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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>De l'adolescence errante</title>
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		<dc:subject>Errance</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Il se propage et il se partage assez commun&#233;ment l'opinion selon laquelle l'&#233;poque pr&#233;sente manquerait cruellement de penseurs et plus g&#233;n&#233;ralement d'id&#233;es pertinentes susceptibles d'aider &#224; mieux comprendre le monde contemporain et le comportement des humains. En r&#233;alit&#233; ce vide de la pens&#233;e n'existe que pour celui qui veut bien s'y laisser prendre ; en revanche, pour quiconque s'aventure sur des chemins de traverse et hors les sentiers rebattus par les m&#233;dias et les faiseurs de succ&#232;s de librairie, il est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton2136-c15c6.jpg?1693473472' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il se propage et il se partage assez commun&#233;ment l'opinion selon laquelle l'&#233;poque pr&#233;sente manquerait cruellement de penseurs et plus g&#233;n&#233;ralement d'id&#233;es pertinentes susceptibles d'aider &#224; mieux comprendre le monde contemporain et le comportement des humains. En r&#233;alit&#233; ce vide de la pens&#233;e n'existe que pour celui qui veut bien s'y laisser prendre ; en revanche, pour quiconque s'aventure sur des chemins de traverse et hors les sentiers rebattus par les m&#233;dias et les faiseurs de succ&#232;s de librairie, il est possible encore de faire de belles rencontres. Telle celle d'Olivier Douville, psychanalyste, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; l'universit&#233; Paris X et surtout, par del&#224; ces titres ronflants, homme engag&#233; aupr&#232;s du Samu Social. C'est &#224; ce titre qu'il s'est investi aupr&#232;s de jeunes adolescents en errance dans les pays d'Afrique de l'Ouest ou bien d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est de cette vie d'exp&#233;riences et de rencontres que t&#233;moigne ce petit ouvrage de 60 pages, toutes r&#233;dig&#233;es d'une &#233;criture fine et sensible, et dont le sous-titre &#233;nonce bien l'intention de son auteur : variations sur les non lieux de nos modernit&#233;s. Tous ces non lieux &#233;tant des espaces vides de sens, hant&#233;s par d'assourdissants silences ; le bruit recouvrant d&#233;sormais la parole et l'image polissant le contact. Car l'errance n'est pas une maladie de l'adolescence tout comme l'adolescence n'est pas une maladie de la vie. Pour l'auteur, l'errance des ados est avant tout la cons&#233;quence de la d&#233;sh&#233;rence des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; des mondes o&#249; l'instabilit&#233; spatiale des espaces d'&#233;changes est pouss&#233;e &#224; son comble &#187;, o&#249; &#171; le politique ne joue plus son r&#244;le de tiers &#187; et o&#249; se succ&#232;dent &#171; des tentatives de destruction en masse de l'humain &#187; (pp.12-13), Olivier Douville d&#233;montre comment sont &#233;rod&#233;s les liens de filiation et de transmission et comment l'errance devient le passage &#224; l'acte de jeunes gens mettant en sc&#232;ne le malaise de toute une civilisation. L'espace devient alors la page blanche ou l'&#233;cran g&#233;ant d'une jeunesse qui &#224; bout de silence des adultes nombrilistes s&#232;me ses pas sur le goudron, griffe ses tags sur le b&#233;ton, culbute le monde binaire (&#234;tre ou ne pas &#234;tre&#8230; un homme, un riche ou un puissant) de la logique phallique, transgresse joyeusement &#171; les trois dimensions de l'interdit, de l'impossible et de l'impuissance &#187; (pp.45-46).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom d'une exp&#233;rience de clinicien adoss&#233;e &#224; la psychanalyse et &#224; l'anthropologie, Olivier Douville emm&#232;ne son lecteur dans une compr&#233;hension de l'errance qui serait pour l'adolescent une fa&#231;on de &#171; psychiser le rapport au non soi &#187;. Et plut&#244;t que de f&#233;tichiser l'errance comme une m&#233;taphore possible de la faillite du sujet, il invite tout adulte &#224; dialoguer avec ces voyageurs fant&#244;mes, &#224; leur redonner la gourmandise du contact avant que de guetter le transfert, de sorte &#224; ce que ces derniers puissent tracer leur sillon dans l'existence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Pleins feux, 2007 (60 p. ; 8 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'&#233;tranger et le diff&#233;rent dans l'actualit&#233; du lien social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-etranger-et-le-different-dans-l-actualite-du-lien-social</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>863</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsque dans le courant de l'ann&#233;e 2006, G&#233;rard Laniez et son &#233;quipe ont inscrit le th&#232;me de l'&#233;tranger dans le cycle du s&#233;minaire &#171; Les ateliers du CCAS &#187; &#224; La Rochelle, ce sujet &#233;tait encore loin d'atteindre le niveau d'actualit&#233; qui est le sien aujourd'hui. Pour autant, la politique qui se dessine &#224; partir des th&#232;mes de l'immigration choisie ou des tests ADN ne surgit pas de nulle part. Du discours sur les &#171; odeurs &#187; prononc&#233; par Jacques Chirac &#224; celui de Michel Rocard sur une France qui ne pourrait plus (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton2135-688c8.jpg?1693473472' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque dans le courant de l'ann&#233;e 2006, G&#233;rard Laniez et son &#233;quipe ont inscrit le th&#232;me de l'&#233;tranger dans le cycle du s&#233;minaire &#171; Les ateliers du CCAS &#187; &#224; La Rochelle, ce sujet &#233;tait encore loin d'atteindre le niveau d'actualit&#233; qui est le sien aujourd'hui. Pour autant, la politique qui se dessine &#224; partir des th&#232;mes de l'immigration choisie ou des tests ADN ne surgit pas de nulle part. Du discours sur les &#171; odeurs &#187; prononc&#233; par Jacques Chirac &#224; celui de Michel Rocard sur une France qui ne pourrait plus accueillir toute la mis&#232;re du monde, en passant par les risques d'invasion &#233;voqu&#233;s par Val&#233;ry Giscard d'Estaing, les paroles x&#233;nophobes et le rejet de l'&#233;tranger font depuis quelques ann&#233;es d&#233;j&#224; le lit de l'opinion et esquissent les contours d'une patrie des droits de l'homme de plus en plus recroquevill&#233;e sur elle-m&#234;me et sur ses peurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire, &#224; vouloir diaboliser Nicolas Sarkozy et &#224; le rendre seul responsable de tout ce qui arrive, il y aurait m&#234;me un risque &#224; ne plus saisir ce qui nourrit profond&#233;ment la haine de l'autre, &#224; savoir ce que Rajaa Stitou appelle dans cet ouvrage &#171; l'&#233;preuve de l'innommable &#187;. C'est lorsque viennent &#224; manquer les mots pour expliquer et pour comprendre que s'instaurent les passages &#224; l'acte et que le lien social bascule dans la violence. Ainsi, lorsque les fils et filles issus de l'immigration constituent des individus de seconde zone et que les contours de leur identit&#233; ne co&#239;ncident plus avec ceux de leur citoyennet&#233;, c'est alors que surgit chez ces derniers le sentiment de &#171; n'avoir plus rien &#224; perdre &#187; et que, par contre coup, leurs comportements sont assimil&#233;s &#224; ceux de &#171; b&#234;tes sauvages &#187;. Et non seulement s'instaure l'id&#233;e qu'il n'y a plus rien &#224; perdre mais se surajoute celle qu'il n'y aurait plus rien &#224; dire non plus puisque l'autre, le diff&#233;rent, n'est plus tout &#224; fait un sujet humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors la fronti&#232;re cesse d'incarner l'espace d'un nouveau monde pour devenir ce mur contre lequel viennent &#233;chouer les &#234;tres et leurs espoirs. L'int&#233;r&#234;t de cet ouvrage, exigeant de par sa r&#233;f&#233;rence &#224; la psychanalyse et dense par la complexit&#233; des concepts mobilis&#233;s, est de rappeler que la violence n'est pas du c&#244;t&#233; de l'autre, l'&#233;tranger, le barbare mais de soi, l'autochtone, l'avare. C'est la peur de perdre quelque chose de son &#234;tre et de ses avoirs qui poussent au rejet du partage et du m&#233;lange. Dans cette perspective, le refus de prendre langue vient moins de l'autre, celui qui arrive, que de celui qui, suppos&#233; &#234;tre dans l'accueil, fait du bien parler un signe de distinction et donc un objet d'exclusion. Car prendre langue, c'est &#171; na&#238;tre &#224; l'exil par la potentialit&#233; de l'amour &#187; et accepter &#171; un nouage nouveau entre le f&#233;minin et le masculin &#187;. Ce livre est donc un livre &#224; lire par tous ceux qui refusent le retour de l'immonde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Pleins Feux, 2007, (128 p., 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Il faut fonctionner en r&#233;seau &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Il-faut-fonctionner-en-reseau</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Il-faut-fonctionner-en-reseau</guid>
		<dc:date>2007-11-29T16:41:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>863</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Michel Botbol, psychiatre, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Association fran&#231;aise de psychiatrie, il travaille sur la probl&#233;matique des adolescents difficiles &lt;br class='autobr' /&gt;
La cr&#233;ation de nouvelles structures constitue-t-elle une solution pour la prise en charge des adolescents dont personne ne veut ? Elles ont leur utilit&#233;, c'est &#233;vident. Mais si ces &#233;tablissements r&#233;serv&#233;s aux &#171; adolescents difficiles &#187; sont cr&#233;&#233;s sans prendre en compte le dispositif autour, je crains qu'ils ne les rendent pas moins &#171; difficiles (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Michel Botbol, psychiatre, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Association fran&#231;aise de psychiatrie, il travaille sur la probl&#233;matique des adolescents difficiles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La cr&#233;ation de nouvelles structures constitue-t-elle une solution pour la prise en charge des adolescents dont personne ne veut ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ont leur utilit&#233;, c'est &#233;vident. Mais si ces &#233;tablissements r&#233;serv&#233;s aux &#171; adolescents difficiles &#187; sont cr&#233;&#233;s sans prendre en compte le dispositif autour, je crains qu'ils ne les rendent pas moins &#171; difficiles &#187; et qu'on retrouve &#224; la sortie les m&#234;mes probl&#232;mes d'orientation que ceux qui les avaient envoy&#233;s l&#224;. Principal risque : si ces jeunes ont trouv&#233; leur place dans un de ces lieux tr&#232;s contenants, ils auront sans doute du mal &#224; &#234;tre repris dans les circuits ordinaires. On cherchera toujours &#224; leur trouver, souvent en vain, un lieu &#233;quivalent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pointez les faiblesses de certaines structures&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles fonctionnent bien pour les jeunes qui parviennent &#224; retrouver une confiance en eux-m&#234;mes suffisante pour s'engager dans un nouveau projet. Mais elles s'inscrivent aussi dans un point de vue un peu h&#233;ro&#239;que, difficilement tenable dans un nombre non n&#233;gligeable de cas. L'&#233;quipe risque soit de donner le sentiment au gamin que personne d'autre ne saura rester aussi solide face &#224; lui, et par l&#224; m&#234;me de cr&#233;er un fort sentiment de d&#233;pendance, soit au contraire d'aboutir &#224; une crise radicale de la part du jeune, dans un effet paradoxal : plus on tient, plus il va mettre cette r&#233;sistance &#224; l'&#233;preuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, le d&#233;fi me semble trop lourd pour le personnel. On retrouve le m&#234;me cas de figure dans les dispositifs de soins psychiatriques intensifs, o&#249; les &#233;quipes ont parfois le sentiment qu'elles ont l'absolue n&#233;cessit&#233; de r&#233;ussir. Du coup, elles ont tendance &#224; sous-estimer l'importance des liens que l'adolescent noue avec d'autres et, surtout, si finalement elles ne r&#233;ussissent pas, le r&#233;veil est tr&#232;s dur : d&#233;prime, d&#233;valorisation de son propre travail, etc. Je ne crois pas qu'il existe une structure capable de r&#233;sister perp&#233;tuellement aux attaques contre le cadre. Il est donc n&#233;cessaire de programmer la n&#233;cessit&#233; d'utiliser des relais sans que ce soit v&#233;cu comme un &#171; l&#226;chage &#187; mais en inscrivant ces relais comme des temps compl&#233;mentaires dans un parcours. Il n'y a pas d'&#233;ducation sans incidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne risque-t-on pas d'aboutir &#224; une moindre tol&#233;rance des autres &#233;tablissements vis-&#224;-vis de ces jeunes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, un effet pervers serait que l'on se dise : les cas difficiles, il y a des maisons pour &#231;a, et qu'on ne les accepte plus ailleurs. En pratique, j'ai pour l'instant peu rencontr&#233; ce type de comportements, parce que ceux qui s'occupent d'adolescents sont en g&#233;n&#233;ral des gens courageux, qui font face &#224; leurs responsabilit&#233;s. Cela dit, beaucoup de professionnels remarquent que les jeunes sont de plus en plus durs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles peuvent &#234;tre les solutions pour sortir de l'impasse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nouvelles structures il y a, elles doivent s'organiser d'embl&#233;e autour de l'id&#233;e de faire r&#233;seau, pour faciliter l'acceptation de ces gamins par les institutions, foyers ou h&#244;pitaux psychiatriques, qui les rejetaient auparavant. Elles doivent &#234;tre utilis&#233;es pour un temps limit&#233;, afin de traiter une situation de crise que l'&#233;tablissement d'accueil du jeune ne peut pas g&#233;rer. Comme l'EPETC de Suresnes (lire page 10), qui limite le s&#233;jour &#224; trois semaines, le foyer d'origine du jeune s'engageant &#224; le reprendre &#224; la sortie. Pendant ce laps de temps tr&#232;s court, l'&#233;quipe de l'EPETC travaille &#224; changer le contexte personnel de l'adolescent, &#224; renouer des liens familiaux et th&#233;rapeutiques et &#224; relancer un projet &#233;ducatif. En trois semaines, on ne peut pas tout faire, mais ce temps permet de passer d'une situation de crise insupportable &#224; une situation de difficult&#233; supportable. Le jeune revient diff&#233;rent dans son foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels avantages pr&#233;sente l'EPECT ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, il recevait tr&#232;s peu de demandes parce que les &#233;tablissements ont souvent tendance &#224; garder un jeune jusqu'&#224; ce qu'ils n'en puissent plus ; ils ne sont plus ensuite en situation de le reprendre. Aujourd'hui, son existence permet aux foyers de raisonner autrement : je peux prendre ce jeune parce qu'en cas de crise je pourrai l'envoyer &#224; l'EPETC. D'embl&#233;e, on pr&#233;voit la remise en cause du cadre et le fait qu'on ne tiendra pas sans possibilit&#233; de relais. L'EPETC a donc des effets de syst&#232;me sur tout le dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, une telle structure suppose &#233;galement des &#233;quipes et une organisation souples pour permettre la coexistence de deux administrations aussi diff&#233;rentes dans leur temporalit&#233; que la sant&#233; et la justice des mineurs. Enfin, elle demande des efforts de pilotage consid&#233;rables car il faut &#233;viter que l'appartenance &#224; un m&#234;me service ne transforme les personnels (&#233;ducateurs et soignants) au point de les rendre tous identiques. Moyennant quoi, l'ensemble doit pouvoir fonctionner. Une r&#233;flexion est d'ailleurs en cours pour lancer d'autres exp&#233;riences du m&#234;me type.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Comment sortir de la rue ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-sortir-de-la-rue</link>
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		<dc:date>2007-11-29T16:31:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>863</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La question des sans-abri r&#233;clame une solution politique &#224; la hauteur du v&#233;ritable enjeu de soci&#233;t&#233; qu'elle repr&#233;sente. Apr&#232;s recueil de l'expertise des personnes sans-abri dans des forums locaux, une &#171; conf&#233;rence de consensus &#187; &#8212; jusqu'&#224; pr&#233;sent usit&#233;e dans d'autres secteurs &#8212; doit &#233;mettre de nouvelles propositions. De quoi changer la donne ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les derniers chiffres officiels (de l'Insee) datent de 2001 et il est permis de penser que la situation ne s'est gu&#232;re am&#233;lior&#233;e depuis : 86 000 personnes &#233;taient alors (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La question des sans-abri r&#233;clame une solution politique &#224; la hauteur du v&#233;ritable enjeu de soci&#233;t&#233; qu'elle repr&#233;sente. Apr&#232;s recueil de l'expertise des personnes sans-abri dans des forums locaux, une &#171; conf&#233;rence de consensus &#187; &#8212; jusqu'&#224; pr&#233;sent usit&#233;e dans d'autres secteurs &#8212; doit &#233;mettre de nouvelles propositions. De quoi changer la donne ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les derniers chiffres officiels (de l'Insee) datent de 2001 et il est permis de penser que la situation ne s'est gu&#232;re am&#233;lior&#233;e depuis : 86 000 personnes &#233;taient alors recens&#233;es comme &#233;tant sans domicile, dont 16 000 enfants. D'autres chiffres sont r&#233;v&#233;lateurs de tendances tout aussi inqui&#233;tantes : entre 2000 et 2005, le nombre de places en h&#244;tel pour h&#233;berger des personnes sans domicile (pour des s&#233;jours de plus en plus longs) a &#233;t&#233; multipli&#233; par vingt, passant de 1 000 &#224; 20 000. Par ailleurs, les jugements d'expulsion ont enregistr&#233; une progression de 37 % entre 1998 et 2004. Aujourd'hui, des familles campent en plein c&#339;ur de Paris, rue de la Banque, depuis le 3 octobre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'actualit&#233; du mouvement peut &#234;tre suivie sur Internet : www.globenet.org/dal' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 novembre, un autre campement s'est install&#233; sous le pont d'Austerlitz, &#224; l'initiative du collectif Salauds de pauvres, avant d'en &#234;tre d&#233;log&#233;. Un an apr&#232;s, les cent quarante tentes des Don Quichotte sur le canal Saint-Martin, ces nouveaux coups (plus ou moins) m&#233;diatiques veulent interpeller les pouvoirs publics sur les lacunes de la prise en charge des SDF. L'hiver n'est pas encore l&#224; et plusieurs personnes en situation de pr&#233;carit&#233; sont d&#233;j&#224; mortes de froid. Les politiques parlent, et agissent peu : la ministre du Logement, Christine Boutin, avait promis vingt villages de bungalows en Ile-de-France, un seul a vu le jour. Inaugurant un nouvel abri de nuit parisien le 22 novembre, Emma&#252;s faisait &#233;tat d'une enqu&#234;te sur la perception des Fran&#231;ais de ce ph&#233;nom&#232;ne. De toute &#233;vidence, ils sont pr&#233;occup&#233;s par cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utilis&#233;es dans le secteur m&#233;dical, les conf&#233;rences de consensus servent &#224; &#233;dicter des recommandations &#233;manant de professionnels sur des questions consid&#233;r&#233;es comme particuli&#232;rement difficiles &#224; r&#233;soudre. Pendant plusieurs mois, un comit&#233; d'organisation (compos&#233; d'associations, de repr&#233;sentants de l'&#201;tat, de collectivit&#233;s territoriales et de chercheurs) d&#233;termine quelques items cl&#233;s, d&#233;signe des experts et r&#233;unit un jury pour les auditionner. Celui-ci &#233;met publiquement ses pr&#233;conisations. Encore in&#233;dite dans le champ social, cette formule a &#233;t&#233; retenue par la f&#233;d&#233;ration nationale des associations de r&#233;insertion sociale (Fnars) qui, en novembre 2006, en avait &#233;mis la proposition &#224; l'occasion de ses &#201;tats g&#233;n&#233;raux, proposition reprise par Borloo, alors ministre de la Coh&#233;sion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Quels sont les lieux d'accueil et d'h&#233;bergement que vous fr&#233;quentez, ou non, et pourquoi ? &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces 29 et 30 novembre, environ quarante travailleurs sociaux, m&#233;decins, sociologues, responsables associatifs, &#233;lus locaux et repr&#233;sentants de l'&#201;tat seront ainsi entendus. Recueillie ces derni&#232;res semaines lors de forums locaux pr&#233;paratoires, la parole des personnes sans abri sera pr&#233;sent&#233;e au cours de l'audition publique : cette parole aura deux piliers, sous forme de deux questions : &#171; Que repr&#233;sente l'insertion pour vous ? &#187; et &#171; Quels sont les lieux d'accueil et d'h&#233;bergement que vous fr&#233;quentez, ou non, et pourquoi ? &#187; Dans le m&#234;me temps, une synth&#232;se bibliographique rassemblant les connaissances scientifiques sur cette question, actualis&#233;e au fur et &#224; mesure sur &lt;a href=&#034;http://sans-abri.typepad.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Internet&lt;/a&gt;, sera r&#233;alis&#233;e par un sociologue et un membre de l'inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales (IGAS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des exp&#233;riences &#233;trang&#232;res seront expos&#233;es devant un auditoire de 350 personnes (qui pourront aussi poser des questions aux experts). Le jury &#8212; compos&#233; de personnalit&#233;s issues de la soci&#233;t&#233; civile &#8212; d&#233;lib&#233;rera ensuite &#224; huis clos, les 1er et 2 d&#233;cembre, pour &#233;laborer des recommandations, rendues publiques en d&#233;cembre. Plusieurs questions ont compos&#233; l'essentiel des travaux, telles que &#171; qu'est-ce qui conduit &#224; la rue ? &#187; ou &#171; comment se soigner dans la rue ? &#187;. D'autres items &#8212; &#171; commencer sa vie dans la rue &#187;, &#171; occuper l'espace public &#187;, &#171; les sans-abri en Europe &#187; ou &#171; 30 ans d'intervention publique vers les sans-abri &#187; devaient permettre d'affiner la r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'acuit&#233; de la crise du logement appara&#238;t comme un d&#233;terminisme croissant, &#224; la fois du basculement &#224; la rue et de l'engorgement des structures d'h&#233;bergement, qui bloque la cha&#238;ne d'insertion &#187;, estime actuellement la Fnars. En effet, comment lutter contre l'actuelle complexit&#233; inop&#233;rante des dispositifs, l'absence de pilotage et l'empilement vain, d&#233;nonc&#233;s depuis plusieurs ann&#233;es, rapport apr&#232;s rapport ? Le cadre l&#233;gal de cette prise en charge a encore &#233;t&#233; modifi&#233; au d&#233;but de cette ann&#233;e 2007 : le plan d'action renforc&#233; en direction des personnes sans-abri (PARSA), puis la loi sur le logement opposable (DALO) &#8212; dont les financements sont encore incertains &#8212; ont ouvert de nouveaux horizons possibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'actualit&#233; du mouvement peut &#234;tre suivie sur Internet : &lt;a href=&#034;http://www.globenet.org/dal&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.globenet.org/dal&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Des solutions pour accompagner les adolescents difficiles</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>863</dc:subject>

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&lt;p&gt;Que faire des adolescents qui ne trouvent pas leur place dans les dispositifs d'accueil li&#233;s &#224; la protection de l'enfance ou &#224; la protection judiciaire de la jeunesse ? Ces jeunes, difficiles ou en grande difficult&#233;, souvent les deux &#224; la fois, passent d'un &#233;tablissement &#224; l'autre sans qu'aucune &#233;quipe ne parvienne &#224; r&#233;sister &#224; leurs &#171; attaques &#187;, au risque, fr&#233;quent, de finir par sortir du syst&#232;me de prise en charge. Faut-il cr&#233;er de nouvelles structures pour accueillir ces &#171; patates chaudes &#187;, comme les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que faire des adolescents qui ne trouvent pas leur place dans les dispositifs d'accueil li&#233;s &#224; la protection de l'enfance ou &#224; la protection judiciaire de la jeunesse ? Ces jeunes, difficiles ou en grande difficult&#233;, souvent les deux &#224; la fois, passent d'un &#233;tablissement &#224; l'autre sans qu'aucune &#233;quipe ne parvienne &#224; r&#233;sister &#224; leurs &#171; attaques &#187;, au risque, fr&#233;quent, de finir par sortir du syst&#232;me de prise en charge. Faut-il cr&#233;er de nouvelles structures pour accueillir ces &#171; patates chaudes &#187;, comme les appellent certains professionnels ? L'id&#233;e ne fait pas l'unanimit&#233;, certains lui pr&#233;f&#233;rant le travail en r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, dans plusieurs d&#233;partements, de nouvelles exp&#233;riences sont tent&#233;es, articulant soin psychiatrique et &#233;ducatif. Le fonctionnement de ces structures sp&#233;cifiques, qui se connaissent rarement entre elles, ouvre de nombreuses questions : quelle place pour chaque acteur, quel risque de d&#233;pendance pour le jeune, quel danger d'alimenter voire de cr&#233;er la demande, etc. Trois exemples, en banlieue parisienne, en Bourgogne et en Franche-Comt&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un foyer relais pour &#233;viter l'exclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; Suresnes, l'EPETC, Etablissement de placement &#233;ducatif et de traitement de la crise, tente depuis un an d'allier accueil dans une structure temporaire et travail en r&#233;seau, en associant PJJ, conseil g&#233;n&#233;ral et psychiatrie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, on ne reste pas. L'EPETC de Su-resnes (Hauts-de-Seine) n'est pas un foyer comme les autres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='EPETC - 19 bis rue de Verdun - 92150 Suresnes - T&#233;l : 01 41 44 76 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les adolescents y passent une semaine &#224; un mois, pour &#171; traiter une crise &#187;, comme le nom de cette institution n&#233;e en septembre 2006 l'indique : &#201;tablissement de placement &#233;ducatif et de traitement de la crise. M&#234;me si le mot &#171; crise &#187; ne convient pas totalement &#224; son directeur, Vincent Regnault, car s'il recouvre tr&#232;s souvent des passages &#224; l'acte violents, il s'applique moins bien aux &#233;tats d'apathie qui peuvent aussi n&#233;cessiter une intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce lundi d'octobre, trois jeunes s&#233;journent dans la grande maison cach&#233;e au fond d'une all&#233;e, pour six places disponibles. Ils ont &#233;t&#233; envoy&#233;s l&#224; sur ordonnance de placement provisoire d'un juge des enfants, &#224; la demande de leur &#233;tablissement d'origine. Parce qu'ils avaient pouss&#233; les &#233;quipes &#224; bout. Le public de l'EPETC, ce sont ces adolescents (de treize &#224; dix-huit ans) qui vont tellement mal qu'ils ne parviennent pas &#224; accepter l'id&#233;e de se faire aider. En tr&#232;s grande souffrance, parfois atteints de troubles psychiatriques, ils savent appuyer l&#224; o&#249; &#231;a fait mal dans le fonctionnement des institutions qui se renvoient ind&#233;finiment ces &#233;lectrons libres, jusqu'&#224; ce que plus personne n'en veuille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'EPETC est n&#233;e d'une vieille id&#233;e qui circule depuis une vingtaine d'ann&#233;es : celle de cr&#233;er un sas pour soulager et le jeune et l'institution malmen&#233;e, plut&#244;t que de demander une exclusion ou une mainlev&#233;e apr&#232;s un incident &#187;&lt;/i&gt;, raconte Vincent Regnault. La tentation des &#233;ducateurs &#233;tant d'envoyer en psychiatrie tous les mineurs difficiles, travailler avec le secteur m&#233;dical s'imposait. Or, dans les Hauts-de-Seine, la PJJ s'&#233;tait d&#233;j&#224; associ&#233;e &#224; la p&#233;dopsychiatrie dans le cadre de deux services, le placement familial et l'h&#233;bergement individualis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La tol&#233;rance des foyers baisse &#224; vive allure,&lt;/i&gt; s'alarme Gilles Barraband, chef d'un des secteurs de p&#233;dopsychiatrie du d&#233;partement. &lt;i&gt;La plupart des enfants qu'on nous envoie ne souffrent pas de pathologie mentale mais de troubles du comportement. Nos services manquent d&#233;j&#224; de lits, nous ne pouvons absolument pas les prendre. Les prises en charge s&#233;quentielles fonctionnent bien, mais les int&#233;ress&#233;s supportent mal d'&#234;tre hospitalis&#233;s avec de &#171; vrais &#187; malades. Et ils subissent ensuite l'effet pervers d'&#234;tre catalogu&#233;s &#171; psy &#187; : &#224; la moindre incartade, on les renvoie chez nous alors que ce n'est pas justifi&#233;. Nous sommes donc tr&#232;s demandeurs d'une meilleure organisation des services sociaux pour qu'ils parviennent &#224; garder ces cas difficiles. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le psychiatre, qui a accompagn&#233; les premiers mois d'existence de l'EPETC en attendant la nomination d'un coll&#232;gue, cette nouvelle structure propose des solutions originales. D'abord parce qu'elle est partenariale, financ&#233;e &#224; 70 % par la PJJ, &#224; 20 % par le conseil g&#233;n&#233;ral et &#224; 10 % par le centre hospitalier Th&#233;ophile-Roussel. Ensuite parce qu'elle fonctionne sur des principes qui permettent de faire marcher ce r&#233;seau : la bri&#232;vet&#233; de l'accueil, donc, mais surtout l'engagement de la part du foyer d'origine, qu'il rel&#232;ve de l'ASE ou de la PJJ, &#224; reprendre son pensionnaire apr&#232;s passage &#224; l'EPETC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des jeunes sont admis pour trois semaines. Une dur&#233;e qui a &#233;t&#233; pens&#233;e, explique Vincent Regnault : &lt;i&gt;&#171; En th&#233;rapie familiale, on consid&#232;re que la crise (qu'elle soit conjugale, adolescente&#8230;) dure trois semaines : c'est le moment o&#249; tout est &#224; vif et o&#249; il faut gratter, essayer d'impulser des changements, m&#234;me minimes, faute de quoi le fonctionnement habituel, souffrant, reprend le dessus. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;quipe (une chef de service &#233;ducatif, six &#233;quivalents temps plein d'&#233;ducateurs, trois d'agents techniques d'&#233;ducation, un de psychiatre, deux d'infirmier, un de psychologue, deux cuisiniers, une secr&#233;taire) en profite pour travailler sur les interactions entre le jeune, sa famille et les professionnels, au c&#339;ur des difficult&#233;s rencontr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers un quotidien classique d'ateliers, de sorties, de vie partag&#233;e,&lt;i&gt; &#171; peut-&#234;tre un peu plus souple qu'ailleurs, en tout cas sans doute plus &#224; l'&#233;coute &#187;&lt;/i&gt;, selon Adel, &#233;ducateur, l'adolescent est amen&#233;, apr&#232;s s'&#234;tre apais&#233;, &#224; r&#233;fl&#233;chir aux actes qu'il a pos&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de formule magique,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Adel. &lt;i&gt;Chaque &#233;ducateur travaille &#224; sa fa&#231;on. &#187;&lt;/i&gt; Mais tous sont volontaires, motiv&#233;s par le projet. Et la pr&#233;sence de personnel m&#233;dical les aide &#224; prendre en compte les d&#233;sordres psychologiques. Les r&#233;sidents de l'EPETC n'ont pas l'obligation d'aller voir le psychiatre ou le psychologue, mais ils les croisent dans la maison, d&#233;jeunent r&#233;guli&#232;rement avec eux. Au d&#233;tour de conversations anodines, les messages passent&#8230; comme celui de Jamel (le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;), qui refuse tout rendez-vous mais ne cesse de r&#233;p&#233;ter, &#224; table, qu'il ne dort pas la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emmanuel Breton, directeur du service d'accueil d'urgence de Bois-d'Arcy, a envoy&#233; &#224; l'EPETC une &#233;corch&#233;e vive qui &lt;i&gt;&#171; selon l'h&#244;pital ne relevait pas de la psychiatrie mais qui ne relevait pas seulement de l'&#233;ducatif non plus : d&#233;fenestrations, fugues, mutilations&#8230; elle finissait une nuit sur deux &#224; l'h&#244;pital et s'&#233;tait mis tout le groupe &#224; dos. Pour l'&#233;quipe, c'&#233;tait ing&#233;rable. &#187; &lt;/i&gt; Il salue l'occasion de sortir de la dichotomie &#233;ducatif/psychiatrique &lt;i&gt;&#171; qui ne fonctionne pas pour de nombreux gamins &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le psychiatre Gilles Barraband, l'un des grands m&#233;rites de l'EPETC est d'instaurer &lt;i&gt;&#171; une compr&#233;hension syst&#233;mique de la crise, peu r&#233;pandue dans le secteur &#233;ducatif : ce jeune, on ne comprend pas ce qui se passe entre lui et nous, mais &#231;a vient aussi de nous. &#187;&lt;/i&gt; Car l'&#233;quipe de Suresnes ne se contente pas de soulager quelques semaines le foyer demandeur : elle travaille en continuit&#233; (poursuite des activit&#233;s ant&#233;rieures, scolarit&#233;, apprentissage, etc.) et surtout en liens avec lui. Plusieurs contacts entre les professionnels sont pr&#233;vus avant et pendant le s&#233;jour, mais aussi dans les deux mois qui suivent le retour dans l'&#233;tablissement d'origine. &lt;i&gt;&#171; Nous ne sommes pas des experts, nous sommes comme eux, avec nos faiblesses&lt;/i&gt;, insiste Vincent Regnault. &lt;i&gt;Mais, en rencontrant nos coll&#232;gues et les parents, nous pouvons apporter un regard ext&#233;rieur qui aiguille la r&#233;flexion. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains cas, ce regard suffit &#224; enclencher la pacification des relations, sans pr&#233;sence effective &#224; Suresnes. Dans d'autres au contraire, le s&#233;jour ne suffit pas, il est prolong&#233; de quelques semaines ou suivi d'allers-retours entre les deux structures. Le cadre th&#233;orique est am&#233;nageable en fonction des besoins. Y compris la destination finale s'il s'av&#232;re que l'institution de d&#233;part ne convient pas. Genevi&#232;ve Lefebvre, juge des enfants &#224; Paris, raconte ainsi le cas d'un jeune confi&#233; &#224; un centre &#233;ducatif ferm&#233; (CEF)qui ne r&#233;sistait plus &#224; ses attaques : &lt;i&gt;&#171; Deux passages &#224; l'EPETC ont permis d'analyser les raisons de la crise et de proposer des pistes de travail : il vivait mal l'&#233;loignement de sa m&#232;re et de son quartier, le niveau d'exigences du CEF &#233;tait trop fort pour lui. Comme nous avons v&#233;rifi&#233; &#224; Suresnes qu'il &#233;tait capable de tenir un minimum de r&#232;gles dans un lieu ouvert, une r&#233;orientation semble possible &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces changements de programme ne sont pas toujours volontaires. Malgr&#233; leur engagement de principe, certains &#233;tablissements ne sont pas pr&#234;ts &#224; reprendre le trouble-f&#234;te. L'EPETC est souvent sollicit&#233; lorsqu'il est d&#233;j&#224; trop tard, son utilisation n'est pas encore suffisamment entr&#233;e dans les m&#339;urs. &lt;i&gt;&#171; Faire appel &#224; nous est encore v&#233;cu comme un &#233;chec,&lt;/i&gt; constate Vincent Regnault, &lt;i&gt;parce que la formation de l'&#233;ducateur le pousse &#224; aller jusqu'au bout. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, la rentabilit&#233; de l'&#233;tablissement en termes de journ&#233;es reste assez faible : 48 % de sa capacit&#233;. Or le dispositif est exp&#233;rimental sur deux ans, sa p&#233;rennisation sera examin&#233;e fin 2008. Vincent Regnault ignore quels seront les crit&#232;res d'&#233;valuation. Si celle-ci se limite &#224; des questions de &lt;i&gt;&#171; remplissage &#187;&lt;/i&gt;, l'exp&#233;rience risque de tourner court. Ce serait sans compter les heures d'aide sans h&#233;bergement apport&#233;es aux foyers ou les b&#233;n&#233;fices pour tout le syst&#232;me, impossibles &#224; mesurer : &lt;i&gt;&#171; Tel &#233;tablissement nous a appel&#233;s pour nous dire &#171; ce jeune, on ne le prend que si vous nous suivez &#187;. Ils l'ont pris, et on n'en a plus jamais entendu parler&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur reconna&#238;t que la structure est perfectible, notamment dans les rapports &#8211; pas toujours ais&#233;s &#8211; entre les partenaires, PJJ, ASE et psychiatrie. Et qu'il y a des dangers &#224; &#233;viter, comme la cr&#233;ation d'une d&#233;pendance &#224; l'institution pour certains adolescents qui y reviennent r&#233;guli&#232;rement. En effet, malgr&#233; quelques allers-retours au commissariat, &lt;i&gt;&#171; &#231;a se passe pour eux plut&#244;t mieux ici, parce que la crise s'est produite ailleurs et gr&#226;ce &#224; l'effet surprise d'un nouveau lieu. Ceci dit, on ne serait pas meilleurs que les autres sur la dur&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'EPETC semble rester une &#233;tape marquante dans le parcours de ces jeunes. &lt;i&gt;&#171; Ils en reparlent tous apr&#232;s&lt;/i&gt;, note Nadia Faure, responsable du service d'h&#233;bergement individualis&#233; (SHI) de la Garenne-Colombe, qui a accueilli plusieurs &#171; anciens &#187; de l'EPETC quelques mois apr&#232;s. &lt;i&gt;Si, sur le moment, ils ont quelquefois v&#233;cu leur s&#233;jour &#224; Suresnes comme une punition, avec le recul ils le voient comme un moment qui leur a apport&#233; un peu plus de s&#233;r&#233;nit&#233;. Pour moi, ils y font une sorte de retraite o&#249; la bienveillance des adultes leur permet de revisiter tout ce qu'ils ont &#224; revisiter. &#187;&lt;/i&gt; Et parfois provoque un d&#233;clic. Ainsi, Aude, dix-huit ans, venue du SHI, a compris en une semaine que &lt;i&gt;&#171; le foyer, ce n'&#233;tait vraiment plus pour moi &#187;&lt;/i&gt; et qu'elle devrait apprendre &#224; surmonter ses angoisses pour pouvoir garder son autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour elle et pour les autres pensionnaires, Vincent Regnault croit en son projet.&lt;i&gt; &#171; Il serait scandaleux d'abandonner ces gamins. Si on ne fait rien, on sait o&#249; toutes ces histoires se terminent : en prison, dans la rue&#8230; ou &#224; la morgue. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; Besan&#231;on, une panoplie de r&#233;ponses&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le Doubs, la prise en charge sp&#233;cifique, tourn&#233;e vers le soin ou l'errance, remonte d&#233;j&#224; &#224; dix ans.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Doubs, le conseil g&#233;n&#233;ral privil&#233;gie une logique de r&#233;seau autour des jeunes qui ne rentrent dans aucune case (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Il-faut-fonctionner-en-reseau' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Michel Botbol, psychiatre&lt;/a&gt;). Chaque mois, une r&#233;union anim&#233;e par l'aide sociale &#224; l'enfance et la PJJ rassemble les acteurs concern&#233;s (psychiatres, instituts sp&#233;cialis&#233;s, &#233;ducation nationale&#8230;) pour &#233;changer sur des situations individuelles et tenter de trouver des solutions articul&#233;es : l'adolescent est confi&#233; une partie du temps &#224; telle institution, une partie du temps &#224; telle autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#171; groupes techniques d'orientation &#187; peuvent notamment faire appel &#224; deux services innovants du centre &#233;ducatif l'Accueil, g&#233;r&#233; par l'ADDSEA (Association d&#233;partementale du Doubs de sauvegarde de l'enfant &#224; l'adulte) : l'un allie, comme les &#233;tablissements de Suresnes et de Fleurey-sur-Ouche, champs &#233;ducatif et th&#233;rapeutique, l'autre se propose d'accompagner des jeunes en errance sans forc&#233;ment passer par l'h&#233;bergement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'unit&#233; m&#233;dico-&#233;ducative pour adolescents (UMEA) a ouvert fin 1999 pour accueillir des jeunes en crise au titre de la protection de l'enfance et de l'ordonnance de 1945&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='UMEA - 6 rue de la Vieille Monnaie - 25000 Besan&#231;on. T&#233;l : 03 81 82 12 (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#171; Sa cr&#233;ation sur le plan administratif a &#233;t&#233; extr&#234;mement simple &#187;&lt;/i&gt;, assure le directeur, Eric Simon : une convention partenariale a ent&#233;rin&#233; le d&#233;ploiement d'un service ext&#233;rieur du CHU au sein d'une des trois unit&#233;s de vie du centre &#233;ducatif. Un psychiatre &#224; mi-temps, un psychologue &#224; tiers-temps, un cadre infirmier &#224; temps tr&#232;s partiel et trois infirmiers ont ainsi rejoint une &#233;quipe de cinq &#233;ducateurs et une ma&#238;tresse de maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, en revanche, il a fallu deux ans de pr&#233;paration avant l'ouverture, une &#233;tape longue mais indispensable selon Eric Simon qui insiste sur la n&#233;cessit&#233; de travailler sur deux plans parall&#232;les : un groupe politique et financier, compos&#233; des autorit&#233;s concern&#233;es (justice, conseil g&#233;n&#233;ral, PJJ, DDASS, DRASS, agence r&#233;gionale d'hospitalisation&#8230;), et un groupe technique, professionnel (psychiatre, psychologue, cadre infirmier, ADDSEA). Ces derniers ont profit&#233; de ce temps pour apprendre &#224; se conna&#238;tre, confronter leurs discours, visiter ensemble d'autres &#233;tablissements. &lt;i&gt;&#171; &#199;a ne pouvait pas marcher tout seul parce qu'&#233;ducateurs et personnel m&#233;dical ne parlent pas la m&#234;me langue, &lt;/i&gt; constate Eric Simon.&lt;i&gt; Il n'y a pas de recette pour cr&#233;er une telle structure. Le seul conseil que je peux donner est de respecter cette phase d'apprentissage. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s trois ans d'exp&#233;rimentation, l'unit&#233; de sept lits, une place en studio et deux en accueil de jour a &#233;t&#233; p&#233;rennis&#233;e. Elle s'est int&#233;gr&#233;e dans le dispositif franc-comtois. D'abord con&#231;ue elle aussi pour des s&#233;jours temporaires, elle laisse d&#233;sormais plus de temps aux jeunes qui en ont besoin : plusieurs mois, voire plusieurs ann&#233;es. &lt;i&gt;&#171; On avance en marchant&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le directeur. &lt;i&gt;On repense r&#233;guli&#232;rement l'organisation. &#187;&lt;/i&gt; Derri&#232;re le fonctionnement &lt;i&gt;&#171; classique &#187;&lt;/i&gt; (ateliers, r&#233;unions, synth&#232;ses, analyse de la pratique&#8230;), un principe : les personnels des deux champs ne sont pas interchangeables, chacun doit garder sa sp&#233;cificit&#233; tout en travaillant de conserve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UMEA ne se pr&#233;tend pas &#171; &lt;i&gt; derni&#232;re chance &lt;/i&gt; &#187; pour ces jeunes au parcours fractur&#233; : &lt;i&gt;&#171; Notre &#233;quipe ne baisse pas les bras &#224; la premi&#232;re difficult&#233;, mais nous ne pouvons pas r&#233;pondre &#224; tous les probl&#232;mes. Nous savons aussi reconna&#238;tre quand nous ne r&#233;ussissons pas. Nous avons simplement ajout&#233; un maillon sp&#233;cifique dans la prise en charge. &#187;&lt;/i&gt; L'UMEA a aussi une fonction d'&#233;valuation : un s&#233;jour peut servir &#224; trouver la meilleure orientation possible. Pour repartir sur de meilleures bases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; il y a dix ans, le service d'accompagnement &#233;ducatif et social (SAES) vise lui aussi, mais de fa&#231;on tr&#232;s diff&#233;rente, des jeunes qui n'ont pas pu s'adapter &#224; une structure : les quatre &#233;ducateurs suivent les adolescents, souvent en errance, l&#224; o&#249; ils se trouvent, en chambre d'&#233;tudiant, &#224; l'h&#244;tel ou en squat. &lt;i&gt;&#171; L'accompagnement ne peut pas &#234;tre r&#233;duit &#224; l'h&#233;bergement, &lt;/i&gt; estime Eric Simon. &lt;i&gt;Si on place un gamin toxico qui vit en squat directement dans un foyer, il va fuguer, c'est s&#251;r. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;quipe jongle avec les al&#233;as d'un parcours erratique, mais ne l&#226;che pas, malgr&#233; les risques que comporte ce suivi &#224; distance : &lt;i&gt;&#171; On n'est pas dans la surveillance. On ne va pas aller v&#233;rifier o&#249; tel jeune se trouve &#224; 22 heures, et pourtant la responsabilit&#233; nous incombe. &#187;&lt;/i&gt; Les adolescents sont incit&#233;s &#224; prendre leur vie en main, mais sont tenus &#224; des rencontres r&#233;guli&#232;res avec l'&#233;quipe. Dix studios diss&#233;min&#233;s dans la ville permettent &#224; ceux qui se sentent pr&#234;ts de trouver un endroit o&#249; se poser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que deviennent les jeunes qui sortent de l'UMEA et du SAES ? &lt;i&gt;&#171; Dans la plupart des cas, la crise finit par passer,&lt;/i&gt; dit Eric Simon. &lt;i&gt;Quant &#224; savoir si elle serait pass&#233;e sans nos services&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Ici aussi, on &#233;voque le travail de pacification, consid&#233;rable dans certains cas. &lt;i&gt;&#171; &#192; condition,&lt;/i&gt; pr&#233;vient le directeur, &lt;i&gt;de consid&#233;rer que l'adolescence n'est pas une p&#233;riode de tranquillit&#233;. Mais notre soci&#233;t&#233; est-elle encore capable de supporter l'agressivit&#233; inh&#233;rente &#224; cet &#226;ge de transition ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une maison aux petits soins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#232;s de Dijon, un foyer s'efforce depuis trois ans de trouver de nouvelles approches &#233;ducatives gr&#226;ce &#224; la pr&#233;sence d'une &#233;quipe th&#233;rapeutique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une maison bourgeoise dans un joli village des environs de Dijon. Une maison imposante et calme. De l'ext&#233;rieur, seule la porte cass&#233;e de la v&#233;randa t&#233;moigne d'un quotidien parfois tendu et conflictuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, &#224; l'Unit&#233; &#233;ducative et th&#233;rapeutique (UET) de Fleurey-sur-Ouche, sont accueillis six jeunes de treize &#224; dix-neuf ans en grande difficult&#233; socio-&#233;ducative ou judiciaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='UET - 6 rue de l'Aule - 21410 Fleurey-sur-Ouche. T&#233;l : 03 80 76 07 (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La plupart pr&#233;sentent des troubles psychiatriques qui ne n&#233;cessitent pas cependant une hospitalisation &#224; plein temps. Comme &#224; l'EPETC de Suresnes, des &lt;i&gt;&#171; incasables &#187;&lt;/i&gt; dont le comportement a mis &#224; mal les encadrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La structure, ouverte en 2004, est n&#233;e d'un constat de carence fait par les partenaires (aide sociale &#224; l'enfance, DDASS, PJJ, service de p&#233;dopsychiatrie) r&#233;unis au sein d'une commission d&#233;partementale : que faire de ces gosses aux profils tr&#232;s vari&#233;s (petites d&#233;ficiences, souffrance psychique, troubles du comportement, parfois &#224; la limite de la d&#233;linquance) qui ont en commun de n'avoir leur place nulle part ? La r&#233;ponse, en forme de pari : r&#233;unir en un m&#234;me lieu une &#233;quipe &#233;ducative et une &#233;quipe th&#233;rapeutique pour assurer un suivi conjoint&#8230; Ce nouvel &#233;tablissement, g&#233;r&#233; par l'association d&#233;partementale des pupilles de l'enseignement public et financ&#233; &#224; 95 % par le conseil g&#233;n&#233;ral (le reste l'&#233;tant par la DDASS et la PJJ), a ouvert en 2004.&lt;i&gt; &#171; L'UET &#233;tait une coquille vide,&lt;/i&gt; raconte son directeur Alain Caron, arriv&#233; apr&#232;s six premiers mois chaotiques. &lt;i&gt;C'&#233;tait &#224; la direction et au personnel de d&#233;cider et d'inventer ce qu'ils allaient mettre dedans. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, l'unit&#233; est con&#231;ue sur le m&#234;me principe que l'EPETC : un lieu d'accueil temporaire (trois mois renouvelables une fois) pour g&#233;rer une situation de crise, apaiser le jeune et le rendre ensuite &#224; son foyer d'origine. Mais la comparaison s'arr&#234;te l&#224;. &lt;i&gt;&#171; Nous nous sommes rapidement aper&#231;us que la crise &#233;tait plus structurelle que conjoncturelle&lt;/i&gt;, explique Alain Caron. &lt;i&gt;Beaucoup ont un parcours fractur&#233;. Leur signifier qu'ils ne sont l&#224; que pour quelques mois s'av&#232;re trop ins&#233;curisant pour eux. &#187;&lt;/i&gt; D'autant que la plupart arrivent de psychiatrie ou apr&#232;s exclusion d'un &#233;tablissement. D&#233;sormais, les adolescents restent donc le temps n&#233;cessaire, plusieurs ann&#233;es si besoin, pour repartir sur un nouveau projet &#233;ducatif. &lt;i&gt;&#171; Mais nous gardons en t&#234;te la limite de temps &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Alain Caron. La moyenne de la dur&#233;e de s&#233;jour se situe autour d'un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur expose ainsi la philosophie du lieu : &lt;i&gt;&#171; Comment r&#233;ussir &#224; garder ces gamins quand d'autres ont &#233;chou&#233; ? Une chose est s&#251;re, ils vont attaquer le cadre pour v&#233;rifier s'il est bien solide parce que tout le reste, famille ou foyer, s'est &#233;croul&#233;. Le personnel est pr&#233;par&#233; &#224; cela, pour rester debout face &#224; l'agressivit&#233;. Mais nous ne sommes pas plus forts ou plus malins que les autres. Il fallait par cons&#233;quent proposer une nouvelle forme d'accompagnement, surprendre nos pensionnaires en n'ayant pas les r&#233;actions auxquels ils s'attendent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, un passage &#224; l'acte ne va pas &#234;tre consid&#233;r&#233; dans le seul rapport &#224; la r&#232;gle mais analys&#233; comme un sympt&#244;me du mal-&#234;tre. &lt;i&gt;&#171; Pour certains, nous savons que, lorsqu'ils reviennent d'un week-end en famille, ils explosent. &#187;&lt;/i&gt; Fugues, scarifications&#8230; l'agressivit&#233; s'exerce d'abord contre eux-m&#234;mes. En cas de violence, une sanction-r&#233;paration r&#233;fl&#233;chie en fonction de chaque personnalit&#233; vient &#224; la fois signifier le m&#233;contentement de l'&#233;quipe, et tenter de valoriser le fautif. &lt;i&gt;&#171; Par exemple, si un gamin casse une fen&#234;tre, cela ne sert &#224; rien de le faire payer, il n'a pas d'argent. Alors il va faire une pizza pour le groupe, et montrer son potentiel cr&#233;ateur. Ils ont une tr&#232;s pi&#232;tre estime d'eux-m&#234;mes. Ils ne font que se punir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique peine parfois &#224; rejoindre la th&#233;orie. Ainsi, une &#233;ducatrice victime d'une agression quelques jours auparavant reconna&#238;t qu'elle l'a subie violemment : &lt;i&gt;&#171; La tension quotidienne, on s'y habitue, &#231;a fait partie de leur mode d'expression. Mais face &#224; cette violence directe, j'ai d&#251; admettre que je ne pouvais plus m'occuper de cette personne pour un temps. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soignants (deux psychologues pour un &#233;quivalent temps plein, une infirmi&#232;re &#224; mi-temps et un psychiatre trois heures par semaine) repr&#233;sentent un soutien essentiel pour les huit &#233;ducateurs : ils aident &#224; toujours mettre du sens sur les comportements, en le rapportant &#224; une histoire pass&#233;e souvent tr&#232;s lourde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bilan mensuel entre le psychologue et les deux r&#233;f&#233;rents (l'un impos&#233;, l'autre choisi) revient sur les &#233;v&#233;nements survenus et analyse les actes. Mais les deux &#233;quipes, th&#233;rapeutique et &#233;ducative, &#233;changent aussi au quotidien sur des adolescents qui souvent ne veulent plus entendre parler de psy et sont capables de refuser tout rendez-vous pendant des mois. La th&#233;rapie passe alors par les activit&#233;s de tous les jours, &#224; distance. Tous les supports sont bons pour mettre de la parole, de la pens&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Ces gamins sont blind&#233;s de partout. Il faut qu'ils aient confiance dans les adultes pour baisser un peu le masque,&lt;/i&gt; constate Alain Caron. &lt;i&gt;Les ateliers, bois, photo, jeux de r&#244;les&#8230; sont l'occasion d'all&#233;ger leurs m&#233;canismes de d&#233;fense. Ils l&#226;chent parfois des &#233;l&#233;ments sur eux-m&#234;mes, leur histoire ; les &#233;ducateurs les transmettent aux psychologues qui les retraduisent en pratique &#233;ducative, pour nous aider &#224; avoir la bonne parole, le bon geste. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ici, on ne peut pas se contenter d'attendre dans son bureau,&lt;/i&gt; souligne William Skowron, psychologue. &lt;i&gt;Il faut savoir travailler autrement, aller &#224; leur rencontre. Ainsi, un jeune qui avait du mal &#224; venir dans mon bureau m&#234;me apr&#232;s un long s&#233;jour me proposait parfois d'aller fumer une cigarette dans le jardin et me racontait son week-end. &#187;&lt;/i&gt; A condition de ne pas recevoir l'un d'entre eux en entretien dans la journ&#233;e, William Skowron prend certains d&#233;jeuners avec la maisonn&#233;e. Comme tout le personnel, car le fonctionnement du lieu repose sur le &lt;i&gt;&#171; faire avec &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;ducateurs sont pr&#233;sents de 7 heures &#224; 23 heures, 365 jours par an, ils partagent tous les temps de la journ&#233;e, y compris la pr&#233;paration du repas le soir lorsque la ma&#238;tresse de maison est partie. La plupart des pensionnaires rentrant rarement dans leur famille, les camps de vacances aident aussi &#224; retrouver un lien &#224; l'autre. Lorsque l'on vit ensemble du lever au coucher, on se montre sous son vrai jour ; cela rend les adultes plus accessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me attention dans le d&#233;roul&#233; de la semaine : chacun dispose d'un emploi du temps personnalis&#233; qu'il doit respecter, en fonction de ses activit&#233;s au sein de l'unit&#233; et &#224; l'ext&#233;rieur (scolarit&#233;, apprentissage, ateliers en service psychiatrique, etc.). Cependant, une certaine souplesse est de mise, si telle activit&#233; ne peut pas convenir &#224; l'&#233;tat mental du jeune &#224; un moment donn&#233; par exemple. Le personnel s'adapte &#224; chacun, y compris dans les relations avec la famille : on accompagne chez les parents, on permet de les recevoir dans un studio con&#231;u dans l'annexe de la maison&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre restreint de places autorise cette prise en charge personnalis&#233;e, certes, mais elle &#171; d&#233;note aussi d'une volont&#233; &#187;, selon William Skowron : &lt;i&gt;&#171; L'&#233;quipe est tr&#232;s disponible, y compris les week-ends, elle s'int&#233;resse &#224; ce que font les jeunes. &#187;&lt;/i&gt; Ce qui n'est pas mince pour des enfants &lt;i&gt;&#171; tr&#232;s faill&#233;s narcissiquement &#187;&lt;/i&gt;. Le psychologue se souvient notamment du plaisir immense &#233;prouv&#233; par une adolescente passionn&#233;e de chevaux parce qu'un &#233;ducateur &#233;tait all&#233; voir son concours de saut d'obstacles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bienveillance paie : petit &#224; petit, les crises reviennent moins fort, moins souvent. Sur les vingt-cinq jeunes pass&#233;s &#224; l'UET depuis sa cr&#233;ation, un seul n'a pu rester, parce qu'il avait agress&#233; une femme du village. Ses troubles &#233;taient trop lourds, il a d&#251; retourner en psychiatrie. &#192; l'inverse, un gar&#231;on qui se jetait contre les murs et mangeait les m&#233;gots de cigarette &#224; son arriv&#233;e est reparti au bout de trois ans (le record&#8230;) dans une Mecs (Maison d'enfants &#224; caract&#232;re social) avec un contrat d'apprentissage classique. Mais l'&#233;volution est rarement aussi impressionnante, et elle est de toute fa&#231;on difficilement mesurable. &lt;i&gt;&#171; Tous en tirent un b&#233;n&#233;fice&lt;/i&gt;, estime William Skowron. &lt;i&gt;La s&#233;curit&#233; les fait aller mieux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; &#224; garantir un comportement &#224; la sortie&#8230; Le directeur Alain Caron ne s'y risque pas. En revanche, il &#233;voque une des principales difficult&#233;s rencontr&#233;es &#224; l'UET : les adolescents finissent parfois par s'y sentir comme dans un cocon et ne parviennent plus &#224; en sortir. C'est pourquoi, d&#232;s le d&#233;but, on leur explique qu'ils sont l&#224; pour repartir. &lt;i&gt;&#171; On les rassemble psychiquement et g&#233;ographiquement, on restaure les liens avec les adultes en privil&#233;giant les activit&#233;s en interne pendant quelques semaines,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Alain Caron. &lt;i&gt;Puis on refait le chemin inverse : resocialisation, r&#233;inscription dans le milieu scolaire ou autre&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Ils se posent ici pour d&#233;finir un projet, mais l'objectif est qu'ils aillent le r&#233;aliser ailleurs. Ce qui n'est pas toujours facile &#224; organiser, les autres &#233;tablissements ayant tendance &#224; stigmatiser le public de l'UET comme&lt;i&gt; &#171; le pire &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;quipe de Fleurey doit donc pr&#233;senter un candidat avec un projet cl&#233; en main, prouver qu'il est capable de tenir dans un appartement ou dans un foyer classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etape essentielle, la sortie est organis&#233;e pour &#234;tre valorisante : tu pars non pas parce qu'on ne veut plus de toi mais parce que tu es capable d'autre chose. F&#234;te, discours, diaporama sur les moments forts dans la maison&#8230; &#192; l'oppos&#233; des d&#233;parts connus auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule certitude : l'existence de l'UET soulage les dispositifs d'accueil. Au point que l'id&#233;e de cr&#233;er une deuxi&#232;me unit&#233; sur le m&#234;me mod&#232;le en C&#244;te d'Or commence &#224; poindre. Le directeur ne semble pas convaincu de la pertinence d'une petite s&#339;ur : &lt;i&gt;&#171; Ne risque-t-on pas, en multipliant l'offre, de saper le travail de tol&#233;rance des &#233;tablissements existants ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;EPETC - 19 bis rue de Verdun - 92150 Suresnes - T&#233;l : 01 41 44 76 95&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;UMEA - 6 rue de la Vieille Monnaie - 25000 Besan&#231;on. T&#233;l : 03 81 82 12 89&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;UET - 6 rue de l'Aule - 21410 Fleurey-sur-Ouche. T&#233;l : 03 80 76 07 60&lt;/p&gt;
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		<title>Adolescents difficiles : des solutions pour les accompagner</title>
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