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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>En finir avec la violence faite aux femmes</title>
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&lt;p&gt;Un plan triennal vient d'&#234;tre adopt&#233; pour mieux pr&#233;venir et prot&#233;ger. Le 28 novembre, plusieurs d&#233;put&#233;es d&#233;posaient une proposition de loi-cadre, &#233;labor&#233;e par le collectif national pour les droits de la femme (CNDF), en vue d'un &#171; v&#233;ritable saut qualitatif quant &#224; l'appr&#233;hension de ce fl&#233;au social &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'enqu&#234;te nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff) avait, en 2000, r&#233;v&#233;l&#233; l'ampleur du ph&#233;nom&#232;ne. Les chiffres sont terrifiants : en France aujourd'hui, environ 140 femmes meurent chaque (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-864-" rel="tag"&gt;864&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un plan triennal vient d'&#234;tre adopt&#233; pour mieux pr&#233;venir et prot&#233;ger. Le 28 novembre, plusieurs d&#233;put&#233;es d&#233;posaient une proposition de loi-cadre, &#233;labor&#233;e par le collectif national pour les droits de la femme (CNDF), en vue d'un &#171; v&#233;ritable saut qualitatif quant &#224; l'appr&#233;hension de ce fl&#233;au social &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'enqu&#234;te nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff) avait, en 2000, r&#233;v&#233;l&#233; l'ampleur du ph&#233;nom&#232;ne. Les chiffres sont terrifiants : en France aujourd'hui, environ 140 femmes meurent chaque ann&#233;e sous les coups de leur conjoint ou concubin. Tout r&#233;cemment, pr&#232;s de 53 % des femmes victimes de violences dans leur m&#233;nage d&#233;claraient aux enqu&#234;teurs de l'Observatoire national de la d&#233;linquance (OND) &#171; avoir subi des dommages psychologiques plut&#244;t importants, voire importants. &#187; Au total, elles sont 330 000 femmes &#224; d&#233;clarer vivre avec un conjoint ayant violemment port&#233; la main sur elles au cours des ann&#233;es 2005 et 2006. Par ailleurs, 17 % des femmes se plaignent aussi de violences diverses sur leur lieu de travail. Et plus de 200 000 femmes ont d&#233;clar&#233; avoir subi un viol ou une tentative de viol dans les ann&#233;es 2005 et 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2004, quelques mesures avaient &#233;t&#233; lanc&#233;es par la ministre de la Parit&#233; et de l'&#201;galit&#233; professionnelle, Nicole Ameline. Certes, depuis 2005, un &#171; correspondant d&#233;partemental de lutte contre les violences intrafamiliales &#187; existe en principe dans chaque groupement de gendarmerie, et cent cinquante permanences d'associations ont &#233;t&#233; install&#233;es dans les services de police&#8230; Mais seules 8,8 % des victimes ayant subi des violences au sein de leur famille ont port&#233; plainte. Le 4 avril 2006, une loi &#233;tait vot&#233;e pour renforcer la pr&#233;vention et la r&#233;pression des violences au sein du couple. Ce n'est que le 14 mars dernier qu'a &#233;t&#233; mis en place le 39 19, num&#233;ro national qui, en huit mois, a d&#233;j&#224; re&#231;u 56 000 appels. &#192; l'&#233;tranger, les r&#233;ponses peuvent sembler plus &#233;nergiques : dans la machiste Espagne, par exemple, une loi-cadre contre les violences faites aux femmes a &#233;t&#233; adopt&#233;e en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au pays des droits de l'Homme &#8212; je veux parler de la France &#8212; cent trente-sept femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2006 &#187;, rappelait la secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la Solidarit&#233;, Val&#233;rie L&#233;tard, en observant une minute de silence, le 25 novembre, date d&#233;cr&#233;t&#233;e par l'ONU Journ&#233;e internationale contre les violences &#224; l'&#233;gard des femmes. La veille, quelques centaines de personnes s'&#233;taient rassembl&#233;es &#224; proximit&#233; du minist&#232;re de la Justice, pour r&#233;clamer &#8212; justement &#8212; une loi-cadre. Or les pouvoirs publics pr&#233;f&#232;rent pour l'heure adopter un nouveau plan, consid&#233;r&#233; comme insuffisant par nombre d'associations.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Beaucoup de professionnels n'ont pas conscience de l'ampleur des violences faites aux femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Douze propositions structurent ce plan triennal (2008 &#8211; 2012), propositions scind&#233;es en quatre axes : &#171; mesurer, pr&#233;venir, coordonner et prot&#233;ger &#187;. Un recensement annuel des morts violentes survenues au sein du couple sera enfin mis en place, de m&#234;me qu'une enqu&#234;te sur les violences envers les femmes au travail. Une campagne de sensibilisation sera lanc&#233;e, et une charte sur l'image de la femme devra &#234;tre sign&#233;e avec le Bureau de v&#233;rification de la publicit&#233; et le Conseil sup&#233;rieur de l'audiovisuel. Pour sa part, le minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale recensera les violences subies par les jeunes filles dans les &#233;tablissements scolaires. Une formation sp&#233;cifique sera dispens&#233;e aux &#233;tudiants en m&#233;decine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la coordination des diff&#233;rents intervenants &#8212; question centrale &#8212;, le programme pr&#233;voit une meilleure articulation des prises en charge dans leur dur&#233;e, avec r&#233;f&#233;rent local et maillage du territoire plus performant. Par ailleurs, une des mesures les plus attendues concerne le renforcement de l'accueil : cr&#233;ation de places dans les centres existants &#8212; trois mille places en centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) doivent voir le jour en 2008 &#8212;, et exp&#233;rimentation d'une formule de familles d'accueil (une centaine devrait bient&#244;t &#234;tre habilit&#233;e). Enfin, de nouvelles d&#233;finitions de la violence psychologique pourraient &#234;tre introduites dans le code p&#233;nal. Concernant les &#171; victimes indirectes de ces situations &#187; que sont les enfants, de nouvelles recommandations seront &#233;mises en d&#233;but d'ann&#233;e prochaine en direction des professionnels. Dix millions d'euros doivent &#234;tre, pour 2008, consacr&#233;s &#224; ce plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques collectivit&#233;s prennent conscience du probl&#232;me. Du 19 novembre au 10 d&#233;cembre, les associations de la ville de Strasbourg ont mis en &#339;uvre une trentaine d'actions : expositions, concerts, table ronde, th&#233;&#226;tre, films, rencontres dans les centres m&#233;dico-sociaux, o&#249; la th&#233;matique de l'&#233;viction ou de l'&#233;loignement du conjoint violent a souvent &#233;t&#233; abord&#233;e. &#192; partir du 26 novembre, le Conseil de l'Europe a accueilli une exposition Stop &#224; la violence domestique faite aux femmes. De nombreux &#233;lus sont pr&#233;occup&#233;s du probl&#232;me : fin 2006, l'association &#201;lues contre les violences faites aux femmes (ECVF) avait organis&#233; une premi&#232;re rencontre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='ECVF - 89 rue de l'Ourcq - 75019 Paris' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochainement diffus&#233;e, une brochure intitul&#233;e Un outil pour agir &#8212; Exp&#233;riences de collectivit&#233;s locales et r&#233;flexions d'&#233;lu/es valorisera diff&#233;rentes actions men&#233;es. Malgr&#233; tout, &#171; beaucoup de professionnels n'ont pas conscience de l'ampleur des violences faites aux femmes &#187;, estiment d'autres acteurs : &#233;manant de professionnels de sant&#233;, un appel avait &#233;t&#233; lanc&#233; le 8 mars dernier &#8212; et r&#233;it&#233;r&#233; en novembre &#8212; d&#233;non&#231;ant l'insuffisance des formations sur la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ecvf.ouvaton.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ECVF&lt;/a&gt; - 89 rue de l'Ourcq - 75019 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>L'&#233;tat des in&#233;galit&#233;s en France 2007</title>
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		<dc:subject>Coh&#233;sion sociale</dc:subject>
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&lt;p&gt;On en parle souvent, on les constate quotidiennement, on propose de les combattre&#8230; il en manquait juste une vision synth&#233;tique : c'est ce que nous propose cet ouvrage. Certes, &#171; les Fran&#231;ais vivent mieux qu'il y a cinquante ans. Le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de consommation a conduit &#224; une homog&#233;n&#233;isation partielle des modes de vie &#187; (p.51). Il n'emp&#234;che que l'&#233;cart entre les 10 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches va de 1 &#224; 4, les 10 % les plus fortun&#233;s d&#233;tenant 46 % de la richesse du pays. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2154-f7c2f.jpg?1693466661' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On en parle souvent, on les constate quotidiennement, on propose de les combattre&#8230; il en manquait juste une vision synth&#233;tique : c'est ce que nous propose cet ouvrage. Certes, &#171; les Fran&#231;ais vivent mieux qu'il y a cinquante ans. Le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de consommation a conduit &#224; une homog&#233;n&#233;isation partielle des modes de vie &#187; (p.51). Il n'emp&#234;che que l'&#233;cart entre les 10 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches va de 1 &#224; 4, les 10 % les plus fortun&#233;s d&#233;tenant 46 % de la richesse du pays. Mais, les in&#233;galit&#233;s ne concernent pas que les revenus. On les retrouve aussi dans les pratiques et consommations culturelles qui apparaissent &#233;troitement li&#233;es &#224; la trajectoire sociale des individus : 49,4 % des ouvriers partent en vacances contre 88,2 % des cadres. Le confort des habitations a beaucoup progress&#233; depuis trente ans. Si 61 % des logements poss&#233;daient une salle d'eau, des toilettes et le chauffage en 1973, ils sont 97,4 % &#224; en b&#233;n&#233;ficier en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, cinq millions de personnes continuent &#224; vivre dans des logements dangereux et insalubres. Le fait d'avoir un emploi ne garantit pas de pouvoir disposer d'un domicile et le fait d'avoir un toit n'exclut pas de se trouver en grande difficult&#233; sociale et &#233;conomique : 15 % seulement des r&#233;sidences construites en 2005 ont des niveaux de loyers accessibles aux ressources des deux tiers des m&#233;nages de France. Tous les indices de sant&#233; sont les plus mauvais pour les cat&#233;gories sociales les plus d&#233;favoris&#233;es : on trouve dix fois plus d'ob&#233;sit&#233; dans les familles ouvri&#232;res (7,4 %) que dans les familles de cadre (0,7 %). Cette situation risque de bien peu &#233;voluer avec le temps, la pauvret&#233; se reproduisant de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration. Si l'on trouve un tiers d'enfants d'ouvriers en sixi&#232;me, ils ne sont plus que 6 % dans les classes pr&#233;paratoires des grandes &#233;coles. Les enfants des cadres sup&#233;rieurs y sont 54 % (alors qu'ils ne repr&#233;sentent que 15 % des &#233;l&#232;ves de 6&#232;me). L'enseignement adapt&#233; par contre r&#233;unit 44 % d'enfants d'ouvriers (contre 1,6 % d'enfants de cadres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont pas les d&#233;put&#233;s qui vont changer la donne, eux qui sont seulement 5,5 % &#224; &#234;tre enfant d'ouvrier ou d'employ&#233;s (qui constituent pourtant la moiti&#233; de la population active). Cette sous-repr&#233;sentation concerne aussi l'autre in&#233;galit&#233; flagrante qui n'est pas sociale, mais de genre : une seule pr&#233;sidente de r&#233;gion (sur 22), trois femmes ayant r&#233;ussi &#224; prendre la t&#234;te d'un des cent d&#233;partements existant. Le monde de l'entreprise ne vaut gu&#232;re mieux : alors que 80,7 % des employ&#233;s administratifs sont des femmes, elles occupent seulement 14,5 % des postes de PDG. Plus de 80 % des emplois non qualifi&#233;s et &#224; temps partiel sont l&#224; aussi occup&#233;s par des femmes. Pas de doute, les in&#233;galit&#233;s qu'on esp&#233;raient voir r&#233;gresser avec le temps, sont en train de s'enkyster : les hauts revenus croissent, mais la redistribution des ressources stagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Belin, 2006 (253 p. ; 19,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La France invisible - Enqu&#234;tes sur un pays en &#233;tat d'urgence sociale</title>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le refus de se montrer rel&#232;ve du droit inali&#233;nable au secret sur sa vie priv&#233;e et &#224; une part d'ombre sur son intimit&#233;. Pour autant, un m&#233;canisme d'invisibilit&#233; non choisie frappe toute une partie de notre soci&#233;t&#233;, avec pour corollaire, une absence de prise en compte ainsi qu'une surexposition tant &#224; la violation des droits qu'&#224; l'arbitraire des autorit&#233;s. Tout se passe comme si une probl&#233;matique sociale ne devient observable qu'&#224; compter du moment o&#249; elle s'affiche sur un mode spectaculaire. Une multitude de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton2153-ce83a.jpg?1693466661' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le refus de se montrer rel&#232;ve du droit inali&#233;nable au secret sur sa vie priv&#233;e et &#224; une part d'ombre sur son intimit&#233;. Pour autant, un m&#233;canisme d'invisibilit&#233; non choisie frappe toute une partie de notre soci&#233;t&#233;, avec pour corollaire, une absence de prise en compte ainsi qu'une surexposition tant &#224; la violation des droits qu'&#224; l'arbitraire des autorit&#233;s. Tout se passe comme si une probl&#233;matique sociale ne devient observable qu'&#224; compter du moment o&#249; elle s'affiche sur un mode spectaculaire. Une multitude de r&#233;alit&#233;s &#233;chappent ainsi &#224; la connaissance tant des observateurs que des d&#233;cideurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos des auteurs est justement de leur donner la visibilit&#233; qu'elles m&#233;ritent. Ainsi, de ces maladies professionnelles sous-&#233;valu&#233;es tant par l'opinion publique que par les partenaires sociaux : les employeurs faisant tout pour en minimiser les cons&#233;quences sur leurs profits. Il en va de m&#234;me pour les suicides, les maladies graves parfois mortelles, les d&#233;pressions, les probl&#232;mes conjugaux qui suivent les plans de licenciement, jamais comptabilis&#233;s dans les cons&#233;quences induites des restructurations &#233;conomiques. Il est tout aussi rare de voir abord&#233;e la situation des jeunes ruraux isol&#233;s et &#233;parpill&#233;s sur leur territoire dont la timidit&#233; sociale n'a d'&#233;gale que la virulence de l'expression du d&#233;sarroi de leurs pairs des grands centres urbains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus d'ailleurs que ces vacataires de la fonction publique qui repr&#233;sentent 16 % des salari&#233;s (contre 12 % dans le priv&#233;) et qui acceptent le plus souvent de subir passivement ce qu'ils ne tol&#233;reraient nulle part ailleurs. La r&#233;novation urbaine est quant &#224; elle l'occasion pour un certain nombre de municipalit&#233;s de d&#233;truire massivement des logements sociaux, sans les reconstruire par ailleurs (en pleine contradiction avec la loi), en brutalisant au passage des personnes socialement vuln&#233;rables r&#233;duites &#224; de simples variables d'ajustement des projets de r&#233;habilitation. Si l'on parle souvent des b&#233;n&#233;ficiaires du RMI qui per&#231;oivent cette allocation, sans forc&#233;ment y avoir droit, on n'&#233;voque jamais ceux qui n'en b&#233;n&#233;ficient pas alors qu'ils pourraient y pr&#233;tendre. Combien de SDF n'existent plus pour la soci&#233;t&#233; : sans t&#233;l&#233;phone, sans adresse fixe, sans S&#233;curit&#233; sociale, sans loyer, sans compte en banque, sans carte d'&#233;lecteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes et tous et bien d'autres sont au centre d'un ouvrage qui privil&#233;gient les t&#233;moignages sans n&#233;gliger pour autant l'analyse. Car reste &#224; comprendre les raisons de cette invisibilisation. Alors que les classes populaires ont occup&#233; le devant de la sc&#232;ne pendant de nombreuses ann&#233;es, elles en ont disparu, occult&#233;es par l'&#233;mergence d'une mythique classe moyenne. Il n'y aurait plus qu'un ensemble disparate d'individualit&#233;s et d'agr&#233;gats conjoncturels. D&#233;livr&#233; de la pression du groupe, chacun serait seul responsable de son destin et somm&#233; de s'&#233;panouir, de se r&#233;aliser et de s'adapter, tout &#233;chec relevant alors d'un probl&#232;me personnel que seule la psychiatrie serait en mesure d'accompagner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2006 (647 p. ; 26 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vivre avec les &#171; fous &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Vivre-avec-les-fous</link>
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		<dc:date>2007-12-06T16:14:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>864</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; Besan&#231;on, la psychiatre Marie-No&#235;lle Besan&#231;on et son mari ont cr&#233;&#233; un lieu de vie communautaire qu'ils habitent en compagnie de treize personnes atteintes de troubles psychiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vivre avec des personnes en souffrance psychique, pour les apaiser et leur redonner une place dans la soci&#233;t&#233;&#8230; Ce &#171; vivre avec &#187;, c'est le choix qu'ont fait il y a huit ans Marie-No&#235;lle Besan&#231;on, psychiatre et psychoth&#233;rapeute, et son mari Jean, lorsqu'ils ont cr&#233;&#233; la &#171; Maison des sources &#187; &#224; Besan&#231;on. Un lieu de vie non (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Besan&#231;on, la psychiatre Marie-No&#235;lle Besan&#231;on et son mari ont cr&#233;&#233; un lieu de vie communautaire qu'ils habitent en compagnie de treize personnes atteintes de troubles psychiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vivre avec des personnes en souffrance psychique, pour les apaiser et leur redonner une place dans la soci&#233;t&#233;&#8230; Ce &#171; vivre avec &#187;, c'est le choix qu'ont fait il y a huit ans Marie-No&#235;lle Besan&#231;on, psychiatre et psychoth&#233;rapeute, et son mari Jean, lorsqu'ils ont cr&#233;&#233; la &#171; Maison des sources &#187; &#224; Besan&#231;on. Un lieu de vie non m&#233;dicalis&#233; o&#249; le couple partage le quotidien de treize r&#233;sidants atteints de troubles psychiques, &#171; pas un lieu de soins mais un lieu qui soigne &#187;, selon la d&#233;finition de Marie-No&#235;lle Besan&#231;on, qui a port&#233; cette id&#233;e &#171; folle &#187; pendant des ann&#233;es avant de pouvoir la r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s croyante dans sa jeunesse et pouss&#233;e par la volont&#233; d'&#234;tre utile aux autres, cette enfant du Haut Doubs, n&#233;e en 1948, suit des &#233;tudes d'infirmi&#232;re avant de poursuivre en m&#233;decine. Les &#233;tudes la laissent insatisfaite : &#171; Il manquait une vision globale de la personne. &#187; C'est alors qu'un jour, sous l'emprise du haschich, elle d&#233;couvre sa voie : la drogue la transporte dans un &#233;tat mystique, et elle a soudain le sentiment de comprendre ce que vit un de ses amis schizophr&#232;ne. &#171; Cette exp&#233;rience extraordinaire m'a fait peur, j'ai arr&#234;t&#233; aussit&#244;t toute prise de drogue, raconte-t-elle aujourd'hui. Et j'ai d&#233;cid&#233; de consacrer ma vie &#224; ceux qui sont diff&#233;rents, pas dans les normes, ceux que j'ai toujours trouv&#233;s plus int&#233;ressants que les autres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera donc la psychiatrie, et un nouveau choc en d&#233;couvrant l'univers de l'h&#244;pital : &#171; C'&#233;tait le Moyen-Age. Des malades dans un &#233;tat d'abandon terrible, un manque criant de lits, de personnel&#8230; &#187; L'interne s'int&#233;resse au mouvement de la psychiatrie citoyenne qui tente de trouver des alternatives &#224; l'hospitalisation. Elle est d&#233;j&#224; install&#233;e en lib&#233;ral lorsque la rencontre avec un SDF la conduit &#224; lancer les pr&#233;mices du lieu de vie qu'elle m&#251;rit int&#233;rieurement : &#171; Un dimanche communautaire, une fois par mois, ouvert aux gens qui se sentaient seuls, qui ne savaient pas quoi faire ce jour-l&#224;. &#187; Rapidement, l'association &lt;a href=&#034;http://www.lesinvitesaufestin.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Les Invit&#233;s au festin&lt;/a&gt;, qui na&#238;t en 1991 de ces journ&#233;es d'&#233;change, acqui&#232;re un local et propose des activit&#233;s quotidiennes destin&#233;es aux personnes en souffrance psychique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1992, la psychiatre rencontre Jean Besan&#231;on, son futur mari, celui qui l'aidera &#224; concr&#233;tiser son r&#234;ve : &#171; Il venait du monde de l'entreprise, c'est lui qui a mont&#233; tout le projet financier et strat&#233;gique. Sans lui, rien n'aurait &#233;t&#233; possible. &#187; L'exp&#233;rience commence en 1999 par un accueil de jour dans un ancien couvent acquis par l'association. Aujourd'hui devenu groupe d'entraide mutuelle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le groupe d'entraide mutuelle est une association d'usagers qui se prend en (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il compte une centaine d'inscrits (appel&#233;s les &#171; participants &#187;), qui picorent parmi les multiples activit&#233;s anim&#233;es soit par l'un des trois &#171; accompagnants &#187; salari&#233;s, soit par des b&#233;n&#233;voles : travaux manuels, sport, langues, caf&#233; philo&#8230; Trois ateliers d'insertion (informatique, friperie et bar sans alcool) apprennent l'autonomie et favorisent le rapport aux autres&#8230; le tout diss&#233;min&#233; autour du clo&#238;tre joliment habit&#233; par une colonie de plantes vertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois &#171; accompagnants &#187; ne sont pas des travailleurs sociaux proprement dits, mais ont &#233;t&#233; recrut&#233;s pour leur adh&#233;sion &#224; l'esprit du lieu. L'une &#233;tait vendeuse en librairie, l'autre professeur de fran&#231;ais, et enfin le dernier, l'animateur technique qui s'occupe de l'entretien de la maison avec les participants, fabricant de meuble.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ouvert sur la soci&#233;t&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'aventure communautaire d&#233;bute en l'an 2000. Treize r&#233;sidants s'installent dans les chambres individuelles am&#233;nag&#233;es &#224; l'&#233;tage du couvent. La plupart viennent de l'h&#244;pital, mais tous sont peu ou prou stabilis&#233;s, capables d'accepter les relations avec les autres et de se remettre en cause&#8230; Six d'entre eux vivent ici depuis l'ouverture du lieu, qui a obtenu le statut de maison-relais en 2003 : la dur&#233;e de s&#233;jour n'est pas limit&#233;e, afin de &#171; se poser, recr&#233;er des racines et se remettre &#224; pousser &#187;, dit Marie-No&#235;lle Besan&#231;on. Le suivi m&#233;dical se fait &#224; l'ext&#233;rieur. &#171; Ici, ils ne sont pas des malades mais des citoyens &#171; normaux &#187;. &#187; Tout le monde participe aux t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et aux courses. Une fa&#231;on, en se sentant utile, de retrouver une place dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la Maison des sources n'est pas un cocon repli&#233; sur lui-m&#234;me, tout y invite &#224; la rencontre avec l'ext&#233;rieur : les sorties, la vente &#224; la friperie, l'atelier informatique, ouvert &#224; tous les habitants du quartier, mais aussi le &#171; d&#238;ner des amis &#187;, chaque mardi, o&#249; les b&#233;n&#233;voles et tous les esprits bienveillants ont leur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;laissant leur appartement autonome install&#233; dans le couvent, Marie-No&#235;lle et Jean Besan&#231;on prennent une bonne partie de leurs repas avec la communaut&#233;. Elle a abandonn&#233; son cabinet m&#233;dical en 2004 pour se consacrer au foyer, lui a travaill&#233; comme formateur &#224; l'Afpa jusqu'en 2006, date &#224; laquelle il est devenu directeur de la Maison des sources, pour permettre &#224; sa femme de travailler au d&#233;veloppement d'autres structures du m&#234;me type (lire encadr&#233;). D&#233;sormais priv&#233; de cette &#171; soupape &#187; ext&#233;rieure, le couple s'autorise r&#233;guli&#232;rement des s&#233;jours dans sa maison de la campagne bisontine, tandis qu'une accompagnante emm&#233;nage &#224; la Maison en leur absence. Des &#233;chapp&#233;es indispensables sur le chemin exigeant qu'il a choisi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Moins de m&#233;dicaments&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la m&#233;fiance des institutions au d&#233;but, la structure est d&#233;sormais reconnue : elle a le statut de maison-relais depuis 2003, ce qui lui permet d'&#234;tre financ&#233;e &#224; hauteur de 40 % par la Ddass, le conseil g&#233;n&#233;ral et la ville. Elle a re&#231;u en 2002 le deuxi&#232;me prix national de l'initiative en &#233;conomie sociale de la Fondation du Cr&#233;dit Coop&#233;ratif. Aconfessionnelle en d&#233;pit des convictions de sa fondatrice, elle a aussi sa place dans le r&#233;seau de soins : l'h&#244;pital envoie certains patients &#224; l'accueil de jour, voire &#224; la r&#233;sidence. &#171; Cette structure permet une r&#233;adaptation sociale, estime le professeur Paul Bizouard, psychiatre au CHU de Besan&#231;on. Mais elle ne remplace pas l'h&#244;pital en cas de crise aigu&#235;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, sa dimension communautaire ne convient pas &#224; tous. &#187; Certains en effet abandonnent apr&#232;s un temps d'essai. D'autres ne parviennent pas &#224; respecter les r&#232;gles du vivre ensemble (pas de violence, pas d'alcool ni d'isolement permanent). Mais Marie-No&#235;lle Besan&#231;on reste persuad&#233;e que la Maison des sources &#233;vite aussi bien des crises. Comme dans le cas de cette femme d'une quarantaine d'ann&#233;es qui habite une HLM avec son mari mais passe une semaine chaque mois &#224; la r&#233;sidence pour &#233;viter de retourner &#224; l'h&#244;pital. Dans l'ensemble, les sympt&#244;mes diminuent, et avec eux la consommation de m&#233;dicaments, et les r&#233;hospitalisations restent tr&#232;s rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre retrouv&#233;s eux-m&#234;mes et avoir r&#233;appris &#224; vivre avec les autres, certains retrouvent m&#234;me l'envie de travailler. Sept r&#233;sidants ou participants sont ainsi salari&#233;s &#224; temps partiel de l'association pour assurer le m&#233;nage, la cuisine et la comptabilit&#233;. En revanche, un seul occupe un emploi &#224; l'ext&#233;rieur, dans une entreprise d'espaces verts, &#224; un rythme adapt&#233; &#224; ses capacit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quitter le nid demande beaucoup de temps. Ainsi, ce r&#233;sidant rest&#233; trois ans : lorsqu'il s'est senti pr&#234;t, il a commenc&#233; par se pr&#233;parer ses repas tout seul, dans la petite cuisine de l'&#233;tage. Puis il s'est install&#233; dans un appartement. Au d&#233;but, il revenait manger au foyer, il est rest&#233; dormir une ou deux nuits, puis il est devenu totalement autonome. &#171; Mais il sait qu'il peut revenir &#224; tout moment, comme dans une famille, souligne Marie-No&#235;lle Besan&#231;on. Le lien reste, c'est ce qui lui a permis de partir. &#187; La plupart de ceux qui ont retrouv&#233; leur ind&#233;pendance participent toujours aux activit&#233;s de l'accueil de jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fondateurs du lieu songent eux aussi au d&#233;part. Pas pour se d&#233;sengager de leur &#339;uvre, au contraire, pour &#171; passer le relais &#187;. Le couple cherche &#224; recruter un directeur pour se concentrer sur le d&#233;veloppement du r&#233;seau naissant. Afin d'&#233;viter tout risque d'interf&#233;rences, Marie-No&#235;lle et Jean iront habiter ailleurs. &#171; Nous continuerons &#224; &#234;tre pr&#233;sents, moins souvent mais pr&#233;sents &#187;, assure la psychiatre. Il faudra r&#233;inventer un nouveau &#171; vivre avec &#187;, en s'appuyant sur les accompagnants. &#171; Nous avons 59 et 61 ans, il faut &#234;tre raisonnable et assurer la transmission si nous voulons que la Maison des sources nous survive &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'exp&#233;rience fait des &#233;mules&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association les Invit&#233;s au festin a re&#231;u un agr&#233;ment pour ouvrir une deuxi&#232;me maison-relais qui devrait accueillir douze personnes dans un village proche de Besan&#231;on &#224; partir de janvier 2009, autour de l'une des accompagnantes de l'actuelle Maison des sources. En outre, depuis la parution de son livre t&#233;moignage (1), Marie-No&#235;lle Besan&#231;on est sollicit&#233;e un peu partout en France par des personnes qui aimeraient reproduire l'exp&#233;rience. Ainsi, des projets sont engag&#233;s &#224; Lille, Lyon et Montpellier, par des associations compos&#233;es le plus souvent de parents de personnes en souffrance psychique, de travailleurs sociaux et de psychiatres ou psychologues. &#171; La principale difficult&#233; reste de trouver le logement &#187;, observe Marie-No&#235;lle Besan&#231;on, qui suit de pr&#232;s ces initiatives et a r&#233;dig&#233; une charte pour ce futur r&#233;seau, autour de quatre principes : vie partag&#233;e entre personnes en difficult&#233; et personnes int&#233;gr&#233;es, ouverture sur l'ext&#233;rieur, participation de chacun aux activit&#233;s et &#224; la gestion, et comptabilit&#233; suivant le mod&#232;le de l'&#233;conomie plurielle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le groupe d'entraide mutuelle est une association d'usagers qui se prend en charge pour organiser des activit&#233;s de convivialit&#233; &#224; destination des personnes atteintes de troubles psychiques&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;coute, un exercice professionnel difficile</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-ecoute-un-exercice-professionnel-difficile-9087</link>
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		<title>Jeunes adultes : mettre sur sens sur des souffrances</title>
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&lt;p&gt;Ouverte depuis juillet 2002 &#224; Rillieux-la-Pape, la permanence du Centre Jean Bergeret pour la pr&#233;vention des conduites &#224; risque des jeunes et des adolescents s'adresse &#233;galement aux familles dans le cadre d'un soutien &#224; la parentalit&#233;. Propos recueillis par Bruno Crozat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle est votre mission dans le cadre de ce point &#233;coute ? Ma mission de psychologue consiste &#224; recevoir les jeunes qui viennent pour des souffrances diverses, psychiques et pour des probl&#232;mes familiaux. Mon r&#244;le est de parvenir &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouverte depuis juillet 2002 &#224; Rillieux-la-Pape, la permanence du Centre Jean Bergeret pour la pr&#233;vention des conduites &#224; risque des jeunes et des adolescents s'adresse &#233;galement aux familles dans le cadre d'un soutien &#224; la parentalit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Bruno Crozat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est votre mission dans le cadre de ce point &#233;coute ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma mission de psychologue consiste &#224; recevoir les jeunes qui viennent pour des souffrances diverses, psychiques et pour des probl&#232;mes familiaux. Mon r&#244;le est de parvenir &#224; mettre du sens sur ces souffrances et ces difficult&#233;s. L'adolescence est une p&#233;riode de r&#233;am&#233;nagement. Le cadre familial est souvent boulevers&#233;. Les parents ne savent plus comment s'y prendre avec ces jeunes qui grandissent. C'est difficile. Ma formation de th&#233;rapeute familial me permet, &#224; travers celui qui vient, d'&#233;tendre cette &#233;coute au groupe familial. Il ne s'agit pas seulement de prendre en compte l'individu en tant que tel, mais aussi sa famille &#224; travers sa pr&#233;sence ou son absence. Quand les adolescents ne parlent pas, c'est souvent qu'ils ont peur de trahir les attentes de la famille. Je dois prendre en compte cette dimension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous parlez d'&#233;coute groupale. De quoi s'agit-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;coute groupale prend en compte l'individu dans son milieu familial, avec la place qui lui est d&#233;volue. Celle qu'il prend et celle qu'on lui donne. M&#234;me si sa place n'est pas enviable, c'est lui qui l'a prise. M&#234;me s'il s'en plaint. Lors du premier entretien je fais d'abord connaissance. J'essaie d'&#233;valuer ce qui se passe. Parfois, un adolescent n'a pas de mots pour dire ce qui cloche. Je capte tr&#232;s vite la dynamique familiale. Je ne vais pas leur dire pour autant ce qu'il en est. Je les aide plut&#244;t &#224; mettre du sens sur leur mal-&#234;tre. Celui-ci s'exprimera de diff&#233;rentes mani&#232;res selon la fa&#231;on dont se sont construits les liens familiaux et g&#233;n&#233;rationnels. Certains viennent pour des violences intra familiales, des violences physiques et verbales. Des jeunes s'infligent des scarifications ou des automutilations pour surmonter des pouss&#233;es d'angoisse. Les jeunes filles s'en prennent plus facilement &#224; leur corps. Il y a aussi l'alcool, le cannabis, c'est toujours une fa&#231;on d'interpeller les parents. Ces derniers m'avouent souvent qu'ils ne savent plus quoi faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si des adolescents ne savent pas mettre les mots sur leur malaise, comment entendez-vous la nature de leur souffrance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils s'expriment par des postures, des mimiques, par une pr&#233;sence ou une absence. Certains ne viennent plus au moment m&#234;me o&#249; je pensais que c'&#233;tait gagn&#233;. Un adolescent exprime sa souffrance en attaquant le cadre que je lui propose ou les &#224;-c&#244;t&#233;s de ce cadre. Cela ne passe pas forc&#233;ment par la parole mais par une mise en sc&#232;ne. Je pense &#224; cette jeune fille de dix-huit ans. Elle est venue pendant quelques mois et ne supportait pas la s&#233;paration. Elle se sentait abandonn&#233;e. Je lui ai propos&#233; une rencontre par semaine. Elle s'y investissait beaucoup. Mais elle me montrait aussi qu'elle pouvait se d&#233;sinvestir tr&#232;s facilement. Pendant une p&#233;riode, tant&#244;t elle venait, tant&#244;t pas. C'est une fa&#231;on de me dire : qu'est-ce que &#231;a vous fait si je ne viens pas ? C'est important de tenir le coup dans ces moments-l&#224;. Elle jouait avec le cadre que je lui avais propos&#233;. Un jeu s&#233;rieux. Quand un jeune n'a plus besoin de s'en prendre au cadre, qu'il vient r&#233;guli&#232;rement, il est possible alors de verbaliser le mal-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour vous, qu'est-ce qu'un &#233;coutant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux en parler qu'&#224; travers ma profession de psychologue. C'est pour moi quelqu'un qui accueille une personne telle qu'elle est et qui respecte son rythme. Il &#233;coute la groupalit&#233; familiale &#224; travers l'individu. Il resitue ainsi dans son &#233;coute et son accueil, la personne dans sa dynamique familiale et groupale, &#224; travers sa fa&#231;on d'accueillir et d'&#233;couter. Du coup, vous percevez combien il est int&#233;ressant de travailler ensemble. Des &#233;ducateurs de rue vont resituer un jeune dans son environnement de quartier, dans son cadre familial. C'est ainsi que se cr&#233;e du lien psychosocial autour de la personne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#233;ducateurs de rue ont-ils encore le temps d'&#233;couter les jeunes ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-educateurs-de-rue-ont-ils-encore-le-temps-d-ecouter-les-jeunes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-educateurs-de-rue-ont-ils-encore-le-temps-d-ecouter-les-jeunes</guid>
		<dc:date>2007-12-06T09:31:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>864</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Form&#233;s &#224; la rencontre sur le terrain, les &#233;ducateurs de rue tissent une relation avec les jeunes pour leur apporter des rep&#232;res sociaux d'int&#233;gration. &#192; eux de jongler entre l'observation et l'&#233;coute qui fondent leur action et les projets qui vont permettre aux jeunes de s'int&#233;grer dans la soci&#233;t&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;raldine Pontain et Farid Berais travaillent comme &#233;ducateurs de rue sur Tassin-la-Demi-Lune et Francheville, dans le Rh&#244;ne. Une configuration urbaine o&#249; les quartiers en difficult&#233; sont diss&#233;min&#233;s dans la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Form&#233;s &#224; la rencontre sur le terrain, les &#233;ducateurs de rue tissent une relation avec les jeunes pour leur apporter des rep&#232;res sociaux d'int&#233;gration. &#192; eux de jongler entre l'observation et l'&#233;coute qui fondent leur action et les projets qui vont permettre aux jeunes de s'int&#233;grer dans la soci&#233;t&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;G&#233;raldine Pontain et Farid Berais travaillent comme &#233;ducateurs de rue sur Tassin-la-Demi-Lune et Francheville, dans le Rh&#244;ne. Une configuration urbaine o&#249; les quartiers en difficult&#233; sont diss&#233;min&#233;s dans la ville au sein de ces deux communes. Ils alternent entre pr&#233;sence aupr&#232;s des jeunes sur leur lieu de vie et permanences dans un local situ&#233; en dehors de ces quartiers. &lt;i&gt;&#171; &#192; Tassin, la demande est diff&#233;rente de celle des communes de l'est lyonnais o&#249; je travaillais avant. L'urgence &#233;tait tr&#232;s forte et le stress &#233;galement. Ici, nous avons le temps de faire un travail de fond, d'&#233;couter les jeunes, de prendre la temp&#233;rature du quartier &#187;&lt;/i&gt;, explique Farid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'&#233;coute des jeunes n'est pas une th&#233;matique souvent abord&#233;e par les &#233;ducateurs de rue. Mais en les interrogeant, elle s'impose tr&#232;s vite comme une pratique fondamentale de leur action. G&#233;raldine et Farid partent le plus souvent &#224; deux. Une mani&#232;re de montrer qu'ils ne travaillent pas pour leur compte, mais agissent au nom d'une institution de pr&#233;vention. &lt;i&gt;&#171; &#192; deux, nous pouvons &#233;changer ensemble, croiser ce que les jeunes nous disent. Nous sommes parfois pr&#233;sents au m&#234;me moment et nous n'interpr&#233;tons pas les &#233;v&#233;nements et les paroles de la m&#234;me fa&#231;on &#187;&lt;/i&gt;, insiste G&#233;raldine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, des rumeurs de &#171; tournante &#187; per&#231;aient dans le quartier. La jeune fille concern&#233;e se posait &#224; la fois en victime et en acteur de cet &#233;v&#233;nement. &lt;i&gt;&#171; C'est une situation qui n'a rien d'&#233;vident,&lt;/i&gt; se soucie G&#233;raldine. &lt;i&gt;C'est alors qu'il faut garder les oreilles grandes ouvertes et &#234;tre attentif aux moindres informations, &#224; l'inqui&#233;tude des jeunes. Nous marchons sur des &#339;ufs ! En &#233;coutant cette jeune fille, je peux me dire : non, elle ne subit pas. Elle aurait presque organis&#233; la tournante. Elle le dit &#224; demi mot &#171; t'inqui&#232;tes, je ma&#238;trise &#187;. Mais moi j'entends aussi une souffrance dans son rapport au quartier qui la stigmatise, dans sa relation &#224; l'homme et &#224; son corps. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le quartier, elle est affubl&#233;e d'un surnom, les gar&#231;ons en parlent avec distance, la traite de &#171; &lt;i&gt; pute &lt;/i&gt; &#187;. Les &#233;ducateurs se font interpeller par les jeunes : &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qu'elle t'a racont&#233; ? &#187;&lt;/i&gt; Ils s'inqui&#232;tent lorsqu'ils apprennent qu'elle &#233;tait mineure alors qu'ils l'a croyaient majeure. &lt;i&gt;&#171; Tous ces d&#233;tails nous mettent aussi la puce &#224; l'oreille &#187;&lt;/i&gt;, compl&#232;te Farid. Ce travail d'&#233;coute des tensions, des apathies, des provocations, des silences qui traversent le quartier, permet de contextualiser des relations plus individuelles avec les jeunes. Il exige une grande diplomatie, car au travers des paroles &#233;chang&#233;es, les jeunes testent leur solidit&#233;, leur coh&#233;rence, leur fiabilit&#233;. C'est une &#233;coute au long cours dont l'enjeu est fondamental pour les jeunes et se r&#233;sume &#224; cette question : vais-je pouvoir mettre ma confiance en cet adulte ? (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Jeunes-adultes-mettre-sur-sens-sur-des-souffrances' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de Richard Durastante, th&#233;rapeute familial dans un point accueil &#233;coute jeunes&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au local des &#171; &#233;ducs &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une fois nou&#233;e, la confiance permet de cr&#233;er une relation sur laquelle peut s'appuyer un projet. Depuis quatre ans, les AJD (Amis jeudi dimanche) ont ouvert un local dans le Xe arrondissement de Lyon. Pour s'y rendre, il faut sortir du quartier. Ce n'est pas anodin. C'est une respiration pour les jeunes. Martine et Gilles les re&#231;oivent avec ou sans rendez-vous. Cette disponibilit&#233; reste relativement atypique. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est jamais facile pour eux de venir,&lt;/i&gt; analyse Martine,&lt;i&gt; mais s'ils le font c'est qu'ils en ont besoin, sinon ils ne viendraient pas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent le pr&#233;texte est futile. Ils souhaitent parler de tout et de rien, de donner leur point de vue sur des faits d'actualit&#233;. Ils veulent taper un CV, toujours dans l'urgence. &lt;i&gt;&#171; Pour nous c'est important. En retra&#231;ant leur parcours scolaire, ils doivent faire appel &#224; leur m&#233;moire,&lt;/i&gt; compl&#232;te Gilles. &lt;i&gt;Nous pouvons aussi les aider car nous les suivons depuis longtemps. C'est l'occasion de mettre en &#233;vidence les ruptures dans leur parcours, d'en parler ensemble, de les &#233;couter d&#233;crire la vie dans leur coll&#232;ge ou dans leur formation. &#187;&lt;/i&gt; Les trajets en voiture sont des moments privil&#233;gi&#233;s. Install&#233;s c&#244;te &#224; c&#244;te, &#233;ducateur et jeune ne croisent par leurs regards. La parole se lib&#232;re plus facilement. L'intimit&#233; qu'offre l'habitacle du v&#233;hicule est propice au dialogue. Mais pour obtenir cette confiance, deux &#224; trois ans sont n&#233;cessaires pour qu'une &#233;quipe commence &#224; &#234;tre accept&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Lyon, les &#233;coles d'&#233;ducateurs int&#232;grent toutes dans leur formation le th&#232;me de la communication. Ces modules laissent un souvenir plus ou moins imp&#233;rissables dans l'esprit des &#233;ducateurs. &lt;i&gt;&#171; J'ai souvenance les jeux de r&#244;le en entretien, bas&#233;s sur l'&#233;coute individuelle de la souffrance et des histoires de vie. Je me rappelle de quelques techniques : la place et la posture que l'on prend dans un entretien, la mani&#232;re dont on am&#233;nage le local, le fait d'&#234;tre en face ou &#224; c&#244;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;, se rem&#233;more G&#233;raldine. Dans le cadre de sa formation, elle a &#233;galement fait partie d'un groupe d'&#233;tude du tissu social. Les &#233;tudiants &#233;taient envoy&#233;s sur une commune et devaient enqu&#234;ter pour relever les atouts et les dysfonctionnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Farid, &lt;i&gt;&#171; la formation en g&#233;n&#233;ral est tr&#232;s riche. Il y a beaucoup d'&#233;l&#233;ments &#224; int&#233;grer qui nous incitent &#224; rester dans l'action : on nous apprend &#224; proposer, avoir des projets, r&#233;pondre &#224; une demande le logement, de loisir, avoir une logique d'efficacit&#233;. La notion d'&#233;coute est trait&#233;e de fa&#231;on &#224; ne pas passer tout de suite &#224; l'action, accepter peut-&#234;tre un sentiment d'inutilit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'&#233;coutant devient l'&#233;cout&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-ecoutant-devient-l-ecoute</link>
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		<dc:subject>864</dc:subject>

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&lt;p&gt;Depuis plus d'une quinzaine d'ann&#233;es Claire Michelon accompagne des groupes d'analyse de la pratique. Sa posture d'&#233;coutante permet aux &#233;ducateurs de reprendre leur v&#233;cu professionnel pour apaiser, soutenir et &#233;tayer leur pratique &lt;br class='autobr' /&gt;
Claire Michelon est psychologue clinicienne. Elle travaille &#224; l'h&#244;pital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu &#224; Lyon et accompagne plusieurs groupes d'analyse de la pratique dans le cadre de son exercice en lib&#233;ral. &#171; Pendant une heure et demie, le groupe reste souvent dans (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus d'une quinzaine d'ann&#233;es Claire Michelon accompagne des groupes d'analyse de la pratique. Sa posture d'&#233;coutante permet aux &#233;ducateurs de reprendre leur v&#233;cu professionnel pour apaiser, soutenir et &#233;tayer leur pratique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Claire Michelon est psychologue clinicienne. Elle travaille &#224; l'h&#244;pital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu &#224; Lyon et accompagne plusieurs groupes d'analyse de la pratique dans le cadre de son exercice en lib&#233;ral. &lt;i&gt;&#171; Pendant une heure et demie, le groupe reste souvent dans l'informatif. Ensuite, les membres du groupe vont rechercher ce qu'ils ont oubli&#233;, ce que les situations leur font vivre. D&#232;s lors, les &#233;ducateurs commencent &#224; partager la mani&#232;re dont ils vivent leur pratique. Nous ne sommes plus alors sur la question de l'usager, ni celle de l'usager et soi-m&#234;me, mais sur la relation &#224; l'autre, notre r&#233;f&#233;rentiel de praticien, nos propres valeurs, nos impasses, nos failles. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce travail d'&#233;coute et de reprise qu'elle anime, les &#233;ducateurs livrent ce qui dans leur pratique &#233;veille la col&#232;re, la violence, le conflit, la souffrance, la puissance. Comment durer dans un m&#233;tier forc&#233;ment r&#233;p&#233;titif, peu valorisant, peu narcissisant, d&#233;bouchant souvent sur de maigres r&#233;sultats objectifs ? Cette question, Claire Michelon se la pose apr&#232;s de nombreuses ann&#233;es &#224; entendre les travailleurs sociaux reprendre leur exp&#233;rience et la confronter avec eux-m&#234;mes. Des questions essentielles qui trouvent un exutoire au sein de ces groupes de paroles. &lt;i&gt;&#171; Comment rester vivant face &#224; tout ce qui se d&#233;grade ? observe-t-elle. En quelques ann&#233;es, les situations se sont dramatis&#233;es. Du fait de l'&#233;volution de l'immigration, des personnes clandestines qui arrivent sans droit, du fait de la disparition du lien social, des impasses dans lesquelles les gens se retrouvent au niveau social. Comment continuer &#224; y croire ? Comment rester vivant et cr&#233;atif ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La troisi&#232;me oreille&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;coute analytique est un travail difficile et fatigant. Les enjeux s'entrem&#234;lent entre l'&#233;coute de la personne, celle de la personne dans l'institution, dans l'&#233;quipe, les enjeux d'&#233;quipes, ce que les participants disent, ce qu'ils taisent. Il faut durer pour que la parole &#233;merge. Elle se tisse dans le temps. Le psychologue est l&#224; pour donner &#224; l'&#233;ducateur les moyens de travailler. C'est une &#233;coute en creux. &lt;i&gt;&#171; Finalement le psy n'existe pas. Il est pr&#233;sent-absent pour que les participants trouvent en eux les moyens de se positionner et d&#233;celer par eux-m&#234;mes ce qui leur permettra de mener &#224; bien leur travail. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet effort pour faire r&#233;-&#233;merger constamment ce qui fonde l'action professionnelle, le mal-&#234;tre de l'institution revient de fa&#231;on r&#233;currente dans la parole des professionnels. Le cadre de l'institution et le cadre analytique constituent ce qui permet au sujet de d&#233;poser la part la moins &#233;labor&#233;e et la plus archa&#239;que de sa personnalit&#233;. L'institution contient ce qui est le plus incertain, le plus fragile en nous. C'est &#224; partir de l&#224; que le sujet peut se d&#233;ployer, se mettre en mouvement. C'est la t&#226;che primaire de l'institution. Quand le cadre de l'institution est en crise, le mouvement s'enlise. Le psychologue est aussi l&#224; pour &#233;couter ce malaise. Il est pay&#233; par l'institution pour que cette t&#226;che primaire de l'institution se r&#233;alise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au fur et &#224; mesure de mon exp&#233;rience, je me suis situ&#233;e de moins en moins dans la ma&#238;trise et davantage dans le l&#226;cher prise. J'ai mis beaucoup de temps &#224; &#233;couter, sans vouloir tout de suite chercher &#224; comprendre, mettre du sens. Je laisse davantage les personnes s'exprimer librement et la parole se d&#233;velopper &#187;&lt;/i&gt;. Ecouter tout de la m&#234;me mani&#232;re, sans donner plus de relief &#224; certaines choses ou &#224; d'autres. C'est un faux retrait, car la posture reste extr&#234;mement active. &lt;i&gt;&#171; C'est une exp&#233;rience difficile &#224; d&#233;crire, poursuit-elle. C'est une abstraction de moi, comme si quelque chose du moi n'existait plus dans ces moments-l&#224;, pour mettre &#224; disposition mon appareil psychique &#224; disposition des autres. C'est un lieu d'indiff&#233;renciation. Je me pr&#234;te &#224; l'autre en perdant les limites de moi-m&#234;me. C'est une exp&#233;rience proche de la psychose ou des produits hallucinog&#232;nes : perdre les limites de son moi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En se laissant ainsi impr&#233;gner et bercer par la parole de l'autre, un travail du c&#244;t&#233; de l'inconscient s'&#233;labore et par moments cr&#233;e des liens, telle une bulle d'air qui remonte &#224; la surface et d&#233;voile son contenu. Les voix de ceux qui parlent nous habitent, elles r&#233;sonnent en nous-m&#234;mes et nous permettent alors de saisir les enjeux de ce qui se dit. Le pr&#234;t de son int&#233;grit&#233; psychique est tr&#232;s couteux, avoue Claire Michelon et requiert beaucoup d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Errance et solitude chez les jeunes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Errance-et-solitude-chez-les-jeunes</link>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Je marche dans la nuit par un chemin mauvais, ignorant d'o&#249; je viens, incertain o&#249; je vais. &#187; L'introduction de l'ouvrage propose en exergue ce vers de Lamartine. Le ton est donn&#233;. Ce petit texte est la transcription d'une journ&#233;e de conf&#233;rence r&#233;unissant divers sp&#233;cialistes autour de la probl&#233;matique de l'errance, de la solitude du jeune. C'est dans le cadre du p&#244;le d&#233;partemental de ressources des conduites &#224; risques, cr&#233;&#233; en 2004 dans le Bas-Rhin, que s'est tenue cette journ&#233;e. Ce n'est pas seulement (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je marche dans la nuit par un chemin mauvais, ignorant d'o&#249; je viens, incertain o&#249; je vais. &#187; L'introduction de l'ouvrage propose en exergue ce vers de Lamartine. Le ton est donn&#233;. Ce petit texte est la transcription d'une journ&#233;e de conf&#233;rence r&#233;unissant divers sp&#233;cialistes autour de la probl&#233;matique de l'errance, de la solitude du jeune. C'est dans le cadre du p&#244;le d&#233;partemental de ressources des conduites &#224; risques, cr&#233;&#233; en 2004 dans le Bas-Rhin, que s'est tenue cette journ&#233;e. Ce n'est pas seulement l'errance visible, m&#233;diatis&#233;e, qui est analys&#233;e mais tout ce qui se rapporte &#224; l'exil, aux rites de deuils, au sentiment de vacuit&#233;, au d&#233;s&#339;uvrement et autres voyages de rupture. Le nombre d'errants est difficile &#224; &#233;valuer aujourd'hui parce que, bien souvent, ces jeunes vivent en marge des institutions sociales et leur singularit&#233; ne peut &#234;tre directement observable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de mutualiser les exp&#233;riences, les approches, les analyses des diff&#233;rents intervenants. L'errance chez les jeunes prend de multiples formes comme les fugues, le nomadisme, les squats, les voyages. Le lien entre rites initiatiques et conduites &#224; risques est t&#233;nu. Certains jeunes voient ainsi une &#171; confirmation du manque, de l'absence d'un &#233;tayage s&#233;curisant &#187;. &#171; L'errance chronique, chez certains jeunes, appara&#238;t ainsi comme un &#171; ersatz &#187; de d&#233;sir, la volont&#233; de maintenir l'illusion que le sujet avance vers un lieu meilleur &#224; vivre, qui existerait quelque part, l'illusion d'un objet pour une qu&#234;te qui n'en est plus une &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse du backpacking (voyager sac au dos ndlr), traduit en errance positive, reste une approche tr&#232;s int&#233;ressante de ce type d'errance moderne, li&#233;e &#224; la soci&#233;t&#233; de consommation et qui voit des jeunes voyager d'un pays &#224; l'autre, dans une recherche d'authenticit&#233;. Errance juv&#233;nile, exp&#233;rience de s&#233;jour au Maroc, rites de transition, tant de th&#232;mes abord&#233;s avec rigueur et exemples concrets qui font de cet ouvrage une r&#233;f&#233;rence en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. T&#233;ra&#232;dre, 2007 (103 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;coute, un exercice professionnel difficile</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-ecoute-un-exercice-professionnel-difficile</link>
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		<dc:date>2007-12-06T09:24:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>864</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;coute pr&#233;c&#232;de tout travail social. Elle exige exp&#233;rience, maturit&#233;, bonne connaissance de soi et reste un exercice difficile et &#233;prouvant. Surtout lorsque les contacts se d&#233;roulent par t&#233;l&#233;phone. Dans ce cas, il faut non seulement g&#233;rer la souffrance de l'autre mais aussi sa propre insatisfaction &lt;br class='autobr' /&gt;
Ecouter, c'est accueillir l'autre tel qu'il est. Derri&#232;re la banalit&#233; de cette affirmation, se cache une pratique hautement d&#233;licate et co&#251;teuse pour celui qui l'exerce. D&#233;licate parce qu'&#233;couter semble la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;coute pr&#233;c&#232;de tout travail social. Elle exige exp&#233;rience, maturit&#233;, bonne connaissance de soi et reste un exercice difficile et &#233;prouvant. Surtout lorsque les contacts se d&#233;roulent par t&#233;l&#233;phone. Dans ce cas, il faut non seulement g&#233;rer la souffrance de l'autre mais aussi sa propre insatisfaction&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ecouter, c'est accueillir l'autre tel qu'il est. Derri&#232;re la banalit&#233; de cette affirmation, se cache une pratique hautement d&#233;licate et co&#251;teuse pour celui qui l'exerce. D&#233;licate parce qu'&#233;couter semble la chose la plus naturelle au monde, or l'&#233;coute rec&#232;le de nombreux pi&#232;ges et travers. Entendre vraiment la souffrance et les besoins d'un &#234;tre exige de l'exp&#233;rience, une certaine maturit&#233; et une bonne connaissance de soi. Elle est co&#251;teuse, parce que personne ne ressort indemne d'une pratique de l'&#233;coute orient&#233;e vers la relation d'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le champ du social, l'&#233;coute pratiqu&#233;e par les professionnels est un pr&#233;alable &#224; leur expertise. Accueillir le v&#233;cu douloureux des personnes est constitutif de toute pratique sociale qui se veut empreinte d'humanit&#233;. La capacit&#233; d'&#233;coute est m&#234;me l'une des premi&#232;res qualit&#233;s demand&#233;es dans ces m&#233;tiers. Elle exige attention &#224; l'autre et bienveillance. Mais elle demeure un exercice professionnel, pour lequel il faut se garder de m&#233;langer ses affects afin de maintenir une distance critique propre &#224; une relation d'aide.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dit et non-dit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le centre Datis, (drogues, alcool, tabac, info service) est un service national de pr&#233;vention des conduites addictives qui d&#233;pend de la MILT, la mission interminist&#233;rielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies. Il poss&#232;de une implantation &#224; Paris et quatre en r&#233;gion, &#224; Strasbourg, Lille, Marseille et Lyon. Le centre d'&#233;coute t&#233;l&#233;phonique lyonnais re&#231;oit une vingtaine d'appels par jour. Les &#233;coutants salari&#233;s viennent de divers horizons et pas seulement de l'univers des travailleurs sociaux ou des sp&#233;cialistes de la psychologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq d'entre eux travaillent &#224; mi-temps, sept autres sont vacataires. &lt;i&gt;&#171; Les &#233;coutants chez nous sont des charg&#233;s d'accueil t&#233;l&#233;phonique,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Pierre Avril, le directeur de Datis &#224; Lyon.&lt;i&gt; Ce n'est pas seulement une formule car la posture de l'&#233;coutant n'est pas seulement empathique et inconditionnelle comme elle peut l'&#234;tre &#224; SOS Amiti&#233;. Nous nous inscrivons dans la logique des politiques publiques. Au regard de cela, nous demandons &#224; nos charg&#233;s d'accueil de recevoir la parole de l'autre et d'op&#233;rer une mise en lien vers des organismes au sein desquels travaillent des sp&#233;cialistes comp&#233;tents pour traiter un probl&#232;me. &#187;&lt;/i&gt; Anonymat, respect de la loi et non jugement, tel est le cadre que s'est fix&#233; Datis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la formation initiale des &#233;coutants reste domin&#233;e par la psychologie, plusieurs viennent d'horizons professionnels inattendus : une v&#233;t&#233;rinaire, un m&#233;decin, un travailleur social. Fran&#231;oise est artiste peintre. Elle travaille &#224; quart temps comme &#233;coutante depuis neuf ans au centre Datis. Ce sont davantage les besoins &#233;conomiques et le hasard qui l'ont orient&#233;e vers cette activit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Au t&#233;l&#233;phone, nous n'avons que la voix dans l'oreille, des deux c&#244;t&#233;s de la ligne. Je reconnais tr&#232;s vite dans quelles dispositions se trouve mon interlocuteur. Si la voix est faible, s'il est en col&#232;re, si un silence s'installe. Mais je n'ai aucun indice visuel qui corrobore ce que j'entends et les projections d'images associ&#233;es &#224; cette voix sont extr&#234;mement rapides &#187;,&lt;/i&gt; confie-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#233;cepteur, le dit et le non dit se superposent, s'entrem&#234;lent. Elle se souvient d'un appelant lui racontant des exp&#233;riences traumatiques abominables sur un ton de voix monocorde.&lt;i&gt; &#171; Ce que l'on ressent pendant l'appel, fait partie int&#233;grante de cette relation t&#233;l&#233;phonique. La voix est porteuse d'images et de fantasmes dont il faut &#234;tre conscient. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux m&#233;canismes peuvent donc interf&#233;rer. Si la voix est sympathique et agr&#233;able, l'&#233;coutant risque de manquer de distance. L'appelant peut aussi prendre plaisir &#224; mettre en &#233;chec le charg&#233; d'accueil t&#233;l&#233;phonique en rejetant l'une apr&#232;s l'autre toutes les pistes qu'il lui sugg&#232;re. Il peut &#234;tre soumis au marchandage, &#224; la manipulation pour obtenir son affection. Un appel est g&#233;n&#233;ralement unique. Il va tr&#232;s vite, m&#234;me s'il dure une heure. Ce n'est que dans ce temps circonscrit que Fran&#231;oise doit tenter d'apporter l'aide n&#233;cessaire recherch&#233;e par son interlocuteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;phone prot&#232;ge. Il suscite les confidences. La parole au t&#233;l&#233;phone peut lib&#233;rer. Mais elle reste ambivalente. &lt;i&gt;&#171; Les appelants se l&#226;chent au t&#233;l&#233;phone. Ils sont capables de dire des choses qu'ils n'ont jamais dites &#224; leur psychologue. &#187;&lt;/i&gt; Certains vont r&#233;v&#233;ler au t&#233;l&#233;phone un v&#233;cu qu'ils ne diront jamais en face-&#224;-face. Rassur&#233;s par ce qu'ils peuvent dire au t&#233;l&#233;phone, la confiance provoque parfois des appels successifs qui les emp&#234;chent de franchir le cap d'une rencontre. &lt;i&gt;&#171; Au bout du compte, la parole au t&#233;l&#233;phone atteint sa limite. Elle ne suffit plus. Elle devient alors un obstacle &#224; une aide approfondie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Fran&#231;oise, un appel n'est jamais satisfaisant. Elle ne sait rien de ce que provoque cette relation t&#233;l&#233;phonique. Il demeure toujours une incertitude. &lt;i&gt;&#171; De quelle mani&#232;re mon interlocuteur a-t-il re&#231;u ce que j'ai dit ? &#187;, &lt;/i&gt; s'interroge-t-elle. &lt;i&gt;&#171; Ai-je donn&#233; la bonne adresse ? M&#234;me si j'ai un sentiment de satisfaction, je ne peux que m'en m&#233;fier, car j'ai pu rater quelque chose. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vider son sac&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;coute est une travers&#233;e et une perte. Dans ce passage et dans cette perte, le respect de la parole de l'appelant sont garantis. Souvent lourd des souffrances et des d&#233;pendances qu'il a entendues, l'&#233;coutant prend quelques instants pour r&#233;cup&#233;rer psychiquement avant de reprendre un nouvel appel. Au centre Datis une r&#233;union hebdomadaire permet d'&#233;changer entre coll&#232;gues et de &#171; vider son sac &#187; en &#233;voquant les situations difficiles qu'il a entrevues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois par mois, une rencontre d'analyse de la pratique avec la pr&#233;sence active d'un psychologue (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-ecoutant-devient-l-ecoute' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience d'une psychologue en milieu psychiatrique&lt;/a&gt;) r&#233;unit pendant deux heures une demi-douzaine de charg&#233;s d'accueil t&#233;l&#233;phonique autour d'un appel pr&#233;sent&#233; par l'un des membres de l'&#233;quipe. Celui-ci partage ce qui s'est pass&#233;. &lt;i&gt;&#171; C'est une dame qui appelait. D'embl&#233;e sa voix m'a &#233;t&#233; antipathique. Je n'aimais pas cette femme et je n'avais qu'une envie : que l'appel s'ach&#232;ve. Si je ne me formule pas en m&#234;me temps que l'appel se d&#233;roule, ce que le son de cette voix me fait vivre, je risque inconsciemment d'&#234;tre rapidement maladroit, de manquer d'attention et de ne pas r&#233;pondre &#224; la demande de mon interlocutrice &#187;&lt;/i&gt;, raconte un &#233;coutant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de ces reprises, tous les participants tentent d'&#233;voquer ensemble ce qui s'est pass&#233; autour de cet appel : les images qui viennent &#224; l'esprit, les projections qui naissent &#224; l'&#233;coute de la voix. Il s'agit de prendre du recul et d'accepter ce qui est de l'ordre de l'incontr&#244;lable pour conserver une n&#233;cessaire neutralit&#233; et une ma&#238;trise pendant l'appel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;venir le suicide&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; la diff&#233;rence de Datis, les deux mille &#233;coutants de SOS Amiti&#233; sont des b&#233;n&#233;voles. L'association existe depuis plus de quarante ans et re&#231;oit 720 000 appels par an. Elle est la seule organisation &#224; offrir une &#233;coute 24h/24h tous les jours de l'ann&#233;e. Le but de SOS Amiti&#233; consiste &#224; mener une pr&#233;vention du suicide tr&#232;s en amont, par l'&#233;coute t&#233;l&#233;phonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis peu et de fa&#231;on exp&#233;rimentale SOS Amiti&#233; propose une &#233;coute par le moyen d'un &#171; chat accueil &#187; sur Internet. SOS Amiti&#233; demande &#224; ses &#233;coutants d'&#234;tre capables de d&#233;velopper une empathie envers les gens qui appellent. Ce n'est pas de la sympathie, au sens de souffrir avec, mais une disposition personnelle de l'&#233;coutant pour se mettre &#224; la place de l'appelant &lt;i&gt;&#171; pour souffrir comme lui, mais pas avec lui &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;veloppe Gillonne Rocher, pr&#233;sidente de SOS Amiti&#233; &#224; Lyon. &lt;i&gt;&#171; Je fais une diff&#233;rence, &#224; savoir que pour nous, la sympathie rel&#232;ve davantage du registre des sentiments, des &#233;motions. L'empathie introduit &#224; la souffrance du dedans de l'autre pour comprendre les aspects cognitifs, &#233;motionnels de l'exp&#233;rience d'autrui et se mettre &#224; sa place. Nous &#233;prouvons le monde tel que l'appelant le voit, sans jugement. Il faut se m&#233;fier de tout ce qui est de l'ordre des sentiments. Ils nous entra&#238;nent et ne nous permettent pas de conserver de la distance. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le non-jugement, la non-directivit&#233; et l'anonymat absolu caract&#233;risent l'&#233;coute de l'association.&lt;i&gt; &#171; Nous ne sommes l&#224; ni pour acquiescer, ni pour excuser. Cela ne nous emp&#234;che pas d'avoir une parole tranchante quand il s'agit de faire un rappel &#224; la loi &#187;&lt;/i&gt;, avertit Gillonne Rocher. &lt;i&gt;&#171; Nous ne proposons pas de solutions, celles-ci doivent venir des appelants eux-m&#234;mes. &#187;&lt;/i&gt; Une fois pos&#233; le cadre des appels, la pr&#233;sidente rappelle les convictions humanistes sur lesquelles reposent la pratique des &#233;coutants. Tout homme poss&#232;de les capacit&#233;s de se prendre en main, m&#234;me si cela ne semble pas &#233;vident dans l'imm&#233;diat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOS Amiti&#233; b&#233;n&#233;ficie d'une grande exp&#233;rience de l'&#233;coute au t&#233;l&#233;phone et demande &#224; ses b&#233;n&#233;voles une formation cons&#233;quente. La s&#233;lection s'effectue &#224; l'aide de psychologues qui v&#233;rifient autant qu'ils le peuvent que la pratique de l'&#233;coute dans ce cadre-l&#224; ne sera pr&#233;judiciable ni &#224; la personne qui appelle, ni &#224; celle qui &#233;coute. Celles qui auraient v&#233;cu des &#233;v&#233;nements ou des relations douloureuses doivent avoir suffisamment travaill&#233; sur leur propre exp&#233;rience pour &#234;tre &#224; m&#234;me de prendre un recul suffisant. La formation se d&#233;roule sur trois mois. Elle est &#224; la fois th&#233;orique et pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le futur &#233;coutant doit progresser dans la compr&#233;hension de ce qu'est l'&#233;coute &#224; SOS Amiti&#233; et d&#233;terminer s'il y a ad&#233;quation entre ce que l'association propose et ce qu'il peut faire. Elle est faite par des psychologues ext&#233;rieurs &#224; l'association. &#171; Au cours de la formation, nous n'apprenons pas de trucs, ce qu'il convient de faire pour &#233;couter, mais comment il faut &#171; &#234;tre &#187; &#224; l'&#233;coute. C'est un travail sur soi, plus qu'un apprentissage de techniques m&#234;me s'il y en a quelques unes. Les qualit&#233;s de l'&#233;coutant d&#233;coulent de la compr&#233;hension de ce qu'est l'appelant et l'&#233;coute &#224; SOS Amiti&#233; : non directive et d&#233;nu&#233;e de jugement &#187;, explique Gillonne Rocher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de sa pratique d'&#233;coutant, le b&#233;n&#233;vole suit obligatoirement une supervision r&#233;guli&#232;re avec des psychologues qui l'aident &#224; progresser sur la connaissance personnelle de lui-m&#234;me et de ses propres r&#233;actions quand il &#233;coute. Pourquoi la col&#232;re, l'indiff&#233;rence, la d&#233;stabilisation, le plaisir quand il &#233;coute ? Elle est toute orient&#233;e vers une conscience afin de ne pas se laisser submerger par des appels d&#233;primants par exemple. D'autres formations plus th&#233;oriques abordent une fois par trimestre des th&#233;matiques sp&#233;cifiques : l'&#233;coute de l'angoisse, l'&#233;coute des probl&#232;mes sexuels, la d&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re motivation que les b&#233;n&#233;voles &#233;voquent pour justifier de leur engagement est celle du souci de l'autre. Alors pourquoi l'&#233;coute au t&#233;l&#233;phone ? Peut-&#234;tre une certaine protection que m&#233;nage le contact t&#233;l&#233;phonique, l'anonymat &#233;galement. Pour Gillonne Rocher, la r&#233;ponse &#224; cette question tient davantage dans ce que l'&#233;coutant re&#231;oit : &lt;i&gt;&#171; La pratique de ces ann&#233;es d'&#233;coute &#224; SOS Amiti&#233; m'a ouvert sur un monde extraordinaire que je ne soup&#231;onnais pas. Cela peut sembler paradoxal, mais depuis cette pi&#232;ce ferm&#233;e, reli&#233;e par le seul fil du t&#233;l&#233;phone, je suis devenue le t&#233;moin d'&#233;v&#233;nements et de souffrances dont je n'aurais jamais &#233;t&#233; t&#233;moin ailleurs. Cela m'a beaucoup, beaucoup frapp&#233;e. Cela m'a &#233;galement apport&#233; une mani&#232;re d'&#233;couter qui d&#233;passe le cadre de l'&#233;coute &#224; SOS Amiti&#233;. Cette exp&#233;rience a modifi&#233; ma fa&#231;on d'aborder mes relations. Je n'appr&#233;hende plus les gens de la m&#234;me mani&#232;re. J'&#233;coute beaucoup plus, sans directivit&#233; ni jugement. Enfin, travailler sur ses r&#233;actions, s'interroger sur les raisons qui les engendrent m'ont conduite &#224; une plus grande connaissance de moi-m&#234;me. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les quatre ans, SOS Amiti&#233; interroge ses b&#233;n&#233;voles au cours d'une journ&#233;e de r&#233;flexion qu'elle organise. Voulez-vous continuer ? Pour quelles raisons ? Une fa&#231;on pour l'association d'aider ses &#233;coutants &#224; remettre en question leurs motivations. Les permanences de nuit usent la sant&#233; et la lassitude ou l'habitude peuvent s'installer. Cette exigence essentielle ne facilite pas le maintien d'un service qui fonctionne 24h/24h. Et SOS Amiti&#233; conna&#238;t de fortes difficult&#233;s de recrutement. L'anonymat auquel l'association se cantonne parce qu'il est essentiel, lui impose une discr&#233;tion qui ne facilite pas l'&#233;veil de nouvelles vocations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, en d&#233;pit de l'augmentation du nombre des services d'&#233;coute t&#233;l&#233;phonique, SOS Amiti&#233; est l'un des rares qui voit cro&#238;tre le nombre de ses appels. Plus de 15 % d'augmentation au premier semestre 2007. Un succ&#232;s d&#251; &#224; sa vocation d'&#233;coute globale et non sectoris&#233;e, ainsi qu'&#224; sa disponibilit&#233; permanente : toute l'ann&#233;e, jour et nuit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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