI alors que leur droit &#224; l'allocation d'adulte handicap&#233; (AAH) n'avait pas &#233;t&#233; renouvel&#233; dans les temps. Les associations ont alors alert&#233; les pouvoirs publics et le conseil g&#233;n&#233;ral de la Gironde. Sans r&#233;sultat. Pour se faire enfin entendre, elles ont donc form&#233; le collectif MDPH en danger et appel&#233; &#224; manifester le 6 juillet devant la MDPH puis le 27 septembre 2007. &#171; Ce m&#233;contentement a un peu acc&#233;l&#233;r&#233; les choses au niveau du conseil g&#233;n&#233;ral &#187;, explique Jean-Marc Dauba. Un audit de la MDPH a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;. Il a confirm&#233; toutes les difficult&#233;s. Et le conseil g&#233;n&#233;ral semble avoir enfin pris la mesure du probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;blocage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les efforts portent leurs fruits. &#171; Le retard accumul&#233; au niveau de l'enregistrement des dossiers est r&#233;sorb&#233; &#187;, confirme Jean-Marc Dauba. Le taux de r&#233;ponses &#224; l'accueil t&#233;l&#233;phonique s'est &#233;galement am&#233;lior&#233;. Si en juin la MDPH r&#233;pondait &#224; 35 appels sur 100, elle parvient actuellement &#224; r&#233;pondre &#224; 65 appels sur 100. Enfin, le d&#233;lai d'instruction d'un dossier est pass&#233; &#224; six mois. &#171; Nous restons cependant encore inquiets, temp&#232;re Jean-Marc Dauba. Il faut d'abord que nous ayons confirmation de l'am&#233;lioration sur un plus long terme. L'am&#233;lioration est quantitative, mais nous ne voyons aucune am&#233;lioration qualitative dans l'approche des personnes handicap&#233;es et dans les r&#233;ponses apport&#233;es &#224; leur demande. &#187; Le collectif reste donc vigilant et pr&#234;t &#224; se faire entendre si n&#233;cessaire. Il estime, par exemple, que sept postes suppl&#233;mentaires doivent &#234;tre ajout&#233;s au cinq postes cr&#233;&#233;s par le conseil g&#233;n&#233;ral pour r&#233;ellement faire face &#224; la demande. Il interpelle &#233;galement l'Etat pour que ces postes soient enfin p&#233;rennis&#233;s et les &#233;quipes stabilis&#233;es. Un appel sans r&#233;ponse. Car contrairement au conseil g&#233;n&#233;ral, l'appareil d'Etat est moins sensible &#224; la pression populaire que les &#233;lus locaux. La proximit&#233; des conseils g&#233;n&#233;raux avec son public est peut-&#234;tre une chance pour que les MDPH parviennent un jour &#224; ressembler &#224; l'id&#233;al de la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La douloureuse &#233;pop&#233;e des MDPH</title>
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		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#202;tre un guichet unique pour les personnes handicap&#233;es, entendre leurs besoins et leurs demandes dans leur globalit&#233;, en bref, leur faciliter la vie, tels sont les objectifs des maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es (MDPH). Mais le lourd h&#233;ritage des Cotorep fait qu'elles peinent aujourd'hui &#224; appliquer l'esprit de la loi. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ambitieuse &#187;, &#171; id&#233;aliste &#187;, &#171; r&#233;volutionnaire &#187;, la loi du 11 f&#233;vrier 2005 pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#202;tre un guichet unique pour les personnes handicap&#233;es, entendre leurs besoins et leurs demandes dans leur globalit&#233;, en bref, leur faciliter la vie, tels sont les objectifs des maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es (MDPH). Mais le lourd h&#233;ritage des Cotorep fait qu'elles peinent aujourd'hui &#224; appliquer l'esprit de la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Ambitieuse &#187;, &#171; id&#233;aliste &#187;, &#171; r&#233;volutionnaire &#187;, la loi du 11 f&#233;vrier 2005 pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es suscite de grands espoirs tant chez les personnes handicap&#233;es qu'aupr&#232;s des associations qui les repr&#233;sentent. S'ils consid&#232;rent qu'elle est un grand bond en avant en repla&#231;ant notamment les personnes handicap&#233;es, leurs besoins, leurs aspirations, au centre de l'attention, d'autres acteurs jugent que cette loi est un grand &#233;cart, un &#233;cart&#232;lement impossible entre les volont&#233;s qu'elle &#233;dicte et la r&#233;alit&#233; des dispositifs et des moyens actuellement disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pivot de cette loi est la maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH). Son r&#244;le : offrir un acc&#232;s unique aux droits et prestations (allocation adulte handicap&#233;, prestation de compensation, reconnaissance du statut de travailleur handicap&#233;, carte d'invalidit&#233;&#8230;), appuyer l'acc&#232;s &#224; la formation et &#224; l'emploi, orienter vers des &#233;tablissements et services. L'objectif : simplifier les d&#233;marches des personnes handicap&#233;es et aborder leurs demandes et leurs besoins dans leur globalit&#233;. Chaque d&#233;partement devait &#234;tre dot&#233; de sa MDPH d&#232;s le 1er janvier 2006. En r&#233;alit&#233;, leur mise en place est loin d'&#234;tre achev&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Travailler ensemble&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Exit les commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel (Cotorep) et les commissions d&#233;partementales d'&#233;ducation sp&#233;ciale (CDES), d&#233;sormais elles se sont fondues dans la MDPH sous la houlette non plus de l'Etat, mais du conseil g&#233;n&#233;ral. En principe, ces &#233;quipes devaient &#234;tre dans un m&#234;me local pour faciliter leur travail commun. En r&#233;alit&#233;, un peu plus de la moiti&#233; des MDPH ont effectivement d&#233;m&#233;nag&#233;. Beaucoup de d&#233;m&#233;nagements sont encore &#224; pr&#233;voir dans les prochaines ann&#233;es, mais en attendant les &#233;quipes travaillent toujours dans leurs anciens locaux ce qui p&#233;nalise grandement leur fusion et la cr&#233;ation d'une m&#234;me culture de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cotorep et CDES &#233;taient, en effet, deux institutions bien distinctes qui ne se c&#244;toyaient pas. Leurs agents se retrouvent ensemble d&#233;sormais avec &#233;galement des personnels du conseil g&#233;n&#233;ral, eux aussi porteurs d'une toute autre culture, et des repr&#233;sentants des associations, parties prenantes de la MDPH. Le choix d'un groupement d'int&#233;r&#234;t public (GIP) comme forme juridique des MDPH permet cet assemblement d'institutions diverses. Mais, elle provoque &#233;galement &#171; un v&#233;ritable choc des cultures &#187;, reconna&#238;t Malika Boubekeur, conseill&#232;re nationale sur les politiques de compensation &#224; l'association des paralys&#233;s de France (APF). Un choc qui n'a parfois pas &#233;t&#233; salutaire, d'autant plus que les personnels des anciennes Cotorep et CDES &#233;taient mis &#224; disposition par l'Etat et en droit de choisir entre la nouvelle MDPH et leur institution d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, beaucoup ont pr&#233;f&#233;r&#233; ne pas tenter l'aventure. Apeur&#233;s peut-&#234;tre par cette nouvelle institution, les changements qu'elle augurait, mais certainement aussi par la pr&#233;carit&#233; de leur statut impos&#233; par le GIP. En effet, cette forme juridique est renouvel&#233;e d'ann&#233;e en ann&#233;e et n'offre pas aux agents de statuts p&#233;rennes. Dans une grande partie des MDPH, l'&#233;quipe s'est donc trouv&#233;e amput&#233;e de ces fonctionnaires et de leurs savoir-faire, un vrai d&#233;sastre dans certains d&#233;partements o&#249; pr&#232;s de la moiti&#233; de l'&#233;quipe manquait &#224; l'appel. Dans de telles situations, l'engagement du conseil g&#233;n&#233;ral a &#233;t&#233; d&#233;cisif. L&#224; o&#249; il ne s'est pas investi, la MDPH a pu &#234;tre dans une situation critique comme le montre l'exemple de la Gironde (&lt;a href='https://www.lien-social.com/MDPH-en-danger-un-collectif-d-associations-pour-faire-appliquer-la' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;). Dans les d&#233;partements o&#249;, en revanche, il a palli&#233; le manque de personnels de l'Etat, comme par exemple dans l'Essonne, la paralysie a &#233;t&#233; &#233;vit&#233;e. Restait &#224; former les nouveaux arrivants dans un contexte difficile puisque toutes les MDPH devaient en m&#234;me temps faire face au lourd h&#233;ritage que leur l&#233;guaient les anciennes Cotorep.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un lourd h&#233;ritage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; La cr&#233;ation des MDPH a d&#251; &#234;tre d&#233;cid&#233;e par rapport &#224; la date de p&#233;remption des mat&#233;riels &#187;, plaisante Yves Aubert, pr&#233;sident de la MDPH du Val-d'Oise. &#192; son arriv&#233;e &#224; la t&#234;te de la MDPH, il a d&#251; changer tous les photocopieurs, les postes informatiques et les deux syst&#232;mes t&#233;l&#233;phoniques des anciennes Cotorep et CDES tomb&#233;s en panne. Les agents doivent &#233;galement travailler avec un syst&#232;me informatique obsol&#232;te qui utilise trois logiciels s&#233;par&#233;s : un des ann&#233;es 80 pour la Cotorep, un autre plus r&#233;cent pour la CDES et un troisi&#232;me pour le conseil g&#233;n&#233;ral. La plupart des MDPH sont encore soumises &#224; cet outil. Un logiciel commun et modernis&#233; devrait bient&#244;t permettre de surmonter cette difficult&#233; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-realite-inconsideree-du-traitement-de-masse' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Philippe Grollemund&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre ces &#233;quipements v&#233;tustes, les Cotorep ont &#233;galement l&#233;gu&#233; dans certains d&#233;partements un retard important dans le traitement des dossiers. &#171; On a h&#233;rit&#233; d'un machin sinistr&#233; &#187;, constate Yves Aubert. Le &lt;a href=&#034;http://www.senat.fr/noticerap/2006/r06-359-notice.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;rapport de Paul Blanc&lt;/a&gt;, s&#233;nateur, sur les MDPH, note qu'au 31 d&#233;cembre 2005, 586 114 demandes &#233;taient en attente. Un stock &#233;norme, mais tr&#232;s diff&#233;rent selon les r&#233;gions. Dans le Val d'Oise, 6000 dossiers n'avaient pas &#233;t&#233; trait&#233;s, dont certains depuis plus de dix-huit mois. 28 000 demandes &#233;taient en attente &#224; Paris, lors de l'installation de la MDPH, 4000 n'&#233;taient pas enregistr&#233;es dans l'Essonne. L&#224; encore, les r&#233;ponses ont &#233;t&#233; diverses d'un d&#233;partement &#224; l'autre. &#171; Souvent des &#233;quipes temporaires ont &#233;t&#233; constitu&#233;es pour traiter le stock de retard, c'est une politique de renfort des moyens &#224; court terme &#187;, explique Bernadette Moreau, directrice du d&#233;partement compensation &#224; la caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie (CNSA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle structure d'Etat est charg&#233;e d'une partie du financement des MDPH, de veiller &#224; l'&#233;galit&#233; de traitement des personnes handicap&#233;es sur le territoire, d'&#233;valuer les bonnes pratiques et de les faire partager &#224; l'ensemble des MDPH. Une t&#226;che complexe face &#224; la disparit&#233; des situations, la CNSA reconna&#238;t elle-m&#234;me qu'il n'y a pas une MDPH qui ressemble &#224; sa voisine. Avec cet h&#233;ritage, cette disparit&#233; des situations, comment r&#233;ussir le principal : garantir l'esprit de la loi ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Changer de regard&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le c&#339;ur de la MDPH, le centre de son bon fonctionnement, est ce qui s'appelle le projet de vie &#187;, avance Jean-Marie Barbier, pr&#233;sident de l'APF. En principe propos&#233; dans chaque dossier de demandes, le projet de vie est un espace laiss&#233; &#224; la libre expression des besoins et aspirations du requ&#233;rant (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-longue-bataille-pour-la-prestation-de-compensation-du-handicap' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage d'Yves Mallet&lt;/a&gt;). Il est le symbole de la nouvelle approche, centr&#233;e sur l'expression des besoins globaux de la personne et sur une d&#233;marche individualis&#233;e de chacun qui devrait passer par une rencontre soit &#224; la MDPH, soit au domicile. L'&#233;quipe d'&#233;valuation de la MDPH doit ensuite, sur la base de cette rencontre et du projet de vie, proposer un plan de compensation &#224; la personne. Cette derni&#232;re l'accepte ou le refuse ; dans ce dernier cas l'&#233;quipe pluridisciplinaire doit modifier sa proposition avant que le dossier passe devant une commission des droits et de l'autonomie qui valide ou non ce plan (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-parcours-type-des-demandes' class='spip_in'&gt;lire&lt;/a&gt;). L'approche est donc globale et les demandes ne sont plus &#233;tudi&#233;es, comme c'&#233;tait le cas auparavant, scind&#233;es les unes des autres et uniquement sur dossier. C'est une avanc&#233;e majeure pour les associations de personnes handicap&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, constate Jean-Marie Barbier : &#171; Dans les pratiques nous sommes encore tr&#232;s loin de prendre r&#233;ellement en compte le projet de vie. &#187; Yves Mallet, repr&#233;sentant de l'association coordination handicap et autonomie en Ille-et-Vilaine, pense que l'esprit de la loi n'est tout simplement pas appliqu&#233; : &#171; Nous sommes rest&#233;s sur l'aspect prestation et non sur l'aspect compensation du handicap. &#187; Jean-Marie Barbier ajoute : &#171; Nous entendons encore trop souvent : mais vous vous rendez compte du prix de ce fauteuil &#233;lectrique ! &#187; Jean-Marc Dauba, repr&#233;sentant de l'APF en Gironde, estime &#233;galement que &#171; l'approche reste trop m&#233;dicale, trop administrative &#187;. En r&#233;alit&#233;, tr&#232;s peu de personnes sont r&#233;ellement rencontr&#233;es par la MDPH, faute de temps. Quant au projet de vie, il est finalement peu, voire pas utilis&#233;, par les &#233;quipes en dehors de la nouvelle prestation de compensation du handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; tel point qu'un groupe de travail a &#233;t&#233; mis en place &#224; la CNSA pour r&#233;fl&#233;chir &#224; l'utilisation de cet outil et revoir plus largement le formulaire de demandes. &#171; Celui qu'utilisent actuellement les MDPH est une v&#233;ritable usine &#224; gaz &#187; reconna&#238;t Malika Boubekeur, membre de ce groupe de travail. Le projet de vie se perd vite au milieu des trente-cinq pages environ &#224; remplir. Or, l&#224; encore, on est bien loin de l'esprit de la loi qui voulait faciliter la vie des personnes handicap&#233;es et rompre avec le syst&#232;me des Cotorep, v&#233;ritable parcours du combattant. Toutes ces difficult&#233;s expliquent que les d&#233;lais de traitement actuels qui, en principe selon la loi, ne doivent pas exc&#233;der quatre mois sont bien souvent d&#233;pass&#233;s. L&#224; encore aux d&#233;pens des personnes handicap&#233;es qui attendent parfois de longs mois avant d'obtenir une aide essentielle pour l'accomplissement de leur vie quotidienne. Et les stocks de retards, malgr&#233; l'effort de d&#233;part, s'accumulent &#224; nouveau dans certains d&#233;partements puisque au niveau national, selon Jean-Marie Barbier : &#171; Il y a toujours plus de dossiers qui arrivent que de dossiers trait&#233;s, donc le stock se reconstitue. &#187; Un cercle qu'il sera difficile de rompre tant que les moyens donn&#233;s aux MDPH, tant en termes mat&#233;riels que sous forme de formation des agents, ne seront pas en ad&#233;quation avec la masse incompressible du nombre de dossiers et les objectifs qualitatifs de la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La douloureuse &#233;pop&#233;e des maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>867</dc:subject>

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