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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Sans-abri : casser la spirale infernale</title>
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&lt;p&gt;L'hiver est l&#224; : les pouvoirs publics vont devoir s'int&#233;resser au probl&#232;me des sans-abri, alors qu'il faudrait davantage qu'une politique de saison. Les experts de la r&#233;cente Conf&#233;rence de consensus organis&#233;e sur le sujet ont &#233;voqu&#233; une &#171; crise du logement redoutable qui nous ram&#232;ne cinquante ans en arri&#232;re &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sont-ils 200 000 sans-abri ? Ou plut&#244;t 350 000 ? Probablement entre les deux, les estimations sont impr&#233;cises. On sait en tout cas qu'ils sont plus jeunes et qu'il y a davantage de femmes (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-866-" rel="tag"&gt;866&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'hiver est l&#224; : les pouvoirs publics vont devoir s'int&#233;resser au probl&#232;me des sans-abri, alors qu'il faudrait davantage qu'une politique de saison. Les experts de la r&#233;cente Conf&#233;rence de consensus organis&#233;e sur le sujet ont &#233;voqu&#233; une &#171; crise du logement redoutable qui nous ram&#232;ne cinquante ans en arri&#232;re &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sont-ils 200 000 sans-abri ? Ou plut&#244;t 350 000 ? Probablement entre les deux, les estimations sont impr&#233;cises. On sait en tout cas qu'ils sont plus jeunes et qu'il y a davantage de femmes qu'auparavant, et que le tiers d'entre eux travaille. Signe des temps, l'inqui&#233;tant ph&#233;nom&#232;ne &#233;tait simultan&#233;ment pr&#233;sent&#233; le 11 d&#233;cembre dernier par deux cha&#238;nes t&#233;l&#233; : dans une soir&#233;e Th&#233;ma intitul&#233;e Un monde sans piti&#233;, Arte proposait deux documentaires sensibles &#8212; Du bleu dans les yeux, consacr&#233; &#224; la cinqui&#232;me coupe du monde de football des sans-abri l'&#233;t&#233; dernier &#224; Copenhague, et Les Zouaves du Pont de l'Alma &#8212;, alors m&#234;me que France 5 diffusait un reportage sur les Femmes sans domicile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les deux premiers sont r&#233;alis&#233;s par le collectif Remise en Jeu - 38 rue des (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 d&#233;cembre, la Conf&#233;rence de consensus a remis au gouvernement un rapport constatant une fois de plus l'inefficacit&#233; du syst&#232;me actuel et pr&#233;conisant sa refonte totale. En tout premier lieu, l'&#233;crit &#8212; cinquante pages et une quinzaine de propositions &#8212; r&#233;clame l'&#171; accueil inconditionnel et individuel de chaque personne &#187;, accueil &#224; pr&#233;voir sur le long terme et doubl&#233; d'un parcours de r&#233;insertion. Aujourd'hui, &#171; on prend quelqu'un dans la rue, on le met dans un centre pour quelques jours, puis on le remet &#224; la rue &#187;, un peu &#224; la mani&#232;re des tourniquets (d'origine anglo-saxonne, l'image du revolving door a &#233;t&#233; utilis&#233;e par le pr&#233;sident de la Conf&#233;rence, le conseiller d'&#201;tat Jean-Marie Delarue)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la multiplicit&#233; des acteurs, les experts recommandent le renforcement de la politique interminist&#233;rielle et, &#224; l'image des &#171; bassins d'emploi &#187;, la cr&#233;ation de &#171; bassins de vie o&#249; l'on trouverait toutes les gammes d'offres possibles destin&#233;es aux sans-abri &#187;, &#224; l'&#233;chelon d&#233;partemental ou communal. Autre axe central : relier les causes de mise &#224; la rue des personnes (rupture familiale, expulsion du logement, probl&#232;me de sant&#233;&#8230;) aux politiques de prise en charge des sans-abri. Par ailleurs, la &#171; tradition asilaire &#187; (nombre de personnes h&#233;berg&#233;es ont mis en avant la violence des lieux, ainsi que les conditions pour y acc&#233;der) doit cesser au profit d'un vrai r&#233;seau d'accueil, en quelque sorte &#224; &#171; sanctuariser &#187;. On se souvient aussi de l'amendement Mariani, gravant dans la loi une discrimination dans l'accueil des sans-papiers, qui fut &#233;vit&#233; de justesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, le jury de la Conf&#233;rence de consensus propose un nouveau syst&#232;me &#8212; &#171; en 1946, nous avons mis en &#339;uvre une mutualisation du risque, notamment en mati&#232;re de sant&#233; [la S&#233;curit&#233; sociale], ne pourrait-on pas imaginer un m&#233;canisme similaire en mati&#232;re d'exclusion, avec un syst&#232;me de cotisations chaque mois pour un montant tr&#232;s faible ? &#187; &#8212; r&#233;guli&#232;rement &#233;valu&#233;, y compris par les personnes concern&#233;es. Cruellement, le pr&#233;sident de la Conf&#233;rence compare l'action actuelle des acteurs sociaux &#224; quelqu'un qui s'&#233;chinerait &#224; &#233;coper une maison inond&#233;e dont les robinets ne seraient pas ferm&#233;s&#8230; Il est n&#233;cessaire, en amont, d'arr&#234;ter un flux grossissant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Relier les causes de mise &#224; la rue des personnes aux politiques de prise en charge des sans-abri&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En outre, la dignit&#233; des personnes a fait l'objet de quelques propositions qui peuvent sembler &#233;videntes, &#171; la d&#233;possession et la honte de soi &#187; &#233;tant tout aussi cruciales que les difficult&#233;s mat&#233;rielles et de sant&#233;. Pourquoi ne pas cr&#233;er dans les lieux d'accueil des &#171; espaces dot&#233;s de cl&#233; ou d'autres moyens de contr&#244;le d'acc&#232;s o&#249; la personne puisse laisser ses effets personnels &#187;, permettre des recours en cas de manquement envers les personnes, g&#233;n&#233;raliser les chambres individuelles ou les studios pour couple, conduire des recherches-action associant personnes sans-abri et travailleurs sociaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;galement question d'ins&#233;rer les personnes h&#233;berg&#233;es dans les conseils de quartier, d'aider les associations ou collectifs de personnes sans-abri &#224; se structurer, y compris en reconnaissant certains squats. Des droits ou des espaces nouveaux seraient &#224; cr&#233;er, tel ce &#171; droit au recommencement &#187; apr&#232;s rechute, ou encore ces &#171; oasis urbaines &#187;, lieux conviviaux o&#249; chacun pourrait se restaurer, se laver, se reposer. D'autres id&#233;es ont &#233;merg&#233; : mobiliser l'expertise de la personne sans-abri, d&#233;velopper des &#171; pactes de voisinage &#187; avec habitants du quartier, favoriser les parrainages entre personnes log&#233;es et non log&#233;es et, r&#233;guli&#232;rement, faire &#233;valuer les dispositifs par les acteurs et les int&#233;ress&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Conf&#233;rence de consensus l'a d&#233;nonc&#233; : dans notre pays &#171; la part la plus compliqu&#233;e et la plus pr&#233;caire de nos politiques sociales &#187; est donn&#233;e aux plus n&#233;cessiteux. En effet, l'empilement des plans, des dispositifs et autres sch&#233;mas doit c&#233;der la place &#224; un traitement &#224; la racine du mal. Comment alors penser au-del&#224; de l'h&#233;bergement ? La question du logement social est l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les deux premiers sont r&#233;alis&#233;s par le collectif Remise en Jeu - 38 rue des Apennins - 75017 Paris. T&#233;l. 01.53.31.03.33 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:remisenjeu.collectif@free.fr&#034; class='spip_mail'&gt;remisenjeu.collectif@free.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Femmes sans domicile sera de nouveau diffus&#233; sur France 5 le 21 d&#233;cembre &#224; 15h 30&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l'estime de soi</title>
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		<dc:subject>Relations</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est fr&#233;quent d'entendre d&#233;noncer dans notre soci&#233;t&#233; la dictature du culte du moi qui viendrait &#233;craser les valeurs altruistes. Bien s&#251;r, nous sommes boursoufl&#233;s de bien mauvaises nourritures : la performance, l'abondance, le culte de l'apparence. Pour autant, d&#233;fend Christophe Andr&#233;, pour &#234;tre moins obs&#233;d&#233; par sa personne, le meilleur moyen est encore de mieux s'en occuper. Et si on ne le fait pas soi-m&#234;me qui le fera &#224; notre place ? Il convient donc non de penser moins &#224; soi, mais d'y penser (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton2176-9a00b.jpg?1694361468' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est fr&#233;quent d'entendre d&#233;noncer dans notre soci&#233;t&#233; la dictature du culte du moi qui viendrait &#233;craser les valeurs altruistes. Bien s&#251;r, nous sommes boursoufl&#233;s de bien mauvaises nourritures : la performance, l'abondance, le culte de l'apparence. Pour autant, d&#233;fend Christophe Andr&#233;, pour &#234;tre moins obs&#233;d&#233; par sa personne, le meilleur moyen est encore de mieux s'en occuper. Et si on ne le fait pas soi-m&#234;me qui le fera &#224; notre place ? Il convient donc non de penser moins &#224; soi, mais d'y penser diff&#233;remment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, un ego en bon &#233;tat de marche est un outil pr&#233;cieux pour la survie et la qualit&#233; de la vie. Une bonne estime de soi remplit une fonction &#233;minemment auto r&#233;paratrice, en nous amenant &#224; accepter nos imperfections, nos &#233;checs, les critiques qui nous touchent. Elle nous conduit non pas &#224; nous admirer ou &#224; chercher un perfectionnisme pathologique, mais &#224; nous respecter. Elle nous aide &#224; nous affirmer non contre les autres mais &#224; leurs c&#244;t&#233;s, non pour prendre leur place, mais pour se faire une place. La bonne estime de soi est celle qui, finalement, sait se faire oublier, un peu comme une respiration &#224; laquelle on ne pr&#234;te plus attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il arrive parfois qu'elle se trouve fragilis&#233;e, &#233;touff&#233;e ou rigidifi&#233;e. Cela intervient notamment quand nous nous focalisons sur ce qui ne va pas, nous nous jugeons &#224; partir de crit&#232;res extr&#234;mement exigeants, nous nous comparons en permanence aux autres et sommes &#224; l'aff&#251;t de leur regard. Alors, les pens&#233;es n&#233;gatives nous assaillent : doutes, insatisfactions, auto d&#233;valorisations, conduites d'&#233;chec&#8230; Il est possible de changer cet &#233;tat de fait. Il ne s'agit pas de tenter de le transformer compl&#232;tement en passant des plus grands doutes aux plus solides certitudes, mais d'essayer d'&#234;tre soi en mieux. Ce rapport intime &#224; sa propre existence est en grande partie automatique, secr&#232;te et incontr&#244;lable. Passer au stade de la conscience de soi, c'est comme consulter un tableau de bord permettant d'identifier ce qui fonctionne bien et ce qui dysfonctionne, de comprendre et de s'adapter &#224; des situations nouvelles en tirant le meilleur de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela commence par s'accepter, ce qui permet non de stopper les pens&#233;es n&#233;gatives intrusives mais de diminuer leur impact &#233;motionnel. Cela continue par oser s'affirmer en exprimant ses besoins, ses pens&#233;es et en suscitant et accueillant toutes les occasions d'&#233;motions l&#233;gitimes et sinc&#232;res. Cela passe encore par accepter de se laisser remplir et surprendre par le monde, au lieu de le regarder au travers du seul prisme de ses difficult&#233;s. Cela implique toujours de recevoir avec bienveillance le retour des autres, en le consid&#233;rant non comme un rejet, mais comme une contribution pour am&#233;liorer nos performances. Cela signifie enfin prendre toute exp&#233;rience de la vie comme une occasion d'apprentissage. Nous pourrons d'autant mieux pr&#233;server notre estime de soi que nous l'utiliserons non comme un but, mais comme un outil.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2006 (470 p. ; 22,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Manipul&#233;, moi ? Jamais ! - Influence et manipulation dans la vie quotidienne</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Manipule-moi-Jamais-Influence-et-manipulation-dans-la-vie-quotidienne</link>
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&lt;p&gt;Si nous &#233;prouvons r&#233;guli&#232;rement le sentiment d&#233;sagr&#233;able et angoissant de perdre notre libre arbitre, c'est que la manipulation est omnipr&#233;sente dans notre vie. Nous sommes, toutes et tous, tant&#244;t manipulateurs, tant&#244;t manipul&#233;s. Certains y voient une pratique banale et in&#233;vitable, quand d'autres la consid&#232;rent comme syst&#233;matiquement sournoise et malhonn&#234;te. Mais quoiqu'on en pense, il appara&#238;t essentiel de conna&#238;tre et d'apprendre &#224; ma&#238;triser les m&#233;canismes d'influence. C'est ce que nous proposent les deux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2175-04ef5.jpg?1694361468' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si nous &#233;prouvons r&#233;guli&#232;rement le sentiment d&#233;sagr&#233;able et angoissant de perdre notre libre arbitre, c'est que la manipulation est omnipr&#233;sente dans notre vie. Nous sommes, toutes et tous, tant&#244;t manipulateurs, tant&#244;t manipul&#233;s. Certains y voient une pratique banale et in&#233;vitable, quand d'autres la consid&#232;rent comme syst&#233;matiquement sournoise et malhonn&#234;te. Mais quoiqu'on en pense, il appara&#238;t essentiel de conna&#238;tre et d'apprendre &#224; ma&#238;triser les m&#233;canismes d'influence. C'est ce que nous proposent les deux auteurs, chercheurs en science de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe deux fa&#231;ons d'obtenir de quelqu'un qu'il fasse ce qu'on voudrait le voir faire : le rapport de force ou la persuasion. Si la premi&#232;re fut longtemps dominante, la seconde est de plus en plus valoris&#233;e, cons&#233;quence de la crise d'autorit&#233; que l'on conna&#238;t dans toutes les sph&#232;res de la soci&#233;t&#233;. Man&#339;uvrer son prochain n&#233;cessite l'utilisation de toute une s&#233;rie de biais. La plus courante est sans doute le chantage affectif qui consiste &#224; n&#233;gliger le contenu d'un message pour s'en r&#233;f&#233;rer aux relations entre interlocuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias sont pass&#233;s ma&#238;tres dans l'utilisation du suspense, les sentiments, les effets spectaculaires et autres effets de surprise pour capter l'attention, au d&#233;triment de la r&#233;flexion. Mais, la manipulation individuelle peut tout autant faire appel &#224; la m&#233;moire &#233;motionnelle de son interlocuteur. Ainsi, toucher le bras de quelqu'un avant de lui faire une demande augmente les chances de voir sa demande &#234;tre accept&#233;e. La communication est l'occasion de bien d'autres d&#233;rives dont nous sommes toutes et tous les acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, cet effet de primaut&#233; qui nous fait m&#233;moriser en priorit&#233; l'information que l'on per&#231;oit en premier. Il suffit alors de hi&#233;rarchiser un r&#233;cit pour donner plus d'importance &#224; ce qu'on veut voir pris en compte. L'effet de halo, quant &#224; lui, consiste &#224; g&#233;n&#233;raliser &#224; partir d'un seul &#233;l&#233;ment, la perception venant privil&#233;gier ensuite ce qui confirme la premi&#232;re impression. Il n'est pas toujours facile d'&#233;viter ce d&#233;tournement, mais, il est parfois si tentant d'en profiter. L'heuristique de repr&#233;sentativit&#233; est tr&#232;s proche : elle consiste &#224; &#233;valuer une situation particuli&#232;re &#224; partir de ce qui la fait ressembler aux situations plus g&#233;n&#233;rales. La comparaison avec ce que l'on conna&#238;t ou ce que l'on s'attend &#224; trouver permet alors de n&#233;gliger ce qu'il y a de sp&#233;cifique, d'original et d'unique dans chaque cas particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui vient contrarier notre fa&#231;on habituelle de comprendre la r&#233;alit&#233; tend naturellement &#224; &#234;tre ignor&#233; : c'est la dissonance cognitive. Il est tellement plus simple de s'en r&#233;f&#233;rer &#224; ce qu'on conna&#238;t que d'accepter de remettre en cause ses sch&#233;mas traditionnels. On ne se prononce alors que sur les informations disponibles (heuristique de disponibilit&#233;) ou l'on c&#232;de &#224; la contamination du croire par le d&#233;sir (biais motivationnel). Identifier ces rouages permet de s'en pr&#233;munir&#8230; ou de les utiliser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;First &#233;ditions, 2006 (303 p. ; 19,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une association sans subvention</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Une-association-sans-subvention</link>
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		<dc:subject>866</dc:subject>

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&lt;p&gt;En mati&#232;re de r&#233;cup&#233;ration, l'Association des amis de jeudi dimanche est exemplaire. Mais elle sait aussi fid&#233;liser ses b&#233;n&#233;voles et ses donateurs. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Nous ne sollicitons pas de subventions car nous voulons &#234;tre libres. C'est-&#224;-dire conduire l'association comme bon nous semble. Je ne veux pas d'inspection pour me dire de peindre en bleu les chaises qui sont rouges &#187;, r&#233;pond sans ambages Michel Jaouen lorsqu'on lui parle du financement de la structure qu'il a cr&#233;&#233;e en 1954. &lt;br class='autobr' /&gt;
3371 donateurs Pour les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-866-" rel="tag"&gt;866&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En mati&#232;re de r&#233;cup&#233;ration, l'Association des amis de jeudi dimanche est exemplaire. Mais elle sait aussi fid&#233;liser ses b&#233;n&#233;voles et ses donateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; Nous ne sollicitons pas de subventions car nous voulons &#234;tre libres. C'est-&#224;-dire conduire l'association comme bon nous semble. Je ne veux pas d'inspection pour me dire de peindre en bleu les chaises qui sont rouges &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond sans ambages Michel Jaouen lorsqu'on lui parle du financement de la structure qu'il a cr&#233;&#233;e en 1954.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3371 donateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les investissements sur les bateaux, l'association sollicite plusieurs milliers de donateurs. &lt;i&gt;&#171; En 1994, l'&#233;mission de t&#233;l&#233;vision Thalassa nous a consacr&#233; un reportage. C'&#233;tait &#224; l'&#233;poque o&#249; nous reconstruisions le Bel Espoir II et le public s'est mobilis&#233; &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Marie-Anne Loiselet. Fort de ce fichier, l'ann&#233;e suivante, l'association &#233;dite une lettre d'information qu'elle adresse aux donateurs. Pour les informer de l'usage qu'elle a fait de l'argent mais aussi pour les relancer ! Et &#231;a marche ! Quatorze ans apr&#232;s, la part des dons est toujours cons&#233;quente : en novembre 2007, pour l'ann&#233;e en cours, 3 371 donateurs avaient envoy&#233; un ch&#232;que. &lt;i&gt;&#171; La moyenne est de 65 euros &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Marie-Anne Loiselet. Certains donnent moins et d'autres, plus rares, beaucoup plus. Ainsi, le jeu de voiles du Rara Avis (environ 40 000 euros) a-t-il &#233;t&#233; pay&#233; par une grande fortune fran&#231;aise et les moteurs par une entreprise d'agro-alimentaire. Quant &#224; l'&#238;le de Stagadon, elle a tout simplement &#233;t&#233; donn&#233;e &#224; l'association par un homme tr&#232;s connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ceux qui craignent une d&#233;rive autocratique, signalons imm&#233;diatement que le p&#232;re Jaouen ne pr&#233;side pas l'Association des amis de jeudi dimanche (AJD), qu'il n'est pas membre du conseil d'administration et qu'il n'assiste pas &#224; ce type de r&#233;unions. Mais alors, comment l'association finance-t-elle ses besoins ? En fait, tout tient sur un &#233;quilibre pr&#233;caire mais qui finalement fait ses preuves depuis des ann&#233;es : des recettes propres, des g&#233;n&#233;reux donateurs, un recours important au b&#233;n&#233;volat et la r&#233;cup&#233;ration &#233;rig&#233;e comme principe de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Recettes propres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour alimenter son budget de fonctionnement (environ 100 000 euros), l'AJD dispose des recettes li&#233;es &#224; la vente des croisi&#232;res en mer ou tir&#233;es de la location de l'&#238;le de Stagadon. Situ&#233;e &#224; une trentaine de minutes de bateau de Landeda, Stagadon est la propri&#233;t&#233; de l'association depuis plusieurs ann&#233;es. Les deux maisons de cette ancienne ferme go&#233;moni&#232;re ont &#233;t&#233; restaur&#233;es et accueillent depuis des groupes ou des particuliers. &lt;i&gt;&#171; Nous disposons de 25 couchages et demandons une participation de 16 euros par personne, transfert sur l'&#238;le compris &#187;&lt;/i&gt;, indique Aur&#233;lie Baron. Un tarif tout &#224; fait mod&#233;r&#233; pour se retrouver sur une &#238;le d&#233;serte mais avec tout le confort moderne. &lt;i&gt;&#171; Dans le cas de Stagadon, il ne s'agit pas vraiment d'une location mais plus d'une participation aux frais. Nous ne souhaitons pas augmenter les prix car cela risquerait de nous couper d'une partie de la population moins fortun&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'endroit est aujourd'hui tr&#232;s r&#233;put&#233; puisque d'avril &#224; fin septembre, il est g&#233;n&#233;ralement lou&#233; tous les week-ends, voire des semaines enti&#232;res pendant les beaux jours. Le m&#234;me principe de tarif raisonnable est appliqu&#233; pour les transats. &lt;i&gt;&#171; Nous essayons d'avoir des prix de journ&#233;e mod&#233;r&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, confirme Michel Jaouen.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Beaucoup de r&#233;cup&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que dans son fonctionnement quotidien, l'AJD est un mod&#232;le pour ceux qui s'int&#233;ressent &#224; la r&#233;cup&#233;ration. Ainsi, tous les jours de la semaine, le d&#233;jeuner servi &#224; une quinzaine de personnes (voire beaucoup plus) est pr&#233;par&#233; gr&#226;ce &#224; des produits de r&#233;cup&#233;ration. &lt;i&gt;&#171; Ici, on ne fait pas de courses. Quatre fois par semaine, nous r&#233;cup&#233;rons de la marchandise aupr&#232;s d'un supermarch&#233; local. Il s'agit aussi bien des fruits, des l&#233;gumes que du fromage, des yaourts ou du lait ou encore des p&#226;tes ou du riz &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille la responsable. Quant &#224; la viande et au poisson, ils proviennent d'un grossiste en produits surgel&#233;s. (Et pour avoir d&#233;jeun&#233; &#224; l'AJD, je confirme que la table est bonne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa t&#226;che de r&#233;cup&#233;ratrice, Marie-Anne Loiselet est aid&#233;e d'Andr&#233;e, une b&#233;n&#233;vole, qui y consacre deux demi-journ&#233;es chaque semaine. &lt;i&gt;&#171; Nous avons &#233;galement Cathy qui s'occupe de la gestion des fichiers informatiques ou encore Ren&#233;, un ouvrier tourneur qui, chaque trimestre, vient du Havre jusqu'au chantier pour r&#233;aliser les pi&#232;ces de m&#233;canique dont ils ont besoin &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Aur&#233;lie Baron. Mais il y a aussi tous les commandants b&#233;n&#233;voles qui assurent la navigation ou encore un couple de jardiniers pour les plantations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me esprit, l'&#233;t&#233; dernier, les toitures des deux grandes baraques de Landeda ont &#233;t&#233; refaites. &#171; Nous avons un ancien embarqu&#233;, couvreur &#224; la retraite, qui est venu d&#233;marrer le chantier et former les stagiaires &#187;, se f&#233;licite Aur&#233;lie Baron.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un chantier pour se remettre &#224; flot</title>
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		<dc:date>2007-12-20T16:13:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>866</dc:subject>

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&lt;p&gt;Anim&#233; par quatre formateurs, le chantier de l'Aber Wrac'h, &#224; quelques kilom&#232;tres de Landeda, emploie une quinzaine de personnes. En majorit&#233; des jeunes de moins de vingt-cinq ans, int&#233;ress&#233;s par les m&#233;tiers de la menuiserie marine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Emball&#233; d'une b&#226;che blanche qui &#233;voque une &#339;uvre des Christo, le Bel Espoir II est &#224; quai depuis l'&#233;t&#233; dernier. Enti&#232;rement r&#233;nov&#233; il y a dix ans, le vieux trois m&#226;ts a de nouveau besoin de gros travaux avant de reprendre la mer en f&#233;vrier prochain. Quelques m&#232;tres le s&#233;parent d'une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion-19" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anim&#233; par quatre formateurs, le chantier de l'Aber Wrac'h, &#224; quelques kilom&#232;tres de Landeda, emploie une quinzaine de personnes. En majorit&#233; des jeunes de moins de vingt-cinq ans, int&#233;ress&#233;s par les m&#233;tiers de la menuiserie marine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Emball&#233; d'une b&#226;che blanche qui &#233;voque une &#339;uvre des Christo, le Bel Espoir II est &#224; quai depuis l'&#233;t&#233; dernier. Enti&#232;rement r&#233;nov&#233; il y a dix ans, le vieux trois m&#226;ts a de nouveau besoin de gros travaux avant de reprendre la mer en f&#233;vrier prochain. Quelques m&#232;tres le s&#233;parent d'une ancienne usine mar&#233;motrice o&#249; les Amis de jeudi dimanche ont pos&#233; leurs outils en 1998. &#171; &#192; cette &#233;poque, le bateau &#233;tait tr&#232;s ab&#238;m&#233; et tous les jours, je venais le pomper. Cela n'avait pas de sens de sortir l'eau sauf &#224; d&#233;cider de le r&#233;parer. C'est comme cela que le chantier est n&#233; &#187;, raconte Yves Loiselet, responsable de ce site nich&#233; au fond d'une vall&#233;e de mer (aber en breton).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un chantier ouvert&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ici, tout au long de l'ann&#233;e, arrivent des jeunes qui ne savent plus tr&#232;s bien o&#249; ils en sont. Certains n'ont aucune formation quand d'autres ont d&#233;j&#224; travaill&#233; et souhaitent se reconvertir. &#171; Ce sont des jeunes a priori int&#233;ress&#233;s par le milieu de la mer, soit en r&#233;orientation professionnelle, soit qui ont des difficult&#233;s et qui ont besoin d'&#234;tre rapproch&#233;s du monde du travail. En fait, le grand handicap, c'est la flemme, le poil dans la main &#187;, estime le responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter de recruter les fain&#233;ants, l'association accepte d&#233;finitivement les candidats apr&#232;s une p&#233;riode d'essai d'une semaine. De fait, la plupart des postulants - ils viennent de toute la France - n'ont pas d'entretien d'embauche. Il est vrai que Landeda est quasiment au bout du bout de la terre europ&#233;enne et que l'AJD accepte de prendre des inscriptions par t&#233;l&#233;phone. Une t&#226;che effectu&#233;e par Marie-Anne Loiselet et Aur&#233;lie Baron, les deux secr&#233;taires hyper polyvalentes de l'association.&lt;i&gt; &#171; Bien s&#251;r, nous pr&#233;f&#233;rons que les gens viennent jusqu'ici pour se rendre compte mais ce n'est pas toujours possible. Aussi, le travail d'&#233;coute t&#233;l&#233;phonique est-il tr&#232;s important : d&#233;j&#224;, nous disons ce que l'association fait et ce qu'elle ne fait pas, nous essayons de d&#233;crypter les motivations, etc. Mais d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, nous prenons ce qui vient &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume la premi&#232;re. Et de d&#233;tailler : &lt;i&gt;&#171; Le principal souci, ce sont les cas psys qu'on ne peut pas forc&#233;ment rep&#233;rer au t&#233;l&#233;phone, ni m&#234;me pendant un entretien ou une semaine pass&#233;e ici &#187;&lt;/i&gt;. Seuls crit&#232;res : &#234;tre majeur, de pr&#233;f&#233;rence &#226;g&#233; de moins de vingt-cinq ans - mais il arrive que certains soient plus pr&#232;s de la trentaine - et le plus souvent, la priorit&#233; est donn&#233;e &#224; des jeunes qui n'ont rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il s'agit d'un chantier &#224; entr&#233;es et sorties permanentes, c'est-&#224;-dire qu'il n'y a pas &#224; proprement dit de d&#233;but formel de formation, ni de fin &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Yves Loiselet. En fait, lorsqu'un nouveau arrive (ou une nouvelle car l'association privil&#233;gie la parit&#233;, par principe mais aussi parce que les femmes semblent constituer un facteur adoucissant des m&#339;urs masculines), il prend le chantier &#224; l'instant T. &lt;i&gt;&#171; &#192; nos yeux, tout stagiaire doit &#234;tre &#233;galement formateur. Celui qui d&#233;barque a un r&#233;f&#233;rent stagiaire pour lui expliquer ce qu'il faut faire. &#199;a valorise les jeunes et nous, &#231;a nous &#233;vite de radoter &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse Yves Maguer, formateur depuis dix ans en charpente-menuiserie. &lt;i&gt;&#171; Autre avantage, ici, les stagiaires n'arrivent pas en groupe et l'int&#233;gration est meilleure. Ils prennent le travail en marche et vont vite sur les machines. Ce qu'il faut, c'est ne pas trop &#234;tre &#8220;sur leur dos&#8221; &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sultats visibles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le chantier est un super outil&lt;/i&gt;, confirme Yves Loiselet. &lt;i&gt;Le travail sur le bois comporte deux &#233;normes avantages : il n&#233;cessite de la main d'&#339;uvre qui doit tr&#232;s vite se sp&#233;cialiser et une fois le travail fait, les r&#233;sultats sont tr&#232;s visibles et valorisants. D'ailleurs, nous avons tr&#232;s peu de souci de motivation car nous travaillons dans le concret et en plus, nous travaillons pour l'association. Les jeunes se d&#233;foncent pour des bateaux sur lesquels ils iront naviguer ensuite. &#187;&lt;/i&gt; Il est vrai que les cours th&#233;oriques ont toujours &#233;t&#233; bannis et que l'ambiance g&#233;n&#233;rale semble apais&#233;e. Peut-&#234;tre parce qu'ici, tout le monde travaille, les stagiaires comme les formateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, la date de remise &#224; l'eau motive tout le monde. &#171; &lt;i&gt; Nous n'avons pas de r&#244;le de flic car il faut que le travail se fasse et les stagiaires en sont parfaitement conscients &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Yves Maguer. Ambiance sympathique parce qu'ici personne ne demande rien. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'ils arrivent, on ne sait rien d'eux et on ne veut rien savoir. Si ce n'est leur pr&#233;nom &#187;&lt;/i&gt;, continue le formateur. Un vendredi sur deux, les stagiaires partent en mer avec leurs encadrants. &lt;i&gt;&#171; Quand tu fais de la charpente marine, c'est mieux de conna&#238;tre les bateaux &#187;&lt;/i&gt;, lance en lapalissade Yves Loiselet. M&#234;me chose au printemps o&#249; tout le monde embarque pour deux &#224; trois semaines de navigation. &lt;i&gt;&#171; &#192; mes yeux, ce ne sont pas des vacances, &#231;a fait int&#233;gralement partie de la formation &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Marc, un jeune homme de vingt et un ans originaire du coin et stagiaire au chantier depuis quelques mois, l'exp&#233;rience est concluante : &lt;i&gt;&#171; J'avais commenc&#233; un BEP d'&#233;lectricit&#233; mais &#231;a m'a d&#233;go&#251;t&#233;. J'ai arr&#234;t&#233; et depuis, je ne faisais rien. Pas de b&#234;tises mais pas de choses constructives non plus. Ici, j'ai trouv&#233; un truc qui me pla&#238;t &#8211; la voile &#8211; et on touche &#224; tout, c'est bien. J'ai d&#233;j&#224; fait un mois sur le Bel Espoir pour aller en Irlande et &#231;a m'a &#233;norm&#233;ment apport&#233;. Avant d'arriver, je n'avais pas du tout confiance en moi. Ici, on te donne assez vite des responsabilit&#233;s et c'est g&#233;nial. D'ailleurs, on fait tout bien car on veut garder sa place &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Stagiaires r&#233;mun&#233;r&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la r&#233;mun&#233;ration, elle peut &#234;tre assur&#233;e par l'assurance-ch&#244;mage et dans ce cas, les stagiaires sont d&#233;gag&#233;s des entretiens mensuels. Pour ceux qui justifient de 910 heures de travail sur l'ann&#233;e, le Cnasea (centre national pour l'am&#233;nagement des structures des exploitations agricoles) leur alloue 900 euros mensuels et 300 euros pour ceux qui n'ont jamais travaill&#233; auparavant. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a aucun co&#251;t d'entr&#233;e en formation &#187;&lt;/i&gt;, souligne Marie-Anne Loiselet. Pour se rendre au travail, les jeunes b&#233;n&#233;ficient d'un ramassage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, l'association confie (quand c'est possible) un minibus &#224; l'un des stagiaires afin qu'il passe prendre ses coll&#232;gues. Ensuite, &#224; chacun d'&#234;tre &#224; l'heure au point de rendez-vous. &lt;i&gt;&#171; Un type qui arrive en retard au chantier fera le travail le moins int&#233;ressant. Pas pour le punir, on s'en fout mais parce que le travail a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; distribu&#233; et qu'on s'est organis&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Yves Loiselet. Cette forme d'autodiscipline soutenue par des raisons r&#233;elles et valables donne de bons r&#233;sultats. Dans l'ensemble, les permanents de l'association ne rencontrent pas beaucoup de difficult&#233;s avec les stagiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, l'AJD donne facilement un coup de pouce &#224; ceux qui n'ont pas les moyens financiers pour avoir un logement. Sur le site, une baraque peut h&#233;berger jusqu'&#224; huit jeunes. &lt;i&gt;&#171; C'est du d&#233;pannage. Quand ils arrivent en stage et qu'ils n'ont pas de location &#187;&lt;/i&gt;, souligne Marie-Anne Loiselet. Sauf que pour ceux qui manquent d'autonomie, la vie en collectivit&#233; les aide v&#233;ritablement. &lt;i&gt;&#171; Il y a quelques contraintes : c'est sans alcool, il faut pr&#233;parer les repas ensemble et entretenir les locaux. En fait, c'est comme en mer &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle. Il y a encore quelques ann&#233;es, l'association pr&#234;tait &#224; l'occasion des voitures aux jeunes qui n'en avaient pas. Finalement, elle a renonc&#233;. &lt;i&gt;&#171; Il faut aussi qu'ils se responsabilisent. Ce ne serait pas leur rendre service que de les prendre en charge totalement &#187;&lt;/i&gt;, assure-t-elle. Et m&#234;me si Landeda semble un peu loin des lumi&#232;res de la ville, le car les y conduits contre un ticket &#224; 2 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, depuis quelques ann&#233;es l'AJD r&#233;fl&#233;chit &#224; un salari&#233; qui pourrait venir superviser le fonctionnement de la baraque.&lt;i&gt; &#171; Nous avons un public qui n'est pas toujours apte &#224; se prendre en main, m&#234;me le temps d'un week-end. C'est souvent l&#224; que les d&#233;rapages ont lieu &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore Marie-Anne Loiselet. &lt;i&gt;&#171; Il ne faudrait pas que ce soit un &#233;ducateur, pas un gendarme mais une personne polyvalente pour cr&#233;er une dynamique. &#187;&lt;/i&gt; La piste des volontaires du service europ&#233;en a bien &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e mais le jeune &#226;ge des postulants - et donc leur manque d'exp&#233;rience- ne plaide pas pour cette solution.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Savoir-faire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis toujours, l'Association des amis de jeudi dimanche n'emploie aucun professionnel du travail social. &lt;i&gt;&#171; C'est plus facile car nous avons affaire &#224; des majeurs mais c'est aussi un choix &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Michel Jaouen qui privil&#233;gie largement le savoir-faire aux dipl&#244;mes. &lt;i&gt;&#171; Il nous arrive d'accueillir des stagiaires &#233;ducs sur le chantier. &#192; chaque fois, je leur conseille d'aller passer un CAP quelconque. Histoire d'avoir &#224; apprendre quelque chose &#224; leurs gars et de ne pas &#234;tre toujours dans le conseil, la morale ou l'assistanat. Ici, nous n'avons pas de probl&#232;me parce que les quatre formateurs sont avant tout des menuisiers ou des charpentiers &#187;&lt;/i&gt;, insiste Yves Loiselet. &lt;i&gt;&#171; Etre seulement &#233;ducateur est une vue de l'esprit. Cela n'existe pas. En revanche, le professionnel, celui qui a un m&#233;tier et qui veut le transmettre est &#233;ducateur &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit Michel Jaouen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre diff&#233;rence de taille avec les structures habituelles, l'absence de r&#233;unions de coordination. &lt;i&gt;&#171; On observe les gars sur le chantier, on discute entre nous et &#231;a suffit. Bien s&#251;r, parfois le vendredi soir, si un des stagiaires n'est pas bien, il nous arrive de passer le dimanche &lt;/i&gt; &#187;, compl&#232;te-t-il. Et puis, du lundi au vendredi, tout le monde d&#233;jeune ensemble. &#171; &lt;i&gt; &#199;a &#233;vite l'hypocrisie. Si quelqu'un a quelque chose &#224; dire, il le fait &#187;,&lt;/i&gt; appr&#233;cie Yves Loiselet. Isma&#235;l, vingt-deux ans, est arriv&#233; ici au printemps dernier avec son amie Pauline. Ensemble, ils ont lou&#233; un logement et appr&#233;cient la formation re&#231;ue au chantier. &lt;i&gt;&#171; Ici, chacun apprend &#224; son rythme. Les formateurs ont l'&#339;il. Et puis, le m&#233;lange, pour la r&#233;insertion, c'est vraiment bien. &#199;a &#233;vite de concentrer les personnes &#224; probl&#232;mes &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-il. Reste l'apr&#232;s-chantier : si les stagiaires trouvent &#224; l'Aber Wrach l'occasion de se remettre &#224; flot et parfois d'envisager une vie diff&#233;rente, &#224; leur sortie, les avis de temp&#234;te sont toujours au coin de la rue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Michel Jaouen, cur&#233; des mers</title>
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		<dc:date>2007-12-20T16:07:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;&#192; 87 ans, le p&#232;re Michel Jaouen continue de sillonner les oc&#233;ans et de tendre la main &#224; ceux qui sont dans la panade. &lt;br class='autobr' /&gt;
Faire le portrait de cet homme-l&#224; est une gageure. Son curriculum vitae est long comme le bras et pourtant, il ne suffit pas &#224; le r&#233;sumer. M&#234;me chose pour son carnet d'adresses, rempli de noms de personnalit&#233;s et d'inconnus. Sa passion pour la mer ? Il la balaie d'un revers de main : &#171; Les bateaux sont un super outil qui peuvent vraiment aider les stagiaires. Mais ce n'est qu'un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; 87 ans, le p&#232;re Michel Jaouen continue de sillonner les oc&#233;ans et de tendre la main &#224; ceux qui sont dans la panade.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faire le portrait de cet homme-l&#224; est une gageure. Son curriculum vitae est long comme le bras et pourtant, il ne suffit pas &#224; le r&#233;sumer. M&#234;me chose pour son carnet d'adresses, rempli de noms de personnalit&#233;s et d'inconnus. Sa passion pour la mer ? Il la balaie d'un revers de main : &lt;i&gt;&#171; Les bateaux sont un super outil qui peuvent vraiment aider les stagiaires. Mais ce n'est qu'un support. Je ne navigue jamais seul. Ce sont les gens qui m'int&#233;ressent &#187;&lt;/i&gt;, s'emporte-t-il. Voil&#224;, le mot est l&#226;ch&#233; : les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, peut-&#234;tre m&#234;me depuis toujours, Michel Jaouen consacre une tr&#232;s grande part de son temps aux autres, et notamment &#224; ceux qui en ont le plus besoin. Issu d'une famille nombreuse, Michel Jaouen entre en 1939 dans la Compagnie de J&#233;sus et re&#231;oit le sacerdoce en 1951. Avec un autre j&#233;suite, il s'occupe alors d'organiser des sorties pour les jeunes plac&#233;s dans des maisons de r&#233;&#233;ducation. Sur la camionnette, un sigle : AJD, comme Aum&#244;nerie de la jeunesse d&#233;linquante. Et, un jour, quand un passant curieux demande la signification de ces trois lettres, un adolescent r&#233;pond : les Amis de jeudi dimanche. Plus sympathique que la premi&#232;re appellation, le nouveau nom est donc adopt&#233;. L'anecdote est ancienne mais elle r&#233;sume assez bien l'&#233;tat d'esprit de Michel Jaouen : un type direct, fac&#233;tieux &#224; sa fa&#231;on, et qui vous regarde droit dans les yeux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vider les prisons&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es soixante, ce pr&#234;tre qui n'a jamais eu de paroisse est aum&#244;nier &#224; la prison de Fresnes. &lt;i&gt;&#171; Je me baladais dans les couloirs et je parlais aux gars. C'est terrible la prison &#187;&lt;/i&gt;, se souvient-il encore. Et comme rien n'est pr&#233;vu pour ceux qui en sortent, il cr&#233;e &#224; Paris le foyer des Epinettes qui pendant dix ans accueillera ceux qui sont sortis des quatre murs. &lt;i&gt;&#171; Les gars avaient une chambre et la cl&#233; qui allait avec ; c'&#233;tait chez eux. Avec &#231;a, ils savaient vraiment pourquoi ils allaient faire des efforts pour ne pas retourner en t&#244;le &#187;&lt;/i&gt;, continue-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, lorsqu'il entend les gouvernements successifs d&#233;cider de construire de nouvelles prisons, il est r&#233;volt&#233; : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas construire de nouvelles prisons qu'il faut. Mais les vider. L'essentiel, c'est l'&#233;ducatif, notamment pour les jeunes. Un gosse ce qu'il faut c'est l'&#233;duquer et le valoriser &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;S'exprimer par les actes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Invit&#233; r&#233;cemment &#224; rencontrer un conseiller de la garde des Sceaux, il ne m&#226;che pas ses mots : &lt;i&gt;&#171; Les magistrats devraient &#234;tre mieux form&#233;s et notamment faire un stage en prison. Pas au pr&#232;s du directeur mais avec les surveillants. Ainsi, ils verraient vraiment comment cela se passe &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il. De fait, des ministres de la Justice, de la Jeunesse et des Sports, il en a vu passer. D'ailleurs, au d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix, il re&#231;oit un t&#233;l&#233;gramme de Joseph Comiti, secr&#233;taire d'Etat charg&#233; de la jeunesse et des sports. &lt;i&gt;&#171; On commen&#231;ait &#224; parler de la drogue et des drogu&#233;s. Sachant que la gauche allait l'attaquer sur ce sujet &#224; l'Assembl&#233;e nationale, il m'a convoqu&#233; d'urgence pour que j'organise quelque chose &#187;&lt;/i&gt;, raconte le p&#232;re Jaouen. D'o&#249; l'id&#233;e d'embarquer les jeunes drogu&#233;s sur un bateau. &lt;i&gt;&#171; J'ai accept&#233; car j'avais d&#233;j&#224; bricol&#233; des trucs avec des jeunes et un bateau. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car Michel Jaouen est un pragmatique, bien &#233;loign&#233; du dogmatisme de ceux qui pensent tout savoir. &lt;i&gt;&#171; Nous nous exprimons par nos actes, pas par nos paroles &#187;&lt;/i&gt;, rappelle-t-il en bon j&#233;suite. Les beaux parleurs qui prennent des notes ou l&#232;vent les bras au ciel devant l'ampleur de la t&#226;che ne l'int&#233;ressent pas. Lui, il a besoin d'action, de choses concr&#232;tes et efficaces, pas de grands discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il ne refuse pas les interviews, et a fortiori, quand c'est les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision qui le sollicitent. &lt;i&gt;&#171; &#192; la t&#233;l&#233;, il y a de l'audience. &#199;a nous permet de toucher des donateurs potentiels &#187;&lt;/i&gt;, justifie-t-il. Car m&#234;me s'il affirme que &lt;i&gt;&#171; l'argent ne l'a jamais arr&#234;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;, Michel Jaouen ne rate pas une occasion de faire conna&#238;tre le travail de l'AJD. &lt;i&gt;&#171; Regardez nos bateaux. Tous viennent de la r&#233;cup. Dans des pays comme le Danemark, les Etats-Unis ou encore la Grande-Bretagne, il existe de nombreux bateaux-&#233;coles. Comment se fait-il qu'ici l'Etat ne s'int&#233;resse pas &#224; cette fa&#231;on de faire ? Une journ&#233;e de prison revient &#224; 700 euros par jour et en plus, cela ne marche pas. Il est plus que temps que les politiques mais aussi la population en prennent conscience. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 87 ans, le p&#232;re Jaouen est toujours tent&#233; de &#171; rentrer dedans &#187; et continue d'aller de l'avant. &lt;i&gt;&#171; Je regarde toujours devant moi, jamais derri&#232;re. Ce qu'il faut c'est continuer d'avancer et de faire des choses, pas d'avoir des regrets, cela ne sert &#224; rien. &#187;&lt;/i&gt; Partageant son temps entre Paris, la Bretagne et l'oc&#233;an Atlantique, Michel Jaouen incarne totalement l'association. Aussi, se pose la question de l'apr&#232;s Jaouen ? &lt;i&gt;&#171; Ils se d&#233;merderont&#8230; Ce ne sera plus mon probl&#232;me &#187;&lt;/i&gt;, conclut-il. Quand je vous disais qu'il &#233;tait pragmatique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'association du P&#232;re Jaouen. Des bateaux pour sortir de la gal&#232;re</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-association-du-Pere-Jaouen-Des-bateaux-pour-sortir-de-la-galere</link>
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		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
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&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1954, l'Association des amis de jeudi dimanche, situ&#233;e &#224; Landeda dans le Finist&#232;re, organise des croisi&#232;res &#224; la voile de plusieurs semaines pour des personnes toxicomanes. Elle exploite &#233;galement un chantier d'insertion o&#249; des jeunes viennent s'initier aux m&#233;tiers de la menuiserie et de la charpente marine. Sp&#233;cificit&#233; : l'&#233;quipe d'encadrement ne compte ni travailleur social ni professionnel de sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lisbonne, les Canaries, le Cap Vert, les Antilles&#8230; Parti le 18 d&#233;cembre dernier du port de Brest, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1954, l'Association des amis de jeudi dimanche, situ&#233;e &#224; Landeda dans le Finist&#232;re, organise des croisi&#232;res &#224; la voile de plusieurs semaines pour des personnes toxicomanes. Elle exploite &#233;galement un chantier d'insertion o&#249; des jeunes viennent s'initier aux m&#233;tiers de la menuiserie et de la charpente marine. Sp&#233;cificit&#233; : l'&#233;quipe d'encadrement ne compte ni travailleur social ni professionnel de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lisbonne, les Canaries, le Cap Vert, les Antilles&#8230; Parti le 18 d&#233;cembre dernier du port de Brest, le Rara Avis (Oiseau rare) va comme chaque ann&#233;e traverser l'Atlantique. Et en f&#233;vrier, il sera rejoint par le Bel Espoir II, une go&#233;lette trois m&#226;ts de trente-huit m&#232;tres. Arriv&#233;s dans les mers chaudes, ces deux magnifiques vieux gr&#233;ements embarqueront de nouveaux voyageurs et caboteront d'&#238;le en &#238;le avant de rentrer en France &#8211; via New-York &#8211; dans le courant de l'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur chacun de ces bateaux d'une bonne trentaine de m&#232;tres, vingt-neuf et vingt-cinq passagers et deux &#233;quipages de huit personnes. &#192; la t&#234;te de cette caravane, Michel Jaouen, seul ma&#238;tre &#224; bord apr&#232;s Dieu et cur&#233; j&#233;suite de son &#233;tat (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Michel-Jaouen-cure-des-mers' class='spip_in'&gt;lire son portrait&lt;/a&gt;). Ici, les passagers sont appel&#233;s des stagiaires. &lt;i&gt;&#171; Nous &#233;vitons les mots croisi&#232;re et passager car dans ce cadre, les gens seraient consid&#233;r&#233;s comme des clients et non pas comme des actifs &#187;&lt;/i&gt;, rectifie Aur&#233;lie Baron, secr&#233;taire en emploi-jeune de l'association. De fait, sur l'Oiseau Rare et le Bel Espoir II, tout le monde participe aux t&#226;ches. Pour la navigation, l'&#233;quipage accepte les bonnes volont&#233;s mais n'impose rien. En revanche, les travaux m&#233;nagers sont organis&#233;s selon un rigoureux planning. &lt;i&gt;&#171; Deux personnes &#224; la vaisselle et deux autres au service &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise la jeune femme. Et comme en mer, bien se nourrir est important, un cuisinier se charge de la gestion des stocks de nourriture et de la pr&#233;paration des repas.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Payer son billet&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des mers travers&#233;es, l'int&#233;r&#234;t du projet tient au m&#233;lange humain. Ici, des retrait&#233;s sont voisins de bannette (couchette) de jeunes en d&#233;licatesse avec la loi, ou des chefs d'entreprise tirent sur les bouts avec des toxicomanes. Pour que ce melting pot op&#232;re, Michel Jaouen a &#233;tabli quelques grands principes et notamment, le prix du billet, identique pour tous, soit 1500 euros pour une grande croisi&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; cette somme, il faut ajouter le billet pour rentrer de Fort de France mais (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#171; Chacun doit payer le prix de son billet, les sommes sont r&#233;duites au maximum puisque nous ne faisons aucun b&#233;n&#233;fice. Et &#224; l'occasion, on fait cr&#233;dit. Nous sommes attach&#233;s &#224; cette r&#232;gle. Ainsi, tout le monde est &#224; &#233;galit&#233; et &#171; &#234;tre l'&#233;gal de &#187; est une fa&#231;on de s'int&#233;grer &#187;&lt;/i&gt;, assure le vieux loup de mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ses yeux, le probl&#232;me n'est pas le produit mais les raisons qui ont conduit le jeune &#224; la drogue. &lt;i&gt;&#171; Dans 99 % des cas, nous sommes dans l'affectif. Nos jeunes ont besoin d'&#234;tre &#233;cout&#233;s, de raconter leur vie. Encore faut-il qu'en face d'eux, il y ait des gens qui leur donnent envie de se confier &#187;,&lt;/i&gt; poursuit-il. D'o&#249; l'id&#233;e, il y a quelques ann&#233;es d'ouvrir la navigation &#224; toutes sortes de populations. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, dans les ann&#233;es 70, nous n'embarquions que des toxicos mais c'&#233;tait une erreur : ils ne parlaient que de drogue, de leurs probl&#232;mes, de leurs difficult&#233;s. M&#233;langer les gens permet de s'ouvrir aux autres. L'essentiel, avec le toxico, c'est de s'en occuper et de s'y int&#233;resser &#187;&lt;/i&gt;, continue Michel Jaouen. Marie-Anne Loiselet, secr&#233;taire de l'association compl&#232;te : &lt;i&gt;&#171; Le bateau est un endroit o&#249; l'on a du temps ; et notamment pour parler. &#199;a, &#231;a fait avancer les choses &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autres crit&#232;res pour embarquer : &#234;tre majeur et ne pas &#234;tre d&#233;pendant de produits, ni m&#234;me de traitements m&#233;dicaux de substitution comme par exemple la m&#233;thadone. &lt;i&gt;&#171; Ce serait tenter d'autres jeunes qui viennent d'arr&#234;ter leur traitement de substitution. De plus, il y a des risques de vol ou de m&#233;lange avec l'alcool quand nous d&#233;barquons aux &#233;tapes &#187;&lt;/i&gt;, estime Aur&#233;lie Baron. Car en mer, pas de vin ou autres boissons alcoolis&#233;es. M&#234;me si parfois, il peut arriver que le commandant, pr&#233;rogative oblige, d&#233;cide d'ouvrir une bouteille. &lt;i&gt;&#171; Le bateau r&#233;v&#232;le toutes les d&#233;pendances. On a parfois vu certaines personnes avoir du mal &#224; tenir six semaines sans leur petit coup de rouge. Quand quelqu'un se rend compte de cela, ensuite, il est moins prompt &#224; prononcer des jugements d&#233;finitifs sur les jeunes qui se droguent &#187;,&lt;/i&gt; note avec ironie Yves Loiselet, marin exp&#233;riment&#233; et responsable du chantier d'insertion (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-chantier-pour-se-remettre-a-flot' class='spip_in'&gt;lire reportage&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; bord, pas de m&#233;decin, ni d'infirmi&#232;re. Ou en tout cas pas d&#233;sign&#233; comme tel afin d'&#233;viter que certains stagiaires ne les monopolisent et ne passent leurs journ&#233;es &#224; d&#233;cortiquer les mille douleurs du mal de vivre ou de la tendinite persistante. &lt;i&gt;&#171; Certains essaient d'emmener avec eux des petites r&#233;serves de came mais c'est reculer pour mieux sauter : les toxicomanes sont incapables de g&#233;rer un stock et comme l'&#233;tape la plus courte est de cinq jours, ils se retrouvent forc&#233;ment les poches vides &#187;&lt;/i&gt;, raconte Marie-Anne Loiselet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Engagement &#233;crit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les gens se tournent vers les Amis de jeudi dimanche, ils s'engagent par &#233;crit &#224; respecter les r&#232;gles du jeu. &lt;i&gt;&#171; M&#234;me si nous comprenons le d&#233;sarroi des familles, faire une transatlantique avec nous doit &#234;tre un projet personnel, pas celui d'un parent qui veut absolument trouver une solution pour son enfant drogu&#233; &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, &#224; l'accueil t&#233;l&#233;phonique, les deux femmes passent beaucoup de temps &#224; repousser des parents. &lt;i&gt;&#171; Il faut que ce soit le projet du jeune, sinon, cela n'a aucune chance de produire un r&#233;sultat. Les parents font parfois un travail de sape, notamment en imaginant maintenir le jeune &#224; l'h&#244;pital psychiatrique jusqu'au d&#233;part ou encore, en lui payant son billet. Cela ne sert &#224; rien. La pr&#233;paration du projet est aussi importante que le projet lui-m&#234;me. C'est parce que le jeune va s'investir en faisant des petits boulots pour r&#233;unir l'argent, en prenant en charge ses papiers ou ses demandes de visas qu'il peut se passer quelque chose &#187;&lt;/i&gt;, argumente-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mer, les premiers jours peuvent &#234;tre parfois un peu tendus : la terrible naus&#233;e pour certains, la difficult&#233; &#224; vivre en collectivit&#233; pour d'autres ou encore la perte des petites habitudes terriennes. &lt;i&gt;&#171; L'eau et l'&#233;lectricit&#233; &#233;tant produites &#224; bord ; il faut les &#233;conomiser &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Aur&#233;lie Baron. D'ailleurs, &#224; l'occasion d'une escale, certains pr&#233;f&#232;rent quitter le navire quand ce n'est pas le commandant qui les met dehors. Aux arr&#234;ts qui durent de 24 &#224; 48 heures, voire trois jours au Cap Vert, l'encadrement met en garde contre les d&#233;rapages &#233;ventuels. &lt;i&gt;&#171; On pr&#233;vient les stagiaires, notamment parce que la date de notre d&#233;part peut difficilement &#234;tre retard&#233;e. A chacun de prendre ses responsabilit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, balance Michel Jaouen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de la travers&#233;e, diff&#233;rentes options s'offrent aux passagers : rester sur l'&#238;le de la R&#233;union pour y trouver un petit boulot, notamment dans la restauration qui est tr&#232;s demandeuse, faire un peu de tourisme ou repartir en m&#233;tropole. &lt;i&gt;&#171; Au bout de deux mois &#224; bord, il est temps que cela s'arr&#234;te sinon certains s'installent dans la routine. Parfois, un passager qui n'a rien pr&#233;vu demande une rallonge, c'est-&#224;-dire de rester un peu &#224; bord. Au maximum, nous acceptons pour une nuit ou deux car les stagiaires suivants arrivent &#187;&lt;/i&gt;, compl&#232;te Aur&#233;lie Baron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le p&#232;re Jaouen et Yves Loiselet, dit Ziton, le commandement des navires est assur&#233; par des b&#233;n&#233;voles : chaque ann&#233;e, des officiers de la marine marchande - retrait&#233;s ou actifs - s'inscrivent pour prendre la t&#234;te d'un &#233;quipage. Le plus souvent, ils sont second&#233;s par des &#233;l&#232;ves des prestigieuses &#233;coles de la marine marchande et par un ou deux formateurs du chantier. Quant au reste de l'&#233;quipage, il est constitu&#233; de stagiaires du chantier (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-association-sans-subvention' class='spip_in'&gt;lire le fonctionnement de l'association&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines transats sont bien s&#251;r plus r&#233;ussies que d'autres mais une chose est certaine : qui qu'on soit, l'aventure transforme. La d&#233;couverte des autres, de la peur, de l'apprentissage des r&#232;gles de la navigation &#224; voile mais aussi de la vie en groupe constituent des ingr&#233;dients qui permettent d'&#233;quilibrer ces semaines particuli&#232;res.&lt;i&gt; &#171; Sur nos bateaux, les quarts sont de trois heures. Outre les membres de l'&#233;quipage, les autres passagers ne sont pas oblig&#233;s de les assurer. Mais s'ils veulent, ils sont les bienvenus. M&#234;me chose pour &#233;plucher les l&#233;gumes, laver le pont ou hisser les voiles &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le p&#232;re Jaouen. Et souvent, l'&#233;change se fait dans ce temps. &lt;i&gt;&#171; Faire avec les autres n'a pas de prix. Les jeunes aiment bien apprendre mais pour cela, il faut qu'ils soient avec des personnes qui aient vraiment quelque chose &#224; leur transmettre. Si c'est du baratin ou des beaux discours, ils ne marchent pas &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Michel Jaouen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me chose pour la discipline : d'abord, pour partir en mer, il faut &#234;tre ponctuel car les mar&#233;es n'attendent pas les dilettantes. &lt;i&gt;&#171; Sur un bateau, il y a des r&#232;gles &#233;videntes : se reposer avant de prendre son quart, sinon on sera crev&#233;. Les stagiaires comprennent tr&#232;s vite. Il n'y a pas besoin d'autorit&#233; pour cela &#187;&lt;/i&gt;, constate Yves Loiselet. Et Michel Jaouen d'enfoncer le clou : &lt;i&gt;&#171; Certains font un usage excessif et stupide de la discipline. Nous, &#224; bord, on voit des jeunes qui respectent les r&#232;gles mais qui en plus demandent de la discipline. Cela les s&#233;curise. &#192; l'inverse, nous avons parfois accueilli des groupes de mineurs avec leurs &#233;ducateurs. Nous &#233;tions stup&#233;fi&#233;s : certains s'ent&#234;taient &#224; conserver toute leur autorit&#233;, leurs horaires et leurs sacro-saintes r&#233;unions. On en a m&#234;me vu qui le soir surveillaient les cabines des jeunes pour pas qu'ils en sortent. Comme si les jeunes allaient s'&#233;chapper d'un bateau. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; cette somme, il faut ajouter le billet pour rentrer de Fort de France mais aussi les visas, n&#233;cessaires pour descendre du bateau &#224; certaines escales&lt;/p&gt;
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		<title>L'association du P&#232;re Jaouen : des bateaux pour sortir de la gal&#232;re</title>
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