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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Un statut pour le beau-parent ?</title>
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&lt;p&gt;Quelle existence juridique donner aux beaux-parents qui, pour l'heure, n'ont quasiment aucun droit ? La question est sensible en regard des droits des &#171; parents non gardiens &#187;. Par ailleurs, quels droits donner &#224; d'autres tiers, comme les familles d'accueil ou les &#171; homoparents &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Peu apr&#232;s son accession &#224; la fonction supr&#234;me, le chef de l'&#201;tat avait charg&#233; le ministre du Travail et de la Solidarit&#233;, Xavier Bertrand, de cr&#233;er un &#171; statut &#187; pour donner aux beaux-parents des familles recompos&#233;es une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelle existence juridique donner aux beaux-parents qui, pour l'heure, n'ont quasiment aucun droit ? La question est sensible en regard des droits des &#171; parents non gardiens &#187;. Par ailleurs, quels droits donner &#224; d'autres tiers, comme les familles d'accueil ou les &#171; homoparents &#187; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peu apr&#232;s son accession &#224; la fonction supr&#234;me, le chef de l'&#201;tat avait charg&#233; le ministre du Travail et de la Solidarit&#233;, Xavier Bertrand, de cr&#233;er un &#171; statut &#187; pour donner aux beaux-parents des familles recompos&#233;es une existence juridique. L'objectif &#233;tait &#171; de permettre aux adultes qui vivent avec des enfants dont ils ne sont pas les parents biologiques de pouvoir proc&#233;der pour eux aux d&#233;marches habituelles de la vie quotidienne &#187;, et de &#171; prot&#233;ger juridiquement &#187; les liens affectifs entre ces enfants et ces adultes. Dans la foul&#233;e, Sarkozy lui avait d'ailleurs &#233;galement demand&#233; de &#171; d&#233;velopper la politique en faveur de l'adoption &#187;, et de faire de la protection de l'enfance &#171; une question majeure &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater que le beau-parent n'a actuellement aucun droit. Hormis l'adoption simple ou la d&#233;l&#233;gation de l'autorit&#233; parentale, rendue possible depuis la loi de mars 2002 mais peu pratiqu&#233;e, celui-ci n'a aucun statut juridique par rapport &#224; l'enfant du conjoint, m&#234;me s'il s'est investi pendant des ann&#233;es dans son &#233;ducation et ses soins. Or, au moins 1,6 million d'enfants vivent en famille recompos&#233;e (les derniers chiffres de l'Insee datant de quelques ann&#233;es) et &#171; au bas mot &#187; 30 000 vivent dans des foyers homoparentaux. En outre, 64 000 mineurs ont connu en 2005 un placement en famille d'accueil. &#171; 36 % des lettres qui me sont adress&#233;es concernent des enfants &#233;cartel&#233;s dans des familles recompos&#233;es &#187;, constate la D&#233;fenseure des enfants, Dominique Versini&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;fenseur des Enfants - 104 bd Auguste Blanqui - 75013 Paris' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un &#171; mandat d'&#233;ducation ponctuel &#187; pourrait &#234;tre cr&#233;&#233; au profit d'un tiers pour les actes de la vie quotidienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport intitul&#233; &lt;i&gt;L'enfant au c&#339;ur des nouvelles parentalit&#233;s&lt;/i&gt;, elle plaide pour un &#171; statut des tiers &#187;, qu'ils soient beau-parent, famille d'accueil ou homoparent. En &#233;largissant la d&#233;l&#233;gation d'autorit&#233; parentale, le tiers serait autoris&#233; &#224; prendre sous sa responsabilit&#233; les actes usuels du quotidien (sorties d'&#233;cole, par exemple), mais aussi des d&#233;cisions beaucoup plus importantes (intervention m&#233;dicale). En cas de d&#233;c&#232;s du parent biologique, il pourrait se voir confier la garde de l'enfant alors qu'aujourd'hui, si le tuteur n'a pas &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; avant le d&#233;c&#232;s, &#171; le juge des tutelles donne la garde en priorit&#233; aux ascendants &#187;. Autre id&#233;e pour concr&#233;tiser ces nouvelles avanc&#233;es, un &#171; mandat d'&#233;ducation ponctuel &#187; pourrait &#234;tre cr&#233;&#233; au profit d'un tiers (beaux-parents mais aussi nourrice, cousine, amis&#8230;) pour les actes de la vie quotidienne (emmener l'enfant chez le m&#233;decin, &#224; l'&#233;cole, &#224; son club de sport&#8230;). &#171; Le statut du beau-parent n'est pas une r&#233;volution mais une facilitation du quotidien pour r&#233;pondre au mieux-&#234;tre de tous &#187;, insiste la D&#233;fenseure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#171; convention &#187; homologu&#233;e par le juge aux affaires familiales pourrait s'assurer que ces nouvelles dispositions n'empi&#232;tent pas sur les droits du parent non gardien. L'association SOS Papa craint par exemple que le r&#244;le des parents non d&#233;tenteurs de la garde de leur enfant soit fragilis&#233; : &#171; dans 90 % des s&#233;parations, le p&#232;re ne peut plus voir son enfant qu'un week-end sur deux et dans 30 % des cas de droit de visite et d'h&#233;bergement, le parent non-gardien (le p&#232;re donc) perd tout contact avec son enfant au bout de trois ans en moyenne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'association, il faudrait &#171; commencer par garantir et p&#233;renniser le statut de parent et garantir &#224; l'enfant son droit &#224; aimer ses deux parents &#187;. La D&#233;fenseure des enfants peine &#224; les rassurer : &#171; J'entends et je comprends la crainte des papas s&#233;par&#233;s qui ont d&#233;j&#224; tant de mal &#224; voir leurs enfants. Mais cette convention ne les prive d'aucun droit, car elle ne concerne que les actes de la vie quotidienne. Pour les actes &#171; graves &#187;, leur accord sera obligatoire (changement d'&#233;cole, voyage &#224; l'&#233;tranger, bapt&#234;me&#8230;). J'ajoute que toutes ces propositions incluses dans le statut des tiers ne peuvent &#234;tre que facultatives et non d&#233;finitives. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce ne sont pas les seuls &#224; &#234;tre sceptiques : l'union nationale des associations familiales (UNAF) craint pour sa part que ce changement ne &#171; g&#233;n&#232;re de nombreux conflits d'autorit&#233; et contentieux dont l'enfant subira les cons&#233;quences &#187; et certains observateurs concern&#233;s pr&#233;conisent le cas par cas plut&#244;t qu'une loi cadre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.defenseurdesenfants.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;D&#233;fenseur des Enfants&lt;/a&gt; - 104 bd Auguste Blanqui - 75013 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>M&#233;lodrame et m&#233;lo-dit de la s&#233;paration</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Melodrame-et-melo-dit-de-la-separation</link>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>862</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Recueil des actes des journ&#233;es du Grape tenues en 2006 &#224; Nantes, l'ouvrage illustre le paradoxe de notre soci&#233;t&#233; qui &#233;rige la protection de l'enfant en exigence absolue, tout en ne supportant pas de priver les familles d&#233;faillantes de leurs droits sur lui. La l&#233;gislation se refuse &#224; stigmatiser les parents et cherche &#224; objectiver la situation de danger &#224; laquelle il est confront&#233;. En excluant syst&#233;matiquement toute r&#233;f&#233;rence &#224; la faute parentale, l'assistance &#233;ducative consid&#232;re qu'il est toujours (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton2119-d0f7d.jpg?1694612379' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Recueil des actes des journ&#233;es du Grape tenues en 2006 &#224; Nantes, l'ouvrage illustre le paradoxe de notre soci&#233;t&#233; qui &#233;rige la protection de l'enfant en exigence absolue, tout en ne supportant pas de priver les familles d&#233;faillantes de leurs droits sur lui. La l&#233;gislation se refuse &#224; stigmatiser les parents et cherche &#224; objectiver la situation de danger &#224; laquelle il est confront&#233;. En excluant syst&#233;matiquement toute r&#233;f&#233;rence &#224; la faute parentale, l'assistance &#233;ducative consid&#232;re qu'il est toujours possible et souhaitable de rechercher une meilleure ad&#233;quation de leurs pratiques &#233;ducatives. Comme on pr&#233;f&#232;re toujours le maintien de l'enfant dans sa famille et qu'on essaie toujours d'obtenir l'adh&#233;sion des parents &#224; la mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant parfois, bien faible est la marge qui s&#233;pare les carences naturelles, la pauvret&#233; mat&#233;rielle et la d&#233;tresse psychologique qui justifient compassion, aide et soutien, du d&#233;tournement manifeste de la fonction parentale par ceux qui commettent sciemment maltraitance et agressions sexuelles. Il en va de m&#234;me pour la loi qui peut &#224; la fois stipuler que &#171; les actes usuels de la vie de l'enfant doivent &#234;tre accomplis par celui qui en a sa garde &#187;, tout en pr&#233;cisant que les d&#233;tenteurs de l'autorit&#233; parentale doivent &#234;tre associ&#233;s &#224; toutes les d&#233;cisions concernant la vie de l'enfant confi&#233;. Cela aboutit &#224; faire courir les services apr&#232;s des parents qui continuent &#224; &#234;tre les d&#233;cideurs d&#233;sincarn&#233;s sur une sc&#232;ne d'o&#249; ils sont absents. Quand pourra-t-on r&#233;tablir les limites que la s&#233;paration impose ? Il est fondamentalement diff&#233;rent d'&#234;tre titulaire de l'autorit&#233; parentale et d'en avoir l'exercice effectif et quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, le l&#233;gislateur a souhait&#233; que la relation entre l'usager et l'intervenant social passe d'une logique assistancielle &#224; une logique contractuelle, pr&#233;voyant un contrat d'accueil et une possibilit&#233; de choix de l'&#233;tablissement. Cela n'est gu&#232;re r&#233;alisable dans une dimension de contrainte judiciaire o&#249; il reste peu de choses &#224; n&#233;gocier face &#224; l'ordonnance du magistrat qui fixe les conditions du placement. Il ne faut pas r&#233;duire la complexit&#233; de notre intervention &#224; une simplification excessive qui se r&#233;sumerait &#224; une question de droit. &#171; Ce n'est pas du c&#244;t&#233; du droit que les travailleurs sociaux doivent se tourner pour v&#233;rifier si leur proposition ou leurs actes sont ad&#233;quats ou pour en mesurer le bien-fond&#233;, mais bien du c&#244;t&#233; de leurs propres comp&#233;tences professionnelles et pluridisciplinaires &#187; (p.128). C'est bien la dimension &#233;ducative qui doit les mobiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de ces r&#233;sistances induites par les r&#233;sonances affectives que provoque la s&#233;paration d'un enfant de son milieu naturel, responsables parfois d'une forte banalisation face &#224; des difficult&#233;s constat&#233;es pourtant inqui&#233;tantes ou du risque de passage &#224; l'acte violent dans les modalit&#233;s d'un placement qui n&#233;glige la n&#233;cessaire pr&#233;paration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2007 (219 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pourquoi on nous a s&#233;par&#233;s ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pourquoi-on-nous-a-separes</link>
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&lt;p&gt;En donnant longuement la parole &#224; deux m&#232;res d'enfants plac&#233;s particuli&#232;rement aigries par leur v&#233;cu, le risque &#233;tait d'objectiver leurs ranc&#339;urs contre les travailleurs sociaux. Christine Abels-Eber a su traiter avec intelligence et finesse la question de la s&#233;paration, en sachant &#233;viter les g&#233;n&#233;ralisations h&#226;tives. Elle rappelle que l'une des d&#233;rives de la protection de l'enfance est cette confusion entre maintien des liens avec la famille et maintien aupr&#232;s de parents nocifs et dangereux. Elle &#233;voque (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton2118-58f22.jpg?1694612379' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En donnant longuement la parole &#224; deux m&#232;res d'enfants plac&#233;s particuli&#232;rement aigries par leur v&#233;cu, le risque &#233;tait d'objectiver leurs ranc&#339;urs contre les travailleurs sociaux. Christine Abels-Eber a su traiter avec intelligence et finesse la question de la s&#233;paration, en sachant &#233;viter les g&#233;n&#233;ralisations h&#226;tives. Elle rappelle que l'une des d&#233;rives de la protection de l'enfance est cette confusion entre maintien des liens avec la famille et maintien aupr&#232;s de parents nocifs et dangereux. Elle &#233;voque aussi l'action de professionnels porteurs d'une v&#233;ritable &#233;thique et de solides qualit&#233;s tant relationnelles qu'humaines qui sont d'embl&#233;e dans la consid&#233;ration et le respect des familles qu'ils positionnent en tant que sujet et non pas objet de leur intervention. Elle donne encore la parole &#224; un directeur qui t&#233;moigne avoir rencontr&#233; des enfants d&#233;sireux de couper toute forme de relations avec leur milieu d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces pr&#233;cautions prises, il reste une r&#233;alit&#233; brutale qu'on ne peut &#233;vacuer d'un revers de la main. Des parents qui ont demand&#233; aide et soutien se sont vus mis en accusation et stigmatis&#233;s par des travailleurs sociaux qui les ont harcel&#233;s, jamais rassasi&#233;s dans leurs attentes et v&#233;rifiant les moindres coins et recoins de leur vie, allant bien au-del&#224; de ce qu'eux-m&#234;mes auraient pu supporter. Des parents se sont trouv&#233;s dans une spirale infernale, face &#224; un tunnel dont ils ne voyaient pas le bout, tant les demandes formul&#233;es &#224; leur &#233;gard pouvaient &#234;tre parfois exigeantes et contradictoires. &#171; Pour certaines familles qui ont connu un incident de parcours, aucune faiblesse ne semble autoris&#233;e, on cherche la faille, le point faible &#187; (p.125). Des parents, au lieu d'&#234;tre ressourc&#233;s par l'accompagnement propos&#233;, se sont senties disqualifi&#233;s et jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action &#233;ducative peut parfois aboutir non &#224; l'&#233;mancipation de la personne, mais &#224; son assujettissement. Il suffit pour cela de n'identifier que ses manques et ses d&#233;ficiences. &#171; On nous fait parfois tellement sentir qu'on est mauvais parent, qu'on le devient &#187;, t&#233;moigne Cathy, l'une de ces mamans. Certes, un enfant plac&#233; ne l'est que parce qu'il ne peut b&#233;n&#233;ficier dans son milieu d'origine de la bienveillance et de la s&#233;curit&#233; qui lui garantissent &#233;panouissement et &#233;quilibre. Mais lorsqu'il acc&#232;de &#224; son nouveau lieu de vie, il lui faut pr&#233;server deux places : celle o&#249; il arrive (qu'il va lui falloir gagner), mais aussi celle d'o&#249; il vient (qu'il ne veut pas perdre). C'est pourquoi, &#171; &#233;vincer, oublier ou nier les parents, l'accompagnement de l'enfant, c'est risquer de passer &#224; c&#244;t&#233; de ce qui le tient et le lie &#224; ses origines &#187; (p.154).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de l'aide sociale &#224; l'enfance porte n&#233;anmoins ses fruits puisqu'une &#233;tude, datant de 1987, montre que si 95 % des enfants s&#233;par&#233;s ont des parents qui, eux-m&#234;mes, ont &#233;t&#233; plac&#233;s dans leur enfance, seuls 16 % d'entre eux ont vu leurs propres enfants devoir &#234;tre &#224; leur tour plac&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2006 (220 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un lieu de vie pour adolescentes en danger</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-lieu-de-vie-pour-adolescentes-en-danger</link>
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		<dc:subject>862</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le centre Dubreuil &#224; Orsay (Essonne) est un foyer de l'enfance qui accueille et accompagne des jeunes filles en danger &#226;g&#233;es de douze ans et demi &#224; vingt et un ans. Il se compose d'un foyer &#233;ducatif, d'un service d'accueil d'urgence et de studios d'accession &#224; l'autonomie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un grand pavillon blanc, un parc arbor&#233; aux couleurs d'automne. &#192; l'int&#233;rieur de la maison chaleureuse, deux adolescentes se d&#233;tendent devant la t&#233;l&#233;, d'autres papotent avec une amie dans leur chambre tapiss&#233;e de posters de vedettes, font (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-862-" rel="tag"&gt;862&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le centre Dubreuil &#224; Orsay (Essonne) est un foyer de l'enfance qui accueille et accompagne des jeunes filles en danger &#226;g&#233;es de douze ans et demi &#224; vingt et un ans. Il se compose d'un foyer &#233;ducatif, d'un service d'accueil d'urgence et de studios d'accession &#224; l'autonomie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un grand pavillon blanc, un parc arbor&#233; aux couleurs d'automne. &#192; l'int&#233;rieur de la maison chaleureuse, deux adolescentes se d&#233;tendent devant la t&#233;l&#233;, d'autres papotent avec une amie dans leur chambre tapiss&#233;e de posters de vedettes, font leurs devoirs, seules ou avec un &#233;ducateur. Dans les cuisines, le chef s'affaire &#224; pr&#233;parer un bon d&#238;ner. Nous sommes au foyer &#233;ducatif, l'un des trois services du centre Dubreuil. Il accueille dix-sept adolescentes (de douze ans et demi &#224; dix-huit ans) en difficult&#233; sociale et/ou familiale, ayant un projet scolaire ou professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cadre, des r&#232;gles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Adrienne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, quinze ans, est arriv&#233;e au foyer &#233;ducatif voici un an. Suite &#224; une mesure d'investigation et d'orientation &#233;ducative, le juge pour enfants a ordonn&#233; son placement et celui de ses s&#339;urs. Adrienne est orient&#233;e vers le foyer &#233;ducatif et ses cadettes vers des familles d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur situation familiale est particuli&#232;rement instable : s&#233;paration des parents, violences, carences &#233;ducatives (manque de cadre, de r&#233;gularit&#233;&#8230;) &lt;i&gt;&#171; &#192; son arriv&#233;e, l'adolescente n'allait plus r&#233;guli&#232;rement &#224; l'&#233;cole. Elle nous a dit en avoir &#171; ras le bol &#187; des cours et r&#234;ver du m&#233;tier de coiffeuse,&lt;/i&gt; &#233;voque Annie Achard, la directrice. &lt;i&gt;L'&#233;quipe &#233;ducative la soutient dans l'&#233;laboration de son projet professionnel. La jeune entre dans le dispositif junior apprentissage et exp&#233;rimente divers environnements professionnels, dont la coiffure qui continue &#224; l'attirer. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe lui rappelle r&#233;guli&#232;rement la n&#233;cessit&#233; de se conformer aux cadres sociaux de l'&#233;cole et de l'employeur&#8230; et aux r&#232;gles du foyer &#233;ducatif. L'adolescente affirme que &#171; seuls [ses] parents ont le droit de lui donner des ordres &#187; et transgresse les r&#232;gles. &lt;i&gt;&#171; En s'investissant dans la vie du foyer et dans ses &#233;tudes, Adrienne a l'impression de &#171; trahir &#187; sa famille &#187;&lt;/i&gt;, analyse Marie-Claude Cambalacho, cadre socio-&#233;ducatif. L'internat lui offre un cadre qui l'aide &#224; se construire (arriver &#224; l'heure aux repas, d&#238;ner &#224; table avec les autres&#8230;). Pas simple pour elle. &#171; &lt;i&gt; Donner des rep&#232;res &#224; des jeunes qui n'en ont jamais eu, c'est un peu comme pousser dans une piscine quelqu'un qui ne sait pas nager, &lt;/i&gt; me disait une jeune fille en entretien. &lt;i&gt;&#199;a provoque l'effroi ! &#187;&lt;/i&gt;, sourit Marie-Claude Cambalacho.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2007, Adrienne entre en centre de formation d'apprentis (CFA). Malgr&#233; son jeune &#226;ge, elle a trouv&#233; seule son employeur. &lt;i&gt;&#171; Si tu as r&#233;ussi cela, tu peux r&#233;ussir bien d'autres choses &#187;&lt;/i&gt;, lui rappelle l'&#233;quipe. Ravie de sa formation, elle reste cependant rebelle avec les &#233;ducateurs, continuant &#224; transgresser les r&#232;gles et fuguant lorsqu'elle est angoiss&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Son comportement est li&#233; &#224; la situation difficile de sa famille avec laquelle elle interagit, &lt;/i&gt; estime le cadre socio-&#233;ducatif. &lt;i&gt;Mais les choses commencent &#224; bouger. Gr&#226;ce au soutien d'une des psychologues du centre, elle comprend qu'exprimer ses probl&#232;mes aide &#224; avancer. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le foyer &#233;ducatif, le maintien des liens avec la famille est privil&#233;gi&#233; lorsque cela est possible et organis&#233; en fonction du calendrier fix&#233; par l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE). Adrienne passe certains week-ends chez sa m&#232;re avec ses s&#339;urs, les rencontres avec son p&#232;re ont lieu en pr&#233;sence d'un m&#233;diateur. Les cadettes d'Adrienne ont la possibilit&#233; de lui rendre visite au foyer le mercredi. L'&#233;quipe &#233;ducative t&#233;l&#233;phone r&#233;guli&#232;rement &#224; ses parents pour les tenir au courant de ses projets, les incite &#224; lui rendre visite et les convoque en cas de difficult&#233;s. Son &#233;ducateur r&#233;f&#233;rent &#224; l'ASE rend visite &#224; sa m&#232;re et sert aussi de lien entre le foyer et la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux difficult&#233;s pr&#233;sent&#233;es par Adrienne, l'&#233;quipe a saisi trois fois le juge pour enfants qui l'avait confi&#233; &#224; l'ASE. Lors de la premi&#232;re audience il a recadr&#233; l'adolescente, lui rappelant les raisons pour lesquelles elle a &#233;t&#233; plac&#233;e. Lors de la seconde - face &#224; une situation familiale que l'&#233;quipe jugeait complexe - il a propos&#233; une &#233;valuation familiale par le Centre d'&#233;tude clinique des communications familiales (Ceccof). Enfin, &#224; la troisi&#232;me il a d&#233;cid&#233; la mise en place de visites m&#233;diatis&#233;es avec le p&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Ce recadrage par un magistrat au titre de l'assistance &#233;ducative est tr&#232;s important. Il fait tiers, dit la loi, repr&#233;sente la soci&#233;t&#233;. Il est tr&#232;s important que les jeunes sachent qui fait quoi &#187;&lt;/i&gt;, souligne Annie Achard. Le magistrat a incit&#233; Adrienne &#224; ne pas g&#226;cher ses chances. Par son accueil et son accompagnement, l'&#233;quipe &#233;ducative du foyer la soutient dans son projet professionnel. &#192; elle de s'accrocher pour le r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Accueils diversifi&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le centre Dubreuil est l'un des dix-sept &#233;tablissements publics g&#233;r&#233;s par la Dases de Paris. Il accueille des jeunes filles scolaris&#233;es ou en formation professionnelle dans les structures de l'Education nationale, les structures priv&#233;es d'enseignement g&#233;n&#233;ral ou professionnel, les CFA, les plates-formes d&#233;di&#233;es au rattrapage scolaire et &#224; l'&#233;laboration d'un projet professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvert 365 jours par an, il assure une mission de protection et d'accompagnement &#233;ducatif par un accueil de jeunes filles tout au long de l'ann&#233;e. Outre le foyer &#233;ducatif, il g&#232;re un Service d'accueil d'urgence (Sau) et des studios d'accession &#224; l'autonomie. Le Sau, situ&#233; au fond du parc, derri&#232;re le foyer &#233;ducatif, accueille six jeunes filles (de treize &#224; dix-sept ans), venant de Paris ou de l'Essonne, pour une p&#233;riode d'observation de trois mois maximum en vue d'une orientation adapt&#233;e. Le Studio 13, structure d'accession &#224; l'autonomie, propose des studios et des studettes dans un immeuble du centre ville &#224; quatorze jeunes (de dix-sept ans et demi &#224; vingt et un ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des jeunes filles accueillies dans les services du centre Dubreuil sont en conflit avec leur famille, victimes de maltraitance ou isol&#233;es sur le territoire fran&#231;ais, sans r&#233;f&#233;rent l&#233;gal. Aux chamboulements li&#233;s &#224; l'adolescence, viennent se greffer des difficult&#233;s scolaires, souvent anciennes, m&#234;me si les jeunes filles accueillies ne pr&#233;sentent pas de grands retards scolaires. Un professeur de lyc&#233;e vient six heures par semaine pour un soutien scolaire et un &#233;ducateur fait le lien avec l'Education nationale et les conseillers d'orientation. Chaque jeune r&#233;fl&#233;chit et travaille avec l'&#233;quipe &#224; la mise en place d'un projet individuel de prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors du service d'accueil d'urgence, le s&#233;jour dans ce foyer de l'enfance dure le temps n&#233;cessaire &#224; l'&#233;volution personnelle de la jeune fille et &#224; celle de sa situation familiale. Cette dur&#233;e est fr&#233;quemment r&#233;&#233;valu&#233;e lors des audiences chez le juge des enfants. Dans la mesure du possible, la jeune fille reste scolaris&#233;e dans son &#233;tablissement d'origine, sauf en cas de contre-indication du juge ou d'une trop grande distance g&#233;ographique avec le foyer. Chaque service a son &#233;quipe &#233;ducative d&#233;di&#233;e avec une pr&#233;sence d'&#233;ducateurs le jour comme la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous accueillons des jeunes filles qui se d&#233;valorisent, n'ont souvent pas confiance en elles&lt;/i&gt;, explique Annie Achard. &lt;i&gt;Elles ont une histoire familiale difficile, peu de soutien familial, ont une mauvaise connaissance d'elles-m&#234;mes et de leur potentiel. Souvent, elles sont envahies par les affects, ne font pas confiance aux adultes et ont du mal &#224; mettre des mots sur ce qu'elles ressentent. &#187; &lt;/i&gt; Deux psychologues du centre Dubreuil leur proposent un soutien ponctuel et &#233;ventuellement les orientent vers une psychoth&#233;rapie. Elles partagent parfois le d&#238;ner des jeunes filles pour les mettre en confiance, elles qui pensent que &#171; les psychologues sont r&#233;serv&#233;s aux fous. &#187; Les deux psychologues travaillent &#233;galement avec les &#233;quipes &#224; la mise en place du projet individualis&#233; de chaque jeune fille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces adolescentes qui vivent d'importantes transformations corporelles et psychiques, une infirmi&#232;re propose &#233;coute, conseil et accompagnement vers les r&#233;seaux de sant&#233;. Les temps de transports (RER, train&#8230;) pour se rendre chez le m&#233;decin par exemple, sont autant de moments privil&#233;gi&#233;s durant lesquels la jeune fille confie plus facilement ses soucis &#224; l'infirmi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le week-end et durant les vacances, des activit&#233;s, des transferts et des camps sont propos&#233;s aux jeunes filles qui ne rejoignent pas leur famille. Certaines peuvent &#234;tre re&#231;ues en familles d'accueil pour le week-end, lorsqu'elles le souhaitent. Toute l'ann&#233;e, elles pratiquent une activit&#233; de leur choix &#224; l'ext&#233;rieur : hip hop, foot, danse&#8230; comme la plupart des ados de leur &#226;ge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>&#171; Le foyer de l'enfance pourrait-il devenir&#8230; un lieu d'alternative au placement &#187;</title>
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		<dc:date>2007-11-22T10:31:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>862</dc:subject>

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&lt;p&gt;Entretien avec Odile Rablat directrice de l'institut d&#233;partemental de l'enfance et de la famille de Sa&#244;ne-et-Loire (IDEF 71). &lt;br class='autobr' /&gt;
Quid d'un conseil de vie sociale dans un foyer de l'enfance ? Un conseil de vie sociale (CVS) en foyer de l'enfance, ce n'est pas facile : si nous appliquions la loi &#224; la lettre, il n'aurait pas vu le jour (notre dur&#233;e de s&#233;jour est rarement sup&#233;rieure &#224; un an). Il a fallu que nous &#171; bidouillions &#187;, ce qui n'est pas vraiment satisfaisant : le pr&#233;sident du CVS est un membre du (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Odile Rablat directrice de l'institut d&#233;partemental de l'enfance et de la famille de Sa&#244;ne-et-Loire (IDEF 71).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quid d'un conseil de vie sociale dans un foyer de l'enfance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un conseil de vie sociale (CVS) en foyer de l'enfance, ce n'est pas facile : si nous appliquions la loi &#224; la lettre, il n'aurait pas vu le jour (notre dur&#233;e de s&#233;jour est rarement sup&#233;rieure &#224; un an). Il a fallu que nous &#171; bidouillions &#187;, ce qui n'est pas vraiment satisfaisant : le pr&#233;sident du CVS est un membre du conseil d'administration, alors que ce devrait &#234;tre l'inverse, il devrait si&#233;ger au conseil d'administration. &#192; l'IDEF 71, c'est donc un adulte qui repr&#233;sente la parole collective des enfants&#8230; Les parents ou familles disposent de quatre places, mais ne les occupent pas toujours, souvent meurtris par la d&#233;cision de s&#233;paration d'avec leur enfant, que ce soient eux qui l'aient prise ou que ce soit un juge&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs ils restent impressionn&#233;s par cette assembl&#233;e d'adultes qui ont le savoir et le pouvoir. Quel jeu doivent-ils jouer ? Qu'attendons-nous de leur pr&#233;sence ? Comment doivent-ils se comporter dans cette instance dont le pr&#233;sident devrait &#234;tre une personne accueillie, donc un de leurs enfants ? Quels moyens mettons-nous en &#339;uvre pour qu'ils puissent se d&#233;placer ? Comment parents et enfants peuvent-ils si&#233;ger ensemble alors que ce sont leurs d&#233;saccords qui les ont amen&#233;s &#224; &#234;tre s&#233;par&#233;s ? De fait, ils s'excluent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnels repr&#233;sent&#233;s, &#233;lus lors des &#233;lections professionnelles tous les quatre ans, ont &#233;galement leurs difficult&#233;s : les horaires ne leur permettent pas toujours d'&#234;tre r&#233;guliers. Plus grande difficult&#233; &#224; mon sens, ils sont au m&#234;me niveau que les enfants autour de la table, ce qui me semble difficilement conciliable avec la nature de leurs services &#233;ducatifs, au moins dans l'esprit. L'exercice de la citoyennet&#233; est difficile&#8230; Les &#233;ducateurs remettent en cause la d&#233;mocratie qui veut que chaque enfant (y compris le plus &#171; d&#233;linquant &#187;) ait le droit d'&#234;tre &#233;lu tant que la justice ne lui a pas limit&#233; ses droits civiques. Les d&#233;cisions ne sont pas toujours suivies au niveau de la vie des unit&#233;s : par exemple, les jeunes souhaitent avoir une r&#233;union r&#233;guli&#232;re par unit&#233; depuis plusieurs ann&#233;es, mais c'est difficile &#224; mettre en place au foyer de l'enfance, alors qu'au centre maternel cela a &#233;t&#233; ais&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'absence d'une plus grande formalisation (avec compte-rendu, ordre du jour, pr&#233;sence r&#233;elle des personnes nomm&#233;es et notamment des administrateurs, qui sont souvent des &#233;lus locaux) ne garantit ni la d&#233;mocratie, ni la p&#233;rennit&#233; de la parole de cette instance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CVS (appel&#233; chez nous commission qualit&#233; car il a pr&#233;c&#233;d&#233; la loi, et aussi pour le diff&#233;rencier d'une commission de vie sociale qui sanctionne les manquements &#224; la vie de groupe) permet aux jeunes de plus de onze ans (quelquefois un peu moins) de repr&#233;senter leurs pairs. Il reste qu'il est urgent de lui redonner du sens, afin que leur parole soit r&#233;ellement entendue, quelle que soit la raison pour laquelle ils sont dans cet &#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment, dans la gestion quotidienne de l'urgence, &#233;loigner l'&#233;puisement professionnel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut distinguer l'urgence de la crise. L'urgence &#8212; jamais profitable aux personnes accueillies et &#224; leurs familles &#8212; peut &#234;tre diff&#233;r&#233;e, c'est ce que nous nous employons &#224; faire le plus souvent possible. La distinguer de la crise, c'est reconna&#238;tre le besoin de la personne accueillie et sa souffrance &#224; un moment donn&#233;. Traiter en urgence le besoin d'une personne, c'est aussi n&#233;gliger celui des autres. C'est souvent le cas lors de l'expression violente d'un jeune : les autres enfants de l'unit&#233; en sont victimes, car agress&#233;s aussi m&#234;me en n'&#233;tant pas concern&#233;s. Le fait de devoir se consacrer &#224; un seul jeune en crise et de n&#233;gliger les autres est une grande violence pour les &#233;ducateurs aussi : la multiplication de ces &#233;pisodes conduit &#224; l'&#233;puisement si aucune perspective d'un avenir meilleur n'existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'IDEF 71, un certain nombre de moyens sont mis en &#339;uvre pour soutenir les &#233;quipes au quotidien, mais aussi &#224; plus long terme : &#233;change, soutien, r&#233;assurance par le cadre socio-&#233;ducatif mais aussi parole du chef d'&#233;tablissement sur ce qui r&#233;ussit, au m&#234;me titre que ce qui l'est moins&#8230; Reconnaissance de la difficult&#233; des situations trait&#233;es, prise en compte de la parole des professionnels, r&#233;activit&#233; : nous avons &#233;dit&#233; un protocole pour les situations de violence, avec d&#233;briefing rapide, acc&#232;s &#224; une aide ext&#233;rieure, saisine d'une pr&#233;-commission de sanction, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'acc&#232;s &#224; l'&#233;crit permet de relater les incidents, d'en faire part, de les mettre &#224; distance, voire d'analyser les probl&#232;mes et d'&#234;tre force de proposition pour un avenir diff&#233;rent. Favorisons l'implication des personnes, invitons les professionnels &#224; travailler sur leurs difficult&#233;s, ouvrons l'analyse de la pratique &#224; toutes les personnes proches des personnes accueillies : ma&#238;tresses de maison, veilleurs de nuit, travailleurs sociaux, assistants familiaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ayons toujours des projets &#8212; nouveaux services, r&#233;flexions institutionnelles, travail sur les outils, &#233;valuation &#8212;, ouvrons-nous &#224; la formation (continue, professionnelle, promotionnelle ou de reconversion), intra ou ext&#233;rieure, et d&#233;fendons-l&#224; avec opini&#226;tret&#233; aupr&#232;s de nos instances de tutelle. Multiplions les occasions de faire valoir la qualit&#233; du travail r&#233;alis&#233;, et sachons faire la f&#234;te !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment travaillez-vous avec les familles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons mis au point un protocole pr&#233;voyant la pr&#233;sence (indispensable) de la famille lors du premier accueil. Apr&#232;s sept ans, le taux de r&#233;ussite est sup&#233;rieur &#224; 75 %. L'accueil est en effet un moment privil&#233;gi&#233;, li&#233; &#224; l'intensit&#233; de la crise, o&#249; un certain nombre de choses peuvent &#234;tre dites et entendues. Les personnes pr&#233;sentes (enfant, famille, cadre et &#233;ducateur de l'IDEF, travailleur social ou gendarme accompagnateur) remplissent un livret de l'accueil au nom de l'enfant : il s'agit d'un document d'informations sur l'&#233;tablissement, sur l'enfant et les membres de sa famille. Chacune des personnes pr&#233;sentes (enfant, p&#232;re, m&#232;re ou substitut, &#233;ducateur, cadre socio-&#233;ducatif) repart avec un exemplaire (&#224; l'exception du travailleur social ext&#233;rieur ou du gendarme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pourquoi suis-je l&#224; ? &#187; et &#171; quels mieux-&#234;tre sont attendus, et dans quels buts ? &#187; : l'enfant est invit&#233; &#224; r&#233;pondre &#224; ces questions, mais &#233;galement sa famille si lui ne peut rien en dire. C'est le d&#233;but d'une appropriation de la s&#233;paration, et &#233;crire leur parole est acte fondateur d'une dynamique de changement. Dans ce livret d'accueil, une place importante est r&#233;serv&#233;e aux habitudes de l'enfant et aux choix des parents : cette partie est remplie par l'&#233;ducateur pr&#233;sent &#224; l'accueil, l'enfant et la famille seulement. Puis une visite des lieux est effectu&#233;e, les parents pouvant participer &#224; l'installation de leur enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224;, les &#233;changes avec la famille continuent au quotidien avec les &#233;ducateurs et l'infirmi&#232;re. Le cadre socio-&#233;ducatif et le psychologue proposent deux rencontres avec les parents pour rechercher les causes profondes de la s&#233;paration. &#192; ce niveau, les motivations de l'ordonnance ou de l'accueil provisoire sont la base du travail. Un projet de s&#233;jour est construit peu &#224; peu avec le jeune, sa famille, l'IDEF et l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE). De nombreux accueils consid&#233;r&#233;s par l'ASE comme &#233;tant &#171; dans l'attente d'une place en &#233;tablissement &#187; ont pris une tournure diff&#233;rente gr&#226;ce au travail avec les familles, et se sont transform&#233;s en un retour &#224; domicile. Un bilan a lieu ensuite &#224; une &#233;ch&#233;ance n&#233;goci&#233;e, en tout cas inf&#233;rieure &#224; trois mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail sur la parentalit&#233; au quotidien est &#233;vident dans la mesure o&#249; les parents restent d&#233;tenteurs de l'autorit&#233; parentale : ils sont r&#233;guli&#232;rement inform&#233;s des difficult&#233;s &#8212; probl&#232;mes scolaires, de discipline, de fugue, de s&#233;curit&#233;, de sant&#233; &#8212;, et aucune signature n'est faite &#224; leur place. Nous n'assurons pas de visites m&#233;diatis&#233;es dans les locaux qui sont les lieux de vie des enfants et qui manquent de neutralit&#233;. En revanche, quand la situation le permet, nous accueillons la famille de l'enfant dans des salles d'accueil (deux par unit&#233; de vie) et un appartement pour les droits de visite longs et exp&#233;rimentaux. &#192; la pouponni&#232;re, les familles peuvent donner des soins &#224; leurs enfants, les biberons d'une journ&#233;e, assurer le repas ou le coucher. Nous avons pu laisser une m&#232;re handicap&#233;e en fauteuil, acc&#233;der aux soins de la toilette de ses enfants dans la salle de bain de l'unit&#233; au 1er &#233;tage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous prenons le temps de discuter avec les parents quand leur enfant part ou revient d'un temps pass&#233; &#224; la maison. Je regrette que nous ne puissions pas encore les accueillir pour des groupes de parole ou des r&#233;flexions &#224; th&#232;me au foyer de l'enfance, ce qui est possible au centre maternel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment voyez-vous l'avenir des foyers de l'enfance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le foyer de l'enfance pourrait-il devenir&#8230; un lieu d'alternative au placement, o&#249; les enfants d&#233;cideraient de venir pour travailler quelque chose d'un avenir diff&#233;rent avec leurs parents ? Un mod&#232;le de restauration (le mot est pertinent) mais pas forc&#233;ment de restauration rapide&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La n&#233;cessaire mutation des foyers de l'enfance</title>
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		<dc:date>2007-11-22T10:27:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Le r&#233;cent contexte l&#233;gislatif ouvre un large champ de possibles en prenant autrement en consid&#233;ration les besoins et les droits de l'enfant et de sa famille. Le secteur se trouve probablement &#224; une p&#233;riode charni&#232;re de son histoire. Par leur fonction d'accueil et d'orientation, mais aussi leurs savoir-faire et leurs ressources sp&#233;cifiques, les foyers de l'enfance ont un r&#244;le &#224; jouer. Alors, le contexte actuel constitue-t-il une opportunit&#233; pour adapter les r&#233;ponses, voire conqu&#233;rir une nouvelle (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-862-" rel="tag"&gt;862&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le r&#233;cent contexte l&#233;gislatif ouvre un large champ de possibles en prenant autrement en consid&#233;ration les besoins et les droits de l'enfant et de sa famille. Le secteur se trouve probablement &#224; une p&#233;riode charni&#232;re de son histoire. Par leur fonction d'accueil et d'orientation, mais aussi leurs savoir-faire et leurs ressources sp&#233;cifiques, les foyers de l'enfance ont un r&#244;le &#224; jouer. Alors, le contexte actuel constitue-t-il une opportunit&#233; pour adapter les r&#233;ponses, voire conqu&#233;rir une nouvelle l&#233;gitimit&#233; ? Des assises nationales de ces structures de protection de l'enfance ont r&#233;cemment tent&#233;, &#224; Lille, de faire le tour de la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_650 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH375/1-assises_j-plantet-93bba.png?1694612380' width='500' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Studieusement install&#233;s ce 25 octobre dans le Grand Palais de Lille pour les deuxi&#232;mes assises des foyers de l'enfance, quelque quatre cents participants &#8211; professionnels de la protection de l'enfance dans leur grande majorit&#233; &#8211; ont pu entendre, dehors, des hurlements stridents : renseignements pris, il s'agissait d'une cohorte d'adolescent (e) s patientant depuis des heures et des heures pour leur quadruple idole, Tokio hotel, attendue pour un concert unique. Ambiance jeune, forc&#233;ment jeune&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de son histoire &#233;conomique et sociale, le d&#233;partement du Nord s'est peut-&#234;tre attach&#233; plus que d'autres &#224; d&#233;velopper certaines solidarit&#233;s. Encore aujourd'hui, 75 400 habitants sont allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI). Par ailleurs, les d&#233;penses consacr&#233;es &#224; la protection de l'enfance ont plus que doubl&#233; en vingt ans. Succ&#233;dant &#224; une instance de coordination install&#233;e d&#232;s 1992, un Observatoire en la mati&#232;re a &#233;t&#233; mis en place en 2000 (aupr&#232;s duquel un comit&#233; d'usagers devrait d'ailleurs prochainement se mettre en place).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme toutes les structures sociales et m&#233;dico-sociales, les foyers de l'enfance se heurtent aux &#233;volutions soci&#233;tales. Une partie de ces assises s'est attach&#233;e &#224; en explorer les plus r&#233;cents bouleversements, avec une pr&#233;dilection particuli&#232;re pour les &#8211; vastes &#8211; questions de placement, pr&#233;occupation prioritaire parmi les congressistes&#8230; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-foyer-de-l-enfance-pourrait-il-devenir-un-lieu-d-alternative-au-placement' class='spip_in'&gt;lire l'interview d'Odile Rablat, directrice de l'Idef de Sa&#244;ne-et-Loire&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Constat en mouvement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La toile de fond n'est malheureusement que trop connue des travailleurs sociaux : aggravation de la pr&#233;carit&#233;, remise en question de la protection sociale, in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques croissantes, marchandisation du secteur&#8230; Notre pays compte aujourd'hui deux millions d'enfants pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte maussade, comment va la famille ? Elle est de plus en plus monoparentale, mais aussi facilement suspect&#233;e &#8212; pour une partie d'entre elles en tout cas &#8212; de lacunes en mati&#232;re d'&#233;ducation des enfants. Est-ce que, et si oui comment, les tensions sociales et &#233;conomiques croissantes compliquent le rapport avec les familles ? La repr&#233;sentante de la D&#233;fenseure des enfants rappelle par exemple que 6 % des r&#233;clamations enregistr&#233;es par ses services &#8212; un &#171; taux non n&#233;gligeable &#187; &#8212; concernent des questions de placement. La s&#233;paration, mart&#232;le la juriste en d&#233;plorant le refus &#171; trop fr&#233;quent &#187; d'&#233;couter la parole de l'enfant, doit s'accompagner du maintien des liens et de l'information donn&#233;e aux parents. &#201;voquant des lacunes, la mesure de placement, estime-t-elle s&#233;v&#232;rement, implique &lt;i&gt;&#171; des d&#233;marches de formation et, surtout, une grande humilit&#233; de la part des acteurs de terrain. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde bouge, et vite. En 2005, de premi&#232;res assises nationales des foyers de l'enfance s'&#233;taient tenues &#224; Saint-Brieuc, en Bretagne. Elles avaient conclu &#224; la n&#233;cessit&#233; d'une identification plus claire de ces structures. Cette deuxi&#232;me rencontre nordiste s'est davantage int&#233;ress&#233;e aux &#233;volutions familiales et sociales et &#224; l'&#233;mergence du droit dans les pratiques des professionnels. En effet, la loi a r&#233;cemment transf&#233;r&#233; de l'&#201;tat aux d&#233;partements la charge de la protection de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, deux lois ont cr&#233;&#233; une certaine inqui&#233;tude par leur proximit&#233; en mars dernier : d'une part, le texte sur l'enfance en danger &#224; prot&#233;ger, d'autre part celui sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance. Ajoutant &#224; la confusion, ainsi que l'a rappel&#233; Claude Rom&#233;o, &#171; grand t&#233;moin &#187; de la manifestation et directeur du d&#233;partement enfance et famille au conseil g&#233;n&#233;ral de la Seine-Saint-Denis, aucun d&#233;cret cons&#233;cutif &#224; la loi de mars 2007 (sur la protection de l'enfance) n'a &#233;t&#233; encore publi&#233; : &#171; Est-ce induit par une volont&#233; d'enterrer cette loi au profit de la loi de pr&#233;vention de la d&#233;linquance ? &#187; Alors, dans ce contexte, quel peut &#234;tre aujourd'hui le r&#244;le des foyers de l'enfance ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus de souplesse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Par d&#233;finition ils se doivent d'accueillir les enfants en danger. L'Observatoire d&#233;centralis&#233; de l'action sociale (ODAS), qui distingue les enfants en danger des enfants en risque, indique qu'ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, ces derniers sont en nette augmentation. L'isolement, les mutations d'un mod&#232;le familial traditionnel, les d&#233;ficits relationnels apparaissent comme des facteurs explicatifs plausibles de l'augmentation des signalements. Devant cet &#233;tat de fait pr&#233;occupant, il ne peut qu'en r&#233;sulter un d&#233;sarroi des acteurs sociaux face au manque de r&#233;ponses adapt&#233;es et &#224; des moyens d&#233;ficitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED), lui, a choisi de s'int&#233;resser au ph&#233;nom&#232;ne en amont et en aval de la d&#233;cision, gr&#226;ce au suivi des parcours d'enfants. Simultan&#233;ment, il a entrepris un &#233;tat des lieux en mati&#232;re de pratiques d'accueil et de modalit&#233;s de prise en charge. Pour enrichir le bin&#244;me trop incontournable action &#233;ducative en milieu ouvert (ou &#224; domicile) - placement, ce deuxi&#232;me observatoire a conseill&#233; cinq mesures interm&#233;diaires pour assouplir le dispositif d'accueil : relais parental, accueil de jour de l'enfant, accueil de jour du groupe familial, accueil s&#233;quentiel, ou encore accompagnement associant intervention au domicile familial et suppl&#233;ance en internat ou en famille d'accueil. Toujours plus de souplesse pour r&#233;pondre aux situations&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_651 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L493xH443/2-foyer-jiho-ee8a3.png?1694612380' width='493' height='443' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les foyers de l'enfance&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous l'Ancien R&#233;gime, l'accueil d'enfants abandonn&#233;s ou orphelins se faisait dans des hospices ; la R&#233;volution privil&#233;giera le placement familial et, peu &#224; peu, les hospices devinrent (par la loi du 15 avril 1949) des foyers, chaque d&#233;partement devant en disposer d'au moins un. Aujourd'hui, les foyers de l'enfance ont une triple mission : accueil de tout enfant &#224; tout moment, observation et orientation, h&#233;bergement des mineurs pour lesquels un autre placement n'est pas possible. La tendance actuelle privil&#233;gie les petites structures, se dotant m&#234;me parfois d'assistantes maternelles sp&#233;cialis&#233;es pour l'accueil d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les foyers de l'enfance ont p&#226;ti, encore r&#233;cemment, d'une r&#233;putation ex&#233;crable. Deux rapports &#8212; celui de Dupont-Fauville en 1972, celui de Bianco-Lamy huit ans plus tard &#8212; avaient en effet d&#233;nonc&#233; vertement le caract&#232;re inad&#233;quat, lourd et impersonnel, de ces vieilles structures rattach&#233;es &#224; l'aide sociale &#224; l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils peuvent parfois ressembler dans leur fonctionnement aux maisons d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS), deux points les en s&#233;parent : les foyers de l'enfance peuvent, dot&#233;s d'une pouponni&#232;re, accueillir des enfants tr&#232;s jeunes ; et surtout, ils ont l'obligation de r&#233;pondre &#224; toute urgence. &#171; Bien que le nombre des foyers de l'enfance se soit d&#233;velopp&#233;s pour r&#233;pondre &#224; un fonctionnement par plus petites unit&#233;s, de l'ordre de deux cents, le nombre de places se r&#233;duit et se limite &#224; dix mille, sur cent dix mille enfants plac&#233;s &#187;, estime Guy Dr&#233;ano dans son Guide de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e (Dunod, 3&#232;me &#233;dition, septembre 2006).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2006, ce sont 278000 d&#233;cisions concernant les mineurs qui ont &#233;t&#233; prises, dont 140500 mesures de placement et 137500 mesures &#233;ducatives &#8211; auxquelles il faut ajouter, r&#233;ajustent certains intervenants, les 130000 enfants aid&#233;s par des mesures suppl&#233;mentaires, ce qui porte &#224; plus de 400000 le nombre d'enfants pris en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, une enqu&#234;te de la direction de la recherche, des &#233;tudes, de l'&#233;valuation et des statistiques (DREES) &#233;value &#224; 54000 le nombre de places actuellement propos&#233;es par les foyers de l'enfance et les maisons d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS), 89 % de la capacit&#233; d'accueil &#233;tant d&#233;di&#233;s simultan&#233;ment &#224; l'h&#233;bergement et au suivi des enfants accueillis, dont 72 % en internat complet, week-end compris&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les &#233;tablissements accueillant des enfants et adolescents en difficult&#233; &#8211; (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Si la dur&#233;e moyenne de placement atteint une ann&#233;e, seuls 41 % des enfants retournent par la suite dans leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons donc, le consensus est absolu et la loi nous l'impose, porter un nouveau regard sur l'usager. Nouveau regard, avez-vous dit ? Mais m&#234;me dans le travail social, rappelle abruptement la sociologue Colette Lamarche, les s&#233;parations, le divorce, la monoparentalit&#233;, les recompositions familiales sont trop souvent &#233;voqu&#233;s comme des signes de &#171; d&#233;composition &#187; d'un mod&#232;le &#171; id&#233;al &#187; et rarement associ&#233;s &#224; l'id&#233;e d'une construction tendant vers un nouvel &#233;quilibre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains termes employ&#233;s pour qualifier les nouvelles unions (dont les familles accompagn&#233;es ne sont pas, loin s'en faut, les seules titulaires&#8230;) sont r&#233;v&#233;lateurs de cet &#233;tat d'esprit : &#171; Parler d'&#171; instabilit&#233; conjugale &#187; par exemple, comme on le voit encore ais&#233;ment not&#233; dans les dossiers, n'est-ce pas pointer l'aspect pathologique de l'&#233;cart &#224; la norme du &#171; pour le meilleur et pour le pire &#187; ? &#187; Iconoclaste, la m&#234;me chercheuse avait lanc&#233; une recherche en menant une s&#233;rie d'entretiens aupr&#232;s d'intervenants sociaux (&#233;dit&#233;e en 2003 : La parentalit&#233;, une affaire d'&#201;tat ?, avec P. Lefranc et M. Bughin, &#233;ditions L'Harmattan) : les valeurs v&#233;hicul&#233;es, les repr&#233;sentations des parents et de leur fa&#231;on d'&#233;duquer les enfants relevaient, force est de le constater, encore bien souvent de clich&#233;s. Les familles d'origine &#233;trang&#232;re, de m&#234;me que les familles monoparentales ou recompos&#233;es, &#233;taient par exemple fr&#233;quemment suspect&#233;es de difficult&#233;s &#233;ducatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, interrog&#233;s &#224; leur tour, les parents concern&#233;s par une prise en charge ASE soulignaient leurs responsabilit&#233;s et leur investissement.&lt;i&gt; &#171; Autrement dit, les publics les plus soup&#231;onn&#233;s de d&#233;mission &#233;taient ceux qui avaient le mieux int&#233;gr&#233; les injonctions de responsabilit&#233; ! &#187;&lt;/i&gt;, concluait la sociologue, en nous appelant &#224; nous interroger sur notre rapport aux normes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Message clair : un nouveau regard doit certes &#234;tre port&#233; sur la parentalit&#233;, mais un regard d&#233;tach&#233; des mod&#232;les traditionnels, mettant l'accent sur les comp&#233;tences de chacun, pr&#244;nant avant tout l'autonomisation des membres de la famille. C'est &#224; cette condition que pourront &#234;tre imagin&#233;es des exp&#233;riences de co-&#233;ducation avec les parents en difficult&#233;. En d'autres termes, il s'agira de reconna&#238;tre la logique de l'autre comme l&#233;gitime pour envisager la co-construction de projets innovants. Quant &#224; l'autorit&#233; parentale, il faut bien d&#233;plorer une lacune l&#233;gislative actuelle en mati&#232;re de statut des beaux-p&#232;res et des belles-m&#232;res (cf. le rapport sur ce th&#232;me rendu au gouvernement le 6 novembre par Dominique Versini, la D&#233;fenseure des enfants). Dans le m&#234;me sillon, l'avocat de l'association Espace de vie (proche d'ATD Quart-Monde) rappellera la souffrance des familles (&#171; ne jamais leur enlever l'espoir &#187;), et la n&#233;cessit&#233; d'adapter le placement &#224; chaque situation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire face &#224; l'urgence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Qu'il soit en risque de danger ou en situation effective de danger (maltraitance, abus av&#233;r&#233;&#8230;) l'enfant doit donc &#234;tre accueilli par l'ASE (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-lieu-de-vie-pour-adolescentes-en-danger' class='spip_in'&gt;lire le reportage au centre Dubreuil dans l'Essonne&lt;/a&gt;). Le foyer de l'enfance de Lille prend ainsi en charge des mineurs &#226;g&#233;s de six &#224; dix-huit ans : quatre cents accueils par an, dont 90 % sur ordonnance de placement provisoire (OPP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;but de typologie a pu &#234;tre &#233;tablie : mineurs maltrait&#233;s, mineurs en fugue, mineurs &#233;trangers isol&#233;s (en principe syst&#233;matiquement confi&#233;s &#224; l'ASE), mineurs ayant eu affaire avec les services de police&#8230; Sur cette derni&#232;re cat&#233;gorie, de l'avis g&#233;n&#233;ral, un mineur d&#233;linquant reste un mineur en danger. &#192; ce propos, une autre inqui&#233;tude est partag&#233;e par les professionnels : la circulaire du 27 septembre dernier de la Garde des sceaux, concernant &#224; titre (encore) exp&#233;rimental la s&#233;paration entre le juge civil et le juge p&#233;nal, remet en cause l'ordonnance de 1945 donnant primaut&#233; &#224; la d&#233;marche &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, plusieurs directeurs ou cadres de foyers de l'enfance du public ont soulign&#233; certaines cons&#233;quences n&#233;fastes de la loi du 5 mars 2007 concernant la protection de l'enfance sur leurs structures : celles-ci assumant de plus en plus de missions d'urgence, &lt;i&gt;&#171; les services de la police et de la justice se retirent progressivement du jeu &#187;&lt;/i&gt;, se plaint ainsi Fran&#231;oise Lassoujade, directrice du centre d&#233;partemental de l'enfance de Vend&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Dans mon secteur, le nombre de fugues a lui aussi consid&#233;rablement augment&#233; &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit Jo&#235;l Jacquet, cadre socio-&#233;ducatif d'une maison de l'enfance du Loir-et-Cher. Hubert Valet, chef de service dans un foyer de l'enfance, rappelle que ces &#233;tablissements sont mal reconnus sur le plan juridique : &lt;i&gt;&#171; Nous devons en permanence demander des autorisations pour toutes nos d&#233;marches&#8230; ce qui ne facilite pas l'innovation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop pr&#233;gnante, la gestion de l'urgence entrave souvent le travail &#233;ducatif et le travail de pr&#233;vention alors que l'id&#233;al requerrait qu'il soit sereinement mis en place au quotidien. De nombreux commentaires ou questions ont fus&#233; pendant les deux journ&#233;es dans la salle sur les sujets : stress des professionnels, violence prot&#233;iforme, conflits parfois cr&#233;&#233;s par de nouvelles avanc&#233;es du droit, etc. Les formations, initiale et continue, doivent imp&#233;rieusement se d&#233;velopper, pour mieux accompagner l'&#233;volution des pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Il faut innover !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde en convient, le statut de l'usager a, en profondeur, &#233;volu&#233; : il n'est plus un &#171; ayant-droit &#187; mais un sujet co-constructeur de son parcours. L'&#233;ducateur, lui, est amen&#233; &#224; travailler en r&#233;seau, et &#224; d&#233;velopper de nouvelles comp&#233;tences. &#192; in-no-ver. L'innovation sera &#8211; en positif ou en creux &#8211; qualifi&#233;e de mille formules : &#171; voie du possible &#187;, &#171; destruction cr&#233;atrice &#187;, &#171; pari sur l'avenir &#187;, mais aussi, a contrario, de &#171; volont&#233; de conjurer l'impuissance face &#224; une forme de fatalit&#233; sociale &#187;, voire de &#171; formule magique, complice de la rationalisation des choix budg&#233;taires &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines pratiques professionnelles consid&#233;r&#233;es comme innovantes sont expos&#233;es, souvent en termes de r&#233;organisation de fonctionnement des services. Un foyer de l'enfance du Vaucluse, par exemple, a voulu modifier les modes d'accueil de l'&#233;tablissement de fa&#231;on &#224; augmenter ses capacit&#233;s et &#224; diminuer les temps de prise en charge. Les travailleurs sociaux signent avec la famille un contrat de s&#233;jour pour &#171; mat&#233;rialiser &#187; une collaboration mutuelle. Apr&#232;s une p&#233;riode d'&#233;valuation de deux mois, le projet de chacun est affin&#233; et des objectifs sont assign&#233;s, renouvelables au bout de six mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre de l'enfance de Saint-Brieuc, lui, a mis au point une m&#233;diation th&#233;rapeutique sous forme de psychodrame : les s&#233;ances se font avec quatre enfants qui dans un premier temps font un bilan de la semaine &#233;coul&#233;e avant de manifester leur engagement dans leur projet&#8230; et de jouer (sur une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre) quelque chose de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Maison de l'enfance et de la famille des Flandres int&#233;rieures, dans le d&#233;partement du Nord, a voulu passer, elle, d'une logique de lits &#224; une logique de places, ce qui s'est essentiellement op&#233;r&#233; en associant les familles aux d&#233;cisions concernant leurs enfants, d&#233;marche maintenant d'&#233;vidence l'autorit&#233; parentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tel autre foyer, si la participation des parents aux synth&#232;ses n'a pas &#233;t&#233; mise en place, ceux-ci sont re&#231;us &#224; propos du projet individualis&#233;, juste apr&#232;s la synth&#232;se. Bref, non seulement les innovations sont &#224; l'ordre du jour sur le plan &#233;ducatif, mais elles doivent &#233;galement &#234;tre envisag&#233;es en tant qu'enjeux strat&#233;giques : il s'agit de proposer des structures adapt&#233;es au plus pr&#232;s aux besoins des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres formules, plus souples et rapides, doivent pouvoir r&#233;pondre &#224; ces besoins : ainsi, les accueils s&#233;quentiels ou mixtes ont le vent en poupe et sont m&#234;me pl&#233;biscit&#233;s. De fait, toutes les pratiques interm&#233;diaires entre l'AEMO et le placement peuvent &#234;tre imagin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques autres questions ont fait l'objet d'approfondissement : l'&#233;valuation, &#171; d&#233;marche essentielle pour comprendre les mutations et am&#233;liorer les pratiques, mais aussi production d'informations &#224; partager pour faciliter l'innovation &#187; ; cette innovation, on l'a vu, possible &#171; forme de r&#233;bellion contre l'ordre social &#233;tabli &#187; devra s'articuler avec les logiques en jeu des acteurs, et tenir compte des mutations de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin &#8211; sujet plus inconfortable &#8211;, l'amplitude des horaires &#171; de bureau &#187; de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) doit au plus vite &#234;tre revue et corrig&#233;e : il est n&#233;cessaire que des actions puissent &#234;tre entreprises le soir et le week-end. Par ailleurs, de plus en plus, il est question de s'int&#233;resser au cadre architectural, au &#171; climat socio-&#233;motionnel &#187; des structures d'accueil, voire &#224; travailler la &#171; bonne distance &#187; des professionnels, jusque dans la mani&#232;re de poser sa voix&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un changement de posture est bel et bien &#224; l'ordre du jour. Et les conseils de vie sociale (CVS) commencent aussi &#224; se g&#233;n&#233;raliser dans les foyers de l'enfance. L'une des d&#233;rives actuelles consiste, pour certains des intervenants, &#224; sous-estimer tous ces changements. Le r&#244;le des cadres interm&#233;diaires a d'ailleurs &#233;t&#233; mis en avant pour les mener &#224; bien&#8230; tout en g&#233;rant les &#233;quipes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, une rencontre ajustant les inqui&#233;tudes &#224; l'espoir, raisonnablement fond&#233; sur la capacit&#233; &#224; inventer des professionnels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er525.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Les &#233;tablissements accueillant des enfants et adolescents en difficult&#233;&lt;/a&gt; &#8211; &#201;tudes et R&#233;sultats n&#176; 525 (septembre 2006)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le n&#233;cessaire mutation des foyers de l'enfance</title>
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